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 The Darkness of a Soul... [PV Destan]

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 16 Nov - 2:24



















Je n’arrivais pas à dire autre chose, comme si mes paroles se terraient au fond de ma gorge. Du coin de l’oeil, je voyais Destan apposer ses lèvres sur le rebord de sa tasse pour boire à nouveau le thé que j’avais fait moi-même cette semaine-là. Il semblait l’aimer en tout cas.

‘‘ Merci… et… oui tu peux partir… je t’aie assez retenue ici. Les tiens seront heureux de te revoir. ‘‘

Retourner chez moi... ça me faisait drôle de me dire ça. J’avais passé tellement de temps ici, sans m’en rendre réellement compte. L’amnésie n’avait pas arrangé mon cas, mais au moins, mes souvenirs m’étaient revenus. Seulement, je n’avais pas hâte de partir. J’avais déjà le coeur lourd à l’idée de faire mes adieux, de me dire que peut-être je ne le reverrais plus à cause de la distance qui séparait nos territoires.
Je divaguais dans mes songes quand la voix du jeune homme s’éleva à mes côtés. Lentement, je relevai la tête, mes iris aqua se posant sur lui. J’observai alors son profil; cet homme était charismatique malgré son passé trouble. C’était une évidence que je gardai cependant muette.

‘‘ Tu… ferais mieux de te reposer alors si… tu veux partir demain matin… je crois que le navire est dans quelques jours… le temps que tu y parviennes… ‘‘

‘‘ Oui... ‘‘ soufflais-je.

J’acquiesçai, reportant mon regard sur la tasse que je tenais de mes deux mains. Terminant son contenu, je me levai alors et le mercenaire m’imita. Ensemble, nous nous rendîmes au rez-de-chaussée, faisant un court détour vers la cuisine avant que je ne me rende à ma chambre. Me retournant, mains croisées derrière le dos, je lui souhaitai timidement la bonne nuit puis fermai la porte avant d’aller vers la salle de bain. Mes vêtements glissèrent au sol et mon corps s’immergea dans l’eau chaude de la baignoire où je fermai les yeux pour me détendre quelques minutes avant de faire ma toilette. Autant en profiter parce que ce serait chose rare dans les jours à venir. Quand je fus sèche, je brossai ma longue crinière, la tressa, puis me mit au lit. Snow était couché à côté de moi, me laissant se coller contre lui. C’est en soupirant que mes paupières se fermèrent, laissant le néant m’emporter.
Au petit matin, le soleil commençait son escalade dans les cieux, le peignant de douces et agréables couleurs. Me tirant hors du lit, je m’étirai puis cherchèrent des vêtements que j’enfilai. Il fallait que j’en profite pour enfiler mon équipement aussi et je pus sortir rejoindre les hommes qui s’affairaient déjà en cuisine. À mon entrée, le petit-déjeuner était sur la table et je me pris à rougir devant autant d’attention. Après les bonjours, je pris place à table et prit soin de bien manger, mais Crow semblait paniqué à l’idée que je parte seule. Pourtant, il n’avait pas lieu de s’inquiéter puisque je savais très bien me battre et que j’étais redoutable au tir à l’arc. C’est avec gentillesse, et mal aise que je refusai qu’il m’accompagne.

L’heure du départ arriva alors et nous étions dehors pour les au revoir. Le ciel était clair et dégagé, ce qui annonçait une radieuse journée même si l’air était un peu frais.

‘‘ Fais bonne route, Elwèn, et veille sur toi. Ne… dis pas aux tiens pour… ce qu’il t’a fait. Tous les humains ne sont pas ainsi… ‘‘

‘‘ Je n’avais pas l’intention de dire quoi que ce soit. ‘‘

Et puis je n’en voulais aucunement à Destan pour ce qui s’était produit. J’avais réussi à savoir quel genre de personne se cachait derrière cette carapace de tyran; quelqu’un de détruit qui ne demandait qu’à ce qu’on lui tende la main. J’appréciais même énormément cet humain...
C’est là que je me décidai à approcher le jeune mercenaire, le coeur battant. Mes bras entourèrent sa taille et je me collai contre lui, sentant ses mains se poser sur mes épaules.

‘‘ Merci de m’avoir aidé et… désolé pour… tout ça. J’espère que ça ira pour toi. ‘‘

Lentement, je me détachai et levai les yeux sur lui pour lui sourire timidement. Je devais graver une dernière fois ses traits dans mon esprit avant que nos chemins ne se séparent. Le moment était venu.

‘‘ Tout le plaisir a été pour moi... J’ai appris nombre de choses en votre compagnie. Prenez soin de vous, tous les deux. ‘‘

Je leur tournai alors le dos, m’éloignant d’eux petit à petit. Mon coeur était lourd et j’avais envie de tourner la tête pour les regarder à nouveau, mais je me le refusai. Il fallait que j’aille de l’avant, que je m’en retourne chez moi pour rassurer mes parents. Mon absence avait été bien plus longue que prévu et l’automne arrivait à grands pas. Bientôt, la forêt m’entoura et... j’étais triste. Inspirant profondément, je soupirai et levai les yeux au ciel alors que mon loup zigzaguait dans le sentier.

Je marchais, encore et encore, perdue dans mes pensées. Je ne prenais que des pauses de temps à autre et m’arrêtais le soir pour camper. Dès l’aube, je me levais et me remettait en route. Ce fut ainsi pendant trois jours. L’après-midi de cette troisième journée, j’arrivai au village portuaire qui m’avait accueillit lors de mon arrivée en terres humaines. Le bateau était là, amarré, et les matelots embarquaient les cargaisons pour un long voyage. Voilà... j’étais rendu au point de non-retour et me stoppai juste devant le pont.

‘‘ Oh ! Jeune donzelle, on veut monter? ‘‘ Commença t-il. ‘‘ Mais... je vous reconnais ! Je croyais vous voir revenir bien avant. ‘‘

‘‘ Mon voyage à été allongé il faut croire. ‘‘ dis-je, un sourire forcé au coin des lèvres. ‘‘ Dîtes... pouvez-vous me rendre service ? ‘‘

‘‘ Bien sûr. ‘‘

Posant un genou par terre, je trouvai une feuille de parchemin, une plume et un flacon d’encre. Je m’assis directement au sol pour écrire un message. Le Capitaine du navire se massait la nuque, ne sachant trop quoi penser de mon comportement, mais compris bien assez tôt quand je roulai le parchemin pour le lui tendre.

‘‘ Remettez ceci à mon père. ‘‘

‘‘ J’en déduis que vous ne serez donc pas du voyage. ‘‘

‘‘ Non... je dois comprendre quelque chose avant de retourner chez moi. Sinon je ne le saurai jamais. ‘‘

L’homme ne me fit qu’un sourire, acquiesça puis me laissa partir. Me voilà en train de revenir sur mes pas, plus confuse que jamais. Mes pensées étaient sans cesse tournées vers cet homme. Pourquoi?! Je fermais les yeux et le voyais, même dans mes rêves. Mon coeur était compressé depuis mon départ et ma petite voix intérieure me disait d’y retourner. Je l’écoutais et marchait d’un pas beaucoup plus rapide que les jours précédents. J’étais essoufflée au bout d’un moment, mais je continuais. Je ne m’arrêtais que pour boire, manger, ou me baigner brièvement dans un ruisseau. Je dormais aussi, une heure ou deux toute au plus, me hâtant de retourner à la forge.
Quand j’arrivai à la croisée, au bout du 6e jour de marche -sur le retour bien sûr - je ne me souvenais plus par où passer. Saleté de mauvais sens de l’orientation et de mémoire courte! Prenant le chemin de gauche, j’avais le pressentiment que je n’étais pas du bon côté, sauf que mes pas me menèrent par là. Snow était devant, marchait tête et queue haute. Le soleil commençait à se coucher et je ne trouvais toujours pas d’établissement; je m’étais trompée de chemin. Je soupirai d’exaspération quand le canidé blanc prit ses pattes à son cou.

‘‘ SNOW ! Reviens ici ! ‘‘

Aussitôt je me mis à courir. J’étais déjà épuisé et il me menait au bout de mes limites en me forçant à le poursuivre. Ce n’était pas le moment de jouer !

‘‘ Bonté divine, Snow... Je n’en peux plus, mes jambes sont... ‘‘

Je me stoppai brusquement de parler quand je vis l’animal devant un faussé au pied d’un arbre déraciné. Snow reniflait, aboyant légèrement quand je m’approchai. C’est avec horreur que je trouvai un homme salement amoché que je reconnaitrais entre mille...

‘‘ Destan ! ‘‘

Mes genoux heurtèrent avec violence le sol alors que je me retrouvai à ses côtés, constatant les dégâts qu’avaient causés de pareilles blessures sur son corps. Je me mis à trembler aussitôt, prise d’une soudaine panique. Il ne fallait pas qu’il meure! Prenant ma cape, je la déchirai en une multitude de lambeaux pour tenter d’empêcher les saignements.

‘‘ Reste avec moi... Je suis là... ‘‘ Dis-je, la voix cassée. ‘‘ Qui t’a fait ça? Où est Crow?! ‘‘

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 16 Nov - 10:51



The Darkness of a Soul…


«Douce mort… »

feat Elwèn Asaë

Il faiblissait à vue d’œil. Sur ses paupières closes se dessinaient ses parents, mais aussi Elwèn… Elwèn, apeurée par lui, terrifiée à l’idée de ce qu’il avait fait. Elwèn, qui l’avait aidé à changer. Elwèn… qui était partie retrouver le bonheur chez les siens. En plus de la douleur liée aux plaies béantes, Destan avait mal à la poitrine. Son cœur qui ralentissait se comprimait aussi. Cette femme… elle avait été la seule à vouloir voir ce qu’il y avait sous sa carapace… Il avait manqué la violer… il l’avait battue… il n’était qu’un monstre… de la pire espèce… sa belle-mère avait toujours eu raison. Seul, il n’était qu’un bon à rien. Il méritait une laisse et des ordres.

Mais ce n’était plus le moment d’y songer. Pour l’heure, il se vidait de son sang, et allait bientôt disparaître de la surface de la terre. Seul son cerveau tentait encore de tourner à plein régime, mais ses pensées s’étiolaient, s’envolaient peu à peu. Jamais il n’aurait cru que mourir fut si long.

Quand il entendit des bruits d’animaux, il sut que les loups avaient enfin trouvé trace. Ils allaient le dévorer vivant. De lui, il ne resterait dès lors que des lambeaux de vêtements… Mais… depuis quand les loups parlaient-ils ?


- Destan !

Et en plus ils prononçaient son prénom… on venait le chercher… l’emmener en Enfer… il cracha du sang alors qu’une présence se faisait sentir près de lui. Mais ça ne sentait pas le loup… il entendit le bruit de déchirure, puis on tenta d’arrêter les hémorragies.

-Reste avec moi... Je suis là... Qui t’a fait ça? Où est Crow?!

Cette voix… Elwèn… elle allait l’accompagner pour le grand voyage… du moins, son hallucination. La vraie était en route vers sa patrie, vers sa famille, vers la paix et le bonheur…

L’hallucination continuait d’éponger ses plaies, et il l’entendit donner des ordres à… Snow. Lui aussi était là…
D’une voix faible, lui prenant beaucoup d’efforts, Destan parla à l’hallucination.


-Je…suis désolé… où que tu sois… Elwèn… désolé…

-Je suis là, Destan ! Je suis vraiment là !

-Je… ne voulais pas te… traumatiser comme ça…sois… heureuse avec… les tiens… oublie-moi… je… dois rejoindre l’Enfer…

Il grimaça, la douleur étant bien trop importante. Une main se glissa alors dans la sienne. Une main frêle, douce, chaude par rapport à lui qui était gelé. Il se força alors et rouvrit doucement les yeux. Elwèn…il la voyait…

-Reste… avec moi… jusqu’à la fin…

Subitement, en la voyant, l’enfant en lui avait refait surface. Ses yeux s’humidifiaient et il était terrifié à l’idée de partir seul, maintenant. Il essaya de serrer sa main, n’avait pas assez de force. Il avait peur. Tellement peur. Tellement froid.

-Tu ne vas pas mourir, Destan…concentre-toi sur moi, écoute-moi…

Il acquiesça. Elle se mit alors à chanter doucement. En Elfique. C’était magnifique. Il la regardait, et se gorgeait de sa voix. Il ne pensait qu’au chant, éloignant faiblement l’imminence de son trépas. Il ne comprenait pas pourquoi elle était là et non sur le navire. Mais il ne parvenait pas à réfléchir pour l’heure et économisait ses forces.
C’est un bon quart d’heure plus tard qu’ils entendirent du bruit. Snow fit son apparition au-dessus du fossé, aboyant, attirant l’attention. Puis deux hommes apparurent.


-Bonté divine ! Ted viens ! Il faut le sortir de là !

Les hommes descendirent et firent le plus attention possible au moment de soulever le Mercenaire. Ne pas le toucher… il n’y avait qu’Elwèn qui pouvait… mais là, il n’avait pas la force de rouspéter. Chaque pas pour le sortir du trou était une souffrance, lui rentrait dans la hanche et irradiait dans tout son corps. Elwèn restait à côté, toujours sa main dans la sienne. Il fut couché sur une couverture, dans un chariot. Apparemment, il s’agissait d’un père et de son fils, qui rentraient de la ville au sentit de la nourriture dans le chariot. Elwèn grimpa à ses côté, Snow se couchant aux pieds du jeune homme, ne lorgnant même pas la viande à proximité de sa gueule. Elle étala une couverture sur lui, laissant sa plaie à l’air libre pour éviter les infections liées à la couverture. Le chariot démarra en trombe et Destan grimaça. Les cahots étaient atroces pour lui…

Il fermait les yeux de temps en temps, prêt à capituler, mais alors Elwèn lui reparlait, serrait sa main, caressait son visage, et ça le ramenait, il rouvrait les yeux pour l’observer. Elle lui faisait tellement penser à sa défunte mère…quand elle le veillait toute la nuit parce qu’il était malade… et au matin elle venait avec du chocolat chaud et le félicitait d’avoir combattu la fièvre… et maintenant, sa mère n’était plus là… ni son père… personne… juste sa belle-mère qu’il haïssait et qui l’avait détruit. Ses yeux étaient humides, il le sentait bien, mais il ne pleurerait pas. Il était Mercenaire. Il était Destan Kreiss… et Destan Kreiss ne pleurait pas.

Le chariot se stoppa enfin et se fut le branle-bas de combat. Il fallait emmener Destan à l’intérieur. Ce fut avec précaution et délicatesse qu’ils agirent, et il se retrouva couché sur un lit, des guérisseurs autour de lui à l’examiner comme une bête de foire.


-Bras mordu profondément, hanche lacérée et trouée… organes touchés. A mon avis, aucun organe vital, sinon il ne serait plus parmi nous à l’heure actuelle.

Ils voulurent faire partir Elwèn, et Destan paniqua. Non ! Pas seul avec des inconnus ! L’enfant voulait la main de sa mère ! Comme elle fit, il ne sut pas, trop faible pour se concentrer, mais elle put rester, et sa main fut à nouveau dans la sienne. Ils commencèrent à le soigner, et ça faisait atrocement mal. Il se sentait happé, partir. Son corps ne supportait pas tout ça. Il fallait qu’il se repose.

Il ferma les yeux, laissant les hommes et les femmes le soigner, tenter de le sauver de la mort…

A son réveil, tout était calme. Son corps était lourd, affreusement lourd, et il avait l’impression qu’il était en miette, cassé. Ouvrir les yeux lui demanda un effort considérable, mais il remarqua que sa respiration était déjà plus régulière qu’avant. Le soleil brillait par la fenêtre. Attendez… quand il était arrivé ici, il allait faire nuit… il avait dormit toute la nuit ?
Tournant lentement la tête, il vit Elwèn, endormie sur le fauteuil, Snow à ses pieds. Il n’avait pas rêvé… elle était bel et bien là. Elle l’avait sauvé…

Il ne put s’empêcher de la trouver irrésistible, endormie. Un très faible sourire naquit même sur ses lèvres, et il continua juste à l’observer, en silence. Il ne voulait même pas voir l’étendue des dégâts sur son corps en fait… Elwèn était bien plus jolie…


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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Jeu 21 Nov - 2:56



















Mes mains tremblaient comme des feuilles et je peinais à éponger tout ce sang qui coulait des plaies béantes de Destan. Si je ne l’amenais pas se faire soigner au plus vite, il allait mourir et je ne voulais pas. Enroulant la main blessée du mercenaire, je portai mon regard aqua et en panique vers le sien qui devenait de plus en plus blanc.

‘‘ Je… suis désolé… où que tu sois… Elwèn… désolé… ‘‘

Il croyait qu’il divaguait ou quoi? J’étais à ses côtés à tenter de le sauver et il pensait que j’étais à des milliers de lieux de lui.

‘‘ Je suis là, Destan! Je suis vraiment là ! ‘‘ M’écriais-je.

Mais il ne semblait pas m’avoir compris parce qu’il continuait son monologue qui lui demandait des efforts monstrueux. Il grimaçait sous la douleur et ça me tuait.

‘‘ Je… ne voulais pas te… traumatiser comme ça… sois… heureux avec… les tiens… oublie-moi… je… dois rejoindre l’Enfer… ‘‘

Il fallait que je lui montre que j’étais réellement là, mais comment ? La manière la plus facile de le faire était de prendre sa main... Je le fis alors, glissant la mienne dans sa droite qui était encore indemne, bien que tachée par le sang. Mon étreinte se resserra autour de ses doigts bien trop froids et mes iris pâles se posèrent sur son visage alors qu’il ouvrait les yeux avec difficulté. Destan était si faible, si près de la mort que j’en avais la nausée. Je lui offris un triste sourire.

‘‘ Reste… avec moi… jusqu’à la fin… ‘‘ Souffla t-il.

‘‘ Tu ne vas pas mourir, Destan… concentre-toi sur moi, écoute-moi… ‘‘

Mon murmure était doux et j’enveloppai sa main des miennes, voulant lui transmettre un peu de ma chaleur. C’est alors que je me mis à chanter dans ma langue natale. Un chant que ma mère m’avait appris lorsque j’étais petite. Chaque soir, avant de me coucher, c’était sa voix que je voulais entendre, et non pas les histoires de guerre que mon père racontait à mes frères. Destan me regardait et je lui souriais faiblement, posa une main sur son visage. Je sentais qu’il luttait pour rester en vie et que le temps lui était compté si les secours n’arrivaient pas rapidement.
C’est plusieurs longues minutes plus tard que j’entendis du bruit au loin. Snow fut irruption après quelques secondes, attirant l’attention. Un chariot s’approcha, éclairant faiblement les alentours d’une lanterne suspendue au-dessus du banc du conducteur. Un homme dans la cinquantaine avec un jeune homme - son fils - descendit du fossé en me voyant. Ils se hâtèrent alors de s’approcher et examinèrent Destan avant de le soulever avec précaution. Il souffrait le martyre, je pouvais le sentir et le voir à son visage en souffrance. Ses gémissements de douleur me glaçaient le sang à tous les coups. On le posa avec soin sur une couverture à l’arrière du chariot puis je m’installai à ses côtés, le recouvrant d’une autre, mais laissant les plaies respirées au risque de provoquer une infection. Snow s’était couché aux pieds de Destan, les yeux vers nous. C’est brusquement que le chariot avança et je posai mon regard sur le jeune mercenaire qui fermait les paupières à tout moment. Le coeur en panique, je ne pouvais pas rester silencieuse alors je lui parlais, serrait sa main, fredonnait. Je me montrais confiance alors qu’en réalité, j’avais peur pour lui. Mes doigts caressaient ses cheveux en bataille et son visage aux traits souffrants. Quand il ouvrait les yeux, je lui souriais et lui disait que j’étais là, que je ne l’abandonnerais pas. Le mercenaire en semblait profondément touché, mais n’en fit presque rien paraître. Seuls ses yeux humides en témoignaient.

‘‘ Le village est près... Tiens le coup Destan. ‘‘ Murmurais-je.

Exactement cinq minutes plus tard, le chariot s’arrêta tout aussi brusquement qu’il avait démarré et les hommes sautèrent en bas pour le contourner. Ils grimpèrent attrapèrent Destan avec la couverture pour facilité le transport et j’ouvris la porte où un guérisseur sursauta à notre arrivée.

‘‘ Monsieur, c’est urgent! Il a besoin de soin sinon il va trépasser. ‘‘

Je l’implorais du regard et il ne tarda pas à nous indiquer le chemin, emprunta un étroit couloir à sa droite. On allonger Destan sur un lit et l’armée de soigneurs arrivèrent pour évaluer les dégâts que l’ours avait causés. Moi, je restais toujours aux côtés du jeune homme, serrant sa main dans la sienne.

‘‘ Bras mordu profondément, hanche lacérée et trouée… organes touchés. A mon avis, aucun organe vital, sinon il ne serait plus parmi nous à l’heure actuelle. ‘‘

Déjà, ça me rassurait un peu plus. S’il recevait les soins, il y avait des chances qu’il survive, mais il ne fallait pas qu’il se laisse emporter par le doux chant de la déesse de la mort. On me demanda alors de quitter la pièce et je refusai catégoriquement. Je me fis alors toute petite, regardant ce spectacle macabre alors qu’on épongeait, nettoyait, désinfectait et recousais les plaies de l’humain. Combien de fois avais-je détourné le regard? Mais quand mon regard se posa sur Destan, il avait fermé les yeux et était bien plus blême qu’un peu plus tôt.

‘‘ Non! Non! Destan! Reste, avec moi je t’en prie! Je ne pars pas... pas comme ça... pitié... ‘‘

Une guérisseuse vérifia son pouls alors que je frappais sur son torse à quelques reprises, lui interdisant de partir. Il fallut qu’on m’arrête, les yeux brouillés de larmes; son coeur battait à nouveau. On termina alors les soins et j’approchai le grand fauteuil du lit pour m’y installer. On m’amena de quoi me remplir l’estomac et je bus tranquillement mon thé, le regardant fixement. Il semblait si paisible ainsi... et comme il était beau... D’une main, je touchai à son visage et me prit à rougir. J’arrêtai subitement de faire ça et fredonnai, caressant plutôt la tête de Snow qui était sur ma cuisse droite, ses yeux fauves me regardant.
Peu à peu, mes paupières se fermèrent et je m’endormis. Le lendemain matin, quand j’ouvris les yeux, j’entendais les oiseaux gazouiller dehors et sentait l’air frais de l’extérieur emplir la pièce; on avait ouvert la fenêtre. Me redressant légèrement, bayant aux corneilles, ma vue s’ajusta et se porta sur Destan qui était éveillé. Il... me regardait. Depuis combien de temps?

‘‘ Bon matin ‘‘ Dis-je d’une petite voix endormie.

Je m’approchai alors du bord du lit, et posa la main sur son front. Destan avait repris des couleurs, mais avait les joues étrangement rosées, ce qui ne me rassurait pas. D’après la chaleur de sa peau, je devinai qu’il commençait à faire de la fièvre.

‘‘ Je vais te faire un thé froid à base d’herbes. Tu commences à faire de la fièvre et je doute qu’elle aille en diminuant. ‘‘

Me levant, j’allai vers la commode où se trouvaient mes effets et sortit mon sac de nécessaires de soins fait par ma mère qui veillait toujours aux grains, même à distance. Il fallut cependant que j’aille chercher une tasse et de l’eau fraîche en dehors de la chambre. Remerciant l’assistante de la guérisseuse présente ce jour-là, je m’en retournai au chevet du mercenaire, lui concocta ma petite potion et m’assit sur le bord du lit. La tasse fut posée temporairement sur la table de chevet à mes côtés et je glissai une main sur sa nuque pour l’aider à se relever légèrement. Ainsi, je pus m’installer derrière lui, de manière à ce qu’il soit confortable. Prenant la tasse à nouveau, je la posai sur ses lèvres.

‘‘ Le goût n’est pas fameux, mais ça aidera. Fais-moi confiance. ‘‘

Lentement, je le fis boire, et ce, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Ensuite, je lui caressai les cheveux doucement et me prenant a adoré ça.

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Jeu 21 Nov - 19:27



The Darkness of a Soul…


«Sauvé… »

feat Elwèn Asaë

Il observait Elwèn qui dormait paisiblement. Il avait mal oui, affreusement, et savait que s’il bougeait un seul membre, son corps partirait en miettes. Il n’avait même plus de forces alors bon… Il se contentait donc de regarder l’elfe, et c’était un paysage bien plus joli que son corps ravagé. Snow dormait lui aussi, près de sa maîtresse. Maintenant qu’il était légèrement plus lucide, qu’il parvenait à réfléchir, il se demanda ce qu’elle faisait là. Elle aurait dut être chez les siens à l’heure actuelle. Et non ici, avec lui. Bien sûr il ne la remercierait jamais assez de l’avoir sauvé des griffes de la faucheuse, même s’il avait voulut les laisser le prendre, mais il ne comprenait pas. Qu’est-ce qui aurait pu la faire changer d’avis ? Elle n’avait connu que la souffrance chez les humains… rien ne pouvait lui donner envie de rester. Rien. Même pas lui.

En plus il avait chaud, puis froid, et encore chaud… et il ne pouvait pas enlever la couverture, pas de forces et trop mal…

Au bout de quelques minutes, elle commença - enfin - à émerger. Elle remuait doucement et finit par ouvrir les yeux. Elle était très belle, endormie…


-Bon matin.

Elle se leva alors doucement et s’approcha, pour poser une main sur son front. Elle était fraîche ! Ou alors c’était lui qui avait trop chaud. Il la regardait, les yeux brillants, l’admirant sans retenue.

-Je vais te faire un thé froid à base d’herbes. Tu commences à faire de la fièvre et je doute qu’elle aille en diminuant.

De la fièvre ? C’était donc pour ça… il la suivit du regard quand elle chercha ses effets dans la commode et s’en alla. Il essaya de lever la main pour enlever la couverture, rien à faire…

Quand elle revint avec une tasse, elle s’assit près de lui et prépara sa potion, avant de la poser sur la table de chevet. Et là où il fut surpris fut quand elle le redressa légèrement pour se faufiler derrière lui ! Elle était… assise derrière lui et… il sentait…  ses attributs féminins contre lui et… bon sang…
Ses pensées se stoppèrent quand une tasse apparut devant ses lèvres. L’odeur lui donna envie de vomir.


-Le goût n’est pas fameux, mais ça aidera. Fais-moi confiance.

Bon… il lui faisait confiance, donc il but. En effet, le goût n’était pas mieux que l’odeur, mais il se força et but tout le contenu de la tasse. Ensuite, tête contre le buste de la jeune femme, il profita de ses caresses dans sa chevelure. Il aimait beaucoup ça…

Tant est si bien qu’il s’endormit à nouveau, bercé par les caresses et la respiration d’Elwèn. Et durant son sommeil, sa fièvre augmenta, grimpa en flèche. Il était en sueur, et gigotait. Il avait l’impression d’être dans le four où il forgeait ses lames. Et dès qu’il souhaitait enlever une couche, on la lui remettait. Froid… chaud. Froid. Chaud.

Quand il émergea du sommeil, il était toujours contre Elwèn. Il n’avait pas dormi longtemps, mais il était littéralement trempé. Et… Elwèn devait l’être également.


-Désolé… je… t’ai donné… chaud…Souffla-t-il.

Il avait déjà un peu plus de forces, il pouvait bouger le bras, mais c’était tout. Elle se dégagea de lui, le recouchant convenablement. Son haut était trempé… bon sang, il s’en voulait. Elle alla se changer, et quand elle revint, elle avait une serviette humide. Elle tamponna son front, son visage, son torse qui était découvert, et cela lui fit du bien, mais qu’un court instant. Il lui fit signe de recommencer, ce qu’elle fit. Ensuite, vu que ça ne servait pas à grand chose, elle se coucha à côté de lui. Mais vraiment à côté de lui ! Il écarquilla les yeux, mais elle lui sourit. Bon… elle savait ce qu’elle faisait.


-Je ne comprends pas… pourquoi tu es restée…

Elle baissa les yeux, s’apprêtant à répondre, mais une nouvelle fois, il fut happé par le sommeil. La fièvre pompait le peu d’énergie qu’il avait.

Cette fois ce fut nettement différent. Pourquoi ? Parce que ses cauchemars vinrent le hanter. Il voyait sa belle-mère, son sourire, ce qu’elle lui faisait faire. Il l’entendait lui parler. Elle voulait du plaisir. Maintenant, sinon ça n’irait pas. Comme un automate, Destan bougea la main. Sa belle-mère était à côté de lui, couchée. Toujours… pour lui demander ce qu’elle voulait n’importe quand.
Il frôla sa cuisse, la sentit frémir, et remonta. Il atteignit rapidement son intimité, et y posa la main. Il devait faire plaisir à sa belle-mère sinon elle le punirait. Elle le mordrait ou le grifferait… ou pire. Il bougea, cherchant à la faire jouir le plus vite possible, mais elle lui attrapa la main et la serra dans la sienne. Pourquoi ? Qu’avait-il fait ? Il paniqua, persuadé que le représailles viendraient tantôt. Mais rien… il ne comprenait rien…

Lorsqu’il émergea une troisième fois, il fronça les sourcils. Il ne savait plus où il était, jusqu’à ce qu’il tente de bouger et que son flanc l’arrête. Ah oui… mais… sa belle-mère… ? Il ne comprit que quand Elwèn revint de la salle de bain, rouge tomate en croisant son regard. Il… l’avait touchée ?! Non ! Non ! Il baissa le regard, se sentant coupable au plus haut point.


-Pardon Elwèn je… n’ai pas voulu… désolé…

Il était affreusement gêné. Comment avait-il pu la toucher là ?! Il avait certes divagué avec la fièvre – qui avait très légèrement baissée – mais même… ses gestes étaient réels. Il n’osait plus la regarder en face…
Par la suite, pour les sauver de ce silence un peu embarrassant, deux guérisseurs vinrent pour changer ses pansements. Ah non ! Il se tendit automatiquement. Personne ne le touchait. Personne sauf Elwèn. Et ça, elle le comprit parfaitement et annonça aux hommes qu’elle allait s’en charger. Eux, ravis d’avoir du travail en moins, le lui accordèrent rapidement.


-Merci… pour tout…

Il ne l’avait pas encore remerciée pour l’avoir sauvé… il lui fit un petit sourire et l’aida en soulevant son bras puis sont corps pour qu’elle enlève les bandes sales, désinfecte et remette du propre. De ce qu’il avait pu voir, c’était réellement moche.

-Ce n’est pas beau… C’est la première fois que je suis blessé à ce point-là. A cause de Crow…

Elle voulut alors savoir ce qu’il s’était passé et Destan inspira un grand coup avant de se lancer :

-Crow a déniché un contrat pour tuer l’ours. Il ravageait les champs, les villages, tout. Une récompense alléchante était donnée en échange de sa tête et on a décidé de s’en charger. Notre technique était rôdée, mise au point depuis des années. Je ne me suis nullement méfié. Il m’a juste abandonné et s’est caché, attendant que l’ours me blesse et que j’affaiblisse la bête. Il l’a tué, et lui a tranché la tête avant de me renfoncer le poignard dans la plaie. Il voulait que je meure lentement et dans la douleur, comme le monstre que je suis. Il est parti et… je me suis traîné jusqu’au fossé… je l’ai trouvé… magnifique pour mourir… quand j’ai entendu Snow… j’ai cru que c’était un loup quelconque qui venait me dévorer vivant… et quand je t’ai entendu toi… j’ai cru halluciner… tu étais censée être loin… chez les tiens… mais je suis si content que tu sois là, avec moi, malgré… ce que j’ai fait avant… dans mon sommeil…

Il lui fit un sourire gêné, soupirant. Parfois, il était vraiment le dernier des imbéciles…

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Dim 1 Déc - 22:01



















J’attendais calmement que Destan approche ses lèvres de la tasse et qu’il boive. Le goût était infect, mais il était nécessaire pour lui de prendre cette mixture afin de soulager la fièvre qui perdurerait pendant quelques heures. Doucement, je levais la tasse pour suivre son rythme et quand il n’en resta plus une seule goute, je posais l’objet sur la table de chevet à ma droite. La tête du jeune homme était bien accotée contre mon buste et je sentais la chaleur irradiée de son corps malade. Mes doigts eux, se faufilaient parmi ses couettes rebelles et soyeuses, sans réel désir de s’arrêter.
Le silence s’était alors installé. Quand je baissai les yeux, je me rendis compte que Destan s’était endormi, ce qui me fit sourire. Ainsi détendu, il était vraiment craquant. Si on oubliait le fait qu’il était extrêmement fiévreux, bien entendu! Mais au bout d’une bonne trentaine de minutes, le mercenaire se mit à bouger contre moi, à s’agiter. Posant une main sur son front, je constatai alors que mes prédictions s’avéraient être fondées; la fièvre avait grimpé. L’humain tenta même de se découvrir, mais d’une main, j’attrapai les couvertures et les lui remise dessus. J’étais moi-même morte de chaud et les joues rouges, sauf que je ne bougeai pas pour autant.

Au bout d’un moment, Destan dévoila son regard acier avec difficulté. C’est avec un sourire que je l’écoutai souffler :

‘‘ Désolé… je… t’ai donné… chaud… ‘‘
‘‘ Ne t’en fais pas. La chaleur est le meilleure des remèdes contre la fièvre. ‘‘

Bon, oui ma tunique me collait à la peau et puis? Il fallut tout de même que je me lève et le fasse s’allonger convenablement puisqu’il avait besoin d’une position confortable lorsqu’il se rendormirait. Une fois sur mes jambes, j’allai vers mon sac de voyage, en tira une tunique propre et alla dans la salle de bain pour me changer. Prenant par la même occasion une serviette, je la trempai dans la bassine d’eau froide et revint vers le mercenaire. M’installa alors au bord du lit, c’est avec délicatesse que j’épongeai le front de Destan pour ensuite m’occuper de son visage et de son torse où je viens bien plus nettement les cicatrices qui marquaient sa peau hâlée. Recommençant une deuxième fois à la demande de Destan, je tamponnai à nouveau sa peau, mais il dut bien voir que ça ne faisait rien de plus. Bon... comme la fièvre ne faisait que monter, je pris mon courage à deux mains, repoussai ma timidité, et m’allongeai à ses côtés. L’homme semblait être surpris, mais je lui répondis par un simple sourire avant qu’il me dise :

‘‘ Je ne comprends pas… pourquoi tu es restée… ‘‘

Sa question m’avait prise de court. Pourquoi étais-je resté? Sans nul doute pour la simple et unique raison que j’avais envie de le revoir... Maintenant, j’en étais certaine. Sinon pourquoi aurais-je rebroussé chemin? Je ne voyais que son regard à chaque fois que je fermais les yeux et sa voix hantait mon esprit. Je commençais à éprouver des choses qui dépassaient l’entendement envers cet humain, moi, une elfe qui s’était refusé que s’amouracher envers une autre race que la mienne par raison culturelle. Me voilà en train de... tomber amoureuse de mon tortionnaire... Ayant baissé les yeux, je ne vis pas tout de suite que Destan s’était endormi à nouveau. Quand je redressai la tête, voulant parler, je l’entendis respirer calmement. Mon regard pâle l’observait, détaillait le moindre de ses traits et je rougissais. Mordant ma lèvre inférieure, je me mise à redouter que ce ne soit pas réciproque.
Je fermai les yeux à mon tour, collant mon front à son épaule nue, mais je ne voulais pas m’endormir. Perdue dans mes pensées, je ne me rendis pas compte que le mercenaire bougeait jusqu’à ce qu’une main frôle une de mes cuisses. Ce fut instinctif; je frémis. Mais ensuite... Un violent frisson traversa ma colonne vertébrale quand je sentis une main envelopper mon intimité pour ensuite bouger. Par tous les dieux... ! Je déglutis, et attrapai la main de Destan qui devait faire un cauchemar. La serrant dans la mienne, je tentai de calmer mon coeur et les réactions inconnues de mon corps. Pourquoi étais-je aussi fébrile soudainement? Me tirant hors du lit en toute discrétion, j’allais dans la salle de bain pour m’asperger le visage, constatant qu’il était aussi rouge qu’une rose.

Quand je me décidai à sortir, Destan était réveillé et semblait avoir compris ce qu’il s’était produit,

‘‘ Pardon Elwèn je… n’ai pas voulu… désolé… ‘‘
‘‘ Ce... n’est pas grave. Tu dormais et la fièvre t’agite. ‘‘

C’est ce moment que choisirent les guérisseurs pour entrer dans la chambre, après avoir toqué. Mon regard se posa alors sur Destan.

‘‘ Nous venons changer les pansements ‘‘
‘‘ Laissez-moi m’en occuper, messieurs. Ça ira. Si j’ai besoin d’aide, je viendrai vous voir. ‘‘
‘‘ Bien, mademoiselle. ‘‘

Les hommes s’en allèrent donc, me laissant le nécessaire de soin. Approchant alors du lit, je posai le tout à portée de main quand les paroles de Destan me firent stopper tout mouvement.

‘‘ Merci… pour tout… ‘‘

Je lui répondis par un sourire avant de me mettre à la tâche. Le mercenaire m’aida en facilitant l’accès à ses bandages et je nettoyai ensuite les plaies avant d’appliquer une crème à base d’herbe médicinale. Une fois que tout fut bien désinfecté, là j’enroulai le buste de Destan dans des bandages propres et les attachai solidement.

‘‘ Ce n’est pas beau… C’est la première fois que je suis blessé à ce point là. À cause de Crow… ‘‘
‘‘ Je ne comprends pas pourquoi il t’a fait une telle chose... c’est... impardonnable. Pourquoi? ‘‘
‘‘ Crow a déniché un contrat pour tuer l’ours. Il ravageait les champs, les villages, tout. Une récompense alléchante était donnée en échange de sa tête et on a décidé de s’en charger. Notre technique était rôdé, mise au point depuis des années. Je ne me suis nullement méfié. Il m’a juste abandonné et s’est caché, attendant que l’ours me blesse et que j’affaiblisse la bête. Il l’a tué, et lui a tranché la tête avant de me renfoncer le poignard dans la plaie. Il voulait que je meure lentement et dans la douleur, comme le monstre que je suis. Il est parti et… je me suis traîné jusqu’au fossé… je l’ai trouvé… magnifique pour mourir… quand j’ai entendu Snow… j’ai cru que c’était un loup quelconque qui venait me dévorer vivant… et quand je t’ai entendu toi… j’ai cru halluciner… tu étais censée être loin… chez les tiens… mais je suis si content que tu sois là, avec moi, malgré… ce que j’ai fait avant… dans mon sommeil… ‘‘

Aussitôt, je me mis à rougir et mon corps se rappela ces sensations étranges que j’avais éprouvées à ce moment précis. Je baissai légèrement les yeux, mais reprit contenance au bout de quelques secondes. Relevant mon regard aqua vers celui de Destan, je lui souris faiblement. Oui, j’étais sensé être bien loin déjà, mais ce n’était pas le cas. J’inspirai profondément en m’asseyant sur le bord du lit du mercenaire.

‘‘ Oui, certes, mais je suis resté figé devant le navire une bonne heure en hésitant... J’ai rebroussé chemin il y a quatre jours parce que... parce que je... j’avais envie de te revoir. ‘‘

Je lui fis un petit sourire timide, détournant ensuite le regard sur mes genoux où se trouvaient mes mains.

‘‘ Cela peut-être paraître sans sens, mais je t’apprécie énormément, Destan. Peu importe l’image que tu as de toi, pour moi, tu n’es pas et n’a jamais été un monstre... quand je t’ai vu à l’article de la mort, j’ai paniqué. J’ai... eu peur de te perdre... ‘‘

Ne le regardant que du coin de l’oeil, j’attendais sa réaction avec une certaine nervosité. Peut-être allait-il me trouver idiote de penser ainsi, d’avoir pris mes décisions en fonction de lui. Sauf que sa stupeur me surprise, encore plus ses paroles.

‘‘ Effectivement, je ne comprends pas pourquoi tu m’apprécies... mais ça me touche... et... j’avoue que...ça me faisait bizarre de te savoir loin... inconsciemment j’espérais peut-être que tu restes... ‘‘
‘‘ Il n’y a rien à comprendre, je crois... je me suis attaché à toi malgré les débuts. Tu es quelqu’un de bien au fond, tu sais? Au final, j’ai bien fait de ne pas embarquer sur ce bateau... ‘‘

Je portai une main à son front pour en décoller les mèches qui s’y trouvaient et enfonçai mes doigts dans sa crinière sans réellement m’en rendre compte. C’était presque machinal, je crois, ça m’hypnotisait. Mais ensuite, cette même main se posa sur sa joue bouillante où se trouvait une faible repousse de barbe. Son sourire, aussi petit soit-il, était tout simplement craquant.

‘‘ Au fond il n’y a qu’un enfant... je ne suis adulte qu’en apparence... mais je suis content que tu ne sois pas montée à bord... même si j’étais prêt à mourir... ‘‘
‘‘ Je vais prendre soin de toi, Destan... ‘‘

À mon tour, je lui fis un petit sourire et me rallongeai à ses côtés. La chaleur humaine avait toujours été le meilleure des remèdes contre la fièvre et je me fichais bien d’être morte de chaud. Tant que Destan se remettait de ses blessures, je ne demandais pas plus.

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Dim 1 Déc - 22:35



The Darkness of a Soul…


«Sauvé… »

feat Elwèn Asaë

Elwèn lui sourit doucement avant de dire :

-Oui, certes, mais je suis resté figé devant le navire une bonne heure en hésitant... J’ai rebroussé chemin il y a quatre jours parce que... parce que je... j’avais envie de te revoir.

Elle lui sourit doucement, et Destan fut surpris de ses aveux. Elle avait envie de le revoir ? Pourquoi donc ? D’accord il avait voulut la revoir également, mais il ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle le souhaitait. Il l’avait torturée tout de même !

-Cela peut-être paraître sans sens, mais je t’apprécie énormément, Destan. Peu importe l’image que tu as de toi, pour moi, tu n’es pas et n’a jamais été un monstre... quand je t’ai vu à l’article de la mort, j’ai paniqué. J’ai... eu peur de te perdre...

Elle… l’appréciait ? Comment le pouvait-elle ? Peur de le perdre… jamais personne ne le lui avait dit… personne n’avait tenu à lui, jamais.

-Effectivement, je ne comprends pas pourquoi tu m’apprécies... mais ça me touche... et... j’avoue que...ça me faisait bizarre de te savoir loin... inconsciemment j’espérais peut-être que tu restes...

-Il n’y a rien à comprendre, je crois... je me suis attaché à toi malgré les débuts. Tu es quelqu’un de bien au fond, tu sais? Au final, j’ai bien fait de ne pas embarquer sur ce bateau...

Au fond… elle était la seule à le voir ainsi. Elle lui caressa alors les cheveux, doucement, délicatement. Avec tant de tendresse qu’il sourit un peu, et se mit à rougir quand elle toucha sa joue. C’était… déroutant mais délicieux.

-Au fond il n’y a qu’un enfant... je ne suis adulte qu’en apparence... mais je suis content que tu ne sois pas montée à bord... même si j’étais prêt à mourir...

Il lui sourit timidement. Oui, un grand enfant caché dans ce corps d’adulte.

-Je vais prendre soin de toi, Destan...

Elle se recoucha à ses côtés, et il déglutit. Il revoyait encore son cauchemar… il avait osé la toucher… mais il se sentait si bien à ses côtés. Si bien qu’il se rendormit bien vite.

Cette fois, il fit des cauchemars, mais ne tenta rien envers la jeune elfe. Il gigota, oui, marmonna, mais sans plus. Il se réveilla quelques heures plus tard, ayant déjà bien moins chaud qu’auparavant. Elwèn prit sa température et au vu de son sourire, il devina que la fièvre était passée. Il but le thé aux herbes qu’elle lui avait concocté, et la laissa lui changer les bandages.

Ce fut ainsi deux-trois jours encore, avant qu’il n’en ait plus que marre. Un beau matin, seul dans la chambre, il retira les couvertures de son corps et se redressa, posant un, puis deux pieds au sol. D’une poussée, il se leva, constata que ses jambes tremblaient et qu’il ne tenait guère beaucoup dessus.

Il cherchait son souffle quand l’elfe débarqua, le forçant à s’asseoir sur le lit.


-Je veux aller me laver…

Et aller aux toilettes… elle l’aida alors, un bras sous ses épaules. Il ne voulait pas poser tout son poids sur elle et fit de son mieux, mais ses jambes étaient encore trop faible vu les plaies reçues. Dans la salle d’eau, il se retrouva seul et put se soulager avant de se dévêtir et entrer dans l’eau.

Là, il réfléchit. La nuit d’avant, il avait repensé à Crow. A son regard quand il lui avait renfoncé sa lame. Ses paroles… maintenant, il devait être chez lui, à profiter de son toit, sa nourriture, son confort. Destan voulait le tuer. Se venger de ce traître. Quand il ressortit, cette idée était bien marquée dans sa tête.

Il retourna dans la chambre, mais pas vers le lit. Non, il alla vers ses affaires, avec la nette intention de les reprendre et s’en aller. C’est Elwèn qui l’en empêcha, encore une fois.


-Je dois aller tuer Crow. Il a assez profité.

Mais la jeune femme lui expliqua qu’il n’avait pas assez de force et que Crow l’abattrait en une demi-seconde. Destan sentit la colère monter en lui, mais se résigna. Elwèn avait toujours raison et toujours de bons conseils. Il se recoucha donc et la laissa le nourrir et l’abreuver. Mais lui, son désir de vengeance s’amplifiait au fil des heures et des jours…alors il essayait de faire la conversation avec Elwèn pour ne pas trop y penser et prendre son mal en patience.

Et il devait admettre qu’il commençait à véritablement s’attacher à la jeune femme… et plus qu’en simple amie…


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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Ven 6 Déc - 1:29



















Le silence s’était installé entre nous ensuite. Les paupières de Destan se refermaient d’elles seules et je me pris à sourire légèrement en le voyant sombrer doucement vers le sommeil. Sa convalescence lui demandait énormément d’énergie et le voir dormir me soulageait, bien qu’il était rongé par ses cauchemars. Quant à moi, je gardais les yeux ouverts et l’observait paisiblement. De temps à autre, je repoussais des mèches rebelles qui venaient cacher son visage ou qui se collaient à son front. Aussi, quand Destan se faisait plus agiter, je fredonnais pour l’apaiser un tant soit peu. Parfois ça fonctionnait, parfois non.
Au réveil du mercenaire, c’est avec un petit sourire que je le saluai. Ma main droite se posa doucement sur son front et je fus satisfaite; sa fièvre avait pratiquement disparu. Sauf qu’il ne fallait pas crier victoire trop rapidement! Sur ce, je me tirai hors du lit en rajustant mes vêtements froissés, et lui refit une tisane d’herbes médicinale pour bien faire disparaître la fièvre. Encore une fois, je me faufilai derrière lui et fit boire l’humain tranquillement.

Les jours suivants, je sortais de temps à autre avec Snow afin qu’il puisse se dégourdir les pattes et aussi faire ses besoins. Le reste de mes journées étaient pour Destan qui était en voie de guérison. Nous discutions de tout et rien, apprenant lentement à nous connaître. Je lui parlais de ma culture, de petites anecdotes avec mes frères, de ce que j’aimais et lui posait en retour des questions. Cet homme était mignon, mais aussi franchement séduisant.

Le temps s’écoula donc ainsi, amenant trois jours avec lui. J’étais sorti prendre l’air avec Snow et aussi chercher de quoi nous remplir l’estomac, moi et Destan. Quand j’arrivai, mon coeur fit une embardée et je posai rapidement le plateau sur la commode avant de me précipiter vers le mercenaire pour lui servir de béquille et le faire asseoir sur le bord de son lit.

‘‘ Tes jambes ne sont pas encore assez solides, Destan. ‘‘

‘‘ Je veux aller me laver… ‘‘

‘‘ Je t’y amène alors. ‘‘

Sur un commun accord, je l’aidai à se remettre sur pied tout en passant mon bras droit sous ses épaules. Ainsi, Destan n’avait pas à poser entièrement son poids sur ses jambes qui étaient encore bien faibles. Lentement, nous arrivâmes dans la salle de bain et une fois certaine qu’il se serait correct, je le laissai seul pour aller m’asseoir au bord de la fenêtre.
Je ne me souviens plus exactement combien de temps s’écoula, mais quand j’entendis la porte de la pièce d’eau s’ouvrir, mes yeux pâles se posèrent sur le mercenaire qui avait un sombre regard. À quoi pensait-il? À ma surprise, Destan ne vint pas s’allonger dans son lit, mais se dirigea plutôt vers la commode où se trouvaient ses effets personnels et des vêtements propres apportés par un guérisseur. Fronçant les sourcils, je posai les pieds au sol et m’approchai de lui, posant une main sur son poignet gauche.

‘‘ Non, Destan. Tu n’as pas fait suffisamment le plein encore... ‘‘

‘‘ Je dois aller tuer Crow. Il a assez profité. ‘‘

Ce fut instantané; je soupirai.

‘‘ C’est lui qui te tuera si tu vas l’affronter dans cet état. Tu es encore trop faible... tes jambes tremblent et je ne te laisserai pas y aller. J’irai avec toi quand tu auras repris un peu plus de force, mais pas maintenant. Ce ne serait pas sage. ‘‘

À son regard, je devinai qu’il était frustré, mais c’était la vérité qui lui avait éclaté au visage. Crow aurait nettement l’avantage sur lui en combat singulier. Un coup bien placé dans ses blessures et s’en était finit. Aussi simple que ça. Destan se résigna cependant et je lui fis un sourire rassurant, l’aidant à se rendre jusqu’au lit où je le forçai presque à s’allonger. Vers les midi, on nous amena de quoi manger, ainsi que du thé frais. C’était délicieux! Encore une fois, je m’occupai de nourrir Destan, car ses mains tremblaient trop encore pour être en mesure de tenir convenablement la fourchette.

Les sables du temps s’écoulaient encore et toujours. L’humain reprenait du poil de la bête, mais le laisser sortir était trop risqué encore. Les guérisseurs nous avaient dit que d’ici quatre jours, tout au plus, ce serait bon, mais que pour le moment, ils voulaient encore garder Destan. Nous n’avions pas le choix de toute manière. Les nuits, il me laissait une petite place à ses côtés dans le lit et je sombrais aisément dans les méandres du sommeil, bercée par sa respiration et sa chaleur. Le matin, je me réveillais souvent, le visage contre son torse et à tous les coups, je me reculais en m’excusant, cachant le rouge de mes joues. C’était tellement gênant! Bref...
Lorsque vint l’heure du bain, j’aidai encore Destan qui parvenait déjà mieux à se porter sur ses jambes. Je le laissai se dévêtir, mais je devais voir ses blessures une dernière fois alors j’entrai timidement à son accord. Le bas du corps caché par une fine mousse blanche, je regardai d’abord son dos, son flanc, puis son torse.

‘‘ Je vais nettoyer la plaie encore un peu. Ensuite, ce sera bon selon moi. Je pourrai te laisser te laver, à moins que tu n’aies besoin de moi? ‘‘

Je n’attendis pas sa réponse et attrapai la serviette que je mouillai et nettoya soigneusement le pourtour de la plaie. Le reste cicatrisait déjà bien, mais... je me prise à regarder toutes ces cicatrices sur son torse et, sans réellement contrôler mon geste, j’effleurai du bout de mon index l’une d’entre elles. Prise d’un violent frisson, je me mordis la lèvre inférieure et rougis. Arrêtant, je lui lavais plutôt les épaules...

Mais qu’est-ce qui me prenait de faire ça à la fin?

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Ven 6 Déc - 12:41



The Darkness of a Soul…


«Dérapage ? »

feat Elwèn Asaë


Destan se sentait faible. Elwèn devait l'aider pour tout, même pour manger ! Mais ses mains tremblaient trop pour tenir une assiette et encore moins une fourchette. Les nuits, il lui faisait de la place pour qu'elle puisse dormir sur une surface plus agréable que le fauteuil. Et puis... sa présence le rassurait. Les cauchemars se tenaient plus éloignés, et quand ils venaient, c'était moins violent qu'avant. Seulement au matin, quand il se réveillait, il trouvait la jeune elfe contre son torse. Et quand elle-même émergeait, elle devenait rouge de gêne au vu de sa position.
Il la rassurait d'un petit sourire et la laissait se relever. Ils parlaient beaucoup, et il apprenait à la connaître. Elle avait des origines fascinantes, une culture passionnante, une joie de vivre contagieuse. Destan se sentait un tout petit peu plus léger en sa présence...

Un jour, elle l'aida comme à chaque fois à se rendre au bain. Il se tenait un peu mieux sur ses jambes, mais c'était trop instable pour qu'elle le lâche. Et comme ils étaient coincés ici pour quelques jours encore...
Dans la salle d'eau, il se dévêtit doucement, et se glissa dans l'eau. Les plaies étaient bien plus belles qu'au départ. Son bras était marqué oui, mais il pouvait le bouger mieux. Son flanc était plus lent à guérir, mais ça allait. Elwèn voulut alors entrer pour vérifier les blessures, et il l'y autorisa. Timide, elle se glissa dans la pièce et approcha pour regarder son dos, son torse, son flanc.


-Je vais nettoyer la plaie encore un peu. Ensuite, ce sera bon selon moi. Je pourrai te laisser te laver, à moins que tu n’aies besoin de moi?

Il ne sut quoi répondre et elle n'attendit pas, agrippant une serviette. Elle commença à le laver sur le dos et le torse, délicatement. Destan était silencieux, la laissait faire, et surtout, il se sentait calme. Jamais il ne se serait vu faire ça, laisser quelqu'un le laver de la sorte. Mais Elwèn était privilégiée. Elle était la seule et unique à avoir le droit. Il serra les bords de la baignoire de ses doigts quand elle effleura une de ses cicatrices laissée par sa belle-mère. Il sentit des frissons le parcourir de part en part et ses yeux se plissèrent, mais elle s'arrêta rapidement, retournant sur ses épaules.
Il rouvrit les yeux et sans réfléchir, reprit la main de la jeune femme pour la remettre sur son torse. Son cœur battait vite, il ne comprenait pas pourquoi, mais en la regardant, il lui fit comprendre qu'elle ne devait pas avoir peur.

Doucement, elle retoucha des marques, et dans sa tête les images défilaient. Il revoyait chaque scène qui avait donnée la marque. Attaché, elle qui le fouettait. Elle qui le mordait, le griffait... le brûlait... le giflait... tout ça parce qu'il ne la satisfaisait pas...

Le petit soldat s'était réveillé, sous l'eau, et il déglutit, rassuré à l'idée que la mousse le camouflait encore. Sans réfléchir, une nouvelle fois, il se releva, forçant Elwèn à se détourner pour ne rien voir. Il sortit de l'eau, enjamba la cuve sans tomber, et enroula une serviette autour de sa taille. Elwèn lui tournait le dos, un peu plus loin, et une lueur passa dans son regard.

Il approcha, jusqu'à ce retrouver contre le dos de la jeune femme qui tressaillit. Il était mouillé mais s'en fichait bien. Ses bras entourèrent la jeune femme, le droit allant juste sous sa poitrine, l'autre descendant un peu plus bas.


-Chut... tu n'as rien à craindre...

Il la sentait tendue et voulait la rassurer. Il ne ferait rien de... mal. Du moins pour lui. Il enfouit son visage dans le cou délicat de la jeune femme, humant son doux parfum. La main droite commença à remonter sur ses seins, doucement, sans qu'elle ne l'arrête. De même, la main gauche descendit encore, jusqu'à rencontrer son intimité. Et elle ne l'arrêtait pas.

Il commença à bouger, à titiller, à savourer.


-Tu es à moi, Elwèn... rien qu'à moi...

Il lui embrassa le cou, un peu brusquement, continuant ses mouvements. En haut, en bas, il la faisait doucement gémir.
Le temps avait ralenti, et il se collait de plus en plus à elle, le petit soldat dressé contre les cuisses d'Elwèn. Il lui mordillait l'oreille, bougeait des doigts sur son intimité, serrait ses seins.

Tout montait, et il poussait des râles de satisfaction alors qu'il lui souffla:


-Vas-y... jouis pour moi bébé!

Et aussitôt, elle se lâcha dans un gémissement, et il la relâcha, s'éloignant d'elle. Ç’avait été intense et son cœur se calmait à peine tandis qu'il se rendait compte de la façon dont il l'avait malmenée. Elwèn elle, semblait déboussolée.

-Je suis désolé...je ne sais pas ce qui m'a pris. Pardon.

Il baissa la tête, la laissant sortir de la pièce. Seul, il se sécha et s'habilla en faisant attention à ses plaies. En retournant dans la chambre, il la trouva assise près de la fenêtre. Il s'avança en silence, s'arrêtant à côté, mais gardant une bonne distance entre eux pour ne pas la gêner.

-Je... navré si je t'ai bouleversée ou... fait mal ou... je ne voulais pas... je...

Il ne savait pas quoi dire et se tordait les mains entre elles, nerveux. Elwèn ne réagissait pas et cela l'inquiétait. Elle était son amie... et même plus, il le sentait. Il éprouvait peu à peu d'autres sentiments à son égard, des sentiments qui l'effrayaient, le terrifiaient même. Il ne savait pas aimer. Il ne savait pas faire le bonheur d'une femme. Il n'était pas un homme comme elle l'espérait. Elle était douce et délicate, lui violent et brutal. Cela ne pouvait pas marcher. Elle attendait un homme tendre, qui lui ferait des cadeaux, qui la comblerait. Et ça, il ne savait pas le faire. Planté là comme un idiot, il décida plutôt de lui laisser de l'air.

Il retourna s'allonger, ses jambes lui demandant grâce. Assis contre le mur du fond, il voyait Elwèn, et commençait sérieusement à s'inquiéter de son silence et de son immobilité.
Il soupira en silence, espérant qu'elle réagisse. Et si elle partait cette fois ? Non elle lui avait dit qu'elle ne partirait jamais... mais il avait osé la toucher... la... faire jouir... il s'était laissé emporté et était devenu le Destan crée par sa belle-mère...


-Elwèn... parle-moi... je... hurle moi dessus si tu veux... je suis désolé et je ne recommencerai plus... promis.

A côté de son remord se trouvait la colère, celle qui voulait jaillir pour tuer Crow. Bientôt... bientôt.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Dim 8 Déc - 3:49



















J’avais osé lever faiblement les yeux vers Destan, remarquant enfin qu’il avait les yeux clos. C’est comme si c’était affreusement difficile pour lui de se laisser ainsi toucher. Pourtant, il semblait calme et tendu à la fois.
Quand il prit ma main droite, je déglutis et ne cacha pas ma surprise lorsque le jeune mercenaire la posa à plat sur son torse. Là, mon coeur se mit à accélérer et je ne bougeai pas pendant quelques secondes avant d’avaler difficilement ma salive. Il... désirait que je le touche? Nos regards se croisèrent alors et je n’eus pas besoin de ses paroles pour comprendre qu’il me donnait l’accord et que je n’avais rien à craindre. Un petit sourire timide se forma à la commissure de mes lèvres et tout doucement, je portai le bout de mes doigts sur les cicatrices qui marquaient la peau hâlée de l’humain. Bien que les questions sur leur origine me brûlaient les lèvres, je restai complètement silencieuse. Une partie de moi aurait voulu savoir alors que ma conscience me disait qu’il s’agissait probablement de choses bien trop horribles à divulguer. Je ne voulais pas non plus que Destant retombe dans ses mauvais souvenirs, bien qu’il devait déjà être bien trop tard pour cela.

Perdue, dans mes réflexions, je me redressai et me tournai juste à temps pour ne pas voir Destan dans son intégrale. D’ailleurs, je n’avais pas compris pourquoi il s’était levé aussi rapidement, sans me prévenir de quoi que ce soit. J’allai donc vers le comptoir pour préparer les bandages quand... il se colla contre mon dos. Mon corps en entier avait tressailli. Je sentais mes vêtements imbiber l’eau du corps de l’homme derrière moi, mais aussi la chaleur qu’il dégageait. Ses bras m’entourèrent dans un geste possessif et mon coeur voulait sortir de ma poitrine. Je ne savais pas comment réagir! Une vague de chaleur m’envahissait, tout comme ces frissons qui ne cessaient de courir sous ma peau. C’était déroutant et pourtant, j’y sentais une pointe d’excitation.

‘‘ Chut... tu n’as rien à craindre... ‘‘

Tous mes muscles étaient tendus et je ne parvenais pas à calmer mon coeur malgré le murmure de Destan. Quand je sentis son visage au creux de mon cou, j’ouvris les lèvres et inspirai profondément. Sa main droite se mit à bouger légèrement sous ma poitrine, montant encore et encore, jusqu’à la caresser. C’était horrible ce frisson qui parcourait mon échine! Fermant les yeux, je laissais faire Destan, découvrant des sensations que je n’avais jamais connues encore. L’autre main du mercenaire s’en allait en sens inverse, suivant le chemin de mon ventre jusqu’au delta de mes cuisses où il enveloppa mon intimité pour la seconde fois depuis notre séjour à l’auberge. Ma respiration était plus rapide et profonde. Ma tête ne fonctionnait plus comme à l’habitude... c’était comme si on m’avait envouté. Je ne réfléchissais plus clairement, subjuguée par ce flot incessant de plaisir qui envahissait mon corps. Ma tête se colla contre son épaule, dévoilant ainsi ma gorge.

‘‘ Tu es à moi, Elwèn... rien qu’à moi... ‘‘

Je frémis à ses paroles qui me faisaient à la fois peur et plaisir. C’était si contradictoire que j’en étais confuse. Destan me touchait, me caressait, embrassait durement la peau de mon cou et je ne pouvais retenir mes gémissements. Le corps de l’homme était collé au mien, servant de support alors que j’étais fébrile à souhait. Mes jambes étaient devenues molles et, contre mes cuisses, je sentais sa virilité. Si j’avais pu rougir, je l’aurais fait, mais j’avais la tête bien loin.

Ses dents mordillaient mon oreille, me soutirant un autre gémissement parmi tant d’autres. Sa main sur ma poitrine, l’autre sur ce qui faisait de moi une femme... je n’arrivais plus à retenir cette envie qui voulait sortir. C’est quand Destan me souffla à l’oreille que je ne fus plus en mesure de garder ce secret pour moi. Mon corps se cambra alors que gémis plus bruyamment. Le souffle court, je pris appuis contre le bord de l’évier alors que je sentais Destan s’éloigner de moi. Je commençais à peine à prendre conscience de ce qu’il venait de se produire quand l’humain me demanda pardon.

‘‘ Je suis désolé...je ne sais pas ce qui m’a pris. Pardon. ‘‘

Levant les yeux vers lui, j’avais de la difficulté à jongler avec tout ce que je ressentais en ce moment. Mon corps tremblait, mon coeur s’emballait et ma conscience dormait. Destan baissa la tête et je déglutis. Peut-être valait-il mieux que je le laisse se sécher pour le moment... Sortant de la salle de bain, je me dirigeai vers la fenêtre où je pris place, jambes contre ma poitrine. La tête contre mes genoux, je regardai dehors. En réalité, j’étais perdu dans mes songes... Chez les elfes, ce genre de rapprochements ne se faisaient qu’après l’union de l’homme et de la femme. C’était l’intimité, le jardin secret d’un couple. Destan ne m’avait que touché et pourtant... j’avais... joui. Cela allait contre les valeurs de mon peuple, mais pourtant j’avais aimé qu’il me dise que j’étais à lui sur un ton si possessif.
Des pas s’arrêtèrent alors près de moi, mais je ne bronchai aucunement. J’essayais de remettre mes émotions en place, de réfléchir clairement à tout ça. Je cherchais ce que j’éprouvais pour cet homme. De l’attirance physique ou était-ce réellement plus qu’une simple amitié? Non... Je le savais depuis un moment, mais tentait toujours de me faire croire que ce n’était pas ça. Je le laissai parlé puis le sentit s’éloigner. Le lit craqua légèrement sous son poids et je soupirai intérieurement. Devais-je tout lui avouer au risque de tout briser?

Au bout d’un moment, Destan s’adressa à moi de nouveau. Il fallait que je bouge et que je lui parle avant qu’il ne croie que je songeais à m’en aller, m’éloigner de lui.

‘‘ Elwèn... parle-moi... je... hurle moi dessus si tu veux... je suis désolé et je ne recommencerai plus... promis. ‘‘

Lentement, j’éloignai mes jambes de mon corps et me tournai pour mettre les pieds par terre. Me redressant, j’approchai du lit et m’assit sur le bord du matelas. Je posai alors mes yeux aqua timidement sur Destan, ne sachant pas quoi lui dire au final. Je rougissais, je le sentais, et ne parvenais pas à ralentir le rythme des battements de mon coeur.

‘‘ Je ne suis pas fâchée, Destan... ‘‘

Je cherchai alors sa main pour la serrer dans les miennes fortement. J’avais réellement peur qu’il s’éloigne de moi un jour. La vérité était si réelle à mes yeux maintenant que ça m’effrayait.

‘‘ Je tentais seulement de comprendre ce qui m’arrivait... toutes ces nouvelles émotions... je... ‘‘

Prise de nervosité, je me mordis la lèvre et détournai le regard. La tête légèrement baissée, je regardai nos mains. Qu’allait-il penser de moi quand j’avouerais enfin ce que je ressens? Pour lui, je n’étais peut-être qu’un jouet de plus à ajouter à sa collection... non... non je savais que ce n’était pas comme ça. Il n’y avait pas qu’une attraction physique. Je le voyais bien pourtant! J’inspirai profondément et lui fit un sourire stupide; j’étais dans tout mes états et je tentais à me calmer un tant soit peu. Chose impossible parce que je devenais de plus en plus anxieuse.

‘‘ Destan... ‘‘

Ma voix tremblait ! Bonté divine...

‘‘ Je crois que... je... suis amoureuse de toi... ‘‘

Aussitôt, je pinçai les lèvres et fermai les yeux. Je serrais inconsciemment une des mains de Destan dans les miennes, comme si ma vie en dépendait.

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Dim 8 Déc - 11:27



The Darkness of a Soul…


«Aveu. »

feat Elwèn Asaë

Il n’attendait qu’une chose : qu’elle réagisse. Qu’elle se lève et parte, qu’elle se lève et hurle, qu’elle le frappe même. Qu’elle lui dise que ça ne se faisait pas. Mais ça avait été si soudain… il n’avait pu retenir son corps, il n’avait pas réfléchit. C’était venu tout seul.

 « C’est parce que tu as envie de recommencer, comme avec ta belle-mère. Tu veux la baiser. »

Non ! Il ne voulait pas la… baiser. Pas Elwèn. Elle n’était pas une femme comme les autres… elle était si pure et délicate…
Quand elle pivota et se leva, il retint sa respiration. Elle s’approcha du lit, s’installant sur le bord et le regardant timidement. Elle rougissait…


-Je ne suis pas fâchée, Destan...

Elle se coupa, cherchant sa main pour la serrer avec force. Destan serra la douce main de l’elfe en retour, commençant à craindre la suite de ses propos.

-Je tentais seulement de comprendre ce qui m’arrivait... toutes ces nouvelles émotions... je...

Que se passait-il donc ? Elle s’était mordu la lèvre, avait baissé le regard et Destan la sentait devenir de plus en plus nerveuse. C’est d’une voix tremblante qu’elle souffla son prénom, et la suite le… figea.

-Je crois que... je... suis amoureuse de toi...

Il déglutit et son souffle se fit plus profond alors qu’elle fermait les yeux et resserrait sa prise sur sa main. Elle… était amoureuse de lui. Il ne savait pas comment réagir. Mais il le devait avant qu’elle ne se mette à paniquer et imaginer qu’il s’en irait.
Il reprit sa main, la voyant déjà se tendre à l’idée qu’il pouvait la frapper, mais au lieu de ça, il lui releva la tête, deux doigts sous le menton. Elle rouvrit les yeux, plongeant dans son regard, et il lui dit, maladroitement :


-Elwèn… je crois que… je ressens… la même chose… à ton égard mais…

Sa bouche resta ouverte mais plus aucun son n’en sortit. Comment lui dire sans lui faire de mal ? Comment lui expliquer ?

-Je n’ai jamais su aimer… je… suis instable, violent, fou et brutal… tu es… douce et délicate… gentille et généreuse… je risque de te faire souffrir. Je risque de te refaire du mal contre ma volonté…et… tu es une elfe… il est connu que les elfes et les humains ne s’unissent pas…

Il voyait son visage se décomposer, la peur et la panique se glisser dans ses yeux. Il déglutit, posant une main sur sa joue fine en tremblant.

-Je ne suis pas l’homme qu’il te faut, Elwèn… malgré mes sentiments… je… ne saurais pas te rendre heureuse…te combler…

Oh non… il voyait les larmes naître dans les yeux de la jeune femme.

-Ne pleure pas… Elwèn… tu es formidable… tu es pure…je suis violent… je n’ai jamais su aimer, je te l’ai dit… ça me terrifie… ce que je ressens pour toi… c’est si fort… et je ne peux pas… je ne veux pas prendre le risque de te faire encore mal. De te détruire une nouvelle fois. Ne pleure pas…

Il avait murmuré la fin, mais c’était trop tard. Les larmes coulaient sur les joues de l’elfe, et il les essuyait, mais elle se releva soudain, pour sortir de la chambre. Il entendit la porte d’entrée des guérisseurs se fermer, ainsi que le couinement de Snow quand il retrouva sa maîtresse. Destan lui, resta immobile, les mains sur ses jambes, tête basse. Elle avait peut-être juste besoin de prendre l’air. De se calmer ou d’y voir plus clair. Ou il l’avait encore fait souffrir et elle préférait partir, malgré sa promesse. Il ne le savait pas. Mais c’était pour son bien… comment un fou tel que lui pouvait être avec une femme aussi douce qu’elle ?
Un peu après, un guérisseur vint pour le changement de bandage. Destan dut se forcer à le laisser le toucher, puisqu’Elwèn n’était pas là. Ses doigts se crispèrent au drap, à s’en blanchir les phalanges, et il ne relâcha le tissu qu’une fois le guérisseur partit.

C’était si compliqué, en lui. Mais il avait envie de tuer Crow. Il se leva donc, et se dirigea vers ses affaires. Il s’habilla, mit les armes en place. Il n’était pas encore au mieux de sa forme, même si c’était nettement mieux que quelques jours auparavant. Il allait sortir quand Elwèn revint, manquant lui foncer dedans.

Elle le détailla, et comprit ses intentions.


-Je dois aller le tuer…

Mais elle ne semblait pas de cet avis et le força à reculer, jusqu’à ce qu’il soit au lit. Apparemment, elle semblait avoir des choses à lui dire. Son visage était fermé, ses yeux rougis de pleurs. Il garda la tête basse, comme quand sa belle-mère allait le punir…

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Jeu 26 Déc - 2:53



















Quand je sentis la main de Destan se retirer des miennes, mon coeur fit une embardée. Je commençais à paniquer, me dire que je venais de tout gâcher, de briser la confiance qu’il avait vis-à-vis de moi. Pour une fois, ma seule envie était de disparaître, de me volatiliser. Jamais mon regard ne daigna recroiser celui du mercenaire. C’est lui qui me força à lever le regard, planta son acier dans mon océan. Sa voix se fraya un chemin jusqu’à mes oreilles et je sentis un faible souffle d’espoir m’atteindre l’espace d’une seconde. Le mais de la fin effaça tout. Mais quoi... ? Il y eut un silence entre nous qui sembla durer une éternité. Je fronçai légèrement les sourcils, l’implorant presque de parler, ce qu’il fit.

‘‘ Je n’ai jamais su aimer… je… suis instable, violent, fou et brutal… tu es… douce et délicate… gentille et généreuse… je risque de te faire souffrir. Je risque de te refaire du mal contre ma volonté… et… tu es une elfe… il est connu que les elfes et les humains ne s’unissent pas… ‘‘

Il avait raison, mais ça me faisait si mal en dedans... J’étais attristé et pourtant, je m’étais douté que ce n’était pas réciproque. C’était plus difficile que je ne le croyais que d’essuyer un refus, une réciprocité de sentiments.
Destan posa alors une main chaude sur ma joue et je ne pus que fermer les yeux un moment. Quand mes paupières s’ouvrirent à nouveau, je n’osai pas planter mes iris dans les siennes.

‘‘ Je ne suis pas l’homme qu’il te faut, Elwèn… malgré mes sentiments… je… ne saurais pas te rendre heureuse… te combler… ‘‘

Ma gorge se serra et je sentais les larmes qui montaient même si je tentais de garder contenance, de montrer que ça ne m’affectait pas tant que ça (ce qui était faux).

‘‘ Ne pleure pas… Elwèn… tu es formidable… tu es pure… je suis violent… je n’ai jamais su aimer, je te l’ai dit… ça me terrifie… ce que je ressens pour toi… c’est si fort… et je ne peux pas… je ne veux pas prendre le risque de te faire encore mal. De te détruire une nouvelle fois. Ne pleure pas… ‘‘

C’était la première fois que je tombais amoureuse d’un homme à ce point, même malgré les débuts. Je savais que je l’aimais, mais que ça ne me serait pas rendu en retour. J’avais toujours eu cette fâcheuse tendance à être à part des autres. Les femmes au sein de l’armée elfique étaient même assez rares puisque l’on considérait ça comme une profession d’homme... C’était cette évidence, celle que Destan ne pouvait répondre à mon aveu, que me brisait. Les larmes se mirent à rouler sur mes joues pâles. L’humain tentait de les essuyer, mais je ne lui laissai pas le temps de recommencer. Je me levai rapidement pour sortir de la pièce, puis du bâtiment, pour me retrouver dehors. C’était comme si on m’étouffait. Je paniquais et dût m’éloigner pour m’entourer de la forêt un instant. Snow était assis devant mon, me regardant et vint se coller.

‘‘ C’était pourtant évident... quelle idiote... ‘‘ Soufflais-je difficilement.

Levant les yeux vers le ciel, je ravalai mes dernières larmes et inspira profondément. Il fallait que je me ressaisisse au plus vite. Un soldat n’avait pas à montrer ses faiblesses ainsi.
Ce n’est qu’une fois plus calme que je retournai à l’intérieur. Sauf que je ne m’étais pas attendu à croiser Destan en ouvrant la porte de sa chambre. Il était vêtu de la tête au pied, ses armes en place. Mais que comptait-il faire? Fronçant les sourcils, je le fis reculer jusqu’au lit, fermant la porte d’une main. Il était hors de question qu’il parte tuer Crow dans cet état! C’est donc en gardant le silence que je le forçai à s’asseoir dans son lit, tout en lui retirant ses armes que j’allais ensuite mettre sur la commode. Mes mains tremblaient...

‘‘ Je me fiche de nos différences... ‘‘

C’est la première chose que je dis avant de baisser la tête. Je m’étais assise au pied du lit de Destan, lui tournant le dos. Peut-être serait-ce plus aisé pour moi de parler? Quoi qu’il en soit, je me jetai à l’eau.

‘‘ Tu es capable d’aimer, mais tu restes accroché à ton passé. Tu crois ne pas en avoir le pouvoir alors que c’est faux. ‘‘ Je déglutis, tentant de maîtriser ma voix qui se remettait à trembler. ‘‘ Qu’est-ce qui t’en empêche Destan? Ta peur... tu ne m'as jamais refait de mal depuis la salle aux anneaux... jamais... ‘‘

J’essuyai la larme qui roulait sur ma joue et me mordit la lèvre inférieure en fermant les yeux.

‘‘ Tu sais, chez moi, les femmes ne s’enrôlent presque pas... je fais tout à l’envers. J’ai toujours été ainsi. Je ne suis pas parfaite... le genre d’elfe avec qui l’ont ne devient qu’ami, rien de plus. Les robes, les parures, les coquetteries ne m’attirent pas... Comment veux-tu que je trouve un homme qui puisse me combler ? Ma soif d’aventure m’a mené ici, près de toi. J'avais envie de découvrir le monde, Destan... Je n'ai pas choisit mes sentiments à ton égard... ‘‘

Je ravalai mes larmes puis tourna la tête de côté pour le regarder.

‘‘ Si c’est ce que tu souhaites, je retournerai chez les miens, mais une fois seulement que tu seras de retour chez toi et que Crow t’aura laissé en paix. ‘‘

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Jeu 26 Déc - 10:29



The Darkness of a Soul…


«Aveu. »

feat Elwèn Asaë

Elwèn reposa ses armes pour les poser sur la commode. Destan vit nettement ses mains qui tremblaient, et il s’en voulut de plus belle.

-Je me fiche de nos différences...

Destan cligna des yeux, l’observant s’asseoir sur le lit, dos à lui. Elle se fichait de leurs différences ? Elle disait ça maintenant… mais qui sait ce que l’avenir leur réservait ? Ou alors… si. Il fallait profiter du temps présent…

-Tu es capable d’aimer, mais tu restes accroché à ton passé. Tu crois ne pas en avoir le pouvoir alors que c’est faux. Qu’est-ce qui t’en empêche Destan? Ta peur... tu ne m'as jamais refait de mal depuis la salle aux anneaux... jamais...

Même sa voix tremblait à présent. Destan baissa la tête. C’était son passé qui s’accrochait à lui… et si, il lui avait refait du mal… il avait tellement l’impression qu’il ne faisait que ça, du mal, même s’il ne le souhaitait pas…

-Tu sais, chez moi, les femmes ne s’enrôlent presque pas... je fais tout à l’envers. J’ai toujours été ainsi. Je ne suis pas parfaite... le genre d’elfe avec qui l’ont ne devient qu’ami, rien de plus. Les robes, les parures, les coquetteries ne m’attirent pas... Comment veux-tu que je trouve un homme qui puisse me combler ? Ma soif d’aventure m’a mené ici, près de toi. J'avais envie de découvrir le monde, Destan... Je n'ai pas choisit mes sentiments à ton égard...

Et lui, les femmes qui ne se souciaient que du paraître ne l’intéressaient pas non plus. Elwèn était belle dans son plus grand naturel. Pour lui, elle était juste un symbole de perfection. Elle se tourna alors vers lui, et leur regard se capta pour ne plus se détacher.

-Si c’est ce que tu souhaites, je retournerai chez les miens, mais une fois seulement que tu seras de retour chez toi et que Crow t’aura laissé en paix.

Non… il n’arrêtait pas de penser qu’elle s’en irait, de lui dire qu’elle en avait le droit, mais au fond de lui, il ne le voulait pas… sa présence le rassurait, le calmait. Lui montrait qu’il pouvait être un homme normal.

-Je ne veux pas que tu partes… mais je ne veux pas te forcer à rester non plus… murmura-t-il. Tu es… la première avec qui je ressens ça… et comme tu dis mon passé me bloque…j’ai peur de te refaire du mal… de n’importe quelle façon… j’ai peur de t’enchaîner plus que de t’aider à t’épanouir…j’ai peur de ne pas être à la hauteur… et pourtant, l’enfant en moi veut se jeter à l’eau…

Il déglutit puis lui fit signe de s’approcher. Quand elle fut devant lui, il chercha ses fines mains qu’il serra dans les siennes. Relevant les yeux, il lui fit un petit sourire, nerveux, le cœur battant la chamade, si fort qu’elle l’entendait sûrement, et il s’approcha d’elle. Vu qu’il n’était pas très doux, la rencontre entre leurs lèvres fut un peu sèche et brutale, tout comme le baiser qui suivit. Il serrait ses mains dans les siennes alors qu’il approfondissait le baiser. Cette femme le rendait ivre… complètement. Elle s’amusait à jouer avec ses émotions et ses certitudes, pour les briser et les remodeler. Et il aimait ça. Quand il se détacha, essoufflé, il plongea ses yeux dans son océan et lui murmura :

-Je veux essayer d’être celui qui te comblera, Elwèn…

Lâchant ses mains, il ne put s’empêcher de la prendre contre lui avec force. La tête dans le cou de la jeune femme, il inspirait son parfum, et déposait de chastes baisers sur sa peau douce.

-Tu sens si bon… Souffla-t-il dans ses cheveux.

Quand il se recula, ne voulant pas la perturber plus encore, il lui dit, sérieux :

-Crow est dangereux. Je ne veux pas t’exposer. Alors si tu m’accompagnes, tu resteras à bonne distance de la maison. Il n’a pas à te toucher, Elwèn… tu es à moi et personne d’autre que moi n’a le droit de te toucher. Compris ?

Et merde il avait fait son jaloux possessif… il baissa la tête, contrit. C’était sa nature, elle devait l’accepter. Elwèn était à lui et il était capable du pire si un homme osait la regarder de travers où esquisser le geste de la toucher. Mais il craignait de l’effrayer en agissant ainsi… c’était tellement compliqué.

-Tout est chamboulé, en moi… je ne sais plus quoi penser… mais une chose est claire malgré tout…

Il releva la tête et la regarda. Il était affreusement nerveux. Il allait se jeter à l’eau… l’enfant l’encourageait, en lui, le soutenait. Le Destan adulte, soumis et cruel se faisait petit pour l’heure. La bouche sèche, il se racla la gorge et dit, assez vite :

-Je t’aime, Elwèn… plus que tu ne peux l’imaginer…

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 18 Jan - 4:25



















Quand j’y repensais, mes paroles sonnaient comme un ultimatum et je m’en sentis mal intérieurement. Je n’avais pas envie de partir, mais si cet homme ne voulait pas de ma présence à ses côtés, mieux valait que je ne l’embête pas et retourne sagement à la maison. Cependant, je redoutais ce que Destan allait dire. Peut-être qu’il ne changerait pas d’avis et... je commençais sincèrement à le croire. Je divaguais donc dans mes pensées quand le mercenaire brisa ce pesant silence. Doucement, je levai mes iris aqua sur lui, me mordant l’intérieur de la joue. Ce que je pouvais être idiote...

‘‘ Je ne veux pas que tu partes… mais je ne veux pas te forcer à rester non plus… ‘‘

Il... ne le voulait pas? Mes oreilles se dressaient légèrement vers le haut, signe que j’étais plus qu’à l’écoute. Mon coeur se gorgeait de ce souffle d’espoir soudain, mais j’attendais toujours que le ciel me tombe sur la tête.

‘‘ Tu es… la première avec qui je ressens ça… et comme tu dis mon passé me bloque…j’ai peur de te refaire du mal… de n’importe quelle façon… j’ai peur de t’enchaîner plus que de t’aider à t’épanouir… j’ai peur de ne pas être à la hauteur… et pourtant, l’enfant en moi veut se jeter à l’eau… ‘‘

Je ne savais pas quoi répondre à ça. Destan était confronté à un dilemme par ma faute. Si seulement je n’étais pas aussi sensible... c’était pathétique par moment. C’est là que Destan me fit signe de m’approcher, me faisait déglutir. Me levant, je vins m’asseoir à côté de lui, sur le matelas et tournai mon corps de manière à lui faire face. Mes mains furent aussitôt prisonnière des siennes, si chaudes. Nos regards se posèrent sur nos mines enlacées avant de se croiser à nouveau. Voilà, je commençais à être nerveuse en voyant le sourire de cet humain. Destan s’approchait et je me figeai. Son visage se fit près du mien, ses lèvres se posant sur les miennes un peu durement, mais même. Mon coeur fit une embardée assez violente avant d’enfin se calmer. Même s’il était brutal, je ne pouvais m’empêcher de frémir tant j’étais heureuse. Ses mains serraient davantage les miennes, m’empêchant de me détacher, alors que je lui rendais son baiser. Se détachant légèrement, je plongeai dans ses iris argentés avec un souffle court.

‘‘ Je veux essayer d’être celui qui te comblera, Elwèn… ’’

‘‘ Destan... ‘‘

Ma voix n’était qu’un souffle étouffé par l’émotion de l’instant. J’avais du mal à reprendre contenance et à réfléchir clairement maintenant. Destan lâcha mes mains pour les glisser dans mon dos et coller mon corps contre le sien. Je sentais son souffle chaud contre la peau de mon cou et en frissonnait encore, plus quand je sentis ses lèvres l’embrasser. Je fermai de moitié les yeux, le laissant faire quand il se détacha à nouveau de moi avec un air plus sérieux.

‘‘ Crow est dangereux. Je ne veux pas t’exposer. Alors si tu m’accompagnes, tu resteras à bonne distance de la maison. Il n’a pas à te toucher, Elwèn… tu es à moi et personne d’autre que moi n’a le droit de te toucher. Compris? ‘‘

Un frisson d’effroi et de plaisir traversa mon échine d’un coup. Cet homme... il m’en faisait voir de toutes les couleurs. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres quand Destan baissa la tête.

‘‘ Tout est chamboulé, en moi… je ne sais plus quoi penser… mais une chose est claire malgré tout… ‘‘

Je haussai alors un sourcil et le regardai alors qu’il relevait de nouveau la tête pour croiser mon regard. Le pauvre semblait si nerveux...

‘‘ Je t’aime, Elwèn… plus que tu ne peux l’imaginer… ‘‘

Il... par tous les dieux d’Adariel... Je sentis les larmes monter et aussitôt mon regard s’embruma. Quelle idiote ! Pourquoi est-ce que je ne pleurais qu’en face de cet homme? Un sourire étira mes lèvres alors que je posai une main sur le visage du mercenaire, de cet homme qui m’avait enlevé, séquestré et battu. J’étais tombée amoureuse de mon geôlier, celui dont j’avais sauvé la vie il y avait plusieurs jours de cela maintenant. Je m’approchai alors pour entourer son cou de mes bras et me coller contre lui. D’une voix étouffée et tremblante, je murmurai :

‘‘ Je suis à toi Destan... tu le sais bien. C’est toi que j’aime et personne d’autre. ‘‘

Me reculant légèrement, j’essuyai mes larmes du revers de la main et déposai un chaste baiser sur ses lèvres. Mes doigts se glissèrent alors dans sa crinière doucement, puis effleurèrent les traits de son beau visage.

‘‘ Tu dois me trouver idiote de pleurer ainsi de joie... ‘‘

Je nous forçai à nous allonger dans le lit, mon buste sur le sien et une jambe par dessus l’une des siennes. Je caressai doucement son menton du bout de mon index, un sourire béat aux lèvres.

'' Fais ce que tu veux de moi... '' Murmurais-je

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 18 Jan - 11:09



The Darkness of a Soul…


«A l’attaque ! »

feat Elwèn Asaë

Destan commença à paniquer quand il vit la jeune femme se mettre à pleurer. Avait-il dit quelque chose de mal ? Pourquoi pleurait-elle ? Mais elle souriait en même temps, et posa une main sur son visage, le faisant frissonner. Son souffle se fit profond quand elle s’approcha, entourant son cou de ses bras et se collant à lui. Il n’avait pas été habitué à ce genre de marque d’affection depuis longtemps, si bien qu’il avait oublié à quel point cela pouvait être bénéfique. La sentir contre lui l’apaisait, et ce qu’elle murmura d’une voix étouffée le fit déglutir :

-Je suis à toi Destan... tu le sais bien. C’est toi que j’aime et personne d’autre.

Son cœur semblait chauffé à bloc alors qu’elle se reculait un peu pour essuyer ses larmes et l’embrasser chastement. Elle était si douce comparée à lui, c’était dingue. Ses doigts sur son visage le calmaient, et il était heureux de s’être jeté à l’eau. En espérant que cela n’ait pas de conséquences néfastes à l’avenir.

-Tu dois me trouver idiote de pleurer ainsi de joie...

Non, il la trouvait belle. Belle au naturel. Parfaite. Il se laissa faire quand elle les allongea sur le lit, se collant à lui. La jambe de l’elfe se retrouva sur les siennes, alors que le haut de leur corps se retrouvait également. Elle caressait son menton, souriante, et lui avait une main sur son dos, le flattant le plus doucement dont il était capable.

-Fais ce que tu veux de moi...

Il haussa un sourcil, ne comprenant pas où elle voulait en venir. Faire ce qu’il voulait d’elle ? La rendre heureuse…essayer du moins. Mais avant cela, il devait se charger de Crow.

-Je vais te protéger… et ne plus te faire mal. Demain je pars pour tuer Crow. Si tu m’accompagnes, tu resteras à bonne distance avec Snow pour te protéger. Il est temps d’en finir.

Il pencha le visage pour la regarder. Elle était inquiète, ça se voyait, mais Crow occupait sa demeure, la demeure qu’il voulait donner à Elwèn. Et tant qu’il y aurait se traître en vie, il ne pourrait pas avancer. Et il était une menace pour la jeune femme. Il lui fit un petit sourire pour la rassurer, et osa caresser son visage si pur.
Le reste de la journée, ils se reposèrent, s’embrassèrent, et discutèrent. Destan la laisser faire le premier pas, parce qu’il était trop brutal et n’aimait pas cette sensation. En tout cas, ils prenaient des forces pour la route.
Donc au matin, après que les soigneurs eurent assuré à Destan que ses plaies étaient bien cicatrisées, le jeune Mercenaire se rhabilla, enfila ses armes, et se concentrait. Il avait le visage fermé, et la colère était présente, mais pas envers Elwèn. Snow sur les talons, les deux jeunes gens sortirent, et ont leur donna un cheval pour rentrer. L’elfe devant lui, Destan fit partir la bête au triple galop, avide de se venger, pressé de tuer le traitre qui avait voulut être son ami.

Mais il ne s’attendait pas à ce qui allait suivre.

Ils ne prirent qu’une pause à midi, pour que leur cheval se repose et eux se dégourdissent les jambes. Destan s’entraîna, faisant des mouvements avec son épée pour s’assouplir à nouveau. Il devait parvenir à battre Crow, et ses muscles étaient rouillés. Elwèn l’aida même, et il lui en fut reconnaissant, l’embrassant durement pour la remercier.
L’après-midi ce déroula en silence, et c’est au soir qu’ils arrivèrent près de la forge. Destan voyait de la lumière dans le salon, et fronça les sourcils, se retenant d’agir stupidement.


-Nous allons nous reposer ici, cachés par les buissons. Demain matin j’irais et tu resteras là, quoiqu’il arrive. Si par malheur je… venais à échouer… fuis. Ne te mets surtout pas en danger.

Il voyait qu’elle n’acceptait pas ça, et il posa un doigt sur sa bouche délicate, insistant du regard jusqu’à ce qu’elle acquiesce. Ils se couchèrent l’un contre l’autre, Snow leur apportant sa chaleur naturelle. Faire un feu aurait signalé leur présence…

Destan fut réveillé par le loup qui lui léchait le visage. Il se releva d’un bond, grimaça et s’essuya les joues avec sa manche, alors que Snow le regardait d’un air satisfait.


-T’es un chenapan toi hein ?

Le loup battit de la queue un peu plus rapidement. Destan but et mangea alors qu’Elwèn émergeait doucement. Il caressa son doux visage, lui sourit, et la laissa l’embrasser, avant de se relever et de lui promettre qu’il reviendrait vite.

Se glissant à travers les buissons, il contourna la maison et arriva devant la porte de la forge. Il l’ouvrit, sachant que Crow ne penserait pas à la verrouiller, et entra en silence. La maison n’avait pas changée, et c’est le cœur fou qu’il longea les murs pour arriver dans le hall central. La porte du salon était entrouverte, et il entendait la voix de Crow et… une autre plus féminine… non…
Le Mercenaire s’avança, jusqu’à ce coller au mur à côté de la porte et regarder dedans. La femme lui tournait le dos, mais il reconnaîtrait entre milles sa chevelure blonde et bouclée. Son sang se glaça, son cœur fit une embardée, son regard paniqua. Sa belle-mère… non… que faisait-elle là ? Comment savait-elle ? Il déglutit et sursauta quand la porte s’ouvrit.


-Tu croyais qu’on t’avais pas entendu ?

Crow était toujours aussi arrogant, et le tira à l’intérieur. Sa belle-mère se retourna et son regard s’alluma en voyant son jouet favori.

-Je croyais qu’il était mort, Crow… mais cela me fait tellement plaisir de te revoir mon petit Destan !

Sa voix aigüe lui donnait la chaire de poule et il serrait la garde de son épée dans la main. Elle s’avança, jusqu’à le frôler et il grimaça de dégoût.

-Je pensais qu’il crèverait dans son trou mais apparemment il tient à la vie.

-Et bien c’est parfait… nous allons pouvoir jouer mon grand !

-Non ! C’est finit tout ça !

Il lui avait fallut tout son courage pour dire ça, et il leva le bras, épée bien en vue, pour se jeter sur Crow. D’abord lui, et ensuite il étranglerait la femme. Mais Crow évita le coup, lui agrippa le poignet, le lui tordit, et le fit chuter. Destan se maudit et allait se relever quand un pied le plaqua au sol, appuyant sur son dos. La femme s’accroupit pour être à sa hauteur, et lui releva la tête d’un doigt.

-Voyons… je ne t’ai pas élevé comme ça mon petit…tu le sais que tu n’es pas quelqu’un de bien. C’est pour ça que tu as besoin de moi.

-Tu n’as jamais été quelqu’un de bien, Destan. N’espère pas changer. Tu retomberas toujours.

Il serrait les mâchoires, ne voulant pas les croire. Elwèn était persuadée qu’il pouvait changer ! Alors il pouvait le faire !

-Je ne suis plus le même. Lâchez-moi et déguerpissez de chez moi.

-Ah mais non… tu vas rester ici, et je vais m’amuser comme au bon vieux temps. Tu n’as pas changé, et je suis sûre que tu vas adorer.

Sa main pleine de bijoux lui ébouriffa les cheveux, avant de descendre sur son dos, Crow le relâchant. Destan se sentait paralysé, alors qu’il pouvait se débarrasser d’eux. Elle glissait sa main sur sa hanche cicatrisée, cherchant à aller plus bas même s’il était couché sur le ventre. Puis la main remonta, lui prit les cheveux et le força à se mettre à genoux. Elle avait plus de forces qu’on ne le pensait !

-Tu vas te laisser faire et m’obéir parce que sinon je te punis. Tu te souviens de mes punitions n’est-ce pas ?

Destan trembla. Oui il s’en souvenait. Son corps s’en rappelait. Et il ne voulait plus subir ça. La belle-mère se mit à sourire, se mettant en face de lui et lui prenant la main qu’elle posa chez elle, sur sa poitrine. Il ferma les yeux, ne voulant pas voir ça. Elle prit sa seconde main qu’elle posa plus bas sur elle et il déglutit. Crow lui, observait le tout, satisfait. Destan était à leur merci…

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Jeu 20 Mar - 1:44



















J’étais bien, là, contre lui. Les battements de son coeur parvenaient à mes oreilles comme une douce mélodie et je fermai les yeux pour m’en délecter, mais ils ne le restèrent pas longtemps encore. Ouvrant mes paupières, je levai légèrement ma tête vers le visage du jeune mercenaire pour croiser son regard acier et lui faire part silencieusement de mon inquiétude. Pourquoi tenait-il tant à vite se débarrasser de Crow? Je comprenais qu’il avait cette soif de vengeance en lui, qui grandissait, qu’il avait aussi pris possession de son seul héritage, mais... en fait, j’avais tout simplement peur qu’il lui arrive quelque chose; j’avais un mauvais pressentiment. Même le petit sourire de Destan ne parvenait à calmer ce qui me nouait les tripes. Le lui rendant, je fermai à nouveau les yeux quand il toucha mon visage avec toute la douceur dont il était capable.
Le restant de la journée, nous ne fîmes que nous reposer, discuter, profiter du silence et fusionner nos lèvres qui ne demandaient qu’à se toucher. Lorsque la nuit tomba, Morphée vint nous accueillir et la nuit fut passablement réparatrice. C’est lorsque le soleil se leva que la nervosité m’assaillit à nouveau. Mon regard pâle observait mon homme se vêtir, cachant son corps recouvert de cicatrices. Restant assise au pied du lit, je me frottais le bras droit d’une main et observait le plancher. Quand il fut prêt, je me levai à mon tour, prit mon équipement et lui emboitait le pas et grimpa sur le cheval la première, Destan prenant place derrière.

J’avais peur... réellement peur de la suite des évènements.

Nous ne prîmes que quelques courtes pauses, et ce, jusqu’à ce que la maison de Destan soit visible depuis notre cachette. Il m’aida à descendre de cheval et une fois le pied par terre, je regardai en direction de la forge puis vers l’homme duquel j’étais tombée amoureuse. Je voyais bien que son impatience grandissait, mais il devait attendre.

‘‘ Nous allons nous reposer ici, cachés par les buissons. Demain matin j’irais et tu resteras là, quoiqu’il arrive. Si par malheur je… venais à échouer… fuis. Ne te mets surtout pas en danger. ‘‘

‘‘ Destan... ‘‘

Mais il ne me laissa pas le temps de poursuivre, posant un doigt sur mes lèvres pour que je me taise. Son regard argenté me toisait, se faisait insistant, et je baissai légèrement la tête en me résignant. Ma réponse ne fut qu’un hochement de tête, sauf que je ne le laisserais pas partir seul. Je ne pouvais pas me le permettre. Sans faire de feu de camp au risque d’être repéré, nous nous allongeâmes au sol et je me lovai contre lui pour profiter de sa douce chaleur. C’est avec difficulté que je trouvai le sommeil, mais doigts serrant fermement les vêtements du mercenaire.
Le soleil se leva alors, à mon plus grand malheur et le toucher de Destan sur mon visage me fit frissonner. Pinçant les lèvres, je me redressai sur les genoux pour enlacer son cou et l’embrasser tendrement. Tout ce que je voulais était qu’il soit prudent. Quand il disparut entre les buissons, c’est le coeur lourd et le ventre noué que je le regardai s’éloigner. Prenant mon arc en main, je ne pus me résoudre à rester là et je le suivis aussitôt, Snow sur les talons. Quand j’arrivai sur place, rasant les murs en toute discrétion, j’entendis la voix familière de Crow, mais l’autre... une... une femme?

‘‘ Tu vas te laisser faire et m’obéir parce que sinon je te punis. Tu te souviens de mes punitions n’est-ce pas? ‘‘

Mon coeur fit une embardée et je me sentis pâlir. Était-ce la femme dont Destan m’avait parlé? Sa belle-mère... celle qui avait détruit son innocence?! Portant une main vers mon dos, je prit une flèche entre mon index et mon majeur pour l’encocher et me déplacer rapidement jusqu’à l’embrasure de la porte. Droite, arme pointée vers ce monstre qui touchait mon homme, je dis d’une voix menaçante et que je ne me connaissais pas :

‘‘ Éloignez-vous tout de suite de lui ou je tire... ‘‘

La femme leva son regard de biche, inondé sous le maquillage, vers moi et un sourire narquois se forma sur ses lèvres. Elle lâcha Destan, mais ne se recula aucunement. Moi par contre, j’avançai de quelques pas, la forçant à s’éloigner de lui. Là Crow s’approcha, le regard sombre, et le carreau de ma flèche se posa sur lui alors que Snow montrait les crocs.

‘‘ Elwèn... je te déconseille de faire ça. Baisse ton arme. ‘‘

‘‘ Hors de question. Je sais ce que vous avez voulu faire, Crow. Vous me dégoûtez... Faire une telle chose par simple jalousie? Par chance, je suis arrivé à temps et j’ai pu le faire soigner. ‘‘


Crow fulminait, je le sentais, mais son regard avait quelque chose qui m’effraya d’un seul coup. Qu’était-ce cette lueur qui brillait soudainement dans son regard? La femme et lui se regardèrent alors, un sourire mauvais naissant sur leurs lèvres. Snow se mit d’un coup à gronder avec force alors que le mercenaire sortait un poignard de l’arrière de sa ceinture.

‘‘ Sois une bonne fille et range ce jouet. ‘‘

Snow s’interposa aussitôt entre nous, mais Crow lui donna un coup de pied sur le côté de la tête, le sonnant.

‘‘ Snow ! ‘‘

Le mercenaire m’attrapa un poignet brusquement, me forçant ainsi à lâcher mon arc qu’il poussa un peu plus loin et me colla contre un mur avec force, durement. Mes mains furent clouées au dessus de ma tête avec force et un genou me bloquait, entre mes jambes, m’empêchant de fuir.

‘‘ On fait moins la maligne maintenant hm ? Et si on s’amusait un peu... ? Je te trouve un peu trop vêtu... ‘‘

Ce... ce sourire me tétanisa. Il n’allait quand même pas... non... il ne pouvait pas faire ça ?!

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Jeu 20 Mar - 18:08



The Darkness of a Soul…


«Libre… »

feat Elwèn Asaë

Devoir toucher cette femme qu'il haïssait le révulsait littéralement. Il cherchait un moyen de s'en sortir, et la première chose à faire était de supprimer cette peur qui l'habitait. Elle s'amusait, mais personne ne s'était attendu à ce qui allait se produire. Une présence entra dans la pièce et une voix s'éleva, stoppant sa belle-mère dans ses gestes.

-Éloignez-vous tout de suite de lui ou je tire...

Elwèn... que faisait-elle là ? Ne lui avait-il pas dit de rester à l'abri avec Snow ? Bien sûr, cela le rassurait qu'elle soit là mais de l'autre... il aimait toujours contrôler, et aimait se faire obéir. Elle avait acquiescé, lui avait promis de rester là-bas ! S'il lui arrivait malheur il s'en voudrait à vie !
Sa belle-mère se releva, et il ramena ses mains chez lui, mais ses jambes ne voulaient pas le supporter.


-Elwèn... je te déconseille de faire ça. Baisse ton arme.

Destan entendait Snow gronder et il pivota le buste pour voir la scène. Elwèn se tenait face à Crow, une flèche pointée droit sur lui.

- Hors de question. Je sais ce que vous avez voulu faire, Crow. Vous me dégoûtez... Faire une telle chose par simple jalousie? Par chance, je suis arrivée à temps et j’ai pu le faire soigner.

Non.... Crow était en colère. Elle devait arrêter ! Et lui agir ! Il devait se relever et les tuer, en finir une bonne fois pour toutes! Seulement, il capta le regard entendu que Crow partagea avec sa complice. Il comprit alors que le piège se refermait sur eux, et vit le poignard que son ancien acolyte sortit de sa poche arrière. Son cœur se mit à battre encore plus fort. Non ! Il ne devait pas toucher Elwèn !

-Sois une bonne fille et range ce jouet.

Le loup s'interposa, babines retroussa, mais Crow lui donna un coup, l'envoyant valser plus loin. Elwèn, inquiète pour son loup, perdit sa concentration et le mercenaire en profita pour la désarmer et la plaquer au mur. Destan était figé alors qu'il comprenait ce qu'il avait l'intention de faire. Il allait... imiter sa belle-mère... belle-mère qui s'était agenouillée devant lui et qui le força à tourner la tête vers lui en lui prenant le menton entre deux doigts.

-A nous deux mon joli... tu dois être puni.

Destan grimaça et ne fit rien quand elle lui retira la chemise, caressant ses cicatrices, dont celle, énorme, de sa blessure causée par Crow.

-Oh... tu as du tellement souffrir...

Il ne répondit pas, entendant les mouvements derrière lui. Crow et Elwèn contre le mur... sa colère grimpait et il attendit que la femme se rapproche pour la repousser d'un geste. Il se leva en vitesse, malgré ses jambes tremblantes à cause de la peur, et se dirigea vers Elwèn, déjà à moitié nue. Mais la belle-mère lui sauta dessus, aussi étonnant que cela paraissait pour une femme aussi distinguée qu'elle. Ils chutèrent, Destan à plat ventre et le souffle coupé.

-Où croyais-tu aller ainsi mon minou ? Tu veux voir le spectacle de plus près avant de savourer à ton tour ? Très bien, regarde alors!

-Non ! Lâchez-là ! Elle n'a rien à voir ! Fichez-lui la paix!

Il se mangea une claque sur la tête qui le fit taire et il analysait la situation, essayait de se dégager de sa belle-mère qui mettait tout son poids sur son dos, lui bloquant les jambes et les bras. Elwèn se débattait, et il se sentait si impuissant, si faible et lâche... à nouveau, la pensée qu'il n'était qu'un incapable se fraya un chemin dans son esprit. Il n'était pas fichu de protéger l'unique femme qui l'appréciait et non le craignait.

Ce fut Snow qui les aida. Le loup, que tous avaient mis de côté, se jeta sur Crow, lui mordant l'épaule. L'homme hurla et recula, lâchant sa cible. Le loup se dégagea et repassa à l'attaque, cette fois au cou. D'un coup de crocs, l'homme mourut, tombant lourdement au sol. La belle-mère était tétanisée en voyant l'animal tâché de sang et Destan en profita pour la faire tomber de côté, agrippa une flèche d'Elwèn et la lui enfoncer dans la poitrine.


-Parce que tu crois que me tuer feras de toi quelqu'un d'autre … ?

-Mes cauchemars cesseront de me hanter.

-Tu ne changeras jamais Destan... tu es faible... tu n'es qu'un incapable... et ce sera ainsi à jamais...

Elle mourut sur ses dernières paroles qui se gravèrent en lui. Le souffle court, il redressa la tête pour voir Elwèn assise contre le mur, à moitié nue et en larmes. Aussitôt, il se redressa et se jeta à genoux devant elle, la prit contre lui en espérant ne pas être trop brusque. Sa main se porta à sa tête pour qu'elle puisse la poser contre son torse, et sa seconde main vint caresser son dos nu. D'un mouvement lent, il la berça d'avant en arrière, murmurant :

-C'est finit... chut... je suis là Elwèn... il ne te touchera plus jamais... pardonne-moi je t'en prie...

Elle avait mal... parce qu'il n'avait pas su la défendre... C'était Snow qui l'avait fait pour lui. Snow qui était en train de nettoyer son pelage un peu plus loin, à nouveau docile. Destan restait contre Elwèn, priant pour qu'elle se calme. Heureusement, Crow n'avait rien fait à part la toucher et la mettre à moitié nue, même si cela suffisait à Destan pour vouloir le ramener à la vie et le tuer lui-même. Tournant le regard vers le cadavre, il put constater que Snow y était allé avec force, arrachant presque la tête de sa proie.

-Ca va aller... tu n'as plus à avoir peur...

Il se releva, l'entraînant avec elle, et ramassa sa propre chemise pour la mettre sur les épaules de la jeune femme. Là, il la fit sortir de la pièce, pour l'éloigner de cette vue macabre. Il la fit se coucher dans la chambre qu'elle avait occupée après sa chute qui lui avait valut son amnésie. Snow se posta à côté d'elle et Destan n'eut pas à lui dire de veiller sur elle. Le jeune homme ressortit, pour aller en cuisine lui préparer du thé. Il fallait qu'il aille enterrer les corps, et qu'il nettoie le salon. Alors quand le thé fut prêt, il prit le plateau, et le lui apporta. Il y avait même mis des biscuits au cas où.

-Tiens Elwèn... j'espère que ça t'ira... repose-toi... tu es en sécurité...

Il les laissa donc, refermant la porte. Il n'était pas habitué à consoler ou réconforter, il ne savait pas comment faire et ne savait même pas s'il avait bien agit jusque là. Elle ne l'avait pas repoussé, mais peut-être que le contact masculin la révulsait. Surtout qu'il n'était pas le plus angélique de tous les hommes. Il alla dans le salon et, avec une grimace, prit le cadavre de Crow sur son épaule, tâchant son torse encore nu, et sortit pour creuser les trous, plus loin dans les bois, sans pour autant perdre la maison de vue. Il posa le corps, et retourna chercher sa belle-mère. Même morte elle le dégoûtait. Tâché de sang, il commença à creuser, avec vigueur et force. Elwèn avait encore eu une vision affreuse des humains. Et il ne l'avait pas protégée. Même si Crow n'avait pas réussit à la violer, cela avait suffit tant à énerver Destan qu'à terrifier la jeune elfe.

Il enterra d'abord sa belle-mère et referma avec un visage de haine sa tombe, avant de recommencer à creuser pour Crow. Il réfléchissait en même temps à comment parler à Elwèn. Il n'avait jamais les bons mots, ni les bons gestes d'ailleurs.

Une nouvelle fois, Destan se demanda si la jeune femme méritait de rester là avec lui. Si, justement, il méritait quelqu'un comme elle. Si elle ne ferait pas mieux de retourner chez les siens et d'oublier les horreurs qu'elle avait vues et vécues dans ce royaume.

Parce qu'il fallait être réaliste... Elwèn avait connu plus de malheurs que de joie depuis qu'elle était chez les humains...


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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Ven 21 Mar - 0:33



















Non! NON! Le corps du mercenaire se collait contre le mien et ça me révulsait tant et si bien que j’avais envie de vomir. Je sentais son souffle dans mon cou, contre ma mâchoire, alors qu’il commençait à me dénuder d’une main avec cette envie pressante. Crow releva le visage pour croiser mon regard apeuré et s’en délecta puisqu’il avait ce sourire mauvais que je lui avais vu plus tôt.

‘‘ Arrêtez... je vous en prie, pas ça... ‘‘

Ma voix tremblait. Quand bien même je voudrais me montrer forte, c’était impossible. S’il parvenait à ses fins, je n’étais pas mieux qu’un vulgaire déchet... Le viol était très mal considéré chez les miens et ses victimes en venaient la plupart du temps au suicide. Mes jambes se serraient fortement l’une contre l’autre et je me débattais comme une damnée alors qu’il me tripotait, serrant mon sein droit fortement dans sa main. Les frissons d’horreur qui me traversaient étaient tout simplement horribles.

‘‘ ARRÊTEZ! ‘‘

Hurlais-je, tentant de me libérer alors qu’il se collait davantage contre moi. Mon regard pâle se brouillait lentement de larmes et se posa sur Destan qui était maintenant à plat ventre sur le sol, cloué par sa belle-mère qui le forçait à regarder ce que son ancien partenaire me faisait. Elle voulait le forcer à regarder et morte de honte, je fermai les yeux et baissai la tête, cherchant toujours à repousser Crow qui se faisait à malin plaisir à tracer le contour de ma taille. Il susurra même au creux de mon oreille :

‘‘ Tu as une peau si douce et parfaite... bon sang. ‘‘

Il la mordit et je serrai la mâchoire si forte que j’en avais mal. La main libre de Crow allait se faufiler entre ma peau et mon pantalon quand il se stoppa net, hurlant de douleur. Déséquilibré, le mercenaire me lâcha tout en reculant alors qu’une masse blanche s’éloignait pour s’apprêter à réattaquer; Snow... De mes bras, je cachai mes attributs, mes jambes me lâchant tant elles tremblaient. J’étais agenouillée au sol, incapable de venir en aide à Destan alors que mon arc était à un mètre de moi. J’étais... tétanisée par ce qui arrivait, par la trahison de quelqu’un que j’avais cru être un ami, être bon.
Crow n’eut même pas le temps de revenir vers moi, que mon compagnon à fourrure lui sauta à la gorge dans un jet de sang. L’homme tomba lourdement au sol, agonisant et je ne pus que détourner le regard, incapable de retenir un sanglot devant l’horreur qui se déroulait devant mes yeux. Je ne savais plus quoi penser, quoi faire. Mon corps se colla contre le mur derrière et je me retrouvai en position assise, recroquevillée. J’avais... mal au coeur... mes entrailles me faisaient souffrir... C’était à peine si j’avais conscience de ce qui se passait autour de moi. Tout ce que mes yeux purent percevoir fut la femme blonde s’écrouler par terre, ma flèche dans son buste.

Une douce chaleur m’entoura alors, me ramenant à la réalité. Cette même réalité que je tentais inconsciemment de fuir et qui me rendait malade... Des bras... cette odeur... Ma tête fut collée contre quelque chose de chaud. Ouvrant à nouveau les yeux, je pris conscience de la présence de Destan. Je ne parvenais pas à me calmer malgré ses caresses contre mon dos, mais fermai à nouveau les paupières pour me lover davantage contre lui, me laissant bercé.

‘‘ C’est finit... chut... je suis là Elwèn... il ne te touchera plus jamais... pardonne-moi je t’en prie... ‘‘
‘‘ Destan... ‘‘

Ma voix ne ressemblait à rien d’autre qu’un souffle à peine perceptible.

‘‘ Ça va aller... tu n’as plus à avoir peur... ‘‘

Oui... je le savais... tant qu’il était près de moi, je n’avais rien à craindre. Mais si je l’avais laissé seul, que lui serait-il arrivé? J’avais peut-être été idiote en venant à sa rescousse, mais Destan était en vie et rien de grave ne lui était arrivé. Il se releva et je suivis le mouvement avec son aide puisque mes jambes flageolaient toujours et je fus couverte de sa chemise que je serai autour de mes épaules avec force. C’est le regard brouillé qu’il me sortit de la pièce pour me ramener dans la chambre où j’avais séjourné plusieurs jours avant. Snow ne me quittait pas une seule seconde des yeux, se postant près du lit où j’étais assise, tête basse.
Pourquoi ce peuple était-il aussi violent? Il y avait tant de choses qui m’échappaient, que je ne comprenais pas chez ces humaines, mais pourtant, j’étais tombée amoureuse d’un d’entre eux, un homme troublé et tourmenté par son passé.
Destan ne revint que quelques minutes plus tard. Minutes que je trouvais affreusement longues.

‘‘ Tiens Elwèn... j’espère que ça t’ira... repose-toi... tu es en sécurité... ‘‘

J’osai lever les yeux pour le regarder et prit la tasse en tremblant, la portant tant bien que mal à mes lèvres. Lentement, mais surement, je me calmais. Je voulais tant le remercier, sauf qu’aucune parole ne parvenait à sortir de ma bouche pour l’heure.

Le temps passait affreusement lentement et la scène passait et repassait en boucle dans ma tête. Il fallait que ça cesse... Crow n’avait fait que me toucher et je n’avais tué personne. Pourquoi continuais-je de pleurer comme une gamine? Inspirant profondément, j’attachai les boutons de la chemise de Destan, celle-ci tombant sans cesse sur mon épaule droite, et sortie de la chambre, Snow sur mes talons. Le jeune homme entra au même moment, s’arrêtant pour me regarder et j’approchai pour l’enlacer et me blottir contre lui. Mon visage se leva alors vers le sien, mon menton contre son torse, et je parvins à lui faire un faible sourire tout en levant une main pour caresser son visage.

‘‘ Je suis navrée, mais je ne pouvais pas me résoudre à te laisser y aller seul... ‘‘ Soufflais-je. ‘‘ J’avais un mauvais pressentiment face à tout ça, sans comprendre pourquoi jusqu’à ce que j’entende sa voix... S’il t’était arrivé quelque chose... ‘‘

Ma voix se stoppa aussitôt et je pinçai les lèvres, ma main caressant sa nuque. Me levant sur la pointe des pieds, j’entourai son cou de mes bras et cherchai ses lèvres pour me convaincre que tout était fini et qu’il était bien là, avec moi, en un seul morceau.

‘‘ Je t’aime tant... ‘‘ Murmurais-je contre ses lèvres, l’embrassant de plus belle.

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Ven 21 Mar - 16:11



The Darkness of a Soul…


«Libre… »

feat Elwèn Asaë

Une fois les deux corps enfouis sous terre, Destan retourna dans la maison. Il prit tout de même le temps de se laver le torse pour effacer les traces de sang qui le couvrait, avant d’enfiler une nouvelle chemise et d’aller nettoyer le salon. Il ramassa l’arc d’Elwèn qu’il posa plus loin, ainsi que ses flèches, puis se mit à frotter pour enlever le sang avant qu’il ne soit trop sec. C’était ironique en y pensant. Jamais Destan n’avait fait de réel ménage. Il avait toujours ordonné à ses servantes de le faire pour lui. Mais il changeait, et cela impliquait qu’il devait faire des choses par lui-même.

Le sang partait de moitié, mais il faudrait plusieurs nettoyages avant que ce soit comme si rien ne s’était produit. D’ailleurs, Destan comptait interdire cette pièce à Elwèn. Cela lui rappellerait trop de souvenirs. Donc, l’après-midi était bien avancée quand il décida d’arrêter, épuisé de toutes ses émotions aussi, et avec l’ardente envie d’être prêt de la jeune femme, pour lui apporter la sécurité. Il fut donc étonné quand, au détour du couloir, elle apparut devant lui, vêtue de sa chemise qui lui allait vraiment bien.

Snow la suivait de prêt et ils se regardèrent, Destan ne sachant quoi faire jusqu’à ce qu’elle s’approche et l’enlace tendrement, sa tête sur son torse. Alors il l’entoura de ses bras, comme un bouclier.
Elle releva la tête vers lui, le menton en appui sur son torse, et sa douce main vint caresser son visage.


- Je suis navrée, mais je ne pouvais pas me résoudre à te laisser y aller seul... J’avais un mauvais pressentiment face à tout ça, sans comprendre pourquoi jusqu’à ce que j’entende sa voix... S’il t’était arrivé quelque chose...

Un mauvais pressentiment… elle avait eu juste, mais d’un côté, il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir. Elle avait faillit être violée ! Sans Snow… elle aurait été littéralement détruire par Crow. Parce qu’il était un incapable qui ne pouvait protéger ceux qu’il aimait. Mais il se contint et ne dit rien, parce que sa caresse contre sa nuque le détendait et qu’elle s’était mise à sa hauteur pour l’embrasser comme elle savait si bien le faire. Il apprenait à être doux, et donc il la laissait mener parce que sinon il serait tout de suite plus brute.

- Je t’aime tant...

Ce n’avait été qu’un murmure contre ses lèvres, et pourtant il lui fit l’effet d’un ouragan. Il lui rendit son baiser avec passion et quand ils se détachèrent, il lui prit le visage entre ses mains, caressant ses joues des pouces et l’analysant pour être sûre qu’elle aille bien. Son regard gris était pénétrant, et il lui dit d’une voix suave :

-Plus personne ne te touchera, sauf moi, Elwèn. Tu es à moi, tu as compris ? Il n’y a que moi pour te caresser et dire que ta peau est douce.

Il serrait un peu son visage pour qu’elle comprenne. Il ne changerait pas en un claquement de doigt, et pour l’heure, Elwèn était comme sa nouvelle propriété. Mais il la traiterait comme il fallait.

-Je vais te traiter comme l’elfe que tu es. Je vais t’offrir tout ce qu’il y a de bon ici. Mais tu ne sors pas seule. Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur Elwèn. Être intervenu tout à l’heure… aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour toi. Et crois-tu que je m’en serais remis ? Tu es la seule qui… me voit comme un humain et non un moins-que-rien. Tu es la seule qui… m’aime… j’ai déjà souffert avec « elle ». J’aurais surmonté. Je m’en fiche de souffrir. Mais toi… tu as déjà trop souffert depuis que tu es là. Je… n’arrête pas de me demander si je te mérite. Si tu ne ferais pas mieux de retourner en sécurité auprès des tiens, en paix et de vivre heureuse.

Il la relâcha, tremblant, et baissa un instant les yeux. Parler de ce qu’il pensait était inhabituel pour lui, et il ne trouvait pas vraiment ses mots.

-Tu mérites le bonheur Elwèn…murmura-t-il Bien plus que moi. Et j’ai peur de ne pouvoir te rendre heureuse. Et… je doute aussi… que… qu’une union pareille soit bien accueillie chez toi… je sais que les elfes sont un peuple fier… et je ne suis pas le plus digne des humains pour être avec une déesse comme toi. Mais je t’aime Elwèn et sache que… qu’importe les décisions que tu prendras… je les respecterais. Si un jour tu… en a marre de mon instabilité… de mes défauts ou de moi tout simplement… et que tu décides de repartir… je ne te retiendrais pas… même si tu emporteras une part de moi avec toi. Tu es la seule qui a touché mon cœur…qui était si bien fermé…

Il avait finit sur un autre murmure, et il l’embrassa encore, pour se redonner contenance et écarter le pincement au cœur qu’il ressentait. En se détachant, il caressa sa joue, et la laissa s’occuper de ce qu’elle voulait, sans même lui laisser le temps de répondre. En fait, il faisait le fier, parce qu’il savait que si elle répondait, ce serait de douces paroles, et qu’il ne pourrait retenir une ou deux larmes de s’échapper. Or, il s’était toujours refusé se genre de sentimentalisme, et Elwèn l’avait déjà vu pleurer et faible, ce qui était suffisant. C’était lui qui devait la soutenir, la réconforter et la protéger, pas l’inverse. Il monta les marches, et retourna… là où tout avait commencé.

La chambre où sa belle-mère le torturait. Les souvenirs l’assaillirent, mais cette fois il put se dire que c’était finit. Elle était morte. La pièce était sale et poussiéreuse, et les objets traînaient. Le lit était comme la dernière fois qu’il avait servit et cela lui fit horriblement mal. Il devait… tout jeter. Il voulait faire de cet endroit une nouvelle pièce, chaude et accueillante, sans traces de se passé ténébreux. Une part de lui murmurait même que ce pourrait être la future chambre de son enfant.
Mais il n’était pas prêt, et … il ne savait pas où ils en étaient avec Elwèn exactement, tout comme il ne savait pas si un jour elle en voudrait de lui ou… si elle voudrait coucher avec lui. Les elfes avaient d’autres coutumes…et surtout une grande différence d’âge.

Il serait mort qu’elle serait encore dans la fleur de l’âge, épanouie. C’était étrange à imaginer tout de même…

Sur un soupir, Destan se mit à fermer les cartons, entasser les objets, aérer et défaire le lit. Il devait s’occuper pour éliminer les pensées sombres qui voulaient l’envahir…


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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 22 Mar - 0:43



















Destan me semblait moins tendu après mon baiser, mais je sentais qu’il y avait quelque chose d’autre aussi... Alors quand il me rendit mon baiser, me faisant frémir, et qu’il prit mon visage, mon regard plongea dans le sien. C’était comme s’il me transperçait de part en part. Que ses iris argentés lisaient en moi comme en un livre ouvert. Le ton de sa voix m’envoya un violent frisson dans tout le corps, mais ses paroles...

‘‘ Plus personne ne te touchera, sauf moi, Elwèn. Tu es à moi, tu as compris? Il n’y a que moi pour te caresser et dire que ta peau est douce. ‘‘

Mon coeur s’accéléra alors que je fermai un moment les yeux. Cette possessivité me faisait un tel effet que ça me bouleversait totalement en même temps qu’aimer ça. C’était comme une promesse cachée et sensuelle à la fois. Par la déesse de la nature! J’arrivais à peine à calmer ma respiration alors que mes paupières s’ouvraient à nouveau pour le regarder. Ses mains serraient un peu plus mon visage pour ne pas que ma tête déroge.

‘‘ Oui... ‘‘ soufflais-je alors.

‘‘ Je vais te traiter comme l’elfe que tu es. Je vais t’offrir tout ce qu’il y a de bon ici. Mais tu ne sors pas seule. Je ne veux pas qu’il t’arrive malheureux Elwèn. Être intervenu tout à l’heure… aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour toi. Et crois-tu que je m’en serais remis ? Tu es la seule qui… me voit comme un humain et non un moins que rien. Tu es la seule qui… m’aime… j’ai déjà souffert avec « elle ». J’aurais surmonté. Je m’en fiche de souffrir. Mais toi… tu as déjà trop souffert depuis que tu es là. Je… n’arrête pas de me demander si je te mérite. Si tu ne faisais pas mieux de retourner en sécurité auprès des tiens, en paix et de vivre heureux. ‘‘

Je savais tout ça, mais je ne voulais pas le voir à nouveau détruit alors qu’il avait fait tant de progrès! En ces terres, il était la seule personne que je connaissais et en qui j’avais confiance. Oui, il avait été mon geôlier, m’avait torturé et m’avait traité comme une chienne, mais je voyais le bon en lui. Personne ne pouvait plus le faire souffrir maintenant. J’allais veiller sur lui comme sur la prunelle de mes yeux, le ferais sourire plus sincèrement un jour, lui apporterai du bonheur. Je me fichais de ce que les miens pouvaient penser de l’union entre un elfe et un humain. N’avais-je pas toujours été un peu rebelle? Oui j’étais fière, comme mes frères et soeurs, mais cet homme... j’éprouvais quelque chose pour lui et ce n’était pas supercifiel ni même passager. Je voulais lui appartenir, corps et âme, vivre avec lui ainsi que le voir vieillir. J’allais choisir de devenir mortel sans le regretter parce que c’est ce que je désirais, mais en était-il de même pour lui? Était-ce un amour à sens unique?

‘‘ Tu mérites le bonheur Elwèn… Bien plus que moi. Et j’ai peur de ne pouvoir te rendre heureuse. Et… je doute aussi… que… qu’une union pareille soit bien accueillie chez toi… je sais que les elfes sont un peuple fier… et je ne suis pas le plus digne des humains pour être avec une déesse comme toi. Mais je t’aime Elwèn et sais que… qu’importe les décisions que tu prendras… je les respecterais. Si un jour tu… en a marre de mon instabilité… de mes défauts ou de moi tout simplement… et que tu décides de repartir…, je ne te retiendrais pas… même si tu emportais une part de moi avec toi. Tu es la seule qui a touché mon cœur… qui était si bien fermé… ’’

Destan avait soulevé quelques-unes de mes pensées muettes et qu’il dise m’aimer me fit chaud au coeur. Seulement, je ne pus parler à mon tour qu’il m’embrassa tout en caressant ma joue. Il me tourna le dos, montant à l’étage alors que je restais planté là à le regarder disparaître. Lentement, je baissai la tête vers Snow qui se frôlait comme un félin contre mes jambes et je posai les genoux par terre pour entourer son cou et le serrer contre moi. Je lui devais beaucoup... Mon compagnon à fourrure, mon protecteur à quatre pattes.

‘‘ Que ferais-je sans toi, Snow? ‘‘

J’embrassai son museau délicatement, le caressant entre les oreilles pour lui faire plaisir et me relevai pour aller en cuisine. Midi approchait et j’avais en tête de préparer un bon petit repas même si j’avais toujours l’estomac à l’envers. Il fallait que je m’occupe d’une quelconque façon, que j’enlève ces affreuses images de ma tête.
Je mis un certain temps à préparer le repas et posant le tout sur un plateau, me battant avec la chemise qui dénudait sans cesse l’une de mes épaules, je montai l’escalier. Le jeune mercenaire était dans une pièce où les objets étaient poussiéreux. Timide, j’entrai pour poser le plateau au sol et m’agenouiller devant.

‘‘ Je me disais que... peut-être tu aurais faim. Ce n’est pas grand chose et... je voulais être avec toi. ‘‘

Pourquoi est-ce que je rougissais ainsi ? Levant légèrement les yeux sur lui, je me pris à sourire légèrement et lui tendit un bol de bouillon pour qu’il se remplisse un peu l’estomac.
C’est en silence que nous mangions, mais c’est moi qui brisai le silence.

‘‘ Destan... Je veux te faire sourire, rester avec toi. Oublis cette différence qu’il y a entre nous, ce n’est qu’une barrière. C’est lui qu’il faut que tu écoutes. ‘‘ dis-je, en posant ma main là où se trouvait son coeur. ‘‘ Je suis adulte et assez mature pour décider de mon destin, et il est ici, avec toi. Fais-moi voir la beauté de ton peuple, Destan. Montre-moi des choses que je ne connais pas. ‘‘

Mes paroles semblaient l’avoir profondément touchée et poussant le plateau, je vins entourer son cou de mes bras, collant mon corps contre le sien.

‘‘ Ta chemise est un peu grande pour moi... ‘‘

Ce fut assez pour me faire sourire et ensuite, je lui proposai mon aide pour nettoyer la pièce. Il hésita un long moment avant de se résigner et me laisser faire. Les rideaux ouverts et la fenêtre ouverte, j’enlevai les couvertures et poussa de peine et misère le lit dans un autre coin de la chambre. Déplacer les meubles faisait du bien à cet endroit, il fallait s’en dire. Me secouant, j’observai Destan et vint entourer son bras, collant mes lèvres contre son épaule tout en lui souriant.
La journée avait passé rapidement en faisant le ménage et le soir tombait déjà. Nous nous attelions en cuisine quand je murmurai, sur un coup de tête :

‘‘ Je veux dormir avec toi ce soir... ‘‘

Mes joues s’empourprèrent aussitôt et je baissai la tête. Il ne dit ni non, ni oui, alors je ne savais pas ce que son silence signifiait. Peut-être n’osait-il pas parler, m’enfin.
Le ragoût prêt, nous nous installâmes à table et mangeâme en silence pour une seconde fois. Après, nous lavâmes la vaisselle puis monta à l’étage pour s’installer devant un feu de foyer, dans sa chambre. De temps à autre, je tournai les yeux vers lui pour l’admirer, détournant aussitôt les yeux quand il en faisait de même. Sauf que l’heure de se mettre au lit arrivait à grands pas. Destan voulait me reconduire à ma chambre, en bas, sauf que je refusai et il soupira de résignation. Me prêtant une chemise propre, mon homme me laissa aller me laver puis le rejoindre. Ce que je pouvais être gêné! Au départ, je restai assez loin de lui, mais ne tarda pas à m’avancer sans cesse un peu plus jusqu’à ce que je me retrouve collé à son flanc, profitant de sa chaleur.

‘‘ Dis si je te dérange. Ne te gêne surtout pas. ‘‘

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 22 Mar - 13:26



The Darkness of a Soul…


«I love you… »

feat Elwèn Asaë

Les cartons s’empilaient et Destan les fermaient solidement. Ne plus voir ses objets, même ses vieux jouets. Ils rappelaient trop de mauvais souvenirs. Mais il ne pouvait s’empêcher de sourire tristement en agrippant une vieille peluche, une figurine de soldat en armure, un vieux dessin jauni qu’il avait fait, le représentant lui et ses parents avant que le malheur ne s’abatte sur eux. La gorge serrée, il ferma lentement ce carton, comme s’il était sacré. Il tournait la page. Il n’avait plus de famille. Liée par le sang bien entendu. Elwèn était sa nouvelle famille, bien plus joyeuse et chaleureuse que celle qu’il avait eue dès lors que son père avait choisit d’épouser le diable…

Il ne vit pas l’heure passer, et sursauta donc légèrement en entendant des pas dans la pièce. Il se tourna et vit la jeune femme, portant un plateau fumant à bout de bras, une épaule dénudée à cause de la taille de sa chemise. Elle avait cet air timide et gêné qu’il aimait bien, et il s’assit en face d’elle, le plateau les séparant. Elle était craquante avec le rouge sur les joues et sa chemise deux fois trop grande…


-  Je me disais que... peut-être tu aurais faim. Ce n’est pas grand chose et... je voulais être avec toi.

Elle voulait être avec lui ? Cela lui fit chaud au cœur et il prit le bol de bouillon qu’elle lui tendait, mangeant en silence. C’était vraiment très bon et après tout ce qui s’était passé, cela faisait du bien. Le silence n’était pas lourd, bien au contraire, mais Elwèn le brisa :

- Destan... Je veux te faire sourire, rester avec toi. Oublis cette différence qu’il y a entre nous, ce n’est qu’une barrière. C’est lui qu’il faut que tu écoutes. Je suis adulte et assez mature pour décider de mon destin, et il est ici, avec toi. Fais-moi voir la beauté de ton peuple, Destan. Montre-moi des choses que je ne connais pas.

Elle avait posé sa fine main sur son cœur qui s’était mis à accélérer. Elle voulait… rester avec lui…cela lui faisait tellement de bien ! Il avait tant cru qu’elle préférerait s’en aller pour retrouver la lumière et ne plus rester dans les ténèbres qui l’entouraient ! Il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, et la laissa donc pousser le plateau vide pour s’approcher et entourer son cou de ses bras.

Il inspira profondément, se gorgeant de son doux parfum, et aimant par-dessus tout sentir son corps contre lui.


-Ta chemise est un peu grande pour moi...

En effet, il l’avait remarqué… mais il ne dit rien, lui passant le message par le regard : elle était magnifique même avec cette chemise.
Seulement, elle lui proposa son aide pour ranger la pièce et… il ne savait pas… elle avait autre chose à faire et…il se résigna. Son orgueil ne l’avouait pas, mais si elle était là, il aurait moins de difficulté à tout ranger. Il finit donc de ranger les cartons alors qu’elle s’évertuait à déplacer le lit. Tout de suite, la pièce prit une autre forme. Les deux jeunes gens étaient couverts de poussière et ne virent pas le temps passer. C’est donc quand le soir tomba peu à peu qu’Elwèn décida de stopper et d’aller préparer à manger. Destan la suivit donc, et alors qu’ils sortaient le nécessaire, elle murmura :


-  Je veux dormir avec toi ce soir...

Dormir avec lui ? Il déglutit, mais ne sut quoi dire alors qu’elle baissait la tête. Il ne savait pas… la dernière fois qu’une femme avait partagé son lit, c’avait été de force et il l’avait violée. Depuis, il s’était interdit d’avoir une femme à ses côtés, parce que cela réveillait… des pulsions incontrôlables et… il ne voulait pas faire de mal à Elwèn…
C’est donc en silence qu’ils terminèrent de préparer le repas et qu’ils le dégustèrent. Il avait peur de ce qui pouvait arriver si elle dormait avec lui…
Ils nettoyèrent tout, Destan apprenant, puis montèrent dans sa chambre pour s’asseoir devant le feu de cheminée et se détendre. Quand il sentait un regard sur lui, il tournait la tête, mais Elwèn détournait la sienne. Pourquoi ? Bah, elle avait ses raisons…

Quand il fut temps pour eux de se mettre au lit et se remettre de cette longue journée éprouvante, Destan voulut la raccompagner dans sa chambre, en bas, mais il se heurta à un refus et il soupira en se résignant. Il la laissa donc aller se laver, lui-même se débarbouillant vite fait avant de se mettre sous les draps.
Elle revint, resplendissante vêtue de sa chemise, et elle se glissa dans le lit. Son souffle se fit tout de suite plus court et il calmait les images qui lui venaient en tête. Tous deux étaient gênés, mais Destan se sentit en plus rougir quand elle se rapprocha pour se coller à lui. Encore une fois, son corps et ses formes contre lui réveillait l’animal que sa belle-mère avait façonné. Mais il aimait aussi la sentir aussi détendue contre lui…à l’aise…


- Dis si je te dérange. Ne te gêne surtout pas.

-Non… tu ne… déranges pas…Souffla-t-il

Le bras autour de ses épaules, Destan caressait doucement le bras de la jeune femme et le silence était apaisant. A un moment, ils se regardèrent, et sourirent, avant qu’il ne s’approche pour l’embrasser. Bien sûr, ce n’était pas encore aussi doux qu’elle pouvait l’espérer, mais il y travaillait. Sa seconde main se posa sur la joue d’Elwèn alors que le baiser devenait plus fougueux, et il finit par se faufiler sur elle, les jambes de chaque côté. Il l’embrassait, descendait dans son cou, puis le haut de sa poitrine que sa chemise laissait deviner. Il avait le souffle court et souhaitait plus…il la voulait. Il voulait la faire sienne. Qu’elle sache qu’aucun autre homme n’avait le droit de passer après lui. Mais il serra les draps pour se maîtriser.

-Elwèn… Souffla-t-il, front contre le sien, la regardant Je… je … je t’aime et… je veux te le prouver je…

Il s’emmêlait complètement et se tut, lui redonnant un baiser alors qu’une main se déposait sur sa hanche qu’il caressait le plus délicatement qu’il pouvait, l’autre se dirigeant vers sa poitrine. Quand il enveloppa un sein, par-dessus le tissu, il se détacha pour regarder. Elle avait… des seins parfaits… taillés pour ses paumes… il sentait sa virilité répondre à tout ça, mais encore une fois, il se faisait violence pour ne rien faire qui la traumatiserait encore plus. Se redressant un peu, il ouvrit les boutons du vêtement, la regardant pour faire attention au signe de refus de sa part. Mais elle ne faisait rien, alors il dévoila sa poitrine, qu’il enveloppa à nouveau dans ses mains, les malaxant, les faisant siens.

-Ils sont… parfaits… comme leur propriétaire…

Il ne les quittait même pas des yeux, se penchant pour prendre un téton entre ses lèvres et le sucer lentement. Hum ce qu’il aimait ça… elle était sous son contrôle…à sa merci… Donc, une main se chargeant d’un sein, sa bouche de l’autre, sa main libre se faufila entre leurs corps pour se glisser jusqu’à sa petite culotte. De la paume, il couvrit son intimité et tout de suite, elle se cambra alors qu’il ne faisait rien.

-Arrête-moi… si… tu n’aimes pas… ou ne veux pas… je… suis parfois trop impulsif…et je ne veux pas te faire mal…

Il la regarda, ne décelant aucun signe de refus et sa main bougea en bas, sa bouche reprenant possession de son sein qu’il aimait énormément. Ce qu’il aimait sentir les réactions d’un corps de femme…c’était une douce mélodie pour lui…et encore plus provenant d’Elwèn… sa main accélérait en bas, et il la sentait se tendre, se cambrer, et se délectait de ses petits gémissements qu'il lui soutirait déjà.

A un moment, il stoppa tout, la lâchant net, pour retirer la chemise qu'elle portait, puis la sienne, ainsi que son pantalon. Ils étaient sur un pied d'égalité, juste en sous-vêtement. Il l'embrassa avec amour, un peu brute. La sentir fébrile entre ses mains était d'une jouissance extrême. Alors lentement, il fit descendre sa culotte le long de ses fines jambes, la jetant au pied du lit avant d'écarter ses jambes et d'embrasser l'intérieur de ses cuisses, remontant dangereusement vers sa féminité qu'il... ne se priva pas de saluer de la langue. Là encore, elle gémissait et il sentait ses doigts se crisper dans ses cheveux en bataille. Il s'amusait, comme jamais il ne l'avait fait. Il était comme un enfant à qui on donnait un nouveau jouet, sauf qu'il faisait attention à ne pas lui faire mal. Alors il rajouta ses doigts à la langue qui la titillait déjà et quelques minutes plus tard, il releva la tête, pour lui dire :


-Vas-y jouis pour moi !

Ce qu'elle fit, se déversant contre sa main alors qu'il souriait. Passant la paume sur le drap, il retira son caleçon à son tour, revenant sur elle avec un regard un peu carnassier. Il bougea juste son bas-ventre, frottant son membre contre elle, si humide, si prête...

-Je te veux...maintenant...Elwèn...

Il la vit se mordre la lèvre, les yeux mi-clos, et son coeur fit un bond de joie quand elle susurra :

-Alors prends-moi... Fais-moi tienne, Destan.

Il sourit et l'embrassa, lui mordant même la lèvre alors qu'il s'approchait. Mais n'étant pas doux par nature... elle grimaça. Il avait sentit cette petite barrière se briser à son premier assaut et il s'était stoppé directement, une main sur sa joue, inquiet. C'était la première fois qu'il avait affaire à une vierge... mais elle lui sourit, et il l'embrassa pour s'excuser, se maîtrisant pour être lent et délicat, pour qu'elle s'habitue à lui. Affalé sur elle, avec juste le bas-ventre qui bougeait, il soufflait contre son cou et lui chuchota à l'oreille :

-N'oublie jamais... que c'est moi qui suis passé par là le premier... que... ça m'appartient...

Il aimait ça. Il adorait faire l'amour. Et c'était nouveau de ne pas être aussi vif et brutal qu'il l'avait été. Seulement, Destan ne se doutait pas de ce qu'il avait ravi à Elwèn, en plus de sa virginité...

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 22 Mar - 15:46



















‘‘ Non… tu ne… déranges pas… ‘‘

Aussi stupide que cela puisse paraître, je sentis mon sourire s’élargir et une vague de chaleur m’envahir. Savoir que je ne le dérangeais pas alors que j’étais dans son espace vital me rassurait. Chez le guérisseur, ce n’était pas réellement la même dynamique. Là, nous étions dans sa maison, sa chambre et son lit. Destan bougea légèrement pour entourer mes épaules de son bras et je me sentis protégé de tout. En réalité, j’étais bien contre lui, à l’aise malgré le passé. Sa caresse me fit frissonner et faiblement fermer les yeux tant elle était douce, puis nos yeux se croisèrent malgré la presque obscurité. Seule la lueur du feu dans le foyer éclairait cette vaste pièce. Je souriais et mon homme en fit de même, bien que plus faiblement. Doucement, j’approchai mes lèvres des siennes pour lui voler un baiser de bonne nuit, mais il s’intensifia quand Destan posa une main sur ma joue afin de le prolonger. Mes orteils étaient pris de fourmillements tant je frissonnais, donc quand il apparut au-dessus de moi pour continuer de m’embrasser, je frémis. Mes paupières se fermaient pour me permettre de m’enivrer de toutes ces nouvelles sensations. Ses lèvres quittèrent les miennes pour traces ma mâchoire et descendre toujours un peu plus. Mon souffle se fit plus profond alors que sa bouche se posait juste au-dessus de ma poitrine, près de l’ouverture de la chemise de l’homme. Par tous les dieux... J’étais si fébrile, voulait qu’il continu... C’est à ce moment qu’il souffla mon prénom, me força à rouvrir les yeux et le regarder

‘‘ Elwèn… ‘‘

Son front contre le mien, je sentais son souffle chaud contre ma peau, mais aussi, je voyais son regard briller d’une nouvelle lueur. Elle... m’envoutait.

‘‘ Je… je… je t’aime et… je veux te le prouver je… ‘‘

Voilà, je fondais littéralement sous lui, perdu dans l’acier de son regard. Malgré ce silence, je compris ce qu’il voulait et me surpris à en avoir aussi envie. Je... l’aimais. Sincèrement. Quoi que mon peuple dise, les jugements qu’ils pourraient avoir à mon égard, j’étais amoureuse de cet humain et voulait la même chose que lui. J’en avais envie, ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant. Destan posa un peu durement ses lèvres sur les miennes, mais il s’améliorait énormément. Sa main droite se posa sur l’une de mes hanches et la chair de poule se forma à la surface de ma peau. L’effet de ses gestes, de ses paroles ou son regard avait une force violente sur moi que je ne comprenais toujours pas. Alors quand l’une de ses mains s’approcha de mon buste, je fermai à nouveau les yeux, mon corps n’attendant que ça. Et quand ça arriva, ma bouche resta entrouverte. C’était... si étrange ce qui se produisait en moi, cette fébrilité que jamais je n’avais ressentie avec autant de force.
Des mains se posèrent sur l’encolure de la chemise, la déboutonnant lentement pour dévoiler ma poitrine nue que le mercenaire ne se priva pas de posséder. Il touchait et je serrais les draps de mes doigts tant c’était plaisant.

‘‘ Ils sont… parfaits… comme leur propriétaire… ‘‘

Sa voix si sensuelle me fit rougir, tout comme son commentaire. J’avais chaud, me tortillait légèrement sous lui et ce fut d’autant pire quand son visage se déroba à ma vue. Je sentis sa bouche sur mon sein gauche et une main sur l’autre. Les frissons se faufilaient jusqu’en bas, mes muscles se contractant alors que je prenais pleinement conscience de mon désir envers Destan. Ma respiration se fit plus courte encore quand sa main quitta pour descendre sur mon ventre.

Oh... par tous les dieux... !

‘‘ Arrête-moi… si… tu n’aimes pas… ou ne veux pas… je… suis parfois trop impulsif… et je ne veux pas te faire mal… ‘‘

Je croisai à nouveau son regard, ne parvenant toujours pas à dire quoi que ce soit. Il recommença à sucer mon sein, me tirant un faible gémissement de plaisir alors que sa main caressait mon intimité par delà le tissu de mon sous-vêtement. Fermant les yeux, je me mordis la lèvre, serrant les draps et mon corps se cambra sans que je ne puisse le contrôler. Tout ce qui se passait en moi était si fort, si... délicieux!
Mais Destan s’arrêta en me laissant pantelante. Mes paupières s’ouvrirent à nouveau alors qu’il m’enlevait la chemise, le seul réel vêtement qui me couvrait et il en fit de même. Son corps... ces muscles saillants zébrés de cicatrices... J’avais envie de les toucher, de les embrasser et ces pensées me firent rougir avec violence. Son pantalon tomba un pied du lit alors qu’il s’approchait à nouveau pour m’embrasser, ses sentiments pour moi traversant ses gestes, même malgré sa dureté. Mon corps se colla au sien pendant qu’il me mettait à nu et il embrassa l’intérieur de mes cuisses tout en remontant dangereusement. Yeux fermés, doigts crispés, j’attendais en même temps que redouter ce qui allait arriver. Alors quand il y passa sa langue dans un mouvement lent et téméraire, je poussai un gémissement plus bruyant et me cambrai quand il ajouta ses doigts. Je parvenais à peine à réfléchir tant c’était puissant... quand j’entendis sa voix, je hurlai et mon corps, cambré, retomba mollement sur le matelas.

Je miaulais, une main dans mes cheveux, quand je le sentis contre moi, tout en bas. Destan me tira un autre gémissement et je me mordis la lèvre, chaude comme la braise, le regardant avec un regard fiévreux.

‘‘ Je te veux... maintenant... Elwèn... ‘‘

S’il avait su à quel point moi aussi je le voulais... je me surprenais moi-même à avoir ce genre de réflexions, me fichant que ce soit bien ou mal. J’étais heureuse d’être avec cet homme. Heureuse qu’il me fasse découvrir un plaisir de la vie que je n’avais jamais connu. D’une voix suave, que je ne me connaissais pas, je lui susurrai doucement :

‘‘ Alors, prends-moi... Fais-moi tienne, Destan. ‘‘

Son sourire... il valait tout l’or du monde! Je le lui rendis, l’homme prenant possession de ma lèvre à nouveau, la mordant même et me faisant frémir. Il profita de ce moment pour pénétrer en moi et je grimaçai puisque ce ne fut pas extrêmement doux comme entrée. Je mis un moment avant d’ouvrir les yeux et me calmer quand je sentis une main chaude sur mon visage. Ouvrant les yeux, je lui fis un sourire pour le rassurer; ça allait. Destan m’embrassa alors et ses hanches commencèrent à bouger, me faisant un drôle d’effet à l’intérieur, mais... ça procurait de telles sensations. Son souffle contre ma peau me donnait la chair de poule, sans compter ses paroles qui me firent presque ronronner.

‘‘ N’oublie jamais... que c’est moi qui suis passé par là le premier... que... ça m’appartient... ‘‘
‘‘ Je... suis à toi... toi seul... ‘‘ Soufflais-je, poussant un gémissement. ‘‘ Personne d’autre... Destan... ‘‘

J’avais décidé d’abandonner mon immortalité pour vieillir avec lui, à cet instant précis. Cet homme serait le seul à partager mes jours, ma vie, mon lit. Le seul. À quoi bon vivre éternellement quand son amour allait vieillir au fil des années? Je ne pouvais pas me permettre de le regarder mourir dans le futur, alors que je serais encore aussi jeune d’apparence qu’en ce moment. Je ne le pouvais pas, peu importe ce que les autres diraient. J’étais prête à tout endurer...
Mes bras entourèrent son cou, mes doigts caressant sa nuque et ses cheveux en bataille, et mes jambes entourèrent sa taille pour que je puisse le sentir s’enfoncer plus profondément en moi, me faisant crier un peu plus fort. J’avais chaud, mon sang bouillait, alimenté par tout ce qu’il me procurait. C’était un plaisir interdit que je ne voulais que savourer pour la première fois de ma vie, mais pas la dernière.

‘‘ Je t’aime... je... t’aime! ‘‘

Et ce petit sourire béat sur mes lèvres alors qu’il y allait avec un peu plus de vigueur.
Je lui appartenais...

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MessageSujet: Re: The Darkness of a Soul... [PV Destan]   Sam 22 Mar - 16:47



The Darkness of a Soul…


«I love you… »

feat Elwèn Asaë

-  Je... suis à toi... toi seul... Personne d’autre... Destan...

Elle gémissait, et entendre ce son, ainsi que ses paroles, le fit frémir avec violence, alors qu’il continuait, se contenant pour ne pas être trop brutal. Cette femme le rendait fou, littéralement. Il aimait la sentir contre lui, la voir éprouver du plaisir pour lui et surtout… il aimait la posséder de cette manière. Il l’embrassait, certes un peu trop rudement, mais ses gestes en bas étaient plus doux, jusqu’à ce qu’elle entoure son cou de ses bras et sa taille de ses jambes, les collant un peu plus l’un à l’autre. Il était plus loin en elle que jamais il n’avait été chez aucune femme et… bon sang que c’était délicieux comme sensation. Comme une protection pour homme…

- Je t’aime... je... t’aime!

Il sourit en voyant le sien, béat et si beau, et il se décida à accélérer un peu plus. Prenant appui sur ses paumes, dévoilant son torse couturé de cicatrices, dont l’énorme causée par Crow, il y alla plus vivement, la faisant hurler. Lui-même retenait des râles de plaisir et tout montait. La pièce était une fournaise, accentuée par le feu dans la cheminée. Mais les jeunes gens s’en fichaient bien…

Ce n’est que plus tard qu’ils hurlèrent de concert, Destan se relâchant en elle et s’affalant sur ce corps qui était désormais à lui. Le souffle court, il murmura :


-Tu es… si belle…si parfaite…

Il embrassa sa tempe et se retira le plus lentement possible, s’allongeant à côté. Quand elle vint se blottir contre lui, il la serra d’un bras, et sur un dernier bonne nuit suivit d’un baiser, ils fermèrent les yeux, comblés.

Au matin, Destan s’étira et tourna la tête de côté pour voir son ange, endormie. Ce qu’elle était belle… et les souvenirs de la veille étaient délicieux…
En silence, il se leva, remit les draps sur elle, et alla se laver et se vêtir. En descendant, Snow lui fit la fête et il le fit sortir pour les besoins, avant d’aller à la cuisine. Il n’était pas très à l’aise avec ça mais… il voulait apporter le petit-déjeuner au lit pour Elwèn. Il fit donc chauffer de l’eau pour le thé, sortant un plateau et des tartines avec de la confiture. L’eau fut chaude trop lentement à son goût, peu patient, et quand enfin ce fut bon, il servit deux tasses de thé et prit le plateau pour remonter dans la chambre. Elwèn émergeait à peine et il put admirer son sourire quand elle vit le repas.


-J’ai pensé que tu pouvais avoir faim.

Il ricana et mit le plateau sur ses jambes une fois qu’elle se fut assise, cherchant aussi un baiser. Il ne s’était jamais vu agir de la sorte non plus, mais c’était naturel. Comme si cette attitude avait toujours été en lui, mais qu’il l’avait étouffée au profit d’une autre.

Pendant qu’elle mangeait, il l’admirait, ne s’en privant pas.


-Tu es… si belle… et… tu… tu m’as donné ta virginité… cela me prouve… tant de choses…

Elle le regarda, lui offrant ce joli sourire timide qui lui seyait si bien et étira un bras pour caresser son visage et replacer ses cheveux en désordre.

-Je ne voulais que m'offrir à l'homme qui saurait m'apprivoiser... Cet homme, c'est toi. Mes sentiments sont réels envers toi. N'en doute jamais. Tu es une bonne personne, en plus d'être séduisant.

Il se sentit rougir, tout comme elle. Ses paroles le touchaient tellement…personne ne lui avait dit qu’il était une bonne personne. Personne. Elle était la seule et unique…alors il s’approcha, mangea un bout, et posa le plateau plus loin. Là, il leva une main, pour l’approcher d’elle et remettre ses cheveux derrière son oreille. Mais il parcourut cette même oreille du bout des doigts. Cette oreille pointue, qui montrait toute la différence entre eux… et cela fit revenir une autre pensée qui le fit ricaner mais qui sortie d’une voix tremblante de sa bouche.

-Tu sais… c’est drôle de penser que je vais vieillir, et que tu vas rester jeune et belle… que je vais devenir vieux, moche et sénile, et toi rester aussi belle que maintenant… mais ce qui me rassure c’est… que je sais que tu seras là pour… m’accompagner… jusqu’au bout… et qu’ensuite tu pourras trouver quelqu’un d’autre…

Il vit son sourire s’effacer lentement, et il ne comprit pas. Avait-il dit quelque chose de mal ? Elle caressa ses lèvres d’un pouce, murmurant :

-Je vais vieillir avec toi, Destan. Un elfe ne donne son coeur qu'une seule fois. À deux ou rien du tout...

Il fronça les sourcils, ne comprenant pas immédiatement ce que cela signifiait. Et quand il le fit… il déglutit et se sentit mal.

-Elwèn… tu… as perdu ton… immortalité… quand… j’ai… ?

Elle ne fit qu’hocher de la tête, ce qui lui suffit comme réponse. Sur le coup, il ne sut que dire, calmant son cœur et sa colère envers lui-même.

-Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Souffla-t-il. Même si c’est ton choix je… n’avais pas le droit de te la voler comme ça… il aurait fallut… voir avec ta famille, ton peuple…je ne veux pas que tu ais des problèmes et… je… Elwèn…

Elle s’approcha de lui, posant ses mains sur ses joues et le regardant droit dans les yeux. Elle semblait si… tranquille… apaisée…

-Ç'aurait put être à un autre moment. Ce n'est pas toi, c'est moi qui ait décidé de l'abandonner là. Tu ne m'as rien volé, Destan. À quoi bon vivre éternellement quand les gens que nous aimons disparaissent, dis-moi ? Aimerais-tu me voir vieillir et mourir alors que toi, tu resterais jeune ?

Non… il ne supporterait pas de la perdre… elle était une moitié de lui… sans elle il ne savait plus marcher, parler ou manger…
Elle soupira, et il déglutit.


- Tu n'aurais pas voulu, ma famille et mon peuple non plus. Je ne t'aurais plus revu ensuite alors que c'est vers toi qu'on m'a mené.

En effet, si elle le lui avait dit il se serait stoppé… ne plus la revoir… oh non… il ne voulait pas qu’on l’éloigne… elle était à lui et rien qu’à lui…

-Tant que tu ne le regrettes pas plus tard… je respecte ta décision. Mais…cela ne va rien faire sur ton corps ? On… ne voit rien… alors… ou maladie ou … enfin quelque chose qui montre que tu es… mortelle…

Elle secoua la tête et il l’écouta, aussi curieux qu’un gamin :

- Je ne le regretterai pas, ne t'inquiète pas, et non. Mon corps reste le même; une elfe, mais l'immortalité en moins. C'est tout. Une petite coriace.

Oui une coriace, il avait remarqué ! Il lui rendit son baiser et admira son sourire, puis la força à vider le plateau. Ceci fait, elle put aller se changer, et ils descendirent, Snow leur faisant la fête. Ils sortirent, Destan lui montrant les délimitations de son terrain. Il la voyait tout regarder, lui tenant la main, et lui dit :

-Si jamais… tu as envie de quelque chose… un potager ou… un espace pour te détendre et lire… dis-le moi… je te le ferais…

Les elfes aimaient être proches de la nature alors si Elwèn voulait quelque chose de ce type, il le lui fabriquerait sans problème. En tout cas, jamais il ne s’était sentit aussi heureux, et même si son sourire ne venait pas aussi naturellement que celui de la jeune femme, Destan savait qu’il y arriverait un jour. Parce que son avenir était des plus clairs depuis qu’Elwèn était là…

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