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 La fin d’un rêve

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MessageSujet: La fin d’un rêve   Ven 9 Mai - 14:21

La petite expédition chez les Lycans avait été un véritable échec. Pendant deux journées et deux nuits il avait réussit à suivre les traces de sa cible, espérant qu’elles le conduiraient au campement des Lycans. Mais Ragnar avait finit par perdre les traces. Trop fatigué pour soutenir le rythme de la bête, il s’était décidé à faire plusieurs petites pauses pour pouvoir tenir la distance. Mais l’une d’elles fut fatidique. La pluie et la discrétion de sa cible avaient fait disparaitre les traces dans une partie très dense de la forêt. Pendant deux autres journées, il avait cherché en vint d’autre signe, se raccrochant à l’espoir qu’il était assez prêt de son objectifs pour que d’autres Lycans aient laissées leurs empreintes.

A l’aube du 4e jour, il dut se rendre à l’évidence et faire marche arrière. Son plan avait échoué, même si cela lui évitait surement de courir un grand risque. Les jours suivant furent rythmé par la chasse et la marche. Bien qu’il fût revenu à son point de départ, il devait rester mobile. Si les gens du coin lui tombaient dessus, il pouvait passer un mauvais quart d’heure. Il repensa alors à d’autres solutions pour prendre contact avec les Lycans, sans coin la suite des évènements devenaient inévitables… Bien entendu, sa réflexion le poussa à plusieurs reprise à redessiné le visage d’Orlaithe, mais chaque fois il chassait cette image. Le passé était la passé, seul l’avenir comptait, et il avait bien trop de chose à penser et à régler pour se permettre ce genre de choses.

Après deux semaines de solitude complète bien que salutaire sur pas mal de plan, il était temps de retrouver ses hommes. Il avait définit avec Bragg son nouveau lieux de débarquement. Les navires devraient arriver à l’aube… Une dernière nuit dans la forêt, et il pourrait retrouver l’ambiance de sa taverne, et les chants de ses guerriers. Lorsque le soleil pointa enfin le bout de son nez, le grand Khan était déjà sur la plage, assit sur un arbre mort, guettant l’horizon. Enfin les premières voiles furent visibles. Et quelques minutes plus tard, les navires étaient sur le bord de la plage. En tant normal il aurait déjà été à leur rencontre, mais il s’amusait à observer le débarquement de ses hommes. Quatre navires lui faisaient face, et des dizaines de celtes en débarquaient. Alors que le plus grand nombre avaient déjà mit pied à terre, il se décida enfin à les rejoindre. Mais plus il se rapprochait, plus quelques choses semblait clocher… Il ne reconnaissait pas ces hommes, ils n’étaient pas des siens, pas de ses expéditions. Où était Bragg ?

C’est alors qu’un homme imposant se détacha du groupe et vint lui faire face. Ragnar c’était arrêté, une 10e de mètres les séparaient. Le soleil face à lui, il avait dut mal à l’identifié, mais une chose était sûr, ce n’était pas le colosse.


Ragnar Aledan ! Ton règne et finit ! Et ta vie prend fin.

Dans le regard de celui qui était le Grand Khan se mêlait incompréhension, haine et même de la peur. C’était aussi simple que ça ? Il venait de tout perdre en quelques jours sans même en avoir conscience ? Sa capitale était tombé en son absence, et probablement ses amis avec ? Bragg, Hanna et les autres… Après quelques secondes qui lui parurent des heures, il releva la tête. Si les dieux l’avaient voulut ainsi, alors il ferait honneur à leur souhait. De geste lent et calme, et il détacha son bouclier, et empoigna sa hache. La tête haute, il hurla à l’adresse de ses opposants.

Je suis Ragnar ! Je ne suis peut-être plus le Grand Khan ! Mais je suis l’élue des dieux ! Vous voulez ma mort ? Venez la chercher, et je vous montrerai la prix qu’il faut payer pour l’obtenir !
Venez !


D’un geste de la main, l’homme qui lui faisait face envoya deux hommes à sa rencontre. Ragnar s’en sentit presque offensé, mais resta sur ses gardes. Les deux hommes étaient de bon combattant, mais la rage de Ragnar couplé à ses capacités lui permit de les mettre au sol rapidement. Trois autres furent envoyés, et bien qu’il y gagna une petite entaille au bras, il leur offrit le même sort. C’est alors que le bruit caractéristique des cordes que l’on relâche lui parvint. Une flèche siffla à son oreille une seconde après, le manquant de peut. Par réflexe, il releva son bouclier et deux autres flèches virent s’y figer dans un bruit sourd alors que plusieurs guerriers montait à leur tour à la charge. Bien que ce ne fût pas dans ses habitudes, il se mit à fuir. Il savait que sa mort était là, mais il comptait bien en emporter le plus possible avec lui, et à découvert sur cette plage, c’était mission impossible à cause des archers.

Alors qu’il cherchait à regagner la forêt à grand pas, les flèches sifflaient derrière lui. L’une vint lui ouvrir fortement le mollet, l’obligeant à se cacher derrière le premier arbre qu’il croisa. Grimaçant il observa les dégâts et comprit rapidement qu’il n’irait pas bien loin… Un cri le tira de ses pensées, ses premiers adversaires étaient déjà sur lui, trois jeunes hommes bien trop téméraires. Le premier tenta de le décapité, mais sa lame se coinça dans le bois et Ragnar l’éventra sans autres formes de procès.  Un coup de bouclier obligea le deuxième à reculer alors que le troisième voyait sa cage thoracique se faire ouvrir par la hache de Ragnar. Mais toujours plus arrivaient et il devait reprendre sa fuite.

Pendants ce qui lui parut des heures, celui qui se disait Roi des celtes s’enfonçait dans la forêt, poursuivit par son peuple. En fait le combat ne dura réellement qu’une grosse quarantaine de minutes. Ses bras le faisaient souffrir, et sa jambe ne lui offrait quasiment plus aucun appui. Il pensait avoir tué ou estropié une bonne 30e d’hommes depuis qu’il avait quitté la plage. Mais il n’était pas au mieux non plus. Ses bras étaient lacérée de plusieurs coupures, son arcade droite saignait abondamment et ne lui arrangeait pas la vue. Une belle balafre lui zébrait le dos et la pointe d’une épée lui avait traversé la peau au niveau de son torse, fort heureusement pas assez profondément pour être fatale…

Il ne fonctionnait plus que par automatisme. Son corps avait prit la pas sur son esprit, et chaque mouvement était plus raide les uns que les autres. Il se retrouva soudain bloqué par une rivière. Elle semblait profonde et la traversé était impossible. Il pivota sur lui-même et vit ses adversaires le rejoindre, mais tout en gardant leur distance. Leur cible était prise au piège, pourquoi se presser ? Il tenta de se ressaisir, et analysa la situation. Il n’avait plus sa hache, et avait déjà perdu une de ses deux haches de lancé. La deuxième dans sa main, il observa son bouclier qui manifestait des signes clairs de faiblesses. C’était la fin….
Les celtes formaient un arc de cercle devant lui, et leur chef s’avança. Ragnar s’essuya les yeux pour mieux le voir. C’est alors qu’il reconnu enfin son bourreau. C’était un Khan du sud qu’il pensait avoir tué au combat lors de sa prise de pouvoir plus de quatre années auparavant. Visiblement il c’était trompé, et celui-ci avait préparé sa vengeance depuis bien longtemps… Les deux hommes s’observaient sans échanger un mot, chacun prenant conscience de ce qui les opposaient. Ragnar ne tenait quasiment plus debout, et ses membres ne lui répondraient pas longtemps…


C’est finit Ragnar. Tu es mort…

Le celte rigola et allait lancé en réplique cinglante lorsque deux flèches vinrent lui transpercer la poitrine. Sa hache lui glissa des mains et il les observa, comme surprit de les trouver là, dans son corps. Ses yeux bleus se relevèrent vers son tueur, et il tomba à la renverse dans les eaux tumultueuses. Plus rien. Plus de son, plus d’image, il ne sentait même pas son corps balloté par les flots impressionnant de la rivière. Il sombra dans le néant.

La lumière revint que bien plus tard. En même temps que la douleur et la souffrance. Il était sur le ventre, allongé sur son bouclier sur la berge d’une rive. Dans un râle, il fit un effort terrible pour se retourner sur le dos. Sa respiration était difficile et tout son corps n’était que douleur.  Son bouclier avait surement fait office de bouée et l’avait sauvé. De sa main libre et s’osculta brièvement. Le bras qui tenait son bouclier c’était sans doute démis au niveau de l’épaule. Ses blessures visibles semblaient pour la plus part non mortels. Il repensa alors aux flèches. Elles n’étaient plus la, sans doute arraché par les flots. Pourtant, l’une n’était pas entièrement partie, la pointe et une partie de la hampe était encore figée dans son corps, il pouvait la sentir. Sa main retomba sur le sol. Il n’avait plus la force de quoi que ce soit, et sa respiration était difficile. Qui sait depuis combien de temps il avait dérivé sur la rivière…

C’était donc aussi misérablement qu’il allait mourir ? Seul, dans un pays qui n’était pas le sien. Une mort qui viendrait doucement et insidieusement… L’ironie de tout cela lui tira un sourire. Ainsi les dieux l’avaient fait monter si haut pour tomber si bas ? Il avait pourtant tant de choses à accomplir… Doucement, la fatigue l’emporta, et ses paupières se fermèrent…
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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Dim 11 Mai - 17:15

Plusieurs mois s’étaient écoulés depuis son aventure à Celtica. Orlaithe Brydia était retournée à sa vie d’avant, parmi les siens. Le campement lycan lui avait manqué, mais aujourd’hui elle désirait plus que cela... Malgré cela, notre lycane n’allait pas pleurer sur son sort, et c’est pourquoi elle reprit immédiatement son rôle de guerrière au sein de la meute. L’alpha lui donna diverses missions au cours des mois, et comme toujours, Orlaithe revint victorieuse. Rien ne lui résistait. Seul son cœur lui faisait défaut. En effet, la louve ne voulait plus des mâles de Karaths, et ne prenait pas même la peine de répondre à leurs demandes. Elle restait seule, toujours plus sérieuse et froide envers son entourage. La réussite était désormais son alliée.

Est-ce que cela allait durer ? Peut-être pas… à quelques lieux de là, quatre navires Celtes approchaient de la plage... Orlaithe fut avertit par un éclaireur, et sans attendre d’avantage, elle couru aussi vite qu’elle le pu. Que venait faire des Celtes ici ? Ragnar faisait-il partit du voyage ? Une rage sans nom envahit le corps de la jeune femme, et dans sa course folle, elle entama une transformation incontrôlée. Sa respiration s’était accélérée, sa vitesse également. Une épaisse fourrure recouvrait son corps, et en tendant bien l’oreille, on pouvait entendre de temps en temps un hurlement au fond de la forêt.

La femme avait laissé place à la bête, et son instinct la poussait vers l’ennemi. L’odeur était forte, le sang avait déjà giclé sur le sol. Elle entendait les flèches siffler et les hommes crier. Très vite, l’ombre d’Orlaithe tomba sur des cadavres encore chauds, et elle ne se pria pas pour les dévorer. Les os brisaient sous ses crocs, et les griffes découpaient la chair. C’était comme si on lui indiquait le chemin, elle n’avait qu’à suivre les corps.

Les agresseurs de Ragnar Aledan avaient mal calculé leur coup, car avec tant de bruits, les lycans ne tardèrent pas à arriver. La plage était déjà envahit de loups géants, et ils n’eurent aucun mal à décapiter bon nombre d'entre eux. C’était une armée monstrueuse, et de simples hommes ne pouvaient rien contre eux. Si seulement ils avaient pensé à l’argent !

Plus loin, au bord des eaux tumultueuses, un groupe venait d’attaquer Ragnar. La bête eut tout juste le temps de voir ses yeux bleus avant qu’il ne tombe à la renverse. Elle resta là sans bouger, la langue pendante. Connaissait-elle ce regard ? La louve lâcha un grognement à l’égard des hommes. Ces derniers ne tardèrent pas à lui décocher quelques flèches. Ils étaient pris de panique, et les cris des Celtes résonnaient jusqu’à eux. Orlaithe ne broncha pas pour autant lorsque les pointes entrèrent en contact avec sa peau. Elle les fixa un à un de ses yeux dorés, puis se jeta sur eux sans la moindre retenue. Deux d’entre eux prirent la fuite, mais la lycane ne fit rien pour les arrêter. Peut-être aurait-elle dû.

Pour l’heure, elle ne pouvait s’empêcher de regarder la rivière face à elle. L’homme était tombé dedans, blessé. Ce regard lui rappelait vraiment quelque chose… et puis arriva ce qui devait arriver : Orlaithe plongea dans les flots. Grâce à ses muscles puissants, elle n’eut pas trop de mal à nager dans les courants. La bête ressortit sur la berge plusieurs mètres plus bas. L’homme était là, allongé sur le dos, inconscient.

La lycane s’approcha lentement, marchant sur son bouclier. Sa gueule se trouvait à quelques centimètres de son visage. Elle lécha le sang qui gouttait sur son torse, déchirant à moitié le tissu qui l’enveloppait. Bientôt, un autre lycan arriva sur la berge. Orlaithe releva la tête vers lui, montrant les crocs. Par chance, le lycan en question n’était pas bien imposant… il ne mit que peu de temps avant de déguerpir. Il avait sans doute compris que ses chances étaient moindres face à Orlaithe. Cet homme était désormais sa proie, et personne ne la lui prendrait.


***

Orlaithe se réveilla devant chez elle, allongée par terre, avec un mal de crane atroce. Il faisait nuit dehors, et le campement était plus calme que jamais. Se redressant en douceur, elle attacha ses longs cheveux en queue de cheval, lâchant un long soupir. Elle ne se souvenait pas vraiment de sa journée, comme à chaque transformation. En tout cas, elle avait retrouvé son foyer, c’était l’essentiel. Elle monta les marches qui menaient à sa maison sur pilotis, quand tout à coup elle aperçu une silhouette sur le sol…  baissant les yeux, elle retint un cri. C’était Ragnar Aledan.

« Ragnar ! Qu’est-ce que tu fais là ?! Ragnar réveille toi !! » dit-elle furieuse.

Ce n’est que là qu’elle comprit qu’il était blessé. Si jamais quelqu’un le voyait, tout pouvait s’enchainer très vite. Ouvrant la porte précipitamment, Orlaithe tira de toutes ses forces le Celte chez elle. Une fois la porte fermée à clé, elle fit les cents pas, bouleversée. Que devait-elle faire ?! Elle ne pouvait tout de même pas le laisser dans cet état, mais si Doylana apprenait sa présence… elle n’imaginait pas les conséquences ! Prenant une grande respiration, elle se hâta de trouver des bandages et des plantes médicinales. Après une bonne heure de soins, Orlaithe l’allongea sur son lit, nerveuse. Dans quelle merde elle s’était encore fourrée !... à en croire les morsures sur son bras, c’était elle qui l’avait ramené ici… et la seule chose dont elle se souvenait, c’était l’invasion sur la plage. Comment cela avait-il finit ?


« Pourquoi es-tu revenu idiot… »


***

Plusieurs heures s’écoulèrent, et Orlaithe en profita pour faire un tour à la belle étoile. Elle avait besoin de se changer les idées, d’apaiser son cœur et son esprit. Sur le chemin du retour, elle ne trouva pas la force d’ouvrir la porte. Elle décida de rester encore un peu sur la terrasse. Elle devait à tout prix éloigner Ragnar du camp, le renvoyer à Celtica.
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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Dim 11 Mai - 20:48

Son corps l'avait lacher depuis un moment, l'emmenant dans un gouffre sans fin d'inconscience et de vide. Son esprit divaguait. Sous ses yeux il voyait le Corbeau, son emblème tomber du ciel, percé d'une flèche. Il voyait son pays entier en proie aux flammes. Son règne avait prit fin, il était mort, ses amis le rejoindraient probablement si ce n'était pas l'inverse...

Le Valhala... Y avait-il droit ? Venir s'assoir avec les meilleurs guerriers Celtes, avec ses amis et ses ennemis, avec les dieux. Manger, boire et combattre. Il avait fait assez couler le sang pour leur gloire. Il devait y avoir le droit ! Toute autre issue était impossible, impensable...

Pourtant son coeur ne trouvait pas le repos... Comment avait-il pu en arriver là ? Tout perdre si facilement, sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Sans avoir été présent... Son grand projet était passé avant tout, il avait fait le choix d'aller rencontrer les Lycans. C'était une erreur sans nom ! S'il avait été à Celtica, les choses auraient été différentes, il en était persuadé.Il aurait pu faire échouer cette prise de pouvoir. Hanna et Bragg seraient encore en vie. Et il aurait pu revenir sur ce monde où il voulait mettre un pied à terre... Il aurait pu revoir Orlaithe, pour le meilleur ou pour le pire, et sans doute pour le pire. Mais il avait toujours espéré la revoir, ressentir sa peau et son odeur...

Des cauchemards qui s'enchainaient, des questions sans réponse, des "si" avec lesquelles il voulait refaire le monde, refaire sa vie. Une autre voix, une autre issue, une autre chance... Mais doucement tout se dissipa. Les nuages de son esprit s'éffilochaient petit à petit. Lorsque ses yeux s'ouvrire enfin, il mit de très longue seconde à comprendre qu'il respirait encore. Un retour à la réalité douloureux.Il prit en grande bouffée d'aire alors que son coeur s'emballait. Où était-il ?!

Se redressant avec difficulté, la première chose qu'il remarqua, ou plutot sentit c'était les soins qu'il avait reçu. Des bandages couvraient ses plaies, son épaule avait été remise et le reste de la flèche avait disparu. On c'était occupé de lui ? Ses yeux bleus cherchèrent rapidement ses armes, sans pouvoir mettre la main dessus. Il se sentait nue comme un verre sans elles, vulnérable à souhait.
Devant se rendre à l'évidence, il observa alors ce qui l'entourait. La batisse semblait sommaire, mais pourtant bien conçu. Une chose était certaine, il n'était pas dans son pays, ce qui en soit était une bonne nouvelle. Ses adversaires ne l'avaient pas capturé, ou alors pas encore ramener chez lui... Quelqu'un l'avait-il trouvé et soigné ? Qui donc ? Il n'avait que des ennemis sur ce continent, ou la personne concerné ne savait pas qui il est. Qui il était... Ce rappel à sa situation lui serra le coeur, le ramenant à tout ce qu'il avait perdu...

Après quelques minutes à essayer de comprendre, il tenta de se lever sans un bruit. Etrangement, il se sentait bien malgré ce qu'il avait subit. Il avait eut de la chance, et visiblement un bon soigneur... Son regard balaya une nouvelle fois la pièce. Quelque chose dans l'aire lui disait quelque chose. Il n'arrivait pas à mettre la main dessus, mais quelque chose lui semblait familier. Une atmosphère ou une odeur... Mais quoi ? Ses yeux tombèrent sur un couteau de chasse. C'était mieux que rien. Il s'en empara, et testa l'arme. L'équilibre était quasi parfait. Soudain un bruit derrière la porte attira son attention. Sur ses gardes, il ajusta sa poigne sur l'arme et s'approcha de la porte. Si ses adversaires avaient été assez stupide pour lui laisser de quoi se défendre, ils allaient le regretter. Doucement, il ouvrit la porte. A son grand étonnement, elle ne fit presque pas de bruit. Il faisait nuit, et il semblait se trouver dans un village paisible. Ouvrant un peu plus, il trouva une silhouette assise sur le rebord des marches, lui tournant le dos. Visiblement la personne semblait prise dans ses songes et ne l'avaient pas repéré. Il sortit de sa cachette et se glissa derrière sa cible, venant d'un coup glisser la lame sous sa gorge.


Où suis-je ?


Le ton était à la fois autoritaire et inquiet. Mais rapidement il se figea. l'odeur de la jeune femme venait de lui révélé son identité. Stupéfait il relacha immédiatement son emprise et il se laissa tomber en arrière, assis sur les planches, dos au mur. La lame tomba de sa main. Il c'était attendu à tout, sauf à ça. Orlaithe. Ses yeux bleus semblaient incrédules alors qu'elle s'était vivement retourné vers lui. Son amante Lycan, celle qu'il avait toujours espéré revoir depuis bien des lunes sans jamais le souhaité.. Il pensait ne jamais la revoir. Mais cela espliquait cette atmosphère qu'il avait ressentit, cette sensation lorsqu'il c'était réveillé, comme si les soins et son odeur était resté gravé dans son esprit alors qu'il était inconscient.

Ses yeux se détachèrent d'elle pour observer les alentours d'un regard presque absent. Il était au campement des Lycans, c'était l'issue la plus logique. Un léger rire nerveux le secoua, un rire qu'il ne controla pas. L'ironie de la situation était presque magnifique. Il avait cherché ce camps en tant que Grand Khan pour faire avancer sa race sans jamais le trouver. Cela lui avait couté son rang. Et maintenant qu'il n'était plus rien, il s'y trouvait, et avec Orlaithe...Les dieux s'amusaient-ils de lui ?

La jeune femme c'était approché de lui, elle semblait étonné de son état. Il est vrai qu'il avait toujours débordé d'assurance, voire de suffisance par moment. Et il était là, presque prostré sur ces planches. Et son regard d'acier ne brillait presque plus. Il n'était plus le meme, c'était une évidence. Son regard vide se reporta sur elle. Hagard, c'est presque sans controle que sa main se leva pour venir caresser le visage de la lycan, comme pour s'assurer que c'était bien elle.


Tu aurais mieux fait de me laisser rejoindre mes dieux Orlaithe..


Son coeur était divisé, les sensations se mélangeait. Bonheur de la retrouver, haine de ce qui lui était arrivé, peur du futur. Il avait du mal à faire le point, à calmer son esprit et son coeur. Une chose était évidente, les dieux les avaient de nouveau réunit. La question était de savoir pourquoi...
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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Mar 13 Mai - 20:21

Orlaithe était tant bouleversée, qu’elle n’entendit pas la porte s’ouvrir. Ses yeux étaient rivés vers le ciel, le cœur serré. Assise sur le rebord des marches, elle attendait de trouver la force nécessaire pour affronter le Celte. Pendant ce temps, Ragnar s’avançait dans l’ombre... Il vint se glisser derrière elle, posant la lame sous sa gorge.

Où suis-je ?

Orlaithe devinait à sa voix son inquiétude. Elle resta silencieuse, le regardant se figer sur place. Ca y est, il l’avait reconnu… Sous la surprise, le Grand Khan tomba au sol, dos au mur. Il venait de lâcher son arme et la jeune femme lui adressa un léger sourire. Elle comprenait totalement son attitude. Leur retrouvaille était un choc pour tous les deux.

Lentement, Orlaithe s’approcha de lui. Le comportement de Ragnar avait quelque chose d’étrange. Il n’était plus comme avant… était-ce à cause de l’invasion de toute à l’heure ? Elle avait énormément de questions à lui poser, mais elle ne voulait surtout pas le brusquer. Il leva finalement sa main, et lui caressa le visage. La lycane posa ses doigts sur les siens, fermant les yeux quelques secondes.


Tu aurais mieux fait de me laisser rejoindre mes dieux Orlaithe..

Ne dis pas de bêtises… je ne l’aurais pas permis. Viens, rentrons.

L’aidant à se relever, elle ouvrit une nouvelle fois la porte de sa maison et la referma derrière eux. Son cœur allait éclater à l’idée de se retrouver dans cette pièce avec lui, mais elle devait le cacher aux yeux des lycans… ici, il n’était rien d’autre que de la chair à pâté. Inspirant profondément, Orlaithe le fit s’assoir sur une chaise, lui offrant par la même occasion un verre d’eau.

Tu l’as sans doute remarqué, mais tu es au campement des Karaths. Je t’ai visiblement ramené ici sous ma forme lycane… va savoir pourquoi. Silence. Dans tous les cas, personne ne doit te voir, surtout après cette invasion ! La meute est en pleine effervescence, et je crains que de nombreux celtes aient perdu la vie aujourd’hui.. Je suis navrée Ragnar.

Comment partager sa peine ? Les navires celtes avaient délibérément envahit la plage dans la journée. Était-ce Ragnar qui avait donné cet ordre ? Et pour quelle raison ? Orlaithe détourna les yeux, retournant dans sa petite cuisine. Elle saisit un couteau et commença à couper des tranches de pain, la main tremblante. La situation était irréelle ! Elle en avait presque des sueurs froides.

Tu.. tu dois avoir faim, je vais te préparer quelque chose…

Notre louve ouvrit tous les placards, nerveuse. Elle fit tomber quelques plats et finit par s’entailler le doigt sous l’agitation. Décidément, recevoir le Grand Khan chez elle ne lui réussissait pas du tout ! Elle lui jeta un rapide coup d’œil, espérant qu’il ne remarque rien. Elle lécha alors les petites gouttelettes de sang, tout en cherchant le fromage et les restants de viande. Orlaithe avait toujours quelques provisions, et étant bonne chasseuse, la viande ne manquait jamais. Elle apporta le tout sur la table, ainsi qu’une chope de bière destinée au Celte.

Tâche de retrouver des forces, tu en auras surement besoin dans les jours à venir… dit-elle d’un air sérieux.

S’asseyant à côté de lui, elle commença à soulever les bandages pour voir l’aspect de ses blessures. La cicatrisation serait nettement plus longue sur lui, mais les herbes étaient efficaces. Au moins, il ne risquait pas une quelconque infection. Glissant sa main sur son épaule, elle plongea son regard dans le sien.


Peux-tu la bouger correctement ?
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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Mer 14 Mai - 15:01

Ne dis pas de bêtise ? C’était peut-être difficile à comprendre mais il aurait réellement préféré mourir à ce moment là. Depuis plusieurs années sa vie était dictée par un but et un seul. Il avait sacrifié pas mal de chose pour ça, pour Celtica, pour son rêve. Et il avait tout perdu. A cet instant, sa vie n’avait plus raison d’être. Rejoindre ses dieux aurait été une échappatoire autant qu’une récompense. Pourtant, bien qu’il ne l’avouera pas, la présence d’Orlaithe était apaisante… Ses doigts s’étaient glissé quelques instants dans les siens avant qu’elle ne l’aide à se relever. Il la suivit sans un mot alors qu’elle refermait la porte derrière eux.

Il apprit alors ce qu’il supposait, c’est à elle qu’il devait la vie, bien qu’il était étonnant qu’elle l’ait fait sous sa forme Lycan. Après tout, elle avait déjà combattu pour lui dans cet état…
Rester cacher, oui c’était une évidence. Mais il prit conscience des risques qui pesait au dessus de la tête de la jeune femme. D’une certaine manière les choses étaient inversé par rapport à leur première rencontre, mais la situation était visiblement très différente. Ainsi donc les Lycans avaient repoussé l’invasion. Mais les celtes n’étaient pas venus pour eux, mais pour lui, et sans doute sans lame en argent. Le combat était inégal. Pourtant la réponse qu’il lâcha n’était sans doute pas celle attendue.


Vous auriez dût tous les tuer…


La haine était palpable dans ses mots. Oui, s’ils étaient tous mort cela l’aurait enchanté. Il n’avait jamais souhaité autant la mort des siens, mais ce sentiment de trahison englobait tout son peuple. Comment avaient-ils pu laisser une telle chose se produire ? Comment Bragg et Hanna avaient-ils pu laisser tout ça se faire ?

La lycan s’était détourner, proposant de lui faire à manger. Il n’avait pas faim, sa colère lui remuait trop le ventre pour lui donner envie d’avaler quoi que ce soit. Mais il savait qu’il avait besoin de retrouver des forces. Un jour, ils paieraient tous pour ça, il s’en était fait le serment… Assit sur une chaise, il observait Orlaithe. Ses mouvements semblaient approximatifs. Il s’entailla même le doigt. Le risque qu’elle courrait lui pesait tant que cela, où était-ce autre chose ? Elle revint alors vers lui, et l’occulta comme l’aurait fait Toubib. Qu’était-il devenu d’ailleurs ? Le vieux celte se serait probablement ranger du coté des plus forts. Tout ce qui importait au vieillard était de soigner les blessés. Il ne pouvait pas lui en vouloir, et avait toujours respecté les convictions de cet homme. Perdu dans ses pensées, il fut presque surprit de la question de son amante et y répondit machinalement en faisant quelques mouvements.


Mon épaule se remettra avec du repos, mais ma cage thoracique me fait souffrir, sinon je m’en sors plutôt bien.


Relevant les yeux vers elle, il se rendit alors compte de leur proximité et de la main de la jeune femme sur son épaule. Cela le troubla légèrement, une opposition de douceur par rapport à ce qu’il venait de vivre. Et ces yeux… Il n’avait jamais pu oublier ce regard qui l’avait tant marqué. Mes ses sentiments étaient totalement occultés par son esprit qui tournait à plein régime. Il avait beaucoup de choses à comprendre, analysé sans compter ce qu’il devait encaisser. En un instant il songea à ne rien dire à Orlaithe, il était un danger pour elle ici, et plus vite il repartira mieux ça serait pour elle. Mais pour aller où ? Et de toute manière, elle allait probablement lui demander des explications, et sans doute des nouvelles d’Hanna…

Dans un effort sur lui-même et en contradiction avec ce qu’il souhaitait, il prit sur lui, et fit ce qui lui paraissait le mieux. D’un geste doux mais pourtant ferme, il repoussa calmement la main d’Orlaithe rompant le contact.


Tout ne c’est pas passé comme prévu. C’est tout ce que tu as besoin de savoir…


Il se redressa, mettant machinalement la main là ou se trouvait ses haches pour y trouver que des encoches vides. Il remonta sa main sur les bandages essayant de voir la profondeur des plaies au touché, se demandant s’il supportera la marche qu’il devait entreprendre. Il savait que ses mots étaient durs. Son cœur lui hurlait de rejoindre ses bras qui lui avaient tant manqué. Un refuge dont-il n'avait jamais penser avoir tant besoin. Mais il venait de tout perdre, et il était hors de question pour lui de mettre en danger Orlaithe. Elle était la seule chose qui lui restait même s’il avait conscience qu’elle ne lui avait jamais appartenu. Ses yeux bleus se tournèrent vers la porte. Il soupira doucement et se tourna de nouveau vers elle, mais en prenant soin d’éviter son regard.

Tu peux me faire sortir d’ici sans risque ?
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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Mar 27 Mai - 19:17

Vous auriez dût tous les tuer…

Les mots de Ragnar étonnèrent au plus au point notre lycane. Pourquoi diable disait-il cela ? N’était-ce pas son peuple ? N’était-ce pas lui qui avait donné l’ordre d’envahir la plage ? C’était à ne plus rien comprendre. La haine qui émanait de lui était pourtant bien réelle. Il s’était forcément passé quelque chose… qu’en était-il de Hanna et de Brag ? Malgré ses tourments, Orlaithe demeura muette, préférant attendre le bon moment pour obtenir des réponses.

Une fois tous les deux à table, elle comprit bien vite qu’il n’avait pas faim. Mais Ragnar allait devoir se forcer, afin de reprendre des forces et accomplir sa quête, quelle qu’elle soit.


Mon épaule se remettra avec du repos, mais ma cage thoracique me fait souffrir, sinon je m’en sors plutôt bien.

Orlaithe hocha doucement la tête. Il avait eu de la chance qu’elle le trouve, enfin, d’une certaine façon. Son regard croisa le sien pendant quelques secondes, et puis tout à coup, il la repoussa d’un geste doux mais ferme.

Tout ne c’est pas passé comme prévu. C’est tout ce que tu as besoin de savoir…

Comme tu voudras. Dit-elle vexée.

Orlaithe lui tourna alors le dos, observant par la fenêtre le campement lycan. Il y avait quelques personnes dehors, et la jeune femme sentit l’envie soudaine de sortir. La compagnie de Ragnar était pesante, et de toute façon, il était encore trop faible pour bouger.


Tu peux me faire sortir d’ici sans risque ?

J’essaierai… Mais pas ce soir. Tu es faible, et les lycans rodent. Nous en reparlerons demain.

Se dirigeant vers une petite pièce au fond de la maison, Orlaithe enfila une veste en fourrure. Elle fouilla dans son coffre en bois, et en ressortit une hache en argent. Lorsqu’elle revint vers le Celte, elle lui lança l’arme, le regard dur.

Voici de quoi te protéger, au cas ou. Nous les lycans, possédons toujours quelques armes en argent, si certains de nos frères deviennent incontrôlables… ne t’en sert pas à la première occasion Ragnar. Ici, c’est moi qui suis responsable de tes actes. Maintenant mange et va te coucher. Je sors quelques heures.

Orlaithe était sèche, mais l’attitude du Grand Khan lui déplaisait. Elle comptait bien lui faire comprendre qu'ici, il ne représentait rien, et par conséquent, qu'elle lui était supérieure.  Au fond, elle s'était doutée que les retrouvailles n’allaient pas être romantique, ils étaient si compliqué tous les deux!

Prenant la sortie, Orlaithe abandonna Ragnar pour la soirée. Elle ne s'inquiétait pas trop à son sujet, personne ne viendrait à cette heure, et il était trop faible pour tenter une évasion.  Elle s’éloigna donc du camp, ne voulant pas attirer l'attention des loups avec l'odeur de Ragnar. Elle se mit à courir à travers les arbres, pieds nus dans la terre humide. Orlaithe se trouva un chêne massif, auquel elle grimpa sans mal. Là, au creux du tronc, elle s’installa confortablement et finit par s’assoupir.

Son sommeil fut court, car au bout d’une heure à peine, elle rouvrit les yeux. Une chouette s’était posée près d'elle et l’observait dans l’ombre. La lycane se redressa et lui fit peur. La sensation d’être épiée ne lui plaisait guère. Se redressant, elle fixa l’horizon de son regard doré. Un feu crépitait un peu plus loin. Etait-ce des lycans ? Elle prit pour décision d’aller voir. Frottant sa peau avec des épines de pins, et avec de la terre, Orlaithe effaça un peu l'odeur humaine.


Orran ? Ewen ? Que faites-vous ici ?

Ah, Orlaithe, Salut ! On fait notre tour de garde, avec l’attaque d’aujourd’hui, on est jamais trop prudent ! On y était pas, mais il parait que c’était impressionnant. T’as des infos ? dit Orran.

Évidemment! Elle aurait du s'en douter. L'alpha ne prenait pas les choses à la légère, et le campement tout entier devait déjà être au courant des faits. Orlaithe s'approcha lentement, puis finit par s'assoir près du feu.


Pas vraiment. Je me rappelle avoir vu les navires sur la plage, la bataille, mais après tout est devenu flou. Tu comprendras j'en suis sure.

C'était des Celtes! Pourquoi sont-ils venus ? Toi qui est déjà allée là-bas...!
poursuivit Ewen.

Oh, tu sais, j'étais leur prisonnière... Ce sont des pillards, rien de plus. Et puis d'après ce que j'ai vu, ils n'ont pas emporté d'armes en argent, ils ne pourront rien contre nous.

Tu as sans doute raison Orlaithe. Peut-être est-ce ton ravisseur qui revient te hanter ahah!


Les deux lycans rirent en cœur, tout en trinquant avec leurs chopes. La louve ria amèrement avant de les attraper par le cou. Orran et Ewen étaient de bons compagnons, un peu plaisantins, mais loyales et forts. Elle n'avait pas cette relation avec tout le monde dans la meute. D'une certaine façon, son ami n'avait pas tord, Ragnar Aledan était revenu la hanter. Comment cette histoire allait-elle se terminer ? Pour l'heure, la jeune femme décida de mettre ses problèmes de côtés, et de profiter de la soirée.

Elle rentra bien plus tard, une fois le baril de bière vidé et le feu réduit à l'état de braises. Elle alluma quelques bougies dans la maison, histoire d'y voir un peu plus clair, et vint s'allonger dans le lit, ne se demandant même pas si Ragnar y était ou non. Elle s'endormit toute habillée, tirant la couette en se retournant.

Demain était un autre jour, mais dieu sait comment ils allaient sortir du camp sans se faire remarquer...
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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Jeu 29 Mai - 12:42

Elle lui confirma alors qu’elle pourrait le faire sortir, mais que ce n’était pas le moment. Il aurait pu protester, et manqua de justesse de le faire, mais il savait aussi qu’elle avait raison. S’il devait combattre il ne sera pas en état. En parler demain ? De toute manière il n’avait pas le choix. Puis il l’observa se diriger dans une autre partie de la pièce, semblant chercher quelques choses.

Lorsqu’elle se retourna, elle lui envoya une hache. Il l’attrapa par reflexe et observa immédiatement la lame. Elle ne valait pas la sienne, mais cela restait une hache plus que correcte, et l’argent ne lui serait pas de trop ici. Elle le mit en garde, lui ordonna presque de ne pas bouger d’ici. Cela lui tira un sourire ironique. Oui, les situations étaient inversées. Elle prennait des risques. Mais tout n’était pas exactement comme jadis. Elle avait toujours voulut retrouver sa terre. Lui n’avait plus rien, plus de retour possible, plus de futur. Qu’allait-il faire ?

C’est pendant qu’il réfléchissait à tout cela qu’Orlaithe disparut par la porte. Visiblement elle n’avait pas apprécié son comportement. Lorsque la porte se claqua, une sorte de vide s’empara du Celte. Il resta un moment immobile, puis alla s’assoir sur une chaise. La tête basse, il s’égara dans ses pensées, alors que ses doigts jouaient avec la lame de sa hache. Le départ de la Lycan le troublait. Malgré la complexité de leur relation et de leur caractère, sans compter le coté impossible d’une telle liaison, elle était tout ce qu’il lui restait… Il voulait l’éloigner de lui, pourtant pouvait-il vraiment se passer d’elle maintenant ?..

La soirée se passa lentement, très très lentement. Toujours assit sur son banc, il laissait ses pensées divagué, sans vrai but. Ce n’est que lorsque sa fatigue le gagna qu’il put enfin se reprendre. Un petit trajet et il alla s’allonger dans le lit. Ses yeux bleus observaient le plafond, essayant de trouver les réponses à ses questions, à se qu’il restait de son existence. Il fallait peut-être tout simplement qu’il change…

Lorsqu’Orlaithe rentra, il avait sombré dans le sommeil depuis bien longtemps. Et son petit manège de le réveilla même pas. Beaucoup trop de fatigue physique et nerveuse pour ne pas tomber dans on sommeil profond et sans rêve. Dans un sens, il n’avait pas aussi bien dormit depuis bien longtemps. Il n’avait plus de menace, plus de responsabilité. Il n’y avait plus que lui et sa vie.. Et après tout ce qu’il avait supporté, être en plein cœur d’un camp Lycan ne lui faisait pas si peur qu’il aurait probablement dut.

Vers les premières heures du matin, ses yeux bleus s’ouvrirent doucement. Il sentit immédiatement la présence de la jeune femme. Avec délicatesse, il se tourna vers elle. Elle dormait encore, le visage tourné vers lui. Elle était magnifique… Il resta là, à la regarder encore un moment et ne bougea que lorsqu’il remarqua les prémices de son réveil.

Doucement sa main vint se poser sur la joue de la jeune femme, la tira définitivement de ses songes. Il ne dit rien, la laissant finir d’émerger avant d’enfin se décider.


Je suis désolé pour hier… Je te dois la vérité…


Il retira doucement sa main, et leva ses yeux vers le plafond, essayant de trouver les mots juste tout en finissant de remettre les choses dans leurs contexte.

Bragg et Hanna sont mort… Non pas sur la plage, mais sans doute à Celtica… Le débarquement n’était pas sous mes ordres. J’était resté ici car je suis partit sur les traces d’un Lycan. Je voulais retrouver le camp et me confronter avec ton Alpha. Je n’ai jamais réussit à arrivé jusqu’ici. Pendant mon absence un de mes anciens rivaux que je croyais mort à visiblement prit le pouvoir…
Ces hommes sur la plage étaient là pour me tuer…


Il se tourna de nouveau vers elle, et plongea son regard dans le sien.

Je ne suis plus rien Orlaithe, le grand Khan est mort. Et je ne suis plus qu’un exilé..

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MessageSujet: Re: La fin d’un rêve   Sam 7 Juin - 13:26

La soirée fut plus longue que prévue, et à son retour, Orlaithe s’endormit sans peine dans le lit au côté du Celte. Aux premières heures du matin, ce fut la main de Ragnar qui la tira de ses rêves. Lentement, elle ouvrit les yeux, puis se mit à fixer le jeune homme qui se trouvait face à elle. Elle avait presque oublié qu’il était là, comme si c’était impossible à concevoir.

Je suis désolé pour hier… Je te dois la vérité…

Il semblerait que le Grand Khan se soit finalement décidé à révéler la vérité… A cet instant, la lycane n’aurait pu dire si elle souhaitait vraiment l’entendre ou non.

Bragg et Hanna sont morts… Non pas sur la plage, mais sans doute à Celtica… Le débarquement n’était pas sous mes ordres. J’étais resté ici car je suis partit sur les traces d’un Lycan. Je voulais retrouver le camp et me confronter avec ton Alpha. Je n’ai jamais réussit à arrivé jusqu’ici. Pendant mon absence un de mes anciens rivaux que je croyais mort à visiblement prit le pouvoir… Ces hommes sur la plage étaient là pour me tuer…

Orlaithe encaissa chacun de ses mots, ne bougeant pas d’un centimètre. Elle venait de recevoir trop d’informations d’un coup. Bragg et Hanna étaient morts ? Comment une telle chose aurait pu se produire ? Eux, qui étaient de grands guerriers ! La louve serra la mâchoire, essayant tant bien que mal de garder son calme. Une transformation serait mal venue.


Je ne suis plus rien Orlaithe, le Grand Khan est mort. Et je ne suis plus qu’un exilé…

La jeune femme venait de se lever du lit, laissant tomber son manteau de fourrure sur le sol. Elle marcha jusqu’au fond de la maison, ouvrit son coffre et vint s’entailler la main en serrant une lame d’argent. Une douleur nécessaire pour éviter toutes prémices de métamorphose. La rage bouillonnait en elle, et son cœur devait retrouver un rythme normal… Hanna était morte. Ragnar n’était plus le Grand Khan de Celtica. Les envahisseurs voulaient sa peau.  C’était un réel chaos.

Orlaithe revint auprès de Ragnar quelques minutes plus tard, le visage dur. Elle aurait voulu le frapper, lui crier dessus et pleurer avec lui. C’est à cet instant qu’elle se rendit compte de l’importance de Hanna à ses yeux. Une femme au grand cœur, et à la poigne de fer. C’était impossible… tout ceci était une belle farce. Pourtant, la plage était encore occupée, c’était là une preuve non ?


Ce que tu peux être stupide… Pourquoi être partit de Celtica ?! Tu n’es pas éclaireur Ragnar tu es le Grand Khan !! Non pardon, monsieur n’est plus qu’un exilé ! Tu as failli à ton devoir voilà tout. Et regarde où ça t’a mené ! Ici, dans le trou du cul du monde à te cacher ! Je n’en reviens pas, je n’y crois pas ! Finit-elle par dire en haussant le ton.

La lycane s’assit sur une chaise, les jambes tremblantes. Elle avait l’impression d’avoir un poids énorme sur les épaules. Comment allait-elle sauver son amant de tant de guerriers ? S’ils étaient à ses trousses, d’autres allaient venir. Ça ne finirait jamais. Pas tant que son ennemi serait au pouvoir à Celtica…

On doit faire quelque chose Ragnar. Ça ne peut pas durer cette histoire… Orlyën risque de souffrir encore longtemps si nous ne mettons pas un terme aux conflits celtes. Je ne pourrai tolérer cela. Réveil toi et reprends ce qui t’appartient non ?

Orlaithe espérait faire cesser toute forme d’hostilité. Pour cela, Ragnar Aledan devait redevenir le Grand Khan, et qui sait, peut-être que l’Alpha pourrait signer un traité de paix avec les Celtes. Tout ceci deviendrait alors un mauvais souvenir…

Tu es sur ? Pour Bragg et Hanna ?
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La fin d’un rêve

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