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 Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]

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MessageSujet: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Lun 31 Mar - 17:32

Melwyn était surexcitée ! Lyov lui avait dit d’enfiler une tenue correcte et de le rejoindre. Il lui avait donné le lieu sur un bout de papier et était parti en trombe. Lyov avait mentionné un bal et Melwyn était enchantée. Ils allaient enfin pouvoir vivre une soirée rien qu’à eux. La jeune femme ne s’était pas méfiée du sourire énigmatique du garçon. Après tout, il avait plusieurs fois fait ce sourire là sans qu’il y ait forcément quelque chose de louche. Il avait l’air plutôt content de cette soirée et Melwyn lui faisait confiance pour l’emmener là où il fallait qu’ils soient. Elle se savait prête à le suivre n’importe où et aimait les surprises.

La question de la tenue se posait maintenant qu’elle était dans sa chambre et qu’elle avait étalé toutes les affaires dont elle disposait.

Après une longue concertation avec elle-même, elle avait décidé de mettre le paquet. C’est donc pour cela qu’elle avait choisi LA robe. Il ne s’agissait pas d’un vulgaire bout de tissu un peu joli, non, il s’agissait du vêtement dans lequel Melwyn se sentait la plus belle. C’était la tenue qui la faisait penser qu’elle pouvait faire n’importe quoi. Elle l’enfilait donc soigneusement, elle avait encore du temps pour s’apprêter.

La jeune femme se regarda dans le miroir fortement satisfaite du résultat. Tout n’était que fluidité, la robe semblait voler autour de son corps. Elle était couleur bleu ciel très pâle, presque blanc. D’ailleurs des petites tâches pailletées blanches venaient orner la robe. Elles étaient très dispersées sur le bas de la robe, plus on remontait vers le haut et plus les petites paillètes étaient nombreuses. Au niveau de sa poitrine, les paillètes recouvraient presque complètement le bleu pour former un joli amas de blanc ressemblant à un nuage.

Melwyn se retourna et se tordit la tête pour observer la façon dont cette robe dévoilait son dos jusqu’au creux de ses reins. Elle sourit puis recouvrit totalement son dos avec une sorte de châle blanc qu’elle passa sur ses épaules. Elle se mit de nouveau de face et se déhancha laissa la fente du vêtement découvrir une partie de sa jambe.

Elle entreprit alors d’attacher ses cheveux de façon à ce que son cou soit un peu découvert. Elle en fit un fouillis bien organisé à l’arrière, laissant quelques mèches retomber. Melwyn s’observa de nouveau, elle était décidément au sommet de sa forme. Elle était ravie de pouvoir partager un moment loin des tensions précédentes avec Lyov, comme une couple « normal ».

Son épée était posée sur le lit et Melwyn la dévisageait. Etait-il réellement nécessaire de la porter ce soir ? Serait-elle tolérée dans l’endroit où ils avaient rendez-vous ? La jeune femme soupira, même si elle aspirait à une soirée « normale », elle savait bien que ce n’était pas chose facile.


*On ne sait jamais* Pensa-t-elle

Elle fixa donc le fourreau d’Aëla contre sa cuisse, de façon à ce qu’on ne la voit pas. Elle l’avait attaché avec plusieurs pans de tissu. Melwyn remit sa robe par-dessus –l’épée était bien sur du côté non fendu de la robe- afin de s’assurer que l’on ne voyait rien.

Elle sortit de sa chambre et se dirigea vers le lieu de rendez vous. Elle arriva devant un grand bâtiment ou beaucoup de personne « de la haute » s’affairait. Melwyn fut encore plus contente de son choix vestimentaire à la vue des tenues des autres femmes. La jeune walkyrie commençait à se demander ce qu’elle faisait là, qui était l’hôte d’une telle cérémonie ?

Le bâtiment était joliment décoré et il semblait que la fête battait son plein. Beaucoup de monde, beaucoup d’alcool. Une grande allée menait au bâtiment principal, elle était illuminée de torches enflammées. On pouvait discerner de l’extérieur les multiples salles au rez-de-chaussée remplie de personnes aux habits colorés. A l’étage, plusieurs chambres étaient allumés où les silhouettes des femmes en pleine préparation jouaient aux ombres chinoises. Melwyn observait tout cela dans un silence complet. Lyov avait-il réellement des connaissances de ce rang là ?

En y regardant de plus près, ils semblaient tous être issus de ce monde là ou alors ils jouaient très bien la comédie. Melwyn se redressa un peu pour avoir l’air d’être du milieu également. Elle resserra le châle autour d’elle et commença à scruter les alentours pour essayer de voir Lyov. Elle ne pouvait pas l’appeler pour qu’il sache où elle se trouvait. Melwyn ne savait pas sous quel nom Lyov allait se présenter. Allait-il encore s’appeler Sebastian comme la dernière fois ? Ou choisirait-il un autre nom ?
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Lun 31 Mar - 20:09

« Vous n’avez aucun ordre à me donner. Cela fait longtemps que je n’ai pas passé ce genre de moment avec elle. Elle viendra. Point. »

Il se détourna doucement et quitta la pièce. C’était un salon faiblement éclairé, il n’y avait qu’une table et quelques chaises, contre les murs, il y avait un ramassis de tonneaux, d’armes blanches, de cordages et d’un tas d’autres objets sans intérêt sur lesquels Lyov n’avait jamais posé le regard. Dans ce salon se trouvaient trois personnes. C’étaient des tueurs locaux et pas très connus et mal habillés qui sévissaient dans le domaine d’un noble appelé Vladimir, alias Vlad Ils avaient bien la tête de l’emploi. Des barbes de trois jours, des habits rapiécés et de vieux couteaux émoussés. Quelques jours plus tôt, ces trois tueurs avaient fait appel à la Dernière Ombre pour se débarrasser de ce noble qui affamait la population et traitait le peuple comme des esclaves.

En même temps, sans l’aide de Lyov, ils ne risquaient pas d’aller bien loin. Et puis, le tueur tenait absolument à emmener Melwyn, il ne supportait pas de passer une soirée sans elle, et comme la soirée prévoyait des chambres pour ses invités, il n’aurait revue sa belle que le lendemain matin, et cela le rendait malade.

Beaucoup de clients avaient commandé la mort du noble. Une fois avec sa tête, il pourrait se faire un sacré paquet en la montrant à tous ses clients. Mais il y avait plus fort. Pour une fois, ce meurtre représenterait un vrai défi.

Il avait tué des nobles, des pauvres, des vieux mais il n’avait jamais tué quelqu’un chez lui avec autant de monde autour. Il devait faire preuve de discrétion et d’habileté. Il bénéficiait surtout de l’aide d’une femme. Une stratège, une brillante dans son domaine, d’une beauté sans pareil. Cette femme, c’était Melwyn. Il était de plus en plus amoureux à chaque seconde passée à ses côtés.

Vlad donnait une soirée, il avait extorqué les paysans de son domaine pour payer cette somptueuse fête et elle promettait d’être magnifique. Il fallait s’habiller en conséquence.

Le domaine était joliment décoré, la fête avait déjà commencée. Des gens dansaient parlaient riaient, les verres circulaient autant que la nourriture. Il y en avait plus que Lyov n’aurait pu en manger en un an.

Noir. Comme d’habitude. Il portait un costume assez simple, pantalon noir, chemise et veste noire. Il avait coiffé ses cheveux noirs pour qu’ils ne soient plus aussi indisciplinés et plus brillant qu’avant. Lyov avait toujours été magnifique, mais il fallait inventer un nouveau mot pour le décrire. Sa peau blanche paraissait comme une voile blanc et doux recouvrant son corps. Ses yeux bleus étaient sublimés par ses longs cils noirs qui tranchaient avec sa peau

Mais il y avait quelqu’un qui le surpassait. C’était sa belle.
Il arriva enfin devant le manoir du noble et la chercha du regard. Ce ne fut pas dur, elle était immobile, un peu nerveuse, mais tellement belle … Il sentit un moment l’air lui manquer, il ne l’avait jamais vu ainsi, on aurait du une autre, une déesse. Elle était Walkyrie mais ne pouvait pas être simplement mortelle. Une telle beauté étaient exclusivement donnée aux dieux.

Il s’approcha d’elle, par derrière avant de poser doucement ses mains sur ses yeux, rapprochant son visage de son cou

« Qui c’eeeeeest ? »

Il sourit doucement et observa son dos. La première partie était cachée par un châle blanc alors que le bas de son dos était agréablement nu. Il y laissa promener un regard envieux mais ne dit rien, se contentant d’attendre qu’elle se regarde.

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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Lun 31 Mar - 22:49

Alors que Melwyn attendait sagement Lyov, des mains vinrent se poser sur ses yeux :

« Qui c’eeeeeest ? »

La voix, le souffle dans son cou et la peau douce de « l’inconnu » n’aurait trompé personne. Melwyn avait tout de suite reconnu son homme. Elle prit les mains de Lyov et les ôta de ses yeux pour se retourner. Elle sourit de toutes ses dents et se jeta à son cou. Melwyn était réellement heureuse de le voir, elle se réjouissait sincèrement de cette soirée rien qu’à eux. Elle déposa un baiser dans son cou et se recula pour mieux l’observer.

Il était tout simplement divin. Son costume noir lui allait à la perfection, tranchant magnifiquement bien avec le teint de sa peau. Elle passa ses mains dans ses cheveux qui étaient encore plus doux que d’habitude. Ses yeux revinrent se plonger dans ceux de Lyov et son cœur loupa un battement. C’était décidément d’un des plus beaux jours de sa vie.

« Enchantée Monsieur…. ? »

C’était une façon de savoir comment elle allait devoir l’appeler aujourd’hui. Elle prenait très à cœur le fait qu’elle seule connaissait son secret. Melwyn ne voulait surtout pas faire une gaffe. Elle savait comment cela se terminerait si elle révélait son prénom et que quelqu’un faisait le lien. Elle serait obligée d’assister à un massacre et s’en sentirai responsable. Non, dans ce genre de cas, il valait mieux demander pour être sûre de ce que l’on peu ou ne pas dire.

« Sebastian » avait-il répondu.

Melwyn lui sourit tout en haussa un sourcil l’air de lui faire remarquer son manque d’originalité. Elle le prit par la main et l’entraina vers l’entrée. Un garde se trouvait là et vérifiait qui était invité ou non. Melwyn s’en approcha et lui souhaita le bonsoir comme si de rien n’était, elle porta ensuite ses yeux turquoises sur Lyov. Celui-ci s’éloigna doucement pour murmurer des choses à l’oreille du garde sous les yeux attentifs de Melwyn. Qu’est ce que cela signifiait ? Après quelques instants, le garde et Lyov revinrent à la hauteur de la jeune walkyrie.

« Très bien sir Sebastian, allez-y »

Melwyn observa d’un air suspect Lyov mais prit quand même le bras qu’il lui offrait.

« Bonne soirée Milady »

Melwyn haussa les sourcils, comme surprise d’autant de courtoisie de la part d’un inconnu. Elle hocha la tête pour le remercier. Elle avança en même temps que Lyov, tous deux marchèrent dans l’allée menant au manoir. Le passage avec le garde était oublié tant l’endroit était beau. Ils prirent le temps d’admirer la décoration, ils ne se pressèrent pas pour arriver. A l’entrée du manoir, un domestique leur tendit un verre. Melwyn se saisit de l’un deux et lança un petit regard à Lyov.

« Milord »

Une domestique fortement bien habillée vint se placer auprès de Lyov avec un regard amusé. Elle lui mit un masque sur le visage et prit soin de l’attacher derrière. Melwyn souriait et mourrait d’envie de rire devant la difficulté de la jeune femme à nouer le masque. Il faut dire que Lyov était classé dans la catégorie « très grand ». Melwyn failli demander à ce que l’on amène un tabouret pour aider cette pauvre femme mais cela n’aurait été que de la méchanceté gratuite. Même si ce n’était que pour mettre un masque, Melwyn n’appréciait que peu que l’on touche à son homme.

Mais elle n’eut pas le temps de concrétiser cette pensée qu’un homme vint lui mettre un masque à son tour. Le domestique avait prononcé un autre « Milady » et cela commençait à énervé quelques peu la jeune femme.

Elle regarda Lyov. Pff même avec ce masque noir il était divin. Ses yeux bleux ressortaient encore plus que d’habitude –Bien que cela ne semblait pas cela possible lorsqu’il était arrivé dans son costume-. Melwyn lui sourit et lui tendit son verre pour « tchinner ».

Alors qu’elle buvait son verre tranquillement et prête à s’amuser toute la soirée, elle eut soudainement envie d’embrasser le brun. Elle se mit donc sur la pointe des pieds et mit ses mains dans la nuque de Lyov. Elle déposa donc un baiser sur ses lèvres et murmura :

« Merci de m’avoir emmené à une telle soirée »

Melwyn sourit de nouveau et retira une main de la nuque de Lyov pour porter de nouveau les lèvres à son verre. Alors qu’elle écoutait la musique un mot retenti à ses oreilles :

« … Boulot… »

Le sourire quitta Melwyn et elle reporta ses yeux sur Lyov :

« Quoi ?! »

La jeune femme n’avait entendu ni l’avant ni l’après de la phrase du jeune homme mais elle avait une mauvaise impression. Venait-il de dire que ça le changeait du boulot ? Ou alors qu’ils étaient là pour le boulot ? Ou encore qu’il allait devoir partir bosser ? Elle n’en savait strictement rien. Sa voix chanta :

« Trouves-nous un endroit pour discuter, Sir Sebastian. »

La fin de sa phrase avait sonné comme un sarcasme. Elle ne voulait pas faire une scène devant toute cette noblesse et ne savait pas s’il y avait des endroits pour s’isoler. Melwyn se fichait de s’il s’agissait d’une chambre, d’un salon privé, d’un boudoir pour y faire des obscénités. Elle voulait sortir juste 5 min de ce monde fait de « milord, de sir et de milady » pour pouvoir discuter calmement de leur présence ici.

Melwyn finit son verre d’un trait et le déposa sur le plateau d’un domestique qui passait par là. Le pauvre dût contrôler l’équilibre de son plateau pour ne pas qu’il tombe. Melwyn avait essayé cet effet de style sans regarder l’endroit où elle posait le verre et donc n’avait pas bien dosé son aplomb. Elle prit de nouveau de bras de Lyov. A travers son masque noir, les yeux turquoises de la walkyrie paraissait encore plus perçants que d’habitude. Il allait devoir s’expliquer et le faire bien.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Ven 4 Avr - 19:15

Tout se passait très bien, il trouvait la jeune Walkyrie absolument magnifique avec son masque, il ne put s’empêcher de caresser sa joue du bout des doigts avant de lorgner coupablement vers son décolleté avant de redresser brusquement la tête. Il fallait qu’il calme ses hormones lui.

Ils s’étaient assis, un verre chacun, Lyov avait bu à petite gorgée, le petit doigt en l’air, il en était presque noble. Il se fondait dans le décor et on pouvait voir quelques nobles dévier leur regard vers les iris bleutée du jeune homme. Lui, il fixait le groupe d’homme, plus vieux, fixant sa belle, il ne leur permettrait pas de …

Melwyn l’embrassa doucement, il relâcha les épaules et se décrispa. Pour un homme aussi jaloux que lui, un baiser de sa belle était le plus beau cadeau qu’elle puisse lui offrir.

Il reconnu quelqu’un parmi la foule, il s’était habillé un peu n’importe comment, en volant à droite et à gauche. Lyov soupira lentement, il avait payé ses complices pour qu’ils puissent entrer, il voulait qu’ils se fassent discret, et leur costume faisait plus « serviteur » qu’invité.

Il grogna légèrement et leur lança un regard noir avant de croiser posément les jambes pour se calmer.

« Ce qu’on ferait pas pour le boulot … »

Le Boulot. Oui. Tout était pour ça. Tout ou presque. Il avait étudié les plans de cet endroit pendant des jours et la conduisit sans peine dans une des chambres immenses et inoccupées où il se mit à tourner en rond, se mordant la lèvre

« Oui … Oui j’aurais du te le dire plutôt mais … On est ici pour deux raisons. »

Il soupira doucement et se tordit les mains. Il commença avec la meilleure des deux.

« La première tu la connais. Je voulais qu’on passe un moment tout les deux et … Disons que l’occasion était parfaite … »

Il manqua légèrement d’air, l’appréhension le taraudait. Il alla ouvrir une fenêtre et se tourna vers elle, se mordillant le coin des lèvres

« La deuxième … C’est … C’est que je suis ici pour … Enfin… »


Il avait l’impression qu’il lui re déclarait sa flamme. C’était aussi dur. Alors il prit son courage à deux mains et se planta devant elle

« La vérité c’est que ça fait deux semaines que je travaille avec des tueurs du coin pour assassiner notre cher hôte. Le meurtre devait avoir lieu samedi mais je ne sais pas s’il restera quelque chose de moi après la fin de cette phrase. Il ne voulait pas te laisser m’accompagner mais … Mais j’ai insisté, pour la première raison de notre venue ici. »

Il respira enfin, il avait tout dit d’une traite, il sentit ses muscles se crisper légèrement, il savait qu’il allait être frappé. Alors il amorça la question en douceur … Enfin …

« Oui, frappes moi si tu le souhaites. Ne te retiens pas. Mais … »


Il ne trouva rien à dire, fit fonctionner ses neurones à deux cent à l’heure puis trouva quelque chose à ajouter.

« Mais … Je … J’ai déjà tué en ta présence … Enfin tu sais ? Quand tu m’attendais dans les auberges et que je passais par le toit parce que j’étais couvert de sang … Tu … Tu t’en rappelle ? »

Il se frappa mentalement le front, oui. Pour la rassurer il n’y avait pas mieux qu’elle s’imagine Lyov couvert de sang rentrant clandestinement dans sa chambre.

Il se mordit la lèvre et avança les bras en avant, pour prendre ses mains

« Melwyn pardonne moi … Non, je suis impardonnable. »

Il se tourna, restant face à une armoire sans la regarder. Il avait les yeux dans le vague, il s’attendait même à sentir la pointe de l’épée de sa compagne traverser son dos. Il frissonna et se mordit la lèvre, il venait à peine de se rendre compte qu’il aurait du lui en parler plus tôt. Et si elle avait refusé, il aurait pu y aller seul ou même refuser d’y aller. Après tout, il ferait n’importe quoi pour elle.

« Melwyn je … »

La perspective d’aggraver son cas lui chatouilla l’esprit quelques secondes avant qu’il ne se rende compte que c’était totalement insensé, qu’il n’avait qu’à se taire, attendant sa « sanction »
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Sam 5 Avr - 17:09

Lyov les emmena dans une chambre, durant le chemin qu’ils avaient parcouru Melwyn s’était fait une réflexion : il avait l’air de très bien connaitre ce manoir, à tel point que l’on aurait pût croire qu’il s’agissait du sien…
*Nous serions bien dans une telle demeure* pensa Melwyn.

Elle secoua la tête, elle ne devait pas laisser son esprit s’attarder sur de telles rêveries ! Il fallait garder les idées claires pour comprendre tout ce que Lyov allait lui dire. Il ne fallait pas en perdre une miette ! Il avait donc très bien préparé son coup, repéré les plans du manoir, choisi minutieusement sa tenue. Peut-être avait-il un peu pensé à elle en s’habillant finalement… ?  Une fois dans la chambre, Melwyn posa ses yeux sur le jeune homme qui semblait nerveux, elle croisa les bras pour en rajouter.
« Oui … Oui j’aurais du te le dire plutôt mais … On est ici pour deux raisons. »

La jeune femme attendant plus ou moins patiemment qu’il daigne poursuivre. Une nouvelle sensation circulait dans son corps. Cela faisait comme un liquide froid mais délicieux qui allait et venait dans ses veines : l’adrénaline. Pourquoi était-elle autant excitée dans cette situation ? Lyov se tordait les mains ce qui fit sourire doucement Melwyn, il savait. Il savait qu’il n’avait pas bien agit en lui cachant de la vérité. Melwyn aime l’honnêteté avant tout, certes il n’avait pas réellement menti mais il s’agissait d’un mensonge par omission ce qui revenait à peu près au même. Lyov poursuivit :
« La première tu la connais. Je voulais qu’on passe un moment tout les deux et … Disons que l’occasion était parfaite … »

Jusque là tout allait bien, c’était ce que Melwyn souhaitait entendre. Ca aurait été parfait s’il n’y avait pas eut besoin d’ajouter une deuxième raison à leur présence. Melwyn n’avait que celle-ci en tête. Son seul but en venant ici était de profiter de leur soirée à deux. Lyov alla ouvrir la fenêtre et la brise qui pénétra dans la chambre lui fit le plus grand bien. Melwyn avait besoin de calmer ce va et vient dans son corps car elle sentait que la « goutte de trop » arriverait bien vite et ferait, de toute évidence, déborder le vase.
« La deuxième … C’est … C’est que je suis ici pour … Enfin… »

Melwyn changea doucement de position, tout ce temps l’énervait. Elle avait une soudaine envie de bouger, elle ne supportait plus l’immobilité, elle aurait rêvé de venir secouer Lyov pour qu’il aille plus vite. Il vint alors juste devant elle, Melwyn leva légèrement la tête pour mieux l’observer.
« La vérité c’est que ça fait deux semaines que je travaille avec des tueurs du coin pour assassiner notre cher hôte. Le meurtre devait avoir lieu samedi mais je ne sais pas s’il restera quelque chose de moi après la fin de cette phrase. Il ne voulait pas te laisser m’accompagner mais … Mais j’ai insisté, pour la première raison de notre venue ici. »

Cette fois-ci ça y était, Melwyn serra son petit poing. Comment faire pour soulager cette sensation de froid et d’excitation qui commençait à la faire souffrir de l’intérieur ? Non seulement elle se retrouvait dans une situation dans laquelle elle n’avait aucune envie d’être mais en plus Lyov avait insisté pour l’y mettre. C’était le pompon, la cerise sur le gâteau, on peut dire qu'il avait garder le meilleur pour la fin !

Tuer son hôte n’est pas chose recommandable et Melwyn n’en avait aucune envie. Pourquoi le tuer ? Qu’avait-il fait de mal cet homme ? Pourquoi la mêler à tout ça ? Etait-ce une façon de joindre l’utile à l’agréable ? Le problème était que maintenant Melwyn n’avait pas envie d’être utile et encore moins d’être agréable…  

La jeune femme s’avança un peu plus près du garçon, son poing toujours fermé, son corps tendu dans son intégralité. Elle se détourna finalement de lui, marchant à pas rapide dans la chambre comme un lion en cage. Que faire ? Comment réagir dans une telle situation ? Ses yeux se posaient partout sauf sur Lyov. La voix du garçon retentit :
« Oui, frappes moi si tu le souhaites. Ne te retiens pas. Mais … »

Melwyn s’approcha à pas rapide de lui et lui assena un premier coup sec sur le torse. Elle se figea aussitôt et mit sa main sur son menton comme si elle réfléchissait
*Tient c’est nouveau ça…*

Elle n’avait jamais frappé Lyov ou tu moins pas réellement. Et bien qu’elle l’ait fait sans toute sa force, elle l’avait fait sous le coup de la colère. Sans prévenir elle recommença une nouvelle fois.
*C’est plutôt efficace*
La walkyrie notait ce qui était susceptible de la calmer dans ce genre de situation au fur et à mesure qu’elle les découvrait.

Elle s’éloigna de nouveau de lui, ça ne lui suffisait pas. Lyov ajouta quelque chose :
« Mais … Je … J’ai déjà tué en ta présence … Enfin tu sais ? Quand tu m’attendais dans les auberges et que je passais par le toit parce que j’étais couvert de sang … Tu … Tu t’en rappelle ? »

Melwyn ouvrit grand les yeux et la bouche. Elle n’en croyait pas ses oreilles ! Comment osait-il aborder ce sujet, ce souvenir douloureux ? Bien sur qu’elle s’en souvenait !
*il est entrain de douter de tes capacités mentales* soufflait la jeune femme féroce en elle.

La jeune femme prit une grande inspiration, le but était de ne surtout pas crier. Elle enleva le masque noir de ses yeux, découvrant un visage crispé par la colère :
« Comment OSES-tu me parler de cela ?! Veux tu que je te rappelle comment nous nous sommes rencontrer ? »

Bon c’était un peu loupé car sa voix était sortie bien plus forte qu’elle ne l’aurait espéré. Tant pis, elle poursuivit :
« TU as essayé de me TUER, me TUER tu entends ?! »

Elle avait appuyé son index avec force sur le torse de Lyov à chaque « tu » ou « tuer ». Melwyn conserva son index pointé sur Lyov et continua de plus belle.

« Ai-je réellement besoin de dire que je n’ai pas envie d’être dans une pièce où tu comptes redevenir l’ombre que tu caches en toi ?! C’est absolument tout ce que je ne veux pas ! »

Mmmh cela faisait un bien fou… Elle sentait son cœur battre dans ses tempes, ses mains tremblaient sous la colère. C’était un réel cauchemar et un pur délice à la fois! Elle ressentait un sentiment de puissance, tout en elle n’était que scandale et colère. Il s’avança vers elle
« Melwyn pardonne moi … Non, je suis impardonnable. »

Et sur ce il lui tourna le dos. Une subite envie de rire pris Melwyn. Que cherchait-il à faire ? Tout d’abord il lui avait menti par omission –au final il savait très bien qu’elle aurait refusé s’il lui avait proposé donc il s’agissait plutôt d’un réel mensonge pour la forcer à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas faire-, ensuite il avait aggravé la situation en prenant un souvenir horrible pour argument et enfin il s’auto-enfonçait en montrant du doigt le fait qu’il était impardonnable. Le faisait-il exprès ?!
« Melwyn je … »

Cette fois s’en était trop ! Melwyn n’en pouvait plus, elle voulait simplement qu’il se taise. Elle enleva son châle et lui en assena un coup sur le dos. Cela ne faisait pas mal, c’était à la limite du ridicule mais cela la défoulait.
« ASSEZ ! J’en ai assez ! Cette situation est PATHETIQUE ! Retourne-toi !  »

Elle lui assena un second coup de châle. Cette fois-ci, elle criait vraiment. Melwyn se tenait debout, les bras écartés les lèvres pincées, les cheveux décoiffés. A côté de Lyov, elle semblait minuscule. A cet instant précis, elle ressemblait à un chaton très énervé qui essayait d’embêter un lion géant.
« Je ne veux plus t’entendre proférer de telles immondices! Je suis à ça vois-tu… »

Elle mit son pouce et son index parallèles créant un espace représentant sa marge de « tolérance ».
« A ça de craquer tu vois ? »

Elle baissa ses mains et tourna le dos à Lyov pour avancer un peu plus vers la fenêtre. Elle avait besoin d’air, de se rafraichir. Elle rassembla son châle dans ses mains et en fit une boule. Melwyn se retourna brusquement vers le garçon et lui lança la boule à la figure :
« Ecoutes moi bien ! »

Elle avança vers lui et planta ses yeux dans les siens pour s’assurer qu’elle avait toute son attention.
« Cette soirée se déroulera et nous ferons de notre mieux pour que cela se passe bien… »

Elle laissa sa phrase en suspens et l’acheva :
« Mais sache que je ne tolérai pas tes manières plus longtemps Milord, Lyov, Sébastian ou La Dernière Ombre – Peu m’importe auquel de tes personnages je parle-. »

Cette dernière phrase faisait l’effet escompté. Parlait-elle d’une rupture ou était-ce juste un avertissement comme quoi le vase était plein ?

Elle passa sa main sur la joue du jeune homme, une caresse pour se faire pardonner de ses précédents excès de violence. Melwyn alla s’assoir sur une chaise et se massa le front avec sa main droite. Sa voix chantante revint et dit :
« Peut-être ai-je droit à de plus amples explications sur ton… »

Elle médita, elle n’avait aucune envie de dire boulot, mission ou assassinat. Une idée lui vint alors :
« Appelons cela un carrousel veux tu ? »

Lyov acquiesça ou du moins Melwyn prit son mouvement pour un acquiescement et reprit :
« Dis m’en plus sur le carrousel. Tes canassons –j’entends par là tes complices- sont-ils ici ? Quelle musique (stratégie) allez-vous passer ? »

La colère était passée, retombée mais sûrement pas oublié. Il fallait que Lyov comprenne qu’il ne devait pas agir ainsi, elle cherchait dans son coin un moyen pour lui faire « payer » son attitude.
« En gros : comment vas-tu faire pour faire tourner le carrousel ? »

Melwyn trouvait sa métaphore plutôt ingénieuse et cela la détendait grandement. Lyov avait tout intérêt à être clair et honnête avec elle, c’est tout ce qu’elle lui demandait.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Sam 5 Avr - 18:41

Il la voyait s’énerver et n’aimait pas du tout ça. Il sentit bientôt son poing frapper contre son torse. Le coup ne lui infligea pas une atroce douleur physique mais la tristesse qu’il ressentait surpassait toutes les coups qu’il aurait pu encaisser.

Elle voulu ensuite caresser doucement sa joue, il écarta sa main d’un geste tremblant. Ses paroles résonnaient encore dans sa tête, lui rappelant le moment douloureux de leur rencontre. Lentement, l’image de lui même possédé par son ombre apparu devant lui, se rapprochant vivement comme une traînée de fumée avant de fusionner avec lui. Il sentit un courant électrique traverser sa colonne vertébrale. Sa vue se brouilla, ses yeux étaient noyés de larmes, mais pas encore assez pour couler sur ses joues, il arracha son masque, découvrant un visage déformé dans un rictus de haine, un visage qu’elle connaissait que trop bien

« Oui ! Je m’en rappelle. »

Oui. Il avait souvent cauchemardé sur cette scène, mais il devait prendre le dessus à présent.

« Et je me rappelle aussi t’avoir deux fois sauvé la vie. Et je me rend compte seulement maintenant que j’ai peut être eu tort. »


Il s’approcha d’elle, de son pas de serpent chez qui tout était calculé au millimètre près

« Tu ne te rend pas compte des efforts que je fais pour toi Melwyn ! Tu ne te rend pas compte des nuits de sommeil sur lesquelles j’ai tiré un trait pour revenir vite te voir de retour de mission. Non, tout  ce qui t’importe c’est que tout se passe comme TU l’as prévu hein ?! »

Il tremblait de rage, sa main passa une milliseconde près de ses poches avant que d’un geste brusque, il envoie un objet argenté dans la direction de la jeune femme.

La dague se planta à deux millimètres de sa tête, dans le mur au dessus d’elle. Il était de profil par rapport à elle, emporté par son geste, mais il ne la regardait pas, jusqu’à ce qu’il pointe son index vers elle, la fixant dans les yeux

« Fais attention. La prochaine fois, je viserais vraiment. »

Oui. Il n’avait pas visé. Le fait que ce soit un parfait coup de chance que la dague ne l’ai pas touchée rajoutait du glauque à la situation. Il grogna lentement, comme un fauve sur le point d’attaquer. Il sentait ses nerfs sur le point de craquer, il les laissa faire. S’il essayait de forcer dessus pour les calmer il ne s’en sortirait pas.

Il ôta la veste de son costume et la jeta violemment sur le lit, Melwyn pu enfin apercevoir, suspendues à sa ceinture, auparavant cachées par sa veste, ses dagues. Lui aussi avait tout prévu.

Il soupira lentement, il était toujours de profil, il savait que s’il la regardait, il allait se rendre compte qu’il faisait une connerie. Elle s’était intéressée à sa mission, elle lui avait même donné un petit surnom, il était sourd à toutes ses paroles, il ne s’était même pas rendu compte qu’elle lui parlait. Il s’approcha d’elle, tout près d’elle. Elle pu sentir son souffle chaud mais aussi l’aura étrange qui émanait de sa peau glacée.

Ses gestes étaient lents, ses bras secoués de spasmes, ses nerfs étaient à vif. Sa peau paraissait plus blanche que d’habitude, presque transparente, on pouvait presque voir ses veines violettes battre furieusement

« Melwyn, je me suis retenu trop longtemps. Ca fait trop longtemps qu’on ne m’a pas attribué une mission digne de ce nom. Celle ci allait être parfaite. J’allais enfin accomplir quelque chose de fort… Melwyn ! Pourquoi fais tu ça ?! »


Il grogna, il était comme un garçon à qui on venait de confisquer son jouet, mais un garçon assez violent. Il commença à tourner sur lui même, portant ses mains tremblantes à ses tempes. Le noir de sa chemise l’affinait, même musclé, il paraissait maigre, sec, ses cheveux noirs aggravaient l’état blanchâtre de sa peau, en clair, il n’était pas beau à voir dans cet état.

Quelque chose allait mal dans sa tête. Il avait une migraine effroyable, il avait tenté de se concentrer sur quelque chose, sur elle, mais tout à présent, s’était brouillé autour de lui, il sentait comme un tourbillon l’engloutir, les couleur s’étaient mélangées pour ne plus former qu’un marron étrange, les décors tournaient autour de lui, seuls deux yeux bleus restaient fixes. Il haletait, son cœur s’était affolé, il sentait ses jambes flageoler. Soudain, une force invisible le projeta sur le côté, il commençait à halluciner, la colère le rendait fou. Mais il s’abattit quand même contre le mur avec une force impressionnante. Son épaule émit un léger craquement inquiétant.
Les décors ne bougeaient plus mais étaient flous, il ferma brusquement les yeux, d’un geste vif, comme s’il voulait ne plus voir la vérité.

Lentement, ses genoux lâchèrent, il tomba dessus, mollement, les yeux fermés. Il eut soudain une nausée affreuse et sentit comme si son cœur se retournait dans sa poitrine. Il tenta de se relever mais en vain. Il s’effondra sur le côté, inconscient.

Il resta inconscient pas plus de cinq minutes, un malaise banal. Son corps s’était protégé de cette façon car le combat mental qu’il avait déclenché contre sa propre Ombre n’était pas supportable pour lui. D’habitude, il laissait son côté sombre prendre le dessus et tuait tout ce qui bougeait, là, il avait une raison de se battre, Melwyn.
Mais il n’avait pas encore l’habitude de se battre contre lui même et avait perdu le premier combat. Néanmoins il était maintenant assez calme et se retourna sur le dos, observant le plafond. Il se rappelait de ce qui s’était passé en détail, il se rappelait même trop bien de l’espèce de nausée qui lui avait saisi les entrailles. Il ferma une seconde les yeux, posant sa main glacée sur son front, pour se soulager. Il voulait parler, il voulait essayer de savoir si elle était encore là, mais quoi dire …

« Melwyn … ? Je … »
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Dim 6 Avr - 14:25

Le visage de Lyov avait changé, son attitude avait changée aussi. Melwyn sut tout de suite ce qu’il se passait. L’ombre prenait le dessus sur son homme, un frisson la parcouru, elle n’aimait pas ça du tout.


« Et je me rappelle aussi t’avoir deux fois sauvé la vie. Et je me rends compte seulement maintenant que j’ai peut être eu tort. »

Ca ça fait mal. Le cerveau de Melwyn s’embruma aussitôt, ce ne pouvait pas être vrai. Il ne pouvait pas penser cela. Ainsi, parfois il préférait qu’elle soit morte ? Qu’ils ne se soient jamais connus ? Ce coup était dur à encaisser. Elle eut envie de hurler, de lui crier qu’il n’avait qu’à l’achever maintenant plutôt que de la tuer à petit feu. Lyov aurait très bien put faire son assassinat maintenant car rien qu’avec ses mots, le cœur de la walkyrie semblait s’effriter. Elle préférait mourir maintenant que de se battre continuellement avec son homme.

Lyov s’approcha d’elle avec son attitude qui l’effrayait tant. Tout semblait couler sur lui, tout semblait être fait pour lui et par lui dans cette chambre lorsqu’il était comme ça. Il donnait l’impression d’avoir le contrôle sur tout. L’ombre était très impressionnante lorsqu’elle était comme cela, jouant avec tout, se délectant même de la peur de la walkyrie.

« Tu ne te rends pas compte des efforts que je fais pour toi Melwyn ! Tu ne te rend pas compte des nuits de sommeil sur lesquelles j’ai tiré un trait pour revenir vite te voir de retour de mission. Non, tout ce qui t’importe c’est que tout se passe comme TU l’as prévu hein ?! »

Essayait-il de la culpabiliser ? Melwyn était sous le choc, elle représentait donc un fardeau pour l’ombre ? Elle ne savait plus si c’était l’ombre qui lui parlait ou si Lyov pensait également tout cela. Après tout, elle n’avait rien demandé. Certes elle était heureuse de le voir dès qu’ils avaient fini leur travail respectif mais elle pensait qu’il le faisait de bon cœur et non parce qu’il s’y sentait « obligé ».

Mais le pire était à venir. Sans que Melwyn ne voit quoi que ce soit un objet vint se planter au dessus de sa tête frôlant ses cheveux bleutés. Elle leva les yeux et vit une de ses dagues. Il avait osé ? Il avait envoyé délibérément une de ses dagues contre elle. C’était un sacré retour en arrière, un saut dans le passé, qu’ils venaient de faire.

Melwyn ne bougeait plus d’un seul cheveu. Elle replaça juste ses yeux sur le jeune homme, choqué, apeuré, outrée. Cette fois ci c’était sur, il n’avait plus le contrôle sur rien et elle non plus. Une situation bien délicate qu’elle avait redoutée. Depuis le premier jour, elle était persuadée que cela arriverait. D’un coup, Lyov pointa son index sur elle et tourna son regard elle.

« Fais attention. La prochaine fois, je viserais vraiment. »


La mâchoire de la jeune femme se décrocha. Il n’avait donc même pas pris la peine de viser… Ca avait été un geste purement impulsif, non réfléchit. Ses instincts reprenaient le dessus et son corps se mouvait seul. Ainsi il n’avait pas visé et cela aurait put atteindre la walkyrie sans plus de cérémonie. Elle ne devait sa survie qu’à la chance. Pire encore, il la menaçait de viser la prochaine fois. Il s’agissait d’un avertissement bien piquant qui sonnait comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de Melwyn.

Le plus étrange était qu’en dehors du fait qu’elle était extrêmement choquée de cette attaque, Melwyn était complètement subjugué par la beauté de l’ombre. La première fois qu’elle avait fait sa connaissance, elle n’avait pas eut l’occasion de l’observer ainsi. Cette assurance, cet air de défi sur son visage, ses yeux bleus perçants, sa colère, tout était magnifique. Le cœur de la walkyrie se serra. Elle ne sut savoir si c’était à cause de cette apparition presque divine ou à cause de la tristesse qu’elle ressentait. Son amant avait essayé de la tuer et n’hésiterait pas à recommencer elle le savait. Elle savait aussi que s’il retentait une attaque, il ne louperait pas sa cible.

Le jeune homme grogna, ce bruit résonna dans tout le corps de Melwyn, à l’intérieur, la secouant de toutes parts. Melwyn était toujours dans les vapes, sans savoir par quel miracle ses jambes n’avaient pas lâchées. Lyov enleva sa veste et la jeta sur le lit. Il était réellement en colère, une terrible colère qui prenait le dessus sur tout son être. Ses dagues apparurent à sa ceinture, déclenchant le tremblement du petit corps de la jeune femme. La vision des objets étincelants provoquait toujours la même émotion chez la jeune femme. Elles étaient maintenant redevenues ses ennemies.

Lyov s’approcha de nouveau, très près cette fois. Cette proximité dérangea Melwyn, ils avaient été proches ces derniers temps mais la sphère de leur intimité avait explosé au moment où Lyov avait lancé cette dague. Il y avait quelque chose de bizarre Melwyn l’aurait volontiers repoussé mais elle ne pût faire un mouvement. Le jeune homme était agité, il semblait dans une mauvaise passe. A ce moment même ils étaient totalement opposés. Lui agité, elle immobile, lui énervé, elle apeurée. Elle était la brebis et lui le loup. Qu’elle folle elle avait fait de se prendre pour un loup elle aussi. Il ne faut jamais provoquer un fauve endormi et elle avait fait cette bêtise là réveillant les démons dormants en Lyov.


« Melwyn, je me suis retenu trop longtemps. Ca fait trop longtemps qu’on ne m’a pas attribué une mission digne de ce nom. Celle ci allait être parfaite. J’allais enfin accomplir quelque chose de fort… Melwyn ! Pourquoi fais tu ça ?! »


De nouveau un grondement sorti de sa gorge, résonnant encore dans le corps de Melwyn, la secouant violement. « Accomplir quelque chose de fort »… La jeune walkyrie n’était pas d’accord avec cela, pour elle, tuer n’était pas une action forte ni une forme de courage ni une façon d’obtenir la gloire. Elle ne dit cependant rien, ce n’était certainement pas le moment de l’ouvrir car en regardant Lyov n’importe qui aurait deviné qu’il n’était pas d’humeur à recevoir des sermons ou à être contredit. Non, c’était là le moment d’attendre que la crise passe, en priant pour que son bras ne soit pas de nouveau prit d’un spasme meurtrier…

Les yeux turquoises de la walkyrie fixaient toujours l’ombre, observant chacun de ses mouvements. En ce moment même, Lyov semblait en très mauvaise posture. Il tremblait et haletait. Il fut projeté sur le côté sans que Melwyn ne comprenne, Lyov se plaqua contre le mur dans un craquement sourd. En temps normal, la jeune femme se serait précipité sur lui pour voir si tout allait bien mais là, plus elle était loin de lui et mieux elle se portait. Elle le laissait finir sa crise. Sans s’en rendre compte elle avait joint ses mains et les serrait très fort. Une façon de se protéger, d’évacuer le stress qui affluait dans son corps. Quelque chose lui échappait dans le combat que menait Lyov.

L’ombre ferma les yeux brusquement comme si la vision de la réalité lui brulait les yeux. Il tomba à genou et finit par s’effondrer sur le flan. Melwyn souffla, l’angoisse était finie tant qu’il était inconscient. Elle leva le bras et décrocha la dague du mur.

Appuyée contre le mur, les jambes tremblantes, la dague serrée dans sa main droite, un doute la saisit. Elle se déplaça toujours collée au mur jusqu’à l’endroit où Lyov avait chuté. La dague était pointée vers l’ombre inconsciente. Et si… Et s’il valait mieux le tuer maintenant ? Cet homme représentait un danger pour elle. A tout moment l’ombre pouvait refaire surface et la prendre, l’emmener avec elle. La pointe tremblait fortement, Melwyn déglutit. Pourquoi avait-il fallu qu’elle s’amourache d’un homme que celui la ?

Ca avait l’air simple dans cette situation. Un coup bien placé suffirait à faire disparaitre ce problème… Elle n’aurait qu’à fuir par la suite et se terrer pour oublier cet acte. Son sang tempêtait dans ses tempes et dans tout son corps. Elle sentait les battements de son cœur dans toutes ses extrémités, son corps balançait seul sous la pression. Melwyn fixait la pointe de la dague avec insistance, était-elle vraiment capable d’une telle chose ?

Elle secoua vivement la tête. De toute évidence, non. Lyov se retourna, provoquant le sursaut de Melwyn. L’ombre était-elle encore là ?

« Melwyn … ? Je … »


La jeune femme soupira, elle s’écarta du garçon. Sa voix sèche lança :

« Je pensais que tu n’avais plus besoin de tuer pour vivre. Que nous nous suffisions. »

Elle remit son masque. Elle ne voulait pas que Lyov voit la tristesse sur son visage. Elle était vexée, blessée, choquée. Son orgueuil en avait pris un coup, Lyov l’avait coupé en plein élan. Melwyn souffrait d’un mal qu’elle n’arrivait pas à expliquer. Elle se cachait donc derrière ce masque noir, planquant sa tristesse, sa colère, sa peur.

Melwyn laissa tomber la dague au sol à côté de Lyov. Une façon de lui rappeler ce qu’il avait fait, la menace qu’il avait lancée. Une façon aussi de dire qu’elle avait bien compris le message. Sa main tremblante ouvrit la porte, elle resta dans l’encadrement. Sa voix plus sèche encore lâcha sans le regarder :

« Si c’est important pour toi, je ferais ce que tu me demandera. Je t’attends en bas pour que tu me donnes les instructions. Descend lorsque tu y seras disposé. »

Elle sortit. Elle avait prononcé cette phrase comme un soldat qui se remettait sous les ordres de son supérieur. Malgré ses actes, Melwyn était toujours loyale envers Lyov. Elle lui devait beaucoup de part le fait qu’il lui ait sauvé la vie à deux reprises. La jeune femme referma la porte dès qu’elle fut sortie. Elle plaqua aussitôt son dos contre le mur du couloir, essoufflée, le cœur tambourinant contre sa poitrine. Elle y porta la main comme pour essayer de le calme.

Une fois le rythme de son pouls ralentit, elle se redressa, réarrangea ses cheveux. Melwyn para ses lèvres d’un sourire commercial : il fallait faire bonne figure.

Elle redescendit dans la salle principale, s’offrit un autre verre et observa la foule. Tout en sirotant son nouveau breuvage, elle vit des invités qui dénotaient dans le paysage. Mhm ce devait être eux les autres qui étaient dans le coup. Elle soupira, soudainement mauvaise. En réalité elle n’avait aucune envie d’être placée sous les ordres de Lyov, aucune envie d’assister à cette fête. Elle voulait juste rentrer et oublier ce qu’il s’était passé. Melwyn repéra un groupe de nobles fort bien mis. Elle s’en approcha avec un grand sourire, sa voix chantante dit :

« L’un de ses messieurs daignerait-il me faire danser un peu ? »

Elle battit des cils devant leurs regards ébahis. Melwyn en rajouta un peu, elle mit sa main sur sa hanche et déhancha afin de faire apparaitre un bout de sa jambe avec la fente de sa robe. Un des nobles s’avança lui tendant la main.

Melwyn hésita, était-ce vraiment judicieux de danser avec un autre homme ? Elle s’était lancé sans trop réfléchir mais maintenant qu’elle était devant ses bêtises elle restait interdite. La jeune femme ressentait le besoin de se divertir.

Melwyn lui offrit un sourire et posa sa main dans celle proposée.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Dim 6 Avr - 14:59

L’eau coulait doucement. Debout dans la salle de bain, il observait le jet d’eau du robinet depuis une bonne minute. Toujours en chemise, les cheveux en bataille.
Sa veste était toujours sur le lit, sa dague sur le sol, il ne voulait plus les toucher. Il se sentait affreusement coupable et il savait qu’il n’avait pas tort.

Il passa une main sous l’eau avant de la plaquer sur son front, poussant un soupir de soulagement. Il était à présent presque prêt à sortir.
Il tituba jusqu’à la porte et l’ouvrit, faisant quelques pas devant lui, dans le couloir.
S’accoudant à la balustrade, il put apercevoir la salle principale.

Il écarquilla soudainement les yeux, Melwyn, SA Melwyn entrain de danser avec un autre. Un grondement sortit de sa gorge mais fut camouflé par l’orchestre. Comment … Il savait très bien que malgré ses volontés la jeune femme ne pouvait pas lui appartenir. Néanmoins, ils étaient censés être un couple, fidèle. Il sentit un sentiment inconnu l’envahir. Lyov Machievel, jaloux. Pour la première fois de sa vie.

Il attrapa sa dague, la rangea parmi les autres et remit sa veste avant de descendre calmement les escaliers, rejoignant ses complices, tous assit sur un canapé.
En ce genre d’occasion, il était le seul présentable parmi eux. Il saisit un verre d’alcool qu’on lui tendit et failli tout cracher quand il entendit

« Elle est belle votre compagne ! »


Il frissonna et serra les dents, s’obligeant de rester calme

« Oui. Elle est magnifique. »

L’un d’eux sourit et lui souffla

« Elle a emballé Vlad en deux secondes ! »


Il se tourna vivement vers lui, sa jalousie s’était atténuée mais restait bien présente.

« Je te demande pardon ? »

L’homme sourit et bu un verre d’une traite

« Bah oui, vous voyez, elle danse avec lui et … Quel corps … »


Il grogna méchamment et s’approcha de l’homme pour lui murmurer

« Je t’interdis de parler d’elle ainsi. Si tu t’avises de la regarder encore une fois je t’étripe. »

Il sentait grandir une nouvelle force en lui, comme une sorte de pouvoir et de responsabilité. Elle était avec lui à présent, et il devait tout faire pour la protéger.
Il sourit doucement en la regardant danser, il aurait tout fait pour être l’homme qui la tenait tout prêt de lui. Il soupira doucement, rêvant d’elle et lui lança un regard des plus tendres

Une crainte l’envahit soudainement. Il avait dépassé les limites de loin, elle avait menacé de le quitter, et si cette danse n’était qu’un prétexte pour le lui prouver ? Si elle était déjà en quête d’un nouvel homme ? Il baissa les yeux, fixant le fond de son verre d’un air triste.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Dim 6 Avr - 19:05

Alors que Melwyn dansait avec un pur inconnu, elle aperçu, dans les tourbillons de sa danse, Lyov. Il était assis avec un canapé avec ses « collègues ». Quel spectacle ! Le beau Lyov en miteuse compagnie… Cette vision offrit un petit sourire à Melwyn. C’était, en apparence, comme si rien ne s’était passé. Lyov avait remit sa veste et sa mine, bien qu’un peu sombre, n’avait rien à voir avec celle qu’il avait revêtue quelques minutes plus tôt. Melwyn quand à elle valsait avec légèreté dans les bras d’un noble. Finalement tout semblait parfait.

Cependant, si l’on regardait la jeune femme de plus près, on pouvait voir que derrière son masque, se cachait une rancœur féroce. Son sourire était froid et ses traits crispés, ses yeux lançaient des éclairs. Non, la jeune walkyrie n’avait pas décoléré et n’avait certainement pas oublié les précédents évènements.

Les yeux de Lyov se posèrent sur elle. Bien, elle avait maintenant toute son attention. Elle se rapprocha un peu plus du noble qui fut en ravi. Le noble lui murmura quelque chose à l’oreille de Melwyn. Cette dernière rit aux éclats, non pas que ce jeune homme était drôle mais qu’une femme riante rendrait n’importe quel homme vert de jalousie. Elle laissait quelques œillades en direction de Lyov afin de vérifier qu’elle faisait son effet.

En réalité, elle n’avait aucun plaisir à danser avec ce noble. Il ne représentait qu’un moyen pour elle, un moyen de faire comprendre à Lyov qu’elle était insaisissable et qu’elle n’avait pas apprécié la scène de toute à l’heure. L’orchestre acheva la chanson en cours et Melwyn salua son partenaire avec un sourire mystérieux et un battement de cil. Elle se dirigea par la suite vers le canapé et les garçons, suivie par les regards de son précédent partenaire. Ceux-ci détaillaient la moindre partie du corps de Melwyn, qui visiblement lui plaisait. Il retourna auprès de ces collègues qui le félicitèrent pour sa « conquête » fort belle.

Melwyn saisi un verre sur un plateau passant tout en se dirigeant vers le canapé. Elle en bu une partie et se planta devant les garçons, les regardant un à un. Elle leur offrit un sourire narquois, l’alcool lui donnant plus de courage qu’à l’ordinaire, elle siffla :
« Quel spectacle, quelle brochette ! »

Elle replaça une mèche de ses cheveux et tourna ses yeux vers Lyov. Une envie de pleurer, d’exploser lui vint. Il lui avait fait du mal, beaucoup de mal. La douleur psychologique qu’il était capable de lui infliger était bien pire que toutes les souffrances qu’elle avait put endurer. Melwyn n’en laissait rien paraitre, derrière son masque elle était fort bien cachée. Seuls ses yeux trahissaient sa situation de tristesse et de colère.

Elle fini son verre d’un trait et se promis de ne pas en boire un de plus. Elle sentait sa tête commencer à lui tourner et de toute évidence son courage nouveau la desservirait tôt ou tard… Melwyn se déplaça vers un des complices de Lyov, elle se pencha vers lui posant ses mains sur ses épaules et lui murmura à l’oreille
:
« Quel style… Vêtement de tierce main je suppose. Pathétique. »

Elle se redressa, il fallait qu’elle se calme mais elle n’appréciait guère leur façon de l’observer, comme si elle était un morceau de viande. Il fallait qu’ils comprennent qu’ils ne faisaient pas le poids, qu’ils ne l’intéressaient certainement pas. Melwyn se dirigea ensuite vers Lyov. Elle s’assit sur ses genoux sans poser plus de questions, elle passa un bras derrière la nuque du jeune homme. Il ne fallait pas qu’ils montrent que la discorde régnait dans leur couple. Car s’ils n’étaient pas soudés, s’ils voyaient une seule petite faiblesse chez Lyov peut-être leur viendrait l’envie de pouvoir brandir la tête de La Dernière Ombre.

Il fallait donc faire semblant que tout était parfait. Ses doigts jouèrent dans les cheveux de Lyov comme par reflexe. Sa voix chantante dit :

« Sachez messieurs, qu’ainsi assis vous êtes plus suspects qu’une armée entière… Je me doute que vous ne pouvez point vous offrir le loisir de faire danser une donzelle mais tout de même, un effort !»

Il est vrai qu’ils avaient l’air suspect. Mais Melwyn avait plus dit cela pour se défouler. De toute façon, elle était de mauvaise humeur et se sentait une force qu’elle n’avait pas. Elle aurait put à cet instant déclencher une bagarre générale et en rire. Elle leur fit donc un sourire tout droit emprunté à l’ombre
.
« La dame n’est pas d’une amabilité à écrire des légendes… »

La jeune walkyrie se pencha et lui sourit. Un sourire tout à fait hypocrite et elle n’avait rien fait pour le cacher. Elle se leva et leur dit :
« Ce ne sera pas pour notre amabilité que nous deviendrons légendes. Laissez nous vous montrer de quoi il retourne. »

Melwyn tendit la main à Lyov. Elle voulait danser avec lui, pas seulement pour faire taire ses imbéciles de complices. Elle avait une soudaine et furieuse envie de se retrouver près de lui. Bien qu’elle n’ait rien pardonné de leurs précédentes frasques, elle ressentait ce besoin non expliqué et non explicable.

Lyov prit la main de la walkyrie et ils se dirigèrent vers la piste de danse non loin du canapé. Le jeune homme empoigna Melwyn au niveau de la taille tandis qu’elle posait une main sur son épaule, leurs mains se trouvèrent et Lyov donna le départ. Ils valsèrent comme peu de couple peuvent le faire. Tout était absolument bien accordé, comme si le bleu se fondait dans le noir et vice et versa. Rien ne semblait exister autour d’eux, comme si une bulle s’était formée autour d’eux les enfermant, les protégeant du reste du monde. Nombreux furent les regards à se tourner vers eux, admirant tantôt la grâce du jeune homme tantôt la fluidité de la walkyrie.

Il faut dire que les deux formaient un couple assez extraordinaire. L’un sans l’autre ils étaient déjà très beaux. La beauté de Melwyn avait toujours été reconnue et celle de Lyov était tout aussi mystérieuse qu’attirante. Mais ensemble, ensemble il formait un tout, un tableau parfait. Les cheveux noirs de Lyov faisaient ressortir les yeux bleus de Melwyn, la petitesse de la jeune femme décuplait la grandeur et la musculature du garçon. Leurs corps s’accordaient à merveille, semblant flotter au dessus du sol.

Mais à l’intérieur de la bulle un combat se déroulait. Une attirance indescriptible était palpable mais après leur dispute –si l’on peut encore appeler ça une dispute lorsque l’un tente de tuer l’autre- l’atmosphère était tendue. Melwyn fit remarquer cyniquement :

« Quels beaux complices tu as dégoté là… beau travail ! »

Elle sourit, ne le regardant pas. Elle resserra son étreinte ne sachant pas si c’était pour croire qu’il était encore à elle ou bien parce que la colère crispait encore ses muscles. Elle lui murmura d’une voix doucereuse :

« Je ne veux pas d’excuses. Je ne t’en ferai pas non plus. »

De loin on aurait put croire qu’elle lui disait des mots doux, les spectateurs étaient d’ailleurs attendrit par tant de tendresse. Melwyn posa sa tête contre le torse de Lyov, profitant de ce contact. Elle savait que la suite des évènements serait certainement moins agréable.

La musique s’arrêta, Melwyn se hissa sur la pointe des pieds, les bras enroulés autour de la nuque du garçon :

« Je suis toujours à toi Sébastian. Garde seulement à l’esprit que personne ne pourra me protéger de toi. »

Elle déposa un discret baiser sur ses lèvres et ferma les yeux. De tous les dangers qu’elle avait connus et qui l’entouraient, Lyov était le pire. Le seul à être aussi proche d’elle, aussi incontrôlable, aussi imprévisible, aussi impulsif. Il pouvait la tuer en moins d’un millième de seconde ou bien plus lentement, par la tristesse. Son cœur serait prêt à s’arrêter si Lyov s’amusait à le briser.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Sam 12 Avr - 16:01

Melwyn était revenue vers eux, il avait tout fait pour ne pas la regarder mais elle s'était assise sur ses genoux et avait passé ses bras autour de ses épaules. Il sentit les doigts de sa belle s'enroulaient autour de quelques douces mèches de ses cheveux.

Elle avait l'air de ne pas lui en vouloir, Elle avait un léger sourire rieur, le même qu'elle avait eu lorsqu'il avait partagé un moment d'intimité dans leur chambre. Il soupira légèrement et chercha sa main de la sienne, sans regarder ses gestes, les yeux perdus dans l'immensité magnifique de ses yeux

A partir de ce moment, il arrêta d'écouter. Il avait déjà vu Melwyn mais il venait à peine de se rendre compte à quel point elle était magnifique. Il voulu lever une main vers sa joue, toucher sa peau. Celle de son visage, celle de son cou, il voulait être près d'elle pour l'éternité.

Mais il se ravisa, toucher ainsi une femme dans un lieu comme celui ci n'était pas conseillé. De plus, il venait de parler à décibels élevé et un câlin n'était certainement pas une attitude correcte sans être passé par la case explications.

Il existait une autre forme de réconciliation qu'il qualifierait de "sur l'oreiller". Il se serait laissé chatouillé les tétons avec une plume plutôt que d'avouer qu'elle était incroyablement sexy quand elle était en colère et que s'il avait gardé le contact de lui même, il l'aurait certainement plaquée contre un mur ... Pour autre chose.

Elle ne lui laissa pas le temps de la toucher et se leva, lui tendant la main. Il observa ses doigts un moment, cette main frêle et pourtant si ferme qui l'avait frappé et caressé en l'espace d'une soirée, ce bras à demi nu et blanc, il avait envie de la faire valser toute la nuit. Il sourit dans le vide et saisit avec un frisson, la main qu'on lui présentait. Aussitôt, il entrelaça ses doigts aux siens, il ne voulait plus la lâcher, pas maintenant qu'elle était si près de lui.

La danse fut magnifique. Il s'y sentait bien, comme une petite bulle de bonheur. Il sentit les doigts de Melwyn se resserrer sur lui, il ne chercha pas la signification de ce geste, craignant d'être déçu, il se contenta d'être heureux près d'elle.

Avec un sourire, elle lui murmura sans même le regarder

« Quels beaux complices tu as dégoté là… beau travail ! »

Oui, c'était une belle brochette. A proprement parlé, il n'avait pas eu à choisir. En tant que tueur professionnel, il savait où les tueurs débutants se retrouvaient, ils connaissaient les lieux où jadis, il avait mainte fois chuchoté des plans à l'oreille de son mentor, il savait prévoir leurs actions, il avait fait les mêmes erreurs. Il les avait donc trouvé et c'était les débutants qui avaient suppliés l'expérimenté. Il sourit doucement et entrouvrit un coin des lèvres pour lui tirer discrètement la langue. Il ne voulait pas non plus que ce geste se voit trop. Il sourit doucement et caressa sa main.

«  Tu sais … Je n'ai rien choisi … Mon travail m'y oblige. »

Il soupira et plongea ses yeux dans les siens, ouvrant la bouche pour s'excuser. Il aurait bien hurlé à la Terre entière qu'il l'aimait et qu'il s'en voulait Mais …

« Je ne veux pas d’excuses. Je ne t’en ferai pas non plus. »

Il baissa les yeux et rosit doucement, oui, on aurait vraiment pu croire qu'elle lui parlait amoureusement.

La musique finit par s'arrêter, il l'avait tendrement cambrée en arrière mais il la maintenait fermement des deux mains, elle n'avait rien à craindre, il savait qu'elle savait.

Elle l'embrassa sur le coin des lèvres, il rougit encore plus


« Je suis toujours à toi Sébastian. Garde seulement à l’esprit que personne ne pourra me protéger de toi. »

Il soupira

« Je sais Melwyn. J'ai confiance de la gravité de mes actes et de mon comportement mais ... »

Que dire de plus ? S'excuser ? Elle ne le voulait pas. Il ne savait pas quoi rajouter. Dans ses yeux, dança une petite flamme facilement reconnaissable. Il se pencha sur elle et lui sourit tendrement

« Les mots sont inutiles ...  Pour te dire ce que je ressens... »


Il plaqua soudainement ses lèvres sur les siennes, un baiser passionné et tellement amoureux.

Il ferma les yeux, il avait trop contenu cet amour en lui pendant toute la soirée. Il n'avait lâché que son ombre, il se devait de lâcher la partie bénéfique de sa personnalité.

Il la redressa, se crispant légèrement, elle l'avait quand même bien frappé... La douleur n'était pas insupportable mais restait présente. Il tenta de le cacher le mieux qu'il put et sourit, montrant le noble avec qui elle avait dansé d'un geste discret

« Vladimir. Notre cible. Il a sur lui la clé de sa chambre . Il faut que j'arrive à l'obtenir ... »

Son regard dévia vers la belle femme à sa droite et son sourire s'agrandit, il glissa ses doigts entre ceux de sa compagne et lui sourit, un sourire malicieux plein de sous entendus

« Mais il y a des moyens pour qu'il accepte de la donner à une belle jeune femme, à qui je pourrais faire l'amour toute une nuit »

Le compliment n'était pas tourné du meilleur angle mais c'était uniquement flatteur pour Melwyn. Jamais il ne voulait l'obliger à quoi que ce soit. Il voulait uniquement la complimenter, et lui prouver verbalement à quelle point elle comptait pour lui.



hrp = désolée de cette mini-réponse mais je suis sous surveillance TT.TT
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Mar 15 Avr - 18:01

Alors que leur danse venait de s’achever Lyov lui dit :

« Je sais Melwyn. J'ai confiance de la gravité de mes actes et de mon comportement mais ... »

La jeune femme savait que ce qu’il avait fait – soit l’attaquer avec un de ses fidèles dagues- n’était pas prémédité. Cela rendait la chose encore plus effroyable. Après tout, qu’était-il capable de faire une fois en colère ? Melwyn n’en savait absolument rien et ne préférait pas y penser. Il poursuivit :

« Les mots sont inutiles ... Pour te dire ce que je ressens... »

Un sourire se dessina sur les lèvres de Melwyn que Lyov saisit soudainement. Surprise, elle finit par lui rendre son baiser empreint de passion. C’était comme un trou noir au milieu d’une cacophonie sans nom. Le vin et les autres breuvages commençaient à faire leurs effets sur la foule d’invités et les deux amants s’éloignaient de cette misérable descente aux enfers d’un simple baiser. Ce baiser représentait bien la situation de leur couple, de la passion et une certaine démonstration de force. Melwyn était cambré vers l’arrière, Lyov au dessus d’elle la tenait fermement dans une étreinte d’acier. La jeune femme tenait les épaules de son amant avec force, une façon de lui prouver qu’elle ne s’abandonnait pas totalement à lui. Leurs deux corps étaient tendus dans leur totalité, dévorés par la colère, consumés par le désir. Les lèvres s’étaient rencontrées de façon presque brutale exprimant ainsi toute l’aversion qu’il ressentait l’un envers l’autre mais aussi leur amour bouillonnant.

Lyov la redressa, il se crispa un peu et Melwyn ne su pas si c’était à cause de ses coups ou bien s’il s’agissait simplement des suites de leur danse et de leur baiser. Elle préféra se dire que ses poings avaient été assez efficaces pour lui laisser un souvenir.

Le jeune homme lui montra discrètement le noble avec qui elle avait dansé toute à l’heure

« Vladimir. Notre cible. Il a sur lui la clé de sa chambre . Il faut que j'arrive à l'obtenir ... »

Melwyn tourna la tête vers Lyov, sentant quelque chose arriver. Lyov allait lui annoncer la chose, la raison pour laquelle il l’avait amené en dehors du fait qu’il voulait passer du temps avec elle. Il entrelaça leurs doigts et sourit à découvrir ses dents blanches. Melwyn avait déjà compris avant qu’il ne le dise… Elle savait qu’il lui avait réservé une tâche de choix.

« Mais il y a des moyens pour qu'il accepte de la donner à une belle jeune femme, à qui je pourrais faire l'amour toute une nuit »

Elle regarda d’un air d’abord outrée : il lui demandait de faire du rentre-dedans à un inconnu voire un « mauvais garçon » pour qu’il puisse accomplir sa mission. Mais son air changea, elle était plus amusée qu’autre chose. En fait, elle voyait là l’occasion de faire payer à Lyov sa hardiesse. La fin de la phrase de Lyov transforma les traits de Melwyn en un rictus empreint de désir. La jeune walkyrie lui offrit un sourire de défi, elle ne dévoila pas ce qu’elle avait derrière la tête et se contenta d’accepter la mission :

« Regarde moi bien mon cher et tendre, je vais te ramener la clé. »

Elle remit ses cheveux en place, aborda l’air d’une fille ayant trop abusé de l’alcool et n’ayant que faire des médisances sur sa vertu. Elle jeta un dernier regard à Lyov et lui fit un clin d’œil. Melwyn se retourna et s’avança à pas lent, roulant des hanches vers le noble. Celui-ci était au milieu d’un groupe de 4 jeunes hommes biens mis qui s’échangèrent des coups de coudes à l’approche de Melwyn se demandant pour qui la jeune femme venait. La jeune walkyrie fit une petite révérence arrivée devant Vladimir, sa voix suave déclara :

« En me renseignant auprès de vos convives, j’ai appris que vous étiez notre hôte. »

Elle battit des cils et croisa ses mains derrière son dos offrant la meilleure courbe possible à ses épaules dénudées. Sa voix minauda :

« Je suis impardonnable, je n’ai même pas eu la correction de vous remercier pour votre bal… »

Elle secoua doucement la tête comme si elle était terriblement navrée de cette situation. Le noble, l’égo gonflé par la présence de la belle et par celle de ses pairs, arborait un sourire plein d’assurance et de vanité.

« Je ne crois pas vous connaitre ma douce enfant… Qui êtes vous et que faites vous ici ? »

Melwyn leva ses yeux vers Vladimir et se rapprocha de lui jusqu’à ce que sa poitrine soit en contact avec son torse. Elle posa une main sur son gilet de satin gris et se hissa sur la pointe des pied pour lui chuchoté à l’oreille d’une voix maligne :

« On ne vous a pas dit … ? »

Elle prit une longue inspiration en entrouvrant ses lèvres de manière a susciter l’envie chez le noble, Melwyn reprit en se rapprochant toujours plus de lui :

« On m’envoie pour votre bon plaisir milord »

Un sourire dégoutant se glissa sur le visage du noble tandis qu’il empoignait la taille de Melwyn, sa voix susurra :

« Une sorte de cadeau c’est cela ?»

Melwyn répondit par un gloussement bien propre aux filles de joie qui savent flatter l’égo de leur maitre d’un soir. Il salua ses pairs d’un geste de la tête et entraina Melwyn d’une prise assurée vers un boudoir ouvert placé dans un coin de la pièce, il s’assit et fit assoir la jeune femme sur ses genoux. Alors que Melwyn riait à ses plaisanteries, flattait son égo et ses richesses, elle tentait d’oublier la main posée sur son séant. Le noble avait trouvé l’ouverture de sa robe et caressait la peau douce de la jeune femme sur le haut du côté extérieur de sa cuisse. Chacun de ses gestes la faisait frissonner de dégoût, heureusement le noble prit cela pour du désir :

« Tu trembles ma douce ? »

Lui dit-il d’un air enjôleur. Melwyn le regarda, il avait bien assez bu pour ne plus faire de différence entre une caresse et une fouille au corps. Elle se pressa donc un peu plus contre lui, tâtant ses petites mains les poches de son pantalon, les poches de sa veste. Le noble se laissait faire avec un contentement qu’il n’essayait pas de cacher. Soudain Melwyn la trouva, la clef était là sous ses doigts. Elle était cachée dans la poche intérieure de son gilet. Melwyn la saisit, elle passa la main sur son propre corsage, les yeux plongés dans ceux de Vladimir, elle fit tomber la petite clef dans le creux que formait sa poitrine. Le noble s’approcha, tentant d’embrasser Melwyn. La jeune femme se détourna, faisant atterrir les lèvres du noble juste au coin des siennes. Elle eu envie de vomir mais le cacha, elle devait se tirer de cette situation.

« Milord m’honore par sa présence et de ses attentions mais je crains que mon âme ne saurai survivre aux tourments qu’il provoque en moi. Je préfère me retirer si vous le permettez, d’autres cadeaux arrivent et je vous promets d’être le grand final de votre soirée… »

Elle lui sourit, le noble prit sa gêne, son dégoût et surtout ses efforts pour les dissimuler pour un réel trouble de son être. Il acquiesça lui murmurant qu’il avait grande hâte de la retrouver. Melwyn lui sourit et s’éloigna à grand pas du boudoir se dirigea vers la terrasse. Elle avait perdu Lyov des yeux, se dépêchant d’atteindre l’air frais, elle sentait dans son corsage la petite clef se balader.

Une fois arrivée sur la terrasse, elle se frotta la bouche, les bras, les mains, les cuisses, bref le corps entier souhaitant faire partir ce qu’il restait du contact avec Vladimir. Voulant effacer cette histoire. Lyov fit son entrée sur la terrasse provoquant un raz de marée dans le cœur de Melwyn, elle lui sauta au cou, enfouissant son visage dans ce creux si réconfortant. Elle sortit la clef de son corsage et la glissa dans la poche de la veste de Lyov. Une fois son émotion passée, l’odeur du noble partie pour faire place à celle de l’ombre. Elle lui murmura :

« Tu as intérêt à lâcher ton ombre sur ce noble, ce soir tu m’as fait une promesse que tu vas devoir tenir. »

Elle le détestait pour la dague qu’il avait envoyé dans sa direction, elle le détestait pour avoir dût jouer un rôle dans les bras d’un autre mais malgré tout cela, sa passion était intacte. Melwyn avait une étreinte de fer autour de Lyov, le rapport de force n’était pas terminé.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Mar 15 Avr - 19:25

Tout cela allait trop loin. Bien trop loin. La voir avec un autre homme, aussi près, le faisait bouillonner de rage. Il eut de grande peine à ne pas aller lui explorer la tripe. Dans sa tête, les diverse façons de le torturer défilaient. Pourquoi pas le décapiter avec les dents ? Avec ses propres dents … ? Un sourire carnassier se peignit sur ses lèvres, il ignorait totalement la main de ses complices posée sur son épaule, tentant de le retenir. Cet homme, venait de toucher Melwyn, non. Il ne pouvait tolérer ça. Il ne pouvait plus apercevoir ses doigts cherchant vainement l’intérieur de ses cuisses. Il se mordit la lèvre si fort que le sang failli en couler. Soudainement, il fut envahit par un souvenir, le visage de son maître s’imposa dans son esprit et lui déclara avec une douceur insoupçonnée, ce qu’il lui avait dit le jour de leur rencontre.

"Il s'agit de t'enseigner le meurtre, plus ou moins. A tuer les gens. L'art raffiné de l'assassinat diplomatique; ou bien comment rendre aveugle ou sourd; ou encore comment affaiblir les membres, provoquer une paralysie, une impuissance ou une toux débilitantes; ou déclencher une sénilité précoce, ou la folie, ou ... mais peu importe. Tout cela, c'est mon métier. Et ce sera le tien, si tu l'acceptes. Sache a priori que je vais t'apprendre à tuer des gens. Pour ton roi. pas à la façon spectaculaire que t'enseigne les maîtres d’armes, pas sur le champ de bataille, sous les yeux et les acclamations de tes camarades. Non : je vais t'apprendre la manière furtive, sournoise, polie de tuer les gens. Tu y prendras peut-être goût, ou peut-être pas. Ce n'est pas de mon ressort. Mais ce à quoi je veillerai, c'est que tu sois efficace. Et aussi à une autre chose, car c'est la condition que j'ai posée : que tu saches ce que tu apprends, ce qui n'était pas mon cas à ton âge. Bien ! Je dois donc t'enseigner à devenir un assassin. Cela te convient-il, mon garçon ?"


La manière polie avait il dit … Bon, étrangler quelqu’un avec ses propres tripes n’avait rien de poli, il devait l’admettre. Même si jalousie resta intacte, immense et brûlante, sa folie meurtrière se calma peu à peu jusqu’à disparaître peu à peu.

Il la vit glisser quelques chose dans le creux de sa poitrine, il écarquilla légèrement les yeux … Oh mon dieu ! Elle allait se déshabiller … Il s’enflamma une nouvelle fois, que la manière polie aille royalement se faire foutre, il allait démembrer ce salopa… Ah non, elle tournait le dos, elle avait juste glissé la clé dans son décolleté. Il se calma, il avait l’impression qu’une bande de nain acharnée jouait la neuvième symphonie de Beethoven avec ses nerfs avant d’entamer un sirtaki dans son cerveau. Il soupira doucement et se calma, il voulait prendre l’air. Il la vit se diriger vers la terrasse, se frotter dans tous les sens, il sourit, il ne voulait pas non plus qu’elle garde une seule trace, une seule odeur, un seul souvenir même de cette ordure.

Il la rejoignit peu de temps après, avec un visage qui se voulait en colère mais qui ne faisait pas le poids contre l’immense sentiment de soulagement qu’elle ne soit pas allée plus loin avec Vladimir qui voulait prendre place sur son visage. Elle se jeta à son cou, enfouissant son visage contre celui ci, il la serra dans ses bras, murmurant doucement

« C’est fini … Fini … »

Il se doutait qu’elle avait entendu, et de toute façon, c’était plutôt pour le rassurer. Il allait veiller personnellement que sa belle ne s’approcherait plus un autre homme d’aussi près.


« Tu as intérêt à lâcher ton ombre sur ce noble, ce soir tu m’as fait une promesse que tu vas devoir tenir. »

Il lui sourit tendrement, mais son sourire s’agrandit bientôt avec un réel sourire de plaisir et d’amusement, avec ses cheveux noirs légèrement décoiffé, son grand sourire de gamin et son costume à la fois simple et classe, il ressemblait à un mauvais garçon. Il sourit et déposa un tendre baiser sur sa joue, la prit par la main.

Son envie de Melwyn s’étant décuplé, l’hôte avait manifesté sa « fatigue » pour quitter la salle principale et se rendre dans sa propre chambre. Pervers, il sortit de son armoire, un ensemble de sous vêtements féminins, c’était ce qu’il y avait de plus sexy et vulgaire. Il voulait les faire porter à Melwyn.

Celle ci se trouvait un peu plus loin, dans la chambre qu’elle devait partager avec Lyov. D’ailleurs, il avait enlevé sa veste, ses dagues tintaient doucement lorsqu’il marchait. Il était venu se passer un peu d’eau sur le visage, stressé.

C’était un expert, mais il était anxieux. Ses complices se rendirent aussi dans la chambre de l’Ombre et saluèrent poliment Melwyn, en restant assez loin d’elle. Ils avaient vu ce que Lyov faisait à ceux qui osaient toucher à sa perle rare.

L’Ombre soupira

« J’imagine qu’il est temps d’y aller. Melwyn, je ne te demande pas de m’accompagner, je sais que tu en as assez vu. Essaye de ne pas t’endormir, dans le cas où nous serions découvert, tu devras être en état de sortir d’ici. Le reste du trajet, je te porterais si tu es fatiguée. »

C’était tout lui, d’imaginer le pire alors qu’il n’avait pas de raison que ça se passe mal.

Il s’étira doucement, caressa la joue de sa belle en guise d’au revoir et sortit de la pièce, accompagné de ses complices. Il maugréa

« Putain, lui je vais lui faire regretter d’avoir ne serait ce que posé les yeux sur Melwyn. »

Un des complices rit

« Vous avez insisté pour qu’elle vienne, vous regrettez maintena… Ok Ok… »

Il s’était tut quand il avait vu le regard assassin que Lyov lui avait lancé. D’ailleurs, l’Ombre continua

« D’ailleurs, je tiens à le tuer moi. Vous aurez sa tête et l’argent si vous le souhaitez, mais je lui porterais les coups. Est ce que c’est clair ? »

Ils hochèrent la tête avec enthousiasme, ils ne commettraient aucun meurtre alors !



La chambre de Vladimir était sombre, il avait disposé des bougies un peu partout, son bas ventre manifestait déjà son désir de femmes. Lyov entra sans frapper

« Bordel de … »

Le tueur ne s’attendait pas à le voir ainsi, il se cacha la vue un instant puis ravala sa salive et finit par le regarder, souriant

« D’habitude, on ne m’attend pas comme cela … »

L’homme tremblait légèrement, les yeux écarquillés, il avait caché son corps sous les draps, il balbutia

« Qui êtes vous ? »

Oui, il avait le souvenir de l’avoir vu danser avec Melwyn, mais c’était tout. Lyov s’inclina et susurra

« La Dernière Ombre. Pour vous servir. »

A présent, il tremblait franchement, se faire passer pour La Dernière Ombre n’était pas une des blagues qu’on s’amusait à faire … Lyov s’approcha, attrapa le verre de vin disposait sur la table de nuit, un verre qui était destiné à Melwyn. Il en bu une gorgée avant de s’approcher encore plus. Sa victime tenta de fuir, il l’attrapa par les épaules et le cloua au pied du lit, lui glissant un foulard dans la bouche en tant que bâillon. Il fit doucement les cent pas en souriant

« Ecoute moi bien. Si le plan s’était déroulé correctement, Melwyn t’aurait juste charmé, tu serais évidemment tombé dans son piège et lui aurait confié la clé de ta chambre sans rien faire d’autre que lui faire promettre de venir te voir le soir où tu lui aurais offert un bon dîner. Mais voilà, tu as osé la toucher, et la toucher plus que ce que je ne peux tolérer. Tu as osé la désirer. Et je ne te le permet pas. »


Il commençait à comprendre, il avait touché à la compagne de La Dernière Ombre. Mais Lyov continua

« Donc nous allons continuer sur cette lancée et au lieu de te tuer tout de suite, laisse moi jouer avec toi. »

Il sentit l’Ombre l’envahir et cela ne lui posait aucun problème. Dégainant une de ses dagues, il approcha sa main du visage de l’homme et posa ses doigts de chaque côté de son œil pour le maintenir ouvert



Son traitement enfin fini, l’entaille dans sa gorge était la moins douloureuses des choses qu’il avait subit. Lyov sourit et s’adressa au cadavre, mort quelques dizaines de minutes plus tôt.

« Voilà. Maintenant même si ta mère te reconnaît elle voudra plus de toi. »

Se dirigeant vers la salle de bain, il lava les immondes tâches de sang qui parsemaient sa veste.

D’habitude il aurait trouvé la situation amusante, mais il ne voulait pas garder le sang de quelqu’un de plus exécrable. Il sortit enfin de la pièce après une demie heure et laissa ses complices y entrer, marchant vite, il finit par réintégrer sa chambre, la chemise mouillée, collée au torse et à moitié ouverte sur son torse parfait, les cheveux en bataille, un regard perçant brûlant d’amour. Il plongea son regard dans celui de sa belle et lui susurra

« Maintenant, je propose que nous faisions sauvagement l’amour. »
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Mer 16 Avr - 17:48

Le noble se leva pour quitter son boudoir de l’enfer. Il avait pris la promesse de Melwyn pour argent comptant et désirait dès à présent la posséder. La jeune femme frissonna, elle savait que c’était maintenant l’heure, qu’il était temps que son amour parte en « mission ». Le côté sadique de la jeune femme riait en pensant à la déception du noble lorsqu’il verrait La Dernière Ombre entrer à la place de Melwyn.

Une fois leurs émotions passées, Lyov et Melwyn se dirigèrent discrètement vers la chambre où ils s’étaient disputés plus tôt. Lyov était superbe, son visage était tendu – Melwyn ne savait pas à quoi attribuer cette crispation, était-ce de la rage ? Du stress ? Ou simplement l’ombre qui se réveillait doucement ? -, sa chemise dessinait à merveille ses formes félines, le tintement de ses dagues sonnant comme un carillon accompagnant chacun de ses pas prenait des allures de bruits divins. Melwyn l’observait en silence se rafraichir ne sachant pas si elle devait lui parler ou non. Les complices de Lyov entrèrent et se tinrent à bonne distance de la demoiselle redoutant sûrement le courroux démoniaque de la dernière ombre. Cette vision tira un sourire à Melwyn, au moins, elle était tranquille avec ceux là. Soudain, Lyov parla :

« J’imagine qu’il est temps d’y aller. Melwyn, je ne te demande pas de m’accompagner, je sais que tu en as assez vu. Essaye de ne pas t’endormir, dans le cas où nous serions découverts, tu devras être en état de sortir d’ici. Le reste du trajet, je te porterais si tu es fatiguée. »

Melwyn avait écouté avec une attention toute particulière les dires de Lyov. Il était donc possible que quelque chose ne tourne pas rond… Non, c’était impossible. Le seul meurtre qu’il avait loupé dans toute sa vie était le sien, il n’avait jamais échoué à part cette nuit là. Il n’y avait donc aucune raison pour que l’assassinat de ce noble ne se fasse pas dans les règles. Lyov s’inquiétait pour rien et

Melwyn douta de la pertinence de sa présence ici. Déjà à partir du moment où Lyov avait parlé de boulot, elle avait su qu’elle n’aurait pas dû être là. Leur dispute n’avait fait que confirmer ses pensées. Peut-être que Lyov n’arriverait pas à se concentrer et échouerait dans sa mission. Melwyn frissonna, elle ne pouvait pas s’imaginer une chose pareille. Le fait de savoir que son homme risquait sa vie dans une chambre voisine lui était insupportable. Lyov lui caressa la joue pour lui dire au revoir et Melwyn profita de ce contact ne le quittant pas une seule seconde des yeux. Et si c’était la dernière ? Elle déglutit difficilement et regarda son ombre partir dans le couloir.

Melwyn soupira dès que la porte fut fermée, elle détacha ses cheveux pour être plus à l’aise. Maintenant, il s’agissait de tuer le temps pendant que Lyov tuait un homme. Elle n’osait penser au fait qu’elle avait participé à cela. De toute façon, c’était soit l’ombre soit cette pourriture, le choix était très vite vu. Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain, il lui fallait une douche et les vapeurs de l’eau chaude. Melwyn passa devant la fissure créée par la dague de l’ombre, elle baissa la tête et passa devant celle-ci le plus vite possible comme pour la fuir. Elle se glissa dans la baignoire mais ne s’y éternisa pas, elle n’était pas tranquille. Elle en sorti et s’assit de nouveau près de la fenêtre.

Melwyn repensait à ce que Lyov lui avait dis « Essaye de ne pas t’endormir ». Comment serait-il possible de s’endormir dans une telle situation ? Elle tendait l’oreille mais n’entendait aucun cri, aucun mouvement. Tout son être était tendu vers la porte d’entrée de la chambre, priant pour que celle-ci laisse entrer l’ombre. La jeune femme ne savait pas à quoi s’attendre lorsque Lyov rentrerait. Serait-il encore sous l’emprise de l’ombre ? Serait-il blessé ? Elle sentie son cœur se serrer. Il ne fallait pas commencer à paniquer maintenant. Elle attendait Lyov, faisant le pied de garde, fidèlement. Elle ne bougeait plus, fixant la porte.

La jeune femme entendit des bruits, elle se tortilla sur sa chaise ne sachant plus que faire pour calmer l’adrénaline. La porte s’ouvrit.
Elle cru mourir en découvrant Lyov. Melwyn senti son corps la picoter de partout, son esprit venait de quitter ce corps devant une telle vision. Sa chemise était mouillée mettant évidence toute la perfection de ce corps. Les yeux de Lyov transpercèrent Melwyn, plus efficaces encore que ses dagues. Elle eu chaud, chaud partout, chaud à l’intérieur. Son corps tout entier semblait se consumer tout seul.

« Maintenant, je propose que nous faisions sauvagement l’amour. »


Melwyn cru fondre, se désintégrer, flancher, exploser. Elle sauta sur Lyov avec une légèreté qui ne lui ressemblait pas. Elle se faisait féline, encerclant Lyov de ses jambes, ses mains de part et d’autre ce visage qu’elle chérissait tant. Elle le regarda, juste une demie seconde et s’empara des lèvres du bel apollon soudainement maintenant son visage afin d’être au plus près. La force avec laquelle elle avait appuyé ses lèvres témoignait de toute l’angoisse qu’elle avait ressentie pendant l’absence de Lyov.
Lyov saisi les cuisses de Melwyn afin de la soutenir, il la maintenait au plus près de lui avec force.

La jeune femme rompit leur baisé fougueux afin de déposer sur son cou des milliers de baisers auxquels se mêlèrent des coups de langue. Elle passa la main dans ses cheveux, les empoignant, les tirants parfois même. Son corps avait été silencieux pendant trop longtemps et il avait choisi ce moment là pour s’exprimer. L’ombre la plaque contre le mur le plus proche arrachant un léger gémissement à Melwyn non pas provoqué par la douleur mais par l’excitation qui rongeait son corps.

« Je… Je... »

Comment dire ce qu’elle ressentait en cet instant précis ? Il n’y avait pas de mot pour décrire l’amour mêlé à la haine mêlée à la passion mêlée à la rancœur mêlée à la peur de perdre l’autre mêlée au désir mêlé à la tension.

Elle reprit possession des lèvres de Lyov une seconde fois, plus sauvagement encore que la première. Rien n’avait été plus spontané que ce geste. Il s’agissait de faire parler son corps à sa place. Il fallait qu’elle lui dise. Qu’elle lui dise que sa vie n’était maintenant dirigé que par ses humeurs, que rien d’autre ne comptait, qu’elle le détestait tout comme elle l’aimait, qu’elle avait eu terriblement peur de le perdre, de mourir, qu’elle voulait effacer le monde par leur passion, que le désir qu’elle ressentait au creux de son ventre commençait à la faire souffrir.

Le dos collé au mur, elle laissa ses mains glissées sur le torse de l’ombre faisant sauter le premier bouton de sa chemise. Il fallait qu’elle le voit, qu’elle l’admire et c’était maintenant, elle voulait le toucher, l’aimer maintenant. Les autres suivirent de près et le torse de Lyov fut vite libéré de la prison noire de sa chemise, qui valsa dans la chambre. Les cheveux en bataille, le corps tremblant sous la passion, Melwyn n’avait plus conscience de cette enveloppe charnelle. Elle ne sentait plus ses membres, elle desserra ses jambes et se remit debout attirant Lyov au plus près d’elle. Elle touchait chacun de ses muscles, chaque parcelle de peau passait sous les mains, les lèvres, les ongles, la langue ou même les dents de la jeune femme déchainée.

Elle entama de retirer le pantalon de Lyov afin de lui faire comprendre que si cela s’éternisait, elle allait certainement en mourir. Ne faire plus qu’un semblait maintenant vital pour la jeune femme. Ah ce pantalon ! Si elle avait pût le carboniser d’un regard, elle l’aurait fait. Melwyn tâtonnait, cherchait, touchait, la patience l’avait dès à présent quitté.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Ven 18 Avr - 19:42

Il gémissait, sans se retenir, elle profitait de son corps, son torse se découvrait sous ses yeux, il voulait que ça s’arrête et que ça continue, il fallait qu’elle aille plus doucement et plus vite. Il fallait qu’ils s’allongent où qu’il la fasse tourner, virevolter. Il transpirait d’envie, il sentait ses jambes flancher, il tint bon. Il la sentait contre lui, il voulait l’avoir pour lui et rien que pour lui, pour le reste de sa vie.

Il avait existé sur d’autres terres, mais il n’avait jamais ressenti de choses pareilles. Il avait l’impression de renaître ou de réellement exister.


Une petite bulle de bonheur. Voilà où ils étaient enfermés. Sa chemise avait sauté depuis longtemps, Melwyn cherchait l’ouverture de son pantalon, elle était entrain de perdre tous ses moyens. Il lui sourit, relevant son visage en posant deux doigts sous son menton, la regardant dans les yeux. Il l’embrassa tendrement, il voulait la torturer, il détacha son pantalon avec la plus grande lenteur, le laissant glisser autour de ses jambes musclés puis ses mains glissèrent le long des joues de sa belle pour atteindre sa poitrine. Il y promena ses doigts un moment avant de défaire lentement les lacets de son corset, dévoilant son buste. Il soupira tendrement, une étincelle dans le regard. Il reluquait sa peau qu’il voulait toucher, ce qu’il fit.

Il éprouva sa poitrine, il la parcouru, de ses mains, ses lèvres, sa langue et même ses dents. Elle avait éprouvé son torse, il était couvert de trace de griffure et de dents.

Il la dénuda lentement et la reluqua longuement avant de se retourner, attrapant les draps et la couverture qui bordaient soigneusement le matelas et les fit valser dans la pièce. Il n’aimait pas les draps qui s’enroulaient autour de ses bras et de ses jambes, il faisait peut-être des choses insensée mais il avait terriblement envie de passer une nuit des plus agréables en sa compagnie. D’ailleurs, son envie grandissait et cela pouvait se voir, physiquement.

Il la prit par les épaules et se recula, lentement, s’asseyant sur le matelas, il l’assit sur ses genoux, à cheval sur ses jambes, face à lui. Il en profita pour embrasser ce corps qu’il avait envie de découvrir, encore et encore, il avait envie de l’allonger. Il n’était ni en mesure de réfléchir, ni en mesure de parler. Il l’embrassa dans le cou, les épaules, sa langue était chaude contre sa peau.

Mais il savait la faire attendre. Il avait besoin comme elle que cette soirée se termine avec un acte amoureux, mais la voir réclamer, gestuellement comme verbalement était des plus délicieux, son envie grandit encore plus, il vint doucement mordiller sa lèvre, il avait l’impression d’être accro à ses lèvres, à sa peau. Il en avait besoin.

Il tenta de clarifier ses pensées mais la brume de son désir s’épaississait constamment. Il souffla doucement

« Melwyn je … »

Sa voix était brûlante, chancelante, il échangea les places, s’appuyant, les bras et les muscles tendus de chaque côté de sa tête, le bassin contre le sien, si près, que la peau de leur ventre se touchait à chaque inspiration.

Lyov avait la respiration saccadée, il avait envie aussi de « conclure » tout de suite. Il le voulait, il le fallait. C’était nécessaire, il en allait de la survie de ce monde.

Il passa la main dans les beaux cheveux bleus de la jeune femme, lui souriant amoureusement. Il voulait lui faire comprendre qu’il avait envie d’elle d’une manière … Particulière. Tout homme avait des fantasmes, des choses à essayer, il ne dérogeait pas à la règle. En y pensant, il frissonna, son envie grandit encore plus, cela le démangeait, il était encore en caleçon alors il se dénuda lentement, pressant son corps nu contre le sien.

La chambre était grande, mais il avait l’impression que les murs s’étaient rapprochés autour d’eux, il était contre elle et il voulait le rester. Il ne voulait pas de grands espaces, il voulait seulement être avec elle.

Quand elle accéda à ses envies, il cru qu’il allait mourir. Le plaisir qu’il ressentit était incomparable, inimaginable. Il n’avait jamais ressenti de telles choses. Il se cambra brusquement, se mordant la lèvre avant d’ouvrir la bouche comme s’il allait gémir, mais aucun son ne sortit. Il toucha une cheville de Melwyn du bout du pied et remonta lentement le long de sa jambe, il ne savait plus quoi faire, tout son corps était en ébullition, se tordant sous le plaisir, il gémissait, rejetant la tête en arrière. Jamais quelqu’un d’extérieur n’aurait pu penser que La Dernière Ombre puisse avoir ce genre de comportement. Personne n’avait encore jamais vu son visage et sa voix alors personne n’aurait pu penser qu’il ressentait un profond amour pour une jeune femme.

Il sentait sa tête osciller lentement entre ses jambes, il sentait le plaisir comme des milliers de petites aiguilles délicieuses qui le traversaient de part en part, il sentait l’objet de son plaisir délicieusement compressée entre les lèvres de Melwyn. Il avait voulu la torturer mais maintenant, la balle avait changé de camp, il était le torturé. Cela ne pouvait plus durer, beaucoup devait l’entendre mais il s’en foutait royalement. Il se cambra une ultime fois

« Aaaah ! Melwyn ! Je sens que je vais … ! »

Il se mordit la lèvre, tout son corps se crispa, la fin n’était pas loin
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Ven 18 Avr - 23:54

Alors que les mains de Melwyn se faisaient plus maladroites sous l’envie, Lyov décida de l’aider un peu, du moins c’est ce que pensait la jeune femme. Il leva son visage et l’embrassa tendrement. Trop tendrement pour Melwyn alors qu’elle pressait ses lèvres plus fortement contre celles de son amant, Lyov décida de la faire languir. Il ne lui apportait pas du tout son aide, non, il la torturait. Il quitta son pantalon comme une anguille quitterait son trou, tout en lenteur, faisant bouillonner Melwyn. Les doigts de Lyov vinrent caresser sa joue, la jeune femme eu envie de le mordre mais n’en fit rien.

Son corps n’était que tension, décuplant chacune de ses sensations. Ainsi, elle ne se concentrait que sur la partie de son corps en contact avec Lyov. La sensation descendit avec le point de concentration jusqu’à sa poitrine. Après s’y être attardé un moment –sûrement l’épisode 1 avec la serviette fugueuse avait gardé son esprit fixé dessus avec le temps-, il la débarrassa de  l’étoffe qui couvrait son torse. Le garçon la regarda longtemps, Melwyn l’observait, se plaisant à être vue ainsi. Elle, elle fixait les yeux de son amant, à travers eux elle pouvait se voir comme il la voyait. Sa poitrine subit les mêmes assauts précédemment donnés par Melwyn.

Lyov finit enfin de déshabiller la jeune femme qui en ce moment ne ressentait aucune pudeur. Elle le regarda se retourner. Il arrangea le lit de façon à ce que l’espace soit libre, Melwyn trépignait d’impatience. Le voir se mouvoir en caleçon dans la chambre et arranger leur nid d’amour était une torture fort plaisante. Lorsque Melwyn –lors de l’inspection de ce corps- tomba sur la virilité de son homme encore masquée par une étoffe de tissu, elle eu l’impression qu’un trou noir venait de s’ouvrir dans son ventre.

Le jeune homme les guida jusqu’au lit où il s’assit, il fit assoir Melwyn à cheval sur lui. De là elle pouvait sentir la force grandissante de Lyov, il embrassa de nouveau la peau de Melwyn qui se pressant contre cette nouvelle sensation se cambra légèrement en arrière afin d’offrir plus encore sa poitrine. Il l’allongea, ils s’embrassèrent de nouveau, il la taquina. Melwyn était brulante sous ses baisers toute abandonné à lui. Sa voix brisa le bruit de leurs baisers et de leurs gémissements.

« Melwyn je … »

Il changea de position, se mettant au dessus d’elle. Melwyn avait la respiration lourde, ils étaient bien trop proches l’un de l’autre pour que la jeune femme puisse réfléchir, respirer correctement. Ils étaient en contact en tout point. Les mains de Melwyn étaient partout en même temps dans ses cheveux, sur son dos, sur ses fessiers, sur ses épaules. Tout n’était qu’attaque de caresses. La jeune walkyrie se cambrait sous les assauts de son partenaire, tentant de se rendre plus accueillante encore. Elle voulait le combler, le frapper à coup de baiser, le tuer à coup de caresse.

Lyov lui offrit à sourire qui aurait bien pût la faire chavirer, il lui caressa les cheveux apaisant quelques peu la jeune femme. Elle n’était que sur ce que ses mains touchaient alors quand il s’agissait des cheveux, la tension retombait un peu. Elle tentait de garder toute son attention sur la main dans ses cheveux et non pas sur leurs corps serrés.

Le jeune homme lui fit comprendre une envie particulière, elle l’avait vu dans ses yeux, dans son sourire. Melwyn se mit au dessus d’un Lyov nu qui ne savait pas trop à quoi s’attendre. La jeune Walkyrie ne pouvait refuser une telle demande, c’était à son tour de torturer le jeune homme.

Elle se mit à cheval sur lui, l’observant de toute sa hauteur, les mains soigneusement posées sur son torse. Elle laissait ses mains glisser sur sa peau blanche et douce. La jeune femme se pencha, laissant ses cheveux chatouiller Lyov, elle l’embrassa tendrement. Le temps n’était plus à la course pour elle. Ses lèvres dévièrent dans son cou, descendirent sur son torse, son ventre, son bas ventre jusqu’à cet endroit qui se dressait devant elle. Le taquina, le touchant, le léchant, elle fini par accéder à la requête de Lyov.
Lyov se cambrait, se tordait, respirant fortement ; Melwyn laissait carte blanche à son corps déconnectant son esprit totalement. Une petite lueur de conscience était tout de même présente, fière, confiante, se pavanant sur un sofa rouge.

Les va et vient de Melwyn attisaient l’excitation du jeune homme, tantôt lents, tantôt rapides, tantôt serrés, tantôt relâchés.

« Aaaah ! Melwyn ! Je sens que je vais … ! »

Lyov venait de prononcer cela sans que Melwyn ne s’y attende. Elle retira l’étreinte de ses lèvres sur le membre de Lyov et le prit entre ses mains, serrant doucement le bon endroit pour retarder la chose, faire descendre la tension.

Elle remonta vers le visage de son homme, l’embrassa dans le cou, lui mordit. Sa voix essoufflée murmura :

« Je te préviens : Ce n’est pas encore le moment Amour »

Elle sourit malicieusement, son corps était au bord de la falaise, ne demandant qu’une petite brise pour s’y jeter. Cette expérience avait été la plus éprouvante qu’elle ait connue, la poussant dans ses retranchements. Melwyn, soudainement féline, invita Lyov en elle, elle l’accueilli dans un râle qui prévenait de l’avancement de son désir. Elle fit un premier mouvement, accompagné de celui de Lyov. Les deux êtres bougèrent dans le même rythme jusqu’à ce que quelque chose embrume l’esprit de Melwyn.

Elle se sentait partir petit à petit, comme engourdie. Sa voix cria presque :

« Maintenant Amour, maintenant ! »

Melwyn ferma les yeux se laissant emporter par la vague qui s’abattait sur elle. Un besoin d'être encore plus proche de Lyov se manifesta, il le ressenti et se redressa prenant Melwyn dans ses bras. les deux amants accordaient leurs coups de reins de plus en plus compulsifs. Melwyn rendit les armes dans un gemissement profond tandis que Lyov la suivit de près. La jeune femme, l'esprit encore embrumé par la vague de plaisir qui venait de l'emporter, laissa tomber sa tête sur l'épaule de l'ombre. Ses nerfs étaient apaisés, son corps soudainement épuisé. Elle joua tendrement avec les cheveux du garçon d'une main reprenant souffle et esprit, tandis que l'autre parcourait doucement les muscles dorsaux de Lyov. Ses yeux étaient empreints d'un amour sans limite, sans frontière. Elle souahitait en ce moment même rester ainsi pour l'éternité.

Elle n'aurait pût dire combien de moment de caresse et d'apaisement dura, quelques minutes, quelques heures? Peu lui importait, elle se laissa mollement tomber sur le matelas moelleux sembalant l'envelopper de tout son confort. Melwyn tenait la main de Lyov l'invitant à se joindre à elle sur l'oreiller. La voix de Melwyn dit dans un murmure inaudible qui avait des echos de sanglots :

" Ne me perds pas Lyov... Ne me laisses pas me perdre"


Cet acte d'amour bestial avait achevé de détruire le petit mur qui tentait tant bien que mal de retenir les nerfs de la jeune femme. Ces derniers lachaient les craintes ressenties par Melwyn maintenant que la haine, la tension et l'amour avaient été évacués. Tous ces sentiments étant apaisés il ne restait plus que la peur de présente.

Melwyn avait peur de perdre Lyov, peur qu'il ne reparte vivre avec son ombre la laissant seule. Elle avait également peur de se perdre elle-même en adoptant que trop bien la colère.

Cette phrase n'était simplement qu'une supplique pour que Lyov ne la laisse pas seule. Melwyn ne supportait pas l'idée qu'un jour elle devrait peut-être affronter le monde sans lui.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Mar 22 Avr - 10:45

Il se sentait proche de l’extase, mais ce fut un cri de frustration qui sortit de sa gorge. Le plaisir avait été tellement intense qu’il en avait eu l’impression que son âme venait de quitter son corps pour s’élever lentement dans la pièce. Le fait qu’elle vienne de l’empêcher de finir avait provoqué un brusque retour à la réalité. Essoufflé et indigné, il regarda autour de lui et croisa les yeux bleus de sa belle, ce qui le fit sourire amoureusement

« Saletééééé ! »


Ce n’était pas méchant, il lui tira la langue pour le lui prouver, mais elle ne semblait pas d’humeur à plaisanter. Elle, elle voulait continuer.
Il ne fallu pas plus d’une seconde à Lyov pour prendre son « courage » à deux mains, littéralement. Le corps de Melwyn était accueillant, il s’attendait presque à y voir des panneaux « bienvenue ».

Il s’unit longuement avec elle, elle l’avait frustré, à lui de se venger. Mais le plaisir fut bientôt comme un besoin pour Lyov. Il ne se sentait plus lui même. Contre le corps parfait de sa belle, une chose importait : le plaisir qu’il prendrait tout les deux.

Il bougèrent l’un contre l’autre, en cadence, Lyov avait perdu tout sens commun, il ne pouvait plus penser à rien. Il sentait le plaisir, comme des milliers de petites lianes, s’emparer de son corps et le faire souffrir délicieusement.

« Maintenant Amour, maintenant ! »

Oui, il l’avait senti, dans son bas ventre, s’était formé comme une petite bille concentrée, il ne fallut que quelques secondes pour qu’elle implose. Lyov cria, il n’en pouvait plus.

Il sentit les ongles de Melwyn griffer son dos et la douleur augmenta délicieusement son plaisir. Il aimait se sentir contre elle, contre la belle jeune femme dont il était éperdument amoureux, il se sentait entre ses griffes, il voulait être à elle. Exclusivement. Comme elle était à lui. Seulement.

Enfin, la petite tornade les ayant englobé tous les deux se dissipa. Il sentit la tête de la jeune femme se nicher sur son épaule, dans le creux, contre son cou, jouant avec ses cheveux et son dos. Lyov sourit et la serra contre lui, l’entourant de ses bras puissants, il ne voulait plus jamais la quitter.

Le fait qu’il soit maintenant recherché n’avait plus aucune importance. Ils étaient l’un contre l’autre et c’était la seule chose qui comptait. Mais, contre lui, il sentait le torrent d’émotion qui traversait Melwyn, il la serra davantage contre lui, passant la main dans son dos puis sur ses cuisses pour suivre la ligne délicieuse de ses jambes. Étrangement, ses gestes n’avaient rien de pervers, c’était simplement pour l’apaiser, la calmer.

" Ne me perds pas Lyov... Ne me laisses pas me perdre"

Il lui sourit tendrement et la redressa, repassant ses bras dans son dos pour la soutenir. Il lui vola un doux baiser, puis un deuxième, il devenait accro à ses lèvres. Mais il devait la rassurer. Alors il ne la soutint que d’un bras et prit sa main de l’autre, croisant ses doigts avec les siens

« Melwyn écoute moi … Je t’aime… Tu es … »

Il devenait de plus en plus frustré de ne pas trouver ses mots à chaque fois qu’il essayait de lui parler, alors il lui tira la langue

« Voilà ! Tu vois l’effet que tu me fais ? Je n’arrive même plus à te dire ce que je ressens tellement c’est plus puissant que tous les mots et expressions existants ! »


Il lui vola un autre baiser, mordillant doucement sa lèvre

« La vérité Melwyn, c’est que jamais je ne te quitterais. »


Il lui sourit tendrement, à ses yeux, Melwyn était la définition de la perfection.

« OUVREZ CETTE PORTE ! »


Il grogna soudainement, il savait que ça allait se finir comme ça. Il le savait. Il venait de travailler avec une bande d’incapable. Il leur avait confié la tête du noble mais ses complices avaient sûrement eut les yeux plus gros que le ventre, après tout, ça ne valait rien d’interpeller un garde et de lui dire que La Dernière Ombre était quelques chambres plus loin, de plus, en plus de la récompense matérielle, ils auraient une certaine satisfaction car voir Lyov avait une aussi belle femme que Melwyn les emplissaient d’une jalousie sans égal.

Lyov, toujours nu, sourit doucement à Melwyn en se levant

« Ne regarde pas, je sens qu’on ne va pas pouvoir rester ici longtemps … »

Il enfila son caleçon son pantalon mais resta torse nu, il n’avait pas le temps de remettre sa chemise. Il la lança à Melwyn, elle serait assez longue pour la couvrir. Il saisit ses dagues, une à chaque main et sourit, déverrouillant lentement la porte

« C’est ouveeeert … ! »


Ils n’en croyaient pas leur yeux. Ils s’attendaient à trouver Lyov seul, masqué ou quelque chose dans le genre, mais voilà qu’il était torse nu, accompagné d’une jeune femme en tenue légère. Lyov grogna et en plaqua un contre un mur alors que les lances des autres l’encerclaient

« Je vous INTERDIS de poser les yeux sur elle. »

D’un mouvement ample de la main, il leur montra à quel point il leur interdisait. Le premier garde, la gorge tranchée, roula au sol et ne bougea plus. Aussitôt, on l’attaqua dans le dos. Il se baissa vivement et roula sur le côté pour se dégager avant de se relever, d’en saisir un en passant son bras sous son menton pour le lui soulever et de l’égorger. Sa victime roula à quelques centimètres de l’autre, au sol. Le troisième l’attaqua par devant, le talon de Lyov tourna, son pied réalisa une ample courbe, jambe tendue, avant de percuter la tempe du garde qui tomba au sol. Lyov se baissa et l’égorgea à son tour. Il n’en restait plus que deux.

L’avant dernier tenta de fuir mais Lyov attrapa une seconde dague qu’il lança sans même regarder sa cible. La lame se planta à l’arrière du crâne de l’homme dont le cri s’étouffa dans un gargouillis atroce qui ne le fit même pas ciller. Le dernier des gardes étaient tétanisé, il arma maladroitement sa lance et lança un coup maladroitement visant Lyov au ventre, celui ci fit un agile pas sur le côté, son bras ne fut qu’une ombre tellement le geste horizontal que l’Ombre fit en direction de la gorge de l’homme fut rapide. Le sang coula bien vite et l’homme s’effondra. Il en avait empilé cinq, le sang commençait à former une petite marre, Lyov soupira, il avait tâché son pantalon. Il se tourna vers Melwyn

« Melwyn, mon ange, il va falloir se dépêcher… »


Ses paroles furent accompagnées d’un geste vers la fenêtre, oui, il voulait passer par là. Par la fenêtre du manoir, qui donnait sur une forêt, au quatrième étage.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Mar 22 Avr - 22:14

" Ne me perds pas Lyov... Ne me laisses pas me perdre"

La peur de Melwyn avait surgit sans prévenir. Lyov la redressa et prit sa main.

« Melwyn écoute moi … Je t’aime… Tu es … »


La jeune femme avait un petit sourire vague sur ses lèvres. Elle comprenait ce que ressentait Lyov, elle savait que ce n'était pas facile. Au final, il n'avait pas besoin d'en dire plus, sa difficulté à s'exprimer montrait bien plus que tous les mots qu'il aurait pût prononcer. Elle même n'aurait pas pût à cet instant précis lui dire, elle savait ce qu'elle pensait mais le formuler concrètement était chose impossible. Lyov lui tira la langue

« Voilà ! Tu vois l’effet que tu me fais ? Je n’arrive même plus à te dire ce que je ressens tellement c’est plus puissant que tous les mots et expressions existants ! »

Melwyn lui sourit tendrement, Lyov l'embrassa à nouveau

« La vérité Melwyn, c’est que jamais je ne te quitterais. »


Le cœur de la walkyrie était apaisé, elle savait que ce qu'il disait là était la vérité. Toute à l'heure il mentait lorsqu'il disait qu'il regrettait de lui avoir sauvé la vie. Elle savait qu'il ne le pensait pas, que c'était l'ombre qui lui avait dit cela. Elle ne s'adressait pas à la même personne. Melwyn savait que Lyov était sincère dans ses paroles.

Alors que tout deux profitaient du bonheur qui inondait la pièce, on cria :

« OUVREZ CETTE PORTE ! »


Melwyn poussa un fort soupir tandis que Lyov grogna. Elle avait espéré qu'ils allaient pouvoir être tranquilles mais bien sûr ces illusions n'allaient pas être réalisables. Lyov se leva, donnant à Melwyn le loisir de l'observer à nouveau :

« Ne regarde pas, je sens qu’on ne va pas pouvoir rester ici longtemps … »


Évidemment ça devait se passer comme ça. Il fallait de nouveau se battre, fuir et ainsi de suite. Lyov lança la chemise à Melwyn qui abordait un air des plus blasés. Elle l'enfila sans trop se presser comme s'ils allaient faire une promenade après une longue grasse matinée. Elle ne prêta pas attention à Lyov, elle savait qu'il s'en sortirait.

« C’est ouveeeert … ! »


Melwyn venait tout juste de passer la chemise et s'attelait à fermer les boutons un à un. La jeune femme posa ses yeux sur les nouveaux arrivants et croisa un regard qui fut bref :

« Je vous INTERDIS de poser les yeux sur elle. »


Un petit sourire plein de fierté se glissa sur ses lèvres, elle savait que ça allait se passer comme cela. Ils avaient beau être nombreux Lyov allait les battre, surtout qu'elle se trouvait dans la même pièce. Elle vit Lyov encerclé et son cœur se serra, elle décida de ne pas regarder afin de ne pas être inquiétée et de ne pas le déranger.

La scène qui suivie fut des plus étranges, d'un côté Lyov se battait avec habileté et de l'autre, Melwyn peignait tranquillement ses cheveux sur le lit. La jeune femme ne semblait en aucun cas anxieuse à propos de ce qu'il se passait dans la pièce. Elle s'était formée une petite bulle de quiétude imperméable. Un garde aurait pût sauter sur le lit qu'elle lui aurait juste fait signe de se retourner sans même le regarder sachant pertinemment que Lyov serait là.

Elle jeta tout de même un œil afin de voir s'il en avait encore pour longtemps, il ne restait plus que 2 ennemis. Elle le vit lancer la dague sans le regarder et elle haussa un sourcil, elle connaissait ce mouvement là, elle y avait eut le droit quelques heures plus tôt. Elle poursuivit son peignage, ses cheveux bleus glissaient entre ses doigts. Lorsque le bruit cessa, elle leva la tête et vit son homme torse nu au milieu des victimes.

« Melwyn, mon ange, il va falloir se dépêcher… »


Lorsqu'elle entendit « mon ange » des papillons vinrent se loger par millions dans son ventre. Elle déchanta bien vite lorsqu'elle compris le geste de Lyov. Melwyn avait tourné la tête et avait vu la fenêtre. Elle se leva d'un air boudeur.

« Que ça ne devienne pas une habitude surtout »

Elle passa près de lui, laissant sa main se balader sur la peau nue de Lyov. La jeune femme récupéra quelques affaires qu'elle fourra dans son sac -jamais on n'avait vu une femme se préparer aussi rapidement-. Melwyn se mit derrière Lyov, attendit que celui-ci soit prêt et sauta sur son dos. C'était devenu un « moyen de transport » courant pour elle maintenant. Tous les deux avaient une allure bien étrange, chacun était le complément de l'autre. Melwyn avait le haut et Lyov le bas. Lyov enjamba la fenêtre et entama la descente. Tout cela avait l'air si facile pour lui...

Lyov mit vite pied à terre, il s'était aidé des prises ici et là sans que Melwyn ne s'en inquiète. Après la cavalcade sur les toits, plus rien ne lui faisait peur dans cette position.

En passant devant une fenêtre elle pût constater que la fête arrivait sur sa fin, bientôt tout le monde allait se rendre compte du bazar qu'avait semé le couple. Ils allaient sûrement être recherchés prochainement si ce n'était pas déjà le cas.

Lyov détala, des jeunes gens à moitié nus aux alentours d'un domaine ne passaient jamais inaperçus.
Melwyn était bien accroché dans son dos, ses jambes enroulées autour de sa taille, elle ne bougeait presque pas. Ils allaient atteindre la forêt quand soudain un bruit de tir retentit et quelque chose vint se loger dans l'épaule droite de Lyov. Melwyn descendit sous la force de l'impact.

Lyov blessé ! Lyov blessé ! Ce n'était pas le moment de paniquer, on pouvait voir des torches s'approcher d'eux à toute vitesse, ils devaient être 7 ou 10 à les suivre. La situation n'était pas idéale, ils étaient en terrain plat et avait un désavantage numérique important. Il fallait se mettre à couvert. Elle saisit la main gauche de Lyov et l'entraina dans la forêt. A l'abri des arbres, Melwyn dégaina son épée.

« Est ce que ça va aller...? »

L'angoisse était perceptible dans sa voix qui s'était légèrement brisée en fin de phrase. Les yeux turquoises de la jeune femme étaient rivés sur la plaine ou les gardes approchaient à toute vitesse. Il fallait que ça aille, il le fallait à tout prix car même avec la meilleure volonté du monde, elle n'allait pas pouvoir les protéger tous les deux contre 10 gardes entrainés.

Elle jetait des regards angoissés à Lyov, elle ne l'avait jamais vu blessé, c'était la toute première fois qu'il était touché.

D'autres balles furent tirées, forçant les deux amants à se mettre chacun derrière un arbre. La respiration courte Melwyn se concentrait sur la position de ses mains sur la garde de son épée. Lyov pouvait sûrement se battre -du moins elle l'espérait- même s'il n'allait pas avoir toutes ses capacités.

Elle l'observa, interdite. Lorsque les gardes arrivèrent à l'entrée de la forêt, non loin d'eux, Melwyn lui fit un petit sourire -qui n'était aucunement rassurant- et elle murmura :

« Ensemble contre tous? »

Lorsque le moment fut opportun, Melwyn sortit de sa cachette, brandissant son épée. Elle asséna un coup au premier homme au niveau du ventre le laissant à terre. Son pied alla heurter la poitrine d'un second, retardant son impact avec elle. A regarder Lyov se battre, Melwyn avait appris quelques petites choses qu'elle reproduisait du mieux que possible. C'était la première fois que la lame de Melwyn se teintait de sang, elle était bien obligée de frapper pour de vrai cette fois-ci. Un homme la plaqua contre un arbre coupant la respiration de la jeune femme dont la garde vint se loger dans la tempe d'un garde tandis que son genou remontait dans les parties sensibles. A genoux devant elle, Melwyn l'assomma d'un coup de pied. Ses jambes encore nues valdinguaient de droite à gauche, se teintait des giclées de sang, s'écorchaient contre les arbres.

Un garde plus costaud que les autres la coinça contre un arbre énorme, le poing sur sa gorge l'empêchant presque de respirer. Les yeux de celui-ci étaient exorbités, ses narines dilatées. Melwyn se débattait tant bien que mal mais ne réussissait pas à dégager ses voies respiratoires, elle était comme écrasée sous ce poids, elle suffoquait.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Ven 25 Avr - 19:13

Elle avait sauté sur son dos, il avait saisit ses jambes et il avait sourit doucement

« Ce ne sera pas une habitude promis … »

Lentement, il commença à descendre, c’était facile pour lui mais il essayait de lui donner le plus de confort possible. Et ça, c’était moins facile. Son pied faillit glisser, il compensa avec la force de ses bras pour rester en équilibre. Ses muscles se tendirent, il se mordit la lèvre.
Mais il donnait une impression externe de confort et d’équilibre et c’était tout ce qui comptait pour lui.

Il finit par arriver au sol, lorsque ses pieds nus rencontrèrent l’herbe grasse et douce, il poussa un léger soupir de soulagement incontrôlé, ce qui fit sourire Melwyn.

Mais il finit par comprendre que même à moitié nu, il ne pourrait retenir toute une garnison. Il lui prit la main et commença à courir. Il se trouvait léger sans ses grosses bottes et son gros manteau noir, il avait l’impression de voler et il faisait tout pour ne pas se laisser distraire par les jambes élancées de sa belle, et aussi pour essayer de ne pas la perdre.

Quand tout d’un coup, il sentit une douleur brûlante vriller son épaule et sa clavicule. Il sentit ses chairs se déchirer, il ne comprit pas tout de suite mais finit par se rendre compte quand il reprit ses esprits, il avait ralenti considérablement et été maintenant à deux doigts de tomber, les yeux à demi fermés. Mais il reprit vite de la vitesse

« Est ce que ça va aller...? »

Est ce que ça allait ? Oui bien sûr ! Il venait de se prendre une balle dans la clavicule. Son torse était couvert de sang. Il s’efforça de sourire. Sa peau était encore plus blanche que d’habitude, il transpirait, mais sa peau était glacé. Une légère vaguelette de sang s’écoulait à chaque expiration.

Mais elle avait l’air angoissée, elle s’inquiétait. Il détestait ça. Alors il s’approcha d’elle et prit sa main. Il voulait l’embrasser mais il sentait bientôt le goût du sang dans sa bouche, il avait envie de vomir.

« J’ai connu mieux … »

Il tenait debout mais n’en avait certainement pas pour longtemps s’il ne stoppait pas les saignements.

Il entendit deux autres coups de feu, il sentit ses cheveux se soulever sous un courant d’air provoqué par une balle qui passa tout près. Sa gorge se serra, il se précipita derrière un arbre seulement après s’être assuré que Melwyn était à l’abris.

Protégé par l’épais tronc, il calma sa respiration, cherchant des yeux un morceaux de tissus pour bloquer l’hémorragie.

Il entendit bientôt des voix à l’orée de la forêt. Les gardes avaient alors fini par les trouver ? Ce n’était plus très dur, ils n’avaient qu’à suivre les trace rouge que La Dernière Ombre qui pourrait se renommer Le Petit Poucet pour l’occasion avait laissé en perdant son sang.

Il grogna légèrement, il était furieux contre lui même. Il avait lui même conduit l’ennemi à eux. Il se devait d’assurer la sécurité de Melwyn, avant la sienne.

Mais il fut aux prises avec trois gardes plutôt banals. Il tenta de finir vite mais avec un bras assez défectueux ce n’était pas facile. Il grognait furieusement, forçant sur ses muscles et articulations. Il finit le combat avec une coupure sur la joue et une autre sur la cuisse mais il n’eut pas le temps de le remarquer. Alors qu’il tourna les yeux vers Melwyn, il la vit coincée contre un arbre par un énorme garde qui la coinçait. Il grogna de manière effrayante et se jeta sur l’homme.

Il détruit son dos à coups de dague effrénés, insensibles aux hurlements de douleur du garde qui se retourna vers lui. Lyov le défigura, réduisant la partie droite de son visage en lambeau. L’autre partie se défigura d’elle même lorsqu’il tomba contre un rocher, mort. Il ne ressemblait même plus à un être humain.

Lyov, aussi avait connu des jours meilleurs, physiquement. Il était couvert de sang sans qu’on puisse discerner son propre sang de celui de ses victimes. Il avait le souffle court et il ne tarda pas à tomber à genoux. Il respirer, l’hémorragie avait légèrement diminuer mais ses nerfs étaient en pelotes. Il avait eu peur pour sa belle et il était toujours furieux de s’être fait trahi. Il lui sourit tristement, pour lui prouver qu’il allait « bien » et s’effondra sur le dos.

« A… Attend … Je … Je ne suis pas sûr de pouvoir continuer … »

Non, pas de vivre. Juste de courir. Maintenant qu’il était dans un mélange moelleux d’herbe et de feuilles, il n’avait plus du tout envie de se lever pour courir. Ses pensées faisaient la ronde, sa tête tournait.

Il prenait tout de haut, les risques semblaient tellement insignifiant, il ne savait plus du tout quoi faire, quoi penser, tantôt il avait envie de se lever, tantôt il ne voulait plus. Il aurait bien aimé apprendre à voler …

Mais le temps n’était pas au rêve. Le danger s’imposa dans son esprit comme une enclume au milieu de ses pensées brouillées. Il tendit un bras pour exercer un contre poids et se redressa en position assise avant de mettre plusieurs dizaines de secondes pour se lever. Titubant légèrement, il finit par arriver à conserver une certaine forme d’équilibre précaire.

Ils devaient quitter la ville au plis vite. Personne n’accepterait de donner de l’aide à « Sébastian » à présent …
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Ven 25 Avr - 22:00

Melwyn suffoquait sous le joug d'un garde costaud la jeune femme entendit les grognements terrifiants de Lyov et elle sut qu'elle était sauvée. Il le frappa au dos, les cris du garde retentissaient dans les oreilles de Melwyn ne formant plus qu'un brouhaha oppressant. Mais Lyov n'en avait pas fini avec lui, il le frappa de ses dagues au visage. Melwyn ne pouvait qu'observer, plaquée contre l'arbre, ce carnage. Elle voyait le visage de l'homme se défigurer petit à petit, perdre son humanité. Elle le regarda, prostrée, tomber au sol s'échouant sur une pierre anguleuse.

Bizarrement Melwyn se sentit soulagée, elle reprit enfin sa respiration qu'elle avait soudainement arrêté. Cet homme lui avait voulu du mal et c'était terminé maintenant. Une pensée pour la famille de ce garde lui traversa l'esprit. Peut-être était-ce quelqu'un de bien, quelqu'un d'aimé ? Elle secoua la tête et se précipita vers Lyov lorsqu'il tomba à genou.

Il avait du mal à respirer et instinctivement, Melwyn cala son souffle sur le sien. Elle l'observait dans une angoisse latente qui ne demandait qu'à exploser. Un sourire étrange se glissa sur ses lèvres avant qu'il ne tombe sur le dos. Melwyn posa sa petite main non loin de la blessure priant soudainement pour avoir des pouvoirs guérisseurs.

« A… Attend … Je … Je ne suis pas sûr de pouvoir continuer … »


Elle lui rendit son sourire triste, Melwyn ne voulait pas l'inquiéter. Elle mit une mèche de cheveux derrière son oreille, ajoutant le sang de Lyov au sien et à celui des victimes. Elle se mordillait la lèvre en attendant, elle ne savait pas trop ce que Lyov voulait dire. Il était clair qu'elle l'attendrait, hors de question de déguerpir sans lui !

Ils ne pouvaient pas rester là... D'autres gardes allaient arriver, plus nombreux que les premiers et plus armés. Hors eux n'étaient pas d'attaque, il fallait s'enfuir.

Lyov se redressa et finit par se lever, accompagné de Melwyn. Peut-être ne l'avait-il pas remarqué mais ses bras étaient derrière lui, pendant les 20 premières secondes, prêts à le retenir en cas de chute. Il n'avait pas l'air très stable et Melwyn lui prit la main.

« Es tu sûr de vouloir continuer? »

Elle soupira, en même temps ils n'avaient pas le choix. La jeune femme amorça un premier pas qui les dirigeait vers le fond de la forêt, après cette forêt, il y avait Racium. Une nouvelle ville ou le couple pourrait peut-être passé inaperçu. Melwyn n'y était jamais allée et elle espérait que Lyov non plus, ainsi ils seraient incognitos et pourraient se reposer tranquillement.

La marche était pénible et longue. Melwyn tenait toujours la main ensanglantée de Lyov, vérifiant par de petits coups d'œil si tout allait bien. Elle savait qu'il ne lui dirait pas même si ça n'allait pas, elle devait donc deviner ses états. Ils marchèrent pendant un moment en silence, guettant chaque bruit, chaque craquement. La forêt est un lieu faisant un vacarme assourdissant, les feuilles des arbres bruissent sous le vent, les brindilles craquent sous les pieds, les troncs des arbres semblent se mouvoir seuls.

Melwyn décida que s'en était assez. Ils avaient assez marché pour la soirée, la nuit était bien avancée bien que les deux jeunes ne pouvaient voir les étoiles à cause des feuillages qui s'étaient densifiés. Ils devaient être à mi-chemin, le ciel finirait par réapparaitre au fur et à mesure qu'ils approcheraient de leur but. Melwyn se stoppa net, elle avait repéré là un arbre qui serait fortement confortable, offrant au creux de ses racines un abri protégé.

« Arrêtons nous pour nous reposer veux-tu ? »

En réalité, il ne s'agissait pas d'une proposition, Melwyn n'irait pas plus loin. Elle posa à terre son épée qu'elle dénoua de sa taille, laissa tomber son sac mollement sur la terre. La jeune femme s'assit contre l'énorme tronc de l'arbre et fit signe à Lyov de venir installer sa tête sur ses genoux. Sa voix de nouveau chantante dit :

« Repose toi, je veillerai sur nous »

Elle lui offrit un sourire, le premier depuis leur combat à l'orée de la forêt. Une fois installés, elle laissa sa main s'entre-mêler dans les cheveux noirs de Lyov. La forêt s'était faite plus silencieuse, les oiseaux s'étaient assoupis et les arbres semblaient les envelopper de leurs branchages. L'épée de Melwyn n'était pas bien loin, prête à servir au cas ou des intrus feraient leur apparition. Elle murmura pour elle même tout en engouffrant ses doigts dans les méandres de la chevelure de Lyov :

« Je ne sais pas si nous pourrons fuir ainsi longtemps mon aimé... Peut-être devrions nous nous cacher, ne plus travailler, nous faire oublier pendant un moment. Nous serions bien tous les deux, juste tous les deux, dans une maison cachée aux yeux du monde. Un lieu ou la paix et l'amour règnerait, rien n'y personne ne viendrait nous déranger si nous nous faisions disparaître. »


Un long soupir sortit de son corps, elle savait bien que cela n'était qu'un rêve et que jamais ils ne seraient en paix. La Dernière Ombre avait une notoriété bien trop grande pour se laisser engloutir dans les ténèbres d'un amour.

Melwyn resta éveillée, il lui semblait d'après sa respiration que Lyov avait réussi à s'assoupir ou au mieux à se reposer. Au bout d'un temps, elle ne sut dire exactement combien d'heures, elle secoua doucement Lyov pour le réveiller. Elle se laissa doucement glisser contre lui, ses yeux se fermaient sans en avoir reçu l'ordre et elle se sentait sombrer dans une certaine léthargie. Melwyn se blotti contre le jeune homme sans trop savoir s'il était éveillé ou non. Avant de sombrer, elle murmura :

« Racium nous offrira ce dont nous avons besoin tu verras... J'ai entendu dire que c'est une ville pleine de promesses »


Son esprit s'embruma faisant disparaître la faible luminosité, les bruits et tout le reste. Elle ne sentait que la chaleur qui émanait du corps de Lyov, elle écoutait les battements de son coeur qui l'apaisaient.
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   Dim 27 Avr - 23:15

Tout allait bien, il était complètement détendu, allongé sur l’herbe grasse, tout allait bien, les oiseaux chantaient doucement dans leurs oreilles, il était tout contre sa belle qui l’avait laissé s’allonger la tête sur sa cuisse. Oui, tout allait bien. A part qu’il venait de se prendre une balle dans l’épaule et qu’un filet de sang coulait toujours sur le sol.
Il soupira longuement, il avait besoin de sommeil. Il avait tiré un trait sur les seules heures où il aurait pu dormir pour dans l’ordre : faire l’amour, se battre, fuir et se faire tirer dessus. Il était coriace mais humain. Il ne résista pas à la tentation et sombra dans un profond sommeil.

Son sommeil était sombre et sans rêves, c’était une sorte de mini coma où plus rien n’existait.
Finalement, il sentit quand même quelqu’un bouger à ses côté et ouvrit un œil qui ne lui offrit qu’une vague image d’un corps familier se couchant à ses côtés.
Il sourit intérieurement, c’était sa belle. Il fit un énorme effort physique pour passer un bras le long du sien et saisir sa main

« Racium nous offrira ce dont nous avons besoin tu verras... J'ai entendu dire que c'est une ville pleine de promesses »

Il sourit doucement, ainsi, Racium allait devoir les accueillir … Après tout, pourquoi pas … C’était un bon parti. Il était connu de partout, sa réputation n’était pas à l’épreuve, de plus, il avait entendu que les gens là bas, payeraient plus pour le simple meurtre d’une personne seule. Il serra plus Melwyn contre lui, elle était … Flexible. Il sourit, elle venait de s’endormir.

Il partit avec elle dans les bras de Morphée, le torse contre son dos, sa respiration callée sur la sienne. Il avait l’impression que le monde entier pouvait s’effondrer, tant qu’il était avec sa belle. Rien ne pouvait leur arriver.


hrp = je t'expliquerais les raisons de cette réponse minuscule par sms TT.TT
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MessageSujet: Re: Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]   

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Une drôle de danse [PV Lyov Machievel] [Hot]

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