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 Feeling blue [Pv Lyov Machievel]

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MessageSujet: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Dim 16 Mar - 17:54

Melwyn marchait dans la rue commerçante. Son pas était aussi léger que possible, tentant de survoler les pavés. Il faut dire qu’elle avait le cœur léger, cela faisait peut-être un peu plus d’une demi-heure que Lyov avait quitter la chambre de l’auberge. Elle n’était même pas tombée depuis qu’elle avait mis le pied dehors et Melwyn semblait faire un pied de nez aux dalles dépareillées qui tapissaient le village.

Il lui restait encore un peu de temps avant de retrouver Lyov. Elle ne savait pas exactement combien de temps lui prendrait ce travail mais sûrement plus tellement. Peut-être n’avait-il pas envie de revenir à la chambre trop vite après son geste…
« Vous ne viendriez pas voir mes tissus Madame ? »

Les yeux turquoises de Melwyn se tournèrent vers l’homme en question, il était extrêmement grand, à l’allure un peu bourrue. La jeune walkyrie lui sourit, après tout pourquoi ne pas s’octroyer un petit moment de détente ? Elle pénétra donc dans la boutique relativement vieillotte et plutôt vide. Quelques étagères par-ci par-là sur lesquelles trônaient des vêtements en nombre réduits. Melwyn observa le marchand d’un air interrogateur tout en resserrant la chemise de Lyov autour d’elle.
« Mon trésor ne se trouve pas ici. Il ne s’agit que de la vitrine, le vrai spectacle se déroule en bas. »

Il lui désigna un escalier en bois descendant vers ce que Melwyn imaginait être « la cave » tout en lui faisant signe de passer devant. La walkyrie haussa les épaules, après tout, tous les habitants manquaient de place ici, il fallait bien arranger l’espace disponible au mieux. Elle s’approcha donc de l’escalier qui était fort pentu. Elle ne vit point l’homme tourner le panneau « ouvert » suspendu à la porte, il venait de fermer le commerce. Elle se trouvait face à l’escalier vertigineux, hésitant grandement à tenter cette descente.
« Etes-vous certain qu’il est nécessaire de desce… »

Un cri finit sa phrase. Le géant venait de la pousser et Melwyn dévala l’escalier de bois. L’arrivée en bas fut brutale, c’est qu’il y en avait des marches ! Dans sa descente infernale, Melwyn avait tenté de minimiser les dégâts. Essayant de freiner sa descente en coinçant ses pieds dans la rambarde, appuyant sa main contre le mur. Melwyn était arrivée sur les genoux, le front et les mains plaqués contre le mur qui l’avait arrêtée. Elle resta le front appuyé contre le mur le temps d’accuser le choc mais elle entendit les pas de l’homme résonner derrière elle.

La jeune walkyrie se leva d’un bond, oubliant son genou écorché et sa tête jouant à la toupie. En observant derrière elle, elle découvrit une multitude de tissus étendus sur des fils passés à ras du plafond de part et d’autres de la pièce. Elle n’aurait su dire combien il y en avait exactement. Le sol était tâché de la teinture séchant, mêlant le jaune, le bleu et le rouge. L’entrepôt n’était pas très grand et pas bien éclairé par ailleurs. Elle regarda de nouveau le géant s’avancer vers elle et décida de reculer jusqu’à être camoufler par les divers tissus.

Melwyn avait l’impression d’être dans un autre monde, entourée de couleur dans une semi obscurité. Elle observait tous les mouvements des tissus qui étaient un bon indicateur des déplacements du géant. La walkyrie dégaina sa fidèle amie dans un silence absolu, la pointe suivant les drapés qui bougeaient. Elle entendit le géant faire de même et son cœur s’emballa. Aux aguets, elle se répétait qu’elle avait l’avantage car elle pouvait se camoufler dans cet amas de tissus.

Un pan de tissu se froissa et se déchira s’en suivi une douleur au niveau du bras. Elle ne vit pas quel objet l’avait atteint car il disparut aussitôt dans les drapés. Heureusement l’objet n’avait fait qu’effleurer Melwyn et une simple coupure trônait. Elle se déplaça silencieusement.
Finalement dans la distance comme dans la proximité elle n’était pas à l’abri. Melwyn n’avait pas pensé que le géant pouvait l’avoir de loin. Un nouvel objet fusa mais celui-ci Melwyn le vit et elle le déjoua de son épée. Un tintement métallique retenti déclenchant dans un second temps plusieurs bruits de froissement.
*C’est pas vrai ! *

Le bruit de son épée avait indiqué au géant qu’il visait juste, Melwyn reçu un premier objet dans la cuisse. Elle n’eut pas le temps de digérer la douleur occasionnée. Il fallait courir, se sauver. De ses petites mains, elle écartait les draps gorgés de teinture qui ne bougeaient pas. Ainsi elle avait moins de risques de tomber sur le lanceur. Melwyn ne savait plus où se trouvait la sortie à présent, dans la panique elle n’avait pas mémorisé ses mouvements et dans un tel fouillis il était impossible de se repérer.

Lorsqu’elle s’arrêta le silence se fit de nouveau et les draps se stabilisèrent peu à peu. Elle ôta le premier objet de sa cuisse, c’étaient de fins objets coupants. Melwyn n’en avait jamais vu auparavant, d’autres armes identiques l’avaient atteinte. Elle s’affaira à les enlever au cas où ils étaient empoisonné ou autre. Le géant n’avait visé que les jambes et les bras, une stratégie longue mais efficace car la walkyrie avait du mal à se mouvoir et ses bras supportaient avec difficulté le poids de son épée. Qu’est ce que Lyov dirait ? …

A la teinture présente sur ses mains et ses vêtements se mêlait la couleur de son propre sang. Un drap bougea et Melwyn le transperça sans plus y réfléchir. Elle atteint l’homme à son tour au niveau de la main. La jeune femme fut satisfaite, ces mains étaient ses ennemis puisque c’est elles qui lançaient les objets coupants. Elle courut de nouveau et de nouveau une pluie tranchante lancina sa peau. Plantée, effleurée, transpercée, Melwyn ne savait plus quelle partie de son corps elle devait privilégier. Ses mains et ses bras étaient piteux état, ses jambes ne la tenait presque plus, un objet l’avait atteinte au niveau des côtes l’obligeant à se tenir de travers.

Les larmes commencèrent à envahir ses yeux, sa voix tremblante réussi à demander :
« Pourquoi, pourquoi faites-vous cela ? »

Elle continuait de tourner lentement sur elle-même tout en observant les froissements des drapés. Une voix venue du fond de la pièce grinça :

"Nous avons un ami en commun Madame. »


Cette fois-ci elle ne tenait plus, les larmes roulèrent sur ses joues. L’eau de ses yeux se mêlant à la teinture et au sang sur son visage formait des gouttelettes de couleur inhabituelles.

Il était certain que l’homme parlait de Lyov, après tout elle n’avait qu’un seul ami et elle savait que cela risquait de lui causer des problèmes. Ses mains tremblaient fortement, elle continuait de guetter les mouvements mais sa vision était troublée par une barrière d’eau sans précédent. Elle fixa ses mains et rangea son épée ; elle n’en pouvait plus. Son corps la faisait souffrir de partout et il fallait tenter une sortie.

Elle ferma les yeux tentant de se donner du courage, ses jambes se mirent à courir toutes seules. Ses mains ensanglantées répandaient leur couleur sur les draps qu’elles poussaient. Jamais elle n’avait couru aussi rapidement. Son cœur battait à tout rompre. Soudain, elle poussa un tissu et aperçu l’escalier. Ca y était ! Elle était enfin sortie de ce labyrinthe !

Alors qu’elle s’élançait vers l’escalier, Melwyn fut rapatriée en arrière. Le géant avait saisi ses cheveux et son manteau et il la tirait avec force en arrière.
« LYYYYYYOOOOOOOOOOOVVVV »

Son cri avait résonné à travers ses sanglots dans la pièce alors qu’elle disparaissait de nouveaux dans le labyrinthe de tissus. Elle ne savait pas par quel miracle Lyov pourrait surgir dans cet entrepôt mais elle n’avait personne d’autre à appeler. Ou plutôt elle ne voulait appeler personne d’autre. Melwyn voulait le voir, lui, maintenant. Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle venait de donner la vraie identité de La Dernière Ombre. Après tout elle ne le connaissait plus sous ce nom là et pour elle, ce jeune homme n’était que Lyov, son ami. Elle avait tendance à oublier qui il était en réalité et au final elle préférait l’oublier.  

Et alors qu’elle se faisait trainer par le géant, Melwyn réussi à faire un croche-patte à l’homme qui trébucha. La jeune femme profita de ce moment pour se retourner et lui assener un coup dans les côtes pour s’enfuir de nouveau. Elle avait tout donné, ses dernières forces étaient passées dans ce coup.

Paniquée, elle fonça tout droit, se prenant les pans de tissus dans le visage, ne prenant plus la peine de les écarter. Tout autour d’elle n’était que couleur, les tissus volants dans tous les sens l’oppressait fortement, sa tête en perdait la raison ne sachant plus de quel côté se tourner. Elle trébucha à son tour et tomba. Elle se retourna ne prêtant pas attention à la douleur qui avait saisi ses mains lorsqu’elle s’était appuyée dessus. Assise, Melwyn tentait de reculer dans cette position. Ses cheveux se collèrent contre le tissu et se teintèrent de part et d’autre de rouge faisant presque disparaitre leur couleur bleue habituelle.

Melwyn devinait la silhouette de l’homme qui se précisait au fur et à mesure qu’il franchissait les draps. Elle ne trouva pourtant pas la force de se relever. Ses larmes continuèrent d’affluer, ses jambes ne lui répondaient plus, elle était tétanisée comme si son esprit s’était mis en veille le temps que le choc passe.

Alors qu’elle fixait les draps attendant de voir apparaitre l’homme, derrière le dernier tissu la séparant du géant, une ombre apparue.


Dernière édition par Melwyn Haeirith le Dim 16 Mar - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Dim 16 Mar - 18:39

Travailler. Il n’avait que ce mot là à l’esprit. Il se souvenait encore de la phrase qu’il avait soufflé à Melwyn juste avant de partir, il avait menti.

Il avait essayé de travailler, de tout son cœur, mais il n’arrivait pas à réfléchir. Dans sa tête, il n’y avait qu’elle. Oui, elle. Il n’arrivait même plus à lire le nom de ses victimes, le nom de la jeune femme s’imprimait partout. Alors il était entré dans une auberge, il ne savait pas laquelle, ça n’avait aucune importance. Il avait commandé une bière à laquelle il n’avait pas touché. Le verre était posé là, juste devant lui. Les coudes sur la table, la tête dans les mains. L’alcool semblait le narguer

« Hé petit, d’habitude c’est après avoir bu qu’on se sent comme ça … »

Il leva la tête, sans sursauter. C’était un vieil ivrogne qui lui avait parlé. Ses paroles arrachèrent un léger sourire au tueur avant qu’il ne se lève, tendant la bière à l’homme, sans rien dire. Celui-ci la bu en trois gorgée et leva les yeux vers Lyov pour le remercier, mais il tomba nez à nez avec un siège vide. L’assassin s’était levé, et été parti.

Il marchait d’un pas lent et sans réelle conviction, il n’était pas déprimé, il n’accordait juste que très peu d’importance à ce qui l’entourait, il ne pensait qu’à elle. Juste à elle. A ses yeux, son sourire, son doux visage … Il soupira bruyamment, s’attirant les regards du commerçant qui recommençaient progressivement à réinstaller leurs étals qu’ils s’étaient dépêchés de rentrer à cause de la pluie de tout à l’heure.
Il passa à côté d’un teinturier et lu le panneau « fermé » plaqué contre la porte

« Tiens, c’est étrange … »

Il s’approcha de la vitrine et observa, à l’intérieur il n’y avait personne, pourtant la nuit n’était pas encore tombée, et c’était le genre de petite boutique à rester ouverte tard dans le but d’attirer plus de clients, surtout les gens saouls achetant tout et n’importe quoi …
Une jeune femme rousse s’approcha de lui, il ne la connaissait pas mais elle lui sourit doucement

« Vous cherchez à rentrer ? Ah, j’ai vu le proprio rentrer tout à l’heure … Avec une femme aux cheveux bleus… »

Son sang ne fit qu’un tour, il attrapa la bonne femme par le col de son haut, tremblant légèrement.

« Et ?! Ils sont sortis ?! »

Il redoutait la réponse et il ne savait pas pourquoi. La jeune femme hocha négativement la tête, beaucoup trop choquée pour parler. Il la lâcha brutalement et se retourna, donnant un énorme coup de pied dans la porte qui trembla mais ne s’ouvrit pas.

Il mit une minute entière à ouvrir la porte à l’aide de la pointe de ses dagues car ses mains tremblaient légèrement. D’habitude il entrait chez les gens en moins d’une trentaine de seconde, mais la simple idée que Melwyn puisse être en danger lui faisait perdre tous ses moyens.
Il inspecta d’abord l’intérieur, l’arrière boutique et les placards, ne trouvant rien.

« LYYYYYYOOOOOOOOOOOVVVV »

Le cri le fit sursauter, il reconnaitrait cette voix entre mille. Il savait que c’était elle et il savait aussi que le fait qu’elle crie son nom n’était sûrement pas pour l’inviter à un thé dansant...
Il dévala les escaliers quatre à quatre, il avait l’impression de voler.
Arrivé en bas, il considéra la scène avec horreur. La clarté du rez de chaussé servait à éclairer légèrement ce qui se passait près de l’escalier. Il y vit un homme, une armoire à glace, de dos, face à Melwyn en très mauvais état : blessée et poussée à bout.

Il poussa un grognement à en faire fuir les pierres, il n’avait pas envie de tuer proprement non, mais il savait que Melwyn allait être traumatisé. Il prit donc sur lui. Il leva la jambe et asséna à l’homme, un coup de pied au niveau du dos. Celui-ci se retourna brusquement mais n’eut le temps de rien faire, Lyov se jeta sur lui et lui enfonça une dague dans la tempe. Il savait que c’était là l’endroit le plus fragile du crâne.

Il s’approcha de l’homme dont le cerveau était entrain de se noyer dans son propre sang et murmura à son oreille, quelques mots qu’il ne comprit sûrement pas

« Tu as fais deux énormes erreurs … Un venir au monde et deux, oser toucher la personne qui m’est le plus chère au monde. »

Il s’écarta et le laissa s’effondrer. Il se concentra sur Melwyn mais sentit que sa fine silhouette –seule chose qu’il distinguait dans l’ombre- était sur le point de s’effondrer aussi.

Il se précipita vers elle et se jeta au sol avant qu’elle ne tombe, la rattrapant en douceur, posant sa tête sur ses genoux.

Il savait qu’elle l’avait reconnu et à l’instant où ses yeux avaient rencontrés les siens, Lyov s’était remémoré les sensations qui l’avaient envahi lors de leur voyage, il frissonna comme il avait frissonné quand elle s’était amusée avec ses cheveux et il rosit légèrement comme après le baiser.

Il avait envie de lui hurler ces deux mots qui n’arrivaient pas à sortir, il s’était plusieurs fois dit qu’il lui avouerait dès qu’il la reverrait mais maintenant qu’elle était là … Rien ne voulait sortir.
Alors il lui sourit, il voulait avoir l’air rassurant. Il voulait lui faire comprendre d’un regard que tout se passerait bien, il était là à présent.

Un léger sourire amusé étira ses lèvres, il murmura

« T’as sali ma chemise … »
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Dim 16 Mar - 22:55

L’ombre émit un grognement effrayant, même Melwyn, qui avait reconnu Lyov, en frissonna. Elle pria pour que l’ombre ne prenne pas le dessus. Elle avait eut sa dose de sang et de violence pour la soirée. Et elle ne voulait point être la spectatrice de la fureur de l’ombre. Lyov frappa l’homme dans le dos. Le drap lui montrait la scène en lui épargnant le côté trop effrayant, elle ne voyait que les ombres. Alors que ses bras peinaient à la soutenir, elle vit une dague dans la tempe du géant. Ce dernier ne tarda pas à s’effondrer, Melwyn ne tenait plus, ses mains avaient répandu du sang sur le sol et tout n’était que douleur, elle se laissa tomber. A sa grande surprise, sa tête ne heurta pas le sol comme elle le redoutait. Lyov vint la récupérer, sa tête se posa sur ses genoux. C’était comme si elle était tombée dans une piscine de plume. C’était fini, elle était sauvée, il était arrivé. L’enfer se terminait enfin, le géant était mort et bien qu’elle souffrait, elle se sentait déjà mieux.

Melwyn leva un œil vers le garçon qui au départ avait un air étrange. Il lui sourit ensuite comme s’il voulait la rassurer, cela marcha. Elle savait que désormais elle était en sécurité, ses blessures finiraient bien par guérir. En cet instant sa seule inquiétude était celle de passer un mauvais quart d’heure suite à son imprudence. Lyov sourit, il semblait amusé :

« T’as sali ma chemise … »

La main de Melwyn bougea difficilement pour serrer entre ses doigts la chemise toujours sur son dos. Sa voix qui étonnement sortit plutôt bien lui répondit sur le même ton :
« Toi alors… Peut-on réellement appeler cela une chemise maintenant… ? »

Elle tenta un sourire mais se ravisa, les coupures de son visage la faisait souffrir et un simple sourire les déchirait plus encore. Elle n’y croyait pas, dans cette situation, il lui parlait de sa chemise… Sa main retomba. Il était vrai que la chemise était dans un piteux état, déchirée à certains endroits, tâchée du sang de Melwyn et de la teinture. « Sali » était un euphémisme total.

Melwyn chercha la main de Lyov et finit par la trouver. Ses cheveux imbibés commençaient à coloré le pantalon du jeune homme. La jeune femme ne sentait plus son corps, sa voix cependant était intacte et n’avait aucun mal à sortir. Elle gardait le murmure comme volume sonore afin de conserver l’intimité de leur cercle et de peur d’être entendue :

« Tu es venu…Tu as tenu ta promesse »

Cette fois-ci un sourire se posa sur son visage malgré la douleur. Elle se mit sur le dos et ouvrit de nouveau les yeux pour observer Lyov. Elle ne lui en voulait aucunement de lui avoir attiré des ennuis. Premièrement c’était elle et bien elle seule qui avait foncé droit dans les embrouilles. Ensuite, Lyov était venu, comme promis. Non pas que Melwyn en ait douté une seule seconde mais dans cet entrepôt, elle avait eut du mal à imaginer comment le garçon allait pouvoir la retrouver. Mais par miracle, il était apparu et l’avait sortie de ce pétrin. Maintenant Melwyn souhaitait simplement passer une soirée tranquille.

Elle appuya sa main sur les genoux de Lyov pour se relever. Elle se redressa difficilement en prenant le jeune homme pour appui. Il avait déjà fait preuve de sa solidité et de sa robutesse et Melwyn n’avait pas peur de le déstabiliser. Elle était maintenant à genou et sa main était posée sur une des épaules de Lyov pour se maintenir. Sa blessure au niveau des côtes la tiraillait sérieusement, c’était la plus grave de toutes. La plupart d’entre elles n’étaient que des éraflures –comme sur ses joues ou sur les bras- d’autres étaient des entailles –comme ses mains et ses cuisses-. Mais celle au niveau des côtes était plus profonde. Melwyn posa un pied à terre et tenta de s’appuyer dessus mais elle échoua.

Elle observa Lyov et tenta de lui faire un sourire rassurant. Melwyn ne voulait pas l’inquiéter, elle ne voulait pas qu’il s’en veuille de l’avoir laissé seule ou d’être arrivé « au dernier moment ». Elle lui dit d’une voix qui se voulait rassurante :

« Tu nous ramènes à l’auberge ? »

Melwyn avait surtout envie de sortir cette pièce qui était fortement oppressante. Au final, peu importait l’endroit où Lyov voulait l’emmener. Même en oubliant les tissus qui gouttaient de teinture et le faible éclairage, Melwyn ne pouvait oublier le corps du géant qui gisait à quelques mètres derrière un drap. Elle avait besoin de prendre un bain, de laver ses plaies pour ne pas qu’elles s’infectent, de laver son esprit au passage.

« J’ai besoin d’un bain, de changer de vêtement… »

Elle marmonnait comme si elle avait soudainement honte de sa tenue présente. Il faut dire qu’elle n’était pas belle à voir. Son visage était maculé de rouge, de jaune et de bleu, ses vêtements d’ordinaire bleu ciel n’avaient plus de couleur particulière. Elle n’était clairement pas présentable, ses cheveux en bataille, ses mains sales. Elle tenta d’ailleurs de réarranger ses cheveux mais ne fit qu’empirer les choses mélangeant les couleurs et en en ajoutant sur son front.

Elle resserra son emprise sur l’épaule Lyov ainsi que sur sa main.

« Je… »

Melwyn hésita un instant avant de poursuivre :

« Je veux rester avec toi. »

Elle le regardait droit dans les yeux. La jeune femme venait de réaliser qu’elle avait besoin de lui, besoin de sa protection mais pas seulement, besoin de sa présence.

« Ne me laisses pas seule ce soir, j’ai besoin de toi. »

C’était un moment difficile pour elle. Non seulement elle était mal en point mais pire encore : avouer avoir besoin de Lyov dans un endroit comme celui-ci lui coutait énormément. Melwyn se sentait petite, minuscule. Les larmes dans ses yeux menaçaient de tombées de nouveau. La jeune femme n’était plus qu’une goutte de pluie perdue dans l’amas de liquide qui l’entourait. Elle sentait qu’elle commençait sérieusement à dépendre de Lyov et cela l’embêtait.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Lun 17 Mar - 17:27

« Toi alors… Peut-on réellement appeler cela une chemise maintenant… ? »

Elle tenta de sourire mais n’y parvint pas. Les multiples coupures qu’elle avait sur le visage la faisaient souffrir. Lyov l’inspecta d’un regard, d’après la quantité de sang qui s’écoulait, la blessure qu’elle avait aux côtes était la plus sérieuse, mais même si elle était guérie, quelques blessures moindres aux bras et aux jambes risquaient de l’handicaper. Il sourit, rassurant et lui tira légèrement la langue
La jeune Walkyrie chercha la main de Lyov, il sourit et plaça doucement ses doigts entre les siens, il lui tint doucement la main, avec une douceur qui le surprit lui-même.

« Tu es venu…Tu as tenu ta promesse »


Il sourit, oui, c’était vrai, il avait réussi à la sauver, il était conscient que son coup avait surtout réussi grâce à la chance immense qu’il avait eu. S’il était vraiment parti travaillé, il n’aurait pas pu la retrouver en vie. Il se mordit la lèvre et se fit lui-même la promesse de ne jamais partir loin et longtemps. Il devait lui répondre, mais que pouvait-il lui dire ? La vérité ? il tenta quelque chose

« Melwyn … Il ne s’agit plus d’une promesse… Je t’aurais secourue et je veillerais sur toi, quoi qu’il arrive. Je … »

Il se renfrogna, non. Il ne pouvait tout simplement pas. C’était beaucoup trop dur pour lui, pour le moment. Il se dit qu’il en aurait peut-être le courage plus tard et soupira, se contentant de sourire doucement

« Non rien … »

Il sentit les deux mains de la jeune femme sur ses genoux et réalisa qu’elle voulait se relever. Enfin, il réagit un peu tard et ne la soutint que quand elle fut quasiment redressée. Passant un bras dans son dos tandis que l’autre était près à la rattraper au cas où.
Elle le prenait et l’avait prit pour appui, cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Il l’avait laissé s’appuyer sur lui et la laissa garder sa main au niveau de son épaule.

Elle redressa une jambe et posa un pied à plat sur le plancher. Elle tenta de s’appuyer dessus pour se relever mais ses efforts furent vains. Elle était encore trop faible. Elle tenta un sourire rassurant qui ne fonctionna pas, Lyov la souleva très légèrement vers le haut pour ne pas que tout son poids soit sur ses pieds

« Tu nous ramènes à l’auberge ? »


Il sourit doucement, sa voix avait été rassurante mais quelques peu tremblante, il hocha la tête doucement, lui non plus ne comptait pas rester là longtemps.

Le problème c’était que Lyov était toujours torse nu et ne pouvait pas ceinturer la taille et le ventre de la jeune femme avec sa chemise car celle-ci était déchirée et pleine de peinture et de poussières, elle risquait d’infecter ses plaies plus que de stopper le saignement. Il soupira longuement, il fallait faire vite, arriver à l’auberge où il pourrait s’occuper pleinement d’elle.
Il fut coupé dans son résonnement par la voix de Melwyn qui semblait grommeler pour elle-même

« J’ai besoin d’un bain, de changer de vêtement… »

Il sourit doucement, un léger rire sifflant sortit de sa gorge

« Je sais Melwyn. Ne t’inquiète pas. »


Oui. Et l’entendre dire qu’elle allait devoir –belle comme elle était- se glisser nue dans une baignoire ne l’aidait pas à se concentrer.

Il sentit soudainement la pression sur son épaule augmenter, ainsi que sur sa main. Il cru qu’elle allait tomber mais il tomba nez à nez avec le visage de la jeune femme, les yeux plongés dans les siens

« Je… »


Elle sembla hésiter, il était pendu à ses lèvres, rosissant doucement

« Je veux rester avec toi. »


Il était sur le point de lui dire qu’il ne comptait plus partir à présent, mais …

« Ne me laisses pas seule ce soir, j’ai besoin de toi. »


Il sourit tout doucement, passant sa main sur sa joue, en profitant pour éponger un peu la teinture qui maculait sa peau

« Je serais toujours là pour toi tu sais … »


Il avait murmuré, presque chuchoté. Son ton avait été des plus doux et tendre, son sourire était charmeur, comme tout les autres mais très rassurant et protecteur. Il voulait lui comprendre qu’il serait là. Il accourrait à la moindre de ses envies de le voir. Et il était maintenant sûr de ressentir des choses pour elle qu’il n’avait jamais ressenti.

Il sourit doucement et la soutint plus fermement, se levant doucement, l’aidant à se relever à son tour. Il avait un curieux sourire, comme quelqu’un qui était sur le point d’essayer de faire quelque chose d’impossible.

« Melwyn, accroche-toi. »

Il la hissa sur son dos et sentit ses bras s’enrouler autour de son cou tandis que ses jambes ceinturaient ses cuisses. Il soupira

« Melwyn, serre plus fort ! Tu ne me feras pas mal ne t’inquiète pas … »

Il sentait bien qu’elle sur le but de cette demande, il sourit doucement

« Tu es pleine de peinture et de blessures un peu partout, j’ai du sang sur les mains, on ne peut pas se payer le luxe de remonter tranquillement, on va devoir passer par les toits. Ne t’inquiète pas, tu n’auras qu’à t’accrocher à moi du plus fort que tu le pourras. »

Il sourit et monta les escaliers quatre à quatre, lui aussi avait hâte de sortir d’ici. Par chance et aussi parce que c’était assez conventionnel, le magasin possédait une porte à l’arrière qui donnait sur des poubelles. L’endroit empestait la peinture et Lyov eut un léger haut le cœur mais parvint à se contrôler, lâchant juste un grognement contrarié.
Escaladant les poubelles avec facilité, il arriva sur le toit de la boutique et profita au maximum de la légère brise qui vint les rafraichir

« Respire à fond, respirer de la peinture pendant aussi longtemps peut être dangereux. »

Il prit une grande inspiration pour prendre un peu d’élan, il calma sa respiration et sourit doucement, voulant détendre l’atmosphère

« Et fais tout ce que tu peux pour ne pas hurler … »

Alors il prit son élan et commença à courir vers le toit voisin, par chance, il n’y avait qu’un écart d’un mètre et demi. Le saut ne dura pas plus d’une demie seconde, il atterrit debout et fit quelques pas en avant pour s’équilibrer, ne pouvant poser un genou au sol.
L’effort l’avait un peu essoufflé, il se maudissait de n’être pas arrivé avant, il aurait pu l’arrêter avant, avant même qu’elle ne rencontre cet enfoiré …

Il ne lui restait plus qu’un toi à franchir avant d’atterrir devant l’auberge. Il franchi l’écart le plus vite possible avant de descendre par une autre poubelle avant de la poser par terre pour la reprendre dans ses bras mais devant lui, comme il l’avait fait en l’amenant ici pour la première fois, afin de se reposer le dos. Il passa devant l’enseigne, poussant la porte de l’auberge.

Il avait fait son possible pour se frotter les mains à tout ce qu’il avait pu trouver et à cacher les traces de sang qu’il avait, notamment sur le torse qui en passant, était toujours nu. Les regards qui se tournèrent vers eux furent assez nombreux, mais moins que s’ils sortaient directement du magasin de teinture. La femme responsable des chambre poussa un espèce de grognement mécontent se disant qu’elle allait devoir nettoyer le sol les draps les murs et tout ce qu’ils étaient capables de toucher.

Lyov ne dit rien et se contenta de l’amener jusqu’à sa chambre qu’il traversa d’un pas assez lent, il commençait à fatiguer. Il poussa la porte de la salle de bain qui comportait une baignoire en assez bon état. Il la déposa devant, sachant qu’il ne pouvait pas rester là alors qu’elle voulait prendre un bain. Il prit doucement sa main et la posa sur une barre contre le mur, censée être faite pour poser les vêtements mais qui servirait d’appui.

Il s’assura qu’elle ne risquait pas de tomber et sortit de la pièce, attrapa le tabouret de son bureau pour s’asseoir devant la porte. Ce ne fut que quand il entendit de l’eau couler qu’il fut soulagé. Elle était dans le bain, et elle n’avait rien.
Il soupira longuement et décida de se jeter à l’eau.

« Melwyn … ? Je … »

Pourquoi c’était si dur ?! Pourquoi n’arrivait il pas à lui dire … Il finit par se décider et déclara :

« Melwyn, je ne pense qu’à toi… Tu hantes mes pensées, mes rêves … Je n’arrive plus à me concentrer sur quoique ce soit. »

Il marqua un long temps de silence


« Quand je te regarde dans les yeux, et que tu regardes dans les miens, tout ne me semble pas normal, car je me sens plus fort et plus faible en même temps … Je me sens excité
(dans le sens heureux) et terrifié. La vérité c’est que … Je ne sais pas vraiment ce que je ressens … Je sais juste quel homme je veux être … »
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Lun 17 Mar - 19:04

Lyov se leva doucement, il l’aida par la suite à se hisser sur ses jambes. Son sourire était étrange et Melwyn savait qu’il s’apprêtait à faire quelque chose qu’elle allait surement désapprouver.

« Melwyn, accroche-toi. »

La jeune femme fit de son mieux pour s’accrocher tout en évitant d’étrangler le jeune homme.
« Melwyn, serre plus fort ! Tu ne me feras pas mal ne t’inquiète pas … »

Hum Melwyn avait quelques doutes mais soit, elle resserra l’étreinte de ses jambes plus fermement.
« Tu es pleine de peinture et de blessures un peu partout, j’ai du sang sur les mains, on ne peut pas se payer le luxe de remonter tranquillement, on va devoir passer par les toits. Ne t’inquiète pas, tu n’auras qu’à t’accrocher à moi du plus fort que tu le pourras. »

Melwyn n’avait même pas pensé à la façon dont ils allaient rentrer dans l’auberge et il n’avait pas tort. Cette remarque la fit sourire jusqu’à ce qu’il mentionne les toits. Elle failli demander s’il était sur de lui mais se ravisa. Il n’avait certainement pas besoin d’un sermon sur la sécurité après ce qu’il venait de se passer. Il quittèrent la pièce rapidement, la vitesse à laquelle il gravit les escaliers obligea Melwyn à fermer les yeux, elle avait trop peur de tomber de nouveau. Ils passèrent donc dans un endroit apparemment destiné aux poubelles à en juger par l’odeur. Melwyn dut retenir son souffle pour ne pas avoir la nausée. Lyov monta sur le toit avec une agilité que Melwyn ne soupçonnait pas. Une brise vint les fouetter et elle fut la bienvenue pour l’un comme pour l’autre. Lyov lui intima de respirer à fond l’air frais qu’elle leur amenait, ce qu’elle fit docilement.
« Et fais tout ce que tu peux pour ne pas hurler … »

Cette petite phrase ne rassura pas du tout Melwyn. Et si elle avait pensé avoir peur alors qu’il montait les escaliers, Melwyn se trompait fortement. Cette montée n’était rien comparée aux sauts de gazelle que Lyov accomplissait. A chaque saut un cri monta sans gorge mais elle le ravala ne voulant pas attirer l’attention. Elle s’accrochait de toutes ses forces, elle était ballotée dans son dos comme un sac.

Ils descendaient enfin de ces maudis toits et Lyov la déposa à terre. La jeune femme chancela quelques peu jusqu’à ce que Lyov la porte de nouveau comme lors de leur arrivée. Il ouvrit la porte et des regards se jetèrent sur eux. Ils faisaient de bien curieux clients… La première fois ils étaient passés trempés, Melwyn dans ses bras à moitié endormie et les voila qui débarquaient tâchés, Melwyn blessée toujours dans ses bras. « A croire que cette petite est infirme » lisait Melwyn dans les yeux des autres clients de l’auberge.

Lyov les amena comme prévu à la chambre, il la déposa devant la baignoire tout en accrochant sa main à une barre. Melwyn lui fit un signe de tête pour remerciement et le jeune homme sorti.

De ses petites mains, Melwyn tourna les robinets faisant couler l’eau chaude. La jeune femme ôta ses vêtements salis et les laissa en boule au milieu de la salle de bain. Elle n’allait pas s’amuser à ranger alors que l’eau commençait à affluer, elle avait trop hâte. Elle se glissa dans la baignoire avant même que l’eau ne l’eue remplie.

Son premier reflexe fut d’arroser son visage, les coupures la piquaient mais c’était un mal nécessaire pour guérir. Elle attendait sagement que l’eau monte se frottant déjà les bras et les jambes. Melwyn coupa ensuite les robinets et l’on pouvait entendre les clapotis qu’elle faisait avec ses mains, tapant sur la surface de l’eau qui se teintait au fur et à mesure.

Elle entendit la voix de Lyov à travers la porte. La jeune femme sursauta dans son bain, elle n’aurait pas imaginé le jeune homme attendant patiemment derrière la porte. Elle pensait sérieusement qu’il était parti s’étendre sur le lit suite à tant de cavalcades. Elle arrêta ses bêtises et prêta l’oreille très sérieusement. La voix de Lyov n’avait pas été exactement la même que d’habitude. La voix reprit :  
« Melwyn, je ne pense qu’à toi… Tu hantes mes pensées, mes rêves … Je n’arrive plus à me concentrer sur quoique ce soit. »

A peine cette phrase prononcée que les joues de Melwyn étaient au plus rouge. Elle épongea ses cheveux comme par reflexe, le stress, il fallait qu’elle passe ses nerfs sur quelque chose qui ne pourrait pas la trahir. Les cheveux bleus de Melwyn reprenaient peu à peu leur couleur et elle continuait de les essorer en les tournants fortement. Elle ne savait point si le jeune homme avait terminé. Il pût certainement entendre les clapotis plus rapides de Melwyn. L’une de ses mains n’avait pas trouvé la distraction souhaitée avec les cheveux et continuait de frapper doucement mais rapidement la surface de l’eau.
« Quand je te regarde dans les yeux, et que tu regardes dans les miens, tout ne me semble pas normal, car je me sens plus fort et plus faible en même temps … Je me sens excité (dans le sens heureux) et terrifié. La vérité c’est que … Je ne sais pas vraiment ce que je ressens … Je sais juste quel homme je veux être … »

Le cœur de Melwyn sembla explosé, elle n’en pouvait plus. Elle avait envie de crier, de sauter hors de la baignoire. Mais sa réaction fut plus discrète. Elle se laissa glisser dans l’eau en prenant une grande respiration avant. La tête sous l’eau, elle souffla les bulles de toute sa force, aucun bruit ne sortit à part celui de milliers de bulles à la surface de l’eau.

Lorsqu’elle refit surface, un sourire béat gisait sur ses lèvres, elle ne savait plus où se mettre ni quoi faire. Dégoulinante, de la mousse dans les cheveux, elle s’extirpa de la baignoire le plus rapidement et le plus surement que possible. Ce n’était point le moment ni l’endroit pour faire une chute sur le sol de la salle de bain.

Elle fit un premier pas vers ses vêtements puis secoua la tête vivement. Non elle ne pouvait pas les remettre ils étaient bien trop sales et trop peu présentables. Les yeux de la jeune femme observèrent tout autour d’eux, paniqués. Il fallait faire vite et bien. La salle de bain était vide, une seule chose trônait sur la chaise : une serviette noire. Elle fit les yeux ronds et se décida finalement à s’envelopper dedans. Heureusement que Melwyn n’était pas bien grande car la serviette ne battait pas des records de longueur… Elle se tenait les côtes à l’endroit de sa blessure et ouvrit la porte d’un coup.
« Tu… Tu… »

Melwyn posa son autre main sur l’encadrement de la porte pour se soutenir. Son cœur battait à tout rompre, elle pensait même que Lyov pouvait l’entendre de là où il se trouvait. Ses pieds risquaient de glisser dans la petite flaque qui se formait sous elle et son épreuve d’apnée l’avait essoufflée.

« Je.. Je… »


Décidément cela ne sortait pas ! Elle détacha ses yeux de ceux du jeune homme, peut-être que cela serait plus facile sans le regarder. La jeune femme constata que la serviette offrait un peu plus que la naissance de sa poitrine à la vue de « tous » et remonta doucement la serviette à un endroit plus convenable. Il fallait penser au bon équilibre, il ne s’agissait pas de finir « les fesses à l’air » non plus… Dans sa tête rien n’allait plus. Ses pieds jouaient dans la flaque d’eau comme pour se concentrer sur autre chose. Melwyn prit une douce inspiration pour se calmer.
« Depuis cette nuit-là, depuis la première fois que je t’ai vu… »

Elle ne savait pas par où commencer, elle avait tellement de chose à dire et les yeux du garçon ne l’aidaient pas à se concentrer –tout comme son torse nu d’ailleurs-.
« Oh et puis zut !»

Elle se pencha face à Lyov et mis ses deux mains autour de son cou. La jeune femme se rapprochait tout en fixant le jeune homme. Leurs nez se touchèrent, Melwyn hésita et profitait en même temps de ce contact. Des gouttes tombaient des cheveux de la jeune femme et sa peau était encore rosie de la chaleur de son précédent bain. Melwyn pencha la tête et posa ses lèvres sur celles de Lyov. Ce contact dura quelques secondes, la jeune femme se recula ensuite un peu pour observer le garçon. Les joues rosies elle chuchota

« La seule chose que je trouve anormale est que tu n’aies pas été à mes côtés durant toutes ces années. »

Rien ne vaut un geste pour illustrer ses pensées dit-on. Elle marqua un moment de pause et repris :
« Moi, Je sais ce que je ressens »

Toujours penchée en avant elle offrit son plus beau sourire à Lyov. Alors qu’elle faisait clairement la maligne et qu’elle était plutôt fière d’elle, le nœud de sa serviette se défit. Sa poitrine loin d’être opulente n’avait pas suffit à maintenir la pression suffisante sur le tour de la serviette. Cette dernière glissa lentement sur ses hanches pour finir à ses pieds.

Ni une ni deux, elle poussa Lyov du tabouret tout en poussant un cri strident. Décidément, ils allaient vraiment passés pour des clients étranges et dérangeants. Elle se baissa à la vitesse de l’éclair pour ramasser la serviette et se couvrir. Lorsqu’elle releva la tête rouge de honte, Lyov n’était plus sur le tabouret. Elle l’avait fait chuter, tête avait brutalement heurtée le sol. Il s’était laissé avoir par la surprise ou bien par la vision de la nudité de la jeune femme… Melwyn se précipita à ses côtés manquant de lui atterrir dessus à cause du tabouret :
« Lyov ! Lyov ! Est-ce que tout va bien ?! »

La panique se ressentait très clairement dans sa voix, elle avait peur de l’avoir blessé de par son imprudence. Il faut dire qu’elle n’avait pas dosé sa force devant l’urgence de la situation. L’avait-elle réellement blessé ou faisait-il semblant pour la faire culpabiliser d’être aussi imprudente ?
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Lun 17 Mar - 20:10

« Tu… Tu… »

Il la regardait avec beaucoup d’attention, les yeux bleus du tueur ne regardait pas sa poitrine avec insistance, non. Il regardait son corps et son visage comme un tout. Un tout dont il était tombé éperdument amoureux et il venait à peine de s’en rendre compte. Il se maudissait de ne pas l’avoir rencontrée avant. Quel abruti il avait fait !

« Je.. Je… »

Elle semblait essoufflée sans savoir ce qu’elle devait dire. Elle rougissait de plus en plus ce qui le fit rosir lui aussi. Et, comme il avait la peau d’une naturelle couleur pâle, la couleur rose que prit son teint se remarqua deux fois plus. Il baissa légèrement les yeux pour ne pas avoir à la regarder dans les yeux et tomba nez à nez avec sa poitrine. Bon, elle était sûrement parfaite, il ne s’était jamais posé vraiment la question. Mais maintenant, elle portait une serviette noire et extrêmement courte qui laissait voir pas mal sa poitrine. Il rougit beaucoup cette fois et s’empressa de détourner le regard. C’était étrange, il découvrait une partie de lui-même qu’il n’avait jamais soupçonnée…

Ainsi, elle se cachait là, dans l’un des nombreux recoins que son cerveau étrange offrait … Ainsi, il n’y avait pas que sa personnalité de tueur … Il avait découvert un Lyov sachant aimer aussi. Aimer à en perdre la raison.

« Depuis cette nuit-là, depuis la première fois que je t’ai vu… »

Depuis cette nuit ? Il parut légèrement surpris, il avait quand même essayé de la tuer. Bon, il s’était occupé d’elle après, mais il savait qu’il ne se pardonnerait sans doute jamais.

« Oh et puis zut !»

Elle se pencha sur lui, ses deux bras mouillés s’enroulèrent autour de son cou, il aurait bien voulu se lever, la serrer dans ses bras mais les yeux de la jeune femme avait sur lui une emprise dont il avait sous estimé la puissance. Il était paralysé. Au  fur et à mesure qu’elle s’approchait, il sentait grandir comme une boule dans son ventre, il stressait lui aussi. Beaucoup. Mais il sentait aussi une étrange sensation l’envahir, comme celle d’avoir trouvé un but à sa vie.
Elle se pencha encore vers son visage, il arriva un moment où le petit nez de Melwyn rencontra celui rosit par la gêne de Lyov.  Et …




Elle l’avait embrassée. Il ne s’en remettait toujours pas. La sensation qu’il avait éprouvé était à mi chemin entre la caresse d’un rayon de soleil sur une joue glacée et l’explosion d’un boulet de canon.
C’était comme une décharge électrique qui lui aurait eu la décence d’être agréable.

Il rougit encore plus mais le fait que Melwyn soit tout près de lui le calma légèrement. Il la trouvait mignonne avec ses joues roses …

« La seule chose que je trouve anormale est que tu n’aies pas été à mes côtés durant toutes ces années. »

Elle marqua un temps de silence, le temps de lui laissait digérer l’affaire. Il était assez en colère contre lui-même, s’il avait eu une machine à remonter le temps, il l’aurait cherchée et abordée bien plus tôt.

« Moi, Je sais ce que je ressens »

Elle lui offrit son plus beau sourire, elle voulait se sentir fière, sentir l’effet qu’elle faisait sur le jeune garçon. Et sa technique marcha très bien. Il en fut tellement charmé qu’il le lui rendit presque immédiatement, frissonna légèrement. Il ouvrit la bouche pour parler quand il tomba nez avec sa poitrine qui avait jailli de la serviette qui était maintenant à ses pieds. La vision qu’il eut sur son corps dura quelques fractions de seconde mais il put confirmer sa théorie, elle était bien parfaite.

Il sentit ses mains quitter son cou pour le pousser brusquement en arrière en criant. Il chuta très vite, il était tombé de bien plus haut et à chaque fois, la hauteur lui avait permis de limiter à peu près les dégâts. Mais il tombait de bien trop bas. Sa tête heurta violemment le sol, il sentit sa nuque craquer légèrement. Par réflexe, il tenta d’inspirer un grand coup pour réalimenter son cerveau en oxygène qui avait été légèrement étourdi par le choc mais l’air ne vint pas. Il se redressa brusquement en position assise pour tousser violemment, les joues teintées d’une autre forme de rouge.

Il toussa pendant une bonne dizaine de seconde avant de se calmer, respirant un peu fort. Son sourire revint, il observa les alentours et il ne vit qu’elle.
Melwyn était agenouillée près de lui, l’air effrayée. Il lui sourit doucement, elle avait parlé il lui semblait, mais il n’avait pas entendu. Alors il la rassura en murmurant

« Ca va aller … »

Oui, maintenant que tout était passé, tout allait bien. Avoir sa belle près de lui était le plus beau cadeau que la vie pouvait lui offrir. Alors il n’allait pas pleurer pour un petit mal de crâne.

Il se massa la nuque en faisant des ronds avec, elle émit une série de craquements, comme quand on se craque les doigts, mais rien d’inquiétant.

Il se leva et tituba légèrement avant de sourire et de se diriger vers l’armoire. Dedans était plié un peignoir blanc. Il n’était pas au maximum de sa propreté mais c’était mieux que rien. Il sourit doucement et lui tendit d’une main, l’autre était devant ses yeux

« Tiens, enfile ça. Promis je regarde pas. »


Et pour prouver ses dires, il alla se mettre dos à elle, contre un mur, légèrement penché en avant. Elle pu –enfin- admirer la puissance de ses omoplates et la ligne fine de sa colonne vertébrale
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Lun 17 Mar - 22:25

Alors que Melwyn était à ses côtés et attendait de savoir si oui ou non elle l’avait tué –ce qui aurait été fortement ironique-, Lyov se redressa et toussa pendant un bout de temps. Il sourit, ouf ! il allait bien !


« Ca va aller … »

Il se massa la nuque et Melwyn s’apprêtait à le lui faire elle-même –il fallait bien qu’elle réparer ses bêtises-. Mais sa nuque craqua et cela ravisa la jeune femme. Avec sa légendaire délicatesse, elle risquait de le faire craquer pour de bon et pour la dernière fois surtout. Il se leva et se dirigea vers l’armoire, Melwyn le suivi de prêt en tenant sa serviette à deux mains cette fois-ci. Il s’agissait de ne pas reproduire la scène précédente. Il sorti un peignoir blanc et le lui tendit, il avait couvert ses yeux de son autre main.


« Tiens, enfile ça. Promis je regarde pas. »

Il lui tourna même le dos la laissant avec le peignoir et sa serviette. Melwyn marmonna :


« Au point où on en est… »

En réalité elle était un peu boudeuse suite à l’évènement de la serviette fugueuse… Melwyn ne voulait pas penser que cet homme l’avait vu nue. Et de près qui plus est, de trop prêt même. Il avait eut l’occasion de découvrir en plan large la poitrine de Melwyn. Et dieu seul sait si ses yeux n’avaient pas observé l’ensemble du corps de la jeune femme. Elle observa le jeune homme, il n’allait surement pas se retourner, il avait eut l’air aussi gêné qu’elle toute à l’heure.

Elle laissa donc tombé la serviette à ses pieds, Melwyn était nue au milieu de la chambre et cette situation provoqua une sensation étrange chez la jeune femme. Elle avait l’impression de faire une bêtise mais adorait cela. Elle resta donc debout, dévêtue à observer Lyov. Son regard ne l’avait pas trompé toute à l’heure dans le couloir lorsque le jeune était parti travaillé. Elle avait eut tout le loisir de palper sous ses doigts les muscles de ses épaules pendant la course pour revenir à l’hôtel.

La jeune femme en elle n’avait pas envie de mettre le peignoir. Les cheveux en bataille et le regard carnassier elle rêvait de faire la surprise de sa vie au jeune homme. Elle s’imaginait dire à Lyov qu’il pouvait se retourner mais de rester nue. Cette fois-ci au moins tout serait planifié.

Melwyn chassa cette idée de son esprit en secouant la tête et en fixant le peignoir. Elle l’enfila doucement, il était bien trop grand pour elle. Elle dût retrousser les manches afin qu’elles ne tombent pas. Elle n’avait pas encore noué le peignoir à sa taille et profitait de ce petit moment rien qu’à elle. La jeune femme en profita pour détailler le jeune homme. Il avait pût profiter de la vue panoramique de son corps, elle pouvait bien en profiter un peu elle aussi. Ainsi elle remettait de l’équilibre sur la balance.

C’était très important pour Melwyn, que tout le monde soit à égalité. Il fallait que personne ne se sente lésé pour ne pas éveiller des sentiments négatifs. Et à ce moment même, elle calmait la jeune femme en cage dans son esprit. Ce n’était qu’une mince consolation, un dos contre un corps tout entier… Mais soit, il fallait se contenter de ce que la situation apportait.

Elle fini donc par nouer le peignoir à sa taille en prenant garde que sa poitrine ne soit pas dévoilé par la grandeur du peignoir.


« Tu peux te retourner… »

Sa voix boudeuse avait marmonné encore. Ses joues étaient encore rosies sous l’émotion de la serviette fugueuse et sous la sensation de coquinerie suite à l’épisode de nudité. Elle s’assit sur le tabouret duquel Lyov était tombé. Elle finit tout de même par lui sourire :


« Au moins celui la ne n’échappera pas »

Elle avait décidé de prendre cette situation à la rigolade après tout Lyov n’était pas venu détacher la serviette. Elle croisa les bras comme pour le gronder. C’était sa faute et celle de personne d’autre si la serviette s’était fait la malle. Mais son sourire se piqua d’une sensation de douleur. Elle souleva son bras et ses yeux se portèrent au niveau de ses côtes.

Le peignoir blanc était taché d’un rouge que Melwyn reconnu ; sa blessure s’était mise à saignée. L’eau avait dilaté sa peau et répandu le liquide rouge. Ses yeux paniquèrent un instant et elle regarda Lyov.


« Ne bouge pas ! »

Elle fonça en trombe dans la salle de bain, elle avait laissé la porte entrouverte au cas où. La jeune femme dégagea ses épaules du peignoir laissant la taille attachée. Alors que Melwyn s’affairait autour de l’évier à panser sa plaie ou plutôt tenter d’arrêter le sang. La jeune femme ne s’en sortait pas… Elle appela alors :


« Lyoooooov, viens s’il te plait… »

Sa petite voix avait essayé de cacher la sensation de peur qui s’installait petit à petit. Elle se voulait gentille. Puis soudain elle reporta son regard sur le miroir : elle était torse nu.


« Attends ! » claqua sa voix

Elle prit la chemise de Lyov qui gisait toujours part terre, après tout au point où le bout de tissu en était… Elle se le mit en travers de son torse, sur sa poitrine, et le noua. Elle se regarda, sa poitrine aplatie ainsi, elle pourrait presque faire douter de sa féminité. Melwyn se sourit doucement, sa voix reprit :


« C’est bon tu peux venir, je suis presque présentable »

Elle avait dit presque parce que cette tenue n’était pas pour la mettre en valeur mais elle n’était pas dénudée. Melwyn se tenait face à la porte, un tissu pour éponger le sang qui gouttait dans sa main, elle avait arboré un sourire de circonstance et se tenait tout de même à l’évier.


« Je pense qu’un bout du teinturier est resté à l’intérieur… »
Elle avait juste chuchoté cette phrase. Dans le miroir elle avait cru repérer des bouts métalliques. Elle sourit de nouveau, Melwyn ne se sentait pas de se « charcuter » elle-même, il fallait que Lyov s’y colle. Les bouts métalliques étaient pour certains facilement saisissables, pour d’autres ils commençaient à être recouvert de chair et s’intégrait doucement au corps de Melwyn.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Mar 18 Mar - 17:06

« Tu peux te retourner… »

Elle avait une petite voix boudeuse qui le fit sourire, il en fut attendri et s’approcha après s’être retournée. Pour une fois, sa partie tueuse n’avait pas envie de décapiter Melwyn, mais plutôt de déchirer son peignoir pour pouvoir enfin la contempler nue

« Au moins celui la ne n’échappera pas »


Il sourit et hocha la tête avant de déclarer, tout sourire, voulant la faire rager

« Tu sais, d’après ce que j’ai vu tu n’as aucune raison d’avoir honte … »

Il rit et fit un léger pas en arrière, comme pour éviter une attaque potentielle, coup … Chatouille …
Alors qu’il allait s’avancer pour l’embrasser, il vit une tâche rouge se répandre au niveau de ses côtes. Elle en frissonna de douleur alors il voulut se précipiter vers elle mais elle fusa vers la salle de bain

« Mel… »

Il fut coupé par la voix anxieuse de la jeune femme

« Ne bouge pas ! »

Lyov resta surprit, il avait légèrement l’impression d’être délaissé et il s’inquiétait atrocement pour elle. Alors qu’il allait demander si tout allait bien …

« Lyoooooov, viens s’il te plait… »

Il s’approcha de la porte, entrevit un bout d’épaule, mais n’eut pas le temps d’aller plus loin. La voix de la jeune femme reprit

« Attends ! »

Il attendit donc même s’il ne savait pas pourquoi. Il était un peu agacé par son attitude mais n’en montra rien. Il attendit calmement qu’elle lui indique qu’il pouvait s’approcher et se mordit la lèvre

« Ca m’a l’air plutôt sérieux … »

En effet, la plaie s’était un peu agrandie et on pouvait voir scintiller, des petits bouts de métal auréolés de chair

« Je pense qu’un bout du teinturier est resté à l’intérieur… »

Il fit une brève analyse de la pièce en la balayant du regard et sourit doucement avant de s’approcher de prendre une des manches du peignoir qui pendaient à sa taille et de la tendre à Melwyn

« Tiens, on peut pas faire mieux. Fais en une boule et met la dans ta bouche. Ce n’est pas pour t’éviter d’hurler mais plutôt pour ne pas que tu te mordes la langue sous la douleur. »


Il lui fit un sourire qui se valait rassurant et retourna dans la pièce principale, lui disant toujours :

« J’ai rien pour faire ça bien comme il faut, on va se contenter de la méthode … Artisanale disons … »


Il avala sa salive et réapparu dans l’encadrement de la porte, une dague dans chaque main avant de s’approcher.
Il posa une de ses armes sur le sol et fit tourner l’autre entre ses doigts

« Les premiers morceaux seront faciles à attraper. Tu ne ressentiras presque rien … Les autres feront mal, je ne peux pas te mentir. »

Il avait raison. Autant il n’avait qu’à saisir les premiers en s’aidant au fait qu’il soit couvert de sang, ce qui allait aider pour les coller à la lame de sa dague, pour les autres il fallait découper des bouts de chairs. Et cela n’enchantait pas Lyov.

Il la regarda doucement et calma sa respiration pour commencer à « l’opérer ».
L’extraction des premiers morceaux se passa sans accroc. Melwyn ne dut ressentir au pire que de léger picotements désagréables, mais rien de bien méchant. Lyov en était rassuré, il fallait maintenant passer au plus dangereux.

Une vive douleur s’empara de la jeune Walkyrie quand il découpa sa chair. La douleur sembla durer une éternité et il savait qu’elle espérait de tout son cœur que ce soit fini, mais il brisa ses espoirs.

« J’ai retiré le premiers des difficiles … Il en reste encore trois … »

Eux aussi firent mal, mais mine de rien, ce fut vite terminé. Néanmoins le sang coulait beaucoup plus à présent, il devait se dépêcher. D’un bond, il attrapa la serviette restée dans la pièce principale de sa chambre avant de se précipiter vers elle pour ceinturer la serviette autour de sa taille pour limiter les saignements

« Comme ça … Ca devrait aller. »


Il était à présent soulagé alors il vint se laver les mains et laver sa dague au lavabo. Observant Melwyn grâce au miroir, il la vit légèrement transpirante, et c’était normal avec la douleur … Mais il sentit qu’elle risquait de tourner de l’œil. Alors il soupira tout doucement et vint la prendre dans ses bras, contre lui avant de la soulever du sol pour la porter jusqu’à son lit. Oui ce n’était pas loin mais il ne voulait pas la fatiguer encore plus.

Il l’assit sur le matelas et la laissa s’allonger alors qu’il allait fermer les volets pour plonger la chambre dans le noir, à l’exception de deux raies de lumières qui passaient par les côtés des volets.

Il vint ensuite s’asseoir près d’elle, n’osant pas se coucher contre elle, alors il se contenta de se caler contre un oreiller et d’attendre. Il savait qu’il ne réussirait pas à dormir, il ne voulait pas baisser sa garde. Oui, il était assez parano. Il sourit doucement, au moins il pourrait l’observer dormir, belle comme elle était …
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Mer 19 Mar - 15:51

« Tu sais, d’après ce que j’ai vu tu n’as aucune raison d’avoir honte … »

Melwyn rougit autant que cela fut possible. Elle était morte de honte, elle ne pût s’empêcher de baisser les yeux et de resserrer quelques peu son peignoir. Il l’avait fait exprès de lui dire une telle chose afin de la gêner –c’était chose réussie- mais Melwyn se doutait bien que sa remarque n’était pas tout bonnement innocente, il avait vu ! Les joues de Melwyn ne furent pas le seul élément de son corps à rougir. Son peignoir se teintait doucement mais surement d’une couleur rouge qui visiblement étant sanguinolente.

Melwyn se précipita donc dans la salle de bain dans un temps record. Lyov pénétra dans la pièce lorsque la jeune femme le lui indiqua. Il saisit une manche du peignoir et la tendit à Melwyn :

« Tiens, on peut pas faire mieux. Fais en une boule et met la dans ta bouche. Ce n’est pas pour t’éviter d’hurler mais plutôt pour ne pas que tu te mordes la langue sous la douleur. »

La jeune femme prit la manche peignoir. Elle n’avait aucune envie de sentir ce contact. Elle détestait cela, la simple pensée du contact du peignoir avec sa bouche la dégoutait. Elle en fit néanmoins une petite boule et était prête à la mettre dans sa bouche dès lors que Lyov serait prêt. Elle n’avait pas le choix de toute façon et elle n’allait pas se risquer à contrarier Lyov. Si elle refusait, Melwyn était sûre de déclencher la colère du jeune homme, alors elle obéissait.

« J’ai rien pour faire ça bien comme il faut, on va se contenter de la méthode … Artisanale disons … »

Lyov avait dit cela en s’affairant dans la pièce principale. Melwyn n’aimait que moyennement l’appellation « Artisanale »… Lorsqu’elle vit le jeune homme dans l’encadrement de la porte avec une dague dans chaque main, elle prit une profonde inspiration. Elle ne s’était pas réellement interrogée sur ce qui allait se passer. Il faisait tourner l’une de ses dagues et Melwyn ne pouvait pas détacher ses yeux d’elle. Les retrouvailles avec ces lames ne l’enchantaient guère. Elle failli lui dire qu’elle ne voulait plus se soigner. La voix de Lyov la coupa dans ses réflexions :

« Les premiers morceaux seront faciles à attraper. Tu ne ressentiras presque rien … Les autres feront mal, je ne peux pas te mentir. »

Melwyn se mordit la lèvre à l’annonce de ce diagnostic. La jeune femme tenta d’offrir le meilleur angle à Lyov pour qu’il puisse commencer. Comme il l’avait prédit, Melwyn ne ressentit que des petits picotements qui bien que désagréables ne la firent pas souffrir. Soudain, elle sentit une atroce douleur, la partie sérieuse avait commencé. Melwyn s’empressa se mettre la boule de peignoir dans sa bouche, peut-être que ce ne serait pas inutile finalement.

La jeune femme ferma les yeux essayant de se concentrer sur autre chose, il fallait penser à autre chose. Elle ne pouvait imaginer que les dagues découpaient calmement sa chair pour extraire ce qu’il restait de son cauchemar… La douleur ne s’arrêtait pas et Melwyn commençait à se sentir mal. Elle serrait ses mains sur le rebord de l’évier priant de toutes ses forces pour que cela s’arrête au plus vite. Melwyn ne priait jamais, en fait elle n’avait personne à prier. Lyov prit la parole et Melwyn espéra dans un premier temps que c’était pour lui annoncer la fin de « l’opération ».

« J’ai retiré le premiers des difficiles … Il en reste encore trois … »

Non ! Impossible. Comment allait-elle faire pour supporter cette douleur et l’intériorisée ? Melwyn ne souhaitait pas inquiéter Lyov et encaissait en silence, comme une grande. Une part d’elle souhaitait garder un peu de dignité. Il est vrai que depuis leur rencontre, Melwyn n’avait pas fait preuve de beaucoup de cran et c’est maintenant qu’elle souhaitait prouver qu’elle était forte.
Elle respirait donc doucement, serrait le lavabo et la manche de peignoir dans sa bouche et priait. Parfois il lui sembla que son esprit s’échappait de ce corps devenu trop douloureux. Lyov était précis et rapide. Melwyn réalisa alors qu’elle avait eu de la chance que le jeune homme manie les dagues –et les maniait bien-. La situation aurait été bien plus problématique s’il avait eu une épée aussi grosse que la sienne… La douleur s’arrêta laissant un vide étrange pour Melwyn, elle desserra les dents et laissa la manche se dérouler. Elle conserva les yeux fermés pour ne pas voir la scène. La ressentir était une chose mais l’observer en était une autre et elle ne voulait pas considérer les dégâts.

Lyov bondit dans la pièce principale pour chercher une serviette. Melwyn observa son reflet dans le miroir : elle était blanche –plus que d’habitude-, quelques gouttes perlaient sur son front. Melwyn n’était pas vraiment là, elle senti vaguement Lyov lui ceinturer la serviette. Surement une manière « artisanale » d’arrêter la perte de sang.

« Comme ça … Ça devrait aller. »

Sans trop s’en rendre compte Melwyn lui répondit d’une voix absente :

« Oui, ce sera très bien. »

Elle s’observait toujours à moitié là, ses yeux bleus semblaient floutés. Melwyn ne se sentait pas très bien. Elle essayait de se convaincre que la sensation de nausée et de vide allait passer et n’en dit donc rien. Elle entendit l’eau couler, Lyov se débarbouillait et ôtait son rôle de « chirurgien ».

Le jeune homme dût sentir la détresse de Melwyn et vint la prendre dans ses bras. Automatiquement, Melwyn posa sa tête contre lui. Elle ressentait une immense fatigue et était capable de s’endormir ainsi, debout. De nouveau le jeune homme la souleva et ses pieds ne touchèrent plus le sol. Pour Melwyn cela ne faisait pas une grande différence, de toute façon elle ne sentait plus rien…

Lyov la déposa sur le lit. Pendant qu’il fermait les volets pour faire un peu d’ombre, Melwyn avait entreprit de ramper jusqu’à l’oreiller pour y poser la tête dans un grand soupire. Elle s’allongea sur le flan –là ou elle n’avait pas été blessée- et ferma les yeux. Elle sentit Lyov s’assoir à ses côtés, Melwyn n’eut pas le temps de dire quoique ce soit et sombra dans un sommeil profond, exténuée par la dure journée.

***

Melwyn se réveilla en sursaut, le drap était sur elle, elle se redressa et observa autour d’elle. La pièce était légèrement éclairée par les premiers rayons du soleil. Sa peau se hérissa et Melwyn se découvrit nue. Elle prit le drap entre ses petites mains et se couvrit la poitrine.

Elle observa et découvrit Lyov étendu sur le dos à ses côtés, il avait finalement réussi à trouver le sommeil. Seul le torse nu de Lyov dépassait du drap qui le recouvrait. Melwyn resserra le drap contre elle, elle avait une étrange impression d’avoir loupé quelque chose. Elle observa de plus belle le jeune homme et pût admirer son visage au repos. Il semblait être un autre lorsqu’il dormait.

La curiosité de Melwyn la poussa à se saisir du drap et à le soulever. Elle avait la réponse à sa question : « Est-il nu lui aussi ? ». Elle détourna la tête et plaqua le drap contre le matelas d’un seul coup. Son visage était troublé et ses joues rosies. La réponse était oui, elle eut peur de réveiller le bel apollon et ne souhaitait pas être vu en voyeuse. Un flash lui revint, elle eut le souvenir de se réveiller en pleine nuit, ses lèvres sur celle du jeune homme.

Sa mémoire revint, leurs baisers passionnés, leurs corps entrelacés : Cette nuit ils n’avaient fait qu’un. Melwyn sourit en repensant à la délicatesse et à la douceur des gestes de Lyov, il ne voulait pas lui faire mal à cause de ses blessures. Elle revoyait le visage du jeune homme qui n’était plus le même sous le désir. Il avait été divisé entre son envie et sa peur de lui faire du mal. Devant ses hésitations, Melwyn l’avait rassuré doucement :

« Je sais que tu ne me fera aucun mal. J’ai confiance en toi » avait-elle soufflé tout en jouant avec les cheveux du brun.

La jeune femme en elle avait finalement détruit les barreaux qui l’empêchaient de prendre les commandes jusque-là. Lyov avait donc prit toutes les délicatesses possibles. A un moment, lors d’un savant changement de position, Melwyn avait grimacé sous la douleur provoquant la frayeur du jeune homme. Elle avait alors menti et nié le petit pic qu’elle avait ressenti.

En repensant à ces tendres instants, Melwyn sourit. Elle se rallongea sur le côté, soutenant sa tête avec sa main pour continuer d’observer Lyov. La jeune femme s’approcha doucement comme si, maintenant que le jour était levé, elle n’osait plus l’embrasser. Comme si elle ne savait pas si cet homme était sien où s’il redeviendrait sauvage. Elle souffla :

« Je ne te laisserai pas m’échapper. »

Elle finit par déposer un tendre baiser sur les lèvres de Lyov, sa main libre posée sur son torse. Les cheveux bleus de Melwyn chatouillaient le cou du garçon, la jeune walkyrie restait penchée au-dessus de lui, contemplant chacun de ses traits.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Mer 19 Mar - 18:19

Elle s’était endormie très vite, Lyov avait passé des heures à l’observer, un léger sourire aux lèvres avant de soupirer longuement. Elle avait l’air si calme, si détendue… Elle était tellement belle … Il ne pouvait maintenant plus s’imaginer qu’il lui avait un jour voulu du mal.

Il s’était même levé une ou deux fois pour ranger un peu la salle de bain et mettre les vêtements de Melwyn à sécher, il fallait qu’il s’occupe. Il ne pouvait pas laisser sommeiller ses envies aussi longtemps, il décida de tenter quelque chose, et de mourir de honte si elle refusait.

Oui, si jamais elle refusait ses avances, il s’en voudrait plus que tout de lui avoir proposé. Lyov était vraiment un parano. Il ne voulait surtout pas passer pour l’homme qui voulait consommer l’amour que lui portait Melwyn la première nuit.

Il l’avait réveillée d’un léger baiser et tout avait basculé bien vite. Mêlés, enlacés, entrelacés, entremêlés, ils avaient fait l’amour. Il ne savait pas si c’était la première fois de Melwyn mais il s’était promis de faire comme si et d’y aller avec toute la délicatesse du monde. Délicatesse qui avait triplé à cause de ses blessures.

D’ailleurs il lui avait demandé alors qu’ils étaient l’un contre l’autre et que leurs vêtements avaient valsés un peu partout dans la pièce.
Elle l’avait rassuré d’une phrase et il avait donc continué. Mais, quand ils décidèrent, comme pris d’un accord commun, de changer de position, elle avait grimacé, il en était presque devenu fou. Il s’était imaginé, l’espace d’une demie seconde, les pires scénarios. Il n’avait pas envie de déclencher une nouvelle hémorragie, ses cellules n’avaient pas entièrement fini de renouveler son sang.
Mais tout ce passa bien et c’est le cœur et l’esprit tranquille qu’il s’était endormi contre elle, sur le dos, encore nu.




Il avait exceptionnellement bien dormi cette nuit là … Pour deux raisons : La première était que cela faisait cinq mois qu’il n’avait pas dormi dans un vrai lit, trouvant toujours un morceau de mousse ou un toit qu’il essayer de se convaincre de trouver confortable à chaque fois. Et bien sûr la deuxième était qu’il s’était endormi contre la plus belle femme du monde, après avoir fait l’amour.

Il se réveilla tout doucement mais n’ouvrit pas tout de suite les yeux, se contenta de sourire très légèrement, se remémorant la tournure qu’avait pris les événements la veille et de se tourner sur le côté pour se laisser tomber sans ouvrir les yeux, sur ce qu’il prit pour un oreiller et ainsi somnoler encore un peu.

Mais cela n’avait pas la texture d’un oreiller. C’était plus comme de la … Peau ?!
Il ouvrit brusquement les yeux et se rendit compte qu’il venait de se poser sur la poitrine de sa chère, la tête la première. Il se redressa brusquement, sursautant

« Melwyn je … Je suis désolé je … »


Grâce –ou à cause- de son sursaut, le drap glissa du lit, découvrant leur corps. Alors il devient aussi rouge que possible et posa une main sur sa propre bouche

« Oulah attend je … »

Il se tut. Après tout pourquoi parler … Le drap était tombé du côté de Melwyn et pour lui, il n’y avait pas de moyen de le remonter sans se coucher à moitié sur elle.

Il avait les cheveux en bataille, des épis partout et des mèches qui manquaient de lui atterrir dans les yeux. Il les disciplina d’une main, se frottant les yeux pour faire un peu de clair dans sa tête. Ce qu’il avait fait la nuit dernière lui revint, Il fit ce qu’il put pour garder son regard concentré sur les oreillers, les vrais et ne pas laisser ses yeux courir le long des courbes parfaites de sa tendre. Les joues toujours rouges.

Dire qu’il était gêné était un pur euphémisme. Son esprit recommença de tourner, il recommença à s’imaginer de nouveaux scénarios catastrophe. Et si, tout cela avait été une erreur ? Et si sans le savoir, il l’avait obligée ? Si elle n’avait pas vraiment été d’accord … Il s’affaissa légèrement, se mordant la lèvre. Il murmura tout doucement

« Melwyn je … Je suis tellement désolé … »

Ce « désolé » avait quelque chose de plus profond que les précédentes, on devinait presque à quoi il pensait. Il se rémora la gêne qu’elle avait eu lorsque quelques heures plus tôt, sa serviette était tombée au sol, il avait l’impression d’avoir fait quelque chose de mal.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Jeu 20 Mar - 19:15

Alors que Melwyn venait d’embrasser Lyov et l’observait dormir, celui-ci commença a se remuer doucement. Il se retourna et posa sa tête sur sa poitrine qu’il avait prit pour un oreiller. Melwyn l’observa d’un air amusé, elle ne savait pas quoi faire ce bel endormi qui avait décidé qu’il était bien là où il était. Ses yeux s’ouvrirent sous le regard amusé et embêté de la jeune femme. Il se redressa brusquement en sursautant :
« Melwyn je … Je suis désolé je … »

La jeune femme garda un sourire mystérieux, au final cela ne l’avait pas plus dérangé que cela. Cette nuit ils avaient partagé bien plus que des « oreillers »… Cependant, ce matin, Melwyn se sentait d’humeur taquine et avait envie d’en faire « profiter » Lyov !
« Oh… Cela fait un moment déjà et tu y avait l’air bi… »

Fviou. Melwyn se coupa dans sa moquerie. Le drap glissa, leur échappant, découvrant leur peau. Lyov devint plus rouge que jamais, il posa une main sur sa bouche.
« Oulah attend je … »

Voir Lyov dans un tel état donna à Melwyn une irrésistible envie de rire, elle réprima un horrible sourire en se mordant la lèvre. La jeune femme en elle était à terre, la situation l’avait achevé, se roulant de rire, frappant le sol de ses petits poings. Le drap avait coulé sous les doigts de Melwyn –avait-elle fait exprès de le laisser s’échapper ?-. Le jeune homme ne finit pas sa phrase, Melwyn l’observait extrêmement amusée par la situation. Il tenta de reprendre une certaine consistance et remit ses cheveux en bataille. Lyov ne la regardait pas, il regardait les oreillers.

Pourquoi ne la regardait-il pas ? *Parce que tu es nue ma chère !* Lui cria la jeune femme en cage. Melwyn avait oublié sa nudité, trop concentrée sur celle de son partenaire et beaucoup trop amusée par la situation que cela offrait. Elle en avait oublié que la sienne n’était pas mieux. La question était « Que voyait-on ? ». Les yeux de la jeune femme firent un aller-retour rapide sur son propre corps. La réponse était d’une simplicité qui déplaisait à Melwyn : « Absolument tout. ». Pendant que son esprit évaluait la meilleure façon de faire les choses, Lyov semblait réfléchir.
"Melwyn je… »

C’était maintenant ou jamais ! Lyov ne la regardait pas et semblait occupé à autre chose. Melwyn plongea. Elle avait une roulade plutôt bien contrôlée et s’était jetée sur le sol de la chambre. Elle avait atterri par terre avec un petit « boum », ses coudes avaient absorbé le choc et Melwyn ne s’était pas trop fait mal.
« … Je suis tellement désolé… »

Plait-il ? Le drap entre les mains, la jeune femme venait d’entendre cette phrase du jeune homme. Quelque chose d’étrange sonnait. Elle releva le torse ne laissant voir que sa tête de la où Lyov était. Il s’était un peu affaissé et se mordait la lèvre, il regrettait ? Il se sentait coupable ? La jeune femme cligna des yeux ne comprenant pas tout d’abord. Sa petite voix dit :
« Il est vrai qu’au début… »

La jeune femme marqua un temps d’arrêt assez long pour créer du suspens –qu’elle espérait insoutenable-. Elle reprit sans regarder le jeune homme, en baissant les yeux :
« Et puis au final, je me suis résignée… Supportant la douleur… »

La jeune femme en faisait des tonnes : les yeux larmoyants, la tête baissée qui hochait à chaque parole pour la renforcé, les lèvres tremblantes. Elle monta sur le lit et s’assit toujours en se cachant avec le drap. Melwyn posa sa main sur le matelas et se saisit de l’oreiller le mettant contre elle.
« Lyov… Regarde-moi »

Elle avait un énorme sourire qui imitait à la perfection le sourire carnassier de Lyov. La jeune femme lui balança l’oreiller en pleine figure :
« Idiot ! »

Un rire s’échappa d’elle puis elle tint plus, elle éclata d’un rire franc.
« Je prendrais cette option de réveil maintenant monsieur! »

Elle lui tira la langue et se leva toujours couverte par le tissu. Melwyn posa un pied sur le lit et mit une main sur sa taille, l’air conquérant. Elle le regardait de haut :
« Monsieur Lyov, pour votre bêtise je vous condamne à la nudité pour les prochaines heures »

Melwyn remit un pan de drap sur son épaule comme un empereur, le regardant de ses yeux rieurs. Elle recula d’un ou deux pas afin de prévenir quelques mouvements du garçon pour récupérer le drap mais également pour mieux le contempler.
« Qu’en dis tu ? »

Elle haussa un sourcil. Melwyn souhaitait que Lyov se détende, elle voulait lui montrer qu’elle n’était pas en sucre et qu’elle n’avait pas besoin de tant de douceur. C’était décidé, elle amènerait du bonheur dans sa vie et en chasserait l’ombre.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Jeu 20 Mar - 20:48

Il ne l’avait même pas vue bouger, il était toujours occupé à se mordiller la lèvre et à fixer l’oreiller.
Sa voix lui parut soudain plus lointaine, il leva légèrement la tête et vit la sienne, qui dépassait du matelas. Il ne put retenir un bref sourire amusé qui se dissipa bien vite

« Il est vrai qu’au début … »


Quoi ?! Au début ? Il avait peur que ses doutes se confirment, elle avait l’air si mignonne avec son menton posé sur le matelas, il ne pouvait pas s’imaginer lu avoir fait du mal …

« Et puis au final, je me suis résignée… Supportant la douleur… »

Elle pleurait presque, sa voix tremblait, elle ne semblait regarder que le drap qu’elle tenait contre elle qui fut bientôt rejoint par l’oreiller.

Il trembla légèrement, ainsi il lui avait fait mal … Mais … Comment ? Pourquoi ? Il en eut presque mal à la tête. Alors il fut un léger geste de la main, comme s’il chassait des mouches. Ses joues étaient passées de rouges à blancs, un blanc plus translucide que la couleur blafarde naturelle de sa peau. Il ne se sentait pas très bien à vrai dire …

« Lyov… Regarde-moi »

Il leva des yeux inquiets et étonnés à la fois et tomba nez à nez avec un grand sourire rivalisant avec les siens, il mit quelques secondes avant d’analyser la situation et conclut qu’elle avait plaisanté, alors il voulu ouvrir la bouche mais elle lui balança l’oreiller en pleine face. Celui-ci resta collé quelques fractions de secondes avant de retomber mollement, laissant voir le visage de Lyov, qui avait troqué son air inquiet qu’une une expression blasée ponctuée d’un sourire

« Idiot ! »

Elle rit d’abord doucement avant d’éclater d’un rire naturel qui le fit sourire un peu plus, il l’aimait la voir comme ça

« Je prendrais cette option de réveil maintenant monsieur! »

Il la regarda en riant et pinça légèrement les lèvres

« Héééé ! »

Il s’imagina, réveillé tous les matins par un concentré de plumes enveloppé dans du tissus et poussa un léger soupire résigné


« Monsieur Lyov, pour votre bêtise je vous condamne à la nudité pour les prochaines heures »

Mais bien sûr … Il eut un grand sourire et tendit un bras, d’un geste fainéant, sans se lever pour attraper un bout du drap que Melwyn avait posé sur son épaule comme une noble, pour découvrir le corps de la jeune fille qu’il ne se gêna pas de contempler, c’était une vengeance.

« Qu’en dis tu ? »

Quand disait-il ? C’était très simple. Il se mit devant elle et pressa son torse contre sa poitrine en nouant ses bras autour d’elle, le nez contre sa joue sur laquelle il déposait distraitement quelques baisers

« Ca me va. Uniquement si mon adorable juge reçoit la même condamnation bien sûr … Un corps aussi parfait que le sien ne peut que m’aider … Non … ? »

Il sourit, la question elle-même apportait la réponse. Alors il rit doucement et se décala légèrement d’elle pour attraper son caleçon qu’il posa sur le lit. Le geste n’avait servit absolument à rien mais bon …

Il s’étira, faisant jouer les muscles de son dos et de ses omoplates, tirant sur ses bras puissants, poussant un léger soupir. Il finit par achever sa vengeance en s’approchant d’elle par derrière, posant ses mains sur ses hanches et venant lui murmurer

« Cette nuit à été la plus belle de toute »

Sa tête glissa le long de son cou, il souffla un moment dessus avant de l’embrasser tendrement, comme il embrasserait ses lèvres, y passant même sa langue quelques fois.

Il la sentait frissonner sous ses baisers, alors ses mains remontèrent le long de ses hanches pour attraper doucement les doigts de Melwyn, glissant ses mains dans les siennes.

Il avait posé sa tête au creux de son épaule et murmura quelques mots qui remontèrent la pente de son cou pour faire doucement vibrer ses tympans

« Pas vrai ? »
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Sam 22 Mar - 23:43

La jeune femme s’était fait avoir à son propre jeu et se retrouvait dès à présent dénudée elle aussi. Etrangement, elle était nettement moins gênée qu’elle ne l’aurait pensé. Lyov lui avait dit qu’il aimait son corps et Melwyn était fière de ses lignes –se surprenant même parfois à s’observer dans le miroir avec un sourire satisfait-. Suite aux taquineries de Melwyn, Lyov vint se placer devant elle et il la serra dans ses bras tout en embrassant sa joue doucement.

« Ca me va. Uniquement si mon adorable juge reçoit la même condamnation bien sûr … Un corps aussi parfait que le sien ne peut que m’aider … Non … ? »


Melwyn sourit doucement sans répondre à sa question, qui de toute évidence n’en nécessitait aucune. Elle profitait du contact que le jeune homme lui offrait. Celui-ci se déplaça et laissa Melwyn admirer sa musculature alors qu’il s’étirait. La jeune walkyrie avait croisé ses bras sur son ventre tout en l’observant d’un air satisfait. C’était clair : elle n’avait pas dégoté n’importe qui !

Il passa derrière elle et posa ses mains sur ses hanches

« Cette nuit à été la plus belle de toute »


Un petit sourire se glissa sur les lèvres de Melwyn, c’était également son avis et elle était visiblement ravie qu’il soit de son opinion. Les cheveux de Lyov vinrent chatouiller le cou de Melwyn et sa respiration la caressait doucement. Il l’embrassa à cet endroit là déclenchant le rougissement de Melwyn. Cet homme avait-il conscience des tempêtes qu’il déclenchait en elle ? Il était certain qu’il commençait à comprendre et qu’il en jouait. Que se passerait-il lorsqu’il comprendrait très clairement que chacun de ses gestes bouleversaient la walkyrie. Elle ferma les yeux, se laissant aller un peu plus contre le jeune homme.

Ses mains vinrent prendre celles de Melwyn et alors que la jeune femme avait l’impression de quitter de nouveau cette terre, la voix du garçon remonta jusqu'à ses oreilles :
« Pas vrai ? »

De quoi parlait-il déjà ? Melwyn n’en avait plus aucune idée. Son cerveau avait zappé, bugué, déconnecté, merdé. Elle se contenta de grogner doucement pour acquiescer, de toute façon, quoi qu’il puisse dire, elle serait d’accord avec lui.

Alors qu’ils profitaient de cette nouvelle intimité, un bruit retenti. Un bruit tirant dans les graves, un peu assourdit : le ventre de Melwyn. Elle se mordit la lèvre, flûte elle n’avait pas prévu qu’une faim soudaine viendrait la tirer des bras de son amant. La jeune femme sourit doucement, après tout, cela faisait un moment qu’elle n’avait pas mangé et toute la journée avait été une suite de multiple évènement. Tout d’abord elle s’était faite attaquée, puis sauvée, puis « opérée » et enfin elle avait fait l’amour. En somme une journée bien remplie.

Melwyn se décala du torse de Lyov pour lui faire face, elle se mis sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur ses lèvres. Décidément, ils commençaient à être assez à l’aise l’un envers l’autre, pourtant ce n’était pas gagné au départ. Elle lui souffla :

« Si tu ne veux pas me voir me transformer en ogresse, allons manger veux-tu ? »


Elle lui offrit un petit sourire. En réalité, Melwyn essayait de voir ce qui faisait craquer le sieur. Elle savait que certaines femmes développaient des mimiques tellement bien développées que des inconnus leur donneraient leur chemise pour servir de serviette. Lyov possédait un pouvoir attractif sur elle et elle souhaitait développer ce genre d’atouts à son tour.

Lyov ne semblait pas opposé à cette idée, après tout sa journée de la veille avait été aussi bien remplie…  Melwyn récupérait ses vêtements qui avaient volés un peu à travers la pièce. Dans la salle de bain, elle remit donc ses sous-vêtements –bleus-, sa jupe –blanche-, ne trouva pas son pull –bleu- et mit celui de Lyov –noir-. Elle pénétra de nouveau dans la salle principale avec un grand sourire, comme si elle n’avait rien « piqué » au garçon. Melwyn reprit son épée et la ceintura à sa taille, certes ils n’allaient que déjeuner mais elle avait eut la preuve que leur duo attirait les problèmes.

Une fois tous les deux présentables, ils descendirent et profitèrent du beau temps pour s’installer en terrasse. Alors qu’ils se dirigeaient vers leur table, des regards amusés les guettaient, des chuchotements se firent entendre.
« Tu vois je t’avais dit qu’elle savait marcher la petite »

Ils s’assirent à leur table, l’un à côté de l’autre.

Melwyn réarrangea ses cheveux qu’elle n’avait pas prit le temps de démêler. L’air était bon et elle ferma les yeux en rejetant la tête en arrière.

« Mais non ce n’est pas la même… Sacré gaillard ! Celle qui ne marche pas, la sauvageonne trempée et celle qui crie : il ne s’ennuie pas au moins ! »


Ce chuchotement peu réussi tira un sourire amusé à la jeune femme. Les gens ne changent pas selon les contrées. De part et d’autres, les clients enquêtaient sur ce qu’ils avaient vu, ce qu’ils avaient entendu, ce qu’ils avaient cru voir et ce qu’ils avaient cru entendre. Chacun y allait de sa petite théorie : ménage à trois, un vieux couple au bord de la faillite, des poissards se faisant agresser systématiquement, des fous échappés de prison. *Si seulement ils savaient…* pensait amusée la jeune femme.

Mais dans le fond de la terrasse elle repéra une jeune femme qui la dérangeait nettement plus. Cette dernière observait Lyov avec l’air d’un aigle ayant repéré une souris. Elle se déplaca en roulant des hanches sous les yeux ébahis de Melwyn. La brune était au niveau de leur table et elle n'avait d'yeux que pour Lyov, sa voix mielleuse dit en tendant un bout de papier à Melwyn :
"je serais ravie de faire votre connaissance Monsieur Sebastian"

Melwyn prit la carte, la bouche ouverte : elle n'en revenait pas. Elle avait utilisé le nom que Lyov avait donné lors de la réservation de leur chambre, elle l'avait donc repéré depuis leur arrivée. Non seulement la brune venait faire du rentre dedans à son homme mais en plus elle la prenait pour son agent de presse ou dieu sait quoi. La brune reparti sur un clin d'oeil et retourna à sa table. Melwyn fulminait : Comment osait-elle?! Elle déchira calmement le papier en autant de fois que possible et déposa les bouts sur la table. Sa voix, un peu sèche dit
"Excuse moi quelques instants Sebastian"

Melwyn se leva et se dirigea vers la table de la brune. Elle s'assit avec légèreté et l'observa.
"Ce que tu convoites est mien" souffla sa voix.

La brune tourna la tête vers Lyov, Melwyn posa sa main sur la joue de la femme en claquant sa langue contre son palais. Elle lui caressa la joue :
"Tu vas me mettre en colère" sourit sa voix.

La jeune femme recommença a guetter l'ombre, Melwyn lui mit une petite claque sèche sur la joue :
"Je ne te permets pas de fantasmer, d'imaginer ou même de rêver."

Melwyn se leva, posa la main sur le pommeau de son épée. Elle reprit :
"Tu ne l'auras jamais, oublie le."

Melwyn lui sourit, un sourire commercial qui disait qu'elle n'hésiterais pas à la brutaliser si le besoin s'en faisait. Elle retourna s'assoir à côté de Lyov comme si de rien n'était.

Melwyn passa ses mains dans la nuque de Lyov, lui ébouriffants les cheveux. Elle l’attira à lui doucement et l’embrassa plus sauvagement que les précédentes fois. Elle finit par se détendre lorsque Lyov lui rendit son baiser.

Lorsque leurs lèvres se séparèrent, les yeux turquoises de Melwyn se posèrent sur l’autre femme comme pour lui dire qu’il ne fallait même pas y penser.

Elle se sentait une femme différente. Une jeune femme étrangère aux remarques extérieures mais avec une sensation de rage lorsqu’une autre regardait le brun. Melwyn ne savait pas si Lyov avait remarqué cette dame au fond. C’était sûrement la première fois que la jeune femme s’énervait ainsi,  les muscles de sa mâchoire s’étaient crispés dans la seconde où elle avait compris les envies de cette dame.

Il n’y avait qu’elle, il n’y avait que lui, il n’y avait qu’eux au milieu de tout ce bourdonnement.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Lun 24 Mar - 16:52

Elle l’avait tendrement embrassé avant de lui proposer d’aller déjeuner. Il avait l’habitude des viandes séchées et des fruits qu’il piquait dans les champs mais dès que l’idée d’un vrai petit déjeuner effleura son cerveau, son ventre lui intima « laisse moi te montrer c’est quoi le bruit d’une baleine qui agonise »

Il avait donc fouillé dans sa besace de quoi se changer et avait revêtu une chemise noire en col V assez décolleté qui laissait voir un bout de son torse, et aux manches amples serrées au niveau des poignets au de la taille. Bien sûr, il avait toujours son pantalon noir qui rentrait dans de grosses bottes de cuir renforcées, en bref, il avait la classe.

Elle avait prit son épée il avait mit quelques secondes avant de comprendre pourquoi, ils savaient tout deux que leur présence ici avait attiré des regards et des curiosités. Cela l’amusait plus que ce que ça devait l’inquiéter, pour un homme qui avait l’habitude de travailler et même de faire corps avec l’ombre, être « sous le devant de la scène » et être la cible de confidences d’un autre type que celle qui tournaient autour de « La Dernière Ombre » le soulageait un peu. Ainsi c’était ça d’être un excentrique ?

Assis à leur table, il observait tout le monde d’un air neutre, il avait laissé ses dagues dans la chambre car il évitait à tout prix d’être reconnu mais il jouait avec sa fourchette, la faisant tourner entre ses doigts, ne voulant pas faire pareil avec le couteau, de peur d’éveiller des soupçons. Un léger sourire étira ses lèvres, il observait lentement Melwyn du coin de l’œil, il venait à peine de se rendre compte qu’elle lui avait « volé » un pull, celui-ci était trois fois trop grand pour elle mais il la trouvait craquante.
C’est vrai qu’il devait mesurer dans les un mètre quatre vingt quinze, il n’était pas en mesure de prêter des vêtements à n’importe qui.

Depuis qu’ils étaient arrivés, les gens chuchotaient, Lyov savait pertinemment qu’ils parlaient d’eux mais il s’en contrefichait. Il failli tout de même éclater de rire quand il entendit

« Le faire avec des triplettes ça doit être génial quand même … »

Lyov s’était mordu la lèvre pour ne pas rire et avait reporté son attention sur sa fourchette qu’il avait recommencé à faire tourner entre ses doigts.

Une femme, habillé très court et un peu vulgairement s’approcha en se tortillant légèrement et tendit un papier à Melwyn. Lyov la regarda, intrigué mais ne dit rien. Apparemment, vu son regard, la jeune femme avait envie de faire de lui sa prochaine conquête. Il ne sortait pas beaucoup en public mais ce genre de situation était arrivé deux ou trois fois, il ne savait toujours pas comment réagir mais il allait s’en sortir. Finalement, ce fut Melwyn qui s’en chargea

"Excuse moi quelques instants Sebastian"


Le timbre de voix de Melwyn l’inquiétait un peu, il ne savait pas si elle était énervée contre la jeune femme ou contre lui, il se mordit la lèvre pour une toute autre raison et la suivit du regard, devait il la suivre ? Non, apparemment elle avait le dessus.
Elle frappa même la femme dont il ne connaissait pas le nom, il prit appuis sur ses pieds, au cas où une bagarre éclaterait. Mais elle ne faisait que le guetter, dans une sorte d’état passif pendant que Melwyn parlait, Lyov ne savait même pas ce qu’elles se disaient.

Quand elle revint, elle passa sa main dans sa nuque et le tira vers elle pour l’embrasser, plus fougueusement que jamais, Lyov en fut content, il savait à présent qu’il n’avait rien fait de mal.
Néanmoins, Melwyn lança un regard à la jeune femme comme le premier d’une classe regarderait un cancre, avec l’air de dire « essaye tant que tu veux, il y a un écart tellement grand entre nous deux ».

En toute évidence, Melwyn avait changé, elle n’était plus la jeune femme légèrement effacée et casanière comme il l’avait rencontrée.
Il comprit enfin ce qu’elle cherchait à faire et baissa légèrement les yeux

« Tu m’as embrassé juste pour … »

Il n’avait jamais eu le droit à ce genre de baiser et il venait d’apprendre que c’était juste pour calmer cette autre cliente qui le lorgnait … Il se sentit légèrement blessé et croisa les bras sur la table, posant sa tête dessus, soufflant doucement

« Booooon … »

Il ne lui en voulait pas tellement, il ne pouvait pas lui en vouloir. Mais il se sentait rabaissait, il avait l’impression d’être traité comme un objet et que sa possession par Melwyn entrainait des convoitises …
Il se mordilla la lèvre pour la troisième fois et racla nerveusement la nappe de ses ongles Et s'amusant à faire des petits tas avec les bouts du papier que Melwyn avait déchiré.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Lun 24 Mar - 23:27

Après la démonstration de sa jalousie, Melwyn était décidément de mauvaise humeur. Lyov avait baissé les yeux provoquant l’exaspération de la jeune femme.
« Tu m’as embrassé juste pour … »

Juste pour quoi ? Juste pour prouver à l’autre dégénérée qu’elle n’avait aucun droit sur lui ? N’avait-il pas aimé ce baiser ? Ne l’avait-elle pas fait pour prouver qu’ils s’appartenaient l’un à l’autre ? Au final tout cela n’était qu’une preuve d’amour.

Lyov croisa les bras sur la table et posa la tête dessus, ce geste décrocha la mâchoire de Melwyn. Non ! Il boudait maintenant ? Elle inspira profondément, se calmant.
« Booooon … »

Il jouait avec les bouts de papier déchirés, faisant des petits tas avec. Melwyn l’observait doucement sans bruit, attendant de se calmer pour pouvoir parler. Il se mordillait la lèvre encore et encore.

Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas ressentit une telle colère. Elle avait l’impression d’étouffer dans son propre corps. Elle se mordit la lèvre à son tour. Melwyn n’aimait pas cette sensation de colère qui prenait le pas sur elle. Jamais elle ne s’énervait, jamais elle ne tempêtait en elle-même, c’était une femme qui ne s’énervait pas ; C’était. Elle avait toujours gardé le contrôle sur elle-même car il fallait être calme pour analyser les situations. Ses stratégies naissaient du calme le plus complet, plus elle atteignait la sérénité et meilleure était sa stratégie. Melwyn ne pouvait pas se payer le luxe d’avoir de la rage.

Mais la maintenant tout de suite, elle bouillonnait. La femme brune l’avait mise en colère, comment osait-elle convoiter son homme ? Une telle vulgarité ne l’intéressait pas. Lyov donnait l’impression d’être vexé.
« Tu vas me bouder pour cela ? »

Sa voix avait claqué, elle n’avait pas pût se retenir. Sa langue avait trouvé qu’elle attendait le feu vert venu du cerveau depuis trop longtemps et avait agit de son propre chef. Melwyn soupira, elle n’en pouvait plus. Son adrénaline commençait à monter, elle avait envie de frapper, de courir, de hurler. Elle enchaina :
« Tu devrais être flatté de ma réaction. Pourquoi ais-je fais cela ? Je ne veux pas qu’un autre être vivant te regarde de la façon dont je te regarde. Je n’en supporterais même pas l’idée. »

Elle entremêla ses deux mains en les serrant l’une contre l’autre, la jointure de ses doigts devint blanchâtre. Les yeux turquoises de Melwyn scrutaient les cheveux du brun qui n’avait pas l’air décidé à l’entendre mais plutôt à lui montrer qu’il était vexé. Melwyn lâcha prise, laissant aller :
«  Tu ne te rends pas compte Sebastian. Vraiment pas compte de l’effet que tu provoque. Tu es là comme un prédateur, un insouciant. Tu as compliqué ma vie, terni mon caractère, noirci mon cœur de ton ombre. Et pourtant, pourtant je suis là à essayer de te garder, à espérer voir ton regard sur moi dès que je me retourne, à essayer de te protéger des séductrices dans son genre. »

Elle désigna de la tête la brune en bout de terrasse qui les guettait. Melwyn gronda doucement. Elle revint sur Lyov de peur de regretter ses gestes.
« Et puis pourquoi ais-je eu besoin de t’embrasser pour lui montrer que j’étais là hein ?! C’est toi qui m’as laissé faire. Je ne suis pas faite pour ce genre de chose, je ne sais pas comment réagir. Je ne suis pas cruelle avec les autres, ni méchante. Je suis quelqu’un de bon, quelqu’un de bienveillant. Si tu ne veux pas être confronté à une telle situation ; prends les choses en main. Si tu avais réagi, je n’aurais rien eu à prouver. »

Elle s’arrêta reprenant sa respiration, ça faisait un bien fou. Melwyn n’avait ni envie de se calmer, ni envie de s’excuser pour son comportement. La terrasse recommençait à brailler. Un silence s’était fait au début afin d’écouter leur « dispute », puis chacun donnait son avis.
« On ne sait pas trop qui porte la culotte dans ce couple… »

Melwyn n’entendait rien, elle était uniquement focaliser sur le brun, les autres en penseraient ce qu’ils voulaient.
« Tu crois qu’elle va le frapper ? » jubilait un client dans le coin.

La jeune femme souffla, elle réajusta ses cheveux et reprit :
« Sache que si ce jeu ne te convient pas il te suffit d’y mettre un terme. Ce ne sera pas le dernier et ce n’est certainement pas le pire. Je ne survivrais pas à des crises répétitives, soit tu me prends en main soit tu me laisse faire ou soit nous arrêtons le jeu. »

Bien sur Melwyn n’avait aucune envie de quitter le jeu, elle n’avait pas non plus envie que lyov prenne les crises de ce genre en main de peur que l’ombre ne ressorte et elle n’avait pas envie de gérer les choses ne voulant pas découvrir ses propres zones d’ombre. Elle était pensive, toujours en colère. Pour une première colère, ce n’était la plus petite…

Elle poussa le bouchon un peu plus loin : Tant qu'elle y était!

"Je ne comprends p..."

Ses mots furent stoppés par les lèvres de Lyov sur les siennes. Melwyn se sentit d'abord encore plus en colère. Comment osait-il la faire taire de cette façon?! Puis petit à petit, elle lui rendit son baiser; Après tout, ce n'était pas lui son ennemi. Elle détacha ses lèvres des siennes et murmura :


"Tu ne t'en sortiras pas comme ça à chaque fois..."

Un léger sourire planait sur son visage, elle passa une main dans les doux cheveux de Lyov.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Mar 25 Mar - 18:59

Il entendait ce qu’elle lui disait, il entendait le vague son de sa voix. Mais petit à petit, l’ombre prenait le dessus sur lui, il serra le poing vers sa ceinture et n’y rencontra pas le toucher rassurant des fourreaux de ses dagues. Alors il se leva de toute sa hauteur, imposant. Elle se leva aussi, elle voulu le frapper, une baffe bien nette au niveau de la joue, mais il attrapa son poignet et le tordit violemment, le passant dans son dos. Il se baissa lentement vers son oreille et dit d’une voix glacée

« Jamais personne ne m’avait parlé sur ce ton … »

Il la poussa brusquement en avant, elle se cogna contre une des poutres qui soutenaient la terrasse et se retourna vers lui, se calant contre la colonne de bois. Elle avait el visage en sang et les mains tremblantes, elle le regardait avec un air horrifié. Alors son visage se crispa dans un rictus de rage incontrôlable

« Quoi … ? Tu t’attendais à mieux avec moi ?! Tu voulais quoi de la part de La Dernière Ombre hein ?! Répond ! REPOND !!! »

Il la secouait brutalement, elle ne répondait pas. Elle était devenue molle, son corps ondulait entre ses mains, ses jambes flageolaient, elle finit par tomber quand il la lâcha.
Il se tourna vers le reste de l’assemblée et contempla les personnes assises autour de lui. Tous avaient l’air aussi horrifié que Melwyn, il entendait « C’est La Dernière Ombre … »

Il avait le souffle court, il avait fait une erreur. Il avait même fait la plus grosse erreur de sa vie. Par chance, il y avait toujours un moyen de régler le problème. Il attrapa un couteau sur une table, déjà, les passants essayaient de s’enfuir mais Lyov avait l’impression de courir au ralenti. Tout dans sa tête était étonnement calme et silencieux, il n’étendait plus rien, le temps était figé. Il massacrait homme femme et enfants, tout ceux qui l’avaient vu et entendu.

Quand le massacre fut fini, il resta debout au milieu de la grande terrasse, chancelant légèrement, avant de s’étendre de tout son long sur le parquet.


« Sache que si ce jeu ne te convient pas il te suffit d’y mettre un terme. Ce ne sera pas le dernier et ce n’est certainement pas le pire. Je ne survivrais pas à des crises répétitives, soit tu me prends en main soit tu me laisse faire ou soit nous arrêtons le jeu. »

Les mots avaient filé près de ses oreilles sifflant légèrement, il avait sursauté. Le soleil réapparaissait derrière les nuages, l’Ombre était partie. Il regarda Melwyn, son regard glissa vers son poignet, il le vit parfaitement normal, toujours recouvert de sa fine peau rosée. Il soupira de soulagement, ce n’était pas la première fois qu’il rêvait de massacrer une population entière, mais c’était la première fois qu’il avait eu aussi peur de l’avoir vraiment fait.

Il jeta un regard furtif aux alentours, rien n’avait changé, les gens les regardaient, tout était parfaitement normal. Ses épaules s’affaissèrent légèrement, il était calme, il s’en voulait extrêmement d’avoir à peine imaginé faire du mal à la jeune Walkyrie. Et le fait d’avoir rêvé tout ça l’avait chamboulé, il sourit doucement, il savait qu’il avait eu tord en réagissant comme ça. Alors il s’approcha et, la coupant dans son discours, l’embrassa tendrement.

Elle resta un moment interdite puis fini par lui rendre son baiser. Il relâcha légèrement ses muscles. Tout était rentré dans l’ordre –ou presque- .
Alors, lentement, il se détacha d’elle, mais resta contre son front, plongeant ses yeux dans les siens
"Tu ne t'en sortiras pas comme ça à chaque fois..."

Il rit, il sentait sa main dans ses cheveux, il passa la sienne dans les siens. Bientôt, ses mains descendirent dans son dos, il la rapprocha de lui et posa sa tête au creux de son épaule, l’enlaçant tendrement, se foutant totalement des regards qui piquaient ses omoplates. Il murmura doucement, les lèvres contre son cou

« Je suis désolé Melwyn … Désolé … Je … Je n’aurais jamais du réagir comme ça … Mais tu sais … »

Alors, que pourrait il dire pour sa défense … Il se tortilla légèrement pour être plus à l’aise contre elle et continua

« C’est nouveau pour moi … Tout … Je … Je n’ai jamais ressenti quelque chose d’aussi fort, pour quelqu’un … »

Il se mordit la lèvre et l’embrasse dans le cou, un petit baiser furtif comme pour se faire pardonner.
Puis il finit par se redresser complètement, jugeant les tables voisines du regard, tout le monde les regardait. Il sourit doucement et glissa sa main dans celle de Melwyn. Ses jambes le faisaient souffrir.
Non pas qu’il avait mal, mais il avait une terrible envie de courir, n’importe où. Il voulait s’enfuir avec elle. Il voulait vivre avec elle, mais pas une vie comme les autres non. Dans cette vie, ils prendraient des risques, ils s’aimeraient et feraient face à n’importe qui et n’importe quoi. Ils feraient les fous. Cette pensée lui arracha un grand sourire avant qu’il ne se lève.

Il lui offrit un sourire énigmatique et remonta dans la chambre, récupéra ses dagues et sa besace. Redescendant vers la terrasse. Là, il se baissa doucement vers Melwyn, déposa un baiser sur ses lèvres, posant sur sa table, un joli tas de pièce d’or. Il lui chuchota doucement

« Ma dernière paye. Je vais devoir aller bosser, profite un peu de la vie, je passerais te chercher te soir. On lève le camp. »

Devant son air intrigué, il lui offrit un graaaand sourire

« N’importe où, du moment qu’on est ensemble. N’est ce pas ? »

Et sur ces mots, il se détourna et commença à marcher, souriant doucement.
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MessageSujet: Re: Feeling blue [Pv Lyov Machievel]   Sam 29 Mar - 17:57

Melwyn se sentait mieux, le jeune homme avait sa tête posée au creux de son épaule, il murmura :
« Je suis désolé Melwyn … Désolé … Je … Je n’aurais jamais du réagir comme ça … Mais tu sais … »

La jeune femme le laissa reprendre ses idées pour qu’il poursuive. Elle porta sa main dans les cheveux de Lyov et continua de les caresser. Ils étaient tout doux et représentait une sorte d’anti-stress pour elle.
« C’est nouveau pour moi … Tout … Je … Je n’ai jamais ressenti quelque chose d’aussi fort, pour quelqu’un … »

Le jeune homme l’embrassa dans le cou furtivement et se redressa. Melwyn avait un sourire tendre sur ses lèvres. Elle comprenait totalement ce que ressentait Lyov. Après tout, elle-même était dans cette situation. Melwyn n’avait jamais eut de tels sentiments pour qui que ce soit. Cela l’effrayait grandement car elle sentait qu’elle allait sûrement découvrir des facettes de son être qui étaient enfouies. La zone sombre en elle était encore inconnue ; elle n’en connaissait ni la taille, ni l’intensité. Au fond d’elle, elle espérait ne pas découvrir une ombre comme celle de Lyov. Car, si sa zone sombre n’était ne serait-ce que la moitié de celle de Lyov, qu’adviendrait-il d’eux ? Qui pourrait empêcher Lyov de tomber dans la noirceur de son âme ?

Lyov sourit étrangement et quitta la terrasse. Melwyn resta assise à la table qu’ils avaient choisi en entrant. Elle continuait de réfléchir, que pouvait-il bien trafiquer ?

Lyov redescendit, il l’embrassa et déposa sur la table un tas de pièce d’or.
« Ma dernière paye. Je vais devoir aller bosser, profite un peu de la vie, je passerais te chercher te soir. On lève le camp. »

Melwyn haussa un sourcil surprise et intriguée. Décidément, sa vie allait changer ; en fait elle avait déjà changée. Elle n’imaginait pas laisser Lyov seul, et elle ne voulait pas rester seule aussi. Elle avait conscience des dangers que pouvait lui apporter cette relation, si elle s’éloignait, elle risquait de se faire attaquer de nouveau. Si elle s’éloignait du jeune homme, peut-être retomberait-il dans l’ombre.

Lyov lui offrit un large sourire
« N’importe où, du moment qu’on est ensemble. N’est ce pas ? »

Le sourire gagna également la jeune walkyrie qui avait failli défaillir devant ce sourire, comme frappé en plein coeur. Il avait totalement raison, Melwyn était prête à le suivre n’importe où. La vision des dagues à la ceinture de Lyov et le « je vais devoir aller bosser » n’avait pas entaché une seule seconde le bonheur que ressentait Melwyn à cet instant. Le sourire du jeune homme et la simple idée qu’ils allaient être inséparables suffisait à mettre Melwyn dans une sorte de sphère de joie. Dans sa petite bulle, la walkyrie semblait fondre sous l’amour, les papillons dansaient autour d’elle comme pour célébrer cette sensation nouvelle et enivrante.

Lyov s’était retourné et marchait pour sortir de la terrasse. Melwyn, le sourire toujours béat et les yeux clairement brillants, se retourna pour suivre des yeux le jeune homme. Elle balaya ensuite la terrasse du regard avec une certaine fierté. Elle ramassa le tas de pièces d’or et se leva à son tour. Elle se sentait pousser des ailes. Qu’allait-elle bien pouvoir faire en attendant le retour de Lyov ?
Elle remonta dans la chambre et décida de mettre un peu d’ordre. Elle s’allongea sur le lit toujours portée par sa soudaine légèreté, elle s’enroula dans les draps et resserra le pull de Lyov autour d’elle. Melwyn se sentait étonnement bien, son excès de colère l’avait soulagé, jamais elle n’avait imaginé qu’une telle « crise » la rendrait si épanouie.

Ils allaient devoir s’organiser, trouver des lieux communs entre le travail de Lyov et celui de Melwyn. Elle allait devoir faire abstraction des démons de Lyov et il fallait qu’il apprenne à se contrôler.   Mais pour le moment tout n’était que paillette et nuage. Melwyn flottait doucement dans sa bulle et ne souhaitait pas en sortir. Elle n’avait pas envie de sortir et préférait se reposer. Elle finit par se lever et sortir des papiers de son sac. Elle plongea le nez dans ses plans de bataille et ses recherches sur les acteurs de celle-ci.

Elle n’avait aucunement la tête à élaborer et étudier ces plans. Son esprit divaguait, la jeune femme en cage en elle criait qu’elles étaient devenues une chose, juste un objet. Et Melwyn souriait doucement se disant que si c’était être la chose de Lyov, elle attendrait bien sagement son retour.
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