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 Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]

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MessageSujet: Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]   Lun 10 Fév - 21:52

Quelque chose clochait alors qu’il marchait, suivant le cours tranquille de quelques petits sentiers dont il ne connaissait pas l’aboutissement et dont il avait oublié le commencement. Oui, quelque chose n’allait pas. Peut être le fait qu’il suivait son ombre, ou que son ombre le suivait.
C’était avec ce genre de petit jeu qu’il se distrayait pendant ses longues heures de traque. Ou plutôt de flemme.

Oui, officiellement, il bossait. Il était chargé de traquer une proie, la tuer, proprement et simplement avant de rapporter sa tête à son client. Mais officieusement, il comptait bien prendre son temps. Un de ses derniers clients l’avait menacé de le dénoncer car selon lui, il avait trop prit son temps. Tout cela l’avait mis en rogne, il avait besoin de se calmer s’il voulait respecter les règles et tuer sa victime proprement au lieu d’en faire de la charpie et d’utiliser l’intestin grêle pour en faire un collier.
C’est donc un Lyov assez calme qui marchait, il avait des manières bien à lui de se déplacer. Sans aucun bruit, se mouvant comme un félin, constamment sur le point d’attaquer.

Il s’arrêta un moment, leva les yeux vers le ciel, puis le sol avant de pivoter légèrement et d’aller s’asseoir contre un arbre non loin. L’arbre était comme ceux décrits dans les contes pour enfants, un tronc immense, quelques nœuds de ci de là, et un branchage épais qui offrait à Lyov, une zone ombragée avantageuse.

Il ferma les yeux, ses beaux yeux bleus glace, ce fut comme si, un gouffre auparavant empli d’une eau translucide, venait de se refermer sur une barrière de rocher impénétrable.
Il dégaina une de ses nombreuses dagues pendues à sa ceinture. Il devait en avoir autour d’une demie douzaine mais n’en utilisait qu’une à la fois. Il se réservait le droit d’en utiliser deux, seulement pour un adversaire qui, selon lui, en vaudrait la peine.

Il passa ses doigts fins et blancs sur la lame, se coupa très légèrement, et sourit. La blessure était superficielle, mais il avait à peine effleuré la lame de son arme. C’était bon signe concernant la qualité.
Il la rengaina à sa ceinture. Des fois, il aimait marcher en savourant le petit cliquetis délicieux que faisaient ses dagues en s’entrechoquant mélodieusement.

Il faillait s’endormir contre le tronc de cet arbre et se leva en grognant. Malgré l’envie de continuer qui peinait à être au rendez vous, il devait tout de même accomplir sa mission. S’il commettait ne serait ce qu’un petit écart aux règles, il aurait toute l’armée et tous les chasseurs d’assassin possibles et imaginables. Et toute personne dans l’ombre redoutait ça.
Il sourit, pensant une seconde qui passer sa vie à courir devant des hommes en armure pourrait être amusant, mais il ne pourrait pas se cacher toute sa vie …

Il pensa une demie fraction de seconde à tout arrêter et vivre normalement, avec une femme ou un mari, des enfants, un jardin et une terrasse où inviter les voisins l’été et éclata de rire, se moquant de lui-même. Jamais, non jamais il ne comptait désirer une vie à rester sans rien faire. Même si des fois, il aurait bien aimé avoir quelqu’un à qui parler. Pas forcément pour s’attacher, simplement quelqu’un qui supporterait son caractère de cochon perfectionniste susceptible et méfiant.
Mais pour l’instant, cette personne n’existait que les longs soirs où il s’autorisait exceptionnellement un lit dans une auberge et où il pensait, seul, enroulée dans ses draps froids.


Le ciel se voila un instant avant de se découvrir sur un soleil moqueur. Il grogna

« C’est ça, fout toi de ma gueule … »

Il continua donc à avancer, atteignant bientôt le sommet d’une petite crête dont il ne connaissait pas le nom. Il manqua bien de se casser la figure et de dégringoler de l’autre côté mais tint bon, suivant un sentier minuscule qui devait avoir été dessiné par un bébé fourmi anorexique et naine.
Tout cela le fit légèrement rire et le soleil se voila de nouveau. Il marmonna

« Quoi ? On peut plus rigoler ? »

L’écho porta ses paroles, son souffle dévala la crête, gagnant un petit village à son pied. Bien sûr, sa voix s’était épuisée avant d’arriver à ses portes, mais pas son regard. Un grand sourire éclaira son visage. Il susurra, comme un criminel dans le dos de sa victime

« Trouvée … »

Il dévala à son tour la pente ardue de ce sommet, se laissant porter par la vitesse et arriva essoufflé, devant la première maison du village. Il sortit de sa poche un curieux parchemin, c’était une liste. Un tableau plutôt. Dans la première colonne était indiqué le nom de ses nombreuses cibles, et dans la deuxième, il était question de leur adresse, et de toutes les habitudes que son client avait au préalable décidé de noter.

Le client d’aujourd’hui était étonnement averti, il avait noté l’adresse précise de sa victime et son lieu de travail. Comme ce n’était pas encore la fin de la journée, il se dirigea à l’adresse notée. C’était un petit commerce de fleur qui sentait bon l’azalée et le plan de rose. Il y entra, rabattant les pans de son manteau sur sa ceinture pour cacher ses dagues. Il s’approcha doucement de la femme au comptoir, jeta un œil sur son tableau et sourit, amical

« Stanka ? Stanka Maximilian ? »

La jeune dame leva les yeux vers lui, souriante, quoiqu’un peu surprise et méfiante

« Oui, on se connait ? »

Il eut un sourire jusqu’aux oreilles, un sourire si sadique, que la jeune femme perdit le sien immédiatement. Il déclara :

« Bienvenue en enfer. »

Son cri résonna dans la boutique et fut porté dehors, des passants curieux commençaient à s’approcher, les plus téméraires frôlaient la poignée de la boutique « courageusement » et « héroïquement » comme il disait. Lyov grogna

« Bordel … »

Il se dépêcha, s’agenouilla devant le corps de sa victime, trancha la tête qui mit du temps à venir à cause des os, et la fourra sans sa besace après l’avoir aspergé de sel pour limiter l’hémorragie.
Il se leva et tomba nez à nez avec un gamin, horrifié, auquel il sourit calmement, lui désignant le corps

« Tu aimes la cuisine locale petit ? »

Lyov éclata de rire et bondit derrière le comptoir pour s’échapper par derrière. Mais le hurlement du petit résonna encore plus fort que celui de sa mère. Il grogna, furieux

« Ferme la, ferme là, ferme là ! Ferme là !! »

Quand on est un assassin sans but et que la vie humaine d’autrui n’a aucune importance, il est facile de tuer n’importe qui. Mais qu’on est un chasseur de tête, avec le travail de ramener la tête de la victime et en ayant tué seulement la victime, il y a quelques moments de frustration difficile à supporter. Heureusement, Lyov était habitué

En courant et en s’essoufflant légèrement, il arriva au sommet de la crête, hors de portée et de vue de tout le village. Il redoutait maintenant qu’un quelconque témoin parte à son service.
Il s’assit sur le mini sentier, trop fatigué pour regagner l’arbre contre lequel il s’était reposé, et ferma doucement les yeux. Quand une présence non loin de lui, lui fit les rouvrir.
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MessageSujet: Re: Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]   Jeu 13 Fév - 16:53

Qui de nous, est le plus fou

La jeune femme n'avait pas imaginé un seul instant que son nouveau travail lui prendrait autant de temps; Certes, il lui permettait de faire des "écarts" joyeusement sanglant mais il lui laissait aussi peu de temps pour s'en satisfaire. Elle soupira en glissa le dos de sa main droite sur son front humide. L'exercice lui donnait chaud, elle détestait ce continent. Les animaux ici étaient différents de ceux qu'elle connaissait. Il y en avait même qui ressemblait à des êtres humanoïdes mais des plus déformés et des plus laids. Ils mesuraient tous à peu près un mètre cinquante et ils étaient tenaces, les bougres!
Ne connaissant pas le nom de ces étranges créatures, elle s'amusait à les surnommer "les hideux". Bien qu'ils ne soient pas très débrouillard, ils étaient plutôt malin et compensaient leur manque de force par le nombre. Ils se déplaçaient à plusieurs dans un chaos des plus total, cependant, lorsqu'il s'agissait de faire sortir des tripes, ils étaient plutôt efficaces. Ainsi, ils avaient tué une bonne dizaine d'homme que Saundra avait emmené sous ordre de la Gardienne. Et bien qu'elle eut refusé fermement lors de l'entretien, elle était plutôt ravie que ses pions ne meurent à sa place.

La jeune femme se planta en haut d'une colline pour observer les alentours. Hissée sur ses un mètre soixante, elle ne payait pas de mine. Elle souffla longuement avant de se retourner vers la quinzaine de soldats qui l'accompagnait. L'air excédé, elle pointa du doigt un jeune homme au hasard. Il se trouvait être blond aux yeux noisettes, ses traits juvéniles et son manque d’expérience semblaient indiqué qu'il devait avoir vingt ans tout au plus. Il venait donc d'entrer dans la grande famille des Maderas.
Surpris, le grand jouvenceau se retourna, priant les dieux pour qu'il s'agisse du soldat derrière.

_ Non, c'est bien à toi que j'ordonne de venir.

La subordonnée vit un masque de peur durant une fraction de secondes sur le visage fin et immortel du jeune homme. Ce crétin venait de lui arracher le premier sourire de la journée, sans le vouloir bien entendu.

_ Nourrit mes amies et apporte moi à boire.

Il inclina la tête en signe de respect, un sourire béat aux lèvres, trop heureux de ne pas partir devant en espionnage. Seulement, par ses amies, Saundra voulait dire ses serpents. Un petit rictus de dégoût secoua l'éphèbe qui approchait en hésitant avec un sac de souris et de lapins vivants. Il jeta un coup d’œil à sa supérieur avant de déglutir pour ouvrir trois grand panier, y jeter les proies et les refermer aussitôt. Il attrapa une gourde remplie et trottina jusqu'à la jeune femme. Impatiente, elle lui arracha des mains avant d'en boire de longues gorgées.

_ Commencez à réduire votre consommation d'eau jusqu'au prochain village.


Des grognements se firent entendre et elle leva ses yeux noirs aux iris d'or vers l'assemblé. Tous se figèrent alors qu'elle se mit à susurrer. Seba, son python, sorti la tête du panier qu'il occupait seul pour s'approcher, séparant l'assistance en deux.

_ Si je n'ai pas d'eau pour le prochain arrêt, je serais dans l'obligation satisfaisante, que dis-je, dans l'obligation extrêmement satisfaisante, de boire le sang d'un d'entre vous. Regardez bien celui à vos côtés, surveillez ses mouvements et ses rations. Sinon, il est bien possible que ça soit lui qui découpe votre cadavre encore chaud et vide de sang pour nourrir mes précieux amis.  


Elle susurra de nouveau et tout ses compagnons sortirent. Après quelques longues minutes, Seba rejoignit ses amis. Ino, le petit serpent liane vert s'était caché sous les cheveux de sa maitresse, comme à son habitude, les trois vipères de la mort, Mira, Tinis et Demnesia s'enroulèrent de son cou jusqu'à son avant bras droit tandis que Nahï, le cobra royal, se glissait sur l'autre. A cause de son poid, le pauvre python était incroyablement lent. Arciféra dut une nouvelle fois le porter pour le hisser sur ses épaules musclées. Pensant dans les quarante-cinq kilos, le goujat faisait son poids et ralentissait considérablement la cadence, pour le plaisir des soldats.
L'hybride ajusta sa longue jupe, fendue des deux cotés, et remit le bandeau croisé sur sa poitrine pour le maintenir, puis, sans attendre, elle reprit la marche.

Les langues curieuses des reptiles goutaient l'air sans arrêt, chatouillant parfois le visage pâle de leur hôte. Seba, long de ses cinq mètres, s'était enroulé sur la taille d'Arciféra pour se tenir plus facilement.
La jeune femme était désormais effrayante sous cette masse de serpent aussi venimeux qu’impressionnant, et elle aimait ça. Les soldats faisait attention à ne pas trop s'approcher, prévenu du caractère difficile et macabre des vipères qui n'hésitaient pas à mordre sans raison pour le plaisir de voir un homme convulser et agoniser durant de longues minutes.
Les regards inquiets et les messes basses s’échangeaient sans arrêt, c'était aussi insupportable que nécessaire. L'ouïe lycanne dont avait hérité la charmeuse lui permettait de faire rapidement le tri dans ses hommes et d'appliquer une stratégie plus efficaces.

_Elle me donne la chair de poule...Chuchota un garde.
_Je ne comprends toujours pas pourquoi la gardienne lui fait confiance, commenta un autre.
_Fermez la! Ordonna le dernier, conscient des croisements génétiques de son chef.
_Tout de même... Elle est flippante cette femme! Dommage, elle est si... Jolie, objecta le premier.


Il était vrai que la plupart des hommes observaient Saundra. Ses muscles lui offraient des formes fermes et généreuses, ses long cheveux de flammes attiraient facilement les regards mais mieux encore, tous étaient intrigués par ses yeux.

Après une bonne heure de marche, la troupe arriva enfin vers un soupçon de civilisation. Elle claqua des doigts et quatre hommes poussèrent au hasard l'un des leur pour quérir les ordres.

_ Pars en éclaireur, choisi cinq hommes pour ramener de l'eau, ordonna-t-elle sèchement.

Il bégaya un bref "a votre service" avant de s'enfuir, suivit de quelques barbus penauds. La jeune femme s'étira et s'assit à l'ombre d'un grand arbre, sur un rocher, sous les œillades incertaines de ses sou-fifres toujours en formation militaire.

Alors qu'elle s'étirait pour profiter pleinement du reste de la journée, un cri perçant la tira de sa détente. Un hurlement lointain que ses hommes ne pouvait pas avoir entendu, un son aigu qu'elle connaissait et qu'elle aimait plus que tout. Elle se débarrassa de Seba et se mit à courir, de plus en plus vite. heureusement, son sang lycan l'a graciait d'une vitesse plutôt impressionnante et d'une endurance sur-humaine.
Elle doubla la troupe envoyée précédemment pour arriver au village quelques minutes plus tard, les gardes perdus loin derrière elle, alertaient de leurs venues tout le continent tant ils étaient bruyants. Elle pesta intérieurement contre cet amas d'incapables.
L'hybride se fraya un chemin facilement à travers la foule pour entrer dans ce qui semblait être la scène de crime. Elle n'eut pourtant pas le temps de voir l'artiste et elle grogna avant de repérer son odeur pour le traquer.

Il allait devoir trouver un endroit sûr assez rapidement. Elle passa devant un enfant traumatisé, de grosses larmes roulants sur ses joues, Tinis, la plus sadique des vipères tenta de le mordre sous les rires fous de Saundra, arrachant un nouveau son strident au chérubin. Accélérant d'avantage le pas, elle aperçut un homme brun courir devant elle. Elle serra les dents, tout sourire pour le suivre sans l'alerter. Il s'arrêta un peu plus loin, essoufflé et semblait vouloir se reposer.

A quelques mètres de lui, la jeune femme se stoppa net, un sourire sadique en coin. Elle remit rapidement ses cheveux en place et bouscula un Ino déjà malade par la course.

_ Quelle belle œuvre...Chuchota-t-elle, une pointe de plaisir macabre dans les yeux.

Ses amies s'étaient dressées tout autours d'elle, sur le qui-vive.  
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


HRP: Si mon poste ne te convient pas, fait le moi savoir Wink
Je ne me vexerais pas ^^ (Dc de doylana)
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MessageSujet: Re: Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]   Mer 19 Fév - 13:55

(désolée c'est court T.T J'essayerais de faire mieux la prochaine fois, promis )


_ Quelle belle œuvre...Chuchota-t-elle

Il détailla la jeune femme et ne trouva rien à redire. Elle était belle et terrifiante à la fois, ses yeux orangés, d’une couleur si peu commune l’envoutèrent un instant avant qu’il réussisse à reprendre le contrôle pour admirer ses cheveux flamboyant. Elle était séduisante, mais c’est vrai qu’il l’était aussi, avec ses cheveux fins et noir, aussi sombres qu’une nuit sans lune et ses deux yeux bleu et impénétrable, comme un lac prisonnier de la glace. Certes, Lyov était beau, mais on sentait bien dans son attitude que le meilleur restait à découvrir. Que le jeune homme à la peau pâle que l’on voyait au début n’était qu’une de ses facettes, la partie visible de l’iceberg. Alors il sourit, un sourire de dents blanches et droites. Un sourire à mi-chemin entre le sadisme et l’admiration, et hocha la tête

« En effet, mais je ne fais que mon travail. »

Il se leva et s’approcha d’elle, pas du tout effrayé mais il ne comptait pas lui sauter dessus non plus. Il finit par s’arrêter à une bonne trentaine de centimètres d’elle avant d’incliner légèrement le buste, laissant ses cheveux d’ébène recouvrir un moment son visage

« La dernière Ombre. Pour vous servir. »

Oui, la dernière Ombre était son surnom, celui qu’il utilisait pour ses clients et ses victimes, celui que les mamans utilisaient pour faire peur à leurs enfants s’ils ne prenaient pas leur sirop : La dernière Ombre, celle que l’on voit juste avant de mourir. Et au moment où ses lèvres s’étaient entrouvertes pour prononcer la dernière lettre, un petit grondement de tonnerre suivit du sifflet strident d’un coup de vent accompagna le doux son suave et machiavélique de sa voix, chose qui n’était pas pour lui déplaire.

Il leva légèrement la main et replaça une de ses mèches noires derrière son oreille

« Tu observais ? »

Il n’était pas surpris, mais un peu flatté, pour une fois que son travail était reconnu par quelqu’un … Travailler dans l’ombre avait aussi ses mauvais côtés. Il fallait toujours risquer sa vie, sans jamais se faire repérer, toujours réussir à tuer proprement et ne pas s’attirer les foudres des autres pour au final, ne tuer que sa victime et l’exploit que le chasseur de tête avait réussi à réaliser ne soit reconnu que par son client, et qu’à moitié. Car, dès que l’échange de la tête de la victime contre l’argent avait été organisé, le tueur devait disparaître de la vie du client, et ne revenir que si celui-ci le désirait. C’était une forme de domination comme une autre, à la différence que Lyov aimait son travail. Cela pouvait être considéré comme une forme de sadisme, de folie, à y penser, le jeune homme se retrouva plongé dans son adolescence, son début de carrière. Quand ses premiers clients le prenait pour un fou, quand ils l’insultaient, lui jetaient des pierres …

Il eut un grand soupir que son interlocutrice dut relever, mais il n’y fit pas attention. Il essaya de chasser ces noires pensées de son esprit, et elles le parasitèrent encore pendant quelques minutes avant de disparaitre totalement, retournant à leur place, dans l’endroit où étaient entassés, rassemblés, accumulés tous ses souvenirs douloureux. L’endroit où il se refusait lui-même d’aller. Dans un coin sombre et morne de sa tête.

Il finit par relever la tête vers elle, lui souriant doucement, sans laisser paraitre la moindre émotion.
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MessageSujet: Re: Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]   Jeu 20 Fév - 14:57

Enracinée, la jeune femme prit le temps de détailler le jeune homme. Il n'était pas très grand comparer à ceux qu'elle avait rencontré par le passer, pas très épais non plus, mais il semblait avoir plus de courage et d'expérience qu'eux. Il devait être agile et rapide, des qualités conséquentes vu son passe temps macabre. Elle se mit à scruter son visage lentement comme pour l'imprimer dans sa mémoire. Il était plutôt doux, les traits qui le dessinaient semblaient fins et délicats, son regard était superbe malgré la couleur glaciale de ses pupilles, le tout contrastant parfaitement avec ses fins cheveux sombres. En conclusion, il n'était pas vilain.

« En effet, mais je ne fais que mon travail. »

Il paraissait flatté par le compliment original d'Arciféra. Ainsi, il était en mission... Un deuxième point commun, le premier étant le gout du meurtre. Il se rapprochait vivement, les amies de la jeune femme s'agitaient en jetant leurs langues fourchues dans le vent alors qu'il faisait une révérence à quelques centimètres d'elle. Saundra susurra quelques mots à leur intention avant de se concentrer de nouveau sur son adorable interlocuteur.

« La dernière Ombre. Pour vous servir. »

Il se releva gracieusement, ses fins cheveux noirs caressèrent presque le menton de saundra. Un grondement se fit entendre. La jeune femme à la chevelure de feu se mit à sourire, heureuse de sentir un orage approcher.

« Tu observais ? »

Elle hocha la tête calmement avant de tourner autours du jeune homme, tel un marchand scrutant péniblement sa marchandise. Elle remarqua ses ongles vernis en noir et ses piercings aux oreilles. Il était vêtu assez simplement et se révéler être désormais dans ses pensés. L'hybride en profita pour planter ses prunelles dans celles du jeune garçon, cherchant à les sonder inlassablement.
La curiosité n'était pas parmi ses défauts habituellement, mais il l'intriguait.. Elle n'aurait su dire pourquoi. Peut être qu'il lui faisait penser à quelqu'un, ou alors, peut être qu'il lui ressemblait un peu.

Il se mit à sourire, presque docilement, pourtant aucune émotion n'apparaissait. Il était une poupée vivant, rien de plus.

_ Je suis arrivée tard, je n'ai pas pus assister au spectacle. J'ai bien peur d'avoir traumatisé un enfant déjà bien amoché en te suivant... Une fois encore.

Elle jeta un coup d'oeil vers le sac délaissé plus loin par le jeune homme. Elle se put s'empêcher de glousser en s'approchant de ce qui semblait être une tête dans un tissus. Elle écarta légèrement le bord de l’enveloppe souple pour observer son contenu avant de sourire.

_ Un chasseur de tête, donc... Tu as le coup de main. La blessure est nette... Cependant on dirait que tu as du mal avec les os...  

Saundra ne pouvait que compatir et être clémente. Tout le monde n'avait pas la force d'un Lycan et d'un Maderas concentré en un seul et unique être. D'ailleurs, un humain n'aurait jamais vu la différence entre un os brisé et coupé net à l’œil nu. Elle, si. Tous ses sens étaient incroyablement développés, fruit de ses gênes de métamorphes.

_ Je m'appelle Saundra; Je suis une assassin à mes heures perdues... Mais je dois avouer que je fais surtout ca pour le plaisir.

Elle haussa les épaules, un air innocent peint sur le visage, comme pour dire "c'est pas ma faute". Elle ne pouvait pas dévoiler son sang maderas puisque la race était secrète, et si elle le faisait, elle devrait le tuer. Donc, par suite logique, elle ne pouvait pas dire qu'elle était une des subordonnée de la gardienne et qu'elle était ici pour réduire au silence des curieux. Bien que l'idée d'un cadavre chaud ne lui déplaisait pas, elle préférait éviter qu'il soit ce dernier dans un futur proche.  
Elle prêta un peu plus d'attention à la tête avant de se redresser en fronçant les sourcils.

_ Quel était son nom?

Ce visage lui disait quelque chose. Elle en était persuadée... Un jeune homme semblait avoir fait une part de travaille à sa place.
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MessageSujet: Re: Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]   Mer 26 Fév - 10:39

Il sentait le regard de la jeune femme sur son visage, il sentait ses prunelles picoter ses joues, il se sentait reconnu, il savait qu’elle allait se rappeler de lui longtemps, et cela n’était pas pour lui déplaire.

Il aimait bien que les gens qu’il rencontrait sans avoir à les tuer se rappellent de lui comme de quelqu’un de classe et de charismatique. Comme tout homme, il avait un ego.

Normalement, le regard trop insistant d’une personne l’amusait, car il savait que si la personne qui le fixait était un potentiel témoin qu’il avait oublié, il devrait le tuer. Et comme il n’avait plus de contraintes, puisqu’il s’agissait d’un meurtre décidé et commandité par lui-même. Il pouvait donc allègrement faire souffrir et torturer ses victimes, et même les laisser en vie, en leur supprimant tout moyen de répandre les informations qu’ils connaissaient.

Mais il devait l’avouer, la présence des serpents le refroidissait un peu. Non pas qu’il avait peur, mais il préférait parler seul avec son interlocutrice, et les langues de ses reptiles sondant l’air, détectant mille et une odeur de possibles proies, dont la sienne, ne le rassurait pas.

Mais il fit bonne figure, ne fit aucun geste de recul, et ne serra pas les poings. Il se contenta d’essayer de les oublier. Maintenant qu’il était proche de la jeune femme, il entendit à peine les quelques mots qu’elle avait murmuré pour les calmer mais ne les comprit pas. Mais de toute façon, il ne cherchait pas à comprendre. Il ne voyait aucun intérêt à écouter quelque chose destiné à un reptile.

Il se força –un peu- à sourire quand elle releva la tête vers lui et s’inclina, déclinant l’identité avec laquelle il se présentait pour ses invités de marque histoire de faire bonne impression. Son vrai nom « Lyov Machievel » était réservé aux connaissances de longue date à qui il vouait une confiance absolue.
Le tonnerre appuya sa phrase, c’était un heureux hasard, involontaire mais très bien tombé. Il était à deux doigts de devenir croyant et de remercier il ne savait quel entité supérieure pour avoir couronné son surnom d’un si bel effet technique.

Tout cela la fit sourire et il s’en félicita. Il aimait amuser une si charmante compagnie.
Quand il lui demanda si elle observait, elle se contenta d’hocher la tête. Traitant le sujet comme un détail, ce qui n’attisa pas la curiosité de Lyov, qui voulait absolument savoir ce qu’elle pensait de lui et surtout de son meurtre.

Elle commença lentement à tourner autour de lui l’observant sur tous les angles. Il tourna la tête à plusieurs reprises pour la voir faire mais pas le corps. Lui faisant confiance le temps de tourner le dos. Elle avait un air de vouloir détailler chaque parcelle de son être. Elle plongea ses yeux dans les siens mais il se contenta d’une expression stoïque.

_ Je suis arrivée tard, je n'ai pas pus assister au spectacle. J'ai bien peur d'avoir traumatisé un enfant
déjà bien amoché en te suivant... Une fois encore.


Il l’écouta avant de sourire plus sadiquement, avec une pointe de fierté dans le regard. Oui, il aimait traumatiser

« Oui, je sais. Psychologiquement je ne peux atteindre qu’une seule personne lors de mes missions … C’est une véritable plaie ! »

Le grand sourire qui fendait son visage de Dieu démentait ses propos, en réalité, le fait qu’un gamin deviendra sûrement hématophobe après cette mission, lui donnait un immense sentiment de satisfaction.

Il la vit s’approcher du sac et en écarter les bout, ses yeux suivirent d’abord le mouvement de ses jambes s’avançant vers l’enveloppe de tissus, puis son bras et enfin ses doigts fins écartant les parois du sac pour en découvrir le contenu, encore tout frais, aspergé d’une pointe de sel.

_ Un chasseur de tête, donc... Tu as le coup de main. La blessure est nette... Cependant on dirait que tu as du mal avec les os...  

Il sourit et hocha légèrement la tête s’approchant à son tour

« les os sont toujours durs à trancher, il faut que la coupe soit nette précise et rapide pour ne pas abîmer l’arme … »

C’est vrai que les os lui posaient quelques problèmes … Ils étaient assez dur au sens propre du terme. Il fallait trancher droit. Extrêmement droit car sinon il risquait d’abimer la tête –ce qui en soit n’était pas si important- mais surtout sa lame à qui il tenait plus qu’une vie humaine. Oui, il aimait beaucoup ses dagues, mais pour l’instant, il n’avait qu’elle et un peu d’argent gardé de côté.

_ Je m'appelle Saundra; Je suis une assassin à mes heures perdues... Mais je dois avouer que je fais surtout ca pour le plaisir.

Il soupira doucement, ainsi elle s’appelait Saundra … Il pouvait enfin mettre un nom sur ce si joli visage … Alors il la détailla encore, elle avait rehaussé un petit sourire innocent, comme si elle se sentait coupable de faire ça pour le plaisir. Mais Lyov savait que c’était faux.

Son regard glissa une seconde fois le long des courbes du visage de la morte avant qu’elle ne demande

_ Quel était son nom?

Il sourit et les regarda attentivement, elle et la tête, avant de dérouler son rouleau

« Stanka … Stanka quelque chose … »

Il finit par trouver ce fichu nom et le pointa, victorieusement

« Stanka Maximilian »

Il regarda son interlocutrice, pourquoi demandait elle ça ? Et s’il avait fait une erreur ? Et si elle aussi était là pour cette chère Stanka … Ils devraient se battre à mort pour l’argent, et dieu qu’il avait hâte …
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MessageSujet: Re: Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]   Mar 4 Mar - 19:30

C'était un drôle de personnage qui se dressait devant la jeune femme et elle devait l'avouer, il lui plaisait. Il s'était approché, à peine à un mètre de la belle. Il l'avait observé, comme elle l'avait fait. Pour figer un visage et mettre un nom dessus. Il n'était pas courant de croiser des connaisseurs et des passionnés du macabre. La plupart n'était que de pâle copie de tueur en série ou pire encore, des tueurs incompétents qui ne savaient jamais comment bien réussir la tâche, parfois même en la laissant à moitié faite.
Un tel manque de respect pour un travaille aussi sérieux rendait Saundra folle de rage. Elle aimait que les choses soit correctement faite, que la mort soit sure et nette.

« Stanka … Stanka quelque chose … »

La réponse arracha un sursaut à la belle. Par les dieux! Il venait de la priver d'un doux massacre. Elle avait élaborer des projets durant tout le voyage pour ses victimes et même si ce plan là n'était pas son préféré, elle serrait des dents, déçue de ne pas pouvoir l'accomplir.

« Stanka Maximilian »

C'était désormais confirmé, il l'avait privé d'un plaisir certain. Mécontente, elle se redressa vivement, sautant presque sur son interlocuteur en l'approchant. Ses origines Lycannes ne l'aidait pas vraiment à se contrôler. Elle s'emportait souvent et rapidement sans véritable raison.

_ Tu viens de m'arracher un plaisir incommensurable!

Elle grogna en pivotant pour marcher, sans but précis, de long en large. Ses bras dessinant de grands arc de cercle vifs et énervés.

_ J'avais des tas de projets pour ce meurtre! Je voulais faire une œuvre qui resterait gravée dans les mémoires pour des décennies!

La main droite de la jeune femme glissa dans le haut de sa robe pour y atteindre un petit bout de papier brunis et froissé qu'elle s'empressa de déplier. Quatre autre noms appairaissait. Elle fronça les sourcils et baissa un peu la feuille pour diriger ses prunelles dans celles de La Dernière Ombre.

_ J'espère que c'est ton seul travail ici. Le voyage était très long. J'ai une équipe d'incapable sur les bras et je compte bien me faire plaisir avec cette liste. Par chance, j'ai là dessus d'autres toiles qui m'attendent. Ton talent te sauve, sache le.


C'était un compliment venant d'Arciféra. Elle était en colère et sans la reconnaissance d'un tel boulot, elle l'aurait étripé et gardé pour le diner de ses amies. Elle grogna une dernière fois en pliant le papier avant de souffler pour redevenir calme. Les questions lui brûlaient les lèvres mais celles de son nouvel ami seraient bien trop indiscrètes et dangereuses. Si elle lui dévoilait la vérité sur Maderas, elle devrait ensuite être sûre que le message ne soit jamais dévoilé. Et elle ne connaissait que deux méthodes possible; la mort ou bien arracher tout moyens de communication au malheureux.
Aucune de ses solutions l'enchantait actuellement, une chance pour le jeune homme.
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Quelque chose me dit que je ne serais pas tranquille de si tôt [LIBRE]

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