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 Le démon est parmi nous.

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MessageSujet: Le démon est parmi nous.   Mer 5 Fév - 18:47

(Soundtrack proposé: http://www.youtube.com/watch?v=hORxGgbioWc)

Une dizaine de jours s’étaient écoulés depuis que Leyla avait quitté le repaire du gardien et abandonner son ancien et atypique compagnon de voyage. Elle avait reprit sa « vie de sauvageonne », comme le qualifierai beaucoup, avançant toujours un peu plus vers le sud.

Or son avancée fut de plus en plus lente pour la pauvre demoiselle qui luttait contre le froid. Ses pieds s’enfonçaient désormais dans la neige devenue épaisse. Mais pire que cet obstacle froid et piquant qui avait fâcheuse tendance à s’insinuer partout, voilà que la jeune femme tomba malade. Ô ce n’était pas un mal ordinaire non, Leyla le savait. Ce qu’elle avait attrapé était la mort.

Tous les ans, la jeune femme subissait les mêmes épreuves. D’abord les migraines de plus en plus fortes qui par moment l’obligea à s’arrêter lors de ses déplacements. Leyla connaissait les prochains symptômes à venir et ne voulait plus s’y confronter elle avait déjà bien trop souffert les années précédentes, en tentant de retarder l’inévitable. Elle regarda autour d’elle, seul les ténèbres de la forêt l’entouraient. Les arbres nus pleuraient, donnant naissance à de délicates stalagmites, le blizzard s’engouffra parmi les troncs, mordant la peau de la jeune femme fatiguée. Elle était seule, aucune âme ne vivait ici. Comment allait-elle pouvoir mettre temporairement fin au mauvais sort ?

Il lui fallait trouver des habitations, ou même une enfant égarée, elle devrait tuer.

Elle se détacha de l’arbre, cherchant quelqu’un ou quelque chose qui aurait pu l’aider. Les heures passèrent sans qu’elle ne croise personne, ni homme, ni bête. Quelle idée avait-elle eu de s’aventurer sachant l’hiver approcher ? Elle continuait sa route en apposant ses mains sur ses bras pour braver la froidure. Trainant maladroitement ses pieds dans la poudreuse fraiche, ses jambes tremblaient non pas de froid mais d’épuisement. Elle avait perdue toutes sensations dans certaines parties de son corps, notamment aux extrémités. Les battements de son cœur lents et faibles ralentissaient tout son corps qui lui semblait désormais lourd.

Elle s’arrêta et s’adossa contre un arbre afin de reprendre son souffle. Voilà maintenant que sa respiration était saccadée. Gonfler ses poumons brulait l’intérieur de sa poitrine, si bien qu’elle se forçait à ne respirer en inspirant que de petites bouffées d’air.

Elle leva les yeux au ciel en brisant la rigidité de son cou, une grimace douloureuse lui échappa. Le soleil disparaissait désormais bien plus tôt dans la journée, signant avant son départ le ciel d’un camaïeu de rouge qui faisait naitre l’inspiration à de nombreux troubadours. Une fois le soleil partit, le froid s’accentua, régnant en maître avec la lune, ronde et lumineuse.

Il aurait été sage de trouver un abri, de faire un feu et de manger un bon plat chaud. Mais Leyla savait son temps compté, elle ne pouvait pas se permettre de dormir. Elle prit cependant le temps d’allumer une branche morte afin de s’éclairer dans la noirceur de cette nuit hivernale. Tandis qu’elle avançait le regard bas, les flocons tombaient doucement devant le visage de la demoiselle dont l’esprit, et le corps était maintenant parfois lent.

Le bout de son pied heurta un rocher dissimulé de neige et c’est en poussant un cri de surprise que la jeune femme bascula de tout son poids en avant. Leyla dévala longuement la pente enneigé qui se présentait à elle. Son corps heurta dans sa glissade quelques racines épaisses et quelques rochers pointus qui lui arrachèrent des hurlements de douleurs. La demoiselle, fragile s’écrasa lourdement au sol, la tête enfouie dans la neige.

Elle ouvrit faiblement les yeux et poussa un court soupire, laissant une large buée s’échapper de sa bouche. A quelques mètres d’elles, sa torche gisait au sol, tentant de survivre sur le sol froid en faisant fondre la neige qui l’entourait. Elle rampa vers elle alors que les coups reçus lors de sa chute tiraient sur ses muscles endoloris. Le spectacle était pitoyable, elle qui d’ordinaire était forte et fière, luttait contre un mal dont elle savait ne pas sortir victorieuse un jour.

Une fois arriver devant la source de lumière, elle se redressa difficilement et posa un genou à terre afin de se pencher et de reprendre sa torche. Mais quelque chose attira son attention. Une grande silhouette était face à elle, elle eu du mal à distinguer si il s’agissait d’un homme ou d’une bête, la fatigue et le froid, avait brouillé son esprit et sa vision.

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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Ven 7 Fév - 16:15

Comme toute aventure commence par un trajet, je préférais qu’ils soient courts, celui-ci le serait sans nul doute. Ma cible avait était désigné, mon rôle choisi, il me faudrait utiliser mon esprit et mes muscles, mes capacités de survie, mais l’un des avantages non dédaignable était la proximité du lieu de l’action. En effet une fois arrivé et introduit au camp, une mission ne tarda pas à arriver, et je pu m’extraire enfin à cette ambiance rempli de monde qui me prenait alors pour la curiosité du jour et partir en quête de cette mystérieuse et puissante force qui touchait le campement.

La forêt, voilà le lieu, un huis clos très large mais qui ne laissait pas toutes têtes apparaitre, un lieu idéal pour une enquête macabre, lié fondamentalement à la magie, et pas des plus blanches. Le temps avait rapidement tourné vers l’hiver, un hiver froid et dur, avec sa dose de vent et surtout de neige qui passait visiblement sans grande peine entre les arbres. Aucune vie ni animale ni végétale n’était perceptible, tout était à l’arrêt, ce qui provoquait un sentiment de malaise amplifié par un silence qui ne laissait passé que le vent. J’étais bien, la tête au frais, le corps réchauffé par la course, et par les cuirs que j’avais récupéré pour contrer le froid, l’esprit vivifié par la vitesse et la visibilité faible, j’étais tranquille.

J’allais me poser dans un coin, observer le soleil couchant de loin à travers les branches et faire un feu, poussé par la faim qui m’inspirer les réserves sur mon dos, mais au moment où je ralentissais des bruits de pas, lents, se firent entendre. Changement de plan, la traque est lancé, d’un coup devenu l’ombre dans le crépuscule, je m’approchais furtivement de la source du bruit, elle devait être assez loin et en hauteur par rapport à moi. Mais je n’eus pas le temps de vérifier cette hypothèse, dans un grand et long râle de femme, une silhouette dévala une pente enneigé, délivrant la terre de cette couche blanche, délivrant les armes naturelles qu’elle arborait. Je m’approchais lentement, plus rassuré de voir la silhouette mourante, je commençais à comprendre que ce ne devait pas être la sorcière que je cherchais. La silhouette rampa et attrapa une lanterne de substitution, fabriqué à la va-vite avec une branche, elle leva la tête vers moi. Son visage exprimait beaucoup de chose, mais toutes étaient inoffensives, de la fatigue, beaucoup, de la douleur également, la pente avait dû être rude. J’hésitai encore quelques minutes, elle était mal en point, visiblement incapable de survivre par ce climat, je devais la bouger pour qu’elle vive et je ne pouvais pas laisser une vie s’enfuir sans réagir, mais dans un autre sens, une femme seule dans la neige d’une forêt pourtant réputé pour sa dangerosité, c’était louche …

Mes instincts prirent le dessus, je ne pouvais pas laisser quelqu’un de présumé innocent mourir. Je soulevais la femme avec précaution, sans rencontrer la moindre résistance, et nous voyageâmes quelques minutes, vers une grotte que je connaissais et qui était parfaite pour passer la nuit sans trop se refroidir. J’allumais un feu après avoir déposé le corps de cette jeune femme frigorifié et fatigué, je n’avais plus qu’à attendre qu’elle se relève devant l’odeur de mes vivres pour lui poser des questions, si sa force lui permettait.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Sam 8 Fév - 10:30

Les images défilaient devant les yeux de Leyla sans pour autant qu’elles soient limpides. Elle sentit son bras se soulever et comprit alors que quelqu’un l’aidait à se relever. Elle avançait désormais soutenue par l’inconnu dont elle ne distinguait pas encore le visage. La demoiselle murmura un mot de remerciement, si faible, qu’il fut imperceptible aux oreilles de son sauveur.

Elle fut mener à l’abri du vent glacial et déposer avec précaution contre la paroi de la grotte. Voilà que la chaleur du feu que venait d’allumer l’inconnu atteignit doucement sa peau. Mais malgré cela rien ne pouvait la protéger du froid qui s’était fait prisonnier du corps de la demoiselle. Sa peau et ses lèvres avaient perdu de leur éclat tandis qu’elle frissonna de nouveau. Ses yeux s’ouvrirent d’avantage et se posèrent sur le feu qui craquait doucement, puis elle leva le regard vers l’inconnu qui sortait alors ses vivres et les plaçait au dessus du foyer. Elle distingua un homme grand qui dégageait une impression de force, des cheveux mi-long et bruns tombaient légèrement sur sa nuque tandis que des yeux clairs et une barbe courte dominaient sur visage. Piquant la nourriture sur un bout de bois sec et fin avant de les tendre au dessus du feu, l’homme semblait parfaitement serein et calme, cela rassura presque Leyla l’espace d’un instant.

L’odeur de la viande chaude chatouilla les narines de la demoiselle et pourtant bien que son estomac criait famine, elle ressentit une sensation de dégout lorsque l’homme présent lui proposa un morceau. Bien évidement il n’en était pas la cause, et ça Leyla craignait qu’il ne le pense. Non, c’était juste la maladie qui lui interdisait tous repas, qui à petit feu, la faisait mourir de faim et de froid. La jeune femme repoussa faiblement les vivres de son interlocuteur avec délicatesse tout en faisant non de la tête. L’homme ramena alors à lui la nourriture avant de mordre dedans.

-Merci… Soupira la demoiselle qui savait qu’elle n’avait pas été entendue plus tôt.
-Tu devrais te forcer à manger. Lui répondit l’homme en tentant de nouveau de lui servir quelque chose.
-Comment t’appels-tu ? Lança-t-elle les yeux à demi-clos.
-Urr’hean. Répondit-il simplement. Et toi ?
-…Leyla.
-Que faisais-tu dans ces bois ? Tu ne semble pas très bien, pourquoi n’es-tu pas rester chez toi ?

Urr’hean attendit une réponse mais rien ne parvint à ses oreilles, il déporta alors son regard sur la jeune femme qui venait de littéralement tombé d’épuisement. Sa tête reposait sur la pierre, mais qu’importe, elle était bien, à l’abri du vent mordant. Urr’hean ne la réveilla pas, il préféra la laisser reprendre des forces, peut-être était-ce tout ce qu’il lui fallait, pensait-il. L’homme termina son repas, attentif aux bruits de la forêt avant de succomber au sommeil à son tour, le feu toujours près de lui.

***

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, Leyla constata que le soleil avait relayé la lune. Au milieu du foyer, il ne restait plus que des braises rouges qui s’entêtaient à scintiller. La jeune femme se redressa lentement tandis que l’homme qu’elle avait rencontré la veille dormait encore. En s’aidant de la paroi rocheuse elle avança en silence et sortie de la grotte, enfonçant de nouveau son pied dans la neige molle.

Elle se retourna et posa un regard vers Urr’hean. Leyla n’aurait pas souhaité disparaitre comme elle était sur le point de faire. Elle avait une dette envers cet homme qui l’avait aidé sans rien savoir d’elle. Un sentiment de honte l’envahit, elle-même se serait juger peu courtoise. Mais Elle n’avait pas le choix et surtout pas le temps, elle ne pouvait pas expliquer les raisons de son départ, il ne l’aurait pas comprit, il l’aurait prit pour un monstre, il l’aurait jugé : voilà quelles étaient les craintes de Leyla et les raisons pour lesquelles elle ne s’était jamais confessé.

Elle commença son chemin, laissant derrière elle des traces de pas difformes et discontinues. Voilà quelques minutes qu’elle peinait à marchait, cherchant du regard celle qui la délivrerai, jusqu’à ce que…

Un rire, une comptine…

Leyla redressa lentement le regard et tel un loup en chasse, avança lentement vers le chant. S’appuyant sur le tronc froid des arbres, elle finit par distinguer une petite silhouette accroupie. De longs cheveux blonds et bouclés tombaient en cascade dans son petit dos menu.

Un branchage craqua sous le pied de Leyla ce qui fit sursauter l’enfant qui se retourna d’un bon. Elle posa un regard apeuré sur l’auteur du bruit  avant que celui-ci devienne curieux. En croisant le regard clair de l’enfant Leyla perdit ses moyens l’espace d’une seconde. Que faire ? Comment si prendre désormais ?

-Bonjour ? Lança la gamine de sa petite voix aigue.
-Que fais-tu ici, seule ?
-Je cueille des perce-neige… Et toi ?

Leyla aurait été tenté de s’emparer de son arc et de mettre fin au plus tôt à ce discours et de faire ce qu’elle avait à faire. Mais son énergie ne répondrai pas présent, ainsi que sa précision de tire. L’enfant aurait eu le temps de s’enfuir, et cela, elle ne pouvait pas se le permettre. Leyla se laissa doucement glisser le long de l’arbre contre lequel elle était afin de s’assoir et de porter discrètement sa main à sa botte, là ou se dissimulait sa dague.

-Je cherche aussi des perce-neige. Mentit-elle en affichant un sourire tremblant.

Le regard de la jeune femme bascula par-dessus l’épaule de l’enfant.

-Doucement, regarde ! S’exclama-t-elle doucement. Il y a une biche et son faon à quelques mètres de là.

L’enfant s’exécuta, et lorsqu’elle eu le dos tourné, Leyla frappa avec le peu de force qu’il lui restait. Il n’y eu pas de cris, seul un petit gémissement qui finit par s’éteindre rapidement. De sa lame tranchante, elle fit ce qu’elle avait fait plus d’une dizaine de fois : une incision nette et longue avant de chercher et d’arracher l’organe encore battant de sa victime.

Ses mains ensanglantées tremblaient, le froid n’était pas à l’origine de ces tremblements non, c’était la peur et la tristesse qui faisait ainsi mouvoir ses extrémités. La chaleur du sang et son odeur écœura la demoiselle, elle jeta de dégout le petit cœur désormais inactif dans la neige. L’organe laissa sur la neige de grosses taches rouges qui s’empreignait dans la neige, fusionnant avec l’eau qui la constituait.

Leyla recula du corps en trainant dans la neige, fixant ses mains rougies d’un regard traumatisé. Soudainement la sensation de froid intense qui s’était emprisonné dans le corps de la demoiselle disparut, la sensation de faiblesse dans ses jambes s’évapora progressivement. Leyla avait désormais retrouvé sa force physique et se savait capable de tenir debout qu’elle puisse prendre appui   sur un arbre. Un appétit soudain la frappa et son esprit retrouva toute sa claireté.

Leyla aurait pu se réjouir d’être sauve mais c’est en sanglot qu’elle éclata soudainement, enfouissant sa tête entre ses genoux et s’entoura de sas bras tachés de rouge. Elle se détestait, elle détestait ce qu’elle avait été obligée de faire. Ses pleurs brisèrent le silence pesant qui régnait dans les environs, mais à cet instant elle n’y fit pas attention, elle fut emporté dans un tourbillon de culpabilité et de peine.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Lun 10 Fév - 16:41

La jeune femme, leyla, n’avait pas fait long feu en ma compagnie cette nuit là. A peine avais-je pu connaitre son nom qu’elle avait rejoint Morphée… Mais au moins elle dormirait au chaud cette nuit, et il fallait qu’elle prenne des forces, en dehors du froid, un mal intérieur semblait la ronger, une maladie sans doute. Toujours était-il que j’avais fini mes provisions cette nuit, la lune était haute et malgré la neige qui se calmait petit à petit, les animaux nocturnes devaient être de sortie, et je le serait aussi.
Mon odorat ne m’aiderait pas avec cette odeur poignante d’eau qui coulait dans l’air en réprimant toute autre forme de senteurs, je devais me fier à l’instinct, qui permettait pour une raison que j’ignore de détecter les zones de chaleurs avec une précisions affreusement faible, et à ma vue, favorisé par une lune lumineuse et entière.  Je ne mis pas longtemps à trouver mon bonheur, un groupe de sanglier, rendu courageux par une lune aux couleurs chaude, tentait de se trouver un nouveau terrier, visiblement leurs premier avait fini écroulé par le poids de la neige nouvellement arrivé,  la nature fit son offrande, ce soir-là deux marcassins et leur père servirait à ma table.
En revenant je vis la femme toujours aussi faible, grelotante dans une nuit qui fuyait pendant que la lune commençait son retour à la terre, de l’autre côté du ciel. En découpant les plus petit je récupérais des peaux qui lui servirent de couverture, je gardais le père pour les nuits suivantes, je ne pensais pas devoir bouger beaucoup désormais. Il était plus proche du matin que du soir quand je m’endormi pour quelques heures.

***

Je fus réveillé par un craquement, qui avait fait écho dans un périmètre relativement grand dans cette forêt toujours aussi vide de bruit et de vie. J’étais seul, mais des traces de pas permettaient facilement de comprendre par où ma faible compagnie du soir était partie. Sans trop réfléchir je suivi les traces, mettant mes pas dans les siens, par habitude plus que par précaution, une violente sensation tout droit sortie de mon instinct suivi d’une odeur de sang prenante me poussèrent à accélérer le pas. Désormais silencieux et vif, prenant pour terrain les branches plus que le sol, je fini moins d’une minute plus tard près d’une clairière où la neige semblait plus fine. Cette même neige était maintenant d’une couleur écarlate, et au milieu d’une flaque tout aussi coloré gisait un corps, sans vie, et dépouillé de son organe majeur. A quelques pas de là la femme, à nouveau vive, mais abattu … Je ne comprenais pas le scène, elle était l’origine de ce meurtre mais ne semblait pas le créditer en vue de ces larmes.
Discrètement je quittais l’endroit pour n’apparaitre, que quelques dizaines de minutes plus tard, par la grande porte. Le corps avait disparu mais je fis mine de ne rien savoir, mais elle était là, tremblante pour une raison toute nouvelle, les larmes encore affiché sur son visage séché.
_Que fais-tu donc ici, tu grelottes… Tu aurais dû rester près du feu, t’es disposer à manger désormais ?
Aucune réponse, elle semblait indisposée à la discussion.
_Bon … Tu me suis.
Je me retournais et fit quelques pas. Aucun mouvement, je rebroussais chemin et l’attrapa pour la mettre sur mon dos, toujours aucune réaction… Une fois arrivé au camps de fortune, et mon fardeau déposé à sa place initiale, j’entrepris un petit déjeuné fort en viande. Enfin une réaction, le dégout de cette odeur de bon matin, une réaction déplaisante, mais une réaction, pour amplifier l’effet, je lui jetais un morceau cuit à point près d’elle.
_C’est quand tu veux que tu parles, sans moi tu serais morte.

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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Lun 10 Fév - 20:28

Après un long moment, les yeux posés sur le cadavre de cette petite fille innocente, voilà que Leyla creusait la neige et la terre afin de ne pas abandonner le corps qui finirait dévoré par la forêt. La demoiselle ignorait qu’elle avait été surprise puisque Urr’hean avait fait preuve d’une discrétion légendaire, digne d’un lycan.

Toutes ces forces retrouvées, Il lui fallut un peu moins d’une dizaine de minute pour faire disparaitre le corps et installer une petite sépulture de fortune. Leyla avait apprit à respecter le corps de ses victimes qui lui permettait de vivre.
Son nouveau compagnon surgit alors discrètement des bois, faisant sursauter la jeune femme dont les larmes sèches avaient laissés des traces sur ses joues colorées.

-Que fais-tu donc ici, tu grelottes… Tu aurais dû rester près du feu, t’es disposer à manger désormais ?

Leyla fixa son interlocuteur sans lui répondre. L’avait-il vu ? Quelle explication lui donner ?

-Bon… tu me suis.

L’homme fit demi-tour  et commença son chemin sans que Leyla ne sache quoi faire. Devrait-elle le suivre ? Après tout cet homme l’avait sauvé du froid, et s’inquiétait désormais de sa condition, elle eu l’impression de pouvoir lui accorder sa confiance. Face au manque de réaction de la part de Leyla, Urr’hean fit demi-tour et la porta sur son dos. La jeune femme se laissa faire et jeta un dernier regard sur la neige rouge tandis que son compagnon la ramenait à l’abri.


Lorsqu’ils furent de retour dans la grotte, une nouvelle buche avait été jetée dans le feu qui venait de renaître de ses braises. Un sanglier et deux marcassins jonchaient le sol, sans vie, sûrement avaient-ils été tué par Urr’hean, pensa Leyla. L’idée qu’un homme seul puisse s’attaquer à une bête aussi redoutable et imposante qu’un sanglier frappa Leyla. Comment s’y était-il prit ? Avec quelle arme ? Leyla ignorait que son nouveau compagnon était un Lycan, à vrai dire elle n’en avait encore jamais rencontré. Nombreuses furent les histoires qu’elle avait pu entendre sur ce peuple, aussi les imaginait-elle violent et s’attaquant aux innocents afin de se nourrir. La jeune femme avait encore beaucoup à apprendre du monde, et une nouvelle leçon allait bientôt se profiler à l’horizon.

De nouveau assit, l’homme lui proposa un bout de viande cru, la simple idée de manger de la viande froide écœura la demoiselle qui fit une grimace. Il lui proposa alors un bout cuit et c’est avec appétit que Leyla dévora la chair chaude.

-C’est quand tu veux que tu parles, sans moi tu serais morte. Lança l’homme qui mangea à son tour la viande non cuite.

Leyla redressa les yeux et avala une grosse bouchée afin de pouvoir parler. Elle essuya les traces de ses larmes sur ses joues avant de commencer.

-Je t’en suis très reconnaissante, sans toi je serai surement morte de froid. Rien en t’obliger à intervenir, j’ai surement été un fardeau pour toi, et je m’en excuse…

L’homme ne répondit pas et continuait de la fixer de ses yeux bleus.

-… La viande est délicieuse. Finit-elle avec un faible sourire amical.
- Merci. Lança t-il simplement. Tu sembles être moins souffrante. Que t’est-il arrivé ? Et que fais-tu seule en plein hiver dans ses bois.
-Je prenais la direction du Sud. S’expliqua Leyla en reprenant une bouchée de son plat. Et j’ai simplement été surprise par le froid. Quand à mon rétablissement, … je suis du genre à guérir vite.

Urr’hean perçu dans les yeux de son interlocutrice une hésitation, sûrement lui mentait-elle, pensa-t-il alors peu convaincu.

-Et pourquoi t’aventures-tu au Sud ? Questionna le Lycan en tentant de pêcher le vrai par le faux.
-Je… je cherche quelqu’un. Répondit vaguement Leyla en se replongeant dans son morceau de viande en sentant le regard persan de Urr’hean.
-Serait-ce par hasard cet enfant que j’aurai vu en ta compagnie ?

Leyla se stoppa dans ses gestes et releva les yeux pour croiser ceux de l’homme qui avait mit ses actes à jour.

-Quel enfant ? Tenta de nier la jeune femme
-Celle que j’ai vu couverte de sang et priver de son cœur. Celle que tu as assassiné. Finit par accuser Urr’hean en voulant avoir à qui il avait à faire.
-Je ne suis pas une meurtrière ! S’emporta la jeune femme pour se défendre. J’ai été obligée…

Leyla devait des explications à son compagnon, elle refusait de passer pour ce dont elle n’était pas. Elle commença alors son récit, livra son enfance détruite, le sort  dont elle avait été victime, sa vie d’enfant sauvage… Elle ne voulait pas laisser croire qu’elle avait tué pour le plaisir, aussi préféra-t-elle se livrer, en espérant qu’elle serait prise au sérieux.

-…C’est donc cette femme que je recherche. Conclu-t-elle. J’ai chassé nombreuses de ses congénères au Nord Salvaniàh mais ne suis jamais encore tombé sur elle. Voilà la réelle raison de mon déplacement : la chasse aux sorcières.

Cette révélation résonna aux oreilles de Urr’hean, il semble que le hasard avait bien fait les choses, et que cette rencontre l’aiderai à résoudre un mal qui sévissait depuis quelques temps entres les arbres de cette forêt abandonnées…
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Mar 11 Fév - 12:23

Je fus surpris du regain d’énergie et de vigueur de la femme, elle avait complètement mis de côté son état d’hier et même les évènements du matin, je me doutais que ceux-ci était lié à son retour parmi les vivants, et je voulais en savoir plus. Après un petit interrogatoire elle finit par cracher ce qu’il y avait à cracher et j’en su plus.

Une sorcière … Ca me laissait songeur, c’était typiquement le genre de personne que je recherchais, qui pouvait sévir dans le coin, mais avant d’en dire plus je devais m’assurer de quelques petits choses.

_Tu vas donc vers le pays le plus calme du continent, si on peut dire les choses ainsi, pour chasser le mal incarné, c’est assez étonnant, tu as eu vents de rumeurs concernant celle-ci ? l’endroit où elle pourrait se cacher ?
_Au fil des enquêtes, un peu, j’ai entendu parlé de quelque chose qui n’irait pas dans cette forêt, c’est la raison pour laquelle je ne l’ai pas contournée.


Mon regard se fit perçant, bestial quand je lui posai ma prochaine question :
_Et sais-tu ce qui se cache dans cette forêt ?
_Euh, j’ai entendu parler de cette forêt et on me dit assez souvent qu’elle est dangereuse, et elle en a l’air, il paraitrait que des lycans aient élu domicile ici.
_Cette forêt est dangereuse en effet. Mais en ce moment précis, cela fait plus d’une semaine que les choses empire, un humain dans une forêt comme celle-ci ne pourrait pas survivre seul sans connaitre les lieux, et ce ne serait pas suffisant.

Je me levé après avoir assez fortement entamé une cuisse.

_Je vis dans le coin, et à l’heure actuelle une force surnaturelle pousse les habitants de cette forêt à agir bizarrement, à se trouver là où ils n’ont pas lieu d’être, à avoir des actions hasardeuses, comme dénuées de sens, penses-tu que cela peut être la cause d’une sorcière ?

La surprise se peint sur son visage, je ne savais pas de quelle révélation cela pouvait venir, du fait que je sois un habitant de la forêt jusqu’au faits étranges qui sont en cause en ce moment même, beaucoup de choses pouvaient surprendre. Mais en dehors de la surprise, une lueur de désir agressif s’alluma dans son regard, elle m’avait donné sa réponse avant de parler.

_En effet, c’est digne de ces affreuses femmes, et plus particulièrement d’une que je connais bien.

En plus du désir naissait l’espoir, je doutais tout de même que les choses soit si facile pour elle, mais dans tous les cas elle serait utile dans ma mission, je ne pouvais plus la laisser partir.
Je soufflais lassement, me rassis. Je devais à nouveau faire équipe, mais cette fois ce serait sans doute plus simple, il fallait positiver, et l’aventure semblait amusante.

_Une chasse à la sorcière t’intéresserait ?
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Mer 12 Fév - 19:53

Lorsque son compagnon annonça à Leyla qu’une force surnaturelle sévissait dans ces bois, une lueur s’anima dans son regard. Elle avait bien fait de suivre son instinct et de quitter le Nord.

-Une chasse aux sorcières t’intéresserai ? Lança Urr’hean après s’être levé.
-Avec plaisir. Répondit-elle en lançant un regard complice et malicieux à son partenaire de chasse.

Avant de partir, ils prirent soin de finir leur repas, ils auraient besoin de force pour l’aventure à venir, mieux valait les prendre tout de suite. Avant de quitter la grotte, Urr’hean pensa à tuer le feu par mesure de précaution. A l’aide de son pied il envoya quelques petite motte de neige sur le foyer qui dans un bourdonnement intense et furtif disparut.

-Je pense que l’idéal pour commencer cette investigation, serai de nous rendre aux endroits où la sorcière à frapper. Tu m’as parlé d’habitants qui ne seraient pas eux même, allons à leur rencontre. Il y a sûrement une raison pour qu’une sorcière s’en prenne à plusieurs habitants, généralement il y à un point commun, elle doit rechercher quelque chose… Sauf si c’est une dégénérée, ce qui ne m’étonnerai pas.

Leyla ignorait que le mal dont parlait son homologue sévissait dans un campement Lycan. Comment allait se passer leur arriver au camp? Urr’hean accepterait-il de la conduire jusqu’à sa meute qui à coup sur rejetterai la jeune femme en premier lieu. Leyla ignorait sa destination. Lorsqu’elle le comprendrai, elle serait sûrement sur le qui-vive et peu rassurée.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Lun 17 Fév - 16:41

Une fois terminé notre repas, nous repartîmes en continuant notre petite discussion, elle semblait intéressé et compétente, j’avais eu la chance de tomber sur une femme capable de m’aider dans un domaine qui m’était tout de même assez étranger. Le souci se posa rapidement pendant que j’embarquais le gibier sur le dos, elle voulait pouvoir voir de ses yeux ce que j’avais mentionné, ce qui n’était bien évidemment pas réalisable.
_Je crains ne pas pouvoir te faire approcher le village en question, il a ses secrets, et une politique strict concernant les visites, t’y rendre avec ou sans mon aide serait le moyen le plus rapide de mourir dans cette forêt. Il faut trouver un autre moyen.
Elle avait un air surpris mais voyant ma tête pensante, elle attendit sagement la suite de mon récit alors même que nous avancions dans la direction du camp, lentement, sans vraiment de raison.
_Nous nous arrêterons à bonne distance, je pense que je pourrais t’emmener un des villageois atteint, je t’expliquerais également plus en détail ce qui nous arrive. Quoi qu’il en soit marchons.
Je venais de finir ma phrase qu’une ombre et un bruissement passa au dessus de nous, furtivement, rapidement. Je ne fus pas surpris mais je fus bien le seul. Eejil venait de faire son apparition. Depuis mon passage au camp elle s’était montrée discrète, souvent en chasse, elle allait autour de moi dans un périmètre que j’estimais à une vingtaine de kilomètre. Je la perdais parfois à l’odeur, et quand il pleuvait elle se rapprochait, je n’avais pas peur de la perdre, elle semblait avoir compris dès notre rencontre la relation qui devait nous unir.
_Oh, tien *la mandrage venait de s’assoir à quelques mètres de nous, sur un rocher surélevé, le regard fixé sur nous.* Je te présente Eejil, c’est une mandrage, si tu ne l’embête pas et que tu restes pas trop trop loin, elle ne te fera sans doute rien.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Lun 17 Fév - 20:06

La révélation d’Urr’hean était étrange. Pourquoi l’arriver dans ce village était-il si surveillée et passable de mort à en croire l’homme. De nombreux soupçons effleurèrent l’esprit de Leyla quand à la vie dans ce village. Quel trafic pouvait-il s’y tenir ? Quel dirigeant pouvait ainsi influencer le village et obtenir ce monopole ? Quel était le secret à garder ? Se pourrait-il que…

Un bruissement fit sursauter la jeune femme qui saisit son arc avec agilité. Mystérieusement une créature, encore inconnue au registre de Leyla, s’était posé à quelques mètres de là, sur un rocher surélevé. Une panthère au dos recourbé les fixait de ses yeux perçants et intenses avec un calme déconcertant, ses grandes pâtes s’encraient dans la roche grâce à ses griffes courbées et aiguisées tandis que sa queue dansait lentement dans les airs. Leyla n’osa pas faire de mouvements brusques face à ce félin, aussi elle commença lentement à passer sa main dans son dos dans le but de se saisir d’une flèche, jusqu’à ce que…

-Oh, tien. Je te présente Eejil, c’est une mandrage, si tu ne l’embête pas et que tu restes pas trop trop loin, elle ne te fera sans doute rien.
-Une mandrage ? Répéta la demoiselle en portant un regard curieux sur Urr’hean. Cette créature est à toi ?
-A moi, à moi… Répéta l'homme d'un ton hésitant. On ne possède jamais vraiment une mandrage. Mais elle et moi avons tissé des liens, elle est une bonne compagnie.

La créature sauta de son rocher et atterrit dans un silence qui surprit la jeune femme. Elle s’avança en roulant des épaules laissant apparaitre derrière son pelage hérissé des os puissants et épais. Elle s’approcha auprès de son compagnon et fit le tour de l’homme avant de s’assoir à sa droite. Leyla ramena son bras à sa place initial et relâcha l’emprise sur son arme sans pour autant quitter la mandrage des yeux. Si une telle bête était en plus de leur coté, son aide serait précieux lorsqu’ils débusqueront la sorcière pensa la demoiselle qui détailler encore le félin.

-Bien. Lança Urr’hean. Suis-moi nous allons nous rapprocher du village. Nous n’avons pas de temps à perdre.

Ils reprirent leur chemin dans la neige lançant derrière eux les traces de leur passage.Leyla hésita à plusieurs instant pouvait-elle marcher aux coter de la mandrage sans risque ? Comment réagirait-elle si elle devait, pour une raison quelconque, réagir brusquement ? Sentant leur regard de sa partenaire de voyage sur l’animal qui l’accompagnait, Urr’hean se permit d’intervenir pour la rassurer.

-Tu vas finir par te changer en stalagmite à force de rester droite comme un bâton ! Ne crains rien, elle sait que tu m’accompagnes, ce sont des créatures intelligente. Si tu tiens à tes doigts, évites cependant toutes caresses…

Rectification, il tenta de la rassurer.

-C’est noté. Répondit simplement Leyla qui devint plus souple dans ses mouvements.
-Nous arrivons. Attend moi ici, je reviens avec un villageois.
-Très bien.

L’homme disparut avec sa créature laissa la demoiselle seule dans les bois. Leyla aurait pu s’avancer et suivre son compagnon afin de connaître les secrets de ce village. Et à vrai dire la curiosité la démangeait affreusement. Elle resta cependant là où son compagnon lui demanda d’attendre.
Les minutes passèrent et la demoiselle commença à sentir le froid qui gagnait sa peau. Son regard parcourra les lieux, de temps en temps, un coucou vint briser le silence de la forêt. Leyla s’assit sur un petit rocher en prenant soin d’enlever d’un revers de main la neige qui s’était posé dessus et du bout de sa chaussure commença à tracer des demi cercles pour passer le temps. Une dizaine de minutes passa ainsi, jusqu’à ce qu’un merle noir vint se poser aux pieds de la jeune femme, brisant ses rêveries dans lesquelles elle s’était évadés. Le petit oiseau au plumage sombre ressortait bien sur le sol blanc, son bec d’un orange vif attira le regard de la demoiselle qui l’admira. De ses petits yeux ronds, Il posa un regard curieux sur l’humaine jusqu’à ce qu’un craquement ne l’effraie et ne le fasse prendre brutalement son envole.

Leyla redressa son regard et Urr’hean réapparut toujours accompagné de sa mandrage. L’homme tirait doucement derrière lui un individu dont les mains avaient été soigneusement liées. Son regard semblait perdu et sa démarche maladroite. Hormi un homme faible, presque malade, aux premiers abords aucun signe ne semblaient montrer une quelconque marque de sort ou de possession. Leyla serait curieuse de le voir tel que l’avait rapidement fait Urr’hean afin de déterminer si il s’agissait bien là de magie noire et de juger la puissance de leur éventuel ennemi.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Mer 26 Fév - 12:06

Le comportement de la mandrage me faisait toujours sourire intérieurement. Souvent solitaire et distante, elle se baladait à distance raisonnable sans jamais disparaitre, mais quand je me retrouvais accompagné, la donne changeait, d’abord elle restait éloigné, souvent plus longtemps encore que quand je suis seul, mais elle ne chasse plus, elle observe, puis elle se montre aux yeux de tous, s’affirme comme étant avec moi, de son point de vu, je lui appartenais. Cette forme de possessivité de la part d’une bête sauvage me semblait saugrenue mais montrait bien que les apparences peuvent être trompeuses.

Au moment de quitter ma nouvelle recru, Eejil me suivi d’abord de près puis une fois un kilomètre passé, elle reparti à ces activités dans la forêt, je ne le revis qu’en arrivant aux porte du campement, je lui avais fait comprendre que passé cette limite, elle devait restait près  de moi. J’avais mis 10 minutes pour parcourir le chemin, mais j’étais déjà à un peu plus de 5 kilomètre de mon point de départ, je devais faire vite pour ne pas faire attendre Leyla plus d’une heure, et ne pas trop faire remarquer mes capacités de course…

J’arrivais en direction d’un groupement de tente où quelques herboristes s’affairaient à soigner les victimes emprisonnées. Elles étaient sans vie, immobile ou vaguement mobile, le regard vide, aucun son n’était audible de leur part. Je m’approchais d’un herboriste pour demander si des cas encore non enfermé était déclaré, et si je pouvais m’occuper personnellement de l’un d’eux. La réponse fut sans appelle, oui les cas se multipliaient, il y en avait encore actif, vadrouillant lunatiquement dans le cas, reconnaissable, et non je n’avais aucun droit de m’occuper du problème de cette manière. Je m’impatientais, je parti alors voir la femme qui m’avait chargé de ma mission, l’alpha elle-même. Doylana était occupé par un petit tas de paperasse à côté duquel plusieurs personnes, visiblement des herboristes, discutaient. Malgré l’importance de ce qui se jouait, je pris les devants et interrompis la discussion.

_Doylana, excuse-moi de te déranger, j’ai trouvé une femme dans cette forêt qui semble connaitre et surtout ne pas apprécier une sorcière qui pourrait vivre dans le coin, puis-je lui apporter une victime ? Elle se trouve actuellement à 5 kilomètres environ, vers le nord-est.

Occupé et préoccupé, elle me répondit d’un signe et repris la discussion, j’avais sa bénédiction pour ce coup. Je repartis donc au milieu du camp et attrapa un homme, l’œil colérique, avançant sauvagement en roulant des épaules, ne répondant même pas aux altercations. Il était de taille moyenne, brun dégarni et moyennement musclé mais tout comme moi, sa force était à l’image de sa race. Pour éviter tout problème, je le ligotais et reparti illico.

Arrivé à nouveau face à Leyla, cela devait faire un peu moins d’une heure que j’étais partie, elle semblait occupé à observer un oiseau que j’avais fait fuir, drôle de passe temps.

_Voilà une victime, il s’est assagi sur le trajet, quand je l’ai pris il rageait et roulait des épaules comme un délinquant de la capitale, que penses-tu de lui ?

Je déposais avec délicatesse mon colis organique, et me reposais moi-même contre une pierre sortant plus que les autres, un lycan en colère n’est pas la chose la plus simple que j’avais jamais porté sur un trajet en forêt…

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Mar 4 Mar - 13:06

HRP:
 

Leyla examina l’individu de haut en bas. A priori rien ne semblait suspect, il était calme et silencieux.

-Voilà une victime, il s’est assagi sur le trajet, quand je l’ai pris il rageait et roulait des épaules comme un délinquant de la capitale, que penses-tu de lui ?

La demoiselle avança de quelques pas et avança son visage devant l’étranger. Sa peau sale et abimée traduisait un manque total d’hygiène et de soins. Certaines blessures semblaient commencer à s’infecter et affichait une couleur écœurante et malgré cela, Leyla s’approcha d’avantage, intriguée et désireuse de l’examiner de plus près. L’étranger redressa violemment son regard, affrontant alors Leyla en face à face alors que celle-ci se tenait à quelques centimètres. Tandis qu’elle sursauta, les pupilles de l’inconnu se contractèrent rapidement et, comme habité par une entité malveillante, l’homme fut prit d’étranges convulsions avant de pousser un grognement d’outre tombe et de se jeter vers la jeune femme avec agressivité.

Urr’hean eut le rapidement le reflexe de tirer sur les liens qui retenait l’individu. Il fut alors stopper net dans son élan et tomba avec violence dans la neige. Il se releva avec vivacité et se jeta alors vers celui qui le maintenait prisonnier. Urr’hean retenu par la seule force de ces bras son homologue, qui fit preuve qu’une agressivité et d’une sauvagerie que Leyla n’avait encore jamais vu auparavant,  Le lycan réussit finalement à le repousser en lui affligeant un coup violemment au visage. L’homme agressif recula avec le choc, mais chargea de nouveau, comme insensible à la douleur qui lui avait été infligée. C’est la mandrage qui intervenue, sortit de l’ombre de la forêt, elle se jeta furtivement sur le violent étranger et le cloua au sol. De sa gueule armée de dents tranchantes elle s’attaqua au bras de l’individu qui tentait de la repousser.
Urr’hean rappela son animal qui finirait par le tuer à coup sûr. Tandis qu’il tenta de se relever, Leyla le frappa de son pied au torse, ce qui le cloua de nouveau au sol. Elle dégaina son arc et pointa une flèche sur l’homme qui soudainement avait reprit son calme, comme soudainement privé d’énergie.

-Ne le tue pas ! Intervenu Urr’hean qui voyait là un membre de son clan et non un possédé des forces du mal.
-Cet enfoiré ne veut que nous tuer ! Grogna la demoiselle.

Une certaine divergence d’opinion s’installa entre les deux partenaires de voyage.

-Il n’est pas lui-même et tu le sais ! On trouve la source de ces « possessions », ou …« maladies » étranges et tout rentrera dans l’ordre.
-Tu vas donc laisser des dangers comme ça vagabonder dans le coin, jusqu'à ce que l’on trouve une solution, si jamais on y arrive… Il pourrait s’attaquer à n’importe qui !
-Alors c’est ça le sort que tu réserves aux personnes comme toi ?
-… Je n’ai rien à voir avec ces gens-la.
-Tu prêches l’espoir de rompre le sort qui te ronge et tu renies une quelconque solution pour les autres ?

Leyla laissa son regard sur Urr’hean sans répondre. Avait-il raison ? Etait-elle si intransigeante ? Si Leyla souhaitait la mort de cet inconnu ce n’était que pour protéger les prochains qui s’aventureraient dans cette forêt. Mais peut-être que Urr’hean avait finalement raison, après tout, cette pauvre victime était elle aussi innocente...
Leyla rabattu la corde de son arc lentement sans quitter du regard son compagnon qui se saisit de nouveau des liens qui étaient tombé sur la poudreuse.

-Je vais le ramener. Lança le lycan. Et ne t’en fais pas, il y sera bien garder.

Urr’hean disparut en tirant le possédé redevenu docile en compagnie de sa mandrage. Leyla reconnu en cette pauvre victime la signature d’une sorcière. Ces servantes du mal se plaisaient à faire souffrir les individus qu’elles envoutaient. Leyla redouta légèrement l’affrontement avec cette sorcière, les cas de troubles de la personnalité comme tels et les nombres de personnes touchés traduisait sa puissance. Si elle sévissait encore cela signifiait qu’elle était dans les parages et qu’elle n’en avait sûrement pas finit… Trouver sa cachette ne serait pas bien difficile, Leyla avait apprit avec les années, les petites habitudes et les préférences de ces femmes diaboliques. Mais que pouvait-elle bien chercher à faire celà? Leyla devait le savoir pour mieux comprendre.

La réponse à ces questions devait se trouver dans ce village.

Elle suivit les traces laissées par Urr’hean dans la neige, et prit garde à ne pas le rattraper, pour ne pas être à porter de vue ou pour ne pas être entendue. Elle redoutait la mandrague qui à coup sur la repérerait avant son compagnon, enfin c’est ce que pensait Leyla qui imaginait Ur’hean comme un simple humain…

Plus tard, du haut d’une petite colline, elle vit au loin se dessiner un campement d’où la fumée produite par quelques foyers s’échappait. Elle y vit au loin Ur’hean y pénétrer, franchissant les palissades de bois qui s’étaient ouverte devant lui. Se faufilant d’arbres en arbres elle dévala la pente avec précaution. Il était certain qu’elle ne pouvait se présenter devant les portes bien sagement et qu’on lui ouvrirait les portes le plus simplement du monde…  

Lorsqu’elle fut assez proche de la bordure du village caché derrière des rondins de bois, elle grimpa à un sapin. L’arbre arborait ses plus belles couleurs en cette période de l’année, grâce a son branchage touffu elle pu s’y camoufler avec facilité et une fois en haut, elle eu une vue aérienne sur l’ensemble du mystérieux village.

Elle remarqua rapidement quelque chose d’énigmatique, une ambiance particulière, des pratiques étranges…
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Lun 10 Mar - 14:49

La confrontation avec mon frère de meute fût compliqué, la femme avait était étonnement inhumaine dans cette situation, d’un côté, une telle violence devait être étrange pour elle, menaçant, d’un autre côté, elle savait cette personne malade et non libre de ces actions, et ne souhaitait pas lui offrir le loisir de la compassion, juste de la défense. Elle agissait comme une humaine face à une bête, comme tout humain face à un lycan, ça m’énervait.
Pour éviter tous soucis à venir, j’avais décidé de ramener mon compagnon qui pourrait ainsi être soigné par nos soins.
Sur le trajet Eejil revint à côté de moi, me regardant de profil avec son œil apparent et grognant. Fermant les yeux je lui fis comprendre que j’avais compris, et lui demandais de surveiller de loin la proie qui s’aventurait bien plus loin qu’elle n’était autorisée. Je n’allais pas empêcher Leyla d’être curieuse, mais elle devrait le payer si elle se fait prendre et accepter la réalité ou mourir.
Arrivé au camp, je déposais rapidement mon colis en lieu de soin et repris ma route en sens inverse, je la voyais clairement, aussi bien que nombre de mes compagnons qui faisait mine de rien, parce qu’elle portait mon odeur, parce qu’une mandrage l’attendait une centaine de mètre plus loin, invisible aux yeux de la femme. Sur mon chemin je m’approchai d’elle, de son perchoir et une fois à sa hauteur, je l’appelai.
_Tu peux descendre, personne ne te fera rien, tu es sur mes gardes.
Elle descendit, lentement, douteuse, le regard exprimant trop d’émotion pour que ça ne me fasse pas sourire, un sourire sincère mais qui apparut bestiale, on ne va pas contre sa nature.
_Je … tu … désolé, je n’aura peut-être pas du … Je devais voir par moi-même.
_Et tu as vu quoi ?
_J’aurais des questions, j’ai besoins de réponse. Mais en dehors de ça, la situation est très clair concernant les agissements d’une sorcière. Vous n’êtes pas humain n’est-ce pas ?
Je soupirais, d’un signe de la main, je lui imposais de me suivre. Nous quittions la périphérie du village pour aller pas très loin de notre position précédente, un peu plus au Sud, sur un rocher d’une dizaine de mètres de haut. Le sommet de celui-ci était en permanence frappé par le soleil, la pierre était chaude, chaleureuse, agréable et la hauteur du rocher permettait d’avoir un point de vu à 360°.
_Nous voilà bien placé. Regarde cette forêt.
Autour de nous un océan de verdure sombre, qui ne laissait filtrer que très peu du blanc du sol, plusieurs zones de quelques dizaines de mètre de large étaient quant à elles blanche/jaune, malsaines, des niz d’aranis. Tout dans cette forêt ne reflétait pour moi que la sérénité, le calme et une notion flou de foyer, mais j’étais clairvoyant quant au regard d’un humain. Pour un humain, une telle forêt ne pouvait qu’être malsaine, dangereuse, inadapté à la vie, en un seul mot : mauvaise.
_Cette forêt est notre maison, ici nous sommes les maitres, rien ne nous estimes comme proies, peu de créatures s’attaques à nous. Cette forêt est réputée, elle a une histoire lourde, tâché de sang. Par chance depuis quelques siècles, notre « chef » a changé, elle est sage et a calmé nos instincts, nous permettant une vie calme … pour ceux qui l’acceptent. C’est pour cette raison également que de plus en plus d’humain s’estime suffisamment en sécurité en pénétrant dans notre territoire, malheureusement.
Quelques secondes de silence. Je reprenais un souffle pour conclure.
_Voilà, tu l’as compris, tu as pénétré dans notre monde et tu n’es pas la bienvenue. Par chance tu as une expérience qui nous est utile et nous sommes civilisé. Acceptes tu toujours de m’aider dans ma quête ?
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Jeu 13 Mar - 21:17

Elle n'était pas la bienvenue. Bizarrement cette notion ne la perturba que peu, après tout, en plus d'être sur un territoire protégé,  rares étaient les fois où la demoiselle aux allures de bandits dégageait confiance et chaleur aux yeux de ses hôtes.

Elle y découvrit la véritable nature de son compagnon d'aventure et étrangement, elle ne fut pas effrayée. Le lycan qu'elle avait en face d'elle était posé et respectueux. Quant aux autres de ses compagnons qu'elle pu apercevoir dans le camp qu’ils étaient loin de la bande de sauvage, coléreux et se battant pour un oui ou un non comme on avait pu les décrire dans certains ouvrages. Sûrement était-ce du à leur nouveau leader comme pu l'expliquer Urr'hean.

La demoiselle apposa son regard noisette sur l’épaisse forêt qui se dessinait devant elle.  Tout en écoutant le lycan, avant d’enchainer rapidement après lui.

-Je crois comprendre la raison de cet acharnement sur ton camp. Marmonna-t-elle le regard sur la forêt avant de les apposer sur Urr'hean. Les sorcières se voient régulièrement dans l'obligation d'utiliser des hôtes pour accroitre ses forces démoniaques. Comme des parasites elles utilisent les autres pour sa survie. J'ai déjà rencontré bien plus au Nord du pays, une sorcière qui enlevait les jeunes filles d'un village de pêcheur pour leur extraire leur vie et leur jeunesse. Je suppose que le même principe s'applique ici, seulement, notre ennemi semble ici être intéressé par la force brute. Sûrement pour augmenter ses pouvoirs de manière générale. Savoir comment elle s'y est prit je ne saurais l'expliquer, je pense que vous auriez très vite remarqué la venue d'un étrangers près de votre campement... Elle à du donc s'en prendre à eux de manière individuel... à un moment ou ils se seraient absenter où... quelque chose du genre. Tes compatriotes peuvent s'estimer chanceux... la plupart du temps quand une sorcière nécessite de s'en prendre à un autre pour sa propre cause, une fois utiliser, ils sont tuer.
-Et où serait cette sorcière aujourd'hui?
-En général les sorcières vivent en paria, isolées des routes fréquentées et cachées du soleil. Nous pouvons donc déjà oublier toutes clairières et autres espaces dégagés. Les endroits humides plaisent à certaines d'entres-elles. Y'a t-il des grottes près d'ici ou quelque chose qui y ressemble?
-Pas à ma connaissance. Répondit le Lycan en examinant les bois avec un  regard perçant.
-Alors peut-être proche du nid d'aranis. Après tout, quoi de mieux que les toiles épaisses de ces monstres pour assombrir les environs, qui plus est, avec cette compagnie elle peut être certaine que tout étrangers serait d'avance dévoré. Je pense que ces éléments peuvent constituer un endroit sûr, où personne ne pourrait imaginer qu'un individu y vit paisiblement.
-Vivre au milieu des aranis? Répéta de manière peu convaincu Urr'hean. N'est-ce pas suicidaire, même pour une sorcière?
-hélas, j'ai bien peur que si les pouvoirs de la sorcière grandissent, nous irons de surprises en surprises.


Les deux compagnons échangèrent un regard contrarier, quant à la mandrage elle avait déjà prit le chemin de la foret, comme inconsciente du danger ou tout du moins, ou plutôt non-effrayée. Le lycan ouvrit la marche afin de guider Leyla jusqu'à leur lieu de recherche. L’homme estima la durée du voyage à deux jours, à conditions que l'on garde un rythme de marche stable. Ils entamèrent la marche silencieusement, laissant derrière eux leurs traces de pas dans la neige. Leyla préféra briser ce silence qui commençait à peser, d’ordinaire fermée aux autres elle commençait à ne plus supporter les bruits de cette forêt qu’elle avait du subir un long moment.

-Cela fait combien de temps que ces désagréments sont arrivés?
-Je dirais une deux semaines peut être trois. Répondit le lycan d'un air pensif. Mais dis moi, une fois arriver dans la foret de toile comment reconnaitre le lieu de vie de la sorcière?
-Pour sûr nous ne devrons pas nous attendre à une jolie petite maison de bois, elle ne semble pas avoir le profil de la sorcière sédentaire qui attire ces victimes dans son terrier. Il sera donc plus difficile de la trouver, il vaudra ouvrir l'œil, et le bon.
-Et une fois trouver, comment on s'en débarrasse?
-Tuer une sorcière de manière "classique" est vain puisqu'elle fini toujours pas revenir à la vie. Elle survie aux noyades, aux lapidations, aux coups d'épée, aux flèches… Quoi que la décapitation soit un moyen efficace, mais j'ai fini par comprendre que seul le feu pouvait réellement venir à bout de ces démons.

Urr’hean posa un regard curieux sur la jeune femme qui apparemment semblait avoir testé toutes les méthodes qu’elle avait énumérée.

-Ce n’est pas un peu dangereux pour une demoiselle de chasser les sorcières pour gagner sa vie ?
-Ce n’était pas mon orientation première je te rassure. Répondit Leyla en souriant amicalement. Mais bon, on ne prend pas toujours les chemins que l’on souhaite. Mais sa paye plutôt bien, particulièrement lorsque la panique est bien installée parmi dans le village ou le lieu touché. Les gens sont près à mettre un bon prix pour se débarrasser de leurs démons.
-Combien prends-tu pour une chasse ?
-Cela dépend de la puissance de la sorcière en générale. Les prix tournent entre 20 et 50 daris. De quoi pouvoir manger à sa faim sa courir derrière un lapin, et de remplacer le matelas de feuille par un lit moelleux.
-Et une sorcière comme celle que nous nous apprêtons à rencontrer. A combien l’estimes-tu ?
-J’ai une dette envers toi Urr’hean, tu m’as sauvé de la mort. Considère cette chasse comme un moyen de te remercier, je n’aime pas garder des dettes trop longtemps.


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Mar 25 Mar - 11:01

Sur ces dernières paroles, et un regard qui tentait de montrer de la reconnaissance, je levais les yeux. Les aranis étaient audible depuis maintenant près d’une demi-journée, notre but était une concentration de ces nuisibles, une très très grosse concentration, et nous apercevions maintenant les premières véritables toiles.
_Je t’emmène dans un piège mortel … Ce nid s’est formé après mon arrivé au campement lycan, c’est-à-dire il n’y a pas deux mois, et c’est l’un des plus grands. D’ordinaire on détruit rapidement les nids qui prennent trop d’ampleur, mais nous n’avons pas eu le temps de réagir, surtout avec la crise actuelle.
_Un nid nouveau, c’est une bonne piste, je verrais bien une sorcière s’entourer de ces bêtes, si la malchance est avec nous, elle pourrait même les dompter.
Soupir las.
_Je te préviens, je peux sans trop de difficulté attaquer et survivre à des aranis, mais en groupe elle gagne exponentiellement en force, ce sont des fourbes qui comptent sur le nombre. Si … si je dois me transformer, tient toi à l’écart, on ne contrôle pas notre forme animale.
Elle hocha la tête, un peu moins emballé encore par cette idée que par celle de s’enfoncer dans un piège de toiles.
Nous y étions, les aranis grouillaient mais n’attaquaient pas, c’était normal, elles nous cueilleraient sur le chemin du retour, plus profondément nous serons, plus difficile sera notre lutte, et plus aisée sera la leur. De plus, les lycans sont des ennemis territoriaux, elles connaissent notre force et s’en méfie, et la fille semblait également dégager suffisamment de force pour les intimider.
Plus profond encore nous avancions, la géographie du lieu était un désavantage pour nous, petit à petit nous descendions, le nid était placé sur une cuvette naturelle, je commençais à douter de la pérennité de l’assaut, si nous nous en sortions, ce ne serait pas sans mal et si je ne craignais pas pour ma vie, je n’avais pas envie de repartir seul alors qu’elle m’accompagnait gracieusement.
_Tu vois des signes qui pourraient prouver l’existence de cette sorcière en ce lieu ?

_Pas vraiment, tout porte à croire qu’elle est là, mais aucun indice concret, nous n’en seront malheureusement pas plus avant d’arriver au centre de cette horreur.
_Au centre des nids généralement il y a la « reine », elle est pas spécialement dangereuse, immobile, à pondre, mais elle est protégé plus que jamais, par les plus grosses du nid, il faudra être très vigilant. Pour tout te dire, c’est pas spécialement une bonne idée de continuer.
_On arrête ?
_Non …
Les arbres, denses jusque-là s’éloignaient les uns des autres, courbé par les toiles, coupé à certains endroit, les lieux se dégager pour proposer une clairière artificielle formé de toute pièce par ces monstres, au fond de celle-ci une parois rocheuse, assez légère, une semble colline escarpé faites uniquement de roche solide. Au milieu de ça une grotte.
_Bon ba je pense qu’on se pose plus de question …
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Jeu 27 Mar - 18:32

Leyla prit bien note de l'avertissement de son compagnon de route : Se tenir à l'écart s’il venait à se transformer. Leyla craignait cette transformation et, cependant, l'attendait avec curiosité. A quoi ressemblait un loup-garou ? Serait-il conforme aux descriptions qu'elle avait pu déchiffrer dans sa jeunesse ? Leur puissance était-elle si gigantesque ?

Elle secoua la tête afin de s'extraire de son imagination. Le chemin qu'ils empruntaient entre les arbres, était désormais étroit, couvert de toile collante ainsi que d'un feuillage dense et sombre. La fraîcheur et l'humidité était propice à la pousse de certaines plantes qui jusqu'alors ne sortait pas de terre. Les rayons du soleil ne parvenaient pas à rompre la barrière naturelle que formait le sommet des arbres, seuls quelques trous dans le feuillage laissaient apparaître un puits de lumière. Mais le plus perturbant était ce silence angoissant qui planait, aucun son d'animaux, aucun chant d'oiseau, c'est à peine si le vent lui même osait s'engouffrer et murmurer entre les troncs...

Il ne fut pas rare que les deux aventuriers perçoivent des animaux embourbés dans la toile, prisonniers depuis plusieurs jours dans un cocon blanc. Cependant, aucune aranis ne s'était encore montré. Sûrement étaient-elles tapies dans un coin sombre, attendant une moindre vibration sur leurs fils de soie pour sortir de leur sommeil et passer à table. Ou alors, surveillaient-elles leurs gestes en silence, attendant le moment propice pour piéger les intrus ?

Quoi qu'il en soit réellement,  les deux aventuriers continuaient d'un pas ferme, en prenant garde de ne pas toucher aux toiles. Jusqu'à ce qu'une cavité naturelle, creusée à même la montagne ne se dresse timidement sur leur chemin. Cet endroit pouvait constituer une cachette parfaite : Dissimulée, à l’abri de sources de lumières trop intenses, isolée tout en étant non loin du lieu où elle sévit. Le lieu rêvé pour une sorcière.

Ils s'engagèrent dans la bouche de pierre sans torche, le bois était bien trop humide pour prendre feu  et de toute manière ils ne disposaient ni du temps, ni des éléments pour le faire. Heureusement, la luminosité grisâtre de la forêt s'enfonçait profondément dans la cavité. Jusqu'à ce que petit à petit les deux compagnons de voyage ne se retrouvent totalement dans le noir.
Leyla avançait d'un pas lent, les bras légèrement en avant afin de pouvoir tâter les parois et se guider. Urr'hean lui, sembla bien plus à l'aise, sûrement s'aidait-il de son flair pour se guider, ou peut être disposait-il d'une meilleur vision nocturne en tant que Lycan ?

La mandrague ne s'était pas encore engagée dans la grotte, alors qu'elle avait prit les devant lors de notre voyage, voilà que nous avions emprunté une voix que l'animal n'avait peut être pas choisi ? Mais Urr'hean ne sembla pas s'en inquiéter, il connaissait son compagnon à quatre pattes et ses capacités de pistage.

A plusieurs reprises, les deux compagnons sentirent des gouttes d'eau tomber sur le sommet de leur tête. Les parois, humides, pleuraient. Le bruit de leurs larmes se fracassant sur le sol faisait écho dans le long tunnel de pierre. Quand, un point de lumière orange, vive et soudain apparut à quelques mètres des explorateurs. Curieux, ils s'avancèrent vers cette flamme qui éclairait un chemin alors qu'ils arrivaient à une bifurcation. La torche, maladroitement calé dans une fissure s'était embrasée d'elle même, comme pour indiquer le chemin à prendre.

-On dirait que nous sommes attendus... Murmura Leyla en s'armant par mesure de précaution.
-Comment peut-elle savoir que nous sommes ici ? Nous n'avons fait aucun bruit.
-Il ne serait pas improbable que les aranis aient trahi notre position et avertit la sorcière. Où alors la sorcière-elle même nous aurait déjà repéré. Les prendre par surprise à toujours été quelque chose de compliquer.
-C'est un désavantage considérable pour nous. Constata le Lycan.
-Ça n'en sera que plus drôle. Répliqua la jeune femme en tentant dédramatiser la situation.

Ils s’engagèrent dans le chemin de droite, suivant les indications. Voilà qu'au fur et à mesure qu'ils s'avançaient, leur chemin se voyait être éclairé par des torches similaires à la première. Rapidement ils finirent par déboucher dans une grande salle aménagée de façon précaire. Mais à peine eurent-ils le temps d'étudier leur environnement que toutes les torches s'éteignirent simultanément, plongeant ainsi la demoiselle et son acolyte dans le noir le plus total.

Ils furent surprit et ne bougèrent plus, sur leur garde, ils tendirent l'oreille, guettant la moindre tentative d'approche sournoise. Leyla eut le réflexe de reculer de plusieurs pas, afin de se ranger au seuil de la pièce, ignorant qu'elle mal pouvait venir, elle préféra ne pas rester au centre de cette pièce circulaire. Dans son réflexe, elle emporta Urr'hean en le tirant par sa manche, l'homme, ayant reconnu la demoiselle se laissa faire sans bruit.

-Chut ! Se contenta de faire Leyla pour faire comprendre à son ami de rester discret.
-Ne soyez pas timide... Murmura lentement une voix féminine légèrement rauque dont la provenance était indétectable. Je sais que vous êtes là... Que venez-vous faire dans cet endroit ? Comment osez-vous venir sur mes terres...

Les deux compagnons ne bougèrent plus, Leyla se surprit même à retenir sa respiration afin d'être sûr de ne pas être trahit par le bruit. Un léger reniflement brisa le lourd silence de la grotte.

-Je vous sens... Un lycan... Devina-t-elle avant de continuer d'une voix presque charmeuse tout en semblant se délecter de sa supériorité. Quel plaisir, voilà qu'ils viennent d'eux-mêmes vers moi désormais. Vous me faciliter la tâche. Et... qu'avons nous d'autre... ?

Une longue inspiration raisonna avant qu'un soupir ne suive.

-L'odeur de la mort. Quel doux parfum... il y a quelque chose en toi. Bien que l'odeur pourrait porter à confusion tu n'es pas une sorcière, non... tu es maudite.

Une torche s'embrasa violemment au dessus des deux intrus les mettant ainsi à découvert. La lueur du feu mit en évidence leur ennemi commun, la sorcière qui se tenait à quelques mètres de là était une femme aux longs cheveux roux d'une trentaine d'année. Élégante dans une longue robe sombre en dentelle elle se tenait droite et fière. Comme beaucoup d'entre elle, elle se présentait comme une femme de toute beauté et avec beaucoup de raffinement, mais ce n'était qu'un masque, une illusion qui camouflait la laideur qui avait peut à peu rongé son visage.

-Je vous ai trouvés ! S'exclama-t-elle en lançant un sourire sournois avant que la surprise ne remplace son sourire. Leyla.... la chasseuse de sorcière. J'aurai du te reconnaître à l'odeur. Tes petits exploits passés sont arrivés aux oreilles de quelques une d'entre nous. « La putain maudite qui cherche la rédemption » c'est comme ça que tu me fus décrite par ton bourreau.
-Tu connais la sorcière responsable de tout ça ? Questionna Leyla qui sentit sa gorge se serrer.

La sorcière afficha un sourire en coin.

-Profite plutôt du temps qu'il te reste, le sablier est bientôt arrivé à son terme et qu'as tu réellement bâtis ? Tu ne pourras jamais faire justice... Quel horreur cela doit être de savoir quand la mort s'abattra sur soi. Décompter chaque jour et chaque heure et se voir progressivement arriver au bout du chemin...

Urr'hean, en constatant que la sorcière utilisait l'art de la parole et les points sensibles de la jeune femme pour l'affaiblir psychologiquement fut le premier à se jeter sur l'ennemi. D'un bon rapide il serra son poing avant de l'abattre sur la femme qui réussit à esquiver son attaque avec une extrême vivacité. Leyla avait déjà décoché sa flèche, et alors qu'elle tira sur la corde pour bander son arc, d'un simple geste de main, la sorcière figea ses deux attaquants dans les positions qu'ils venaient de prendre. Elle croisa le regard sauvage de la demoiselle armée, avant de la forcer à déporter son arme sur son compagnon. Leyla avait tenté de lutter pour ne pas pointer sa flèche sur Urr'hean, mais la sorcière qui avait gagné en pouvoir, prit rapidement le dessus.

-Je pourrai te tuer sur le champ, sale sauvage de Lycan. Même mieux, j'ordonnerai ta mort et c'est ton amie qui t’abattra d'une flèche entre les deux yeux. Il n'y aurait rien de plus simple ! Ce serait même trop simple et peu distrayant. On va jouer... J'aime jouer !

La sorcière disparut par le tunnel que les deux compagnons avaient emprunté pour venir. Comme happé dans les ténèbres, sa disparition fut sans bruit. Seul sont rire raisonna, indiquant alors aux deux amis la direction à prendre pour la rattraper.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Mer 9 Avr - 12:13

Un grondement sourd sorti de ma gorge, un grondement plus proche de mes racines animales, trop puissant, trop chargé d’émotion et de violence pour sonner humain. Cette sorcière me sortait de mes gonds, moi de nature si réservé concernant la colère, j’étais en proie alors à quelque chose de bien plus violent et soudain. A vrai dire, c’était un sentiment qui surgissait de loin, tout en elle, son odeur, sa voix, ses mouvements, me rappelaient quelque chose, sans que je ne discerne quoi, une seul chose était sûr, ce n’était pas lié à mon amnésie. J’avais le présentiment de l’avoir déjà rencontré … Je ne dis rien.

Après quelques tours de passe-passe fort réaliste, la sorcière avait décidé  de jouer. Au moment exact où son odeur ne fût plus présente, un grondement secoua la caverne. Cela ne provenait pas de la terre. A la manière d’une arène, un cercle s’était formé, plutôt même une bulle. J’avais entamé un saut pour rejoindre la sortie mais la voie me fût coupé, les aranis étaient sur nous.

La situation était des plus délicate, la sorcière sortait ses charmes, les aranis étaient plus organisées que jamais, la lumière quasi-inexistante. Mais elle jouait avec nous, l’envouteuse prenait garde à ne pas nous tuer trop vite. Un coup d’œil vers la chasseresse me fit comprendre qu’elle appréhendait la situation aussi bien que moi, douteuse, mais prête.

Il fallait faire preuve de ténacité, le seul moyen d’avoir la sorcière serait de terrasser ce tapis d’arachnides, jusqu’à ce qu’elles arrêtent de se battre. Je sortais donc mes dagues, luisant d’un nouvelle éclat depuis son passage chez le forgeron-valkyrie, elles semblaient vivantes, le bruits qu’elles firent en sortant de leurs fourreaux était cristallin, uni, les deux lames étaient bel et bien jumelées. J’entamais une danse funeste, chacun de mes coups étaient précis, je goutais avec une certaine joie le massacre que je proférais. A chaque mouvement un mort, le sang s’accumulait déjà sur le sol plat de la grotte, il avait rejoint déjà la flaque provoqué par ma compagne d’aventure. Alors que je pensais que cela ne se terminerait jamais, une ouverture me permis de percevoir une chance. De l’autre côté d’une mer de pattes, d’yeux et de toile, une créature à poil avait fait son apparition, Eejil avait réussi à nous rejoindre quand elle avait senti le danger, en dehors du questionnement sur le chemin empreinté par la sorcière pour sortir, cela me redonna un peu de vigueur, les créatures étaient désormais prises en tenaille par des ennemis bien plus redoutables.

Cependant la fatigue vint vite, je ne savais déjà plus depuis combien de temps nous nous battions, je ne savais plus le nombre d’ennemis abattu. Le sol était devenu lourd, le sang déjà s’étendait sur une épaisseur d’une dizaine de centimètres, un sang putride qui saturait l’air d’une odeur désagréable et néfaste, un poison passif. De l’autre côté, la mandrague, toujours battante, continuait sa partie du massacre sans pouvoir nous rejoindre. Je voyais également leyla qui avait depuis pas mal de temps atteint un second souffle.

Soudain plus rien, un silence lourd s’abbatit, Eejil nous rejoint, tout avait disparu, corps, sang, odeur. Seul restait la fatigue, une fatigue qui ne prouvait qu’une chose : ce n’était pas une illusion. Un rire sournois se fit entendre, à nouveau.

« hi hi hi, je vois que la fatigue vous guête. La maudite, quand penses-tu atteindre tes limites. Et toi lycan, ta lumière est encore trop présente, mais elle est rouge, écarlate, d’où pourrait venir ta colère, tout ceci n’est que le début. »

Une torche s’alluma, rouge, près d’elle la sorcière. Ses traits avaient perdu un peu d’éclat, mais rien n’était réellement perceptible.

« Je vois que je ne m’amuse plus assez avec du menu, ne vous inquiétait pas, comme toute bonne aventure, la difficulté va croissante »

Le noir à nouveau, de l’autre côté de la caverne, près de la sortie, un dernier rire se fit entendre puis plus rien. Dans la moiteur lourde et suffocante de la caverne, petit à petit le sang, les cadavres et l’odeur revint. Nous n’osions pas bouger, pétrifié par l’attente de ce qui arrivait, sachant pertinemment que nos actes étaient manipulé, qu’il ne servait à rien de tenter de bouger, il fallait juste, se battre.
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MessageSujet: Re: Le démon est parmi nous.   Sam 12 Avr - 10:18

Le jeu ne faisait que trop durer pour la demoiselle qui vouait une haine sans pareille à ces ensorceleuses. Voilà qu'en plus de leur ennemi aux pouvoirs redoutable, les aranis se joignaient à la partie.

Le lycan faisait preuve d'une souplesse et d'une rapidité surprenante. Ses gestes étaient nets et précis, un harmonieux mélange de violence et de danse naissait sous ses coups légers et à la fois puissants. Son style de combattre surprit Leyla qui pu, avec difficulté, le percevoir du coin de l’œil entre deux attaques d'arachnides. Sa façon de combattre fut bien loin du comportement animal, brut et sans manières qu'aurait pu l'être un loup enragé.
Lorsque la maudite aperçu qu'Eeji avait fini par les rejoindre dans leur combat, elle fut rassurer de compter un membre de plus dans son équipe, équipe qui comptait encore bien moins d'individus que leur ennemi.

De nouveau plongés dans le noir, voilà que les deux compagnons étaient de nouveaux aveugles. Seul Eeji semblait parfaitement pouvoir se déplacer dans la pénombre. Le grand félin poussa un grognement grave et profond peu de temps avant que le cri strident des Aranis ne raisonne dans les couloirs de pierre, accompagné de leur nombreuses pattes qui frottaient les parois entraînant un bruit particulier.
Sentant le danger venir et ayant conscience de l’inconvénient majeur de la situation, Eeji s'avança d'un pas rapide vers son compagnon, pour ne pas dire « maître », et de sa tête poussa l'homme dans une certaine direction. La relation de confiance qui s'était installé entre les deux êtres fit que Urr'hean suivit la direction indiquée par la mandrage sans attendre. Mais tendis qu'il fit son premier pas, Leyla ne voyait pas son compagnon se déplacer, poussé par son imposant animal.
La jeune femme eu soudainement la sensation d'être happer. Quelque chose vint brutalement se heurté à elle avec une telle violence que son souffle en fut coupé avant qu'elle ne puisse pousser un cri de surprise que fut perçu par son compagnon d'aventure.

-LEYLA ?! Appela l'homme en se retournant qui reconnu la voix de sa coéquipière.

La demoiselle sentit contre elle un corps, loin d'être celui bouffi et poilu d'une araignée géante, mais plutôt un corps de femme, elle sentit alors les ongles pointus de son ennemi qui commençaient à s'enfoncer dans ses flans. Tandis que la sorcière s'amusa à faire voyager Leyla, alors encore sonnée par cette attaque, elle lévita et passa au dessus de la tête de Urr'hean qui sentit le vent se mouvoir lors de leur passage.

Le lycan tourna la tête dans la direction qu'avaient prit la sorcière et son amie, Il se mit à avancer d'un pas rapide accompagner de la mandrague qui lui avait au préalablement déjà indiqué cette voie. Voilà qu'un point lumineux apparut au loin, extrémité du tunnel attendait le lycan.

Lorsque Leyla prit conscience de la situation elle tenta de se débattre mais fut très vite aveuglé par la lumière du jour lorsque la sorcière sortit enfin de la grotte. Elle découvrit alors son visage à quelques centimètres du siens. Voilà que la sorcière avait fait tombé son masque, sa peau à l'origine aussi blanche et pure que la porcelaine était désormais granuleuse, détendue et couverte de quelques sillages peu séduisants. Sentant l'emprise de la sorcière sur ses flans qui s'étaient mit à saigner, Leyla poussa un grimace avant de frapper le haut de sa tête sur le nez de la sorcière avec le plus de force possible.

L'ennemi lâcha prise et jeta Leyla sur le sol qui s'écrasa dans un bruit sourd avant de rouler sur quelques mètres. Lorsque Urr'hean sortit à son tour, Il perçu la sorcière sur une branche, lançant des injures contre la demoiselle encore allongée, les deux mains sur son nez, sûrement était-il fracturé. Lorsque les yeux, presque jaunes de la femme se posèrent sur le lycan, sa douleur semblât subitement disparaître.

-Tu es toujours là salopard ! Cracha-t-elle en postillonnant.

Une aranis se mit à surgir avec violence de la grotte avant de se jeter avec férocité sur la mandrague. Les deux animaux roulèrent ensemble en s'infligeant des coups. Urr'hean, toujours en possession de ses armes les serra d'avantage avant de se jeter sur l'araignée géante qui menaçait son compagnon de ses crocs venimeux.
Leyla finit par redresser la tête. Une trainée de sang rouge vif coulait depuis son front avant de suivre l'arrondit de son visage et de goutter sous son menton. La demoiselle se redressa en s'aidant de ses bras en silence bien qu'un petit gémissement lui échappa. Elle se saisit de son arme et choisit une flèche dans son dos qu'elle arma sur la corde tendue, elle visa, prit son temps avant de sifflet comme on l'aurait fait pour rappeler un chien.

La sorcière attirée, tourna son visage vers la chasseuse qui avait déjà lancé sa flèche. Le bout pointue en métal alla se planter dans l'œil gauche de la sorcière sans que celle-ci eu le temps de voir venir l'objet. Et c'est dans un hurlement de douleur absolument assourdissant qu'elle se mit a gesticuler tel un vers sortit de terre. Dans ses mouvements, elle perdit l'équilibre et chuta de l'arbre avant de continuer à se tordre dans la neige.

Le blanc au sol fut taché par le sang d'un rouge très foncé, voir presque noir, de la sorcière blessée. Leyla s'avança vers elle avant de la saisir par ses cheveux sales et emmêlés. Saisissant le corps de la flèche de son poing elle brisa le bâton afin de laisser le morceau de métal dans l'orbite du démon.

-AAAAHHhhh !! Hurla de nouveau la sorcière.

Leyla dégaina sa dague et menaça désormais la gorge de son ennemi. La femme au visage abimé se mit alors à ricaner étrangement.

-Vas-y… Murmura l’ensorceleuse. Qu’est-ce que tu attends ? Tue-moi !
-Pourquoi sembles-tu si presser de subir le même sort que tes sœurs ?
-Hihi… tu es pathétique.
-Le monde se portera bien mieux avec un être comme toi en moins !
-J’ai derrière moi 450 ans de blasphème et toi ? Combien en comptes-tu ?
-Que racontes-tu ? Aucun ! Ferme-la !
-Beaucoup d’enfants son passés sous cette lame qui me menace. Qui es-tu en réalité ? Une justicière ? Ou une meurtrière… ?
-Les deux. Assuma Leyla d’une voix calme. L’un ne peut aller sans l’autre.

Alors que Leyla contracta son muscle pour commencer à sectionner la gorge de son adversaire. Une substance collante s’attacha à son poignet et retenu alors la jeune femme dans son ultime geste. Voilà qu’une aranis prenait la défense de la sorcière. Commençant à tirer la chasseuse vers elle de sa toile plus que redoutable Leyla recula de quelques pas et fut obliger de lâcher prise face à la sorcière.

En tenta de s’arracher la toile qui enveloppait sa main droite, mais voilà que bientôt sa seconde main se voyait en difficulté. La sorcière désormais borgne se releva maladroitement avant de rire diaboliquement à tel point que le souffle finissait par lui manquer.
Puis soudain, alors que Leyla affrontait les nombreux yeux de l’aranis qui la ramenait de plus en plus auprès de ses mandibules tranchantes. Un grognement puissant retenti, ce son l’on aurait pu croire que Eeji l’avait poussé, mais il fallait l’attribuer à Urr’hean. L’homme dont la patience était arrivée à son terme retira son veston et le jeta avec agressivité sur la neige.

Ses grognements, désormais animal ne devinrent que plus fort, et voilà que toute son ossature se mit à se modifier de manière violente. Le craquement des ligaments, et autres petits os, raisonnèrent dans sa chair chaude et tendue. Ses muscles prirent d’avantage d’ampleur avant que, progressivement, sa peau se s’écaille avant de tomber pour laisser apparaitre un pelage foncé. Lorsque sa transformation, bruyante mais rapide fut terminé, il se releva.

Voilà que le Lycan montrait son pouvoir et sa force dans toute sa splendeur. Du haut de ses deux mètres, l’animal était aussi à l’aise sur ses deux pattes arrière qu’à quatre pattes. Seul ses yeux, qui avaient gardé son bleu clair d’origine, ressortaient de manière évidente sur le pelage épais et foncé du loup-garou qu'il était devenu. Il retroussa ses babines et dévoila une dentition redoutable et tranchante en grognant.

C’est dans un élan puissant qu’il se jeta sur l’aranis, qui chatouillait désormais de ses pattes avant, le corps de Leyla qui gesticulait. Le loup perfora de ses crocs l’abdomen de l’araignée géante qui s’écrasa sous son poids.
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