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 Une rivière et du sang

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Ven 28 Fév - 18:05

Dans mon sommeil ? Et bien, tu ne m’offriras même pas un combat digne de ce nom ?... Tu ne semble plus si assurée…

Orlaithe regarda le celte sourire. Il est vrai qu’elle appréciait les combats, mais pour l’heure, seule la meute comptait. C’est sans doute ce qui l’avait poussé à dire une telle chose. D’ordinaire ce n’était pas son genre de tuer les gens dans leur sommeil… elle aimait voir la dernière lueur de vie s’éteindre dans leurs yeux. Cruel, mais honnête. La jeune femme ne se sentait nullement offensée, et c’est pourquoi elle ne dit rien.

Le Grand Khan n’avait pas tord, Celtica lui offrait de la nouveauté. C’était un homme intelligent et il l’avait tout de suite compris. Il l’avait peut-être même compris dès leur rencontre dans la forêt d’Orlyën. Sa vie serait courte… mais sans regret. Oui, le celte avait probablement raison, mais d’un autre côté, il ne pouvait se mettre à sa place. Orlaithe vivait depuis longtemps, et elle avait vu de nombreuses personnes mourir de vieillesse, ou même lors de batailles. Tôt ou tard la mort les prenaient, mais pas elle. C’était sans doute la raison qui la poussait à vivre par le passé. Elle ne pouvait pas vraiment aller de l’avant… encore une fois il avait vu juste : sa seule échappatoire était sa forme lycane.

Ragnar s’allongea près du feu, les yeux rivés vers le ciel. Ils étaient seuls ce soir, et le calme leur offrait un peu d’apaisement… vint finalement sa réponse. Malheureusement ce fut une mauvaise réponse. Il ne cacha pas le fait qu’un affrontement soit possible, voire inévitable. Il lui expliqua ne pas être avide de carnage inutile, et elle hocha la tête d’un air triste. Elle ne voulait pas d’affrontement entre les lycans et les celtes… car contrairement à lui, les loups étaient réputés pour leur soif de sang. Il l’avait vu aujourd’hui et l’autre nuit, elle était une vraie calamité.

Le Grand Khan comprit bien vite que la meute n’était pas bien grande, et cela n’étonna guère Orlaithe. Il était suffisamment perspicace pour comprendre qu’une dizaine de loups fassent malgré tout un beau carnage. Il parla d’armes en argent, mais cela ne fit pas peur à la jeune femme. Elle croisa son regard de glace à travers la lumière du feu de bois, et attendit patiemment que quelque chose se passe.


Le seul moyen de protéger les tiens c’est de me tuer maintenant et tout de suite. Tu n’auras probablement pas d’autre occasion comme celle là.

Ragnar continuait de la regarder avec une grande intensité. Elle était un peu perdue tout à coup. Si elle voulait protéger les siens elle devait agir maintenant. C’est ce qu’il venait de dire. Elle n’en avait aucune envie… et pourtant son instinct lui criait de le faire sans tarder. Se levant sans un mot, elle tint la cape de sa main gauche, et vint s’assoir près du Grand Khan. Il ne la regardait même plus, les étoiles avaient attiré son attention.

Alors Orlaithe, tu comptes me tuer ?

Elle n’avait pas d’arme sur elle, et elle était entièrement nue sous sa cape. Même si elle aurait voulu tenter quelque chose, le seul moyen aurait été de lui prendre sa hache. Ce n’était pas infaisable, mais encore une fois, elle n’en avait pas l’envie. Glissant ses doigts sur l’arme du chef celte, un petit sourire se dessina sur ses lèvres.

L’occasion est belle c’est sur…  tu es encore faible à l’heure qu’il est, et personne ne pourrait nous voir, ni nous entendre…

Remontant sa main droite jusqu’à sa joue, elle se pencha au dessus de lui, et vint humer son odeur au creux de son cou. Les lycans avaient l’habitude de faire ça, et Orlaithe ne faisait pas l’exception. Elle était sienne, mais Ragnar ne lui appartenait pas…  

Ce dont tu t’empares est tien. Murmura-t-elle.

Agrippant la main du celte, elle vint la poser sur sa cuisse et la fit remonter doucement jusqu’à sa poitrine. Elle ne pouvait s’emparer de lui, puisqu’il la considérait comme son esclave… elle ne pouvait que l’encourager à finir ce qu’il avait commencé. Orlaithe lui avait offert la victoire sur le champ de bataille, et cette nuit elle lui offrait son corps, si toute fois le Grand Khan acceptait.  
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Sam 1 Mar - 0:07

Les étoiles attiraient ses yeux, mais sa concentration était sur la jeune Lycan à ses cotés. En soit la proposition était simple et claire. Et s'il pouvait douté pouvoir rivaliser si elle tentait quelques choses, il ne comptait pas non plus se laisser tuer sans réagir. Son coeur s'emballa légèrement lorsqu'il la sentit approcher. Allait-elle finalement le faire ? Il la sentit s'approcher plus qu'il ne la vit. Effectivement, elle avait raison, il n'était pas au meilleur de sa forme, et personne ne viendrai à son secours. Mais il avait fait ce choix, il voulait apprendre à mieux la connaitre, satisfaire sa soif de curiosité. Aprendre qui elle était... Il sentit la main de la jeune femme s'approcher de sa hache, se qui le tendit légèrement. Mais doucement sa main remonta jusqu'à son visage, et il sentit son souffle dans son cou. Un léger frisson se répendit le long de sa colonne, une exitation montait en lui, une proximité agréable... Elle guida alors sa main, se laissant faire, profitant de la douceur de sa peau dans cette tendre caresse qu'il ne dirigeait pas pour arriver jusqu'à se poitrine... Ce que tu prends est tiens. l'invitation était claire et nette. Est-ce une manipulation pour s'assurer ses faveurs ? Ses yeux bleu se détachèrent des étoiles pour venir se plonger dans le regard de la jeune femme. Un regard magnifique... Sa main descendit doucement de la poitrine pour venir se déposer sur sa hanche dans une tendresse extrème. Puis d'un coup, il la fit basculer à son coté. Roulant sur le coté de son corps qui ne souvrait pas de ses os affaiblit, il se retrouva sur elle, et sa hache qu'il avait saisit vint se poser sous la gorge de la Lycan.


Et tu es responsable de ce qui est tiens...


La fin de la citation était tout aussi important que le reste, mais beaucoup de celte l'avaient aujourd'hui oublier. Doucement et sans lacher du regard la jeune femme, il écarta sa lame, et laissa tomber son arme dans un bruit métalique. Il la jaugea du regard de longues secondes, essayant de fouiller son ame, Ou peut-etre cherchait-il à se perdre dans ses yeux... Lentement, il rapprocha son visage du sien, et vint l'embrasser. La tension de son corps disparut pour etre remplacer par une énergie nouvelle et d'une toute autre nature. Comment en étaient-ils arrivés à ça ? Tout les opposaient ! Leur race, leur allégence... Mais les circonstances les avaient rapprocher. Ils s'étaient rejoinds au seuil de la mort en s'employant à y faire plonger l'autre, ils s'étaient opposé. Chacun avait détester l'autre à un moment donné. Pourtant, en cette nuit, ils mélangeaient leur corps et leur coeur. Plus rien ne semblait avoir d'importance, ni leur passé, ni le futur qui s'étendait devant eux. C'était un moment hors du temps, un moment qui résultat surement de la tension des combats et l'exitation de la mort. Un moment que seuls ceux ayant pu partager une telle expérience pouvaient comprendre. Tout les avait opposer, mais tout les avait rapprocher...
En cette nuit sans lune, à la lueur du feu, sur une simple peau de bete, ils firent l'amour. Ragnar garderai surement à jamais le souvenir de cette nuit. Un nuit de passion au sommet de Celtica, dans la pudeur d'une intimité relative. Une nuit de douceur, de tendresse et de violence mesurer. Une passion à la hauteur des sentiments par lequels ils étaient passés, des ressentiments de l'un pour l'autre.

Lorsque leurs ébats prirent fin, la nuit était bien avancé, et c'est l'un contre l'autre que le soleil vint doucement les ramener à la réalité. Ragnar ouvrit doucement les yeux reveillé par le soleil qui réchauffait leur corps. Il était sur le dos, la cape en peau les isolant du froid de la pierre. Son amante de la nuit était lauvé contre son corps entouré de son bras. Cela lui rappela l'image de deux loups dormant l'un contre l'autre, et lui tira un léger sourire, amusé par la comparaison. Son regard se porta vers le ciel, un retour à sa vie, la fin de ce moment. Doucement, il bougea sa main posée sur la jeune femme en une tendre caresse. Ses doigts glissèrent le long de son dos pour la tirer de son sommeil. Au bout de quelques secondes, il la sentit frémir sous sa caresse, signe qu'elle avait émergé. Sans pour autant stopé sa caresse, il souffla:



Tu sais Orlaithe, cette terre pourrait t'offrir un nouvel avenir. Ta meute était l'ambition de ton amie, il serait peut-etre temps que tu vives pour la tienne...


Pourquoi lui disait-il cela ? Il cherchait à la convaincre de quoi au juste ? De rester ici ? La situation n'était pas habituelle pour lui. Certes, les celtes n'étaient pas avarent de nuit sans lendemain, et il n'était pas rare qu'il ait quelqu'un dans ses draps. Mais cette nuit avait été différente, il y avait eut quelque chose qu'il ne parvenait pas à expliquer. Pourtant il n'était pas dupe, et sans doute qu'elle non plus. Dès qu'ils redescendraient de cet endroit, tout reprendrai son cours normal, et tout les opposerait de nouveau. Son avenir à lui était ici, avec les siens et avec comme objectif son invasion si ambitieuse. Elle allait chercher à retourner avec sa meute, avec les siens, elle l'avait dit avec détermination et sans détour... Et il ne pouvait la laisser faire. Oui, ils allaient s'opposer encore. Il se prit à vouloir que se moment se prolonge. Un sentiment qu'il ne pouvait pas descemment avoir... Ils étaient tant opposé que leurs ressentiments l'un pour l'autre c'étaient transformer en sentiments. l'ironie de la situation lui tira un léger rire dans le silence de ce petit matin.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 2 Mar - 1:13

Ragnar se laissa faire, tandis que ses yeux se plongeaient à nouveau dans ceux d’Orlaithe. Il descendit doucement sa main jusqu’à sa hanche, mettant dans son geste beaucoup de tendresse. Il la fit alors basculer sur le côté, se retrouvant sur elle, sa hache posée sous sa gorge. La lycane avala difficilement sa salive, ne sachant plus quoi penser.

Et tu es responsable de ce qui est tiens...

Certes, il était responsable de la jeune femme, et il devait assumer les conséquences de ses actes. C’était un détail à ne pas oublier pour le chef celte. Ecartant la lame de sa peau, il la laissa tomber dans un bruit métallique. Le Grand Khan semblait fouiller son âme, cherchant au plus profond de son regard… lentement il rapprocha son visage du sien, et ses lèvres se posèrent sur les siennes. Orlaithe sentit un frisson parcourir son corps. Le baiser l’avait libérée d’une grande  tension, et elle ne tarda pas à l’enlacer de ses bras. Le temps s’était comme arrêté, offrant la possibilité au celte et à la lycane de partager leurs sentiments, un mélange de haine et d’amour. Ils avaient tout deux rient au nez de la mort, et ce soir ils vivaient pleinement. Ce soir tout était beau, le feu qui crépite, le ciel d’encre, et leurs deux corps nus sur la peau de bête… Orlaithe n’avait jamais vécu une telle relation, et elle ne l’oublierait probablement jamais.  Un instant elle crut ressentir de la jalousie à l’égard des femmes qui avaient connu ce même instant avec Ragnar… et puis elle préféra ne plus y penser et se laisser aller.  « Faire l’amour » était un terme qu’elle employait rarement. Pourtant, Ragnar était différent, et son cœur faisait des bonds à chaque fois qu’elle le voyait.  L’amour était un sentiment étrange, et parfois dangereux. Elle craignait cette nouveauté, mais qu’importe, plus rien n’avait d’importance.  Il n’y avait qu’eux.  

Le lendemain, ce fut le soleil qui les ramena à la réalité, et c’est lové contre Ragnar que la jeune louve se réveilla.  Ce fut ses douces caresses qui la tirèrent de son sommeil. . Orlaithe leva alors les yeux vers son visage, lui adressant un petit sourire. Elle vint déposer un baiser sur son épaule, se blottissant toujours plus contre lui.


Tu sais Orlaithe, cette terre pourrait t'offrir un nouvel avenir. Ta meute était l'ambition de ton amie, il serait peut-être temps que tu vives pour la tienne...

Les paroles du Grand Khan la touchaient beaucoup. Et quelque part, il n’avait pas tord. Elle avait rejoint la meute pour sa défunte amie, et non par ambition. Elle était devenue une guerrière remarquable, mais aujourd’hui, il ne lui restait rien. Elle ne doutait pas qu’une fois rentrés à Celtica, tout redeviendrait comme avant. Ragnar parlait ainsi car cette nuit avait été agréable pour tous les deux. Son avenir était sur cette terre, mais Orlaithe appartenait à une autre… leur opposition allait continuer de plus belle.


Et que ce passerait-il si je restais ici avec toi ? Tu resteras le Grand Khan de Celtica, et moi, je resterais ton esclave à qui tu fais l’amour de temps en temps.  Je n’ai plus d’ambition Ragnar, et j’ai appris à ne dépendre de personne. Je ne compte pas commencer avec toi. Dit-elle tristement.

Orlaithe profita encore quelques secondes de leur proximité, et finit par se lever. Elle aurait aimé que le soleil ne se lève pas, que la nuit dure encore quelques lunes… la réalité était dure à acceptée, et ce n’était que le commencement.  Elle attendit que le Grand Khan se lève et se rhabille, puis ramassa la cape pour la mettre sur ses épaules. Orlaithe se dépécha de retrouver ses bras, gardant sa tête enfouit dans son cou.

Je ne veux pas partir, et je ne veux pas que tout se termine, mais j’ai peur… peut-être pour la première fois de ma vie. Je ne suis pas faite pour être faible, je.. ne peux pas…

Lui lançant un dernier regard, la louve lui tourna le dos, et emprunta le chemin qui menait aux portes de Celtica. Plus elle marchait, et plus ce sentiment mielleux quittait son esprit. Elle devait se montrer forte, ne pas penser à leur aventure et aller de l’avant. Plus vite elle rentrerait chez elle, et plus vite elle oublierait Ragnar Aledan, elle en était convaincue.

Quelques minutes plus tard, Orlaithe arriva dans la ville celte, et décida de rentrer chez Hanna. La maison du Grand Khan était à éviter pour le moment, et elle avait envie de prendre des nouvelles de la guerrière… à peine arrivée qu’elle fût accueillie par un sourire amusé. Hanna se doutait qu’elle avait passé la nuit avec son chef, mais cela ne semblait pas la gêner pour autant. Orlaithe quant à elle, l’était nettement plus.  Après tout, elle avait été son amante par le passé. Inclinant la tête en guise de salut, la lycane s’isola durant plusieurs heures dans l’une des chambres. Elle n’en ressortit qu’à l’heure du déjeuner, n’hésitant pas à questionner Hanna sur ces dernières occupations. A de nombreuses reprises, elle se surprit à penser à Ragnar. Et l’après-midi ce ne fut pas mieux ! A vrai dire, elle ne sortit pas une seule fois de la journée. Et le soir, elle ne cessa de se retourner dans son lit, attendant que le sommeil ne l’emporte...  elle n'avait aucune idée de la façon dont les prochains jours allaient se dérouler, et son aventure avec le Grand Khan la rendait presque malade.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 2 Mar - 2:23

Ragnar descendait la colline en repensant à leur petite discution. Il n'avait rien trouver à lui répondre. Lui qui était concidéré comme un grand orateur était resté muet. En soit, elle avait raison, il ne lui offrait guère plus d'ambition en tant qu'esclave ici que guerrier de sa meute. Comment aurait-il réagit à sa place ? S'il était chez les lycans, alors que sa terre se trouvait derrière l'immense océan. S'il était loin de ses amis, de son peuple, de ses racines...
Et puis elle avait mis le doigt là où ça faisait mal, sur le fait de dépendre de quelqu'un. Il était parfaitement d'accord avec elle, la mort de sa première femme lui avait appris à ne plus aimer, à ne plus partager autre chose que le sang et le carnage. Un bouclier contre la douleur, contre le fait de se sentir si dépendant d'une personne. On lui avait dit qu'un jours, l'amour c'était de s'effacer pour le bonheur de l'autre. La comparaison était adéquate selon lui...
Pourtant il ne parvenait pas à oublier la douceur de sa peau contre la sienne, ses yeux et son regard de braise. La chaleur de ses lèvres et de son corps... Des sensations et des images qui restaient gravés dans sa mémoire...

Lorsqu’ils arrivèrent dans la capitale, tout reprit son cours normal. Bien évidemment, le regard d’Hanna et de Bragg n’était pas difficile à deviner. Mais le grand Khan partit rapidement avec le colosse, et celui-ci, fidèle à lui-même ne pausa aucune question. Le Celte l’en remercia intérieurement et la vie repris son cours petit à petit. Les premiers jours furent étranges, comme si l’un et l’autre s’évitaient sans vraiment savoir pourquoi, comme si ils ne savaient pas comment gérer ce qu’il s’était passé. Ragnar passa sa convalescence à s’occuper des quelques affaires d’état qu’il n’avait jusqu’alors pas eut l’occasion de traiter. C'était quelques choses de profondemment ennuyeux, mais aussi un moyen de s'occuper l'esprit. Orlaithe elle, fut autorisée à s’entrainer avec les celtes sur le terrain nord de la capitale. Rapidement, elle s’était faite une solide réputation, aidée par son massacre lors de la dernière bataille. Petit à petit elle était quasiment devenue en charge des exercices, et même les guerriers les plus expérimentés venaient pour se mesurer à elle. Le grand Khan venait souvent observer ces petites confrontations. Il avait rapidement trouvé pourquoi ses guerriers n’arrivaient pas à vaincre la Lycan. La réponse était aussi simple qu’évidente. Ils misaient beaucoup trop sur leur puissance physique, une habitude encrée de leur gène depuis des générations. Sauf qu’aujourd’hui, ils tombaient sur plus fort qu’eux, et rares étaient ceux capable de changer pour pouvoir la vaincre.

Les jours passèrent les uns après les autres. Ponctués entre les obligations de Ragnar, les combats d’Orlaithe, et quelques soirées à discuter un verre à la main dans la demeure du grand Khan. Il voyait au cours des jours l’évolution de la Lycan. Aucun de ses combats n’avait donné lieu à un incident comme pour celui contre Hanna. Et en plusieurs semaines, de ce qu’il savait elle ne s’était transformé qu’à trois reprises pour aller chasser dans la forêt. Visiblement, la culture celte l’apaisait, et elle semblait se contrôler d’avantage. Nombreuses avaient été les nuits passer tout les deux, ou avec Bragg et Hanna à discuter. Ragnar contait les histoires sur son peuple, sur sa culture, alors qu’Orlaithe lui offrait des détails sur sa race, sa propre histoire et ce qu’elle savait sur le continent. Il avait énormément appris sur les Lycans, leur culture et leur organisation. Son regard avait beaucoup changé sur ces monstres de puissance. Bragg et Hanna avait sans aucun doute repérer leur petit manège depuis un moment, mais ne disaient rien, évoluant à leur coté comme si de rien était. Une nouvelle fois, Ragnar en fut soulager, cela évitait de les perturber, mais il n'était pas dupe non plus, les gestes et les regards ne trompaient pas, tout deux s'attiraient, et tout deux luttaient contre cet état de fait...

La Lycan s’était faite une solide réputation, au point que 2 ou 3 familles virent offrir de véritable fortune à Ragnar pour qu’il leur vende son esclave, mais il refusa à chaque fois. L’atmosphère était sereine et détendu au sein de sa maison, et il voulait que cela dure. Et puis, se séparer de la jeune femme était innenvisageable. Il ne savait pas quoi faire, mais il ne voulait pas non plus la voir s'éloigner...

Un soir, tout changea. Après de nombreux verres et une discussion passionnée, les deux protagonistes s’étaient endormit au coin du feu, l’un contre l’autre dans une tendresse qui ne leur ressemblait pas. Le réveil leur offrit un petit moment de tendresse, et bien que sentir la chaleur de la jeune femme contre lui le ravit, il se fit violence pour se lever avant qu’elle ne se réveille et quitta la demeure. Même si rien ne c’était passé, cela traduisait quelques choses que le Grand Khan n’appréciait pas. Il jouait avec le feu, et devait y mettre un terme avant de s’y bruler… Pourtant elle ne quittait pas ses pensées, quoi qu'il fasse. Ni la compagnie de Bragg, ni l'alcool ne la chassait. Elle s'était imprénié en lui, doucement mais surrement, et cela devenait bien trop évident, bien trop dangereux pour lui...

Son plan entra en action le soir même. Il s’était rendu à l’Auberge avec Bragg, et celui-ci avait amené deux amies à lui, des femmes diront nous qui aimaient prendre du bon temps. Ainsi, il se retrouva dans son box en charmante compagnie avec son ami. Il cherchait clairement à se prouver quelques choses, mais pas seulement à lui. Cela faisait plusieurs chopes de bières que la serveuse amenait à leur table, et les jeunes femmes étaient de plus en plus entreprenantes. C’est alors qu’Orlaithe et Hanna firent leur apparition dans la taverne. Les deux amants d’une nuit se jaugèrent très rapidement du regard à travers la salle. La Lycan savait qu’elle ne pouvait pas intervenir, et que de toute manière les esclaves n’avaient pas le droit d’entré dans les box privatif. Elle l’avait apprit à ses dépend lorsque Ragnar s’y était réfugier pour réfléchir dans les premiers jours suivant la bataille.

Le Celte se laissait ouvertement courtisé par la jeune demoiselle, pourtant son regard était souvent porter vers Orlaithe. Comme s’il cherchait à lui transmettre un message : Je ne t’appartiens pas. Un message sans doute autant pour lui que pour elle… S’en suivit une soirée étrange, ou les deux essayaient clairement de se rendre mutuellement jaloux. Chacun jouait avec un partenaire différent, mais leurs regards se croisaient bien trop souvent pour que Bragg ne puisse retenir un petit pic.


Hey Ragnar, tu es sur qu’il n’y a que dans ta chaire que la belle à planter ses griffes ?

Et la réponse fut cinglante.

Ne soit pas stupide, elle n’est qu’un pion faite pour me servir...


La réponse ne semblait pas vraiment l’avoir convaincu, mais il laissa couler et profita pleinement de la femme à ses cotés. Le grand Khan lui aussi avait très bien sentit de sa propre voix l'odeur du mensonge... Les heures passèrent, et le petit jeu continua, pourtant Ragnar avait un avantage fatal. Personne ne pouvait poser les mains sur Orlaithe sans son autorisation, et tous le savaient. Sans compter que les rumeurs sur le fait qu’ils partageaient leur lit avait grandit, et peut avaient le courage de venir lui demander s’il pouvait en faire de même. Elle pouvait jouer, mais repartirai quoi qu’il arrive bredouille… Contrairement à lui. La lycan devant avouer sa défaite finit par quitter la taverne accompagner d’Hanna. Le grand Khan soupira, il avait clairement repérer également le jeu de regard entre la guerrière et Bragg, visiblement les deux essayaient de comprendre ce qu’il se passait sans vraiment s’en mêler. Mais les yeux d'Hanna semblait exprimer quelque chose d'autre, quelque chose qu'il n'arrivait pas à identifier. Le départ d'Orlaithe était un soulagement. Un déchirement lui broyait le coeur depuis des minutes, et il détestait ce sentiment de douleur, une douleur qu'il voulait provoquer chez elle, mais qui était tout aussi présente chez lui. Il fallait qu'il mette un terme à tout ça, pour lui comme pour elle...

La nuit était bien avancé lorsque Ragnar quitta son box avec la celte pour monter dans l’une des chambres. Il fallait qu’il se le prouve à lui-même. Il passa la nuit dans les draps avec cette femme dont-il ne s’était même pas intéressé au nom. Mais il n’y trouva aucun plaisir, il assouvissait un besoin primaire et non une réelle envie. Il coucha avec elle presque par habitude et automatisme. Parfois il eut l'impression de retrouver le regard d'Orlaithe, ou son visage... Le soleil n’était même pas encore lever qu’il avait déjà quitté la chambre, l’esprit très loin d’être apaiser. S’il avait réussit à faire passer le message à la Lycan, ce qui n’était pas sûr, il s’était rapidement rendu compte qu’en jouant avec le feu, il s’était visiblement bien plus brûlé qu’il le pensait. Il se répétait qu'il avait fait ce qu'il devait faire... Pourtant la colère le rongeait, colère contre lui meme de sa propre faiblesse, de ses sentiments. Les quelques jours qui suivirent furent étranges. Bien que tout se déroulait comme si de rien était, il existait un froid tellement glaciale entre les deux qu’il était presque réel. Une ambiance tendu. Sa manoeuvre avait dans un sens atteind son but, cela les avait éloigné, et l'amour avait basculer vers la haine...

Une nouvelle fois pourtant, les circonstances changèrent la donne. C’était trois jours après cette histoire à l’auberge. Comme d’habitude, Orlaithe acceptait les duels à la fin des entrainements. C’était devenue presque un petit évènement, et il y avait quasiment autant de spectateurs que de guerriers ce soir là. Elle mit à terre trois guerriers consécutivement, puis le dernier vint à mordre la poussière comme ses congénères. Les applaudissements et les cries résonnèrent dans la fin de journée. Orlaithe allait rejoindre son coté du cercle où se trouvait Ragnar, Bragg et Hanna pour se rafraichir. Bragg applaudissait chaleureusement la Lycan, autant pour avoir apprécié le spectacle que pour l’argent qu’il se faisait avec les paris. Victorieuse, et occupée à écouter les congratulations du colosse, elle ne vit pas arriver derrière elle son adversaire qui s’était relevé, le visage plein de haine et qui avait sortit un couteau de sa botte. Immédiatement le sourire de Ragnar disparue, et avec une rapidité fulgurante, il se releva à temps pour saisir la main de l’assassin. Il savait que le coup ne pouvait en aucun cas être fatal à Orlaithe, pourtant son sang n’avait fait qu’un tour. Un silence de mort tomba sur l’arène alors que le bras du guerrier était suspendu en l’air par la main du grand Khan. Le regard de Ragnar était d’une haine sans borne. D’un mouvement sec, il tordit le poignet du guerrier puis son bras, ce qui l’envoya et le maintint au sol. Sous la douleur il avait lâché la lame. Il lui crachait presque au visage.


Pour qui te tu prends ?! Tu oses lever la main sur quelques choses qui ne t’appartient pas ?!


D’un mouvement subit, il tordit d’avantage le bras de l’agresseur, et un craquement sinistre précéda un hurlement de douleur. Il le relâcha alors, non sans lui avoir assené un violent coup de pied dans les cotes.

Relève encore une seule fois la main sur quelques choses qui m’appartient sans mon autorisation, et je te la coupe.
Virez moi cette merde de là !


Bragg se porta volontaire avec un plaisir certain. Il souleva l’homme comme s’il n’était rien, et sans ménagement coupa à travers la foule avant de la balancer comme une meule de foin sous le rire de beaucoup de personne présente. Ragnar qui était rester au centre de la petit arène improvisé porta son regard sur Orlaithe. Il était intervenu par possessivité. Du moins c’est ce qu’il se disait. Hanna ne semblait pas de son avis et affichait un sourire amusé. Ses yeux se perdirent une seconde dans ceux de la guerrière du continent. Il afficha un sourire d’un coup, il avait prit sa décision.

Bon ! Je ne peux décemment continuer à regard mes hommes mordre la poussière devant une esclave qui plus est, une étrangère !


Joignant le geste à la parole, il attrapa deux répliques de bois de ses armes de jets, et les fit tournoyer entre ses mains, reculant vers le centre du cercle, invitant du regard Orlaithe à le suivre. Lorsque la lycan montra son intention de relever le défit, les cries de joie, d’encouragement et les paris s’élevèrent de la foule. Ragnar était maintenant pleinement remis de ses blessures, et combattre le démangeait depuis des jours. En plus, il avait longuement observé son adversaire se battre, et il savait qu’avec de la vitesse, il pouvait s’en sortir. Il fallait juste qu’il ne se retrouve pas à porter de ses bras, là où il ne pourrait plus rien faire. Elle était forte, mais il savait bien mieux manier les armes qu’elle. Tant que cela en resterait à des échanges des coups, il avait l’avantage. C’est pourquoi il avait choisit ces deux armes, plus légères, plus rapides…

Et le combat commença. Après c’être tourné autour de longue seconde, elle avait pris l’initiative, et les coups s’étaient enchainés sous les commentaires et les cries de la foule. Le spectacle qu’ils offraient était splendide, et le publique semblait apprécier. Ragnar comme prévu avait l’avantage dans la passe d’arme, mais il passa à deux reprise proche de la catastrophe lorsqu’elle manqua de peut de l’entrainer dans un corps à corps. Plus le temps passait, plus les coups étaient secs, puissant et réels. Les armes avaient beau être de bois, si l’un des coups portait, les dégâts pouvaient être importants. Comme s'ils laissaient tout deux libre court à une colère mesuré, relachant leur frustration. Pour autant, peut à peut, le combat se transforma en une sorte de danse de séduction. Les deux se tournaient autour et l’excitation du combat les rapprochait de nouveau. Bragg et Hanna le remarquèrent assez vite, mais le reste du publique n’y prêta aucune attention. Les deux visages affichaient maintenant un sourire, ils y prennaient du plaisir, et ils étaient trop concentrer sur leur combat pour réprimer cette sensation. Cette excitation fut à son paroxysme lorsque Orlaithe arriva finalement à l’entrainer au sol, et alors qu’elle le maintenait en respect, elle vint lui sentir le cou, comme elle l’avait fait cette fameuse nuit, et le tout avec un sourire de défit sur le visage. Ragnar en profita pour la faire une nouvelle fois basculer sur le coté, et placer ses lames sous sa gorge mettant fin au combat. C'était en somme la reproduction presque exacte de ce qu'il c'était déjà passé entre eux. Avec un sourire il se pencha pour murmurer à son oreille.


Tu m’appartiens encore pour un moment…


Il se releva alors sous les applaudissements et les vivas de la foule, offrant sa main à son adversaire pour se relever. De nouveau face à face, à quelques centimètres leur regard se croisa de longues secondes. Lisant dans les yeux l’un de l’autre, ils savaient se qui allait arriver. C’était inévitable. La nuit tomba et chacun repartit chez soi, sauf les deux qui prirent la direction de la foret sans un mot. Ce soir là, ils firent de nouveau l’amour, avant même d’arrivé au sommet de la petite montagne. Les bords de la cascade accueillirent leurs ébats. Ils furent passionnés et puissants, comme si l’excitation du combat n’était jamais retombé. Un désir irrésistible né de la frustration des derniers jours et de leur nouvelle opposition. L’illustration parfaite de leur état, de ce qu’ils étaient, de ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre et même si chacun refusait de se l’avouer. Une nouvelle fois se fut l’aube qui vint les réveiller quasiment en même temps, nues dans les bras l’un de l’autre au bord du cours d’eau. Ils restèrent ainsi en silence sans bouger pendant un long moment, comme si aucun des deux ne souhaitait rompre l’instant. Aucun mots n'étaient échanger comme par peur de tout gacher. Seuls des regards, des caresses parlaient pour leur sentiments. Mais ils durent se rendre à l’évidence, et décidèrent d’enfin bouger, bien que le petit bain avant de redescendre se transforma assez rapidement en nouvel ébats amoureux. Ils descendirent en silence la pente. Presque aucuns mots n'avait été échanger, et tout repartait de zero. Ragnar en ressentait une injustice profonde et une peine sans fond. Mais ils étaient comme ça, l'un et l'autre. Pouvaient-ils changer l'un pour l'autre ? Etaient-ils si amoureux pour ça ? Seraient-ils capables de prendre ce risque qui visiblement leur faisait si peur ?

Lorsqu’ils arrivèrent à la capitale, Ragnar ne savait toujours pas quoi faire. Pourtant la question le taraudait depuis le réveil, mais il ne savait pas vraiment comment traiter un tel sujet… Ses pensées furent rapidement dispersées par le retour de l’expédition qu’il avait envoyé. Les guerriers de retour furent accueillit en héros, tout comme il l’avait été, et une journée de fête fut annoncé. Rapidement la ville se remplit de gens, de chants, de danses et de beuverie. Ragnar discutait avec Larkas, le chef de l’expédition, tout sourire lorsqu’il vit Bragg fendre la foule vers lui. Larkas n’était pas quelqu’un qu’il appréciait spécialement, mais il fallait avouer qu’il était un excellent guerrier. Et écouter l’histoire de son expédition l’intéressait au plus haut point. Mais le regard de Bragg le changea rapidement de centre d’intérêt. Le colosse fendait la foule avec brutalité, visiblement le regard très inquiet. Il vint à sa rencontre et lui murmura quelques choses à l’oreille.

Presque immédiatement, le sourire du grand Khan s’effaça pour se muer en un rictus de colère, une colère que l’on pouvait presque voir couler de ses yeux. Son regard glacial balaya la foule à la recherche d’Hanna et Orlaithe. Il les repéra assez vite et partit d’un pas rapide dans leur direction. Plus il se rapprochait, et plus il était claire qu’il était entrain de rentrer dans une rage froide et meurtrière. La Lycan pu repérer le léger mouvement de recul d’Hanna alors qu’il n’était plus qu’à quelques pas. Le grand Khan se précipita vers elle


Ne me dis pas que tu as été aussi stupide !


Sans attendre de réponse, il attrapa la main d’Hanna et arracha un léger bandeau qui lui protégeait la paume, révélant une cicatrice fraiche mais très légère. Ragnar lui ralacha la main avec rage, et se détourna en se prennant la tête dans les mains. Son esprit tournait à tout vitesse, sa colère transpirait dans presque chacun de ses déplacements. Un regard glaciale mélé d’une touche d’incompréhension se porta sur Hanna, mais il se détourna pour ralacher sa colère sur Orlaithe.

C’est finit, tu rentres chez toi demain matin avec la prochaine expédition qui part ! Tu avais raison, ta place n'était pas ici.


Sans donner plus de détails, il les abandonna pour aller rejoindre le palais de la capitale. Bragg avait un regard inquiet, il observait à tour de rôle les deux jeunes femmes. Il s’adressa à Hanna

Tu pensais qu’il allait réagir comment ?

Elle haussa les épaules d’un air de dédain. Visiblement elle semblait assumer pleinnement, ce qui tira un soupire au colosse

Le pire, c’est que je pense savoir pourquoi tu l’as fait, et dans un sens je pense que tu as raison

Il quitta à son tour les deux femmes avec un sourire en guise d’excuse et partit derrière les pas de son chef et ami. Ragnar arriva au palais toujours aussi furieux. Sans crier gare il ouvrit une grande porte de chaine qui donnait sur une salle ou diverses personnes étaient réunies autour d’une grande table. C’était le conseil des celtes, divers représentants élus par le grand Khan afin de s’occuper des affaires courantes de la nation et veiller au respect des règles et des traditions. Immédiatement Ragnar demanda ce qu’il était venue chercher, l’annulation de la demande d’Hanna. Mais on lui offrit un refus polit et il insista sans plus de succès. Après tout, il les avait choisit justement pour leur intransigeance autant que pour leur sagesse. Bragg qui l’avait rejoins observait tout cela d’un regard inquiet pendant que Ragnar allait et venait à proximité de la table nerveusement. Puis soudain il s’arrêta, visiblement il venait de trouver une solution. Le guerrier géant mit quelques secondes à en venir à la même conclusion et interpela son ami

Tu es sûr de toi sur ce coup ? Pourquoi ne pas laisser faire ?

Ragnar se retourva vers lui, un sourire ironique au bord des lèvres. Il était piégé par ses propres règles et ses propres traditions. Le feu avec lequel il jouait depuis plusieurs semaines avait finit par le brûler. Il n'était plus question que d'elle et lui, mais de tout autre chose...

Ce dont tu t’empare est tiens, mais tu en es responsable… Il ne faut jamais oublier la fin de cette citation mon ami…


Bragg hocha la tête, visiblement pas d'accord avec son ami. Mais il était d'accord avec le Grand Khan. Un paradoxe qui représentait totalement la situation...Ragnar se tourna vers le conseil, prêt à exposer son nouvel argument.


******************


La nuit venait de tomber lorsque la fête terminait en apothéose dans la grande auberge de la capitale. La bière, les femmes, les hommes, et les diverses petites confrontations se rependaient dans une débauche joyeuse. Ragnar était une nouvelle fois dans son box avait Bragg, et comme souvent, de nombreuses chopes vides témoignaient de leur descente vertigineuse. Mais ce coup ci, Ragnar était sûr d’avoir de l’avance sur son ami.

C’est alors que Hanna et Orlaithe firent de nouveau leur apparition. La guerrière observa son chef de loin, essayant de sonder son regard. Doucement, les yeux bleus de Ragnar étaient entrain de reprendre leur reflet de colère. Une colère qu’il était parvenue à légèrement dissipé avec l’alcool et la compagnie de son ami. Sans un mot, il se mit à taper à plusieurs reprises sa chope sur sa table. Le bruit de la taverne s’estompa, et un silence tomba. Tout les regards se posèrent vers lui. D’un geste de tête, il fit signe à l’aubergiste de prendre la parole. Le bonhomme afficha un sourire rayonnant. Il hissa son corps légèrement gras sur son comptoir à l’aide d’un tabouret et entamma un discours alors qu’une de ses serveuses lui tendait une tablette de cuivre. Hanna se tendit, elle serra le bras d’Orlaithe comme inquiète. Cela correspondait à ce qu’elle voulait, mais quelques choses n’allait pas, le conseil n’avait pas pu répondre à sa demande si rapidement. L’aubergiste fit entendre sa voix grave et presque chantante de gaiété.


Mes amis ! Mes frères ! Comme vous le savez tous, je suis arrivé ici comme esclave, et je suis aujourd’hui un celte !

Immédiatement, la phrase fut accueillit par des cries, et des gobelets que l’on frappait sur les tables

Depuis, j’ai l’immense honneur de pouvoir annoncer dans mon établissement les affranchissements ! Notre famille s’agrandit et s’enrichit !

De nouveau des cries et les gobelets que l’on frappe. Tout en parlant il montrait avec ses mains plusieurs plaques suspendu au dessus de son bar. Seules deux étaient fendues, c’était les pactes de libérations des esclaves, et les deux détruites étaient celles qui s’étaient terminé par l’exécution du garant et de l’ancien esclave.

Aujourd’hui notre famille s’agrandit encore ! J’ai l’immense honneur de vous présenter Orlaithe Brydia ! Notre nouvelle guerrière celte ! La louve de Celtica !

Une bronca mémorable résonna dans la Taverne, des félicitations, des cries, des sifflements résonnaient partout. C’était étrange pour un peuple qui prônait l’esclavage de fêter autant la libération de l’un deux. Mais c’était là tout le charme et le paradoxe de leur culture. Et il était vrai qu’Orlaithe avait apprit à se faire respecter et apprécier. L’aubergiste planta le clou et accrocha la plaque écrite en celte et marqué d’un tache de sang dans l’un de ses coins.

Orlaithe est des nôtres ! Son garant est le Grand Khan en personne !

Pour répondre aux regards qui se tournaient vers lui, Ragnar leva sa main droite où trônait la même petite cicatrice qu’avait Hanna. Visiblement son plan était simplement de faire devancer sa propre demande afin de la courcircuiter. Voyant cela, les celtes partirent alors dans une nouvelle bronca immense, et la fête battit son plein. Alors que beaucoup venaient entourer la Lycan pour la féliciter, l’aubergiste déclara qu’il offrait sa tournée à tout le monde, ce qui, si besoin était, redonna de l’élan à la joyeuse assemblée. Lorsqu’Hanna et Orlaithe s’approchèrent du box, la colère n’avait toujours pas quitté le regard du chef des celtes. Immédiatement, il mit les choses au claire, s’adressant à Orlaithe alors que ses yeux eux étaient posée sur Hanna

Ne te méprend pas. Il est hors de question qu’un jour j’ai à la tuer par ta faute, c’est inenvisageable. Tu es libres, tu repart chez les tiens demain, ta vie ici s’arrête.


Sa libération était en soit une bonne nouvelle, mais cela l'avait ramener à la réaliter. Elle occupait ses pensées depuis des jours, elle était devenue importante pour lui. Pourtant il ne pouvait prendre un tel risque, et Hanna l'avait obligé à se retrouver devant ses responsabilités. Il était le grand Khan, le chef des celtes. Il était impressible qu'il puisse mettre tout cela en périle pour une Lycan... Ses yeux affichait une colère sans limite, et il était visiblement tendu. Pourtant derrière ses yeux bleus, derrière cette colère sans borne, une voile de tristesse et de désespoire lui brouillait la vue. Tout prennait fin, leur aventure et leurs espoirs. Pourtant il avait commencer à y croire...
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 2 Mar - 20:27

Les jours qui suivirent furent bien étranges pour Ragnar et Orlaithe. Ils ne cessaient de s’éviter, ne sachant gérer la situation. Le Grand Khan était très occupé avec ses affaires d’état, et la jeune femme eut le droit de s’entrainer avec les celtes sur le terrain nord de la capitale. Elle ne tarda pas à se faire une solide réputation, et on se mit doucement à la surnommée « la louve de Celtica ». Les guerriers les plus expérimentés venaient spécialement au terrain d’entrainement pour se mesurer à elle, et à chaque fois elle leur faisait mordre la poussière. Il arrivait que le chef celte vienne assister à ces combats, analysant tout les faits et gestes de la lycane.

Les levés de soleil se répétaient tandis que Orlaithe continuait les combats. Elle prit l’habitude de se rendre en forêt pour chasser et laisser libre court à sa rage. Elle n’avait jusqu’à présent jamais aussi bien contrôlé ses transformations, et elle se demandait parfois si la culture celte n’y était pas pour quelque chose. Elle passa de nombreuses nuits en compagnie de Ragnar, Bragg et Hanna. Chacun échangeait ses histoires, et chacun apprenait des deux races.

Un soir bien arrosé, ils s’endormirent au coin du feu, blottis l’un contre l’autre. Cela faisait quelque temps déjà qu’ils ne s’étaient pas autant rapproché. Lorsque le matin arriva, Ragnar était partit. Il ne s’était rien passé, mais cet élan de tendresse les rendait tout autant perplexe.

Le soir suivant, Hanna et Orlaithe se rendirent à l’auberge. Elles retrouvèrent le Grand Khan, ainsi que Bragg, installés dans le box privatif en charmante compagnie. La louve jaugea le chef celte avant de s’approcher du bar. Elle avait très bien compris son petit jeu, et elle ne comptait pas rester les bras croisés. La demoiselle se montrait entreprenante vis-à-vis de Ragnar, et cela avait le don d’énerver Orlaithe. Si seulement elle était sortie de l’auberge, elle l’aurait amoché avec grand plaisir !

Ragnar lui lançait parfois des petits regards, et cela ressemblait beaucoup à de la provocation. Durant tout le long de la soirée, les deux essayaient de se rendre mutuellement jaloux. La lycane était entourée de nombreux hommes, et elle ne se gênait pas pour user de son charme. Malheureusement elle était esclave, et pas n’importe laquelle puisque elle appartenait au Grand Khan… de ce fait personne n’osait réellement la toucher et son plan tombait à l’eau. La jeune femme finit par quitter la taverne, plus énervée que jamais. Il avait gagné cette manche, c’était certain.

Hanna s’empressa de suivre la guerrière, mais celle-ci lui intima qu’elle voulait rester seule ce soir, et qu’elle ferait mieux de ne pas la suivre. En effet, Orlaithe avait bien l’intention de se rendre dans la forêt, et d’y passer la nuit. Elle savait très bien ce qui allait se passer dans l’une des chambres de l’auberge, elle le savait, et cela la détruisait lentement… Son corps ne tarda pas à se transformer, la libérant de tout sentiment. La bête hurla dans la pénombre, brisant les troncs d’arbres et tuant tous les animaux sur son passage. Elle était devenue incontrôlable, et plus rien ne semblait traverser son esprit, seul la destruction comptait.

Les jours passèrent lentement, et un froid s’installa entre l’humain et la lycane. L’ambiance n’avait jamais été aussi tendue, et l’amour se changea peu à peu en haine. Les circonstances finirent toute fois par changer la donne, car trois jours après cette histoire, Orlaithe acceptait encore et encore les duels au terrain d’entrainement. Ce soir là, il y avait bon nombre de spectateurs, parmi eux demeurait Ragnar. Elle mit trois guerriers à terre et le dernier finit comme ses congénères. Les applaudissements résonnaient, et très vite un cercle se forma autour de la louve. Bragg la félicita de sa victoire et lui avoua se faire de l’argent avec les paris, ce qui fit rire Orlaithe. Cette dernière était trop occupée pour voir arriver son adversaire. Elle repéra Ragnar fendre la foule, et au dernier moment saisir la main de l’assassin. Il s’agissait du guerrier de toute à l’heure, visiblement frustré d’avoir perdu. Un silence de mort tomba sur l’arène, et le chef celte lui tordit le poignet d’un mouvement sec. Le bras suivit, et il se retrouva à nouveau au sol. La lame s’échappa de sa main. Ragnar hurla de colère après lui, car il avait osé lever la main sur son esclave. Il le menaça de lui couper la main s’il recommençait, puis ordonna qu’on l’éloigne d’ici. Bragg se porta volontaire et le jeta sans mal.

Orlaithe n’avait pas prit la parole, elle posa ses yeux sur Ragnar avant de sourire : Il venait de la traiter d’esclave, d’étrangère. Attrapant deux répliques de bois de ses armes, il recula vers le centre du cercle, invitant la louve du regard. Elle accepta le défi, sachant pertinemment que le Grand Khan s’était remis de ses blessures. Le combat commença, offrant un spectacle splendide. Les coups étaient secs et puissants malgré les armes de bois, et mieux valait les éviter. Ce duel leur permettait de relâcher leur frustration, leur colère. Pourtant il se transforma rapidement en danse de séduction, et Bragg et Hanna le remarquèrent bien assez tôt. Le plaisir était là, et encore une fois, il n’y avait plus qu’eux. La lycane finit par l’entrainer au sol, humant son cou comme l’autre nuit. Ragnar la fit alors basculer sur le côté, posant son arme sous sa gorge et mettant ainsi fin au duel... il se pencha alors vers elle et lui murmura à l’oreille.


Tu m’appartiens encore pour un moment…

Orlaithe rougit légèrement à cette remarque, mais reprit rapidement ses esprits. La nuit tomba et les celtes rentrèrent chez eux… Ragnar et Orlaithe prirent la direction de la forêt sans un mot. Elle savait très bien ce qui allait arriver, et elle le voulait plus que tout au monde. Ils n’attendirent pas d’être au sommet pour faire l’amour, et c’est au bord de la cascade que leurs corps se mélangèrent une nouvelle fois. Durant tout ce temps, ils n’avaient cessé de se désirer en secret, et c’est sans doute ce qui rendit leurs ébats si puissants et si passionnés. Lorsque l’aube pointa son nez, l’un comme l’autre gardèrent le silence. Ils continuèrent leurs caresses et leurs regards emplis de sentiments, puis décidèrent de bouger. Le petit bain les retint encore un peu, leur laissant le loisir de profiter quelques minutes de plus… ils descendirent la pente sans se parler, et le manège reprit de plus belle une fois à Celtica.

Une des expéditions de Ragnar venait tout juste de revenir dans la capitale, ce qui occupa le Grand Khan pendant plusieurs heures. Une journée de fête fut annoncée, mais Orlaithe et Hanna ne partagèrent pas la même joie que les autres. Perdue dans ses pensées, la louve ne vit pas arriver Ragnar, c’est lorsque la guerrière eut un mouvement de recul qu’elle revint à la réalité.


Ne me dis pas que tu as été aussi stupide !

Ragnar attrapa la main d’Hanna, arrachant par la même occasion le bandeau qui protégeait sa paume. Une cicatrice y trônait, et cela semblait mettre le celte en rogne. Orlaithe était dépassée par les évènements, elle ne comprenait pas ce qu’il se passait.

C’est finit, tu rentres chez toi demain matin avec la prochaine expédition qui part ! Tu avais raison, ta place n'était pas ici.

Les mots de Ragnar lui brisèrent le cœur. Qu’avait-elle fait pour mériter une telle attitude ? Partager entre le soulagement et l’incompréhension, Orlaithe cherchait désespérément des réponses dans les yeux d’Hanna et de Bragg. Le Grand Khan était déjà partit, empruntant le chemin qui menait au palais…

***

La fête se termina dans l’auberge, et les deux jeunes femmes suivirent le mouvement. Ragnar les repéra bien vite et se mit à taper sur la table avec sa chope. Les occupants de la taverne firent silence, et se tournèrent vers leur chef. Celui-ci invita l’aubergiste à prendre la parole tandis que Hanna serrait le bras de la louve avec inquiétude. Décidément, elle ne comprenait plus rien ! Le gaillard débuta son discours, racontant son passé d’esclave et sa libération. Il allait annoncer les affranchissements. Quels affranchissements ?

J’ai l’immense honneur de vous présenter Orlaithe Brydia ! Notre nouvelle guerrière celte ! La louve de Celtica !

La guerrière des Karaths s’étouffa presque avec sa bière quand elle entendit son nom. Son regard se posa automatiquement sur Hanna, comprenant enfin ce que signifiaient sa cicatrice et la réaction de son chef.

Orlaithe est des nôtres ! Son garant est le Grand Khan en personne !

Alors là, c’était la cerise sur le gâteau. Ragnar venait de lever sa main et de montrer à tout le monde sa propre cicatrice. Tout le monde était heureux et satisfait de cette décision, sauf ceux concernés. L’aubergiste offrit une tournée et les celtes reprirent leurs occupations. Hanna et Orlaithe se dirigeaient vers le box, ne pouvant s’empêcher d’avoir une légère appréhension.

Ne te méprend pas. Il est hors de question qu’un jour j’ai à la tuer par ta faute, c’est inenvisageable. Tu es libres, tu repars chez les tiens demain, ta vie ici s’arrête.

La lycane était vraiment libre, elle n’en revenait pas, et pourtant, elle ne pouvait se réjouir d’une telle nouvelle. Ragnar Aledan occupait ses pensées chaque jour, et le quitter si subitement ne lui plaisait guère. Avec le temps Orlaithe s’était presque habituée à vivre à Celtica, et elle appréhendait énormément son retour à Orlyën. Elle était très reconnaissante envers Hanna, car elle savait très bien que Ragnar ne l’aurait jamais fait sans son acte. Leur aventure prenait donc fin, et leurs espoirs de partager enfin au grand jour leurs sentiments s’envolaient au loin.

Je te remercie pour ta considération. Dit-elle d’un ton monotone.

Orlaithe Brydia inclina la tête, puis décida de quitter la taverne. Elle ne voulait pas participer à la fête, et elle ne voulait pas boire. Pour la première fois depuis leur première nuit passée ensemble, elle rentra chez Ragnar. Sa maison lui manquait, l’odeur qui y régnait lui manquait, et elle était déjà nostalgique de la capitale. Demain, elle s’en allait, demain, tout finissait. La nuit promettait d’être longue… se jetant sur le lit du Grand Khan, elle s’enveloppa dans les couvertures et s’endormit avec la boule au ventre.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 2 Mar - 21:25

Etrangement, la réaction son amante lui déchira le coeur. Ses yeux bleus la suivirent jusqu'à ce qu'elle eut franchit la porte, et pour la première fois, sans qu'Hanna ne soit sur ses talons. Elle était libre, la guerrière n'avait plus à la suivre partout. Son regard se porta sur sa bière, observant la mousse, perdu dans ses pensées. Il espérait quoi ? Qu'elle allait refuser de partir pour rester avec lui ? L'homme l'avait espéré. Le Grand Khan lui se réjouissait de son départ. Elle était trop dangereuse. Elle représentait une cible pour ses opposants, une possibilité d'ennuit pour lui. Et une distraction qu'il ne pouvait pas se permettre... Bragg lui donna une tape dans l'épaule, le ramenant à la réalité. Il leva ses yeux et tomba sur Hanna qui le regardait. Il soupira

Je ne t'en veux pas, tu pensais bien faire, et dans un monde idéal tu avais raison. Cela me touche que tu es pris un si gros risque... Mais je suis le grand Khan, je ne peux pas tout me permettre...


La guerrière haussa les épaules, le regarda de ses yeux perçant comme pour lui transmettre son point de vue et s'éloigna à son tour, le laissant avec son alcool et son ami. Bragg lui semblait presque aussi triste, il n'aimait pas voir Ragna dans cet état. Il lui tendit une nouvelle bière avec un sourire

Voila pourquoi je n'ai jamais voulut etre chef de quoi que ce soit. Les responsabilités sont des chaines qui te retiennent mon ami. Et c'est justement parceque tu as choisis ses chaines que je te respecte.

Ragnar afficha un sourire ironique. Oui il avait choisit ses propres chaines. Mais les choses étaient différentes. Il n'avait rien à perdre, il n'avait rien qui le retenait ou qui le détournait de la route que lui avaient tracé les dieux... Il accepta la chope et la vida presque d'une traite. Balayant la salle du regard, il ne parvenait pas à faire disparaitre la rage qu'il avait au coeur, et cette détresse qui le saisissait. Après quelques minutes, et s'excusa auprès de Bragg et quitta à son tour la soirée. Il avait besoin de s'isoler,.

Ses pas l'emmenèrent sur le bord de la plage. L'aire frais lui vivifiait le visage. Mais son esprit était toujours embrumé d'une tristesse sans fond. Il était perdu... Son coeur et toute son ame criait son envie de rejoindre Orlaithe et de la garder auprès de lui. Mais il ne pouvait pas. Il était son garant, la moindre erreur de la jeune femme lui couterai la vie. Et cela voulait aussi dire lui faire pleinnement confiance... Et si elle avait fait tout ça juste pour essayer de rentrer chez elle ? Et si elle c'était simplement foutu de lui ? Rien qu'à cette pensée, la rage le summergea. Il attrapa un petit bout de rocher qu'il envoya de toute ses forces dans la mer. L'océan aborba le choc quasiement sans aucun bruit. Les dieux se moquaient-ils de lui ? Ou c'était un test pour vérifier s'il était vraiment capable de tout pour réussir ?

Après quasiement deux heures à marcher le long de la mer, il regagna sa demeure. Sa rage qu'il avait transpirer toute la journée avait disparu, il ne restait plus que de la tristesse, et se sentiment de vide que laissait le départ d'Orlaithe. Pourtant elle n'était pas encore partit. Il aurait tellement voulut pouvoir partager un dernier moment avec elle, mais il ne savait pas où la Lycan avait déguerpit. Et puis, c'était sans doute mieux comme ça... Ce n'était peut-etre pas une bonne idée de se torturer jusqu'au dernier moment...

Son échapatoire ne fut que de courte durée. Car lorsqu'il rentra chez lui, c'est dans son propre lit qu'il trouva la jeune femme. Il resta interdit quelques secondes, sans bouger comme suspendu. Il hésita à faire demi-tour, à fuir au plus vite cette tentation. Pourtant c'est finalement un pas en avait qu'il fit. Sans faire de bruit, il vint se poser sur le bord du lit dans le dos de son amante. Il hésita, mais finalement sa main vint doucement caresser le haut du dos de la jeune femme. C'était presque plus fort que lui.. D'une voix douce qui était presque un murmure il lui souffla...


C'est sans doute mieux comme ça.. C'était un beau reve. Mais les reves se terminent toujours...


Délicatement il retira sa main. Elle dormait probablement... Il se demanda si elle était heureuse de pouvoir retrouver les siens. une chose qu'elle avait toujours clamer. Enfin elle pouvait retourner chez elle. Il soupira doucement, et se laissa tomber sans un bruit à coté d'elle. Allongé sur le dos, il regarda la plafond de sa chambre. La situation était presque comique. Cote à cote, mais sans se toucher. Elle avait changer sur Celtica, c'était une évidence, mais elle l'avait changer lui aussi. La question était de savoir ce qu'il allait tirer de tout cela...
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Lun 3 Mar - 19:59

Orlaithe dormait profondément dans le lit du Grand Khan quand il arriva chez lui. Sa main vint caresser le haut de son dos avec tendresse, et elle commença à remuer dans les draps.

C’est sans doute mieux comme ça.. C’était un beau rêve. Mais les rêves se terminent toujours…

La voix de Ragnar réveilla la jeune femme, mais elle ne bougea pas pour autant. Il venait de s’allonger sur le dos, les yeux rivés vers le plafond. Ils se retrouvaient finalement côte à côte, même si pour le moment rien ne se passait. Elle n’osait pas se retourner vers lui, croiser son regard et affronter encore une fois la dure réalité… elle attendit encore quelques minutes dans le silence, puis décida de briser la glace.
J’aurai aimé ne jamais me réveiller…

Orlaithe se redressa dans le lit, plongeant son regard dans le sien. Celtica l’avait changé, et la rencontre de Ragnar aussi. Aujourd’hui plus que jamais elle se sentait apaisée, et presque épanouie. La nouveauté que lui avait offerte cette aventure était enivrante, et elle ne souhaitait pas retrouver sa vie d’avant. Glissant ses doigts entre les siens, elle serra sa main avec une certaine tristesse sur le visage.


Je ne voulais pas te mettre dans l’embarras. Je sais ce que ton statut de Grand Khan représente. Le mieux c’est que je rentre chez moi…

Orlaithe ne serait qu’un poids pour lui ici. Si par malheur elle faisait une faute à Celtica, une faute impardonnable, Ragnar devrait assumer les conséquences de ses actes. C’était impensable pour la louve.

Tu vas me manquer. Dit-elle dans un murmure.

Lentement elle se laissa guider par son instinct… elle vint l’embrasser fougueusement, l’enlaçant de ses bras. Elle sentait l’excitation monter dans son corps peu à peu, et elle se surpris à se placer à califourchon sur lui quelques secondes après. Cette nuit encore, ils se donnèrent l’un à l’autre, s’aimant plus que jamais. Elle le griffa à maintes reprises, l’embrassant un peu partout où elle le pouvait. C’était la première fois qu’elle ressentait de tels sentiments pour un homme, pour un humain... mais n'était-ce pas un trop gros poids à porter ?

Lorsque leurs ébats prirent fin, elle resta allongée contre lui, légèrement tremblante. Les dernières semaines à la capitale lui revinrent en mémoire et elle se retint de pleurer. Elle ne devait pas se montrer faible, son cœur s’était attendrit avec le temps, mais elle ne voulait pas souffrir d’avantage. Être guerrière de la meute de Karaths était une responsabilité, et elle ne comptait pas décevoir l'alpha.


Tu as couché avec cette femme n’est-ce pas ? L’autre nuit à l’auberge… je le sais. Ton odeur était différente le lendemain.

Rien que d’en parler était une épreuve. Cette nuit là elle avait fait un réel carnage dans la forêt. Fort heureusement, Ragnar n’en savait rien… Orlaithe n’eut pas le temps d’entendre la réponse du Grand Khan, elle s’endormit dans ses bras, un petit sourire aux lèvres.

***

Le lendemain elle se réveilla aux aurores et partit voir Hanna chez elle. Elle toqua à sa porte puis entra en annonçant sa venue. Elle n'allait pas partir sans lui dire au revoir! Elle trouva la jeune femme assise au fond du salon, un livre dans les mains. Orlaithe ne pouvait s'empêcher de gigoter dans tous les sens. Hanna était une guerrière remarquable, et elle avait apprit à l'apprécier au fil des semaines. C'était d'autant plus dur de partir de Celtica!

Hanna, je sais tout ce que tu as fais pour moi et je t'en remercie. Tu es une fille bien, et je ne t'oublierai pas...

Orlaithe s'approcha alors de la celte et lui prit la main. Elle déposa un baiser sur sa cicatrice.

Prend soin de toi.

La lycane lui adressa un sourire chaleureux, puis partit en silence. Les adieux n'avaient jamais été son fort, et la suite promettait d'être bien pire. Elle n'avait pas de bagage puisqu'elle était arrivée sans rien. C'est donc les mains vides qu'elle se dirigea vers le port de Celtica. Un bateau était amarré. Il s'agissait du bateau qui partait pour la prochaine expédition, et qui allait la ramener auprès des siens.

La louve se tenait là, debout devant ce gigantesque navire, la peur au ventre. Comment serait-elle accueillie par les lycans ? Qu'allait-elle leur raconter à propos de ces mois d'absences ? Et surtout, est-ce que Ragnar Aledan allait venir lui dire au revoir ? De nombreuses questions se bousculaient dans sa tête, et Orlaithe commença à faire les cents pas.

Deux heures plus tard, les celtes commencèrent à envahir le port. Il y avait une agitation pas croyable! Ils se bousculaient, courraient, et parfois même criaient. Ils devaient se dépêcher de charger les provisions nécessaires, ainsi que les armes sur le bateau. L'encre n'allait pas tarder à être relevée, Orlaithe le sentait. Elle fit quelques pas en direction du navire, le cœur lourd, et puis elle décida de se retourner une dernière fois... c'est alors qu'elle vit le Grand Khan à l'horizon, et un sourire illumina son visage. Finalement, il était venu.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Lun 3 Mar - 21:24

Le regard toujours posé sur son plafond, il se laissait divaguer dans ses pensées. Que faisait-il ? Elle était juste à ses cotés, une femme qu'il avait attisé sa curiosité, qu'il avait détester, qui l'avait attiré,... Une femme qui maintenant lui occupait son esprit. Pourtant il savait que c'était une mauvaise idée. C'était une menace pour lui. Pour plusieurs raisons. La première était qu'en faisant la moindre erreur, maintenant qu'il était son garant, elle pouvait entrainer sa chute... La deuxième était plus politique. Elle était une cible pour ses adversaire par laquelle ils pouvaient l'atteindre, sans compter que les plus traditionnalistes d'entre eux ne respecterai jamais cette liaison... Pourtant elle l'attirait tant !
Soudain il la sentit boufer à ses cotés, elle vint déposer son regard dans le sien alors que leur doigts s'entremellaient. Ce regard, ce regard de braise qui ne faisait que faire fondre la glace du sien. Le bleu contre l'or, un combat de couleur et de sentiments...
Son raisonnement était logique et la meilleurs, pourtant il ne pouvait pas ignorer cette boule au ventre qu'elle avait déclancher. N'est-ce pas pourtant lui qui avait ordonné son départ quelques heures auparavent ? Il était trop tard pour faire machine arrière, et trop imprudent...


Oui, c'est le mieux pour nous deux... Tu retrouvera enfin les tiens...


Il allait lui manqué. La phrase pouvait sembler banale pour beaucoup, pourtant c'était une petite révolution. Car pour ce couple éphémère et étrange, c'était la première fois que l'un d'eux formulait pleinement un sentiment. Ragnar sentit son coeur se serrer d'avantage. un sentiment qui le perturbait et qu'il répugnait. Il n'avait pas à l'avoir, pas avec elle, et encore moins maintenant... Il ne répondit pas, incapable de formuler avec des mots se qu'il ressentait. Alors que la louve venait prendre place sur lui, c'est son propre corps qui lui offrit une réponse: Un baiser, passionné qui à lui seule laissait transparaitre ce qu'il pouvait ressentir. Ses mains parcouraient le corps de son amante, cherchant la moindre parcelle de cette peau tant désirée. Ses doigts allèrent tendrement se glisser sous le tissue, cherchant encore et toujours se plaisir, cette sensation alors que son corps battait à tout rompre. Aucune bataille, aucune peur et aucune joie ne pouvait offrir une telle montée d'adrénaline... Ils s'aimèrent passionnement, parfois un peu trop. Mais avec une tendresse et une douceur inégalable et à l'image de leur liaison. Bien plus tard, lorsqu'ils n'eurent plus l'énergie de continuer mais que leur corps reffusaient de se séparer pour cette dernière nuit, il l'envellopa de ses bras, agitant doucement sa main par moment, comme pour prolonger ses caresses.
Elle lui parla alors de la femme de l'auberge. Ragnar en fut surpris, il ne s'y attendait pas, et pour etre franc, il l'avait totalement oublier. Elle et cette nuit passé dans l'auberge. Meme si c'était une autre femme, ses pensées avaient été pour elle, mais lui avouer était une toute autre affaire. Avant de pouvoir formuler sa réponse, il sentit la respiration de sa compagne s'adoucir, signe que le sommeil l'avait emporté. Il sourit légèrement, amusé avant de très vite la rejoindre, la fatigue l'emportant rapidement...

Au petit matin, il la sentit à peine partir. La grace de la jeune femme lui avait permis de se soustraire de ses bras quasiement sans qu'il ne le remarque. Ce n'est que le bruit de la porte qui se fermait qu'il le tira définitivement de son sommeil. L'impression de vide et de manque le saisit sur l'instant. Il se redressa sur le lit, et garda son regard sur la porte. Il aurait aimé pouvoir profiter d'avanage de ces derniers instants... L'esprit ailleurs, il s'habilla, et prit le chemin du palais. Les derniers touches devaient etre mise sur la dernière expédition. Il n'y participait pas, ces voyages étaient un moyen de récomposer certains guerriers et certains officier. Ragnar leur en laissait la gloire, ils allaient sur des terrains qu'il connaissait déjà, seul la suite lui importait...

Après un long moment, il prit à son tour le chemin du port. Les cérémonies de départ allaient avoir lieux. Alors qu'il descendait les chemins jusqu'aux 5 navires qui était quasiement sur le départ, il vit Orlaithe. Ainsi c'était donc la fin. L'impression de son coeur qui se comprimait ne voulait le quitter. Il se dirigea vers elle, et lui afficha un léger sourire:


Viens avec moi, tu es une celte maintenant...


Il l'entraina avec lui sur la petite place. Là, tous les guerriers et guerrières étaient entrain d'attendre. Ragnar abandonna quelques instants la lycan pour présider la cérémonie. Sur le quai, il offrit un imposant taureau aux dieux en l'égorgeant juste au dessus de la mer. Une grande coupelle récupéra le sang, Bragg s'en saisit, et accompagna son chef vers les guerriers.

Braves guerriers, les dieux vous observeront et vous accompagneront dans votre aventur. J'espère qu'ils vous ramèneront tous à moi de nouveau. Dans le cas contraire, je vous rejoindrai avec fierté au Valhala lorsque mon heure sera venue...


Un cri de guerre lui répondit. Il trempa sa main dans le sang du sacrifice, et passa entre les guerriers, leur appliquant un à un le sang au niveau du coeur. Une fois qu'il avait reçu sa bénédiction, chaque guerrier allait dire au revoir à ses proches et prennait la direction du navire qui lui était assigné. Ragnar termina par Orlaithe. Sans quitter son regard, il lui appliaqua le sang dans une caresse douce, se retennant de divaguer sur sa peau. Bragg lui afficha à son tour un sourire amical avant de s'éclipser dans un salut de la tete. Le Grand Khan afficha un regard triste. Il savait pourtant que c'était la meilleur chose à faire, pourtant son coeur lui hurlait le contraire. Doucement, il se pencha pour l'embrasser, lui offrant une dernière fois ses lèvres. C'était la premier le premier baiser qu'ils échangeaient en publique bien que peu n'y fire attention, mais c'était probablement le dernier. Ses bras l'enlacèrent tendrement, et lorsqu'il parvint à grande peine à séparer ses lèvres des siennes, il lui chuchota doucement.

Je prie les dieux que nos routes ne se croisent pas de nouveau...


C'était l'exacte opposé de se qu'il pensait, mais s'ils se revoyaient, il y avait très peu de chance qu'ils ne soit autre chose que des ennemis... Il était triste, mais la vie était ainsi. Il se demandait pourquoi les dieux lui avaient alors envoyé..

Tu ne m'appartiens plus Orlaithe. J'espère que ta vie sera aussi longue que possible et qu'elle te rendra heureuse car tu le mérites. Que les dieux te protèges...


Il se força à grande peine à ne pas l'embrasser de nouveau. Un dernier sourire, et il se sépara d'elle, gardant sa main dans la sienne jusqu'au dernier moment. Puis il tourna les talons, fermement décidé à aller noyer sa peine dans des litres de bières. Brafg devait surement déjà l'y attendre...
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Une rivière et du sang

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