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 Une rivière et du sang

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MessageSujet: Une rivière et du sang   Mer 29 Jan - 15:51

Le calme après les combats… Le preimier pillage avait été un franc succès. Une bonne 20e d’exclaves dont 8 hommes étaient entrain d’être emmener vers le navire. De l’or, deux bêtes et des armes prenaient le même chemin. Tout ça pour 4 blessés et 1 seul mort. Que les dieux avaient été cléments.

Tout avait commencé pendant la nuit. Ils avaient remontés une rivière jusqu’à une forêt où ils avaient pu débarquer en toute discrétion. Après un rapide tour des environs, ils avaient pu repérer un village de taille respectable et très peu protégé. L’attaque eut lieux à l’aube alors que seuls quelques uns des plus courageux étaient déjà hors de leur couche. Si l’on pouvait qualifier cela de bataille, on aurait dit qu’elle était totalement déséquilibrée. Pris par surprise, et face aux Celtes puissamment armés, ils n’avaient rien pu faire. La milice du village était bien trop désorganiser pour opposer une résistance quelconque. En moins de deux heures, tout était plié. Ragnar et ses hommes purent repartir avec leur butin.

Mais la sorcière les avaient prévenu. Ils n’étaient que des paysans, et les fuyards avaient pu prévenir leur maître. De vrai soldats se lanceraient bientôt à leur poursuite. Ragnar aurait très bien pu repartir avec ses hommes avant qu’ils soient sur leur trace. Mais il avait besoin de savoir ce que valaient au combat les « guerriers » de cette partie du monde. Aussi, il restait en arrière, à la lisière de la forêt avait le gros de ses hommes. Et il attendit.

Le soir venu, son éclaireur lui annonça l’arrivée d’une 40e de soldats. Décrit comme couvert d’acier, ils avançaient de manière organisée, et l’homme qui les menait était le seul à cheval. Le grand Khan était soulager, un combat face à une cavalerie aurait été peut-être un peu trop. Ils n’avaient pas pour habitude d’avoir des montures de guerre dans son pays, et il n’avait aucune idée des techniques à employer contre ce genre de groupe. Il aurait donc un peu plus de temps pour s’en occuper.

Sa hache et son bouclier encore sur son dos, il attendit de pied ferme son adversaire. Ses doigts jouaient avec la lame d’une de ses haches de jet en tapotant le fil. Ses hommes juste derrière lui montrait leur excitation d’un vrai combat, et était pressés de se mesurer à ses hommes d’acier. Quelques minutes plus tard, la petite armée fut en vue. En voyant qu’ils étaient attendus, quelques ordres furent donnés par l’homme sur sa monture et une ligne se forme face à eux, visiblement prêt à en découdre. Dans un sens, Ragnar admira la discipline qu’il pouvait voir dans la formation de son adversaire. Ses propres hommes étaient des guerriers impitoyables et brutaux, mais ils n’étaient pas encore capables d’une telle formation.

Déposer vous armes ou vous mourrez. C’est surement ce que venait de crier le chef de ces soldats. Ragnar n’en était pas sûr, il avait appris la langue de ce pays, mais la pratiquer était tout autre chose et il avait un accent légèrement différent de la sorcière. Mais le sens était clair. En guise de réponse, il décrocha une de ses haches et la lança vers la monture. La lame se planta quelques mètres devant lui. Un instant de silence, et une clameur suivit l’ordre de charge. Les yeux bleus du Khan firent presque un instant émerveillé de la faculté du groupe adverse de maintenir leur formation tout en avançant. Mais ils les avaient sous estimé. Ces Celtes étaient prêts.


Garder moi au moins un prisonnier, faites ce que vous voulez des autres. Que les dieux soient avec vous.


Ses hommes acquiescèrent et battirent en retraite. Ragnar afficha un sourire de défiance aux chefs adverses et les suivit. Le piège était évident, mais ses hommes étaient lancé, il ne pouvait plus faire machine arrière. Le combat était équilibrer en terme de nombre, mais il était déjà plier…
Les celtes continuèrent de courir sur plusieurs mètres, les soldats sur leur talon. Quand d’un coup, des flèches virent en faucher quelques uns. Ralentissant la charge sous la surprise, les soldats s’arrêtèrent à la recherche des tireurs. Une seconde salve les obligea à se disperser pour se mettre à l’abris. Entre temps, Ragnar et ses hommes s’étaient arrêté, et fondaient maintenant sur les soldats en criant. Désorganiser par le terrain et les tirs, la bataille tourna rapidement en un corps à corps sanglant. La sauvagerie des celtes dans ce pugila fit rapidement bancher la balance. Couvert du sang de ses victimes, Ragnar repéra le chef adverse qui contemplait les dégâts. Eperonnant sa monture, il fondit sur lui. Le khan souleva son bouclier mais trop tard, l’épée transperça la protection et n’arracha qu’une cicatrice à son épaule que grâce à sa plaque de protection. Tournant sur lui-même, il lança sa hache qui vint se figer dans la colonne de l’homme qui tomba. Se relevant en jurant, Ragnar regarda autour de lui et contempla le massacre. L’escarmouche était finit, ses hommes avait fait quatre prisonnier. Un des leur gisait au sol la gorge transperça par une lance et quelques uns pensait leur blessure. L’un ne survivrait probablement pas au trajet retour.

Le grand Khan se porta alors vers les prisonniers mal en point et les observa. Un seul osa le regarder dans les yeux, comme un défit. Il soutint se regard avec un sourire et le désigna.


Emmenez celui-là, il a l’aire intéressant. Tuer les autres. Je vous rejoins au navire…


A peine avait-il tourné le dos que les lames c’étaient abattu sur les infortunés. Il alla sortir sa lame du dos de son dernier adversaire et prit le chemin de la rivière. Depuis qu’il était devenu le Grand Khan des Celtes, les moments de solitude étaient rares. Et cela lui manquait. Maintenant que tout danger était écarté, il pouvait s’en offrir un.

Il rejoignit la rivière et y nettoya son bouclier et sa hache. Enlevant son haut et sa plaque, il s’avança un peu plus dans l’eau pour s’y nettoyer le visage et le haut du corps, insistant sur sa plaie. Il observa un instant son sang mélanger à celui de ses adversaire disparaitre dans le cours d’eau. Ce n’était pas passé loin, il faudra rapidement qu’il trouve comment gérer ce problème de cavalerie. Si un seul avait pu lui faire ça si facilement, comment ses hommes pouvaient-ils résister à un groupe entier ?..
Sa réflexion fut arrêtée net par un bruit derrière lui dans les fourrés. Se retournant, il agrippa le manche de sa dernière hache de jet et scruta la rive. Ses yeux bleus cherchaient la cause du bruit dans la trouvé. Ce n’était pas un de ses hommes, ils avaient pris le chemin du navire. Un rescapé de la troupe ennemie ? Ajustant sa prise pour être prêt en cas de besoin à lancer sa hache, il improvisa en criant :


Montre toi, je sais que tu es là…

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Jeu 30 Jan - 23:16

La silhouette d'une bête gigantesque apparaissait doucement à travers les arbres de la forêt d'Orlyën. Orlaithe avait revêtu sa forme animale dès l'aube... son estomac était vide, et la rendait d'autant plus dangereuse. Les autres lycans n'osaient pas se frotter à elle, c'était une guerrière redoutable, et une des lycanes les plus sauvages de la meute des Karaths. Le moindre bruit aux alentours, et la bête s'arrêtait, lâchant un léger grognement. Elle reniflait l'air, cherchant inlassablement une proie.

Plus les minutes passaient, et plus elle s'éloignait du campement. Très bientôt, elle entendit des hurlements déchirer le ciel. La louve releva la tête, et tendit l'oreille. On aurait dit une attaque. Qui donc osait venir troubler la tranquillité des lycans ? Orlaithe se rendit sur les lieux en deux trois mouvements, restant dans l'ombre. Il s'agissait du petit village de paysans, ils étaient attaqués, pillés. Les voleurs repartirent avec le butin, laissant derrière eux un bon festin. Déchirant la chair, brisant les os, Orlaithe ne laissa rien des corps qui gisaient.

Pour autant ce n'était pas terminé, car plus tard dans la soirée, une bataille éclata à la lisière de la forêt. La louve était repue, mais pour une raison inconnue, elle avait suivit le groupe de voleurs. Elle se léchait encore les babines, pleines de sang, quand elle sentit une douleur la foudroyer. Ah... il était donc temps de reprendre forme humaine... s'éloignant un peu, elle se laissa tomber lourdement sur le sol. Elle se tordit dans tous les sens, révélant des bruits sinistres, jusqu'à ce qu'elle redevienne une femme. Ne souhaitant pas rester nue, elle s'approcha d'un groupe d'hommes, et brisa la nuque de l'un d'entre eux. Elle avait agit avec discrétion, prenant soin de choisir le plus isolé. Ensuite, elle ramassa son arme et n'hésita pas à lui prendre ses vêtements. Elle était très intriguée, que venaient-ils faire ici ?

Elle grimpa à un arbre, et attendit sagement que le combat se termine. Des prisonniers furent emmenés, bien qu'un seul fut épargné. Qui sait ce qu'ils lui réservait par la suite... Le silence retombait sur Orlyën. Le chef donna ses ordres, et partit de son côté, en direction de la rivière. Il était peu prudent de s'aventurer seul dans cette forêt... surtout lorsque l'on ignorait à qui elle appartenait. Orlaithe descendit, lame en main, et suivit le grand homme.

Elle le trouva facilement, nettoyant son bouclier et sa blessure dans l'eau fraiche. Regardant le reflet de l'eau, il semblait songeur. Et oui... un peu plus bas et cette blessure aurait pu lui être fatale! Excitée comme un louveteau, Orlaithe fit du bruit dans le fourré, ce qui attira l'attention du guerrier. Il était trop tard pour fuir, et ce n'était pas dans ses habitudes.


Montre-toi, je sais que tu es là…

La jeune femme se releva, épée en main. L'homme ne tarderait pas à comprendre qu'elle avait tué un de ses guerriers, tout ce qu'elle portait ne lui appartenait pas. Le regard fier, elle s'avança d’un mètre ou deux. Il avait beau tenir une hache, et être très fort, elle ne se laisserait pas intimider. Notre lycane était elle aussi une bonne guerrière, une des meilleures de la meute. Ses nombreux tatouages représentaient toutes ses victoires, et elle n’hésiterait pas à en rajouter sur sa peau si cela était nécessaire.

Qui que tu sois, tu devrais partir et emmener tes larbins. Vous n'êtes pas les bienvenus ici. dit-elle sèchement.

Les lycans ne tarderaient pas à rappliquer avec le vacarme de cette nuit… De plus, l'odeur du sang imprégnait l'air, et cela ne présageait rien de bon. Heureusement pour lui, Orlaithe avait déjà bien mangé, grâce à eux il faut l'avouer. Essuyant la commissure de ses lèvres, elle retira la dernière tâche rougeâtre.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Lun 3 Fév - 23:57

Une ombre sortie du bois devant lui pour devenir une femme. Ragnar fronça les sourcils. Elle portait les vêtements d’un Celte, pourtant elle ne faisait pas partie de son expédition, il en était sûr pour la simple et bonne raison qu’il connaissait le moindre de ses guerriers et guerrières. Il était sur ses gardes. Pour pouvoir tuer un de ses hommes et avoir le temps de s’approprier ses vêtements sans être inquiété, c’est qu’elle savait s’y prendre. Il avait en horreur ce genre de personne. Des assassins, aucun honneur, aucune gloire, rien que les dieux peuvent appréciés.

C’est lorsqu’elle ouvrit la bouche pour parler qu’il perçu les traces de sans vers sa bouche. Intrigué, il l’observa. Du cannibalisme ? Etonnant, visiblement ce monde avait encore beaucoup à lui apprendre. Elle lui avait adressé une mise en garde, lui sommant de partir. Rien de mieux pour le motiver à faire tout le contraire. Il afficha un sourire, et commença à regagner la rive d’un pas lent, se dirigeant vers ses affaires. Toujours sur ses gardes par sécurité, il afficha un léger sourire alors que ses yeux bleus analysaient sans aucun complexe son interlocutrice. Elle était plutôt pas mal faite, ce qui était quelques choses d’appréciable. Puis elle semblait dégager de la force. Une esclave intéressante en somme… Se concentrant quelques instants, il répondit dans cette langue qu’il métrisait que depuis peut.

Et pourquoi je partirai ? Ce continent regorge de richesse et d’esclave. Vos métaux semblent également bien meilleurs que les nôtres.


Parlant toujours avec un fort accent, il écarta les bras comme pour s’adjuger un argument supplémentaire, juste au dessus de ses équipements.

Qui c’est qui va m’arrêter ? Ces pitoyable soldats que l’on vient de tuer ? A moins que tu comptes mettre à terme à ça à toi toute seule… Ta seule chance est de me tuer, et ton opportunité est réduite, frappe maintenant si tu l’oses.


Joignant le geste à la parole, il ramassa son bouclier et sa hache alors que celle de jet venait reprendre ça place à sa ceinture. Ses yeux clairs continuaient d’observer la jeune femme, la dévisageant avec avidité. Son petit sourire n’était toujours pas parti. La situation l’amusait. Et au plus haut point. Un mélange entre de la curiosité et de l’excitation.
Il réduisait doucement la distance entre eux deux. Il était septique quant à l’envie de son interlocutrice de l’arrêter. Elle n’était pas intervenue lors des deux batailles, et si elle voulait elle aurait pu l’attaquer depuis un moment. Alors pourquoi ?
Il commença à lui tourner autour, l’observant à la fois comme un prédateur tournant autour de sa proie, que comme un jeune chiot qui observait un nouveau jouet. Il jouait distraitement avec le manche de sa hache.

Qu’est ce que tu es ? Une sorte de sorcière cannibale ? Si tu te baladais nue, il ne fallait pas te gêner à t’habiller pour moi..


Un petit rire, une moquerie. Elle l’intriguait. Mais que pouvait-il bien en faire ? Dans tout les cas, il fallait qu’il reste prudent.

Tu m’intrigues. Je suis curieux de voir ce que tu vaut.

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mar 4 Fév - 20:46

L’homme semblait plutôt intrigué par Orlaithe, tout comme elle était intriguée par lui. Il est certain qu’on ne croise pas tous les jours une femme de son genre, encore moins lors d’une balade en forêt. Mais il faut croire que ce Celte ne connaissait pas grand-chose à la forêt d’Orlyën et de ses occupants. Un sourire s’afficha alors sur son visage, tandis qu’il regagnait ses affaires sur la rive. Malgré les apparences, il restait sur ses gardes, prêt à contrer une quelconque attaque. Il se mit ensuite à la reluquer sans la moindre gêne, ce qui fit froncer les sourcils de la lycane. Pour qui se prenait-il à la fin ? Elle allait vite le remettre à sa place s’il continuait.

Et pourquoi je partirai ? Ce continent regorge de richesse et d’esclave. Vos métaux semblent également bien meilleurs que les nôtres. Il écarta les bras, l’air menaçant. Qui c’est qui va m’arrêter ? Ces pitoyable soldats que l’on vient de tuer ? A moins que tu comptes mettre un terme à ça à toi toute seule… Ta seule chance est de me tuer, et ton opportunité est réduite, frappe maintenant si tu l’oses.

Ne me tente pas guerrier. répondit-elle en souriant. Et puis d’ailleurs, je me contre-fiche des soldats que toi et tes compagnons ont tués, ils m’ont sans doute bien servis.

Orlaithe le regarda prendre son bouclier et sa hache, impassible. L’occasion était belle, c’est sur. Il était seul, et trop loin de son armée pour que ses cris n’alertent qui que se soit. Mais notre lycane avait d’autres projets pour lui. Le Celte commençait à tourner autour d’elle, comme un chasseur avec sa proie. Seulement voilà, elle n’était pas la proie.

Qu’est ce que tu es ? Une sorte de sorcière cannibale ? Si tu te baladais nue, il ne fallait pas te gêner à t’habiller pour moi...

Une sorcière cannibale ? Tu en as de l’imagination. Quant à ma nudité, cela n’aurait pénalisé que toi… les hommes sont trop obnubilés par le corps des femmes, tu serais mort trop vite.

Tu m’intrigues. Je suis curieux de voir ce que tu vaux.

Pour ta gouverne, j’appartiens à la race des Lycans... Peut-être en as-tu entendu parler ? Notre campement se trouve à quelques lieux de là, voilà pourquoi je t’ai recommandé de partir. L’odeur du sang est si perceptible…

Suivant le regard de son interlocuteur, elle gardait ses doigts bien serrés sur le manche de l’épée. Elle ne se sentait pas particulièrement en danger pour le moment, mais mieux valait rester prudente. Orlaithe tournait de temps à autres la tête vers la droite, tendant l’oreille au cas où ses confrères accourraient jusqu’à eux. Attirer l’attention n’était pas recommandé pour le Celte, car il se pourrait qu’il finisse en charpie…

Tu parlais de richesse et d’esclave… Tu es donc un voleur ? Cela n’a rien de très glorifiant. Le pillage, c’est pour les faibles, et les faibles ne m’intéressent pas sache le.

Il avait intérêt à avoir plusieurs cordes à son arc, car auquel cas Orlaithe ne ferait qu'une bouchée de lui. S'il n'avait rien à lui apporter, pourquoi le laisserait-elle en vie ?
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mer 12 Fév - 11:58

La première chose qu’il perçu, ce fut ce froncement de sourcil. Visiblement, elle n’avait pas l’habitude de voir quelqu’un la dévisager de la sorte. Le regard, voilà tout ce qui faisait un guerrier. Qu’il soit d’armure complète ou simplement armée d’une fourche, on pouvait se faire à la valeur de son adversaire en croisant son regard. Et le sien montrait clairement qu’elle savait s’y prendre. Pas le moindre sentiment de peur, de la fierté et de l’assurance. Bien qu’un trop plein puisse être nuisible, un guerrier sans assurance ne valait rien.

Sa première remarque fut une sorte de mise en garde. Ou plutôt une menace. Parfait, cela serai bien plus intéressant que les villageois de tout à l’heure. Un homme ne valait que grâce à ses ennemis. Plus ses ennemis sont fort, plus l’on représente quelque chose. En somme la victoire est belle non par le butin qu’on en retire, mais par le chemin qu’il faut traverser pour l’obtenir…
Sans quitter son sourire, il continua ses vas et vient devant elle en l’observant. La curiosité était l’un de ses défauts, et elle l’avait piqué au vif. Il eut le droit alors à une petite tirade sur la nudité et la distraction qu’elle provoquait chez l’homme, ce qui lui détacha un petit rire.


Ne m’enterre pas trop vite jeune femme. L’homme qui est distrait par un corps féminin est un homme faible, et bien souvent ce sont les gens qui en ont peut trop vu qui tombent dans ce piège. Un corps n’est que le reflet de l’âme. Il n’a d’intérêt pour moi que pour les traces du passé qu’il arbore…


Un discours en opposition avec sa petite tentative de toute à l’heure. Mais visiblement, si sa possible nudité ne la gênait pas, il n’y avait pas d’intérêt à continuer sur ce chemin. Il avait vu ce qu’il avait besoin de voir. Un corps bien fait, visiblement robuste. Et les tatouages ne faisaient que confirmer cette impression. Elle avait tué l’un de ses hommes, et visiblement sans attirer l’attention, elle était aussi belle que dangereuse, et c’était bien la tout l’intérêt de cette rencontre pour lui. Elle était intrigante… En la ramenant en Celtica, il pourrait surement en apprendre pas mal, et peut-être même se divertir. Mais un mot vint le sortir de sa rêverie. Lycan. Imperceptiblement, il raffermit sa poigne sur sa hache. Oui, il en avait entendu parler, des hommes capable de se transformer en loup et doté d’une force prodigieuse. Mais il faut bien avouer qu’il n’avait pas vraiment crue les propos de sorcière. Une erreur qui n’était pas prêt de se reproduire. Si la moitié de ce qu’il savait était vrai, elle était bien plus dangereuse qu’il pensait. Sans compter sur ses congénères… Ils représentaient alors une force sur laquelle il fallait compter sur ce continent.

Une Lycan… Intéressant... J’en conclu que je n’aurai pas grand-chose à enterrer concernant l’homme qui portait ses vêtements…


Ses yeux bleus l’observaient alors qu’elle semblait écouter derrière elle. Deux solutions, soit il s’agissait de ses hommes, soit de ses congénères. Un cas était bien évidemment bien plus souhaitable que l’autre. Ses hommes n’étaient pas prêts pour combattre de telles créatures. Ils étaient féroces au combat, mais contre des hommes, pas contre ces monstres dont ils ne connaissaient rien… Elle le compara alors à un voleur, ce qui malgré la situation nouvelle lui arrache un éclat de rire franc et sincère. Un simple voleur ne l’intéressait pas ? Alors pourquoi tant de parole ?

Un voleur ? Pas de gloire ? Parce que quand tu chasses tes proies tu ne t’en prends qu’à des farouches guerriers qui ont une chance face à toi ?...


La question n’attendait pas de réponse. Il la connaissait déjà. C’était l’ordre de toute chose, le fort s’attaquait au faible. Les combats équitables n’étaient pas monnaie courante, sinon les récits de bataille épique seraient légion. Une grande partie de chaque combat était gagné à l’avance…

Tout grand projet à besoin de deux tiers de préparation pour un tiers de chance. Et je n’aime pas me fier à la chance, c’est une chose bien trop volatile. Ces pillages m’en apprennent beaucoup…


Il venait clairement de faire comprendre qu’il visait bien plus haut, mais après tout, cette rencontre se solderait sur tout, sauf sur une séparation à l’amiable. Et s’il voulait en apprendre le plus possible, il fallait bien qu’il lâche lui aussi quelques petites choses.

Et non, je ne suis pas un voleur. Je suis Ragnar Aledan, je suis l’équivalent de ce que vous appelez ici un Chef ou un Roi. Même si de la où je viens, un chef se doit de combattre auprès de ses hommes, pas comme celui qui régente ce coin, qui a préférer envoyer ses sous fifres. Comment les gens d’ici peuvent respecter un chef qui ne sait même pas défendre ses villageois et qui ne prend pas part à la bataille ? D’où je viens, cela ferai longtemps que quelqu’un aurait prit sa place…


Il s’était décrit comme le chef de ses guerriers. Et si elle pouvait comprendre un minimum sa culture, elle pouvait facilement en déduire que s’il dirigeait lui-même cette expédition, c’est qu’il ne dirigeait pas une faction, mais toute une nation. En somme, il prenait le risque de lui donner l’envie de stopper immédiatement toute possibilité de pillage et d’envasions en essayant de lui ôter la vie. Mais elle avait clairement dit qu’elle ne se souciait pas des hommes qu’ils avaient tué, donc comme la sorcière lui avait dit, les gens d’ici étaient clairement divisés, comme c’était les cas des Celtes quelques années auparavant.

Il était à quelques pas, cinq ou six foulé et ils étaient l’un sur l’autre. Et elle n’avait qu’une épée. Il se demanda un instant si un combat tournerait en sa faveur. Toute les chances étaient de son coté, même s’il était blessé, mais il ne connaissait rien de la valeur au combat de cette lycan. En tout cas le temps pressait, si ses congénères rappliquaient il n’avait aucune chance. Il écarta de nouveau les bras, comme une invitation.


Alors, qu’est ce que tu comptes faire ? Aucun de nous deux ne peut prendre le risque d’attendre. Et bien que cette conversation soit… Intéressante, elle ne peut pas durer éternellement…


Il la voulait, c’était une chose qui était sûr. La question était maintenant de savoir de quelle manière il pouvait la ramener avec lui…
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Sam 15 Fév - 17:31

Un sourire apparu de nouveau sur le visage de la lycane. Cet homme n’était pas donc si inintéressant. Pour Orlaithe aussi, quelqu’un qui se laisserait distraire par le corps humain n’était rien d’autre qu’un faible. Elle-même ne se laissait pas intimider par la nudité. Quant à sa dernière phrase, il n’avait pas besoin de la voir entièrement nue pour apprécier les traces de son passé orner son corps.

A peine prononça-t-elle le mot « lycan » que le Celte raffermit sa poigne sur sa hache. Il avait raison de se méfier. Les lycans étaient connus pour leur force bestiale, et leur appétit incommensurable. Une fois transformés, seul des flèches d’argents pourraient en venir totalement à bout.


Une Lycane… Intéressant... J’en conclu que je n’aurai pas grand-chose à enterrer concernant l’homme qui portait ses vêtements…

Détrompe-toi, j’ai laissé son corps intact, ou presque, un peu plus loin là-bas… je ne voudrai pas te gâcher le plaisir d’enterrer cet homme. Et sous ma forme humaine, et bien… je ne mange pas de la viande humaine.
Dit-elle en riant légèrement.

Un voleur ? Pas de gloire ? Parce que quand tu chasses tes proies tu ne t’en prends qu’à des farouches guerriers qui ont une chance face à toi ?...

Orlaithe ne prit pas la peine de répondre. Sa question était stupide, car la chasse représentait sa source de nourriture, et non une glorieuse victoire à rajouter parmi ses tatouages. Que sa proie soit faible ou non, ça n’avait pas d’importance. Et puis, sous sa forme lycane, elle ne pensait qu’à tuer, rien d’autre. En tant qu’humaine, elle préférait de loin se battre contre de fiers guerriers, mais c’était plutôt rare d’en trouver. Le Celte ajouta que ces pillages lui apprenaient beaucoup, ce qui l’étonna un peu.

La suite était toute fois bien plus intéressante. En effet, son interlocuteur se présenta sous le nom de Ragnar Aledan, l’équivalent d’un Chef ou d’un Roi. Elle était entièrement d’accord avec ses propos, un chef se devait de combattre au côté de ses hommes, c’était tout à son honneur.


Je ne sais pas comment ce passe les choses dans ton pays, mais ici, c’est souvent chacun pour soit. Pour ma part, je ne sers qu’une seule et unique personne : Doylana Katell, l’alpha de notre meute.

Ainsi, Ragnar dirigeait cette fameuse expédition, où se déroulait pillage et invasion. Lui ôter la vie permettrait de stopper tout cela en un rien de temps. Mais Orlaithe venait de s’expliquer, elle ne servait que les lycans. Or ces soldats n’avaient pas attaqué le campement… que devait-elle faire ? Le combattre pour évaluer sa force, ou bien le laisser partir ? Elle ne souhaitait nullement venger les villageois, elle les avait mangé, ce ne serait pas logique. Mais son armée restait un danger pour le campement lycan, elle devait les éloigner d’ici. Qui sait, peut-être pourrait-elle en apprendre d’avantage sur lui et sa culture… et avec le temps, se faire un allié de choix. Le suivre était risqué, elle était seule face à ses hommes, et elle n’accordait pas sa confiance aussi facilement...

Alors, qu’est ce que tu comptes faire ? Aucun de nous deux ne peut prendre le risque d’attendre. Et bien que cette conversation soit… Intéressante, elle ne peut pas durer éternellement…

Tu as raison, le temps nous ait comptés à tous les deux. Je...

Orlaithe releva la tête, destabilisée. Un bruit venait d'attirer son attention, et c'était tout près.

Il se trouve qu'à quelques pas d'ici, un groupe d'hommes se rassemblaient pour partir à la recherche du Grand Khan. Orlaithe n'avait pas pris le temps de cacher la dépouille toute à l'heure... grosse erreur, car à présent, les celtes étaient au courant de sa présence. Ils se dispersèrent dans les bois, armés et prêt à l'attaque. Ils ne tardèrent pas à encercler Ragnar et Orlaithe, discrètement, la corde de leur arc tendu, la pointe de leur flèche pointée vers la lycane... un dès soldat croisa le regard de son chef, et sans un mot, il relâcha ses doigts, laissant ainsi filer la flèche vers sa cible.

Orlaithe ne la vit que trop tard, et cette dernière vint se loger dans ses côtes. Elle se recroquevilla un instant, contenant la douleur, et puis lança un regard à Ragnar, plein d'incompréhension, de rage et peut-être même de peur. Rien qu'un peu. Qu'allait-il arriver maintenant ? Elle ne pouvait pas se laisser faire ainsi, elle était guerrière des Karaths! Se relevant rapidement, elle s'apprêta à attaquer le Grand Khan, mais malheureusement il prédit son geste et l'assomma d'un coup de bouclier. La lycane tomba sur le sol terreux, blessée et inconsciente. Ce que les hommes pouvaient-être lâches... ce n'était pourtant pas la fin pour Orlaithe, elle quittait simplement le campement, temporairement... en réalité, ce n'était que le début.

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 16 Fév - 15:49

Elle avait laissé un corps à enterrer. C’était une bonne nouvelle, cela ferai un guerrier de plus qui pourrait veillez sur eux lors de la prochaine incursion… Elle parla ensuite de sa loyauté envers sa chef, l’alpha ? Il ne comprenait pas vraiment le terme, mais supposait non sans vraiment se tromper que c’était encore un autre nom pour le mot Roi. Ou plutôt Reine s’il en croyait le nom. Une femme chez des Lycans ? Intéressant, très intéressant. Si les Lycans étaient si puissant que cela, il allait devoir soit les annihiler, soit en faire des alliés… Mais le moment n’était pas encore venu.

Un léger mouvement dans les bois lui fit tourner les yeux. A son grand soulagement, c’était ses hommes. Armées d’Arcs, ils avaient mis en joue la Lycan et se rapprochait avec de grande précaution. Visiblement, la vue de leur ami déchiqueté ne les avait pas mis de bonne humeur. Ragnar analysa rapidement la situation. Il pouvait toujours l’obliger à le suivre, mais elle pouvait s’avérer bien trop dangereuse. D’un simple hochement de tête il donna l’ordre de tiré, et à peine la flèche avait-elle quitté la corde de l’arc qu’il s’était élancé en avant. Un carreau dans les cotes, elle tenta de se relever, mais il était déjà sur elle, et lui asséna un énorme coup de bouclier. Elle s’effondra avec un regard qui lui semblait être de l’incompréhension. Il soupira, et l’observa un moment. Peut-être fallait-il mieux la tuer…


Emmenez là, et faite attention. On regardera la flèche au navire.


Il désigna ensuite deux autres guerriers pour aller chercher le corps de la personne qu’elle avait tué. Et le petit groupe retourna vers la rivière. La Lycan vit la flèche lui être retirer, et elle fut enchainé. Ragnar fut stupéfait de voir à quel point sa blessure semblait se refermer toute seule. Il se tourna vers celui qui faisait office de médecin.

Donne aux prisonniers et à elle tes herbes, je ne veux pas qu’ils se réveillent avant l’arrivé à Celtica.


Ses herbes venaient de leur continent, et avaient la propriété, une fois correctement préparé avec de l’eau, d’endormit dans un profond sommeil toute personne qui en consommait. Les prisonniers furent forcé à boire, et la Lycan n’y échappa pas, bien qu’encore inconsciente, il fallut faire attention à ce qu’elle ne s’étouffe pas. Cette précaution était nécessaire pour plusieurs raisons. Ainsi personne ne pouvait observer le trajet à faire pour retourner chez eux, et toute action de rébellion à bord du Drakkar pouvait être dangereuse. Alors que certains démontaient le camps et emportait les derniers provisions, Ragnar présida l’enterrement de ses hommes.

Il furent entré face contre terre, le visage vers Celtica et leur armes à la main. Quelques prières à la gloire des dieux et à l’espoir de les voir combattre au Valhala et le tout fut terminé. Pas de fioriture, la mort était une chose commune pour eux. Alors qu’il montait sur le navire, il vit que les Lycan semblait oscilier entre conscience et inconscience. Sa nature lui donnait-elle plus de résistance ?



Tark, donne lui de nouveau de tes herbes, et surveille là. Qu’elle ne se réveille sous aucun prétexte…


Le voyage eut lieux sans aucun incident. Quelques vents violents rendirent le trajet légèrement mouvementé, mais rien de bien grave. Lorsqu’ils furent en vu des côtes, il put voire les feux d’alarme s’allumer, et le temps qu’ils rejoignent le port, une foule était déjà entrain de les attendres pour les acclamer.
Le fait qu’ils revenaient avec de l’or, des métaux, et des exclaves prouva aux yeux de tous que leur Grand Khan avait vu juste. Qu’un monde de prospérité s’offrait à eux. Une page de leur histoire s’ouvrait, et elle promettait d’être grande et belle. Ragnar ordonna 4 jours de fête afin de célébrer leur retour et ce tournant. Les esclaves furent emmener dans une prison aménager pour l’occasion, alors qu’il fit porter la Lycan jusqu’à chez lui. Sa vaste demeure était accolée au palais, et comportait de nombreuses pièces plus utilitaires que décorative. Il fit déposer le corps endormit sur le lit de l’une des chambres, fit appeler le forgeront puis entreprit de la déshabiller. La laisser porter les vêtements d’un défunt faisait le plus mauvais effet, et constituait surtout une insulte pour sa famille. Aussi il lui enfila une robe simple et fine, commune à de nombreuse femme de la ville lorsque celle-ci ne chassaient pas ou ne combattaient pas. Elle resta encore deux jours sous l’influence des herbes, le temps que le forgeron finisse son œuvre.

Lorsqu’elle reprit enfin conscience, elle avait autour du coup un collier, finement ouvré et plutôt beau, hormis que cacher dans les diverses décorations et compteur de l’œuvre, on pouvait trouver de nombreux pics effilés.
Ragnar voyant qu’elle reprenait du poil de la bête s’approcha et prit une chaise juste en face du lit.


Bienvenu à Celtica. Bien que je ne connaisse pas ton nom. Tu es ici chez moi.


Il lui afficha un sourire bienveillant, comme si tout ce qui lui était arrivé était normal et banale. Il tourna les yeux vers une guerrière qui se trouvait dans l’embrasure de la porte. Elle semblait aussi forte qu’elle était belle.

Je te présente Hannah. Elle te suivra partout et veillera sur toi, ou sur les gens que tu croises. Ne te formalise pas si elle ne te répond jamais, elle est muette depuis sa naissance.. Et oui, tu es bel et bien prisonnière ici. Disons une prisonnière avec quelques libertés, le temps que nous puissions finir notre conversation.


Il se releva et prit la direction de la sortie.

Je te laisse finir d’hémerger. Hannah t’emmènera manger. Ha ! Et j’oubliai. Ne cherche pas à changer de forme, ce collier a été créer rien que pour toi. Si tu te métamorphose, tu seras à moitié décapité, et je doute que tu apprécies les pointes d’argent qu’il renferme… Que tu sera prête, tu viendra me voir…


La saluant d’un mouvement de main, il quitta la pièce et la maison. Dehors, on pouvait entendre les bruits de la musique, de la fête qui battait son plein.
Elle pouvait trouvé dans la pièces divers vêtements qui était prévu pour elle, aussi bien des tenues plus classiques que des habits de guerrière celte. La pièce suivant lui offrait un feu, et une table bien garnit pour manger se dont elle avait besoin.

Pendant ce temps, Ragnar profitait des festivités, ou l’alcool et la musique emplissait les sens des gens présent. Toute la ville était en fête. Et divers tournoi avaient lieux un peut partout. Des concours à boire, des concours d’équilibre, de tir à l’arc, de lutte à main nue, ou même de combat. Le Grand Khan avait décidé de prendre part au tournoi. Après tout, rien de mieux que d’assoir son pouvoir en montrant qu’il était toujours le meilleur. Hache et bouclier, voila les seuls armes autorisé. Les hommes s’affrontait torse nue, sans aucune protection. Le premier tour fut trop facile pour lui, il affronta un jeune homme encore très loin d’être prêt. Il l’envoya mordre la poussière en moins de 3 mouvements. Le deuxièmes tour fut du même niveau, et bien que le guerrier en face de lui était meilleur, il avait eut bien trop de respect pour son chef pour pouvoir le mettre en danger. Les demi-finales lui offrit comme adversaire un de ses officiers lors de l’expédition. L’homme était l’un de ses amis, et c’est lui-même qui lui avait enseigné beaucoup de chose. Le combat fut accroché, et Ragnar y gagna même une belle balafre le long des cotes. Un bon bleu viendra surement marquer se gros coup de bouclier sur le haut du dos. Mais au finale, il remporta le combat d’un beau balayage et le tint en respect pour gagner le combat.

La finale l’opposa à un chef de village qui se situait de l’autre coté de l’île. Il avait entendu dire qu’il avait gagné le match d’avant en lançant du sable pour aveugler son adversaire. La femme qui lui faisait face faisait également partie de l’expédition, et effectivement Ragnar était étonné qu’elle avait pu être éliminée. La finale commença sous les cris et les applaudissements de la foule. Ragnar afficha un léger sourire. Il était au courant que l’homme en face de lui commençait à se mettre dans la tête qu’il pouvait prendre sa place. Et il n’avait rien fait pour l’en empêcher, le surveillant de prêt, mais curieux de voir comment il comptait s’y prendre…

Les premiers échanges de coups furent équilibrés, mais la force physique de Ragnar lui permit de prendre l’avantage. Ses attaques étaient plus puissante et obligeaient sont adversaire à reculer. Il le mit deux fois au sol, mais le termina pas le combat. Il s’était clairement rendu compte que son adversaire frappait pour tuer, combattait pour de vrai. Et il comptait le remettre à sa place. Mais d’un coup, en parant un coup, il reçu sur sable dans les yeux. Il comprit bien trop tard qu’il en avait gardé dans la main qui tenait le bouclier, probablement au moment où il s’était retrouvé au sol. La vision brouillé, il dut reculer à son tour sous les assauts, essayant s’éviter le pire et bougeant plus par instinct qu’autre chose. Soudain un coup sourd l’ébrala. Le coup de hache de son adversaire avait traversé le haut du bouclier et s’était en partie enfoncer dans son épaule gauche.

Les applaudissements et les cris avaient cessé. Un grand silence était tombé. Tous avait compris que si Ragnar n’avait pas levé son bouclier à temps, le coup était mortel. Le tournoi amical était maintenant un match à mort. C’était clairement un défit, et le jeu avait disparu. Ragnar se redressa, son regard avait changé. De sa main droite, il passa ses doigts sur sa blessure en grognant et se traça des traits de sang sur le visage. Finit de jouer. Sans un mot il s’approcha, son arme et son bouclier baissé. L’homme en face de lui ne semblait pas savoir quoi faire, avait-il abandonné ?
Mais il s’était lourdement trompé, lorsqu’il leva sa hache, Ragnar l’écarta d’un coup de bouclier, et au lieu de bloquer le bouclier de son adversaire, il accepta le coup pour envoyer sa hache sectionné le bras de son adversaire au niveau du poigner, laissant tomber la hache dans une mare de sang et un grand cri. L’homme horrifier tombait en reculant, se tenant la main. Ragnar l’allongea d’un grand coup de pied, et se défaisant de son bouclier, il le maintint au sol au s’agenouillant sur son torse. Il plaça la lame de sa hache sur le coup de sa victime, et lui dit :


Tu viens de me faire une offence à moi et à tout notre peuple en n’osant pas assumer ton défit et en trahissant l’esprit de ces jeux. Mon châtiment et sans appel…


Et doucement il lui enfonça sa hache dans la gorge, avec précision et lenteur, le laissant mourir étouffer dans son propre sang avant de se relever. Un silence planait, beaucoup semblaient étonné d’un tel déroulement. Regardant sa blessure, il hurla à l’adresse de la foule.

Ce match ne vaut rien, il est annulé. Je ne suis plus en état d’offrir un beau spectable, se pourquoi la finale se déroulera entre les deux demi finaliste ! Que les jeux continues !


En grand hourra lui répondit, et tout repartit de plus belle. Il repéra alors la Lycan accompagné de sa gardienne. Il sourit, et apostropha deux de ses hommes.

Ramasser la débouille, faite la clouer sur son bateau et renvoyer le chez lui. Que ses amis sachent ce qu’il en coute de s’en prendre à moi.


Les deux homes acquièrent et se mire au travail. Ragnar attrapa une chemise de soie, et marcha en direction de son invité. Du sang maculait déjà son vêtement lorsqu’il arriva à sa hauteur. Il lui afficha un sourire sincère.

Je crois que j’ai gagné le droit de me faire recoudre. Que diras-tu d’un verre le temps que le médecin fasse son œuvre, cela nous permettra de discuter.


Et sans attendre de réponse, il prit la direction d’une des auberges de la ville. Il s’y installa et a peine y avait-il un verre devant chacun deux, que le médecin lui avait faire retirer sa chemise et commençait à nettoyer la plaie. Retenant des grimaces de temps en temps, il bu une gorgée, et rompit le silence.

Alors. Tu connais mon nom, mon domaine. Et je ne connais rien de toi. Et si tu rétablissais un tant soit peu l’équilibre ?

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 16 Fév - 19:04

Orlaithe fut emmenée à bord du navire Celte. Durant tout le voyage, elle eut énormément de mal à reprendre connaissance, elle faisait tout son possible, mais rien n’y faisait. On l’avait visiblement droguée, elle et les autres. La flèche retirée, la plaie ne tarda pas à se refermer, c’était là un gros avantage pour sa race.  Le Grand Khan les emmenait sur sa terre, et plus les minutes passaient, plus la forêt d’Orlyën se faisait loin… Notre lycane quittait tout ce qu’elle connaissait, son clan, son unique attache.

La jeune louve se réveilla deux jours plus tard, dans un lit, habillée d’une façon bien étrange. Une robe, elle portait une robe. Qui donc avait osé lui retirer ses vêtements pour lui enfiler cette horreur ? Mais ce n’était pas tout, son cou était orné d’un beau collier. Elle se redressa complètement, et tomba sur Ragnar, assit calmement sur une chaise , juste en face du lit.


Bienvenu à Celtica. Bien que je ne connaisse pas ton nom. Tu es ici chez moi. Dit-il en souriant, comme si rien ne s’était passé.  Je te présente Hannah. Elle te suivra partout et veillera sur toi, ou sur les gens que tu croises. Ne te formalise pas si elle ne te répond jamais, elle est muette depuis sa naissance.. Et oui, tu es bel et bien prisonnière ici. Disons une prisonnière avec quelques libertés, le temps que nous puissions finir notre conversation.

Orlaithe tourna la tête vers la soit disant guerrière. Elle la jaugea de haut en bas, avant de se lécher les lèvres d’un air vicieux. Elle ne comptait pas se laisser intimider par cette demoiselle. Plongeant ses yeux sombres dans ceux du Grand Khan, elle lâcha un soupir.

Je n’ai besoin de personne pour veiller sur moi espèce de lâche. Quant à tes Celtes, ils ne me font pas peur, et je ne serai pas prisonnière très longtemps… dit-elle d’un air de dégoût.

Je te laisse finir d’émerger. Hannah t’emmènera manger. Ha ! Et j’oubliai. Ne cherche pas à changer de forme, ce collier a été créer rien que pour toi. Si tu te métamorphose, tu seras à moitié décapité, et je doute que tu apprécies les pointes d’argent qu’il renferme… Quand tu seras prête, tu viendras me voir…

Orlaithe avala difficilement sa salive. Avait-elle bien entendu ? Ce type lui avait mit un collier anti-transformation ? Ne savait-il pas que les Lycans étaient incapables de contrôler leurs métamorphoses ?! Si jamais ça arrivait… si jamais elle laissait court à sa rage un seul instant, ou si sa faim devenait trop grande… ce collier aux pointes d’argent la tuerait. C’était bien la première fois que notre lycane était si désemparée. Elle ne contrôlait plus son destin et cela lui faisait affreusement peur.  Choquée, horrifiée, elle n’eut pas le temps de le prévenir, il venait déjà de quitter la pièce.

Elle se retrouvait donc seule avec cette fameuse guerrière muette, du nom de Hannah. Orlaithe se leva du lit, frappant sauvagement dans le mur à l’aide de son poing. Un hurlement déchira le silence, le hurlement d’une femme perdue. Mais allons, elle devait rester calme ! Prendre sur elle et faire tout son possible pour demeurer une Brydia, et non une bête.  Elle s’approcha des divers vêtements prévu spécialement pour elle, et sans attendre, déchira sa foutue robe pour enfiler une tenue de guerrière celte. Ainsi vêtue, elle se sentait mieux, même si elle ne portait pas les couleurs de sa meute mais celles de Celtica… elle ne manqua pas de remarquer le regard de Hannah, légèrement amusée par son attitude.  Pour autant, elle n’y fit pas plus attention et se dirigea vers la table. Un festin y était disposé, et malgré la méfiance, elle décida de s’assoir et de manger.


Ainsi tu es forcée de me suivre partout… quel boulot barbant pour une guerrière.  Je ne me suis pas présentée à ton chef, mais je vais le faire pour toi. Mon nom est Orlaithe Brydia, je viens d’Orlyën. Je sais que tu ne peux pas me répondre, mais je préfère que tu sache qui je suis. Garde bien tes yeux sur moi… je ne manquerai pas une seule occasion pour m’échapper de ce trou.

Les présentations étaient donc faites. Dans les heures qui suivirent, Orlaithe choisis de faire une sieste pour reprendre des forces. Le voyage l’avait affaiblit, et pour autant, elle n’en avait aucun souvenir. Lorsqu’elle se réveilla à nouveau, ce fut à cause de cris. Dehors, une fête semblait avoir lieu, et les applaudissements intriguaient la jeune femme.  Voilà pourquoi elle sortit explorer la ville de Celtica, accompagnée de Hannah.

Elle ne tarda pas à trouver le Grand Khan, prêt à en découdre avec un chef de village. D’un point de vu physique, il le dominait totalement. Il mangea le sol à deux reprises, mais hélas, il avait préparé son coup. Un peu de sable dans les yeux, et Ragnar fut aveuglé. Un coup de hache le frappa en plein dans l’épaule gauche, faisant couler son sang sur sa peau.  Un silence de mort tomba, le combat qui se déroulait n’était pas qu’un simple jeu, c’était bien réel. Tout s’enchaina très vite, et le bras du chef de village fut sectionné. C’était terminé. Le Grand Khan décida de son sort en lui tranchant la gorge.  

Ce qui étonna beaucoup Orlaithe, c’est que leurs combats lui rappelaient les siens, au sein de la meute. Les lycans s’amusaient souvent à se défier, que ce soit sous leur forme animale, ou humaine. Les Celtes étaient donc des bêtes ?

Elle croisa alors le regard de l’homme, et serra son poing par reflexe. C’était de sa faute si elle était ici, et si ce collier faisait d’elle une femme sans avenir.  Il se dirigea vers elle, enfilant une chemise de soie au passage. Chose inutile car elle fut aussitôt imprégnée de sang.


Je crois que j’ai gagné le droit de me faire recoudre. Que dirais-tu d’un verre le temps que le médecin fasse son œuvre, cela nous permettra de discuter.

Joli combat. J’accepte ta proposition.

Elle suivit le Celte dans une auberge de la ville, et garda le silence tout le long du trajet. Ils s’installèrent à une table, Ragnar, Hannah et elle, jusqu’à ce qu’on leur apporte des verres.  Le médecin était là lui aussi, et commençait déjà à nettoyer la plaie de son chef. Orlaithe baissa un instant les yeux sur le torse du Celte, puis lentement, remonta jusqu’à son visage. Il prit une gorgée avant de prendre la parole, grimaçant de temps à autres.

Alors. Tu connais mon nom, mon domaine. Et je ne connais rien de toi. Et si tu rétablissais un tant soit peu l’équilibre ?

Et bien vois-tu, chez moi, on ne donne pas notre nom lorsque l’on est traités comme des chiens.  Le collier que tu as ordonné à ton forgeron de faire, est non seulement un symbole d’esclavage, mais aussi ce qui me mènera à la mort.  A partir de là, je ne te dois rien.

D’un air de défis, Orlaithe saisit sa boisson, et la but d’une traite. Les cheveux en bataille, le regard noir, et les jambes écartées sur sa chaise, la louve donnait l’impression de se sentir chez elle, détendue et sure d’elle. De plus, elle ne regrettait pas d’avoir opté pour l’habit de guerrière celte, car au moins, les gens savaient à qui ils avaient à faire, ou presque.  

Que comptes-tu faire de moi ? Je préfère encore me trancher la gorge que de te servir.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mer 19 Fév - 16:13

Il vit la Lycan l’observer avant de remonter les yeux vers les siens. Un léger sourire zebra son visage. Ce n’était pas du narcisime, mais il trouvait amusant de la voir l’observer ainsi comme il l’avait fait lors de leur rencontre. Elle parla alors. La réplique avait été cinglante. Elle lui reprochait le collier, l’esclavage, voire même la mort ? Ainsi donc ce qu’on lui avait dit était vrai, ces créatures n’avaient pas un contrôle total sur leur transformation. D’après ce qu’il savait, la faim et la colère étaient le plus souvent à l’origine de cette transformation non souhaité. Bien, il en apprenait un peu plus. Sont regard se tourna vers Hanna

Elle a été aussi agréable avec toi ?


La guerrière hocha la tête avec un sourir.

Et tu as eut son prénom ?


De nouveau elle hocha la tête sans perdre son sourire amusé, comme si toute cette situation l’amusait beaucoup. Dommage pour lui, elle était muette. Ragnar soupira comme faussement attristé.

Et bien, tu as eut plus de chance que moi.


Affichant un sourire ironique, il absorba une partie de son verre. Il avait déjà bien bu une partie de la journée, il fallait qu’il reste tout de même lucide, son combat précédent l’avait rappelé à la réalité. Le médecin lui tapota le dos en lui tendant une feuille à l’allure étrange. Sans y prêter plus d’attention que cela, il l’attrapa et commença à la mâcher. Les celtes n’étaient peut-être pas les meilleurs dans le travail de l’acier, mais le bois et les plantes médicinales étaient des choses encrées dans leur civilisation depuis bien des années. La feuille qu’il mâchait servait autant à éviter les infections en augmentant la résistance du corps qu’à le revigorer un peu. Reprenant une position plus droite afin de facilité le travail du médecin qui entamait de le recoudre, il plongea ses yeux bleus dans ceux de la Lycan, un regard puissant qui montrait clairement qu’il ne rigolait pas.

Tu ne me dois rien ? Si, tu me dois la vie. J’aurai très bien pu t’achever au bord de cette rivière, et ton sang aurai rejoins celui des hommes que j’ai déjà tué.


Il marqua une petite pause, histoire de lui laisser le temps d’assimiler sa situation. Il reprit, toujours sur un ton aussi calme, comme s’il parlait de chose sans importance

Pour toi ce collier représente l’esclavage, tant mieux, puisque c’est exactement ce que tu es maintenant… Il va falloir t’y faire. Mais je doute que nous en aillons la même définition. Vois-tu, ici les esclaves servent les Celtes à leur arrivés, s’occupent des taches et obéissent. Néanmoins, s’ils montrent le respect et les aptitude nécessaire, alors ils gagnent leur liberté assez rapidement, et deviennent des celtes comme tout un chacun. Prend l’exemple de cette auberge. Son propriétaire est un ancien esclave, et après avoir gagné le respect de son propriétaire, il est devenu son employer et son ami. A sa mort, le vieux patron lui à céder son commerce, et aujourd’hui, c’est l’une des affaires les plus florissante de la ville, et l’homme à un poids considérable dans la vie politique des environs.


Il montra du doigts l’homme qui était derrière le comptoir, visiblement en grande discution avec un groupe de guerrier qui semblaient lui demander conseil. Ragnar reporta ensuite son regard vers les Lycan, et repris.

Tu m’appartiens désormais, que cela te plaise ou non. Et bien que je n’ai pas encore décidé ce que j’allais faire de toi, cela ne change rien à ton statu.
Quand a ta possible mort à cause de ce collier, et bien disons que l’on peut refaire le parallèle avec notre petit discution de l’autre jours. Si un homme est assez faible pour se faire distraire par le corps d’une femme, alors il mérite de mourir par sa main en combat. Si tu n’es pas capable de te contrôler, alors dans un sens tu mérites la même sanction…


Il observa le collier finement ouvré, et afficha un nouveau sourire, alors que le médecin venait tout juste de finir de le recoudre, il regarde le résultat, et le remercia avant de reprendre.

De toute manière, tu es bien trop dangereuse pour que je te laisse sans. Et disons que je trouve qu’il te va bien…


Comme il était étrange de le voir discuter de manière si légère d’un sujet si important. C’était sa manière d’être. Il fit jouer son épaule pour vérifier si les files tenaient correctement, et commanda d’un signe une deuxième tournée.

Si tu souhaites mourir car cette vie ne te conviens pas, fait le.


D’un geste, il dégaina un couteau de chasse en le posant sur la table juste devant elle. Après tout, si elle voulait se tuer, rien ne l’empècherai, Hanna ne pouvait pas la surveiller jours et nuit… Il jouait un jeux dangereux, elle pouvait très bien être assez rapide pour pouvoir le poignarder. Elle mourrait dans les secondes suivante, mais pouvait l’emporter avec elle. Ragnar bu tranquillement son verre et reprit.

Si tu souhaites vivre, pour avoir un jours le chance de revoir les tiens, viens de nouveau me trouver, avec un autre état d’esprit et en commençant par me dire ton nom. J’aviserai à ce moment la.


Il se leva, salua Hanna d’un signe de tête, et lança en partant.

Tu es quelqu’un d’intéressant Lycan. Mais ne crois pas avoir de pouvoir ou de valeur ici. C’est un autre monde, avec des coutumes qui te dépassent. Tout est éphémère, et tout peut mourir.
Maintenant excuse moi, mais j’ai des choses à faire, une fête m’attend. Réfléchit y…


Et sans se retourner, il quitta la pièce en l’abandonnant la.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mer 19 Fév - 21:37

Deux personnes étaient assis à la table d’une auberge, quant à la troisième, elle restait debout à côté d’eux, veillant sagement à leur sécurité. Le Grand Khan semblait frustré de ne pas connaître le prénom de la lycane. Et oui, elle savait vite oublier les bonnes manières quand il le fallait. Et puis d’ailleurs, elle n’avait jamais apprécié cela. Ainsi, seule Hannah connaissait son identité, et c’était très bien comme ça. A part l’écrire sur un morceau de papier, il n’en saurait rien.

L’observant avec calme, elle s’intéressa fortement à la plante que Ragnar venait d’avaler. Elle ne savait pas grand-chose sur la culture Celte, mais apparemment ils étaient doués avec le bois et les plantes… elle n’était pas idiote, cette drogue qu’on lui avait donné sur le navire, c’était forcément des végétaux. A l’avenir, elle ferait bien de se méfier. Certes, elle vivait dans la forêt d’Orlyën et avait appris deux ou trois choses essentielles sur les plantes, mais pour être honnête, ce n’était pas ce qu’elle préférait. Pour l’heure, elle pourrait jurer que cette feuille allait améliorer son état physique dans les prochaines heures.
Orlaithe croisa alors son regard, et elle comprit qu’il ne plaisantait pas. Elle l’écouta du début jusqu’à la fin, se retenant du mieux qu’elle pouvait. La colère et la rage ne devaient pas l’envahir, pas avec ce collier au cou. Voilà qu’il se vantait de l’avoir épargné près de la rivière ! Balivernes. Sans ses précieux soldats, il n’aurait jamais eu le dessus, et elle ne serait pas là aujourd’hui. Il confirma son statut d’esclave, chose qui ne lui plaisait pas du tout. Peu importe leur notion d’esclavage ici, elle n’accepterait jamais ce titre et ne s’avouerait jamais vaincue. Elle avait un foyer, très loin d’ici, et ne souhaitait pas demeurer à Celtica. Elle n’avait pas à gagner sa liberté, elle était et serait pour toujours une femme libre ! Ragnar n’oublia pas de préciser qu’elle lui appartenait à présent, et qu’il n’était pas décidé à lui retirer ce collier. Dans la bouche d’un humain, c’était facile de dire toutes ces choses. Un lycan ne dirait jamais cela. C’était dans leur nature à tous de ne pouvoir contrôler leur transformation… se sentirait-il seulement soulagé de la voir mourir sous ses yeux ? Une mort peu honorable pour une guerrière…

Baissant les yeux vers le couteau de chasse posé juste devant elle, elle sentit son sang ne faire qu’un tour. Ce serait si simple de le prendre et de le planter dans sa gorge… enfonçant ses ongles dans ses cuisses, Orlaithe afficha un petit sourire. Cet homme savait pertinemment que si elle le tuait, ses hommes en feraient de même avec elle. Le risque était trop grand, et pour tout dire, elle n’en tirerait pas une grande satisfaction. Quitte à le tuer, autant que ce soit en duel.


Si tu souhaites vivre, pour avoir un jour la chance de revoir les tiens, viens de nouveau me trouver, avec un autre état d’esprit et en commençant par me dire ton nom. J’aviserai à ce moment la. Dit-il en se levant. Tu es quelqu’un d’intéressant Lycan. Mais ne crois pas avoir de pouvoir ou de valeur ici. C’est un autre monde, avec des coutumes qui te dépassent. Tout est éphémère, et tout peut mourir. Maintenant excuse moi, mais j’ai des choses à faire, une fête m’attend. Réfléchit-y…

Le Grand Khan s’en allait rejoindre son peuple et faire la fête. Il l’abandonnait à nouveau, et Orlaithe le prenait assez mal. Elle n’était pas en mesure de lui faire comprendre, car comme il l’avait si bien dit, elle ne représentait rien dans cette ville. Elle s’amusa à imaginer leur chef au campement, il ferait moins le fier. Ici, il avait tous les droits, et il se sentait invincible, mais chez elle… tout serait différent. Se levant à son tour, elle jeta un regard à Hannah.

Je sens que ton chef va me donner du fil à retordre. Allez, partons, ça empeste le Celte bien ivre et bien gras.

Qu’est-ce que t’as dit salope ?! Grogna un pochetron de l’auberge.

Orlaithe s’arrêta dans son élan. Vraiment, il n’y en avait que pour elle ! Elle n’était pas sourde, ce type venait bien de l’insulter de salope ? Visiblement ils ne supportaient pas les critiques dans ce pays de merde. Se retournant vers son interlocuteur, elle s’apprêta à en découdre. Hanna avait sans aucun doute prémédité ses intentions, et se posta entre eux d’un air plus que sérieux. La lycane lâcha un petit rire amer, tandis qu’elle dissimulait le couteau de chasse dans le cuir de ses vêtements. Passant sa tête au dessus de l’épaule de Hanna, elle fixa l’humain avec dégoût.


T’as de la chance mon gars, contre moi t’aurais jamais pu relever ton cul du sol.

Partant de son côté, elle ouvrit la porte de l’auberge et la referma violemment derrière elle. Hannah ne tarda pas à suivre. Les deux guerrières marchèrent côte à côte à travers les ruelles de Celtica. Et puis d’un coup, Hanna plaqua Orlaithe contre un mur, tendant la main vers elle. La louve la fixa calmement, et dans un soupir, hocha la tête et lui rendit le couteau qu’elle avait volé. Décidément, elle voyait tout celle là… une fois le couteau entre ses mains, elle recula et attendit qu’Orlaithe continue d’avancer.

Franchement… t’aurais pu me faire une fleur Hannah. Histoire que je puisse me buter le moment venu, ou j’sais pas moi… me défendre contre des connards comme toute à l’heure. Non ? Bon ok j’ai compris ! Rend toi utile et fait moi au moins visiter cette ville.

***

Celtica était une ville bien étrange. A chaque coin de rues, des hommes et des femmes s’échangeaient des objets, de la nourriture… de ce qu’elle pouvait en voir, ils vivaient surtout de la terre et de l’océan. Elle vit de nombreux hommes pêchés, et des femmes cultiver leurs champs. Les bâtisses étaient faites principalement de bois et de chaume, ce qui les rendait plutôt jolies. Et puis de toute façon, Orlaithe n’était pas habituée aux grandes villes faites de pierres, aux murailles et aux tours… non, chez elle aussi ils utilisaient les matières premières. La grande différence, c’est que les Celtes semblaient beaucoup prier. En effet, la jeune louve s’était arrêtée devant un temple, où tout le monde priait les dieux. Elle respectait leur croyance, mais pour elle, c’était quelque chose d’inutile… se tournant vers Hanna, elle lui adressa un petit sourire.

Toi aussi tu vénère les dieux ?

La guerrière acquiesça.

L’inverse m’aurait étonné. Tu fais ce que tu veux, mais pour ma part, j’ai une opinion bien différente. On est maître de son destin, et ce n’est pas un dieu qui pourra changer quoi que ce soit. Je crois ce que je vois. Le jour où je verrai tes dieux, je viendrai prier dans ce temple, pas avant.

Orlaithe lui lança un clin d’œil, puis lui demanda de la mener au Grand Khan. Elle en avait suffisamment vu pour le moment, et préférait de loin rejoindre le chef de Celtica pour décider de son sort. Elles le trouvèrent à quelques lieux de là, sur ce qui semblait être un terrain d’entrainement. Il y avait là des jeunes recrus qui se formaient au combat, et cela intrigua grandement notre sauvageonne. Il y avait plusieurs petits groupes, et chacun d’entre eux formaient des duels. Orlaithe s’approcha rapidement, trépignant comme un chien à qui on allait donner la laisse. Elle attendit quelques secondes, et puis voyant qu’il ne se passait rien, elle regarda Ragnar.

C’est trop facile, contre toi, ils n’oseront jamais te toucher. Tu es le Grand Khan après tout. Je pourrais leur donner un aperçu des combats à ces gamins… A moins que tu n’ais peur que je te les abime… dit-elle en souriant d’un air malicieux.

Passant derrière Ragnar, elle vint poser ses mains sur ses épaules, approchant ses lèvres de son oreille. Hanna ne détacha pas une seule fois son regard, prête à protéger son chef avant tout. Mais Orlaithe n’avait aucune intention de le blesser, elle commençait tout juste à le titiller…


Et cette fois n’essaye pas de t’enfuir… je te garde pour le reste de la journée.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Jeu 20 Fév - 18:16

Après avoir quitté la Lycan, Ragnar était allé de nouveau participer à la fête. Malgré le petit duel, l'ambiance était repartie aussi vite. L'alcool, la débauche, et les différentes animations battaient leur plein dans la ville. Tous avaient oublier l'incident, enfin pas tout à fait. La nuit venue, le grand Khan avait fait venir au palais certains de ses conseillers. A l'aube, un groupe de cavalier quitta la ville. Un exemple allait être fait, il fallait purger, et avant la nouvelle nuit, quatre corps supplémentaire allait rejoindre leur chef. Une tentative de prise de pouvoir aussi pathétique devait être suivit d'exemple...

Au petit matin, alors que les traces de la fête de la veille étaient encore visible, Ragnar se leva pour rejoindre le terrain d'entrainement. Il avait une belle petite migraine. Sans doute un peu trop d'alcool. Il alla rejoindre les jeunes du terrain d'entrainement en se massant les tempes. Au début, il resta en retrait, le temps de faire passer sa gueule de bois. Cinq des guerriers qui avaient participer à l'expédition s'occupait de la 40e de jeune présent. Réparti en duo, ils échangeaient parade et ripostes à l'ordre de leur formateur. C'était plus en chorégraphie qu'un réel combat, mais cela permettait d'acquérir des réflexes musculaires. Ragnar enchaînant les verres d'eau observait le tout d'un œil avisé. Les celtes étaient et resteraient de formidable guerrier, mais il fallait qu'il réfléchisse à un moyen de les faire évoluer en formation. Cela paraissait indispensable vu leurs nouveaux adversaires...

Son mal de crane avait passer après prêt de 3 heures, dont deux avaient été consacré à l'entrainement physiques des recrues. Avant de commencer des duels réels, Ragnar s'avança au centre du terrain de sable. Il attrapa une hache d'entrainement exacte réplique de la sienne mais entièrement en bois, garda son bouclier et s'adressa à ses jeunes

Vous avez bien travailler, offrons nous un peu de détente. Qui veut voir se qu'il vaut contre moi ?


Quatre jeunes hommes et deux jeunes femmes s'approchèrent. Ragnar afficha un sourire, et désigna les trois premiers adversaires. Il leur offrait un avantage à 3 contre 1. Rapidement un petit cercle se forma pour faire office d’arène, et cela commença.

La petite bataille tourna très rapidement à la démonstration. Trop brouillon et sans aucune coordination, les jeunes essayaient chacun leur tour de porter une attaque. Pas encore de vrai combattant, les jeunes mordaient à tour de rôle la poussière sans jamais avoir eut aucune chance. Le grand Khan para la dernière attaque de son bouclier, s'enroula autour de son adversaire et le projeta au sol d'un coup dans les fesses. Il était de mauvais humeur, ces jeunes étaient stupides. Il ordonna l'arrêt du massacre, et invita ses prochains adversaires.

Pour son plus grand plaisir, ceux si furent simplement beaucoup plus intelligent. Ils avancèrent prudemment et entreprirent de l'encercler avant de pouvoir commencer. Voila ce qu'il voulait voir, un semblant d'esprit d'équipe... Après quelques échanges brouillons, la jeune femme du groupe pris les commandes et organisa les assauts. A chaque fois que l'un frappait, un de ses compagnons le soutenait alors que le troisième tentait de le prendre à revers. Ragnar afficha un sourire, mais restait concentrer. Bien qu'ils n'avaient que très peu d'expérience, et pas assez de force pour rivaliser, leurs stratégies lui posait quelques problèmes, et il manqua à deux reprises de se prendre un coup. Sa blessure à l'épaule commençait à le faire souffrir, et en cette chaude matinée, la fatigue se faisait sentir après une nuit si courte. Après avoir paré une dernière série d'attaque, il décida de mettre un terme au combat, mais pas avant d'avoir écraser les cotes d'un de ses opposants avec un bon coup de marteau. Très douloureux, mais sans conséquences.



Il était entrain des les félicités sur leur esprit d'équipe et de mettre en avant l'avantage d'évoluer en groupe lorsque la Lycan entra en scène. La remarque qu'elle venait de faire le fit sourire. Même si il ne savait pas quoi faire d'elle, il fallait avoué qu'elle était intéressante...

Il la laissa passer derrière lui, et s'amusa de la proximité qu'elle mettait. Il avait entendu dire que quelques rumeurs courraient déjà sur le fait qu'ils partageaient leur lit. Cela n'aurait pas été la première fois qu'un celte profitait de son esclave. Il avait passer courir, car en plus de lui donner une image plus cruelle, il trouvait cela amusant au vu de leur "relation". Il se tourna délicatement, et répondit:


Tu sais, ici chaque celte grandit dans l'idée de pouvoir un jours prendre ma place. Le moment ou je ne serai plus le bon chef, ou que je ne pourrait plus brandir ma hache, quelqu'un me tuera et prendra ma suite. Ce que tu prends est à toi, c'est l'une de nos lois. Comme je t'ai pris.


La petite allusion tira un léger rire à l'assistance, mais avant qu'elle ne puisse répondre, il vint se coller à elle, et se pencha pour lui souffler à l'oreille.

Tu ne me verra jamais fuir. Mais pour pouvoir prétendre à te battre contre moi, il faudrait que tu sois une celte, et pas une esclave...


Il recula, mettant fin à sa proximité étonnante pour lui tourner le dos et s'adresser à l'assistance.

Mais soit, voyons voir de quoi tu es capable. Quelqu'un ici se porte volontaire pour s'amuser un peu avec notre invité sans nom ?


Immédiatement, Hanna fit un pas en avant, et Ragnar s'en étonna. La jeune femme était une combattante redoutable, et sans doute la seule à pouvoir rivaliser avec lui. Mais il était rare qu'elle se batte si cela n'était pas nécessaire. Voulait-elle se mesure à la Lycan, ou c'était pour une tout autre raison ? Quelque soit, le motif, le combat ne pouvait être qu'intéressant. Hanna était aussi rapide qu'agile. Elle se battait à l'épée courbe et avec un petit bouclier au bord tranchant comme une lame.

Et bien soit, allons y. Choisissez vos armes.


Sans surprise, Hanna récupéra l'équivalent en bois de ses armes de prédilection et rejoignit le centre du terrain. Ragnar lui attrapa une cruche de bière et s'assit à même le sol dans l’assistance, ses yeux bleus rivé sur ce qui allait se passer.

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Ven 21 Fév - 20:50

Certes, un jour, quelqu’un prendrait la place du Celte. Sa place devait être convoitée, et comme il l’avait si bien dit, ce que l’on prend est à nous. Sa dernière phrase lui décrocha un sourire. Il l’avait ramené dans son pays, il lui avait mis ce collier, mais cela ne voulait pas dire qu’elle lui appartenait.  Orlaithe était une louve solitaire, qui faisait son boulot de guerrière pour le bien de la meute, mais qui ne s’attachait à rien ni personne. Libre, et forte. C’est tout ce qu’elle voulait.

Le Grand Khan vint alors se coller contre elle, et la jeune femme sortie de ses pensées. Elle le regarda dans les yeux, étonnée qu’il mette autant de proximité entre eux. Elle cru apercevoir quelques jeunes recrues chuchoter en les voyant, mais peut-être était-ce son imagination… Ragnar poursuivit son petit discourt, lui expliquant qu’elle ne pouvait pas se battre contre lui, car elle n’était pas une celte, mais une esclave. Orlaithe tiqua encore à ce mot. Ce qu’elle pouvait le détester ce mot là…


Mais soit, voyons voir de quoi tu es capable. Quelqu'un ici se porte volontaire pour s'amuser un peu avec notre invité sans nom ? dit-il en s’éloignant.

La lycane posa ses yeux sur chacune des recrues, cherchant quelqu’un qui saurait l’égaler au combat, rien qu’un peu. Mais à peine eut-elle terminée son tour, que Hanna s’avança au milieu. Visiblement, elle souhaitait s’opposer à Orlaithe, allez savoir pourquoi ! C’était une guerrière redoutable, ça ne faisait aucun doute. Il suffisait de regarder au fond de son âme pour le comprendre. Ce combat promettait d’être intéressant. Pour autant, Orlaithe n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle cherchait. Elle s’approcha de son adversaire, sourcils froncés.


Et bien Hanna, tu en as déjà assez de me voir ? C’est d’accord. Je te combattrai.

Ragnar leur ordonna de choisir leurs armes. C’est vrai… ce n’était qu’un jeu, qu’un entrainement si on peut dire. Elles n’allaient pas se battre avec de vraies lames. C’était bien la première fois pour Orlaithe. .. elle laissa Hanna choisir la première. Et sans surprise, elle choisit l’équivalent de ses propres armes : une épée courbe et un bouclier en bois. Le Grand Khan s’installait tranquillement par terre, une chope de bière à la main. Il semblait prêt à admirer le spectacle. Et bien soit, Orlaithe allait lui en donner. Elle ne perdit pas de temps et préféra l’épée à la lance. Aujourd’hui, ce n’est pas à la chasse qu’elle partait.

Se plaçant face à Hanna, elle l’observa attentivement. Cette femme semblait agile et rapide. Orlaithe quant à elle, était une femme forte, mais légèrement moins rapide.  Alors, qui allait remporter ce petit duel ? Léchant ses lèvres, notre louve fit trainer quelques secondes l’épée sur le sol, et puis, prenant de la vitesse, elle la leva au dessus de sa tête, fonçant droit sur Hanna. Cette dernière para le coup, bien qu’elle dû reculer son pied pour faire contrepoids.  Durant plusieurs minutes elles prenaient chacune leur tour l’avantage, à croire qu’elles étaient de force égale. Orlaithe devait être vigilante et observer tout ces faits et gestes, car sa rapidité la rendait dangereuse.  

Bondissant en l’air, la louve frappa le bouclier d’Hanna de ses deux pieds, ce qui la fit chuter. Elle perdit son unique protection, bien que son épée courbe soit toujours dans sa main. Orlaithe s’approcha, mais son adversaire lui fit un croche-patte et elle tomba juste à côté d’elle. Instinctivement, les deux femmes posèrent leurs épées sur le cou de leur ennemie. Cela voulait-il dire qu’elles étaient ex aequo ? La lycane ne supportait pas de rester sur un tel final. Elle n’avait jamais perdu un seul combat, la preuve, elle était toujours vivante. Etait-ce son semblant d’affection qui l’empêchait de combattre sérieusement, même avec des épées en bois ? Lâchant un grognement, elle attrapa l’épée de Hanna et la jeta plus loin.


Tu ne peux pas me battre ! Reste à terre !

La jeune femme se releva. Elle ne voulait pas s’arrêter là. Le problème, c’est que Orlaithe ne devait pas se mettre en colère. Elle ne devait pas prendre trop à cœur ce combat. Hanna veillait sur elle, elle ne devait pas la voir comme une proie, comme une ennemie. Non, c’était un jeu, rien qu’un jeu ! Difficile à comprendre après plus de 200 ans de guerre et de sang versé. Le regard de la lycane prit une légère couleur dorée tandis qu’elle affichait une toute autre expression. Les lycans étaient plus puissants que les humains, et ils étaient immortels. L’argent était leur seul véritable ennemi. L’issu de ce duel était évident. Il suffisait qu’elle se donne à fond ! Elle admirait son courage et son expérience, mais elle ne pourrait pas gagner, pas cette fois.

Elle laissa Hanna reprendre son épée, se concentrant du mieux qu’elle le pouvait pour apaiser son esprit. Que le Grand Khan ouvre ses yeux, il n’allait pas être déçu. Voilà ce que ça donne de mettre une bête en cage… Un nouveau grondement remonta dans sa gorge. Orlaithe Brydia allait faire des étincelles. Les recrues celtes retenaient presque leur souffle… et Hanna prit également un air plus sérieux.

La louve venait de bouger. Elle contourna Hanna, frappant à plusieurs reprises. Les épées de bois s’entrechoquaient, et leurs mouvements soulevaient la poussière dans les airs. Elles ne se donnaient aucun répit. Et puis soudain, Orlaithe jeta son épée par terre, et renversa une nouvelle fois Hanna en lui fonçant dessus tête baissée. Elle la souleva un instant, comme si elle ne pesait pas plus qu’un sac de plume, et dans un hurlement, la cloua au sol avec ses bras et ses jambes. La brebis n’avait plus d’échappatoire, et le loup imaginait déjà son prochain festin.

Ragnar s’avança alors, levant le bras comme pour interrompre le combat. Il avait sans doute comprit que Orlaithe n’était plus dans tout ses états. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, comme à chaque fois qu’elle s’apprêtait à tuer. Une simple pression au niveau de la nuque, et s’en était finit de Hanna… mais bizarrement, l’intervention du Grand Khan ramena la lycane à la réalité. Elle était presque choquée de son comportement, et relâcha aussitôt la jeune femme. Sa lèvre inférieure tremblait légèrement, et elle se mis à regarder ses mains comme si elles étaient souillées de sang.


Je… excuse moi Hanna.. dit-elle dans un murmure. On ferait bien de s’arrêter là…

La guerrière de Karaths se redressa, et s'éloigna du terrain sans un mot. Elle partait loin de ce foutu endroit et peu importe ce que dirait le chef celte. Sa nature prenait toujours le dessus. Ce qu'elle pouvait détester être une femme! Si seulement elle pouvait demeurer une bête pour l'éternité... elle n'aurait plus besoin de se prendre la tête, plus rien n'aurait d'importance.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Sam 22 Fév - 16:45

Le combat allait commencer. Assit à même le sol, il observait ça d’un regard curieux. Hanna était un monstre de combat, bien qu’elle manque de force, sa rapidité et sa précision étaient fatale. Mais en face, c’était une adversaire qu’ici personne ne connaissait, et personne ne savait se dont elle était capable. Lui trouvait l’occasion parfaite. Une Lycan contre celle qui est sans doute sa meilleure guerrière… L’issue était pour le moins incertaine. Et alors que les premiers coups d’armes s’échangeaient, il absorba sa première gorgée de bière. Soigner le mal par le mal en somme.

Le début semblait équilibrer, chacune prenant légèrement l’avantage à tour de rôle. Ragnar applaudit même lors de la double mort. Une égalité parfaite. Mais dans l’assistance le silence c’était installé. Personne n’avait vu quelqu’un tenir tête à Hanna. Mais rapidement les choses changèrent. Les mouvements et l’attitude de la Lycan se faisaient plus bestiaux, plus brute… Quelques choses changeait, et plus cela changeait, plus elle prenait l’avantage, comme si cette espèce de colère la rendait plus forte. Et Hanna se retrouva plaquée au sol. Immédiatement il se leva et arrêta le combat. Les choses allaient trop loin, et il avait vu Hanna sortir discrètement une lame cacher dans un bracelet de cuir à son poignet. Il ne fallait pas que ça dérape, sinon tout ça n’aurait servit à rien, et il ne pouvait pas se permettre de perdre sa guerrière.

La Lycan se releva, et partit en s’excusant. Un avant goût de sa transformation ? Il la laissa partir, de toute manière il devait faire reprendre l’entrainement. Il aida Hanna à se relever, et sans rien dire, elle ramassa ses armes et partie rejoindre la Lycan. Ragnar sourit, même après ce qui venait de se passer, elle continuait de vouloir assumer son rôle. Secouant la tête, il se retourna vers les jeunes, et entreprit un petit discours, illustrant l’issue du duel. Démontrant ainsi que ce qui les attendait de l’autre coté de la mer était quelques choses qu’ils ne pouvaient pas encore appréhender, et que seul un bon entrainement les aidera à surmonter pour la gloire des dieux.
L’entrainement touchait à sa fin lorsqu’un guerrier s’approcha de lui pour venir lui annoncer quelques choses dans l’intimité. Les yeux bleus de Ragnar tombèrent dans une froideur rare. La colère pouvait se lire sur son visage.

A l’issue de l’entrainement, à la tombée de la nuit, il rejoignit sa maison. Il ne se soucia pas d’Hanna et de la Lycan, il mangea un morceau et repartit assez rapidement en forêt. Il y passa la nuit, comme il avait l’habitude de le faire étant plus jeune. A l’aube, il regagna sa demeure. Son regard n’avait pas changé, une froideur aussi glaciale que l’océan. Hanna et la Lycan étaient présents, et sans leur accorder un regard alors qu’il se changeait, il lâcha à l’adresse de la celte.


Fais en sorte qu’elle soit au temple à l’heure. Je veux qu’elle assiste à ça…


Et sans un mot de plus, il partit avec ses armes. Peut avant midi, Hanna conduisit la jeune femme au temple. Lorsqu’elle entra, Ragnar était déjà là avec plusieurs hommes. Torse nue, un prêtre lui appliquait de l’eau de mer sur son tatouage. Alors qu’un autre reprenait le même procédé sur sa hache et sur un marteau couvert de symbole. Après une première commune, il se redressa et prit le chemin de la sortie, suivit de deux guerriers qui portait ses armes. Ses yeux avaient gagné en colère, une sorte de haine étonnante. Il s’arrêta au niveau de la Lycan et souffla sans même la regarder.

Observe et append.


Le petit groupe descendit la ville avant d’arriver sur la plage. D’autres personnes attendaient ici. Un guerrier en arme, âge d’une 50e d’année attendait. Un autre était maintenue enchainer prêt d’une enclume, gardé de prêt par deux hommes. Une foule attendait autour. Le grand Khan continua d’approcher et avança jusqu’à faire face au guerrier. Personne ne parlait, aucun son n’était perceptible. Ragnar tendit la main, et on lui donna sa hache. Un homme s’approcha d’Hanna et de la Lycan. Un grand colosse solidement bâtit. C’était un des guerriers de l’expédition. Il salua le celte d’un signe de tête, et commença à chuchoter.

L’homme qui est enchainer est un ancien esclave affranchit. Il a été condamné à mort pour avoir tué un vieille homme et violer sa fille avant-hier. L’homme en arme est le celte qui s’est porté garant pour lui lors de sa libération. Pour nos lois, il se retrouve aussi coupable que lui. Car il a prit la responsabilité de le faire devenir Celte. Ragnar le connait, il est de son village d’origine et était l’un des meilleurs amis de son père…

Il s’arrêta et reporta son regard au loin. Ragnar s’approcha, et un duel allait visiblement se dérouler. Mais curieusement, le grand Khan ne prit aucun bouclier. Les deux se jaugèrent un instant. Puis il attaqua, leva sa hache dans une attaque simple et directe. En face de lui, son adversaire ne bougea, et au dernier moment il écarta les bras, offrant son corps à la lame. L’acier s’enfonça directement dans sa cage thoracique. Il restait sur ses jambes quelques secondes avant de s’écrouler lorsque Ragnar retira sa lame. Personne ne parlait, et le corps fut emmener par deux hommes. Bragg reprit la parole toujours à voix basse.

Comme on pouvait s’y attendre, le vieux à accepter la sanction sans même se défendre. Signe qu’il acceptait sa responsabilité…

De son coté, Ragnar s’était détourné et avait rendu sa hache pour récupérer le marteau. L’homme enchainer fut alors trainé jusqu’à l’enclume. Et attacher sur le dos dessus. Il hurlait comme un dément, comme s’il pouvait encore se sortir de là. Le Grand Khan s’approcha de lui et sans un mot, il abattit son marteau au niveau du corps de sa victime dans un bruit d’os brisée. L’homme en eut le souffle coupé, et du sang commença à couler de ses lèvres. Mais il n’était pas mort, sa mort était inévitable mais lente. Ragnar lui attrapa la tête de sa main et le força à le regarder. Du mépris était clairement visible à travers ses yeux bleus. L’homme mit plusieurs secondes à mourir. Une fois que ce fut fait, il le lacha, et s’éloigna de tout ça. Bragg reprit son explication alors qu’il voyait son chef revenir vers eux.

Le Celte va être enterré avec les honneurs par sa famille. Le corps de l’autre homme sera enterré avec lui. Ragnar lui à écraser son âme en lui détruisant le cœur, il sera donc sans conscience, sans envie, et devra servir pour toujours le vieux au Valhala…
D’ailleurs, je te conseil si tu tiens à la vie de ne pas approcher Ragnar, le vieux était comme un père pour lui, je doute qu’il soit de bonne humeur…


Ragnar était arrivé à leur hauteur. Il dominait tout le monde de taille sauf Bragg à coté de qui même lui semblait petit. Son regard se posa sur la Lycan, comme pour s’assurer qu’elle avait comprit le message. Il croisa le regard d’Hanna et de Bragg qui lui plaça un instinct une main sur l’épaule en signe de compassion avant de reprendre sa route. Ses yeux glacés ne semblaient pas vouloir reprendre leur espièglerie habituelle. Il traversa la foule alors que les deux corps étaient amenés, et il regagna sa demeure. Il enfila un haut et rejoignit l’auberge. Il avait besoin de se détendre…

La nuit était déjà tombée lorsqu’il vit la Lycan et Hanna entrer à leur tour. Il était dans une sorte de petit box avait Bragg, et de nombreuse chope vide ornaient la table. Autour d’eux, cela riait et chantait pas mal. Les Celtes célébraient la montée au Valhala de l’un des leurs. Les yeux bleus de Ragnar se posèrent sur l’esclave, et ils n’avaient visiblement pas perdu de leur froideur.


Je ne suis pas d’humeur à jouer avec toi ce soir Lycan sans nom.


Il était claire qu’elle prenait des risques à vouloir engager la conversation, et Hanna lui suggéra d’une légère pression sur le bras de faire demi-tour.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Sam 22 Fév - 19:31

A peine Orlaithe s’écarta du terrain d’entrainement, que Hanna repartait à sa poursuite. Décidément, elle n’abandonnait jamais cette petite femme. D’un certain point de vu, elle était admirable. La lycane l’attendit, trouvant inutile de partir plus loin et de la faire courir derrière. Grâce à son ouïe surdéveloppé, elle entendit le discours du Grand Khan destiné à ses élèves. En effet, un tout autre monde les attendaient à l’autre bout de Celtica, et ils devaient s’y préparer du mieux qu’ils le pouvaient. Qui sait, peut-être survivront-ils aux autres races.

Orlaithe observait Ragnar de loin. Il fut rejoint par un guerrier qui lui annonça visiblement une mauvaise nouvelle. Elle n’avait pas besoin d’être en face de lui pour le comprendre. L’expression de son visage avait totalement changé. Peu importe l’information, la lycane ne pouvait rien faire pour remédier à son humeur. Choisissant de rentrer à la maison du Grand Khan avec Hanna, elle mangea en sa compagnie, la forçant presque à s’assoir à table avec elle. Quitte à être toutes les deux, autant manger l’une en face de l’autre. Ragnar ne resta que peu de temps au domaine, sans doute allait-il passer la nuit dehors pour calmer ses esprits…

A l’aube, Orlaithe dormait paisiblement dans le lit, emmitouflée dans ses couvertures. Hanna était sagement assise à côté, l’air toujours aussi sérieuse. Un claquement de porte réveilla la louve en sursaut, mais il ne s’agissait que du chef celte. Il ne prêta pas attention à elles, et se changea sans un mot. Ce n’est qu’une fois habillé qu’il donna un ordre à la guerrière. Il souhaitait que la lycane vienne au temple afin d’assister à quelque chose… quoi, elle n’aurait pas pu le dire.

Peu avant midi, les deux jeunes femmes prirent le chemin du temple. Là-bas elles retrouvèrent le Grand Khan. Une sorte de cérémonie se déroulait dans un silence de mort, chose que Orlaithe ne pouvait réellement comprendre. Il finit par se relever, et se dirigea vers la sortie. Lorsqu’il passa près de sa prisonnière, il lui souffla quelques mots, sans même la regarder. La haine l’avait envahit tout à coup. « Observe et apprend. » Voilà ce qu’il lui avait soufflé.

Le petit groupe descendit la ville, Orlaithe et Hanna en faisait partit. Ils arrivèrent tous à la plage, où d’autres personnes attendaient. Un homme était enchainé prêt d’une enclume, ce qui intrigua beaucoup Orlaithe. Qu’avait-il fait pour mériter un tel sort ? Comme pour répondre à ses questions, un colosse s’approcha d’elles et se mit à chuchoter. Il expliqua le pourquoi du comment, et au fur et à mesure que les mots s’échappaient de ses lèvres, la lycane se sentait de plus en plus mal.  C’était une mise à mort.

Le premier coup tomba. Le vieil homme ne s’était même pas défendu, il avait accepté le jugement de Ragnar.  Ce dernier saisit le marteau et s’avança vers le deuxième homme. Il poussait des hurlements, espérant, priant, pour que tout cela s’arrête… le Grand Khan abattit alors son arme dans un bruit d’os brisé. Il n’était pas mort pour autant, et le celte attrapa sa tête pour le fixer dans les yeux. Le colosse reprit alors la parole, et Orlaithe tourna la tête pour le regarder. La culture celte était complexe pour elle, et toutes leurs coutumes lui semblait parfois une perte de temps. Elle ne dit rien, écoutant attentivement ce qu’on lui murmurait. Et puis la dernière phrase l’interpella. Ne pas s’approcher de Ragnar ? C’était encore à voir.

En parlant de lui, il venait tout juste d’arriver à leur hauteur. Il plongea son regard dans celui d’Orlaithe, sans doute pour s’assurer qu’elle avait comprit le message. Des menaces. Elle n’aimait guère cela. Sa petite cérémonie ne l’impressionnait pas. Les lycans pouvaient être bien plus cruels avec leurs ennemis et les traitres.  De plus, elle ne voulait en aucun cas, « gagner sa liberté » et devenir une celte. Alors tout ceci ne risquait pas d’arriver. Elle suivit Ragnar des yeux, jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.  Ce n’était pas bien compliqué de savoir où il allait. L’auberge. Histoire de se changer les idées.

Orlaithe rentra elle aussi à la maison. Elle avait absolument besoin d’un bain pour se détendre ! Cette journée l’avait énervée plus qu’autre chose. Laissant tomber ses vêtements sur le sol, elle rentra délicatement dans l’eau chaude de la baignoire en bois. Elle soupira de bonheur avant de plonger la tête sous l’eau. Elle resta plusieurs minutes dans le bain, jusqu’à ce que l’eau tiédisse. Elle en avait mit partout à côté,  mais bon, elle n’avait pas fait exprès… lorsqu’elle sortit de la pièce complètement nue, elle tomba nez à nez avec Hanna. Par respect, elle se tourna pour ne pas la gêner. La lycane rigola un peu, car à vrai dire, elle s’en fichait totalement.


Bon… qu’est-ce que je peux mettre… je ne supporte pas les robes, c’ pas pratique pour se déplacer. Hanna, tu aurais une idée ?

La guerrière pointa du doigt une tenue tout à fait correcte posée sur le lit. Une sorte de jupe-short en cuir, et un petit haut avec un corset. Notre lycane était souvent peu vêtue, et donc cette tenue convenait à merveille. Elle remercia Hanna avant de s’habiller en vitesse. Il faisait déjà nuit dehors, et elle avait hâte de retrouver le Grand Khan à l’auberge.  


***

Ragnar Aledan était assit à une table, dans une sorte de box qui le mettait à l’écart de la foule. Le colosse de toute à l’heure était avec lui, et de nombreuses chopes vides étaient posées devant eux. Et bien… on peut dire qu’ils n’ont pas perdu leur temps. Les deux jeunes femmes venaient de rentrer dans le box, et Orlaithe croisa immédiatement le regard froid du chef.

Je ne suis pas d’humeur à jouer avec toi ce soir Lycan sans nom.

Elle avait très bien comprit. Il ne voulait pas d’elle dans son petit coin privé. Monsieur faisait la tête depuis le début de la journée. En fait, elle ne savait jamais comment l’aborder ! Et pourtant elle était connue pour avoir le même défaut. La plupart de ses compagnons lycans n’osaient jamais venir lui parler. Ses paroles n’étaient toujours que poison.

Croisant les bras contre sa poitrine, elle le regarda de haut en bas d’un air supérieur. Hanna serrait doucement son bras, comme pour lui suggérer de faire demi-tour.

Comme le Grand Khan désire. Si tu me cherches, je serai là-bas avec tes celtes.

Qu’il reste donc dans sa mélancolie, je m’en balance. Dit-elle à Hanna, avant de faire demi-tour.

Elle l’avait dit suffisamment fort pour que le Grand Khan l’entende. Mais pour le moment, elle se fichait de sa mauvaise humeur. Elle n’avait pas à subir une telle attitude. C’est lui qui l’avait amené à Celtica, elle n’avait rien demandé. Durant toute la soirée, la jeune louve resta au comptoir, à boire et à rire avec les braves de l’auberge. Et si cela pouvait rendre jaloux rien qu’un peu ce foutu chef, et bien tant mieux. Il n’avait qu’à s’occuper d’elle après tout ! Cela faisait déjà quatre putain de jours qu’elle était là, et elle commençait à être nostalgique de la forêt d’Orlyën…

Les heures passaient, et Orlaithe tenait toujours bien l’alcool. Certains gaillards s’étaient endormis sur leur chaise, et cela faisait beaucoup rire la jeune femme.  Elle commanda une autre chope, histoire de les frustrer encore plus ! Et puis très vite, l’un d’entre eux se rapprocha d’elle, venant discrètement lui caresser la cuisse. Hanna n’était pas loin, elle regardait attentivement, au cas où ça partirait en bagarre…


Tu fou quoi ? demanda sèchement Orlaithe.

L’homme en question ne répondit pas, il était complètement ivre. Il empestait l’alcool autant qu’elle, mais la grande différence c’est qu’elle ne mettrait pas longtemps à le foutre par terre… un autre s’approcha, posant sa main sur l’épaule de son ami. Il lui conseilla de laisser la lycane tranquille, qu’elle appartenait au chef, et qu’il valait mieux ne pas s’attirer d’ennui… mais il ne voulait apparemment rien entendre ! Levant les yeux au ciel, Orlaithe le repoussa une première fois.

Te fatigue pas mon gars.

Son prétendant ne sembla pas apprécier qu’on le repousse et lui envoya une sacrée gifle ! Orlaithe ne cria pas, ne broncha pas. Sa joue prit une teinte rosée tandis qu’elle se levait de son tabouret. Les humains étaient si prévisibles… son regard, lui, avait de nouveau viré au doré. Ce qu’elle pouvait détester ces types… une femme prend quelques verres en leur compagnie, et ça y est, elle est destinée à finir dans leurs draps ? Elle serra son poing d’une telle force, que son sang se mit à perler dans sa paume… la jeune louve fixa alors les gouttelettes rougeâtres… et son cœur accéléra subitement. Prise de panique, elle renversa son tabouret et lâcha sa chope. Cette sensation elle ne la connaissait que trop bien… se recroquevillant par terre, elle se tint le ventre en gémissant. Hanna avait accouru, mais Orlaithe la poussa. Elle ne devait pas rester là. Comment empêcher cela ?!

RAGNAR !! hurla t’elle dans l’auberge.

Plus une supplication qu’un cri… Orlaithe Brydia allait faire un carnage de cette auberge celte. Cela faisait déjà quatre jours qu’elle était ici n’est-ce pas ? Pas étonnant que la transformation vienne… au campement, c’était bien plus souvent. Elle ne pouvait être quelqu’un d’autre. Et ce collier au pics d’argents allait mettre fin à tout ceci…

La foule observait, mais ne comprenait pas ce qui se déroulait sous leurs yeux. Hanna, elle, avait comprit. Elle se précipita vers le box de son chef, l’air paniqué. Allait-il seulement faire quelque chose pour une esclave ?  Etait-il finalement d’humeur à venir jouer avec elle ? Elle ne lui laissait guère le choix… ses hommes seraient bien surpris de voir une bête gigantesque dans leur ville. Certes, elle ne vivrait pas longtemps… à moins qu'il fasse preuve de clémence à son égard...

Ses côtes commençaient déjà à se briser, à se déplacer sous sa chair... et même à l'extérieur, on entendait ses cris.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Dim 23 Fév - 14:48

Les chopes s’étaient vidée les une après les autres, sans trop les compter. Il savait par contre que Bragg en avait quelques unes d’avances. Le colosse était un ami de longue date. En fait ils avaient d’abord été ennemis lorsque Ragnar avait entreprit de conquérir tout Celtica. Il était le meilleur guerrier d’un des Khan adverse. Une fois l’unification terminée, Bragg avait du composer avec, et après quelques bagarre et quelques bières, les deux étaient devenues amis. Le grand Khan adorait littéralement Bragg. Le grand gaillard était joyeux, joviale et fidèle à celui qu’il respectait. En somme, le compagnon idéal aussi bien pour les batailles que pour les moments de détentes. Et ce monstre de puissance était loin de poser des questions à tour de bras, ce qui rendait les moments difficiles moins pénibles.

Alors qu’ils étaient entrain de vider une nouvelle bière en discutant des avantages généreux d’une celte de la salle qui visiblement avait déjà visité leurs deux lits, Ragnar porta son regard sur la Lycan qui s’était installée au bar. Cette esclave sans nom commençait vraiment à lui taper sur le système. Il se demandait de plus en plus s’il avait eut raison de l’épargner. Il n’avait rien appris de nouveau, et elle avait beau attiser sa curiosité, il fallait qu’il se rende à l’évidence. Il remarqua alors le petit manège d’un des guerriers présent. Il s’intéressa d’avantage à la scène jusqu’à ce qu’il voit la gifle partir. Immédiatement, il se leva, renversant sa chope sous le regard étonné de Bragg.

Le grand Khan arriva très rapidement derrière l’homme, et lui attrapant la tête, il lui écrasa violemment sur le bar. Le visage de l’homme éclata une chope au passage, lui ouvrant le visage. L’homme se débâtit tant bien que mal mais s’arrêta aussitôt qu’il reconnu son adversaire. Ragnar approcha son visage du sien, et lui cracha presque au visage.


Qu’est ce que tu croyais faire ?! Cette esclave m’appartient ! Si tu la veux, tu sais ce qu’il te reste à faire… Non ? Alors dégage !


Et sans plus de cérémonie, il le balança de sa chaise, sous le regard des nombreux clients, qui essayaient de comprendre ce qu’il se passait. Il fut alors attiré par les cries de la Lycan alors que Hanna et Bragg arrivaient depuis son box. Il la regarda se tordre de douleur sans aucune compassion. Cela ressemblait alors à ça la transformation ? Il se demanda un instant le degré de douleur que cela pouvait bien procurer. Dans tout les cas, cela allait devenir dangereux.

Tout le monde dehors, tout de suite !


Tout le monde l’écouta sans demander son reste. Ajoutez à l’ordre de leur chef les cries et les bruits d’os brisé, et vous verrez tout le monde déguerpir sans demander son reste. EN quelques instants il ne restait plus que Bragg, Hanna et lui.

On s’en va.


Alors qu’il tournait les talons, Hanna n’avait pas bougé. Ragnar croisa son regard. Il était évident qu’ils n’avait pas le même point de vue. Ragnar comptait simplement l’enfermer dans l’auberge le temps de sa transformation et le temps nécessaire pour que le collier ait raison d’elle.

Quoi ? 4 jours et je ne connais même pas son nom. Elle ne me sert a rien, autant qu’elle meurt…


De nouveau il tourna les talons mais Hanna lui attrapa le bras, plongeant son regard dans le sien. Bon dieux qu’il détestait ce regard ! Muette de naissance, elle pouvait faire passer à travers ses yeux toutes les émotions du monde. Il soupira. Il ne pouvait pas lutter contre la belle brune, et c’était depuis leur enfance.

Très bien… J’espère que ton jugement sera la bon.


Il s’approcha de la Lycan qui se tordait de douleur en hurlant. Il sortit une petite pièce de métal de sa poche. Il la glissa dans un trou à l’arrière du collier, et dans un bruit métallique il s’ouvrit en deux et tomba au sol. Ragnar regarda Hanna et leur ordonna de sortir. Ils fermèrent les portes et tout fut barricader pour l’enfermer à l’intérieur. Il attrapa Hanna par l’épaule, et lui ordonna sèchement

Vas me chercher les armes, tout de suite !


Les armes en question se trouvaient chez lui, en somme à quelques secondes à pied d’ici. La guerrière partie en courant. Ragnar tourna son regard vers l’auberge. A l’intérieur les cries s’étaient arrêter pour laisser place à des grognements impressionnant. La démonstration du petit duel montrait de quoi son esclave était capable sous forme humaine, il était hors de question de la voir sous sa forme bestiale se balader dans sa capitale. Hanna revint les bras chargé de deux épées et une hache. Ragnar se saisit de son arme de prédilection et l’observa avec minuties. Légèrement plus petite que celle qu’il utilise actuellement, elle était magnifiquement ouvrée. Il regarda le tranchant, et une perle de sang glissa de son doigt. Magnifique, le forgeron était vraiment un pro, le seul réel armurier du pays. Mais ses trois armes étaient spéciale, elles étaient en argent… Il en avait ordonné la création juste après son retour d’expédition. Il voulait pouvoir être prêt contre les Lycans en cas de besoin, mais l’homme qui travaillait pourtant d’arrache pied n’avait pu sortir que 3 armes… Il se tourna vers Hanna et Bragg

Si cette chose sort avant moi, tuer là… Hana, prie les dieux que ton jugement ne me coute pas la vie, sinon je te jure que je reviendrai pour toi…


La menace n’était pas anodine, et pendant un instant la jeune femme se recroquevilla légèrement. Brag manqua de sourrir à le menace, et se contenta d’hocher la tête vers son chef pour lui souhaiter bonne chance. On entrouvrit légèrement la porte de l’auberge, et Ragnar entra en faisant le moins de bruit possible. Il repéra le loup de l’autre coté de la pièce, ses yeux rivés sur lui. Ce monstre était vraiment impressionnant. L’alcool était-il responsable d’autant d’imprudence ? Même si cela jouait indéniablement, il n’avait pas trop le choix non plus. Elle était son esclave, sa responsabilité… Il fallait qu’il l’empêche de sortir d’ici, et vu sa force, elle aurait largement pu défoncer une sortie. Il fallait l’occuper…

Rassurant sa prise sur son bouclier, il fit un peu rouler son épaule droite alors que sa hache faisait des moulinets. Il essayant de se chauffer un peu les muscles. Ses yeux bleus ne quittaient pas le monstre en face de lui. Il se demanda si ce loup avait une conscience propre, ou si c’était la jeune femme la dessous. Par petit pas, il maintenait l’écart entre eux.

L’auberge était un immense carré, trois des cotés étaient des renforcements pour des box, le quatrième comportant le bar. Au centre se trouvait un grand brasier qui apportait la chaleur et des tables étaient disposées. Pour l’instant, les deux adversaires semblaient s’observer, tournant autour du feu. Dans un sens, les jeux de lumière qui en résultait sur les parois et donc sur les fenêtres étaient dignes des grands récits. S’il avait la chance d’y survivre, peut-être qu’il y aurait le droit.

Alors c’est à ça que tu ressemble…

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Lun 24 Fév - 17:47

Les occupants de l’auberge ne tardèrent pas à déguerpir en voyant la jeune louve se tordre de douleur. Leur chef leur avait donné un ordre, et il avait bien fait. Ce collier pouvait causer sa perte, mais avant cela, elle en aurait tué plusieurs à coups de griffes et de crocs. Bientôt il ne restait plus que Bragg le colosse, Hanna et le Grand Khan… Orlaithe ne les regardait pas, elle essayait tant bien que mal de supporter la transformation. Elle cru entendre le celte parler. Il voulait partir et la laisser crever ici. Pas étonnant de sa part. On aurait presque pu voir un sourire sur le visage de la lycane… pour autant, son heure n’était pas venue, car sa très chère Hanna, guerrière et celte à la fois, ne semblait pas vouloir quitter les lieux.

Grâce à sa bonté, Ragnar dû s’incliner. Il s’approcha d’Orlaithe, et glissa une petite pièce de métal dans l’arrière du collier. Un bruit métallique retentit, et le collier tomba à terre. La louve allait vivre, et désormais, plus rien ne l’empêcherait de se transformer. Le Grand Khan n’avait pas dit son dernier mot, il choisit de prendre les armes et d’occuper la bête. C’est donc en entrant à nouveau dans l’auberge qu’il vit pour la première fois le vrai visage d’Orlaithe Brydia…

Devant lui se dressait un monstre gigantesque de plus de 800 kilos. Couvert d’un poil aussi sombre que la nuit, et au ventre beige... Ses lourdes pattes faisaient la taille d’un crane humain, et sa tête était au moins aussi grosse que celle d’un ours. Ses yeux dorés fixaient le Grand Khan tandis qu’il chauffait ses muscles.

L’homme et la bête tournèrent autour du grand brasier, se regardant sans un bruit. La femme avait laissé place à l’animal, et sa conscience s’en était allé avec elle. Ce soir, ce n’est pas elle qui déciderait du sort de Ragnar Aledan, mais bien son autre moitié. Celtica pouvait retenir son souffle une nouvelle fois, son chef allait maintenant jouer sa vie.


Alors c’est à ça que tu ressemble…

Le loup grogna en entendant sa voix. Un rien pouvait l’énerver, et ce calme étonnant allait vite être brisé. Remuant sa queue nerveusement, le monstre finit par se hisser sur ses deux pattes arrière, surplombant le Grand Khan de toute sa hauteur. Un rugissement déchira le ciel, et c’est alors que le monstre bondit sur son ennemi. Cette nuit, Bragg et Hanna ne lui viendraient pas en aide, cette nuit, il n’y avait plus qu’eux deux. Dans un certain sens, ils terminaient la partie qu’ils avaient commencé à Orlyën...

Orlaithe aurait-elle souhaité une telle situation ? Probablement pas. Au cours des jours elle avait beaucoup appris sur Celtica et ses occupants. La culture Celte était honorable et malgré son statut d’esclave, elle n’était pas si mal ici. Certes, sa terre lui manquait, les siens lui manquait, mais elle s’était prise d’affection pour Hanna, et quelque part, un peu pour Ragnar. Que leur avait-elle donné en échange ? Absolument rien. Aurait-elle seulement avoué ce sentiment à ses « bourreaux » ? Jamais. Et c’est à cause de tout cela qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’échappatoire pour elle aussi.

La hache et l’épée en mains, le Grand Khan tenait tête à la lycane. L’argent siffla, et trancha à plusieurs reprises la peau dure de la bête. Par chance, ses lames n’avaient pas touchées un organe vital, ce qui ne lui serait donc pas fatal. Contaminée malgré tout, la bête allait se vider de ses forces à chaque minute. Mais les minutes pouvaient être une éternité pour le celte… en effet, son bouclier vola loin de lui, et la louve le coinça contre un mur. Si jamais l’homme se faisait mordre, il pourrait dire adieu à son trône, car il deviendrait tout comme Orlaithe, un lycan. A moins qu’elle ne laisse rien hormis les os…
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mar 25 Fév - 16:13

Dans quel situation il c’était mit ? Putin mais comment avait-il pu en arriver là ? S’il s’en sortait vivant, Hanna allait lui payer ça, et très cher. Alors qu’il fulminait en essayant de contrôler sa respiration, ses yeux bleus ne quittaient pas le monstre face à lui. Il lui semblait évident que les coups qu’il lui avait infligé n’était pas assez sérieux pour le vaincre, mais visiblement cela l’affaiblissait… La victoire aurait pu être proche, s’il n’était pas dans le même état. Il pouvait sentir, et même entendre le sang gouter autour de lui. Le premier instants de la bataille avaient été acharné, mais il avait eut le dessus.

Pourquoi ? Simple connaissance du terrain. Cette taverne il la connaissait par cœur, elle était son lieux de réflexion, de beuverie, de fête et parfois même de débauche. Il connaissait l’emplacement de chaque table, et avait pu ainsi en profiter, se glissant sous l’un, contournant l’autre pour frapper. La bête avait hurlé à chaque coup, signe que l’argent était une bonne idée. Mais après quelques minutes de combat, son avantage disparaissait. Les lourdes tables de bois avaient certes, souvent résisté à des bagarres, des danses ou même quelques ébats, mais elles n’étaient pas assez solide pour résister aux monstrueux coups du Lycan. Tout le mobilier avait céder l’un après l’autre. Il ne restait plus qu’un champ de ruine, et plus rien pour s’abriter. Et c’était la que son calvaire avait commencé. Ragnar était un puissant combattant, mais il ne pouvait rien face à la force de son adversaire. Il tenta à un moment donné de bloquer un coup de griffe de son bouclier. Le choc avait été si violent que les fils de sa blessure à l’épaule n’avaient pas tenues, et il eut l’impression qu’on lui avait broyé le bras. Il avait retenue la leçon, et essayait depuis d’éviter les coups. Mais une tel rapidité avait un prix, et la fatigue ne tarda pas à venir.

Le dernier assaut du monstre lui avait arraché son bouclier, et encore, il l’avait lâché pour ne pas voire son bras s’envoler avec lui à travers la pièce. Une trace très nette de griffure lui labourait le torse. Son visage comportait une belle balafre et il avait surement une ou deux cotes fêlées… Rien ne semblait pouvoir arrêter cette chose. Il s’imagina alors une armée de tels soldats… Imbattable… Cette réflexion lui couta cher. Le loup lui avait bondit dessus et l’avait coincé au mur. Il eut tout juste le temps de lever son arme et les crocs se refermèrent sur le manche plutôt que sur son cou.

Dans un effort immense, il fit pivoter son arme pour obliger le monstre à lâcher prise et s’écrouler sous lui pour lui échapper, non sans en profiter pour lui ouvrir une belle plaie sur la poitrine. Il courut et ramassa son bouclier pour se mettre immédiatement de l’autre coté du brasier. Le souffle court, il observa une nouvelle trace de griffes sur son torse. Il ne l’avait même pas senti… Certain dirait que c’était plutôt bien de n’avoir pu sentir une telle douleur. Mais lui savait que c’était mauvais signe, que ces forces l’abandonnaient… La fin était proche, il fallait tenter le tout pour le tout, il avait déjà laissé bien trop d’énergie et de sang derrière lui. Ses yeux bleus observèrent le monstre. C’était vraiment la jeune femme séduisante de toute à l’heure ? Les deux entités avaient-elles une conscience propre ? Ou l’esclave essayait de la tuer ? Quelle ingrate. Il aurait tellement pu lui offrir…

Il fallait en finir. L’objectif n’était plus de l’occuper mais bien de la tuer. Ou plutôt de survivre. Donc de le tuer en somme. Quel que soit son envie, l’issue ne pouvait être que la même. Il essaya de rassembler ses dernières forces. Affichant un sourire plein d’arrogance il fit tourner sa hache d’argent dans sa main.


Aller approche saloperie ! Je vais te montrer ce que vaut Ragnar Aledan, Grand Khan des celtes ! Je n’ai pas monté une pile de cadavre pour arriver ou je suis et me laisser croquer par un cabot de merde !


Le ton était agressif mais sûr de lui. C’était de la provocation. Pas très malin d’énerver d’avantage ce monstre de 800kg. Néanmoins, le guerrier qui perd son calme a à moitié perdu… Le loup grogna, hurla et lui sauta dessus à travers même les flammes. Au dernier instant Ragnar pivota sur lui-même tant et si bien que le coup du monstre hurta son bouclier pendant que lui contournait ses griffes. Le hache s’abattit avec violence, mais au dernier instant la hache tourna lame vers le haut, si bien que ce fit le coté plat qui s’écrasa tel un marteau sur le crane du loup. Un signe de clémence ? Pas vraiment. Un guerrier à la hache risque à de nombreuse occasion de voir son arme enfoncer dans le corps d’un adversaire et s’y bloquer. Le coté « marteau » était alors souvent utiliser afin de briser les os et donc tuer son adversaire tout en éludant le risque d’y rester coincer. Ragnar avait vu l’épaisseur du cuir du Lycan, un tel coup venu du haut aurait pu y rester bloquer. Ayant sonné son adversaire, il arma le coup fatal, se préparant à viser le coup. Mais il l’avait sous estimé, et une patte vint violemment le heurté pour l’envoyer voler contre le bar. Le souffle coupé et la vue trouble, il se releva comme il pu. Son bouclier lui avait une nouvelle fois échappé. Une lacération impressionnante ruisselait de sang sur son coté droit. En face de lui, le lycan secouait la tête pour reprendre ses esprit après ce coup sur le crane. Il essaya de tenir sur ses deux jambes tout seul, mais c’était difficile, en plus sa hache lui semblait tellement lourde maintenant…Il avait raté sa dernière occasion d’en finir. Même si son esprit était encore là, combatif, son corps ne pouvait plus suivre, et le prochain assaut lui serait fatal. Il n’avait pas peur de la mort, il l’attendait et la côtoyait depuis son plus jeune âge. Si on lui avait dit qu’il mourrait à causer d’une esclave… Senja la sorcière c’était-elle finalement trompé sur son destin ? Ou peut-être que les dieux l’avaient trouvé trop tendre et qu’ils l’avaient abandonné…

Un sourire ironique zebrait son visage couvert de sang. Ses yeux bleus fixèrent son adversaire, et il lui cracha


T’en veux encore ? Allez viens ! Ta mort est venue !


Le loup semblait aussi mal en point que lui, mais il chargea tout de même de nouveau. Ragnar resta là sans bouger, puis d’un coup lança sa hache. Celle-ci vint se planter dans l’abdomen du Lycan qui poussa un hurlement. L’avait-il eut ? La lame c’était-elle enfoncer assez ? Si ce n’était pas le cas, il était mort. Ragnar tomba à genou, à bout de force. Il s’assit sur ses tallons, et observa le loup avec un sourire plein de sincérité. Cela avait été un beau combat…
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mar 25 Fév - 18:04

L’auberge celte était devenue un vrai champ de ruine… l’homme et la bête étaient toujours débout, mais plus pour longtemps. Ragnar Aledan était couvert de griffures, et il avait sans aucun doute une ou deux côtes fêlées. La louve quant à elle perdait son sang à chaque pas de plus. Ses yeux dorés n’exprimaient rien d’autre que de la rage, un fauve indomptable et puissant.

Aller approche saloperie ! Je vais te montrer ce que vaut Ragnar Aledan, Grand Khan des celtes ! Je n’ai pas monté une pile de cadavre pour arriver où je suis et me laisser croquer par un cabot de merde !

Le celte provoquait la bête. Etait-ce sage de sa part ? Surement pas. Orlaithe sauta à nouveau sur sa proie, et tout s’enchaina très vite. La hache de Ragnar s’abattit avec violence sur le crane de la lycane, ce qui l’assomma quelques secondes. Fort heureusement, la bête avait un crâne impressionnant, et donc, difficile à briser. Envoyant valcer le guerrier d’un coup de patte, le monstre profita de cet instant pour reprendre ses esprits. L’un comme l’autre avait beaucoup de mal à tenir debout.

T’en veux encore ? Allez viens ! Ta mort est venue !

La lycane chargea encore, et Ragnar resta là sans bouger. Au dernier moment il lança sa hache, et cette dernière vint s’enfoncer dans l’abdomen de la bête. Un hurlement retentit, la blessure était nettement plus profonde cette fois… Le Grand Khan tomba à genoux, épuisé. Il ne pouvait plus rien faire à présent, mais il gardait ses yeux braqués sur le loup, un léger sourire accroché aux lèvres. Il s’était certes bien débrouiller pour un simple humain… mais Orlaithe était-elle à terre ? Des petits gémissements s’échappaient de la louve, appuyée contre un mur. Elle avait la gueule ouverte, et sa respiration se faisait de plus en plus forte. La hache encore plantée dans la chair, elle était à bout de force…

Le Grand Khan était assit sur ses talons, attendant que la mort vienne. La lycane était tant pris de rage, qu’elle s’approcha de l’homme. Son ventre était vide, et pour une quelconque raison, ce celte voulait sa mort. La bête ne comprenait pas, ni pourquoi tout ceci était arrivée, ni ce qu’elle faisait là. Mais Ragnar avait signé son arrêt de mort en entrant dans cette auberge un peu plus tôt... Le loup était désormais face à l’homme, son regard de braise dans son regard de glace… grognant juste devant son visage, la lycane posa sa patte sur son cou, enfonçant ses griffes dans la chair de son ennemi. Ragnar ne cria pas, il s’évanouit dans l’instant. La bête lécha le sang qui perlait, puis tomba elle aussi au sol.

Quelques minutes plus tard, Orlaithe reprit forme humaine. Allongée nue sur le Grand Khan, elle ouvrit ses yeux, blessée et à l’agonie. Le celte ne bougeait pas, ne parlait pas.


Ragnar… murmura t’elle. Ragnar réveille toi… tu ne peux pas baisser si vite les bras… ce n’est pas l’heure de rejoindre tes dieux. Pas encore.

Orlaithe se hissa jusqu’à son visage, posant ses mains sur chacune de ses joues ensanglantées. Les yeux de la jeune femme devinrent humides, et elle serra son poing pour retenir sa colère et sa frustration.

Tout ceci était de sa faute. Elle n’avait pas le droit de le laisser mourir, et elle avait une dette envers Hanna. Elle devait se lever, franchir la porte de l’auberge et prévenir les autres… la jeune femme tenta tant bien que mal de se relever, mais son corps ne lui obéissait plus. Elle ferma les yeux, et ne les rouvrit pas.


***

Quatre heures plus tard, Orlaithe reprit connaissance. Elle était allongée dans un lit, chez le Grand Khan. Il n’y avait plus de hache coincée dans sa chair, mais des bandages propres et blancs. Hanna avait veillé sur elle durant tout ce temps, elle s’était endormie sur sa chaise… la lycane prit une grande bouffée d’air avant de réussir à sortir du lit. Elle s’avança vers la guerrière et déposa une couverture sur ses épaules. Elle était inquiète pour le chef celte…

Elle le trouva dans sa chambre, quelques pièces à côté. Bragg était là avec lui. A peine vit-il la lycane entrer qu’il resserra sa poigne sur son arme.


Je sais ce que tu as vu mais crois-moi, je ne ferai plus rien cette nuit…

Orlaithe s’assit près du Grand Khan endormit. Elle souleva un de ses bandages pour voir les dégâts, puis le remit à sa place. Elle n’y était pas allée de main morte visiblement… plongeant un tissu dans la bassine d’eau froide posée sur la table de nuit, elle épongea le front du guerrier. Au moins, il n’allait pas mourir… il avait simplement besoin de repos.

Orlaithe. C’est mon nom. Chuchota-t-elle à son oreille.

Reculant, elle jeta un regard à Bragg.


Je retourne dans ma chambre. Et s’il te plaît, préviens-moi s’il se réveille…

Regagnant sa propre chambre, Orlaithe s’enferma dans la salle de bain. Elle regarda son reflet dans le miroir, l’air triste. Pour la première fois de sa vie, elle ne savait pas quoi faire. D’un seul coup, elle brisa la glace à l’aide de son poing, brisant ainsi son reflet. Hanna se réveilla en sursaut, accourant presque.

Ce n’est rien Hanna… je me suis simplement perdue en chemin. Merci pour tout ce que tu as fait. Viens, allons manger.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mer 26 Fév - 15:55

La mort arrivait, doucement mais surement, à pas de loup, littéralement. Si on lui avait dit un jour que la mort viendrait le cueillir de cette manière… En soit, tout cela importait peu, il mourra les armes à la main, et de forte belle manière. Le Valhala lui ouvrirait ses portes, il en était sûr.

La dernière chose qu’il vit fut ces yeux de braise confronté au regard de glace. Les griffes s’approchèrent puis plus rien. Il sombra dans le néant. Il ne vit rien, ni la transformation de la Lycan, ni ses suppliques et encore moins Bragg et Hanna rentrer dans l’auberge. Les rêves arrivèrent. Il revécu son parcours, ses joies et ses peines, même sa femme et ses conquêtes guerrières. Il rêva du monde des dieux, de ses dieux, de ses frères tombés au combat… Il divagua loin et dans le passé et dans le futur. Le temps n’avait plus d’importance, et encore moins la vie.

Il sortit des brumes de l’inconscience alors qu’il faisait nuit. Ses yeux bleus s’ouvrirent dans la pièce qui baignait légèrement dans le soleil. La lumière lui brula les yeux il et grogna légèrement alors que la douleur arrivait au fur et à mesure qu’il émergeait. Bragg qui était dans la pièce s’approcha de lui avec un sourire amical. Ragnar essaya de se redresser mais tout son corps n’était que douleur. Il avait l’impression que chaque fibre de son corps était à vif. Bragg lui ouvrit un peu d’eau qu’il accepta avec bonheur. Sa gorge le brulait. Il s’humecta les lèvres et arriva enfin à articuler.


Combien de temps ?


Un peu plus de deux jours… Et avant que tu le demande la Lycan est en vie. Sauf qu’elle est déjà sur pied…

Ragnar jura et referma les yeux. Il essayait de remettre tout les morceaux en place. C’était difficile avec la douleur qu’il ressentait. Bragg était entrain de lui ramener des herbes qu’il broyait dans une coupelle.

Le médecin a dit qu’il faudrait au moins quelques jours avant de pouvoir te lever. Et plusieurs semaines avant que tu récupère totalement. Tu t’en es pris une belle… D’ailleurs en parlant de belle, elle est venue te voir, elle s’appelle Orlaithe…

Orlaithe ? Il amorça un rire avant que celui-ci ne se transforme en quinte de toux. C’est bien la première fois que cela lui coutait aussi cher pour avoir un nom. Pourtant la bataille de l’autre jour lui laissait un goût amer. Et tout ça le mettait surtout dans une sale situation. Affaiblit comme il était, cela n’allait pas prendre beaucoup de temps pour que certains y voient une opportunité. Il devait surveiller cela, tout en faisant payer Hanna et Orlaithe.

Tu vas être mon bras et ma voix Bragg, le temps que je me remette. Déjà, tu dis à Hanna d’embarquer la Lycan chez elle, je ne veux ni de l’une ni de l’autre ici, et veille à ce qu’elle lui refoute son putin de collier.


Bragg ne semblait pas vraiment ravit, mais en bon guerrier il hocha la tête pour acquiécer.

Je suppose que tout le monde est au courant de ce qu’il c’est passé… Bon, tu vas envoyer une nouvelle expédition, choisit les guerriers les moins fidèles, je les veux loin d’ici. Dit à nos compagnons de rester prêt. S’ils ne sont pas complètement débiles, ceux qui ont de l’ambition essayeront bientôt.


Le géant sourit, lui serra la main et sortit de la chambre. Il alla directement retrouver Hanna et Orlaithe. La Lycan n’avait visiblement pas apprécié se faire sortir d’ici, et le regard d’Hanna en disait long sur son point de vue. Mais c’était logique. Ils étaient des compagnons depuis leur enfance, mais elle avait pris la responsabilité de lui faire enlever le collier… Elle attrapa le collier d’argent que Bragg lui tendait et entraina la Lycan à sa suite…

** ** ** ** ** ** ** **

Il fallut prêt de 3 jours à Ragnar pour être capable de sortir de son lit. Et prêt de 2 autres pour être capable de bouger presque sans soucis. Entre temps la vie avait reprit son cours et l’auberge avait été réparé. Quatre navires avaient pris le large pour une nouvelle expédition sur les terres étrangères. Mais ce qui inquiétait le plus Ragnar c’était les rumeurs qui courraient en ville. Certaines annonçaient sa mort, d’autre qu’il était dans un état qui l’en rapprochait. Mais beaucoup racontait son combat épique contre un monstre aux lueurs des flammes dans une Taverne de la capitale.
Bragg avait fait du bon boulot. Presque toute les alentours avaient été évacué pendant la bataille, si bien que peut avaient vu les deux corps en être sortit. Mais la rumeur sur son était persistait.

Cela faisait 6 jours depuis l’incident lorsqu’une petite armée se présenta devant la capitale. Bragg vint chercher Ragnar alors que celui-ci était entrain d’essayer d’étirer ses muscles.

La nouvelle n’était pas bonne… Il était incapable de combattre correctement. Les plaies c’étaient refermées, mais elles étaient bien trop fraiches. Sans compter que ses cotes étaient encore très fragiles et douloureuse. Il ne pouvait pas lever son bras gauche, donc son bouclier était inutilisable… Pour finir, il était loin d’avoir récupérer toutes ses forces… Si il devait y avoir un duel, c’était perdu d’avance…


Ils sont combine ?


Environs 200, se sont ceux des villages du sud…

C’étaient donc les survivants des massacres qu’il avait fait lors de sa prise de pouvoir. La vengeance était restée de mise visiblement. Mais comment pouvait-il leur en vouloir. Il était faible, et ils profitaient de cette faiblesse…

On a combine de guerrier ?


Environs une 100e. les autres mettrons bien deux jours pour venir nous rejoindre. Si nous défendons les murs, je pense que…

Ragnar le coupa d’un signe de la main.

Ne soit pas stupide, si nous agissons en pleutre, cela ne sera qu’une question de temps avant notre chute. Nous allons les affronter. Rassemble les hommes à la porte principale. Et envoie moi Hanna et Orlaithe.


Bragg lui afficha un regard inquiet, et quitta la maison du grand Khan. Il passa chercher Hanna qui visiblement c’était déjà équiper pour la bataille et lui annonça que Ragnar voulait les voir. Lorsque les deux femmes arrivèrent, il était devant ses équipements de combat. Sur la table devant lui, sa brassière, ses armes et son bouclier. Torse nue et dos à eux, il avait à la main une chemise rouge et des bandages qu’il déposa sur la table. En se retournant il dévoila les larges traces de griffures qui lui labourait le torse et les cotes, ainsi qu’un imposant hématome là ou ses cotes c’étaient brisées.

Ses yeux bleus se posèrent sur les deux femmes. Il se demanda un instant comment la jeune Lycan pouvait sembler aussi normal alors qu’il avait encore gravé en lui les yeux de braise du loup. Elle ne semblait plus garder grande trace du combat… Il reporta son attention sur Hanna et lui fit signe d’approcher d’un signe de tête. Elle s’avança lentement et à peine était-elle arrivé à sa porta qu’il lui balança une belle gifle alors que ses yeux étaient posées sur Orlaithe. Il lui signifiait clairement que c’était sa faute. La jeune femme ne broncha pas, et resta immobile. Elle savait que normalement les deux aurait du être exécuté pour trahison… Dans un sens, c’était d’une clémence rare…

Rend toi utile Hanna, aide moi.


[i]Détournant totalement son attention de la Lycan à qui il n’avait toujours pas adressé la parole depuis des jours, il leva les bras pour qu’Hanna puisse lui entourer le ventre de Bandage. Elle serra aussi fort que possible pour lui maintenir les cotes et le guerrier dut retenir un râle de souffrance. Il lui expliqua que cela lui permettrait de bouger avec un peu moins de souffrance. Il passa ensuite la chemise rouge avant qu’Hanna ne lui harnache sa protection d’acier au bras droit. Il aggrippa ensuite son bouclier et demanda à la guerrière de lui attacher au bras avec le bandage. Elle s’exécuta sans rien dire, mais le regard était triste. Elle n’était pas stupide, il n’était clairement pas en état de combattre. Les bandages pourraient lui permettre de tenir, et de ne pas faire tomber son bouclier. La chemise rouge lui permettrait même de cacher ses blessures et de dissimuler le sang si elle venait à se rouvrir, mais il ne pouvait pas faire grand-chose dans un tel état. Pourtant il n’avait pas le choix. Que le duel est lieux, ou qu’il y ait bataille, la défaite était quasi certaine. Et se rendre était inenvisageable, un celte mourrait les armes à la main. C’est alors seulement, qu’il se trourna vers la jeune femme.


Orlaithe… J’ai une proposition à te faire.


C’était la première fois qu’il l’appelait par son prénom. Cela lui fit étrange, mais il avait bien d’autre chose en tête.

Combat pour moi lorsque j’en aurai besoin sous ta forme de loup. Tu prouveras ainsi ta fidélité et ta puissance. En échange, ce collier n’ornera plus jamais ton cou.


Et sans même un mot de plus, sans même attendre de réponse, il lui déposa dans la main la clef qui lui offrait la liberté dans la main et sortit sans un regard. Dehors, le soleil lui brulait les yeux, mais l’air frais était un bonheur inégalable après tant de temps passé dans un coin renfermé…

Il marcha vers la porte ou était rassembler ses hommes. Bragg le dévisagea. Visiblement aussi inquiet que l’était Hanna. Il était vrai qu’avec son sourire et avec ses armes, il semblait fidèle à lui-même. Mais le colosse avait vu les traces de son précédent combat et n’était pas dupe quant à ses capacités… Ragnar lui posa un main sur l’épaule et ordonna à ce qu’on ouvre la porte.

Les soldats sortirent de manière plus ou moins organisée. Face à eux, les 200 guerriers adverses faisaient face. Ils attendaient depuis un moment visiblement. Le combat paraissait parfaitement inégalé. En face, un homme s’avança, il avait un physique semblable à Bragg en un peu plus petit. Mais il était imposant de muscle. Il hurla pour demander à voir le Grand Khan, sous les rires et les moqueries de ses hommes. Visiblement ils s’étaient attendus à ce qu’il ne soit pas présent.

Resté en retrait, Ragnar prit une grande inspiration, afficha un sourire ironique et fendit la foule de ses guerriers pour se présenter. Lorsqu’ils l’aperçurent, les moqueries firent place à des chuchotements inquiets alors que ses hommes scandaient son nom sous l’impulsion de Bragg et de sa voix impressionnante. Ragnar y allait au bluff, et cela marchait. Il avança à mis chemin entre les deux armées. Tous s’attendaient à le voir plus bas que terre, et voici qu’il était devant eux, prêt à combattre, devant ses hommes avec un petit sourire aux lèvres. Poussant le vice, il hurla


Que celui qui prétende prendre ma place s’avance ! Sa mort l’attend la hache à la main !


Une assurance puissante sortait de sa voix. Pourtant il était déjà fatiguer, il était encore plus faible qu’il ne le pensait. Le silence s’était fait en face de lui. Le leader ennemi semblait peser le pour et le contre. Visiblement son adversaire était debout et prêt… Et ce n’était pas prévu. Pourquoi tenter le duel alors que son armée était tellement supérieure ? Visiblement l’homme préféra jouer la sureté et demanda à ses hommes de se mettre en marche. Ragnar ne bougea pas d’un poile.

Vous vous battez pour un couard qui n’a pas le courage nécessaire. Tout ceux qui franchirons cette ligne seront tuer, et leur famille les suivra de prêt…


Il trace au sol à l’aide de sa hache une petite ligne, une frontière entre la vie et la mort. Cette promesse il l’avait déjà faite par le passé, et il l’avait exécuté sans merci. C’était l’un des faits les plus marquants de son histoire. Il recula jusqu’à ses hommes sans un regard pour ses ennemis. Il fit signe à ses hommes de s’écarter, laissant une bulle de vide entre eux et lui, pile au centre de sa ligne.

Cette bataille allait être du un contre deux. C’était déjà perdu d’avance. Pourtant…


Orlaithe !


Le crie résonna dans la plaine alors que l’armée ennemis venait juste de franchir la frontière. Rien ne semblait de passer. La Lycan ne comptait pas accepter ?

Orlaithe !


Il l’appela une seconde fois, et ce coup-ci, le loup géant apparut par la porte principale. Ce monstre terrifia les guerriers des deux camps, à tel point que la marche ennemis s’arrêta net. La bête vint de placer à coter de Ragnar, comme une protectrice divine. Le grand Khan afficha un sourire ironique. Il venait de manquer de mourir à cause d’elle, et elle était sa seule chance de sauver sa place et sa vie… L’ironie était assez belle… Bragg et Hanna s’approchèrent à leur tour. Parla doucement, il donna ses ordres.

Bragg, tu fais maintenir la ligne. Personne ne recule et personne n’avance. On garde les rangs serré jusqu’à ce que je l’ordonne. Hanna, tu reste avec moi et tu surveilles mes arrières. Orlaithe…


Ses yeux bleus croisèrent le regard de glace du Lycan. Elle avait vraiment les yeux de la mort.. De sa mort…

Quand je donnerai l’ordre d’attaquer, fraye toi un passage dans les lignes ennemis, et raporte moi les reste de leur chef…


En soit, le plan était basique, encaisser la charge, et contre attaquer ce qu’il faut pour que le Lycan puisse mettre en terme à la bataille en tuant le chef adverse. Bragg acquiesça à l’ordre et la ligne de forme devant eux, alors que Ragnar hurlait :

Venez bande des chiens ! N’obligez pas votre mort à venir vous chercher !


voix était impressionnante alors que les hourras de ses guerriers résonnaient. Il était fier d’eux. Aucun ne reculait devant ce combat perdu, chacun tenait sa place et son rang. Les meilleurs des celtes, ses celtes. Il ne restait plus qu’a espérer que le plan marche. En face la vague ennemis accéléra le pas, et lança la charge dans des cries de guerre…
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Mer 26 Fév - 23:20

Deux jours entiers étaient passés depuis la dernière visite d’Orlaithe dans la chambre du chef celte. Contrairement à elle, son rétablissement était nettement plus long… les minutes semblaient être des heures, et la jeune femme commençait à tourner en rond dans la maison. Et puis son réveil arriva. Malheureusement, lorsque Bragg pénétra dans la pièce, ce ne fut que pour exécuter l’ordre de Ragnar. En effet, la guerrière et la louve devaient partir d’ici, il ne voulait plus d’elles sous son toit. Mais ce n’était pas tout, Hanna dû lui remettre son collier.

Cinq jours passèrent sans que rien ne se passe… Orlaithe habitait chez Hanna en attendant que Ragnar Aledan daigne la voir. Elle ne cessait de fulminer contre lui, et la guerrière n’avait jamais eu l’air aussi triste. Elle avait mis en danger son chef pour sauver la vie d’une esclave, c’était impardonnable. Orlaithe espérait que le Grand Khan fasse preuve d’indulgence, elle lui était tant fidèle !

Une mauvaise nouvelle arriva bien vite aux oreilles des deux jeunes femmes. Celtica allait être attaquée par 200 soldats du sud. Ils avaient sans doute entendu parler de l’état de Ragnar… une occasion comme celle-ci, ils ne voulaient surement pas la rater ! Hanna était déjà entrain de s’équiper lorsque Bragg passa les chercher. Le Grand Khan désirait les voir, et bien soit.

Une fois arrivée, elles rejoignirent Ragnar, debout devant ses équipements de combat. Orlaithe ne pouvait pas s’empêcher de regarder ses blessures… si jamais la mort le prenait aujourd’hui, ce serait à cause de leur affrontement. Pour autant, elle garda un visage impassible. Il y avait toujours des conséquences à ses transformations, et il faut bien avouer qu’elle aimait se transformer en loup. Bon, l’autre nuit, ce n’était pas voulu, mais elle ne contrôlait pas toujours tout… Hanna s’avança vers son chef, et reçue aussitôt une gifle. Orlaithe fit craquer son cou l’air de rien. A cet instant, elle aurait voulu le mettre à genoux, juste pour qu’il sache ce que l’on ressent quand on est traité comme de la merde. Gardant son calme, elle regarda Hanna lui mettre son équipement et ses bandages. Elle se répétait que la punition aurait pu être bien pire, elle ne cessait de se le répéter pour ne pas s’énerver.

Orlaithe… J’ai une proposition à te faire. Combat pour moi lorsque j’en aurai besoin sous ta forme de loup. Tu prouveras ainsi ta fidélité et ta puissance. En échange, ce collier n’ornera plus jamais ton cou.
Se battre pour lui ? Prouver sa fidélité ? Pour qui se prenait-il à la fin ? Orlaithe n’obéissait qu’à l’alpha des Karaths et à personne d’autre. Il déposa la clé de sa liberté dans le creux de sa main, et partit sans un mot de plus. Elle le regarda s’en aller, et partit à son tour. Elle erra dans Celtica pendant plusieurs minutes, réfléchissant à toute cette aventure...

Cela faisait plus d’une semaine qu’elle était là, et la relation avec son bourreau n’avait toujours pas évolué. Aujourd’hui l’ennemi était à sa porte, et il se rendait sur le champ de bataille pour protéger son peuple et son statut de chef. Seulement voilà, il ne reviendrait pas vivant sans son aide… elle en était parfaitement consciente. Sa forme lycane pouvait tous les sauver, mais aussi les tuer… arriverait-elle à contrôler ce don ? Depuis plus de 200 ans elle subissait la plupart de ses métamorphoses, et même quand elle les choisissait, elle ne contrôlait plus rien !

Marchant dans la plaine, elle s’arrêta au centre et ferma les yeux. Le vent soufflait dans son dos, et les nuages s’accumulaient dans le ciel. Elle vidait son esprit, se concentrant uniquement sur les bruits alentours. Là-bas, aux portes de Celtica, 300 guerriers allaient combattre. Son nom résonna jusqu’à ses oreilles. Ragnar Aledan venait de crier son nom. Il avait besoin d’elle. L’armée ennemie venait tout juste de franchir la frontière, et très bientôt, le sang coulerait à flot. Instinctivement, elle prit la petite clé, et vint la glisser derrière le collier. L’objet métallique s’ouvrit, la libérant une nouvelle fois d’une mort certaine.

Orlaithe fit alors appelle à sa rage intérieure, laissant toute sa haine l’envahir jusqu’au plus profond de son être. Les battements de son cœur accélérèrent dans l’instant, et la jeune femme se laissa tomber à quatre pattes. Le moment était venu de faire ses preuves, de montrer à tout ces celtes sa valeur. Il vaudrait mieux que les dieux veillent sur leurs guerriers adorés, car le loup ne tarderait pas à venir manger les moutons…


Orlaithe !

L’appelle de Ragnar résonna une seconde fois. La bête était déjà entrain de courir à travers Celtica. Ses muscles se contractaient à chaques foulées, et sa langue pendait sur le côté tant elle était excitée par les évènements. Le loup géant finit par franchir la porte principale, terrifiant les soldats des deux camps. Elle ralentit l’allure, et vint se placer aux côtés du Grand Khan. La lycane tourna la tête et croisa le regard de l’homme aux yeux bleus. Elle le reconnaissait très bien, ils avaient combattu il y a quelques jours. De plus, son odeur ne trompait pas. C'est sans doute pour cette raison que la bête ne fit rien envers lui et ses guerriers. Elle resta calme et immobile.

Quand je donnerai l’ordre d’attaquer, fraye toi un passage dans les lignes ennemis, et rapporte moi les reste de leur chef…

La louve ne comprenait pas spécialement ce que lui disait l'homme, mais elle ressentait toute la tension qui régnait sur ce champ de bataille. Léchant ses babines, elle se mit à trépigner d'impatience. Une armée de 200 soldats s'offrait à elle... un grognement se fit entendre, et soudain, la lycane fonça dans le tas. Sa taille imposante ne laissait que peu de chance à ses ennemis. Certains fuyaient, d'autres tentaient le tout pour le tout... mais la plus grande partie se faisait broyer entre les crocs de la bête. Orlaithe n'avait aucun mal à réduire cette armée en chair à pâté. Ces hommes n'étaient que des bouts de viande pour elle... les cris des celtes ressemblait à un cauchemar, le sang giclait, les os brisaient... Le loup géant arracha de nombreux membres, les faisant voler jusqu'aux pieds du Grand Khan. Le chef était encore introuvable, le pleutre se cachait derrière ses guerriers, apeuré.

La bataille continuait de plus belle, mais bientôt les hommes de Ragnar durent intervenir. Orlaithe en avait tué énormément, mais elle ne pouvait pas prendre 200 âmes à elle toute seule. Les lances et les flèches commençaient déjà à pénétrer sa chair, et parfois on pouvait entendre les gémissements plaintifs du monstre. Très bientôt, elle repéra le chef qui avait orchestré l'attaque. Protégé par trois soldats aux boucliers étincelants, il portait un grand casque et tenait une masse dans sa main gauche, l'air peu assuré. Pas étonnant, son armée était entrain de se faire battre, et son plan tombait à l'eau. Ragnar obtiendrait sa victoire, et Orlaithe lui rapporterait sa tête sur un plateau!

La louve s'approcha lentement, attendant qu'il comprenne ses intentions. Elle venait pour lui, et plus rien ni personne ne pourrait le sauver désormais...


Ne t'approche pas sale monstre! Ne le laissez pas m'avoir !! hurla le chef paniqué.

Hélas, ses paroles étaient vaines! Orlaithe envoya sa patte dans le visage du premier, le balafrant du crane jusqu'au cou. Le deuxième, elle écrasa son bouclier, et lui avec. Quant au troisième, et bien il partait en courant... il ne restait plus que le chef, et celui-là allait passer un mauvais quart d'heure! L'immobilisant sous son poids, la louve attendit de voir si Ragnar suivait la scène. Elle ne voulait pas qu'il manque un tel spectacle, car après tout, ça aurait pu être lui la dernière fois. Le petit être tenta de s'échapper de son emprise, mais Orlaithe lui croqua l'avant bras, l'avalant tout rond. Plantant férocement ses crocs dans la gorge de son ennemi, la lycane referma sa mâchoire une fois, deux fois, et la tête roula dans l'herbe. Le loup saisit cette dernière dans sa gueule, et la ramena aux pieds du Grand Khan. Son regard de braise croisa une nouvelle fois celui du celte, et Orlaithe se mit à remuer la queue comme un bon toutou.
C'était terminé, ils étaient tous morts, et les survivants étaient en fuite. La lycane repartit de son côté manger quelques restes de soldats... il n'y avait que comme cela qu'elle pouvait calmer sa faim et sa rage, alors mieux valait la laisser faire. De toute façon, personne n'osait l'approcher à cette heure. Deux lances étaient encore plantées dans son dos, et une flèche trônait au milieu de son poitrail. Fort heureusement, il ne s'agissait pas d'argent, et même si ces armes n'étaient pas très agréables, Orlaithe ne fit rien pour essayer de les enlever. Comment le pourrait-elle d'ailleurs ?

La louve était donc en totale liberté sur le champ de bataille, marchant sur les corps, déchirant la peau. Elle ne se préoccupait plus du tout du Grand Khan et de ses glorieux guerriers.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Jeu 27 Fév - 16:40

La bataille n’était que sang, cris, et bruit d’os brisés. Le loup était venu oui, mais il n’avait rien écouté. Les deux armées n’étaient pas encore au contact qu’il c’était jeter la gueule en avant dans les rangs ennemis. Ragnar observa le carnage dans un silence total. A lui seul, ce loup était entrain d’écraser l’armée ennemi.

Mais malgré sa puissance, seul contre des dizaines et des dizaines d’hommes, le monstre était légèrement sur le recul. La bête avait semé une certaine panique dans les rangs ennemis, et les avait totalement arrêtés dans leur élan. Décider à profiter de cet avantage, Ragnar hurla l’ordre de charger et le carnage fut enfin total. Dans cette bataille celtique, les fidèles au grand Khan s’occupèrent des flans afin de contenir l’effectif ennemis alors que Orelaithe étaient entrain de continuer son carnage au centre. Ragnar observait le loup, entouré de ses hommes. Sa respiration était courte, saccader, la fatigue était là, et l’énervement de se sentir aussi inutile. Ses cotes le faisaient souffrir le martyr, et aux moins deux de ses blessures c’étaient rouverte. Et pourtant, à deux reprises il avait du s’effacer dans un duel pour laisser faire Hanna car il était incapable de se battre comme il faut.

Ses yeux bleus cherchèrent la lycan dans le carnage. D’elle dépendait tout, et surtout la mort du chef ennemi. Il réussit à l’apercevoir au moment même ou elle lui arrachait un bras. La scène était horrible, et pendant un instant il pensa à ses yeux de feu dans la taverne. Puis les dents entrèrent en action et le chef n’était plus. Le monstre lui apporta la tête ou plutôt ce qu’il en restait à ses pieds. Il souleva le crane par les cheveux et le leva dans le ciel en criant.

C’était finit, le reste de l’armée battit en retraite. C’était inespéré, mais c’était gagner. Ragnar regarda autour de lui. Ses hommes étaient encore debout, pour une grande partie. La louve géante avait tellement semé le désordre que les pertes avaient été minimes. Orlaithe, ou du moins sa forme monstrueuse était entrain de se nourrir des corps. Un spectacle peut ragoutant, mais qui ne dérangeait pas le Khan, ces guerriers ne méritaient pas un enterrement décent. Il retrouva Bragg, et donna ses ordres. Ils étaient d’une froideur abjecte. Mais d’une logique imparable. Ragnar ordonnait simplement qu’une fois les renforts arrivés, Bragg en prenne la tête pour aller tuer toute la population des deux villages d’origine de cette armée.

Il reporta alors son attention sur le monstre qui hantait le champ de bataille. Au final il en sortait gagnant. Sa réputation allait encore augmenter, et les rumeurs feraient bientôt état d’un monstre fantastique qui se battait pour le grand Khan après l’avoir affronter dans la Taverne. C’était parfait. Même si au final, il trouvait étrange de devoir la vie à une esclave qui venait de manger de lui prendre la sienne. Hanna l’aida à défaire les attaches de son bouclier, et sa brassière. Il retira avec difficulté sa chemise alors que le médecin était déjà entrain de vérifier la réouverture de ses blessures. Pendant ce temps, les yeux bleus de Ragnar ne quittaient pas le monstre. Il ne savait pas vraiment quoi faire d’elle. Dans un sens, son combat et la personnalité de la jeune femme l’attirai vers elle, pas curiosité, par envie et instinct. Dans un autre sens, il aurait déjà du la tuer depuis un moment, et il détestait ses manières… La vision de la créature, avec encore des lames enfoncer dans sa cher marchant sur des cadavres avait quelque chose de terrifiant et de magnifique à la fois. Mais cela était assez…

Se soustrayant au médecin qui lui expliquait qu’il n’y avait rien de bien grave, il ramassa une cape de fourrure au sol et alla à la rencontre du monstre. Il n’était pas armé, seule une hache de lancé pendant à sa ceinture. L’image là encore pouvait valoir le détour, l’homme avançant à moitié nue et désarmer à la rencontre de la bête. Il n’avait pas peur, cette chose avait déjà manqué de le tuer, mais aujourd’hui était différent. A pas prudent, il s’approcha sans chercher à dissimuler sa présence. La louve tourna son imposante tête vers lui dans un grognement. Ragnar ouvrit les bras, en signe de non agression mais sans ralentir son avance. Encore cette dualité de regard, le feu et la glace, comme deux mondes qui s’opposaient.


Ne me regarde pas avec ses yeux là, tu as déjà essayer de me bouffer et tu as échouer.


La voix était calme, il n’y avait aucune trace de moquerie, c’était comme s’il détaillait un fait. Tout en continuant, de parler, il approcha sa main de la première lance qui était encore planté vers son dos

Et bien, il semblerai que l’argent soit vraiment ta seule faiblesse… J’avais bien fait de prévoir quelque sécurité.


Sans crier gare, il tira d’un coup sur l’arme qui sortit de la chair du monstre, lui tirant une plainte alors qu’il montra les dents en grognant, visiblement mécontent. Ragnar s’arrêta un instant puis continua de tourner autour de la bête, s’approchant de l’autre projectile.

Je dois avouer que je suis assez impressionné, un tel carnage est rare, visiblement soit j’ai eut beaucoup de chance.


D’un coup il arracha de nouveau du corps de la bête le projectile, et reprit son petit manège en posant sa main sur la flèche.

Ou alors je suis plus fort que tu ne le crois…


Et il arracha la dernière flèche. Le loup grogna de nouveau, sa machoire était à quelques centimètres de son visage. En un mouvement il pouvait le tuer, c’était évident. De nouveau les deux regards se croisèrent. Ragnar se perdit un instant dans ses yeux brulant, y trouvant haine, rage et colère. Un regard bestial. Doucement il pausa ses deux mains sur les coté du crane de la bête sans quitter son regard. Ses propres yeux bleus n’offraient aucune trace de peur ou de méfiance, une pureté presque parfaite qui contrastait clairement avec ses habitudes et son corps. Il souffla presque

C’est finit maintenant, rend moi Orlaithe…


Cela n’avait rien d’un ordre, mais résonnait comme une demande simple et évidente. Le loup resta un instant sans bouger, puis la transformation débuta. Ragnar ne détourna par le regard, observant se colosse redevenir la jeune femme qu’il avait trouvé sur cette berge. Une fois finit, Orlaithe était nue, au sol devant lui entouré de cadavre. Ragnar lui enroula la cape qu’il avait ramasser et l’attira vers lui pour la relever, il garda cette proximité un instant avant de la rompre et prennant le chemin de la forêt.

Viens marcher avec moi, je pense que nous avons pas mal de chose à nous dire.


Il l’entraina vers la forêt qui bordait le rivage, puis suivant une pente, il l’emmena vers les hauteurs, sans un mot. Sa respiration était difficile, cela lui demandait de l’effort. Il afficha un sourire ironique devant la situation, se disant qu’en tant normal il l’aurait monté en courant sans aucun souci.
Enfin ils arrivèrent à destination. C’était une cascade d’eau pure qui descendait dans un petit bassin avant de reprendre sa route vers le village. Ragnar descendit vers la point d’eau et s’y enfonça jusqu’au genoux afin de se lever des traces de sang qui le recouvrait. C’était une sorte de réplique de leur rencontre en somme.


Bien, reprenons au début. Je suis Ragnar Aledan, Grand Khan des celtes. Et tu es ?

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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Jeu 27 Fév - 18:22

Le loup géant était entrain de fouiller entre les cadavres les meilleurs morceaux quand il releva la tête. Ragnar Aledan était entrain de venir à sa rencontre. Une hache pendait à sa ceinture, mais il ne semblait pas avoir de mauvaises intentions. Aucune peur ne se faisait ressentir, seulement de la prudence. Un léger grognement se fit entendre. Orlaithe n’avait pas confiance en l’homme, et le tuer restait envisageable. Il se mit à lui parler d’une voix calme, approchant doucement sa main de la première lance coincée dans son dos. C’est alors qu’il tira d’un coup sur l’arme, la sortant de sa chair. La bête montra aussitôt les crocs, mécontente de son geste. Le Grand Khan ne fut pas plus impressionné et contourna Orlaithe pour lui ôter l’autre lance. Il ne lui restait plus que la flèche à retirer, et c’est ce qu’il fit. La lycane approcha sa mâchoire du celte, l’air menaçant. Elle plongea son regard dans celui du celte, jusqu’à ce qu’il pose ses mains sur son crâne…  la louve se calma petit à petit.

C’est finit maintenant, rend moi Orlaithe…

Sa voix apaisa la bête, et déclencha automatiquement la transformation.  Orlaithe se retrouva nue une fois de plus, couverte de sang et au beau milieu des cadavres. Ragnar l’enroula de sa cape et l’attira vers lui pour la relever. La jeune femme n’osait pas vraiment le regarder, attendant qu’il brise cette proximité. Elle n’était pas habituée à tant de « tendresse » de sa part, et cela la perturba quelque peu.

Viens marcher avec moi, je pense que nous avons pas mal de chose à nous dire.

Reprenant très vite ses esprits, Orlaithe jeta un coup d’œil au champ de bataille. Certains celtes étaient au bord de la mort, mais pas mort pour autant. Elle ne pouvait pas partir d’ici sans transmettre des informations. Agrippant le premier guerrier qui passa près d’elle, elle le regarda avec sérieux.

Vérifie que ces soldats sont bien morts, je ne pense pas que vous aimeriez voir d’autres loups cette nuit.

Le relâchant, elle se tourna vers le Grand Khan. Il entamait déjà sa marche, et elle s’empressa de le suivre. Il l’entrainait vers la forêt qui bordait le rivage. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais ce qui était certain, c’est qu’elle voulait venir avec lui. Très bientôt ils se dirigèrent vers les hauteurs, et Orlaithe ne manqua pas de remarquer la difficulté qu’avait Ragnar pour monter. Il ne s’était pas totalement remis de leur combat. Ils finirent par arriver devant une cascade d’eau qui descendait dans un petit bassin. L’endroit était assez joli, et cela lui rappelait leur rencontre. Le Grand Khan s’enfonça dans l’eau jusqu’aux genoux et commença à frotter les traces de sang.

Bien, reprenons au début. Je suis Ragnar Aledan, Grand Khan des celtes. Et tu es ?

Un léger sourire apparu sur le visage de la jeune femme. Il lui offrait la possibilité de tout recommencer à zéro, et quelque part c’était une bonne idée. Depuis leur rencontre tout c’était mal passé ! Approchant à son tour, Orlaithe lâcha la cape du celte, et entra entièrement dans l’eau du bassin. Si Ragnar avait quelques tâches de sang, sa peau à elle en était recouverte ! Plongeant la tête sous l’eau, elle ressortit un peu plus loin.

Orlaithe Brydia, guerrière de la meute de Karaths, enchantée.

La lycane ramena sa chevelure devant, cachant ainsi sa poitrine. Elle se redressa et marcha jusqu’à Ragnar… les quelques pas qui les séparaient semblait être des mètres. Orlaithe sentait son cœur battre plus que jamais, et une fois face au Grand Khan, elle se força à lever les yeux vers les siens. D’une main hésitante elle vint toucher la griffure qui ornait son torse.

Il te restera un souvenir au moins… suis-je toujours ta prisonnière ?

La lycane ne savait pas bien ce qu'il lui réservait. Est-ce que cette journée allait lui faire oublier les précédentes ? Pourrait-elle rentrer chez elle ? Elle avait besoin de réponses à ses questions.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Jeu 27 Fév - 23:39

Ragnar essuyait le peu de sang qu'il avait sur lui. En soit, il n'y avait pas grand chose. C'était seulement son sang, le résultat de la réouverture de ses précédentes blessures. A l'inverse, Orlaithe était couverte de sang, et ce n'était pas le sien. Alors qu'il l'observait rentrer dans l'eau entièrement nue, son esprit divagua. Comment une jeune femme qui paraissait si belle pouvait avoir cette double personnalité avec ce monstre de guerre... C'était une dualité qui en soit lui donnait un charme. Au moins, on ne pouvait pas s'ennuyer avec elle. Que pouvait-elle bien penser de sa propre personne ?

C'est le visage de la jeune femme sortant de l'eau qui le tira de ses pensées. Elle se présenta à son tour, comme si de rien était. Une manière de repartir d'un bon pied, pourtant le passé ne pouvait disparaitre comme cela. Elle sortie de l'eau, sa poitrine cacher par ses long cheveux sans pour autant cacher ses formes avantageuse. Bien que cela ne pouvait en rien le troubler, il était un homme, et ne pouvait pas non plus être insensible. Elle s'approcha de lui, et le grand Khan se concentra sur ses yeux. On dit qu'ils sont le reflet de l'ame, et il était bien d'accord. Mais depuis cette fameuse nuit dans cette auberge, il ne parvenait pas à croiser son regard sans penser aux yeux de feux qu'il avait vu avant le noir complet. Leurs regards semblaient se jauger avant qu'elle n'approche sa main de son torse pour en caresser la blessure. Au moins il en gardait un souvenir. La phrase déclencha un rire franc et sincère au guerrier qui résonna légèrement dans la petit cavité naturelle. En soit, elle n'avait pas tord. Les deux ne pouvaient ressortir indemne de cette situation. Ils c'étaient rapprocher mutuellement de la mort en se battant l'un contre l'autre, elle était son esclave mais l'avait sauver quelques minutes auparavant. Sans quitter son sourire résultant de son amusement, il approcha à son tour sa main, décala une partie de la chevelure de la jeune femme et en passa le revers sur le bord de sa poitrine, là ou ça hache avait atteint le monstrueux loup.


Ce n'est pas réciproque, l'un des avantages de ta race...


Nul doute qu'il avait laissé une trace, mais pas dans la chaire lisse de la jeune femme. Dans un sens, il espérait pouvoir se targuer d'être le seul ou l'un des rares à avoir été si proche de la tuer... La relation qui existait entre les deux, ou plutôt ce qui y ressemblait était étrange. La curiosité l'avait fait ramener à Celtica. Il l'avait traité correctement, il avait voulut qu'elle meurt, mais n'avait pas pu se résoudre non plus à une sanction après qu'elle ait fait tant de dégâts. La bataille lui avait donné une excuse aux yeux de tous pour l'épargner, mais visiblement c'était aussi une excuse pour lui même... Il laissa sa main retomber, et reprit doucement

Tu restes mon esclave... Je te l'ai déjà dis, seule une personne t'en estimant digne peut se porter garante pour toi et ainsi t'offrir ta liberté. Mais disons que ton petit carnage t'offre quelques libertés...


Illustrant ses propos, il lui adressa une caresse au niveau de son cou, là ou le collier d'argent trônait depuis plusieurs jours. Puis sans prévenir, il approcha son visage, glissant sa joue contre la sienne et collant leur corps pour lui murmure à l'oreille

Je dois avouer que je te préfère sans, bien que ce collier était magnifique, il contrastait trop avec ta nature...


Rompant de nouveau tout contact brusquement, il se recula avec un sourire et l'encouragea à le suivre

Viens, je voudrai te montrer quelques choses...


Il regagna le bord du bassin et lui offrir de nouveau la cape qu'il déposa sur ses épaules pour la couvrir. Puis sans un mot, il l'entraina sur un petit chemin abrupt qu'il gravit avec quelques difficultés à cause de ses os fêlées. Il ne parvenait pas a respirer pleinement. Au bout de quelques minutes ils arrivèrent sur un petit promontoire de pierre, juste au dessus de la cascade. Une vue sublime s'offrait à eux. Sous leur pied, on pouvait voir la baie ou tronait la capitale et son port, et derrière eux, se trouvait à perte de vue tout le reste de l'ile. Ragnar se mit au bord du gouffre et ouvrit les bras avec satisfaction.

Voici Celtica, la terre de mon peuple, celle que nous à offerte les dieux...


La laissant profiter quelques secondes de la vue, il lui montra un petit coin, ou tronait de quoi faire un feu et la trace des précédents. Visiblement Ragnar aimait à venir ici, il y avait un petit réservoir de bière et un gobelet de bois. Il s'assit sur le sol alors que le soleil se rapprochait de l'horizon et lui indiqua d'un geste de la main de prendre place.

Il entreprit alors de lui expliquer sa vie, son peuple et son histoire. Il ne cacha rien, il lui parla tout d'abord de leurs dieux, de qui ils étaient et de leur pouvoir. Il parla ensuite de son peuple et de ses coutumes à travers son enfance. Puis il arriva à parler de son parcours de sang et de mort pour sa monter au pouvoir. Il ne lui mentit pas, parlant du massacre qu'il avait ordonné pour dissuader les autres de s'opposer à lui. Son objectif d'unifier les celtes pour conquérir le reste du monde, car les dieux lui avaient offert cette possibilité. Il parla ensuite de Bragg, de leur rencontre et de comment ils étaient passé d'adversaire à amis. Il lui parla d'Hanna, la belle Hanna qu'il connaissait depuis l'enfance et du fait qu'ils avaient été amant lorsqu'ils étaient plus jeunes. Il lui parla de sa femme, et de sa mort lors de la mise au monde de leur enfant quelques années auparavant. Puis il vint alors à sa première expédition et à elle. Pendant tout le récit, il buvait dans le seul goblet disponible, le partageant avec Orlaithe. Lorsqu'il eut finit, il lui tendit une nouvelle fois le gobelet qu'il venait de remplir et conclua


Tu sais Orlaithe, tu ne crois peut-être pas en mes dieux. Mais je pense qu'ils t'ont placé sur ma route, comme j'ai été placer sur la tienne. Car le camp des Lycan est sur la zone à laquelle je suis obligé de débarquer pour mes expéditions. Ils nous ont opposé et nous ont rapprochés. Je pense que c'est pour que je puisse trouver une solution à ce problème...



Alors qu'il venait de finir, le soleil venait de disparaitre derrière l'horizon, leur offrant les derniers instants de lumière avec des nuances dans le ciel que seul pouvait offrir cette région du globe. Ragnar posa son regard sur la jeune femme, se demandant alors qu'elle age elle pouvait avoir...

Parles moi de toi...


La question avait de quoi surprendre. Mais en même temps elle était logique. Il venait de lui en apprendre beaucoup, c’était un juste retour des choses. Et sa curiosité avait besoin d’être satisfaite, il voulait savoir à qui exactement il avait à faire… Il se recula pour s’adosser sur la pierre pour être plus confortable. Ses yeux se posèrent sur la silhouette de la jeune femme. Dans un sens, elle l’attirait, la question était de savoir de quelle manière…
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Ven 28 Fév - 14:40

Le Grand Khan rit à sa remarque, au moins il ne le prenait pas mal. A son tour il approcha sa main, décalant sa chevelure sur le bord de sa poitrine. Il y a de ça quelques jours, sa hache avait atteint cet endroit, mais aujourd’hui il ne restait plus aucune trace sur sa peau. Orlaithe sourit légèrement. C’est vrai, sa race avait ce gros avantage. Les lycans étaient solides, et sans argent, il était difficile d’en venir à bout.  Ragnar avait réussit à dompter la bête, et elle n’oublierait jamais son regard de glace.  

Tu restes mon esclave... Je te l'ai déjà dis, seule une personne t'en estimant digne peut se porter garante pour toi et ainsi t'offrir ta liberté. Mais disons que ton petit carnage t'offre quelques libertés...

La jeune femme baissa les yeux. Elle s’était attendue à une telle réponse. Le Grand Khan ne comprenait toujours pas. La liberté était la seule et unique chose qu’elle aimait. « Quelques libertés » ne lui suffisaient pas ! Lorsqu’elle était sous sa forme animal, plus rien ne comptait. Le monde lui appartenait, et rien ne pouvait l’arrêter. C’est ce qu’elle aimait, ce pour quoi elle se battait. Orlaithe n’était pas faite pour être emprisonnée, peu importe qu’elle ait des chaînes ou non, le résultat était le même.


Personne ne prendra ce risque. Et quoi que tu dises, je finirai par quitter Celtica.

Laissant le celte caresser son cou, elle reporta son attention sur lui. Il lui avait définitivement ôté ce collier, mais sa terre était encore loin. .. Sans prévenir il vint glisser sa joue contre celle de la lycane, lui murmurant à l’oreille.

Je dois avouer que je te préfère sans, bien que ce collier était magnifique, il contrastait trop avec ta nature...

Il finit par rompre le contact, et l’encouragea à le suivre. Il souhaitait lui montrer quelque chose, et elle accepta d’un signe de tête. Il ramassa la cape et la déposa à nouveau sur les épaules d’Orlaithe. Leur marche les mena au dessus de la cascade, à un petit promontoire de pierre. De là une magnifique vue s’offrait à eux. Ragnar s’avança sans crainte et ouvrit les bras. La jeune femme se plaça à ses côtés, admirant la capitale. Il était fier de son peuple, et c’était compréhensible. Orlaithe regarda encore un peu, puis tourna la tête. Le chef celte semblait venir ici régulièrement car dans le petit coin restait des cendres et des morceaux de bois. En s’approchant d’avantage elle repéra le petit réservoir de bière et le gobelet, ce qui lui décrocha un sourire. Elle s’assit par terre, tout comme lui, et regarda le soleil descendre à l’horizon.

Alors que la nuit tombait, il lui raconta son histoire, parlant des dieux, de son peuple et de leurs coutumes. Orlaithe était passionnée par ce qu’il disait. Après tout, elle ne connaissait presque rien du monde, Orlyën était son chez soit. Ragnar continua avec sa prise de pouvoir, sa rencontre avec Bragg, et son aventure avec Hanna. Il ne cachait absolument rien, pas même sa défunte femme et son enfant… durant tout le récit, il avait bu des gorgées de bière, partageant de temps à autres le gobelet avec Orlaithe. Elle n’avait rien dit depuis le début, préférant écouter attentivement.

Orlaithe ne croyait en aucun dieu. Elle préférait penser que c’était le hasard qui était responsable de leur rencontre. Personne ne guidait ses actes. Le Grand Khan ajouta un détail important : le camp était une zone dans laquelle il était forcé de débarquer… elle le connaissait mieux à présent, mais son armée celte n’en était pas moins dangereuse pour les loups. Ils étaient très puissants, mais la meute n’était pas encore très grande. Et si jamais ses hommes venaient à pénétrer le campement lycan ? Le soleil venait tout juste de laisser place à la nuit quand Orlaithe fixa Ragnar. Dans le noir, elle voyait tout aussi bien avec ses yeux perçants. Il allait sans doute allumer un feu pour y voir plus clair…


Parles moi de toi...

Que puis-je te dire à mon sujet ?...

Orlaithe ramena ses jambes contre sa poitrine, s’emmitouflant dans la cape.  Son histoire n’avait rien de palpitant, et elle eut beaucoup de mal à trouver le début.

Je suis née de parents lycans dans la contrée de Salvaniàh, il y a 234 ans de cela... On était isolé du monde, et j’étais trop faible pour m’aventurer dehors. Je rêvais du jour où ma première transformation arriverait. J’en rêvais car ma nature allait me rendre forte.  Mon père m’appris à manier les armes, et plus tard je partis du foyer familial pour explorer le monde. Silence. J’ai vu et fais des choses durant de longues années… je me souviens particulièrement d’une bataille à Temian… une bataille affreuse entre les vampires et les lycans, je te laisse imaginer la boucherie. Cette nuit là j’ai combattu pour une autre meute, pour une femme nommée Nellig. Je veillais sur elle. Elle était si maladroite… elle n’était pas faite pour verser le sang. Son corps fut retrouver au milieu des cadavres, et je suis partie sans terminer l’affrontement.  J’ai finis par intégrer la meute de Karaths, celle où Nellig aurait voulu être. Plus rien n’avait d’importance à mes yeux, je me suis refermée sur moi-même, et depuis je n’ai fais que de m’entrainer pour devenir guerrière, et ne plus jamais perdre.  

Relevant ses yeux vers le Grand Khan, elle n’eut jamais l’air aussi sérieuse.  C’était la première fois qu’elle parlait autant d’elle, et ça lui faisait très bizarre… avalant une gorgée pour se donner de la contenance, elle inspira une petite bouffée d’air, histoire d’oublier Nellig. Contrairement au Grand Khan, c'était la seule personne hormis sa famille qu'elle avait réellement apprécié. Orlaithe n'avait pas d'attache.

Maintenant que j’ai rétablis un peu l’équilibre, j’ai une question importante. Est-ce que tu pourrais me promettre de ne jamais intervenir au campement lycan ? Je t’aime bien pour un humain, mais esclave ou non, je n’hésiterai pas à te tuer dans ton sommeil si tu amène tes celtes là-bas. Notre aventure ne changera rien.

Tout du moins, c’est ce qu’elle espérait se faire croire. Orlaithe ne repartirait pas de Celtica sans souvenirs. Elle avait vécu trop de choses en peu de temps pour oublier. La rencontre de Ragnar Aledan l’avait beaucoup changé, mais sa race restait sa priorité… elle devait lui rester fidèle.
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MessageSujet: Re: Une rivière et du sang   Ven 28 Fév - 15:16

Elle semblait hésiter. Le grand Khan l’observait d’un regard inquisiteur, curieux et perdu dans ses propres pensées. Elle n’avait pas eut tord tout à l’heure, personne ne se porterai garant pour elle. Du moins pas avant un moment. L’histoire de Celtica était pleine d’esclave qui sont mort avec leur chaines autour du coup, mais également pleine d’esclave ayant réussit. Certaines familles puissantes aujourd’hui ont du sang esclave dans leur gène… Il savait que même si les choses avaient évolué entre eux, sa nature l’empêchait de rester enchainer. A un moment, une nouvelle confrontation était inévitable, car il ne pouvait la laisser partir. C’était enfreindre toute les règles qu’il représentait en sa qualité de chef…

Elle prit enfin la parole, le sortant une nouvelle fois de ses pensées. Il l’écouta, buvant chaque mot comme un trésor. Sa curiosité était entrain de s’abreuver, et chaque mots était enregistrer dans sa mémoire. Plus de 200 ans d’existence ? Pour lui s’était impensable, et même inhumain. Mais après tout, elle ne l’était pas. Il se demanda ce qu’il aurait pu réaliser avant tant de force et une existence qui ne finira jamais sauf dans le sang. Ragnar continua de l’écouter en silence, ne détachant son regard de la jeune femme que pour allumer un petit feu devant eux. La chaleur se rependait doucement vers leur deux corps.
Dans un sens, ce petit feu rajouta de la dramaturgie à la scène. Il faut avouer que la jeune femme à demi-nue et éclairé à la lumière du feu donnait donnait un coté solennelle à son avertissement de mort. Ragnar afficha un sourire, et ne put retenir un petit pic :


Dans mon sommeil ? Et bien, tu ne m’offriras même pas un combat digne de ce nom ?... Tu ne semble plus si assurée…


Immédiatement il afficha un sourire histoire de dédramatiser, il ne voulait pas l’offenser, ce n’était qu’une petite blague… Néanmoins, il éluda la promesse qu’elle souhaitait lui faire prononcer, pour un temps seulement.

Ton histoire est sombre Orlaithe. Dans un sens, je suis triste pour toi. 200 ans de vie, une puissance et une immortalité salvatrice. Mais au final tellement stérile… Je comprend pourquoi Celtica attise autant ta curiosité, cette île t’offre de la nouveauté…


Il marqua une pause, juste le temps pour lui voler une gorgée de bière

C’est ce qui nous rend différent tu vois ? Je ne suis qu’un Celte, avec ses forces et ses faiblesses. Ma vie sera courte, mais je vais la rendre belle et intense. Je mourrai sans doute un jour, mais je veux le faire sans avoir aucun regret. La vie est trop courte pour vivre sur son passé. Et sans vouloir te juger, je pense que tu fais exactement l’inverse. Et que ta forme de loup et ton échappatoire pour ne pas t’avouer que c’est le cas.


Il détacha ses yeux de la jeune femme pour les porter vers le ciel. Croisa sa main derrière sa tête, il se laissa tomber pour s’allonger, profitant à la fois de l’air frais du soir, et de la chaleur du feu. Le calme de la nuit offrait un moment de repos et d’apaisement. Une sorte de bulle en dehors du temps et des carnages. Il lui avait fallut du temps pour tenir ce genre de discours, et accepter la mort de sa femme, et de nombreux amis… Il se décida alors à lui répondre.

Je ne peux pas te faire cette promesse Orlaithe. Pour que mes expéditions soient rentables je suis obliger de faire une étape dans la région de ta meute. Avec la crainte que tes congénères interviennent, nous seront dans l’obligation de ne pas trop nous éloigner donc de s’attaquer aux villages alentours. Les gens fuiront plus au nord. Cela ne sera alors plus rentable ni pour les tiens, ni pour les miens. En soit, l’affrontement sera inévitable à un moment donné.


Il ne la regardait toujours pas, ses yeux fixé vers le ciel, là ou était ses ancêtres.

J’ai battit mon règne sur le sang et la guerre. Mais ne te méprend pas, je ne suis pas avide de carnage inutile. Néanmoins, ce problème reste le même. Et bien que tu soit impressionnante, si tu as peur que mes hommes attaquent les tiens c’est que vous n’êtes pas assez nombreux…


Lui avouer qu’il utilisait la moindre des informations qu’elle pouvait donner ou sous entendre n’était peut-être pas la meilleur des choses à faire. Mais il était d’humeur honnête ce soir, alors pourquoi lui cacher ?

Rassure toi, je ne souhaite pas une guerre non plus, cela me couterai beaucoup d’homme, même si je les équipes tous d’armes en argent. Et si je perds trop d’homme, mais marche vers le reste du continent sera compromis… Mais c’est un problème que je devrai résoudre forcement à un moment donné.


C’est alors qu’il tourna son visage vers la jeune femme, ses yeux de glace adoucit légèrement par la lumière du petit feu de bois.

Le seul moyen de protéger les tiens c’est de me tuer maintenant et tout de suite. Tu n’aura probablement pas d’autre occasion comme cela là.


Il plongea son regard dans le sien. Il était si captivant, l’opposition du feu et de la glace, l’opposition de deux caractère, de deux sexe, de deux races. Il lui afficha un sourire sincère, et reporta son regard vers les étoiles.

Alors Orlaithe, tu comptes me tuer ?

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