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 Folle est la brebis qui au loup se confesse.

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MessageSujet: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Mer 11 Déc - 3:11

*La folie peut parfois durer des années, voir une vie entière. Elle affecte tant de gens de tant de façon. La folie n'est pas que passagère et il y a différentes sortes de folie. Il y a la folie furieuse, la folie passagère, la folie perturbatrice, et quoi d'autre encore ? Suis-je folle?* pense-t-elle.

Elle soupire. Elle a toujours été considérée comme folle. Folle de « voir » sa famille imaginaire, folle d'aimer les soirs de pleines lunes ou les hurlements de loups. Elle chante tout bas, agenouillée sur l'herbe encore mouillée de la présente pluie. Le vent souffle doucement, lui caressant le visage et balayant ses cheveux. Sur ses genoux est étalé un énorme morceau de tissu d'un rouge écarlate; entre ses doigts se trouve une aiguille qu'elle a façonnée à partir d'une branche et au bout de l'aiguille se trouve un petit fils qu'elle utilise pour coudre le trou dans sa cape.

Ses longs cheveux encore mouillés tombent en cascade sur ses épaules. Au loin, elle entend des bruits de pas, mais ne lève pas la tête. Un doux sourire s'étire plutôt à ses lèvres. Aurait-elle le plaisir d'une charmante rencontre en cette belle journée un peu pluvieuse ? Bien que la pluie, qui avait surprise Azula il n'y avait pas si longtemps, n'est pas encore cessé de tomber, l'air est encore empreint d'une humidité pesante et presque collante. La jeune femme a trouvé refuge sous les branches d'un arbre immense. En attendant que la pluie ne cesse, et ayant remarqué un accroc dans sa cape, elle s'est affairée à le réparer.

Le bruit de la pluie qui tombe sur les branches des arbres se fait toujours entendre. Elle termine son ouvrage en même temps que sa chanson. Elle lève alors ses yeux bleus du matériel écarlate. Elle sait que quelqu'un approche lentement de l'arbre, mais avec cette eau qui tombe du ciel, il lui est difficile de distinguer les nouvelles odeurs. L'eau a cet effet qu'elle déteste. Au lieu de laver un endroit des odeurs, elle les conserve et les prolonge. La Lycan doit alors se fier à ses autres sens. Elle prend l'aiguille entre deux doigts et la brise avant de la jeter plus loin. Elle prend alors dans ses mains la cape et la lève au-dessus de sa tête pour l'examiner en silence. Satisfaite du résultat, elle la fait passer derrière elle pour la remettre en l'attachant devant elle, devant son cou. Elle choisit de ne pas mettre la capuche.

Elle ferme les yeux et, les mains posées sur ses genoux, elle prend une profonde inspiration avant de prendre son ruban à cheveux posé devant elle pour ainsi attacher ses longs cheveux derrière sa nuque. Lorsque ses paupières s'ouvrent, elle pose son regard sur un homme qu'elle voit pour la première fois. Il est tout aussi mouillé qu'elle. Méfiante, elle le regarde en silence puis prends sa capuche et la remet sur sa tête sans toutefois caché son visage.

Elle reposa ses mains sur ses genoux. L'a-t-il entendu chanter un peu plus tôt ? Est-il là à l'observer depuis longtemps ? Que fait-il ici ? Il doit surement s'être perdu, comme la majorité des gens. Très peu de gens s'aventurent dans cette forêt. Dans cette forêt circulent les lycans et tout le monde craint les lycans. Enfin, elle se décide à lui parler, malgré le fait qu'elle ne sait pas si elle peut lui faire confiance.

" Que faites-vous ici ? » demanda-t-elle.

Un doux vent frais se lève alors pour faire danser le feuillage, mais Azure ne bouge pas. Elle ne fait rien pour inciter l'homme à s'approcher ou pour le faire reculer, rebrousser chemin. Si l'homme veut s'approcher, il le ferait de lui-même. Elle a fait le premier pas en lui adressant la parole. La balle est maintenant dans son camp.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Ven 13 Déc - 16:37

La pluie, elle m’accompagnait depuis mon départ de la capitale. C’était agréable, un voyage rapide, je pouvais courir sans me forcer, personne n’était là pour observer mes performances, la pluie m’empêchait de surchauffer. A mes côté, Eejil, la mandrage qui m’accompagnait désormais, courrait à mes côté, à bonne distance tout de même, environ cinquante mètres. Depuis son obtention, elle était assez obéissante, elle avait accepté mon autorité mais gardait physiquement ses distances, et ça ne me dérangeait pas vraiment. Dans la pluie, courant à mon allure, elle était semblable à un trait noir, mortel, une portion de néant pur qui se déplace en ligne presque parfaitement droite.

Cela faisait deux jours que je voyageais, je n’étais plus accompagné voilà pourquoi à l’horizon se profilait déjà la forêt, dense, comme dans mes souvenirs. Je n’avais pas voulu dormir la première nuit, mais je m’étais arrêté le soir de la deuxième journée de voyage, pour me restaurer principalement. J’avais pu expérimenté la chasse accompagné, c’était d’une simplicité sans égale, Eejil et moi n’avions même pas eu à communiquer, notre estomac et notre instinct nous avaient mené tous les deux vers notre proie, différente pour chacun, nous avions eu à manger pour la nuit et de quoi faire du stock pour le lendemain sans beaucoup se forcer. L’avantage d’un inné prenait tout son sens.

J’entrais dans la forêt. Je pensais directement filer au camp, peut être retrouver l’alpha là, si elle était de retour, peut-être pas, dans tous les cas je n’avais rien prévu mis à part de tenir mes engagement envers la lycan. Toujours est-il que ça ne passa pas comme prévu. Alors même que Eejil se rapprochait de moi en grognant face à quelque chose en face de nous, je sentais une présence. La pluie empêchait de déceler les odeurs à cette distance mais quelque chose était en face, quelque chose qui me ressemblait, à coup sûr un lycan. D’un regard et d’un geste de la main, j’imposais le silence et le calme à la mandrage alors que je continuais à m’approcher, évoluant désormais plus tranquillement, si c’était l’un des membres de la meute, la diplomatie imposait une approche pacifiste.

Son odeur m’apparut à peu près au même moment que son image, elle était assise, sur une branche, occupé à manipuler du tissus. C’était une fille, donc, elle était en train de chantonner des airs que je ne connaissais pas. D’apparence, elle était … assez normal, une silhouette fine, jolie, un visage fin avec des cheveux châtain-roux,  elle avait cependant un signe distinctif, son maquillage, couleur rouge sang, écarlate a vrai dire. Malgré mon approche elle ne semblait pas se préoccuper de moi, elle adoptait sans doute une attitude passive, dont les raisons n’étaient pas suffisamment définissable pour que je relâche ma prudence : soit pour surprendre, soit pour ne pas surprendre. Je m’approchais encore, j’étais désormais devant l’arbre, sur une branche d’un arbre voisin, la mandrage m’attendais couché, à peine à vue, quelque part dans la forêt, inintéressée par l’action.

Elle leva les yeux, ils étaient clairs, très clair, c’était loin d’être une entrave à sa beauté, au contraire, mais elle semblait toute jeune. Elle parla la première, lançant une question à la fois pleine de sens et dont la réponse me paraissait suffisamment évidente pour ne pas être explicité.

_Je rejoins la meute, et toi, pourquoi te cache tu sous cet arbre ?

J’avais beau vouloir tenter une approche pacifique, on ne réprime pas ça nature facilement, même si le ton que j’avais employé était calme, j’espérais ne pas partir sur de mauvaise base. Chose qui arrive bien trop souvent.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Ven 13 Déc - 18:53

Elle observe l'homme longtemps après qu'il est répondu. Il veut rejoindre la meute. Elle ne lui fait pas confiance pour autant. Qui dit qu'il ne ment pas? Ce n'est pas le temps de l'accuser sans preuve. Un doux sourire se pose alors sur ses lèvres. Donc il veut aller au camp des lycans. Visiblement, il n'est pas un homme tout jeune, bien qu'elle dénote en l'observant qu'il semble possédé une certaine force.

"Il y avait un accro dans ma cape et comme je n'aime pas trop la pluie, je me suis réfugiée ici." explique-t-elle d'un voix passive.

Elle rabaisse sa capuche, le temps de vérifier que son ruban tient toujours ses cheveux à sa nuque. Puis elle la remet doucement sur sa tête. Elle regarde en bas, remarquant quelque chose. Ne sentant aucun danger, elle tente la chance et lui répond:

"Rejoindre la meute. J'imagine que tu sais où se trouve cette dernière, tu es entré dans cette forêt sachant comme tout le monde que les lycans y sont."

Toujours en souriant, elle descend de la branche. Un fois les deux pieds au sol, elle étire ses bras avant de les laisser de chaque côté de son corps sous sa cape rouge. "Je vais dans cette direction aussi, mais j'imagine que vous ne voulez faire le reste du chemin seul."

Elle fait quelque pas puis s'arrête et jete un regard vers l'autre lycan, toujours en souriant. Devrait-elle se présenter? Ce ne serait pas une mauvaise idée, surtout s'il est réellement un futur membre de la meute. Elle se retourne alors vers lui. Qui pourrait se douter qu'Azula était une lycan? Certes ses yeux, maquillés d'un rouge vif, pourrait être un signe qu'elle n'est certes pas humain. Après tout, elle est une guerrière de la meute, son rôle est donc clair en sein de la meute. Jamais elle ne mettrait la meute en danger.

"Je me nomme Azula Adalia, mais mes amis m'appelle Azure." dit-elle en guise de présentation.

Elle décide alors de reprendre la marche en direction de la meute. Elle ne courra pas, car cette liberté de marcher dans une forêt sans trop craindre de se faire attaquer est pour Azure un plaisir à savourer.

HRP: Désolé pour le poste un peu court, je tâcherai de faire mieux la prochaine fois.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Ven 13 Déc - 22:51

Je n'avais utilisé le mot rejoindre que dans le sens de "se déplacer vers" mais elle avait compris, me convaincant de ça nature et me permettant d'émettre l’hypothèse qu'elle connaissait bien la meute, du moins assez pour reconnaître un étranger à celle-ci. Et elle me proposait de la rejoindre pour le trajet.

Dans un sens ... ça m'ennuyait, j'avais quitté il y a peu la compagnie ralentissante que j'avais pour retrouver avec joie le sentiment de liberté que provoque la vitesse et le défoulement, je ne voulais pas me remettre à la marche. Mais dans un autre sens ... c'était un moyen d'avoir un point d'entrée vers la meute, un moyen qui m'empêcherait de me retrouver dans une situation délicate, seul face à l'entrée, observé par un ensemble de personne. En fait c'était pas si mal, une entrée en douceur, par étape, une personne d'abord, plusieurs ensuite, ça m'éviterait peut être d'être rapidement énervé par la présence d'individu en grand nombre ...

Je descendis à mon tour, sans ménagement, en sautant de la branche comme si je ne souhaitais que faire un pas en avant, dans le vide. Du coin de l'l’œil je vie Eejil dresser les oreilles et le dos, sentant l'action proche.

_Je connais sans doute l'emplacement de ton campement depuis plus longtemps que tes ancêtres. Je te laisse cependant me guider, cela fera de la compagnie et m'évitera sans doute des problèmes.

Je ne savais en effet pas a quel point Doylana avait discipliner la meute, il reste toujours des éléments perturbateurs, des individus trop zélé qui attaque à la moindre occasion, ceux-là même que j'avais du combattre il y a des siècles de cela au même endroit.
Je sifflais un coup, vif, rapide mais suffisant, se redressant, la mandrage se remis en chemin, elle semblait ne pas trop supporter la marche, et fit donc pendant le début du trajet des cercles autours de nous, d'un rayon raisonnablement large, s'arrêtant de temps en temps pour attaquer un quelconque animal.

_Et oui, enchanté Azura, je me nomme Urr'hean, c'est l'entièreté de mon nom, et la bête que tu as noté tout a l'heure, c'est Eeijil, je viens de l'adopter.

La marche pris donc, avec lenteur et tranquillité, la pluie avait beaucoup diminué depuis l'entrée dans la forêt, le temps semblait peu à peu s’éclaircir, ne m'en déplaise. Cela réveillait toute une faune miniature qui se cache dans tout les recoins de la forêt. L'endroit jusqu'alors calme à la mort semblait reprendre vie au fur et à mesure que les traits d'eau disparaissait. Un des bienfait de la nature.
Je luttais pour ne pas courir, et le silence était pesant, je n'avais pas l'habitude de ces situations et pas spécialement envie de parler, mais la femme avait fait l'effort de lancer la discussion dès notre rencontre, je brisais donc le silence malgré moi.

_Quel est ton rôle dans la meute ?


La question que je voulais posé était tout autre, mais je ne pouvais commencer par cela, cependant j'espérais savoir comment elle appréciait la meute, et ce que Doylana pouvait avoir fait dans cette optique, j'étais curieux de savoir ce que la meute était devenu depuis cette nouvelle alpha.

HRP : ne t'en fait pas, étant assez récent dans le monde du rp, je n'ai pas une qualité superbe, je risque de faire des petites réponses aussi :/
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Sam 14 Déc - 6:18

Elle ne réagit pas lorsqu'il dit possiblement connaitre l'emplacement du campement de la meute. Elle n'en avait pas douter, sinon pourquoi entrer dans une forêt et risquer sa vie, voir se mettre dans une situation possiblement dangereuse. Elle sourit lorsqu'il dit que sa compagnie ne serait pas de refus, dans le cas où il rencontrerait quelqu'un de la meute. Il n'a pas tort. Il siffle ensuite, ce qui fait réagir la mandrage qui se remet en route. Bien entendu, la créature ne sembla pas enchanté de la voir marcher lentement.

"C'est un plaisir de faire votre connaissance, tous les deux." dit-elle avec politesse.

Il se présente alors ainsi que son inné. Elle ne dit rien, mais acquiesce doucement en guise de réponse. Son nom ne lui dit rien, mais s'il est aussi vieux qu'il le prétend, cela n'a rien d'étonnant. Azure n'est pas très vieille. Pendant qu'ils marchent, le silence reste présent et aussi pesant que l'humidité laissé par la pluie. Azure ne force pas la conversation, à quoi bon, s'il ne veut pas parler. Si Urr'hean avait voulut discuter, il l'aurait fait déjà. Elle n'est cependant pas confortable de marcher en sa compagnie. Elle ne sait rien de lui, ou presque. Cependant, il est de son devoir de veiller sur sa meute. Elle préfère donc prendre le plus grand chemin possible, histoire de lui faire passer ce petit test.

Si il sait vraiment dans quelle direction aller, il lui signalera qu'elle se trompe, mais si par contre ses paroles n'étaient que des mensonges, il ne dirait rien. Il est possible qu'il soit en train de faire de même avec elle. Peut-etre veut-il la tester tout autant, voir si elle ment. Il brise soudainement le silence, lui demandant en quoi consiste son rôle dans la meute. Elle redresse la tête, s'arrête et se tourna pour le regarder. Aucun émotion ne semble visible sur son visage alors qu'elle l'observe un court instant. Toujours sans avoir répondu, elle reprend la marche en rabaissant sa capuche.

"Je suis une chanteuse." dit-elle impassible.

Un seul coup d'oeil rapide en sa direction suffit à lui faire comprendre qu'il ne comprends pas ce que l'alpha peut bien avoir a faire d'une lycan bonne que pour les chants. Elle éclate d'un rire sincère, presque innocent. Elle se tourne vers lui en souriant.

"Je blague. Je ne fais pas que cela. Je ne vois pas ce qu'elle pourrait faire d'une chanteuse." se justifie-t-elle. "Je suis une guerrière de la meute."

Elle marche encore un peu, accélérant le pas pour faire plaisir à l'inné de l'homme, puis ajoute:

"Mais je vois difficilement pourquoi vous voulez savoir ce que je fais dans la meute. Alors pourquoi me poser la question? Que voulez-vous vraiment savoir?"

Sachant qu'il est surement beaucoup plus vieux qu'elle, elle trouve plus naturel de le vouvoyez. Cela dit, si il a quelque chose contre cela, il n'a qu'à lui dire. Elle fera par la suite les ajustement necéssaire. Après tout, elle ne peut pas lire dans les pensées, bien que parfois cela serait utile.

HRP: Je comprends. Moi je suis plutôt habitué au rp, ça fais.... 9 ans que je fais du rp.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Dim 15 Déc - 18:31

HRP : Je suis avec une pro ^^ c'est mon premier forum digne de ce non personnellement

Si au début la marche était lente, elle l’accéléra, un poil, ce qui ne fut pas sans me faire plaisir, même si ce n'était pas beaucoup. Elle avait répondu à ma maladroite question signifiant être chanteuse, après m'avoir regarder un temps. Méfiance, cette réponse et cette réaction était une tentative maladroite de mensonge, quoi que je distinguais malgré tout du sens. Sans pouvoir le ré freiner, un air complètement désabusé et blasé s'afficha sur mon visage, une de ces expressions qui s'affichait très facilement sur ma tête de vieux loup solitaire. Elle compris, peut-être, et réajusta sa réponse, sur le ton de l'humour, et posa une question pertinente, qui m'éviterais à devoir être plus direct.

_J'ai connu la meute au temps de l'ancien alpha et j'ai participé à leur action, les lycans d'autrefois m'ont déçu, et j'ai du me battre pour les quitter...

Bref silence, appréciation de la réaction. Je ne voulais pas en dire trop, mais si je voulais garder mon statu de non menace immédiate, je devais me justifier un minimum.

_Avoir ton avis sur la meute actuel, et avoir mon avis sur toi fera évoluer mon jugement sur votre groupe et me confortera ou non sur mes actions futures.

Je ne savais trop ce que cette révélation allait provoquer, mais de toute façon, elle voulait de la sincérité, elle en avait. On aurait pu croire que c'était une erreur de dévoiler directement mes intentions, mais même si elle les connaissaient, elle ne pourra échapper a un jugement juste de ma part, je ne suis pas le plus observateur, je ne sais pas sonder avec exactitude les esprits, mais j'ai l'expériences nécessaire pour comprendre les choses. Le moment viendra où elle comprendra que j'ai déjà rencontrer l'alpha, et j'étais curieux et amusé de connaitre sa réaction.

La marche se poursuivait, elle semblait ne pas prendre une ligne très directe, encore de la méfiance, décidément, ce trait était courant dans notre race... Pour le moment, je ne voyais pas l'envie de réagir, mais le moment viendra où je devrais mener le binôme pour re-cibler le camps, j'en étais sûr.

_Et maintenant quoi ? Voudrais tu me tester par des questions ou par l'action ? Sache que tu ne risque rien tant que nous n'avons pas rejoins le reste de ta race.

Tentative plus aboutit de discussion, je n'aimais pas cette situation, quitte a ne rien dire autant que ce soit dans le calme et non dans la lourdeur... Quoi qu'il en soit ça me permettait d'observer la forêt, une fois de plus. Elle était toujours aussi belle a mes yeux, pleine de vie, bien sur, pas la vie tranquille et innocente, mais une vie bien plus attractive. On pouvait, en se focalisant un peu, entre les aranis qui, en groupe réduit, ne faisait qu'observer et se cacher.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Lun 23 Déc - 1:55

Chanson:
 

Azula ne fut pas surprise d'apprendre qu'il avait du se battre pour partir de la meute. Elle en avait entendu parler, entre les branches, sans toutefois avoir connu quelqu'un qui avait dû le faire. Il n'y avait pas grand chose à répondre à cela. Azure marchait légèrement devant lui, ne prenant pas le chemin le plus court vers le camp. Elle tenait d'une main sa jupe pour ne pas qu'elle s'accroche à une branche ou ne se salisse trop. Ce fut la phrase suivante qui suscita un réaction chez la lycan. Elle s'arrêta et se retourna vers le solitaire. En quoi pouvait-elle influencer l'homme à se joindre à eux ou non?

"Vous pouvez bien faire ce qui vous plait. Pourquoi voudriez=vous vous joindre à une meute qui vous a empêcher autrefois de partir. Qui dit que la même chose ne se produira pas cette fois-ci." répliqua-t-elle d'une voix feignant l'indifférence.

Elle se remit en marche, toujours au devant. Elle ne lui faisait toujours pas confiance et ce qu'il dirait ensuite n'allait pas améliorer les choses, au contraire cela ne ferait que les envenimer. Le silence reprit sa juste place entre les deux lycans alors qu'elle continuait de les mener dans la mauvaise direction. Il brisa à nouveau ce silence confortable qui prenait l'habitude de s'installer au chaud entre eux deux. Elle fut choquer par les mots qu'il choisit de prononcer et pivota sur ses talons. Son regard devenu plus bleu qu'auparavant montrait qu'il avait décidément mal choisit ses mots. Elle était si soudainement furieuse.

"Ma race? Vous considérez vous si haut et si vieux que nous ne sommes même plus de la même race? Même si je voulais vous faire passer un test, le mauvais choix dans vos mots vient tout juste de me montrer que vous ne nous trouvez pas digne de faire partie de votre race." ragea-t-elle.

Azula n'était pas connu pour avoir la langue dans sa poche et, ignorante du fait qu'il connaissait l'alpha, elle ne voyait pas l'intérêt de surveiller ses paroles en sa compagnie. Elle serra les poings et lui jeta un regard noir.

"Vous aurez beau avoir mille ans, de telles paroles ne vous taillera jamais une place parmi nous. Vous nous insulter en vous prenant pour un autre de cette façon. Vous ne me connaissez pas et ne connaissez pas ma meute. Au contraire de vous je ne voudrais pas les quitter. Ils sont ma seule famille." termina-t-elle toujours folle de rage.

Elle lui tourna le dos et se mit à courir dans la forêt pour s'éloigner de lui. D'une agilité incroyable, et malgré sa jupe et sa cape, elle se faufilait rapidement entre les arbres et se dirigeait à vive allure vers la meute. Cet homme ne savait pas quoi dans quoi il s'embarquait, mais elle lui laisserait clairement savoir qu'il devrait faire un peu plus attention à ses paroles et ses gestes. Elle se foutait de l'opinion qu'il pouvait bien avoir d'elle maintenant. Elle n'était pas le petit chaperon rouge innocent et naïve. Elle était le loup.

HRP: À toi de juger. ^^ Je ne me considère pas comme une experte.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Lun 23 Déc - 10:00

L'entonnoir qu'avait créé mes paroles avait fonctionné, peut être trop. Ce silence qui s'installait m'ennuyait, je voulais profiter d'avoir une représentante, guerrière qui plus est, de la meute pour me faire un avis. Bien sûr comme elle l'avait dit, un avis ne ferait pas mon jugement. Je l'avais mené vers la rage, une rage suffisante pour obtenir trois choses : une confession sincère, un changement de direction vers la meute et surtout un peu de vitesse. Tout ça pour une partie de mes paroles, d'ailleurs qui avait été mal interprétait, je souris, jugeant la situation comique, jugeant mon parlé toujours aussi indélicat, et le sien franc. Il faudra que je m'exprime plus tard pour lui donner la bonne interprétation de mes propos.

La confession qu'elle avait faite, c'était le plus important, la rage qu'elle avait montré accompagné de ces paroles montrait un attachement à sa race, un attachement à sa meute. Une famille, qui aurait pu croire, avec l'expérience que j'avais de la meute, qu'un jour celle-là même prendrait l'apparence d'une famille, pour une jeune femme. Cela me projetait dans mes pensées, très loin en arrière, je me rappelais du regard des jeunes qui s’entraînait, des regards sanglant, nourri à la violence, à la torture parfois, des regards vides, démuni de toute notion d'avenir, nourri par la doctrine de l'alpha, doctrine de pouvoir de puissance et d'acharnement. Puis beaucoup plus proche, quelques semaine auparavant, le regard des compagnons de l'alpha actuelle, le sourire sur ces visages de guerriers, pourtant pour certains assez vieux pour avoir était les jeunes d’en-temps. Mon avis sur la meute évoluait, mais mon avis sur l'alpha, sur Doylana, était fixe, elle était ce que la meute avait reçu de mieux.

Azura était partie avec une sacrée agilité à travers les branches, suscitant chez Eejil une nouvelle envie, que je du refréner cette fois ci à coup de grognement. La bête était une chasseuse, voir quelque chose qui semblait pour elle, et à tord, ma proie, lui donnait envie de rapporter un trophée. Mais elle ne s'en serait pas sortie aussi bien qu'avec un simple animal.

Pendant que je m'occuper du cas de la mandrage, je réfléchi, le temps d'une seconde, j'avais le choix, soit partir de mon côté et rejoindre la meute seul, soit la suivre. La confiance qu'elle m'apportait n'avait d'égal que la mienne, mais sûr de mes capacités et atteint par la sincérité de la femme, je me résolu enfin à la suivre, piège ou non, par la parole pour la force je m'en déferais. D'une impulsion comme j'en étais l'expert, je pris de la vitesse et suivi le même chemin que la guerrière enragée. Elle était rapide en effet, mais ce n'est pas sa vitesse mais plutôt son agilité qui l'aidait dans cet environnement. Mais il ne fallait pas oublié que j'avais rivalisé un temps de vitesse avec l'alpha, que j'avais du aiguiser mes capacités sur le poids des années pour vivre sans aucun soutient, et que malgré mon âge, je ne risquais pas de perdre mes capacités si durement acquises. Ce fut donc rapidement que je me retrouvais en vie de la femme, qui gardait le rythme, et jusqu'à l'arrivée, je ne comptait ni la rejoindre, ni me faire distancer.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Mer 25 Déc - 7:03

Chanson:
 

Azula avait l'impression de courir au ralenti dans cette forêt si bien aujourd'hui. À l'origine, elle avait prit la direction du campement, voulant prévenir la meute. Les prévenir de quoi? Elle ralenti l'allure et regarda derrière elle. Il était près. Il avait décidé de la suivre. Était-ce elle qui avait subit un de ses tests? Elle se serait laisser prends dans son jeu. Elle comprit et changea brusquement de direction. Elle reprit la cadence courant le plus rapidement qu'elle le pouvait. Elle ne se laisserait pas avoir si facilement. Par contre, elle allait devoir faire fasse à ses souvenirs, affronter sa douleur, son chagrin. elle n'était peut-être pas prête, mais avait-elle le choix? Oui, elle avait toujours le choix. Son choix était fait.

Elle poussa le jeu un peu plus loin et zigzagua entre les arbres. Elle voulait arriver ne serait-ce qu'un peu avant lui. s'il voulait la rattraper il pouvait le faire n'importe quand. Elle se voyait déjà y arriver. Elle se foutait de ce qu'il pensait d'elle. De toute façon, personne ne semblait bien l'apprécier au sein de la meute, du moins c'était son impression. Elle était trop méfiante, trop impulsive. Cela la rendait imprévisible et comme elle n'avait pas sa langue dans sa poche, elle savait se faire beaucoup d'ennemis rapidement.

Elle ne mit pas de temps à arriver dans une toute petite clairière où se tenait encore debout une vieille maison de bois. Azure ralentie jusqu'à s'arrêter devant la maison de son enfance. Elle avait vécu dans cette bâtisse pendant 18 ans. Elle se mit alors à chanter, doucement d'abord, voulant attirer l'attention de l'autre lycan, voir lui faire comprendre à quel point elle dépendait de la meute, de sa meute. Lui faire voir que sa meute était sa famille, sa vie. Avec elle, elle était forte.

(Hrp: la chanson en spoiler plus haut est celle qu'elle chante)

You shouted out
But I can't hear a word you say
I'm talking loud not saying much
I'm criticized but all your bullets ricochet
Shoot me down, but I get up
I'm bulletproof, nothing to lose
Fire away, fire away
Ricochet, you take your aim
Fire away, fire away
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
You shoot me down but I won't fall
I am titanium


Elle ferma les yeux, se tenant debout alors que les nuages roulait toujours dans le ciel. La pluie allait se remettre de partie, mais la jeune femme continua de chanter. Sous ses paupières closes elle se voyait, le jour de sa transformation. elle menait sa vie comme elle l'avait toujours fait. Elle était naïve surement. Elle avait cru qu'elle était une femme comme les autres, mais elle avait tort. Il y avait eu la lune. Elle se souvenait l'avoir vu, mais ses souvenirs de sa premières transformation s'arrêtaient là; le noir total. Suite à sa transformation, elle était revenu à elle et à ses pieds sa seule famille.

Cut me down
But it's you who'll have further to fall
Ghost town and haunted love
Raise your voice, sticks and stones may break my bones
I'm talking loud not saying much
I'm bulletproof, nothing to lose
Fire away, fire away
Ricochet, you take your aim
Fire away, fire away
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
I am titanium
I am titanium


Elle ouvrit les yeux, mais ne regarda pas derrière elle où elle savait que l'homme se trouvait, se disant probablement qu'il était tombé sur la plus faible maille de la meute, la plus jeune, la plus ridicule. Azula avait l'habitude de se faire critiquer et de répliquer en retour. Elle avait été sauvée par un homme qu'elle n'avait jamais revue. Un homme qui l'avait sauvée des villageois qui voulait lui faire la peau. Il l'avait sauvée de la mort. Une flèche avec sur sa pointe un peu d'argent. Il l'avait amener à la meute et elle y était rester, mais il n'était pas l'un des leurs. Elle ignorait ce qu'il était ou qui il était. Personne ne savait ou ne voulait le lui dire. Une goutte d'eau tomba des nuage et s'écrasa sur le front de la jeune femme qui chantait toujours. Puis une autre et une autre... La pluie était de retour.

Stone-hard, machine gun
Firing at the ones who run
Stone-hard as bulletproof glass
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
You shoot me down but I won't fall
I am titanium
I am titanium


Les dernières paroles restèrent accrocher entre eux deux alors que la pluie tombait toujours, se confondant aux larmes sur le visage de la lycane. Enfin elle s'avança jusqu'à la maison et posa une main sur le mur. Elle allait le tester aussi. Il était trop froid et trop indifférent à son goût. Elle se retourna à moitié vers lui, la tristesse et la douleur se peignant toujours dans son regard. La rage s'était estomper, comme si elle n'avait jamais été là. Cet homme pouvait-il comprendre sa douleur, ferait-il semblant.

"Ils sont tout ce que j'ai." dit-elle en se retournant complètement.

Elle posa son dos sur le bois mouillé de son ancienne demeure. Elle l'observait attentivement, étudiant en silence chacun de ses gestes. Elle ne lui ferait peut-être jamais confiance. Elle ne faisant que confiance à la chef de la meute, et encore, elle lui vouait une confiance aveugle. Rien ne lui disait qu'elle en était digne, mais elle lui faisait confiance parce qu'elle ne voulait pas se retrouver seule avec sa peine et sa douleur. Elle avait tuer celle qui l'avait élevée et elle le regrettait amèrement. Elle détestait ce qu'elle était, elle l'avait toujours détester. Lorsqu'elle était prise d'une rage, lorsqu'elle voyait rouge, elle trouvait un façon de faire rapidement renverser la vapeur. Elle ne voulait pas perdre le contrôle et tuer quelqu'un d'autre par mégarde. Parfois elle n'y arrivait pas.

"Ils sont ma famille, sans eux je n'ai rien et je ne suis rien. Je ne vous fait pas confiance et je ne guide personne vers ma famille si je crois qu'il leur fera du mal." Elle se décolla du mur et fit quelque pas dans sa direction avant de continuer. " Vous ne me faites pas plus confiance, c'est évident."

Son regard n'avait toujours pas changer et semblait étrangement s'accorder avec la température. Ceci n'était qu'une pure coïncidence. La pluie tomba un peu plus fort, mouillant de plus en plus les boucles de la jeune femme dont la capuche était tombé dans la course.

"Je ne sais pas pourquoi vous avez choisit de prononcer de tels mots, des mot blessant, mais cela ne fait que me laisser croire que vous ne voulez en aucun cas le bien de ma famille. Et je préfèrerait mourir plutôt que de les faire souffrir parce que j'ai conduit un inconnu ayant de mauvaise intention jusqu'au campement."

HRP2: Joyeux Noël <3
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Jeu 26 Déc - 11:48

La femme avait remarqué ma présence et pour une raison incertaine, avait décidé sans rien demander de se lancer dans une course, voulant visiblement me distancer. Peine perdu, elle avait accéléré mais c'était malgré tout une jeune lycan, pas forcement encore au top de sa force, bien que rapide, je pouvais suivre sans problème. Mais dans le doute, restons derrière, elle semble ne m'accorder aucune confiance, la dépasser et exposer inutilement mon dos serait une très mauvaise idée.

Nous arrivâmes vers une cabane, tout de même a quelques lieux de notre point de rencontre, la chaperonne couturière se mit alors à chanter. Langue étrange, inconnu, incompréhensible, je décelais à peine des connotations celtiques. Ennuyé par ce nouveau comportement, je soufflais bruyamment, écoutant par respect pour l'artiste, je m'asseyais sans aucune grâce sur une souche non loin, observant la cabane.

C'était une cabane vieille, en bois en partie, dont un nombre certains de griffures avait été apposé, par expérience et dans la situation actuel, j'imaginais un lien avec la fille, et il n'était pas dure alors d'imaginer une première transformation. La mélodie qui s'échappait encore du gosier de la chanteuse avec cette tristesse, cet émotion qui accompagne parfois un événement lourd de conséquence comme celui-ci.

La chanson se termina, enfin, aurais-je dit, mais les talents de l'artiste était là, et même si le style me semblait étonnant et les paroles incompréhensibles, on ne pouvait critiquer, surtout dans cette situation délicate. La femme était chamboulé par ses émotions, sans doute un certain nombre de mauvais souvenir en tête, elle n'était plus de rage, plutot de tristesse. Et quand elle évoqua à nouveau la notion de famille, je compris qu'elle avait rencontré ces premiers congénères ici même à un moment dans la vie d'un lycan où il vaut mieux ne pas être seul.

Je ne savais trop quoi penser, pourquoi cette sincérité soudaine, pourquoi ce besoin soudain d'être comprise, c'était encore la notion de race qui l'avait poussé à faire ça ? les mots qui suivirent semblait appuyer cette théorie. Comme si le ciel s'accompagnait à l'histoire, la pluie avait repris, rendant le spectacle morose, et je ne pu m'empêcher de penser que la tristesse ambiante gâchait le paysage pluvieux si serein et plein de vie et de dynamisme.

Dernière pic de la demoiselle. Je me levais, soudainement, sans ménagement, et commença a marcher sans trajectoire défini, pour appuyer mes propos et la colère montant, légère et adouci par l'ingénuité de la femme mais présente. Eejil qui avait comme son maître pris la décision de faire un somme redressa la tête pour observer, les oreilles légèrement rabattues.

"Sache demoiselle, en avant propos, que je n'ai depuis le début nul besoin d'un guide pour me rendre là où je souhaite aller. Je t'ai suivi par convention, par diplomatie, pas par nécessité"

Petite pause, je n'avais pas envie de la faire réagir, mais de mettre les points sur les i, aussi, je repris sans lui laisser le temps de répliquer. Mon ton était neutre, posé, tout sauf violent, je devais m'appliquer afin de ne pas déformer le message à transmettre.

"Maintenant que ce petit détail est au point, venons en au suivant. La notion de race, de TA race, de MA race, de NOTRE race, en effet j'ai décidé tout à l'heure de me séparer virtuellement du groupe, non pas par supériorité, mais au contraire, je suis un loup solitaire, je n'ai pas de meute, j'ai jadis tué ceux qui voulais m'enfermer dans la leur. N'es tu pas fière que te dise que tu appartiens à une race, n'es tu pas fière d'appartenir aux Lycans ? Si tu l'ai pourquoi réagis-tu si violemment ?

On va couper cours" Je m'arrêtais pour la regarder, gardant toujours une voie posée

"Je vais en direction de la meute, une personne influente m'a promis un poste qui conviendrait à mon comportement de solitaire, qui me donnerais un pied à terre sans m'enfermer dans les obligations sociales, qui m'aiderait dans ma quête. Soit tu m'y emmènes, soit j'y vais tout seul, rien de plus. Mais j'aimerais tout de même t'expliquer, je n'ai aucune confiance dans une inconnue, tu viens de dévoiler beaucoup de chose, ce qui fait que je comprends désormais certains aspects, je suis prêt à te considéré comme soeur, toi qui t'attaches tant à la famille, mais pour cela il va falloir arrêter de déformer mes propos en permanence."

C'était beaucoup de parole, moi qui n'aimait pas parler, j'avais le défaut de ne pas savoir m'exprimer simplement. Malgré cela tout était vrai, je devais pour entrer dans la meute faire des concession, me faire des allier, trouver en quelque sorte des attachements, des gens de confiances qui me permettrait de me sentir chez moi dans la meute. Dans un lieu peuplé, c'était sans doute le seul moyen pour moi de trouver la motivation de m'y rendre, ne serait ce que de temps en temps. J'espérais tout de même avoir du soutient et une amitié de la part de l'alpha qui m'avait recruté à demi mot.

C'était maintenant à elle de jouer, de choisir, de penser, je n'aurais aucune peine à partir dans mon coin, je voulais juste éviter un affrontement inutile.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Jeu 26 Déc - 18:08

Chanson:
 

Elle ne fut pas blesser de voir le manque de réaction de la part de l'homme. Ses paroles ne la heurtèrent pas, au contraire, elle se sentait engourdie. Cet homme à qui on avait promis un poste qui lui conviendrait se foutait éperduement du reste du monde. alors pourquoi se joindre à la meute?

"Si la meute auquel vous voulez vous joindre se trouve en danger, que faites-vous?" demanda froidement la lycane.

Elle le regarda marcher furieusement. La méfiance était mutuel. C'était au tour d' Urr'hean d'être en colère, même si il faisait de grand effort pour ne pas le montrer, pour ne pas la fâcher. Pourquoi mettre autant de soin et d'attention sur ces détails s'il semblait se foutre du reste? Elle fronça les sourcils. Pourquoi leur chef voulait-elle proposé un poste à un homme qui les laisserait mourir sans sourciller.

"Je n'ai pas eu le choix. Je suis ce que je suis et j'ai dû m'adapter. Mais qu'est-ce que ca peux vous faire de toute façon? Pour moi, la famille est importante je ne connais pas mes véritables géniteurs. Ils m'ont laissé, abandonnée à la porte d'une vieille sorcière qui lorsqu'elle m'a pris à vu sa mort venir. Je l'ai tué lors de ma première transformation. Elle était ma seule famille, la seule qui ne m'est pas traité de folle d'aimer entendre les hurlement du loup, ou d'adorer la lumière de la pleine lune."

Elle n'avait rien à cacher, tout le monde connaissait son histoire, tout le monde s'en était toujours un peu foutue. Pourquoi la raconter à un homme en qui elle n'avait pas confiance? Pour le dissuader de se joindre à des gens qui allait s'attacher à lui et qui voudrait le protégé, non qu'il en aurait besoin, mais seulement de vouloir être avec lui. Il ne serait jamais dans la meute à part entière, puisqu'il ne le voudrait surement jamais.

"Tout ce que j'ai dit est connu de tous. Vous pouvez faire de cette information comme bon vous semble. Je n'ai pas plus confiance en vous, surtout que je constate tristement votre froideur. On vous a promis un poste qui vous conviendra, je n'en doute pas, sans obligations sociales, ca reste à voir. Je ne méprends pas vos paroles, Urr'hean, mais si elle ne sont pas assez précise, il est difficile de les interprété correctement. d'autre feront pire que moi dans la meute. Nous sommes une famille. Nous serions prêt à tout les uns pour les autres. Nous ne sommes pas très nombreux. Alors à vous de décidé si vous volerez à notre aide si nous nous trouvons en situation de danger. Personnellement, je ne crois pas que vous le ferez. Soyez prudent et ne laissez pas les autres s'attachez à vous si vous n'êtes pas pour rester longtemps."

Elle soupira et se passa une main dans ses cheveux mouillés. Elle tira sa capuche sur sa tête, sachant qu'il était trop tard pour éviter que la pluie ne les mouille. Que pouvait-elle faire de plus? Elle avait l,impression de se tenir devant un homme sans coeur et plus froid que la glace. Elle s'avança, passa près de lui sans le regarder et se dirrigea vers la forêt puis s'arrêta à quelque pas de la forêt.

"Je ne sais sincèrement pas si je peux vous considérez comme un frère, et je me doutes que cela vous sera égale. Je ne vous connais pas assez pour savoir si je peux vous compter parmi les membres de ma famille. Vous êtes de ma race, certes, et j'hésite qu'il serait surement possible que je vous fasse confiance, bien qu'il est contre ma nature de faire confiance facilement."

Elle se tourna vers lui et l'observa sans la moindre .motion dans son regard.

"Je vais vers le campement, vous êtes toujours la bienvenu de me suivre, voir nous pourrons faire plus ample connaissance, si l'envie de discuter vous prends. Il n'est jamais une mauvaise idées de vous faire connaitre de vous semblable et ainsi que de les connaitre eux. Il est souvent plus facile de comprendre les raison de leurs gestes ou autres."

Peut-être comprendrait-il un peu mieux pourquoi elle lui en avait dit autant sur elle-même.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Ven 27 Déc - 10:28

Elle manquait âprement de confiance, à un niveau qui défiait tout, jusqu’à ses convictions concernant sa propre race. D’après ses paroles elle semblait m’imaginer facilement observer le massacre des miens sans broncher, c’était intolérable, purement, en dehors de l’attachement aux lycans, j’avais surtout un code d’honneur qui m’imposait de réagir quand mes semblables, lycans, mercenaires, solitaires égarés, sont en danger, la seul limite à tout cela était ma notion de justice, n’est aidé que celui qui le mérite.
Je me contenais, fermant les yeux deux minutes alors qu’elle continuait à parler. Son histoire, raconter à demi-mot il y a quelques minutes, étaient maintenant exprimé convenablement, dans un langage qui me parle plus. Sa première transformation l’avait fait tué sa mère de cœur, elle qui était rejeté par les humains, c’est une histoire somme toute assez courante mais efficace,  elle n’avait pas eu de chance, elle était né auprès des humains, pour une raison qui m’échappe. Dans le contexte actuel et vu son âge, elle aurait gagné à naitre dans la meute.
Elle parlait maintenant de froideur, elle se fourvoyait encore, confondant allègrement froideur et détachement, ne préoccupant visiblement pas tant que ça de l’histoire de son interlocuteur, c’était assez drôle comme situation au final. S’en suivi un speech sur les valeurs familiales de la meute, qui semblait de situation, pour l’intégrer il fallait y passer, et je l’acceptais d’un hochement de tête, ainsi qu’un reproche comme quoi je n’étais pas clair, m’enfin ça ce n’était pas nouveau.
Enfin, une note d’espoir, une ouverture, elle m’invitait à l’accompagner et à en dire plus sur moi. J’hésitais, sur ce dernier point, en dire plus me rendrait accessible, mais se livrer au premier lycan croisé n’était pas vraiment compatible avec ma personnalité. Je devais en dire un minimum, faire en sorte de justifier, si elle le prenait comme ça, ma façon de vivre, solitaire, je pouvais peut être modifier un peu l’histoire.
« Soit, je te suis, tu sembles enfin te poser la bonne question. Ça ne m’enchante pas beaucoup, mais je vais t’expliquer succinctement les raisons qui me pousse à ne pas vivre en communauté. »
Je commençais à marcher à ses côtés, dans la bonne direction cette fois ci.
« Sache déjà que certaines de tes remarques sont blessantes, je ne me fiche pas du monde, je m’en éloigne, ne confond pas froideur et détachement. L’aspect social m’épuise, faire faux semblant, accentuer ses sentiments pour communiquer, dire bonjour, au revoir, et bon appétit, tout ceci n’est qu’image. J’ai vécu seul pendant au moins deux fois ta vie, les codes qui s’applique à la vie en communautés, je ne l’ai connais pas, et surtout je ne les reconnais pas. Tu m’as donné ton histoire, je comprends ta méfiance, je te livre un morceau de la mienne en échange, fait en ce que tu veux. Je suis né dans une meute, trop loin d’ici pour que tu connaisses même l’existence d’un tel lieu, j’étais l’un des premiers lycans né comme tel, sans avoir était mordu, et de part ce fait, la différence de force était visible avec mes congénères, ce qui créait des tensions, des jalousies. L’alpha ne voulais pas de quelqu’un qui déjà en dessous des dix ans effectuait des missions d’adultes centenaire et j’ai dû combattre pour ne pas me faire tuer, combattre les miens, j’ai du finir exilé, la suite échappe à ma mémoire, c’est la raison de mes voyages et de mon arrivé sur ce continent il y a quelques siècles, retrouver la mémoire. »
« j’avais déjà voulu prendre contact, malgré ma méfiance totale, avec la meute karath, mais l’alpha en place alors était cruel, les tâches que je devais accomplir trop loin de mon code d’honneur, j’ai également du combattre pour partir. Voilà, tu en sais assez, libre à toi de forger un avis sur ces faits.»
J’avais résumé, mais c’était beaucoup, des souvenirs montaient, mais aucun n’était nouveau, dommage. J’étais cependant irrité d’avoir à en dire autant pour combler les réticences d’une enfant.
« Sache également que je suis mercenaire, j’applique mon propre code d’honneur, mes propres lois, dès lors que les votre s’en éloigneront, je ne ferais plus de demi-mesure et m’exprimerais. »
Cette dernière phrase, je lui avais dit les yeux dans les yeux, perçant son regard comme pour imprégner jusqu’à son cerveau cette dernière remarque, et également pour qu’elle comprenne la sincérité de mes propos.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Lun 30 Déc - 7:23

Chanson:
 

Tout de cet homme la faisait frissonner de rage. Elle serrait les poings pour ne pas lui renvoyer au visage tout ce qu'elle pensait. Ils ne se comprendraient probablement jamais. Elle avait toujours cette impression qu'il se croyait supérieur, voir plus intelligent, meilleur qu'elle, simplement parce qu'il avait vécu plus de choses qu'elle. Il n'aurait pas tort sur un point, un écart gargantuesque se trouvait entre leurs âges respectifs. Cela dit, était-il meilleur qu'elle? Elle garda son regard devant elle, accélérant le pas pour le garder à une certaine distance d'elle. Il croyait qu'elle avait été mordu et de là était arriver la transformation. Elle ferma et accéléra le pas. Elle l'écouta en silence, serrant les poings qu'elle gardait cacher sur sa cape écarlate. Elle n'était pas le petit chaperon rouge, mais le loup qui avait depuis longtemps engloutit l'humaine qu'elle était.

Voilà, tu en sais assez, libre à toi de forger un avis sur ces faits. dit-il.

Elle s'arrêta et le regarda. Alors qu'il plongeait son regard dans le sien, elle lui retournait la faveur. Elle n'était pas une enfant, elle n'avait pas à être traité comme tel. Depuis qu'il avait reprit la parole, elle n'avait rien dit, rien prononcé, à la fois par respect pour lui, mais à la fis parce qu'elle ne jugea pas encore nécéssaire de lui dire. Dès qu'il eut finit sa dernière phrase, elle n'hésita pas une seconde.

"Alors nous avons un point en commun." dit-elle en le regarda toujours dans les yeux.

Elle voulait qu'il se souvienne de ce qu'elle allait lui dire, voir l'encrer en lui, bien qu'elle se doute que cela ne change quelque chose. Il ne l'aimait pas et elle ne l'aimait pas. Pourquoi? Ils n'avaient pas confiance en l'un et l'autre. Elle se mit face à lui et fit quelque pas, détruisant lentement la distance qu'elle avait mit entre eux deux.

"Je n'ai jamais été mordu par un lycan." révéla-t-elle sans en dire plus.

Elle resta immobile quelques seconde de plus avant de se retourner pour reprendre la marche. Elle jugeait en avoir dit assez. Il en savait surement trop. *Folle est la brebis qui au loup se confesse.* pensa-t-elle. Elle marchait plus rapidement, sans toutefois courir. Certes, ils n'avaient pas le même âge, mais elle avait tout de même 155 ans. Sa première transformation remontait à ses 18 ans. Elle était probablement la plus jeune des lycans, mais elle n'en avait pour autant pas moins vu. Elle était avec sa meute depuis si longtemps. Elle n'avait jamais connu ses parents, sa famille de sang était la meute. Elle continua sa marche en silence, attendant que l'autre ajoute quelque chose. La balle était dans son camp et se jeu commençait à devenir lassant.

À quoi bon se tester l'un et l'autre? Rien. Il ferait partie de la meute peut-être pourrait-il s'excuser de son comportement, ou encore de tout ce qu'il assumait à son sujet? Il pourrait, mais cela ne voulait pas dire qu'il le ferait. C'était à elle de le faire. Elle ralentie un peu l'allure, et le regarda en marchant.

"Je suis désolé si mon... comportement... vous pose problème. Dans la meute je ne suis pas connu pour tenir ma langue, bien que j'essaie de le faire..." justifia-t-elle. " Mon intention n'était point de vous offensez."

Elle s'arrêta à nouveau et le regardant toujours elle ajouta:

"Cependant, j'ai trouvez vos paroles trop vague. Peut-être était-ce dû à la distance que vous prenez qui transcende dans vos paroles. Comme je l'ai mentionné plus tôt, il est important d'être précis dans le choix de vos mots puisque celle-ci pourrait être mal interprétées. "

Elle détourna le regard et se tourna pour reprendre la marche.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Jeu 2 Jan - 12:01

Hrp : j’ai très bien compris que tu n’avais pas été mordu ^^ je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas compris que je n’ai pas compris du coup oO

Alors nous avons un point commun dit-elle, une voie sarcastique qui surgit dans mon esprit fut capturé avant de sortir la race ?. Elle n’avait pas été mordue, mais ça, je le savais déjà, mais autant ne pas faire de remarque, c’était déjà assez ennuyeux comme ça. La marche continua un peu, dans un silence finalement bien plus paisible que ces joutes verbales sans grand intérêt et empreint d’une fierté qui semblerait déplacé pour tout étranger qui nous entendrait, la fierté que nous avons dans le sang, qu’elle le veuille ou non nous avions plus d’un point commun.
Tranchant le silence elle expliqua qu’elle n’avait pas beaucoup d’aisance avec la parole, et qu’elle pouvait paraitre offensante sans le vouloir, parole pleine de sens, je m’y reflétais dedans, c’est d’ailleurs ce qu’elle me sortit en me regardant…
« Je suis moi-même assez mauvais orateur. Si je parais flou il faut me poser des questions, si tout parait clair dans mon esprit, cela ne l’ai généralement pas dans mes paroles. D’autant plus quand j’ai affaire à un lycan, je n’ai plus l’habitude du contact de mes pairs. »
Ça sonnait comme une excuse, c’était le cas, sincère mais surtout utile, arrondir les angles est nécessaire quand on taille son discours dans le brut. On approchait, après cette petite pause sonnant l’armistice, nous avions repris la route à allure correct. Dans le silence j’entendais le frottement rassurant contre les feuilles de mon innée qui me suivait, confondu avec la forêt, ombre dans la végétation, parfaitement adapté à son maitre malgré la jeunesse de la relation et le peu de communication orale. Le camp allait bientôt apparaitre, des souvenirs refaisait surface, des questions tournaient dans ma tête, foutu envie de tout prévoir, de tout prédire.
Trouverais-je des têtes connus ? Aurais-je déjà des ennemis en arrivant ? le camp serait-il aussi grand qu’avant ? Aussi martial ? Aussi froid ?
Beaucoup de questions qui se résumé en : serait-ce acceuillant ? réussirais-je à m’intégrer ou resterais-je dans l’ombre comme ma future fonction me le permettrait ? Mais une question plus pertinente se souleva, question qui fut exprimé :
« Doylana est-elle revenu ? »
C’était en effet une question intéressante, parce que si elle n’était pas là, je devrais juger avec un ou une inconnu, expliquer mon voyage avec l’alpha, dans la mesure où on voudrait bien me croire, et si tous les éléments de la meute était comme Azure, ce serait tendu.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Sam 1 Mar - 6:21

La marche reprit, et Azula ne se retourna pas en tendant les paroles de l'homme en question. À quoi bon? Ils était tous deux similaires pour beaucoup de choses. Elle se demandait cependant si elle voulait vraiment discuter avec lui à présent. Voulait-elle connaitre son histoire, son passé? Voulait-elle partager le sien? Voulait-il connaitre son passé, voir discuter avec elle? Bien qu'il fusse évident qu'il ne semblait pas enclin à discuter avec la chanteuse, cette dernière fit attention de ne pas sauter sur des conclusions trop hâtive. Il n'était pas juste de juger quelqu'un qu'elle connaissait à peine.

En même temps, ne la jugeait-il pas aussi? « Doylana est-elle revenu ? » Brusquement sortie de ses pensées, la lycan stoppa net sa marche. Devant elle on voyait quelque peu entre les arbres qu'ils approchaient du campement Lycan. Ils y seraient d'ici peu. Azula soupira. Elle n'avait pas envie de mentir, mais elle n'avait pas plus envie de dire la vérité. S'assurant que sa capuche était à nouveau sur sa tête, la lycan se tourna vers lui, impassible. "Tu es venu jusqu'ici sans le savoir alors je ne vais pas te gâcher la surprise. Tu verras bien par toi même." dit-elle avant de reprendre la route, mais cette fois, elle se mit doucement à chanter un air sans parole réelle, c'était plutôt une mélodie. C'était la la façon qu'elle avait d'annoncer son retour au campement, bien qu'elle se douta que personne ne vendrait vraiment à sa rencontre, sauf bien sur s'ils sentait le lycan avec elle et qu'ils fussent curieux de voir de qui il s'agissait.

Était-ce une erreur de l'avoir conduit jusqu'ici? Allait-elle un jour le regretter? Seul le futur ne saurait lui répondre. d'une pas plus que décider, la jeune femme reprit la route, décidant de clore la conversation par sa chanson.
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MessageSujet: Re: Folle est la brebis qui au loup se confesse.   Lun 10 Mar - 15:58

Le campement, enfin, cet entrevu avec la lycane était loin d’être des plus agréables, elles semblaient ne pas supporter ma façon de voir les choses, ni même façon d’agir avec les gens. Que voulait-elle ? que je me retrouve sympathique sur commande, hypocrite et chaleureux ? Dans notre race ce comportement n’a aucun sens, notre niveau de perception déjoue tous les masques. De plus, imaginer de la sympathie, et autre sentiment du genre alors même que je suis depuis toujours et resterait à jamais solitaire dans l’âme est une utopie … Mais je ne dirais rien, mon comportement en disait déjà assez long pour que je ne souffle mot.
Je n’eut pas de réponse quant à la présence de Doylana, a vrai dire, même si cela m’aurait facilité les choses, ce n’était pas spécialement un problème pour moi qu’elle soit absente, j’entrais donc dans le camp sans trop d’appréhension. Plusieurs vinrent voir l’apparition d’un nouvel individu, j’observé, plus confiant que quelques siècles auparavant, je cherchais des têtes connus. Je fus surpris de voir beaucoup de personnes physiquement jeunes, en dessous de trente ans humains, à peu près autant de femme que d’homme, du moins sur le trajet qu’on m’imposait. Aucune tête ne me revint, mais je voyais quelques personnes ouvrir de grands yeux et cacher par la suite leurs visages, je me doutais qu’ils m’avaient un jour vu à l’œuvre ici même. Je me demandais ce que ça pouvait faire, pour eux. Un démon du passé qui ressurgi ou un indice, un fil qui ramenait de leurs subconscient beaucoup d’épisodes tragiques lié à l’ancien alpha, je doutais que ce soit douloureux et quelque chose qui ressemblait à de l’empathie prenait forme, j’étais sincèrement désolé pour eux. Mon assurance pris un peu de légèreté, toujours droit, toujours impassible, je me rendais maintenant accessible à l’extérieur, comme si la bulle que je formais s’affinait, perdait en volume comme en épaisseur, laissant de plus en plus passer les sons et les images.
L’endroit me semblait chaleureux, tout ce qui était ici, les gens, le sol, les maisons émettait une chaleur empreinte de nostalgie, je me sentais sans être encore invité, déjà un peu chez moi. Bizarrement cela ne me rappelait pas la sensation froide que j’avais eu quelques siècles plus tôt, cela me ramené encore plus en arrière, à une époque où mes souvenirs se perdent. Non, pas ma meute de naissance, quelque chose d’autre, au milieu du vite, juste un sentiment. Cela me troublait, mais je me réjouissait, j’avais là mon premier point d’accroche depuis bien longtemps, un moyen de tirer vers moi les années perdus qui me manquait tant.
_Eh oh !
Je sortais de ma contemplation, Azula se tenait devant moi, agacé, tentant de me ramener dans le présent.
_Oui, laisse-moi contempler, cela fait trop longtemps que je n’ai pas vu ce lieu.
_Ca fait vingt minutes que tu contemple immobile, il serait tant de bouger, je suis déjà assez gentille de te mener à la hutte, alors suis moi au moins.
Sans dire un mot de plus, soufflant pour me contenir et m’apaiser de ma brève aventure dans le passé, je repris la route avec elle.
Mon état d’esprit avait totalement changé, je m’étais ouvert rien que par l’ambiance qui reignait ici, peut être pourrais m’installer et y vivre un peu moins solitaire qu’avant.
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