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 Une journée si banale pourtant (libre)

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MessageSujet: Une journée si banale pourtant (libre)   Lun 28 Oct - 12:05

Cela avait débuté comme une journée banale : un pique-nique dans cette forêt de Dolhos que Guiall connaissait presque par cœur. En effet le jeune rodeur était l’attente d’un de ses riches marchands qui reviennent de leurs affaires en villes, les coffres plein à craquer et qui pense naïvement qu’un mercenaire patibulaire sous payé pourra garder leurs biens à l’abri.

La journée semblait perdue quand le soir arrivant, seul deux victimes potentiels s’étaient présentés, hélas trop maigres même pour être détroussé sans scrupules. Le deuxième marchand n’avait même pas eue de quoi se payer une escorte et ses vêtements étaient si sales qu’il ressemblait plus à un mendiant. Mais alors que le soleil chutai à la même vitesse que le morale du rodeur (car il est très rare de croiser une bourse pleine qui se promène seule la nuit), l’occasion se présenta.  Notre petit roublard tapis dans son arbre sursauta presque à la vue de ce qui pour lui apparaissait comme un coffre fort sur patte : un marchand d’étoffe visiblement seul avec tout un chariot où s’entassait moult peau de long poils blancs. Et on peut dire que ça cogitait dure dans cette caboche :

* « Ouah ! Enfin, enfin. Je n’y crois pas un marchand avec toutes ses belles fourrures à une heure pareil. Et moi qui désespérais. Bonne qualité…Aucunes idée de quel animal ça peut venir mais c’est surement des bêtes plus au nord. J’en tirerais probablement un bon prix à moins qu’il ne soit plein aux as et que sa bourse que je vois là me suffise. Ah, la belle bourse c’est du cuir teinté ça ! Calme toi Guiall pas de bêtise c’est trop simple il doit y avoir ne serais-ce qu’un simulacre d’escorte… Rien. Bizarre attendons encor quelque temps il ne sera sous mon pin que dans une trentaine de pas. Bien, c’est l’heure du spectacle ! Il est seul, j’en suis plus que sur maintenant. Bientôt j’entre en scène. Fortune en mouvement prépare toi à changer de main ce soir, car me voilà qui m’apprête frapper tell… »*

Le roublard inspiré fut coupé dans ses réflexions par le sifflement d’une flèche. Ce son terrible qu’il avait maintes et maintes fois entendus fendre l’air dans sa direction, le surpris beaucoup plus qu’à l’ordinaire et il ne trouva comme parade approprié qu’une chute assez balourde. La flèche vint se planter à l’endroit où se tenait ses pieds sur la branche, la transperçant de part en part dans un sinistre craquement. Guiall atterris lourdement au milieu du chemin sur lequel il comptait faire sa quasi quotidienne apparition théâtrale. En touchant brutalement le sol de terre humide sa cheville gauche émis un signal nerveux qui pourrai être traduit ainsi : « Adieux continue donc sans moi cheville droite ma vieille compagne ! ». C’est donc en sautillant sur un pied que le roublard fit sa spectaculaire entrée.

« Bien le bonjour monsieur », Lui lançant ironiquement le marchand visiblement confiant, en soulevant tranquillement son chapeau. «  Il est discret n’es pas ? »Poursuivis t’il alors que le jeune homme affolé scrutait les environs à la recherche du mystérieux tireur.

* « Vite redresse toi encore trouve un bon appui ! Sur une seule jambe ça va être dure de fuir. Réfléchis plus vite ! Allez trouve qui a tiré cette foutue flèche. Arc ou arbalète ?... Trop rapide je n’ai pas vus. Mince le type à l’air trop sur de lui. C’est un piège ? Calme-toi. Tu va t’en sortir mon gars tends tes muscles prépare toi à esquiver encor un coup et disparait dans les fourré sur la droite…Maintenant ! »*

La flèche passa au dessus de la tête de Guiall tandis que ce dernier effectua une grossière roulade latérale en plongeant dans un buisson épais. Il en ressorti rapidement, à présent hors de vue du marchand qui n’avait pas bougé du milieu de la route. Et le rodeur sur une jambe au milieu de la végétation épaisse de la forêt de Dolhos entreprit de distancé son assaillant introuvable. Pour gagner en vitesse il s’appuyait régulièrement sur sa cheville meurtrit qu’il entendait alors presque hurler « Pitié ! Je ne peux pas continuer. Laissez-moi mourir ! » .

« Un autre jour on verra. »Murmura le rodeur avec un sourire tordu de douleur. Cela devait faire une dizaine de minutes qu’il avait commencé à cavaler de la sortes et personnes ne semblait le suivre. Il s’arrêta alors sous un gros arbre moussu qui offrait une couverture parfaite et commença à masser sa cheville enflé.

* « Et voilà tiré d’affaire. Quelle perte de temps et j’ai bien crus mourir pour une poignée de fourrure blanches. Bien joué mon Guiall… Je devrais peut être arrêté de me parler à moi-même c’est un coup devenir fou. A moins que sa permette de mieux gérer la peur. Faudra que tu en parle à quelqu'un voir si c’est normal. Peut être un druide. Ils sont sympathiques les druides et très savant aussi… Chut ! Un bruit de respiration. Mince prépare toi au pire ça se rapproche. »*
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MessageSujet: Re: Une journée si banale pourtant (libre)   Mar 12 Nov - 16:59

Cela faisait quelques jours que c'était tranquille au repère de la meute. Plusieurs loups étaient parti en cavale depuis plusieurs jours déjà. Puis, elle avait amasser une quantité raisonnable de fourrure. Elle pouvait aller troquer comme elle en avait l'habitude. Si elle partait maintenant, elle croiserait sans aucun doute le marchand de fourrure qui apporterait ses belles prises à Aetarh.

Elle empaqueta le tout comme il faut sur son dos et sous sa forme de loup, courut vers l'endroit ou elle faisait affaire avec le marchand, cacher de la vue des indiscret; dans la forêt de Dohlos. L'arrangement était toujours le même avec le marchand prénommé Felris. Un marchand bien ordinaire, blondinet mais qui avait du cran pour faire un maximum de profit. Ce pourquoi il n'avait pas peur d'Anouk. Il connaissait son identité de lycane.

Comme prévu, Felris et Anouk se rencontrèrent dans la forêt, près d'un tout petit ruisseau. Felris y avait fait un abris qu'il utilisait comme halte entre les villes pour vendre et c'était son lieu de rencontre avec Anouk. Peut-être même le même le lieu de rencontre avec d'autres fournisseur. Mais ça, Anouk s'en moquait éperdument. Que lui donnait-il en échange de la fourrure ? Ça dépendait de ce qu'il avait. Parois des armes, des vêtements ou des dari tout simplement.

Cette fois, c'était pour des dari. La période était creuse un peu et il était bien content de pouvoir marchander des fourrures.

- Je peux vous demander une faveur ?

Anouk lui répondit rien et lui lança un regard interrogateur.

- C'est une période plus creuse pour les marchands ces temps-ci. Et les brigands se font plus affamés de nos richesses dans des moments pareil. Mon chemin de retour vers Aetarh risque d'être gorgé de voleurs. Puis-je vous demander de me faire escorte jusqu'à Aetarh ?

Anouk fronça les sourcils

*Non mais il est pas bien ! Je ne vais pas à Aetarh !*
- Non.


- S'il vous plait ! Je vous donnerai le double du marché en dari si vous acceptez.

- Je n'entre pas à Aetarh !

- Jusqu'à l'entrée ?

- Non !

- L'orée de la forêt au moins ?

Anouk hésita un moment.

- L'orée de la forêt, pas plus loin !

- Ooh milles merci !! Je vous payerai grassement.

Le marchand très satisfait embarqua la fourrure dans son chariot et prit place sur celui-ci en prenant les rennes de son vieux cheval. Il invita Anouk à prendre place dans le chariot, mais celle-ci préférait se camouflé plus loin et surveiller la charette de plus loin. C'est donc en forme humaine qu'elle suivait les déplacements de Felris à distance. Parfois grimper dans les arbres, parfois accroupi dans les buissons.

La moitié du chemin était fait alors que... Snif snif.

*L'odeur des humains se sent à des milles à la ronde..!*

Un ou des brigands étaient dans les environs. Elle l'avait senti bien avant que le ou les humains n'ait pu s'apercevoir de la présence de Felris, mais elle se tint à l'affût immédiatement en sortant son arc. Plus ils avançaient, plus elle sentait l'odeur de sueur des humains. Elle ne sentait plus qu'un point d'odeur nauséabonde, cela voulait dire qu'il n'y avait juste un. Ce serait facile.

En quelques minutes, elle repéra l'homme en question. De l'autre côté du chemin. Bien cachée, elle prit une flèche de son carquois et la tendit avec la corde et attendit le moment propice. La flèche lancer, l'homme en question l'avait entendu et avait pu l'éviter.

*Mmrr...* Grogna-t-elle dans sa tête.

Elle reprit une flèche pour se reprendre, quand l'homme se releva elle vit de ses yeux perçants qu'il boitait. Elle ne l'avait pas raté ? Ou alors il c'était fait ça lui-même. Serais-ce assez pour l'arrêter ? L'homme c'était relevé en sautillant sur un pied et apparut devant Felris. Celui-ci, pas nerveux, car il savait qu'il avait Anouk derrière lui, osa être...arrogant ? Juste un peu.

- Bien le bonjour monsieur. Il est discret n'est-ce pas ?

Anouk, bien cachée, dégaina une autre flèche. Celle-ci vola au-dessus de la tête du brigand sans le toucher que dalle !

*Bordel..!!*

L'homme avait rouler et disparu d'ou il était arrivé. Anouk ne le laisserait pas s'échapper comme ça ! Elle s'y prendrait autrement. Elle rangea son arc, s'accroupi et sorti sa dague. En pas de loup, elle se faufila à travers la forêt en suivant l'odeur de transpiration du brigand. De plus, il laissait voir des traces de quelqu'un qui boite, mais pas de sang. Elle ne l'avait donc pas touché avec sa flèche.

Pendant que Felris continuait son chemin sur la route, Anouk suivait les traces de sa proie. L'humain respirait fort, s'il voulait être discret c'était raté ! Il se croyait bien sorti d'affaire sans aucun doute ! Au moment même ou celui-ci devenait tout à coup plus alerte, elle ne lui laissa pas la chance de la repérée et bondit des buissons, visant directement la gorge avec sa dague.
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MessageSujet: Re: Une journée si banale pourtant (libre)   Sam 16 Nov - 0:30

Les pas s’approchaient tandis que la peur envahissait le corps de Guiall. A présent il en était sur : celui qui escortait secrètement le marchand aux fourrures l’avait retrouvé et de toute évidence se préparait à l’attaquer de manière calme et déterminer d’après la démarche et la respiration à peine perceptible de celui-ci. Le jeune homme se releva, lentement  contre l’arbre derrière lequel il s’était inutilement caché, déjà prêt à défendre sa peau.  Même dans une pareil situation la voix intérieur du roublard parvint encore à résonner dans son crâne dérangé :

* « Bon alors récapitulons tu es adossé derrière un arbre et un mystérieux poursuivant sans doute très bien payé par ce marchand marche dans ta direction tapis dans les buissons. Il va vouloir te tuer pour montrer sa fiabilité, dans l’espoir de se faire réembaucher. Concentre-toi Guiall ! Va falloir le maitriser en quelques mouvements(en cas de long combat ta cheville va te gêner), le désarmer et le forcer à repartir. Faudra peut être le tuer si ça tourne mal. Vite prend ton poignard. Le plus affuté ; celui qui est glissé dans ta manche. Voilà. Il contourne l’arbre et va fondre sur toi à tout moment .Oui ! Je le laisse venir et là je lui immobilise son bras armé avec ma main droite et je sors ma lame. Je lui mets sous la gorge rapidement. Là il pourra pu rien faire. J’en profiterais aussi pour sortir un bon mot à ce moment.  C’est ça mon gars comme avec ce le garde du gros bourgeois de la dernière fois. Aujourd’hui le type qui a osez me pourchasser va découvrir qu’on ne peut pas saisir une om… »*

Les bruits de pas réguliers cessèrent et une petite silhouette enveloppée de fourrure surgit des buissons sur la droite du fuyard. Il ne vit pas la dague immédiatement tellement il était surpris par l’allure de son assaillant. Mais il se ressaisit bien vite et en levant simplement son bras droit, attrapa le poignet de son agresseur au vol. La puissance déployée dans le coup de dague  était malheureusement  telle que ce réflexe ne suffit pas à lui éviter une petite coupure juste sous le menton. Le roublard serra alors le poignet de toutes ses forces afin de bien s’assurer qu’il ne puisse plus ce dégager pour lui porter un nouveau coup. Avant que la petite créature n’ait pu avoir le temps de songer à se débattre Guiall dégaina son poignard et le glissa habilement sous sa gorge. Elle s’immobilisa alors et il pu enfin prendre le temps de regarder convenablement à quoi il avait affaire :

* « Une fillette ! En tout cas elle en a l’apparence. Elle à un arc en bandoulière. Voilà donc mon mystérieux tireur embusqué. Tu ne dois pas la sous-estimer elle a faillis te tuer quand même. Oh non ! Ces fourrures…Ces marques rouges…Cette sauvagerie et cette force… Elle appartient surement à une meute de lycans. Ce n’est vraiment pas mon jour de chance. Mais ayons l’air de contrôler la situation. »*

L’ex-fuyard esquissa alors un sourire qui se voulait des plus confiants.

-Dis donc petite tu ne comptais quand même pas me tuer ?, demanda t’il sur un ton faussement léger.
-…

Aucune réponse ne se fit entendre. En revanche le regard pénétrant de la jeune lycanne se plongea dans les yeux du rôdeur comme pour y déceler la moindre faiblesse quelle pourrait exploiter. Ce dernier poursuivis toujours sur le même ton en feignant de ne pas avoir été impressionné par ce regard:

-Tu sais, si tu ne laisse pas tomber ton arme par terre, je risque de te briser le poignet.

En vérité il ne pensait pas être capable d’égorger son adversaire et craignait que celle-ci ne tente quelque chose de stupide et de dangereux comme ces loups qui une fois encerclé, deviennent fou et se débattent jusqu’à mourir. Guiall accompagna sa menace d’une petite pression sur la gorge de la fille qui laissa alors mollement tomber sa dague au sol avec une grimace dégouté sur le visage. Il lâcha alors le poignet qu’il enserrait dans sa paume, prenant bien soin au passage de décaler l’arme vers lui du bout de son pied, au cas où la dangereuse fille  voudrait la reprendre.

-Merci c’est plus commode de la sorte, continua t'il en fessant mine de prendre une pose plus décontractée, tout en gardant bien sa lame en place.

Elle lui répondit par un froncement de sourcil exaspéré. Il ne le montrait pas mais le jeune homme était décontenancé. D’habitude, une fois le couteau sous la gorge, tout le monde se montrait plus bavard, proposait son ou n’importe quel arrangement en échange de sa vie. Celle la ne bronchait pas et semblait seulement extrêmement en colère. Un pesant silence s’installa sous l’arbre moussu.

*
« Cette gamine me glace le sang. Elle pourrait au moins répondre ou faire semblant d’avoir peur.Mais enfin elle attend quoi? Elle doit avoir un plan. Non elle a peut être pas peur de mourir. Oui mais elle a lâché sa dague. Tu oublie que c’est un lycan ,Guiall, méfie toi. Quelle situation pourrie ! »*

Ils continuèrent à se scruter longuement cherchant mutuellement la peur sur le visage de l’autre. Finalement à un moment la tension devint trop forte pour le jeune rôdeur qui lâcha ,avec un véritable sourire cette fois :

-Je me souviens avoir eu ,un jour, une conversation beaucoup plus passionnante que celle-ci avec un mendiant auquel on avait coupé la langue.

Il s’en voulut instantanément d’avoir prononcé ce qui semblait être sa plaisanterie de la journée :

* « Non !! Mais qu’est qui t’a pris de sortir cette vanne ? Tu ne vois pas qu’elle te fixe comme un futur morceau de viande depuis tout à l’heure ? En plus elle est peut être muette vus la malchance que tu as aujourd’hui. Cette réplique tu pourras noter de plus jamais la ressortir (si tu survis). »*
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MessageSujet: Re: Une journée si banale pourtant (libre)   Lun 18 Nov - 22:45

Son poignet... Elle se fit prendre le poignet, cessant ainsi son élan pour lui planter la dague dans la gorge. C'était sanglant et efficace comme méthode. Elle avait tout planifier son attaque en l'espace de 3 minutes, 50 secondes. Elle avait été rapide, précise. Alors, pourquoi elle c'était faite prendre par un simple arrêt du poignet ! Le sang était supposé gicler à ce moment précis dans sa tête. Le sang aurait activé ses papilles gustatives et c'est en loup qu'elle l'aurait dévorer, pas en entier, mais quelques bouchées certainement. Elle n'était pas gourmande et avait déjà mangé plus tôt un cerf d'une bonne grosseur tout de même.

-Dis donc petite tu ne comptais quand même pas me tuer ? Dit l'homme qui retenait son poignet.

Elle l'avait à peine entendu, le fixant du regard intensément, mais dispersées dans ses pensées en même temps. Elle essayait de comprendre son erreur. Cela voulait dire qu'elle n'avait pas été assez discrète, trop pressée. Trop sûre d'elle, c'est dans ce temps-là qu'on commet des erreurs.

-Tu sais, si tu ne laisse pas tomber ton arme par terre, je risque de te briser le poignet.

Oui, il lui tient le poignet, son attaque a été stoppé, mais même si elle continuait de se demande ce qu'elle aurait pu faire de mieux pour ne pas être coincé maintenant, cela ne changerais pas ce qui est déjà fait. Et les faits; elle se tient devant un homme armé lui aussi qui lui tient le poignet, le seul dans lequel elle tient une arme d'ailleurs et si elle ne se concentre pas, elle pourrait finir en pâté pour chien.

Trop surprise par ce blocage elle n'avait pas riposter de son autre bras qui était libre. Elle aurait pu tenter quelque chose, mais là il était un peu tard pour penser à cela. Elle resta calme et sûre d'elle toujours et saisirait la première porte ouverte pour riposter. C'est alors qu'elle sentit une pression sur sa gorge. Sûrement une épée ou une dague, une arme quelconque. Un bandit n'attaquerait pas de marchands sans armes bien sure.

Même sans armes, il lui restait toujours sa forme de loup, alors pour jouer sagement la partie, elle écarta ses doigts moites pour laisser tomber son arme que le bandit prit soigneusement le temps de l'écarter d'elle.

-Merci c’est plus commode de la sorte

Anouk fronça les sourcils en ne le défixant toujours pas. Cherchant à l'intimider du regard et sentir une certaine peur. Comme le loup, tant qu'il n'a pas écarté le regard, il n'a pas laisser tomber le combat. Les hommes craignaient la persistance du regard, elle le savait. Ce n'était pas le premier à tomber sous ses griffes. La seule pression du regard intimidateur d'un prédateur suffisait souvent à déstabilisé l'homme et ainsi pouvoir le déjouer. Mais celui-ci était tenace elle devait se l'avouer. Il faut dire que l'être humain peut parfois être étonnant sous l'effet de l'adrénaline.

Le bandit avait lâché son poignet, elle descendit alors son bras doucement pour ne pas faire de mouvements brusque. Elle savait ou était son arme, mais ça ne serait pas facile de le récupéré, de plus se transformer en louve n'était pas une bonne idée pour l'instant, il se trouvait trop près d'elle. Elle ne faisait que le regarder droit dans les yeux en espérant voir une faille pour se sortir de ce pétrin.

-Je me souviens avoir eu ,un jour, une conversation beaucoup plus passionnante que celle-ci avec un mendiant auquel on avait coupé la langue.

Anouk le regarda toujours mais cette fois-ci en changeant son air. L'air intimidateur se remplaça par un air de questionnement, un sourcil en l'air et l'autre fronçé.

*Essait-il de me raconter une blague ou quoi ?*

Visiblement, cet homme n'avait pas envie de se battre. Elle non plus, au fond, elle avait déjà mangé et puis, elle avait protégé le marchand, celui-ci n'avait pas pu rien lui voler. La mission était accompli. À moins qu'il revienne à la charge, ce qui serait un peu stupide de sa part. Peut-être qu'elle pourrait le faire à la diplomatique.

- J'ai autre chose à faire. Je ne te manges pas si tu enlève ce truc de ma gorge et me laisse partir...

Elle croisa ses bras, attendant une réponse.

- Et ta blague était complètement idiote.

Elle restait sérieuse et sûre d'elle, mais elle ne put s'empêché de critiquer la blague du bandit.
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MessageSujet: Re: Une journée si banale pourtant (libre)   Dim 24 Nov - 12:06

Pour la qualité de sa blague improvisée, Guiall était déjà au courant. En revanche le fait que la lycane soit prête à le laisser en vie était une bonne nouvelle. Cependant ce changement d’attitude mis le rodeur sur ces gardes :

* « Trop facile ! Dés que je fais retirer ma lame de sa gorge, elle va aussitôt arracher la mienne. Toujours faire attention avec ces bêtes là… En même temps je ne suis pas prêt à la tuer de sang froid. Elle a vraiment l’air trop jeune, c’est gênant. Et puis je ne détecte aucune malice dans ses yeux. Peut être qu’elle est honnête après tout. Bon mon gars faut que tu ais l’air de lui épargner la vie, comme si que tu étais un tueur de lycans et que tu lui fessais une fleur. C’est risqué si elle compte en réalité te tuer mais ça va l’impressionner et elle hésitera à passer à nouveau à l’attaque. »*

-Bien je te laisse partir. Ton joli minois ma passé l’envie de te saigner fillette, dit-il sans rien laisser paraitre. Alors qu’au fond de lui ses tripes se tordait de peur à l’idée de se retrouver à nouveau à la merci d’un lycan.

Il ne réfléchit pas plus longtemps à ses actes et rangea tranquillement son poignard dans sa manche. Sans même prendre la précaution de garder un œil sur la fille, il ramassa la dague qu’elle avait laissé choir et la fit tourner respectueusement entre ses doigts.

-Par contre tu ne vois aucun inconvénient à ce que je garde ton arme ?

La question était évidement purement rhétorique et impliquait un « non » afin que le roublard puisse soumettre au moins symboliquement son adversaire en lui confisquant sa dague (et accessoirement constituer son unique butin de la journée).

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