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 Le Pèlerin Rieur [Terminée]

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MessageSujet: Le Pèlerin Rieur [Terminée]   Dim 22 Sep - 5:35

Laënian Mornvue
Entre 22 et 24 ans . Humain. Pèlerin & vagabond. Marchand. Inconnu. Hétéros.

Mental :
Cerner une personne est une chose qui n’est jamais simple.. Et se cerner soi-même est surement plus compliqué encore : on manque d’objectivité.. Mais laissons-cela et avançons.. On est là pour ça hein ?
Je crois sincèrement que le premier mot qui me vient et qui vous viendrait à l’esprit en me voyant c’est « Joyeux », et tout autre synonyme. Je suis un bonhomme qui a eu le temps de comprendre que la vie était dure, et qu’il fallait bien en profiter. J’aime rire, j’aime profiter de la bonne humeur et la dispenser, j’aime voir autour de moi les gens danser, aimer, bref : j’aime voir bien vivre. Et sans complexe, j’assume lorsque je dis que j’aime plus encore lorsque je suis l’objet de ce bonheur.
C’est un paradoxe d’ailleurs, parce que je suis quelqu’un de redoutablement intelligent.. Ou plutôt « rusé », et sincèrement, mon plus grand jeu, c’est de rouler les pigeons. Je suis un commerçant hors pair.. Et la négoce est un jeu dont l’argent est la façon de compter les points. Si vous voulez une idée de ce vice : je suis riche, et je n’en ai rien à fiche. Ce que j’aime, c’est l’action de terrain. Et le paradoxe dont j’ai parlé réside en cela : j’aime pas rendre les gens malheureux.  Le but est donc de rouler quelqu’un de façon à ce qu’il s’avoue vaincu avec le sourire.
C’est aussi un garde-fou.. Cela est mon éthique : je ne roule que ceux qui jouent. Jamais je n’ai arnaqué un miséreux. En fait.. J’suis un véritable brave type. Roublard, moqueur, sournois.. Mais jamais sur un mauvais fond. J’ai vendu une babiole pour sept fois son prix, et je croise en rentrant à mon repère une pauvre femme qui fait la manche.. J’peux vous assurer que le soir même, elle mange à sa faim.

Bien sûr, pour un tel boulot, il faut un don : je suis un acteur-né. Je ne suis pas devenu une légende (Car je SUIS une légende, urbaine et peu importante, mais vous ne trouverez pas un seul voyageur ou un seul colporteur qui ne connaisse pas le Pèlerin Rieur) en étant un infâme et crasseux négociant. C’est une question de style, de classe. Le Pèlerin Rieur sait toujours qui il va rencontrer, où et comment. Lorsqu’il entre en scène, il a « observé », et le moment où il s’annonce est celui ou se lève le rideau d’une pièce de théâtre dont je suis le seul à connaître les rôles. Et ces derniers ne sont jamais les mêmes.. Parfois j’apporte mon aide, parfois je négocie..  Jamais deux fois l’identique, toujours à surprendre.. Et ce qui prédomine c’est ce rire constant. Il parait même qu’avec mon capuchon noir qui contraste avec mon caractère, et par mon inconstance et mon manque de but avéré, je fais peur..

Mais je crois qu’on a abordé là mon soucis : « Manque de but avéré ». Mon or.. Il est planqué dans un coffre. Maintenant quoi ? A ce jour, personne n’a réussi à comprendre qui j’étais parce que je suis un bon sang d’acteur, et parce qu’a la question « Il veut quoi », personne ne sait répondre, pas même moi.
Vous savez quoi ? On peut rire de tout. Un rire nerveux, un rire aune, une rire heureux, un rire grinçant.. Un ricanement funèbre, un rire démoniaque.. Votre femme est morte à vos pieds ? Vous pouvez rire nerveusement d’un détail. Votre percepteur d’impôt vient vous annoncer que vous devez lui lâcher la moitié de votre récolte ? Vous pouvez lui faire un rire désabusé.
Le chagrin vient frapper à la porte de mon âme ? Qu’il aille se faire voir : je lui ris au nez. Je crois vraiment que ma capacité à relativiser les choses et à rire me garde du désastre, depuis la colère jusqu’à la mélancolie..  J’en perds pas mal en identité.

Maintenant faut bien me comprendre. Je ne suis pas malheureux. J’ai développé des talents qui compensent de loin ma vue désastreuse. Je suis riche, je suis « célèbre », et je m’amuse. Mais je n’ai pas de but. Le monde est ce qu’il est, et je m’en arrange, point. Vous pouvez penser que je suis qu’un jeune homme pourri et gâté.. Moi je vous dirais que je me suis battu pour en arriver là où j’en suis, et que mon drame reste de n’avoir pas le moindre passé, et pas la moindre conviction. J’ai passé mon enfance à me faire louer à diverses âmes plus ou moins aimables.. Lorsque j’ai acheté mon indépendance, mon premier but était de réussir à vivre. Maintenant, je sais à peine lire et j’erre sur les routes avec une capacité de voyage hallucinante. Mais le parcours que je fais sur les routes de ce monde est à l’image de ma vie : je tourne en rond.

C’est triste d’être un garçon rêveur.. Mais pragmatique. J’ai l’impression de ne pouvoir croire en rien, et de me contenter bassement de ce qui est de façon pratique. Je joue, je tourne en dérision.. Je suis à la recherche de distraction.. C’est incontestablement moi, et je suis, sans doutes, aucuns, pas à plaindre, et surement même heureux. Mais ce serait tellement plus agréable si j’agissais pour aller vers le haut.. Et pas seulement pour essayer de combler un grand vide qui rend, à mes heures de solitudes pourtant adorées en générale, insipide le plus royal des festins.. Et quelque part.. J’ai l’impression de valoir mieux que ça. Et ce médaillon qui reste à mon cou.. Et me donne l’impression que non.. J’ai rien à faire dans cette vie.

Tien ! D’ailleurs, je vous ai dit que je ne savais presque pas lire, c’est vrai. Raison pour laquelle j’ai une mémoire parfaite ou presque, puisque je ne peux rien noter. Si on ajoute ça au fait que je passe mon temps à voyager, apparaître et disparaitre.. J’ai une connaissance géographique du monde qui est assez.. Encyclopédique. Pour un humain de moins de 25 ans hein. La chose demande un certain courage, un goût du risque et surtout une grande curiosité, mais on est récompensé. Mais mon histoire vous parlera de la raison d’être de mes talents mieux que moi. Disons que vous l’aurez compris : moi, je ne tiens pas en place.
Ou si… Y’a une chose capable de me laisser tétanisé et incapable de sortir.. J’ai une peur bleue de la foudre.




Physique :


Je pourrais me perdre en synonyme de « Bien goalé » histoire de gonfler bien comme il faut mon égo.. Mais ça vous semblerait abstrait. Mais ça aiderait pas à bien visualiser.. Pis on me taxerait de narcissique..
Bon.. On va commencer par un détail qui a rythmé ma vie : mes yeux.  Ces derniers auraient dû être d’un vert étincelant, plein de vie, comme ils sont parfois lorsque je force réellement pour regarder, ressemblant à une taupe, chose qui me fatigue énormément. Au lieu de ça.. J’ai un espèce de voile gris qui est la marque d’une trop forte exposition, on suppose, à la lumière. Gris à jamais, mes yeux restent.. Atrocement déficient. Je suis incapable de voir dans le noir.. Et ma vision claire ne dépasse pas les 5 mètres. Et pour li.. Ah, non, je plaisante, je ne sais pas lire !
Disons simplement que je ne peux réellement admirer le détail des traits d’une belle femme que lorsque j’ai mon nez dessus. Pour le glamour, on repassera. Bon, soyons un peu réalistes : j’ai une paire de lunettes. Une jolie paire de lunettes en demi-lune qui double ma capacité visuelle. Pas grand-chose multiplié par deux, ça ne fait pas réellement beaucoup plus. Surtout que je les porte peu.

Si j’ai commencé par là c’est bien à dessein. Car ces yeux rythment un peu ma façon d’être. Le reste de mon visage, en revanche, est assez normal, et passablement bien taillé. Je mange à ma faim, ce qui laisse de la peau sur mes et me permets de jouir d’un sourire désarmant pouvant s’enrichir de quelques discrètes fossettes.  Dans la mesure où je cache souvent mon regard par un capuchon, le sourire de mes lèvres fines et courbées reste réellement très important. Mais détaillons le reste quand même.. Si j’ai des sourcils classiques sur un front peu large.. Je dois m’arrêter sur un autre détail de mon anatomie. Ce dernier n’est en rien spécialement remarquable sinon qu’il est peut-être long et légèrement pointu.. Mais il faut savoir que j’affectionne particulièrement mon nez. La pointe ce de dernier d’ailleurs oscille souvent un tantinet au gré de mes humeurs.. Et bien sûr, que je sois songeur, râleur ou rieur.. J’ai toujours la manie de le frotter, le tapoter ou autre.
Pour le reste.. Je suis d’une silhouette assez fine.. Assez élancée même si, on devine l’usage de l’outillage rude par un début de largesse d’épaule et des mains assez peu délicates, burinée par l’effort brutal. Mais si je sais marteler le fer, couler la cire, souffler le et j’en passe.. Je reste une personne taillée pour le commerce, l’arc, et la pirouette. Je tiens à ma ligne et ma légèreté qui font de moi un puissant coureur de vitesse et de fond. Lorsqu’il faut fuir, je suis le premier à le réaliser, et en tête de peloton. De toute façon, si j’ai un couteau de chasse, son utilisation est presque impossible pour moi : avec ma vue, on ne gère pas un combat au contact à l’oreille face à un réel épéiste. Vaut mieux esquiver. Et comme l’esquive ne fait pas gagner un combat : faut prendre la tangente.

Pour ce qui est de mon style vestimentaire.. Il faut en distinguer deux. Le Pèlerin Rieur est toujours vêtu d’un manteau à capuchon sombre, une cape de voyage qui masque l’étendue de ses faiblesses et de ses atouts. Sachant que quelque que soit ma tenue.. Il doit TOUJOURS y avoir plein de poches, des poches dérobées, des cachettes et ce genre de choses de façon à ce que je puisse tirer n’importe quoi de n’importe où dans le but de surprendre et jamais perdre l’initiative dans la conversation. Vous avez faim ? Je pourrais surement vous retrouver une bouteille de Pinaud noir et un reste de poulet au fin fond de mon manteau. Fraicheur garantie : un presque aveugle ne supporte pas les sales odeurs.
En ce qui me concerne, car non, je ne passe pas mon temps à dormir dans les bois, et parfois, j’aime aussi jouer le client sur les routes et voir les gens essayer de m’arnaquer.. Je poste des vêtements amples retenues aux bons coinces par des sangles ou des ceintures. Une toge, une tunique large, des braies ainsi qu’un turban.. Et j’aime autant porter des couleurs claires. Ah.. Oui, je marche toujours pieds nus en revanche.

Notons par ailleurs une réelle crinière brune claire, qui n’est jamais réellement coiffée mais qui reste systématiquement propr… Oui, ah, oui : je suis TRES tatillon sur l’hygiène, simplement aussi pour des raisons pratiques. Bref, mes cheveux, brun/clairs, en batailles et passablement courts, me donnant toujours l’air d’un éternel jeune chapardeur. Imberbe, totalement, il faut néanmoins prendre conscience d’une unique tresse qui descend de ma toison jusqu’au pas de mon dos. Elle est nouée, sur sa fin, à un anneau d’argent. Totalement naturelle bien sûr, elle finit souvent enroulée autour d’un de mes poignets. Et, très naturellement.. J’ai horreur qu’on y touche, sauf quand on sait y faire.


Inventaire:
-Arc long
-Flèches, détails : empennage noir, corps d’ébène, pointe de silex noir. La flèche est donc « invisible » la nuit.
-Longue cape de voyage sombre, avec capuchon, bandeau noir, couteau de chasse.
-Fortune + toutes les babioles qu’on peut trouver et vendre. (PS : la fortune de mon personnage peut être de façon strictement RP. Dans la mesure où ce dernier planque son argent sans jamais rien en faire, s’il a ne liberté potentielle de moyen énorme, le nombre de Darris avec lequel il se promène est totalement en adéquation avec un départ à 0)
-Médaillon illisible.
-Une cornemuse utilisée à la perfection.




Histoire :
En théorie, une histoire, ça commence par une naissance.. Eh ben pas dans mon cas. Mon histoire elle commence un jour de tempête ou un voyageur me ramène à un village, et m’y laisse avec une maigre somme pour qui voudrait bien s’occuper de moi. Je n’avais pour toute identité qu’un médaillon abimé d’un sale coup d’épée, illisible en cela..
Selon lui.. J’avais été déposé sur le bord de la route. Tout ce qu’il savait dire d’autre, c’est que ce jour-là, il y avait une tempête de tous les diables.. Et que malgré la pluie, une odeur de brulé persistait. L’incendie de ma maison natale à cause d’un coup de foudre, je suppose.. Ou alors la cigogne qui était chargée de m’amener à mes parent est passée par la cheminée qui était allumée.. Très sincèrement, je n’en sais rien.
A ce moment-là, l’homme qui me recueillit vivait dans une fortune passablement établie. Nous étions dans un village si peu important qu’il ne figure généralement pas sur les cartes (en même temps, son nom y aurait été écrit que je n’aurais pas pu le lire..). Mais il restait situé sur une route, donc le commerce allait bon train. Cet homme était luthier/charpentier. Il bossait plus ou moins rudement le bois. Et mes yeux déjà gris (surement une exposition trop forte à une lumière vive qui m’avait grillé les nerfs alors que ceux-ci étaient encore en développement) avaient attiré sa pitié.
J’aimerai rendre justice à cet homme. Il a très vite compris que je n’étais pas capable de voir correctement, et par son métier, il m’avait initié à la musique. Et laissé travailler le bois avec lui. Enfin, pour manier le rabeau, il attendit que je grandisse un peu quand même. Mais ce fut dans mes toutes jeunes années qu’il remarqua ce don rare en moi : j’avais l’oreille absolue. Si aujourd’hui je suis capable de localiser un son avec autant de précision, c’est parce que pendant bien 10 ans, il s’amusait à m’utiliser pour accorder ses luths et autres instruments, j’en fus rendu capable d’isoler, identifier et trianguler un son dans l’espace avec une rapidité quasi immédiate.
Il arrivait dans un coin de pièce et jouait la note, et je lui disais exactement où il avait posé le doigt et si la note était juste, et d’où l jouait et s’il bougeait. Avec de la pratique hein, ça m’est pas tombé dessus d’un coup. Mais disons simplement que lorsqu’un sens déconne, on développe beaucoup mieux les autres. Et si mon odorat reste supérieur à celui de la moyenne.. Dans la maison d’un luthier, ce sont les oreilles qu’on privilégie.

Là où je m’en veux c’est que la tempête qui m’a vu arriver dans sa vie avait totalement dépravé la route du village.. Et que le commerce, les passants, se faisaient rares. Alors les clavecins c’est amusant, mais ça fait pas du bon bois de cheminé, et peu à peu, le luthier devint surtout charpentier pour répondre au nécessaire de la communauté, ce qui lui permettait de vivre. Mais l’homme devenait vieux, et avoir un jeune homme à charge.. Non, je ne lui en veux pas de m’avoir « loué » pour sa subsistance. Prenez pas cette tête-là.. Un gosse oisif, on le loue à un artisan, c’est du classique. C’est dur et cruel, mais normal.
Et grâce à ça, je suis allé avec le forgeron, le boulanger, le fabricant de bougies.. J’ai un peu tout fait sans jamais rester dans la haute sphère. Je sais faire le maréchal ferrant, je serai infoutu de créer une belle arme. Bref, je savais les bases capables de soulager le maître artisan à qui j’étais loué. Et aujourd’hui, c’est super pratique. J’ai été chérie, battu, ignoré, aimé.. Et au final, j’en suis là, et je m’en plains pas. Maintenant, j’en suis là grâce à ces compétences :
« Je te prends ça, ça, et ça, contre une demi bouchée de pain, et en plus je te file un verre que j’ai soufflé et je ferre tes chevaux. »
Les gens croient que t’es serviable, que tu proposes ton aide alors que tu les as proprement pigeonné..

Enfin bref.. Mon luthier a fini par mourir du grand âge et de la rigueur hivernale.. Et du coup le principe de location devint assez proche de celui de l’esclavage. Mais je mangeais à ma faim et j’apprenais pas mal de chose. Un style de vie imparfait.. Et alors, il est parfait le vôtre ?

Je vous passe l’anecdote, mais déjà, vers 12/13 ans je me démerdais à l’arc (Une histoire de Luth, de corde, et de flèche. Et d’une grosse paire de claques après. Mais mon oreille était une bénédiction : savoir comprendre le sifflement ‘une flèche aidait grandement à tire,r surtout quand on sait ou est quelqu’un dès qu’il fait du bruit..).. Aussi, après avoir compris que je savais faire un couteau, des lanternes et un tas de trucs sympas.. Je décidais de me mettre à mon compte et de prendre mes cliques et mes claques et de me tirer.
Je repasse de temps à autre dans ce village.. Eh bien la nature y a repris ses droits.. En même temps.. La route endommagée avait été réparée selon un autre tracé, laissant l’agglomération isolée.. Ils ne pouvaient pas vraiment survivre.

Enfin bref.. Ce furent mes premiers pas sur les routes. Grâce à mes divers talents variés, je me constituais un faible pécule.. Il faut dire en même temps que contrairement aux véritables marchands : moi, je n’avais pas le moindre frais. J’allais de bourgs en bourgs et proposais mes services et mes quelques créations..  Je fis, entre autre l’acquisition d’un très beau manteau de voyage à capuchon… Oui, vous le reconnaissez hein ? LE manteau du Pèlerin Rieur échangé contre deux verres soufflés et une réparation de fuite.  Et depuis ce jour.. Je me suis bien rendu compte qu’au final.. Plumer le pigeon dans des négociations était bien plus amusant que gagner honnêtement sa croute. J’avais, jusque-là, commercé par nécessité alimentaire. Là, je négociais par pur plaisir. Il me fallut, après cette découverte, que très peu de temps pour me complaire dans un rôle théâtrale.. Celui du Pèlerin Rieur. Je dois avouer qu’à la base, c’était pas voulu.. C’était de la pure stratégie. Je restais sur une route, en cachette.. Et « j’observais » mon futur client, cherchant à deviner ce dont il avait besoin, ou quel genre d’homme c’était pour savoir ce que je pourrais lui vendre.. Une fois cela fait (et je vous promets que pour beaucoup de cette analyse, l’ouïe est bien meilleur que la vue), je n’avais plus qu’à entrer en piste de façon surprenante.. Et frapper fort là où j’avais découvert le point faible. Dès lors, j’admirais la défense désordonnée de cette âme piégée qui cherchait à se convaincre de ne pas acheter, ou de baisser le prix. Avant, je faisais juste ça pour être sûr de gagner de quoi casser la croute.

Puis c’est devenu un jeu.. Et le jour où quelqu’un s’est exclamé en me voyant « C’est le Pèlerin Rieur ! », j’avoue que j’ai été fier comme pas deux. Il faut dire en même temps qu’il y a de quoi.. Avec ce manteau et mon bâton de marche.. J’avais vraiment l’air d’un pèlerin. Et dès lors, je mis un point d’honneur à soigner et varier mes apparitions.. Je me mis même parfois à aider les pauvres du voyages qui peinaient.. C’est un peu une marque de fabrique : un truand qui a bon fond.. Mais un truand quand même. Mais… WAOW ! Moi ? Une légende connue ?!

C’est là que mon histoire s’arrête. Oh, je pourrais notifier dans mes annales glorieuse ma fortune inutile.. Ou la mort récente de mon cheval.. Mais rien de plus. Désespérément rien de plus.. Et j’aspire pourtant à.. Mieux que ça. Je n’ai pas d’idéaux.. Pas de réels amis..
Cynique.. Je ne crois plus en rien. Mon sang sans cesse bouillonne.. Comme s’il était navré de me voir ainsi vivre. J’attend.. Mais j’attends quoi ?




Il y a 25 ans :
-Scellez la pierre !

Un homme en tablier, solide, un forgeron sans doute, soulevait une cuve… Qu’il finir par déverser dans l’interstice d’une pierre avec l’ouverture qu’elle bouchait.. Et après une bonne heure de travail à laquelle assistait une dizaine de personne dans un froid caveau.. Le métal façonné n’était plus différenciable des pierres qu’il liait. L’ouverture était invisible.. Ou presque. Pour unique épitaphe.. Une prière prononcée par une femme aux longs cheveux bruns clairs, le ventre gros encore d’un évènement qui aurait pu être heureux.

-Ci-git avec ses ancêtres Olorion Gueldheim.. Chevalier des Lys d’Argent… Mon époux.

La jeune femme recula d’un pas alors que tous les autres hommes dégainèrent leurs épées comme un seul être, entonnant un poème chanté à m’unisson, dans un corps de voix grave :

Unis par le cœur
Aux Quatre Chemins
Partons vers notre destin.
Main dans la main,
Chevaliers d'honneur,
Nous sommes
Tous égaux en tout point

Unis par le cœur
Aux Quatre Chemins
Partons vers notre destin.
Main dans la main,
Chevaliers d'honneur,
Nous sommes
Tous égaux en tout point.

Unis par le cœur
Aux Quatre Chemins
Partons vers notre destin.
Main dans la main,
Jurons sur l'honneur de dire :
Un pour Tous, Tous pour Un.


Le cortège finit par sortir du caveau, arrivant dans les ruines d’un fort posé sur un piton rocheux.. Lui-même dominant le plateau d’une île montagneuse. Ici, la nature avait été plus efficace que le plus rude des sièges.. La pierre ordonnée des derniers donjons se différenciait à peine de la base naturelle.. Un souvenir brisé et oublié..
La procession regagna bien vite le continent à l’aide d’un bateau léger.. Et sous escorte, la jeune femme regagna un manoir au Nord du domaine de Racium.. Et une semaine après, un soir de tempête.. Le dernier noble fleuron de l’Ordre du Lys d’Argent était incendié par des « pillards corsaires » d’Aetarh. Rendu à l’état de ruine, de cendres et de poussières.. Ce bastion livrait son dernier trésor.. Aveuglé à vie par le bucher ardent qu’était son héritage. Et les cris de peur masquaient ses pleurs.. Jusqu’à ce qu’un colporteur discret le ramasse.. Prit de pitié dans sa fuite, un élan du cœur surpassant la crainte qu’il avait d’être lui aussi prit dans la tourmente.




-Pseudo: Laënian Mornevue
-Âge: bientôt 20.
-Fréquence de connexion: Régulièren quotidienne même.
-Un petit commentaire:
Chevalerie du Lys d’Argent :
Lever une armée n’a rien de simple.. Et on a rarement les moyens de se passer de ses paysans.. Ou de les massacrer s’ils refusent. Il faut alors leurs proposer une cause pour laquelle se battre. Lorsqu’on cultive des rutabagas dans des montagnes.. Que la couronne soit sur une tête ou l’autre, foncièrement, on s’en tape. Alors la loyauté ne va pas au sang ou à la tête.. Mais à celui qui comprendra l’homme qu’il veut armer pour son armée.
Avant que l’ainée de la fratrie qui divisa le monde des hommes n’aille chez les elfes,  il dut se rendre compte que les ressources en hommes n’étaient pas suffisantes pour gagner sa guerre (faute de quoi il ne serait pas allé chez les elfes, té..). Mais parmi les troupes qu’il avait réussies à lever figurait l’ordre du Lys d’Argent.

Comme je l’ai dit, le Lys d’Argent était la population qui habitait dans les monts au Sud de Racium (Le Lys pousse beaucoup dans les plateaux rocailleux dotés de forêts). De solides gaillards des montagnes qui n’auraient pas crachés sur un peu de douceur de vivre. Mais il s’agissait surtout d’une société égalitaire ou chaque talents est utile à la communauté ; le tout régit par un code pétrit de bon sens. Aussi, la notion même de « Noble » leur échappait.. Et le roi ne put leur arracher un serment d’allégeance qu’au prix d’un adoubement général, et des terres, les terres qu’il aurait pu espérer reprendre à son frère.
Le statu de chevalier était le seul à représenter distinctement quelque chose.. Et lorsque la troupe en ordre et en armes arriva à Racium.. Elle avait donné un sens à ce titre. Devant l’intendant du trône laissé vide par le roi en quête d’alliés, les hommes du Lys d’Argent énoncèrent ce que « Chevalerie » signifiait pour eux en citant le Code qui régirait l’emploi de leurs armes :

« Un Chevalier obéir à des valeurs,
Son cœur ne connait que la vertu,
Sa force protège le faible,
Son épée défend les démunis,
Sa bouche méprise le parjure,
Sa colère déjoue les tours du mal »

Et un bouclier fut donné à la maison royale : un Lys croisé de deux épées tournées vers le bas.  Pour le reste.. Le chant d’honneur et de joie reste le poème cité déjà dans l’histoire. Il marque bien l’égalité des hommes face aux valeurs.. Et la possibilité d’être au même rang qu’un autre pourvus qu’on respecte un minimum de choses qui permettent l’élévation morale, induisant l’adoubement.
L’Ordre du Lys d’Argent fut redoutable.. Les hommes des montagnes firent d’impitoyables guerriers une fois correctement armés.. Et surtout.. A utiliser des chevaux de traits comme destriers, la charge de ces chevaliers était extrêmement violente, capable de créer de réels sillons de sang dans une armée. D’origine paysannes, ces chevaliers étaient de grosses brutes au cœur sincères, des hommes francs qui riaient fort et étaient d’usages respectueux qui ignoraient cependant les politesses raffinées et obsolètes.


Cependant.. La mort prématurée du roi de Racium provoqua une tôlée : les nobles n’étaient pas pour céder des terres (parce que la victoire n’avait pas laissé de prise foncières conséquentes..) à des parvenus.. Mais pour récompenser et calmer les quelques 500 chevaliers sans mécontenter ses proches nobles.. Le roi nouveau accorda une ile rocailleuse au Sud de son continent à cet ordre qui s’était clairement fait roulé.

Partant de là, le Lys d’Argent se fit oublier.. Parfois, un roi particulièrement simple et bon poussait ces chevaliers à venir à sa cour renouveler un serment d’allégeance.. Mais bientôt le bouclier des Lys d’Argent fut remisé au rang de souvenirs vagues.. Et ses représentants furent explosés aux quatre coins du royaume, transmettant sans prétentions leur noble sang et souvenirs à leurs descendants.. Laissant, au bout de bien 100 ans, le fort qu’on leur avait accordé dépérir.. N’en faisant qu’un lieu de pèlerinage et de mort.. On peut aisément trouver de la documentation sur eux.. Mais en traduction concrète.. La dernière possession du Lys d’Argent a brûlé avec la mère de Laënian.



   
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Dernière édition par Laënian Mornevue le Mer 25 Sep - 1:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Pèlerin Rieur [Terminée]   Dim 22 Sep - 9:52

Bienvenue à toi ^^

Je trouve que c'est une fiche bien complète ^^
Pour moi c'est bon après faut voir avec les admins en chef !
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MessageSujet: Re: Le Pèlerin Rieur [Terminée]   Dim 22 Sep - 12:02

Re-bienvenue ^^

Belle fiche (même sans codage) J'espère te croiser dans un rp pour voir à quoi m'attendre x)
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MessageSujet: Re: Le Pèlerin Rieur [Terminée]   Jeu 26 Sep - 5:32

Bon d'accord, je n'ai aps grand chose à dire tout m'as l'air correct.
Une petite chose me tracasse, je sais que c'Est possible, mais au niveau que tu l'expliques naturellement ce sont les personnes qui ont perdu un sens qui réussissent à développer un autre de façon aussi parfaite. Et surtout chez les humains je trouve cela surpenant.
Je te donne tout de même ma validation et on verra ce que les autres en diront.

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MessageSujet: Re: Le Pèlerin Rieur [Terminée]   Jeu 26 Sep - 13:37

Pardon pour cet attente Laë'
Belle fiche en tout cas ^^


Quelqu'un arrangera ton code de présentation pendant ce temps. Je te donne donc ta couleur.
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MessageSujet: Re: Le Pèlerin Rieur [Terminée]   

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