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 Violetta la Rieuse

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MessageSujet: Violetta la Rieuse   Sam 21 Sep - 17:45











Violetta "La Rieuse"
686 ans . Lycanne . Célibataire . Longue Marcheuse/Assassin-espionne . Aetarh . Bisexuelle .


Quis suis-je ? Tout et rien à la fois, la vie et la mort, le jour et la nuit, la joie et la peine, le bonheur et le malheur, le bien et le mal, bref ! Le tout et son contraire. Nul ne sait vraiment qui je suis, nul ne peut véritablement me cerner ou peut être bien que si en fin de compte. Il n'y a que quelques personnes qui peuvent me définir parfaitement, peut être même bien mieux que je ne saurais le faire moi-même. Tantôt douce et calme, tantôt sauvage, je ne suis pas une experte en relations humaines. J'ai une forte tendance à rester solitaire, en marge de la meute, même si je l'aime plus que tout, la considérant comme ma famille. Amour et compassion, haine et cruauté, je suis capable du meilleur comme du pire. A la fois protectrice et destructrice, je ne crains rien ni personne exceptée l'Alpha que je respecte plus que tout. Pour elle, je donnerai ma vie sur simple caprice. Pour ma meute je me battrai, me montrant sans aucune pitié pour mes adversaire.

La retenue ? Voilà un mot bien étrange... Je me complais dans le sang, torturer est pour moi une jouissance sans nom. Sadique ? Peut être bien. Mon rire, ce rire qui me vaut mon surnom de "Rieuse", est l'expression même de la libération de ma folie. Pourquoi ? Parce qu'il y a ce rire annonciateur du chaos que je laisse entendre avant de sombrer dans la démence meurtrière. Un rire macabre, dément, semblable à celui d'une hyène en chasse. C'est d'ailleurs le seul son que vous entendrez ma part.  Muette ? Peut être bien, ou peut être que non, qui sait ? Peut être ne puis-je pas parler, peut être le puis-je, peut être même que je n'en ai tout simplement pas envie ou que j'ai tout bonnement oublié comment le faire... Toujours est-il qu'hormis notre Alpha, personne n'est assez vieux pour se souvenir du son de ma voix. Je ne m'en rappelle pas moi-même à vrai dire, ou peut être n'ai-je pas envie de m'en souvenir. Je m'exprime beaucoup par une panoplie de peits rires et de petits sons. Enfin.. Beaucoup est un bien grand mot... Je ne suis pas  des plus locace, il est vrai, mais n'en reste pas moins dotée d'un sens de l'observation aiguë. Malgré mon étrangeté, je n'en reste pas moins fiable pour les miens et ils peuvent compter sur moi. Je ne leur fais et ne leur ferai jamais faux bon.

Telle une ombre, j'apparais et disparais. toujours prête à rendre service au miens. Parfois amicale et enfantine, il m'arrive de savourer les récompenses, de m'extasier et autres choses du genre. D'autre fois, associable et sauvage, je ne me laisse pas approcher, me montrant désinvolte et menaçante.
J'aime endosser diverses peaux, entendant par là que j'aime à jouer la comédie. Vierge éplorée, jeune femme gauche, dominatrice, sûr d'elle ou timide, allumeuse ou non, autant de facettes que j'exploite sans vergogne afin de parvenir à mes fins. Sont-ce réellement des rôles que je joue ou définitivement l'expression de mes diverses personnalités ? A vous de le découvrir. Hommes ou femmes, je les aimes tous autant que je les déteste. Parfois hétéro, parfois homo, je suis donc une bi, mais pas seulement... Il m'arrive par moment d'être asexuelle et c'est souvent dans ces périodes que ma folie est la plus grande, essayant de combler ce vide d'une quelconque manière...

Plus méchante que gentille, je suis toujours encline à abréger une existence lorsque celle-ci semble menaçante et irrespectueuse envers certaines personnes. La folie ? Un mot qui me correspond bien, mais peu importe mon état, il est une voix qui a toute autorité sur moi et un seul mot suffit à me stopper net. Je sais mener à bien mes missions et je n'outre passe jamais mes directives. Ma folie, je sais la contrôler surtout lorsqu'on m'a demandé de ne pas la laisser me submerger. Je suis plutôt fiable professionnellement parlant et j'en suis fière. Peu importe ma mission, je ferai un point d'honneur à la mener à bien. Doylana est mon modèle et celle à qui j'aimerai le plus ressembler, mais je suis bien consciente que nous sommes deux être bien distincts.
Sous mes apparences parfois un peu simplette se cache quelque chose que bien peu d'entre vous aimerez découvrir.

Quelques traits caractéristiques ? Intelligente, maline et maligne, manipulatrice, fidèle et entière, enjôleuse et charmeuse, douce et cruelle, bon sens de l'observation, folie pure, agilité accrue, grande faculté à collecter des informations, reine de l'infiltration, maîtresse dans l'art de l’assassinat silencieux, ou non... etc. Etc. La liste est bien trop longue en fin de compte. Ne vous l'ai-je pas déjà dit plus tôt ? Je suis le tout et son contraire, un être simple et pourtant tellement compliqué, une existence que l'on pense cerner mais qu'on ne parvient à discerner.

Il y a tout un tas de choses que j'aime en ce monde, comme tout un tas de choses que je n'aime pas et parler de moi en fait partie alors si vous voulez en savoir davantage à mon sujet, pourquoi ne pas essayer de me connaitre par vous-même, qui sait ? Peut être deviendrions nous de bons... A-M-I-S...

~Rire dément~




Un regard violacé atypique et unique, voilà qui fait ma fierté. J'aime ce regard qui fascine, intrigue et subjugue. Pour rien au monde, je ne le changerai.

Je fais un bon mètre soixante-neuf, jouissant d'un corps qui n'a rien à envier à qui que ce soit. Je dispose d'une musculature plus que suffisante pour ma condition, ainsi que des courbes et des rondeurs féminines à souhait faisant baver bon nombre de mâles en rûte et jalouser nombre de femelles moins gâtées par la nature. Ajoutez à cela, le fait fait que je ne me vêtis que de petits morceaux de cuir et de tissus, laissant apparaître le maximum de peau possible tout en veillant à ne pas montrer les parties que la pudeur et la décence, des autres races, demandent de cacher. Si je pouvais marcher nue en permanence, je le ferais volontiers. M'habillant sexy à souhait, je garde pour modèle Doylana que je considère comme à la pointe du bon goût.
Je dispose d'une longue, très longue chevelure noire, lisse et soyeuse, qui m'arrive aux mollets. Tantôt lâches, ils sont le plus souvent attachés en une longue queue de cheval, laissant quelques mèches folles à l'avant de mon visage et une mèche plus fournie, qui vient recouvrir la partie haute gauche de ma face. Ma peau blanche et douce s'harmonise avec mes beaux yeux. Un tatouage rouge sang est notable sur le coin externe de mon œil droit, ainsi qu'un autre sur mon avant bras gauche. Mes sourcils et mes cils sont joliment dessinés, mon nez est fin et droit et mes lèvres juste pulpeuses ce qu'il n'en faut. Par contre, la majeure partie du temps, mon visage est masqué par un voile de tissu qui cache jusqu'à mon cou. En effet, sur ce dernier trône une cicatrice très vieille qui le barre horizontalement, trace d'un égorgement perpétré sur ma personne, datant d'une autre vie.  
Etant muette, mon visage et mes mains sont mes seuls moyens d'expression, ma panoplie de rires et de bruitages mis à part, ces pourquoi j'en prends grand soin. Mon visage est une sorte de toile sur laquelle se dessinent de main de maître, mes sentiments diverses et variés. On peut les lire et les déchiffrer sans aucun mal. Enfin... si je garde le voile qui masque la partie inférieur de mon faciès, cela devient tout de suite plus difficile hormis pour les être qui me connaissent plus ou moins bien.

J'ajouterai à tout ceci que j'utilise deux épées courtes que je range à ma ceinture côté gauche et légèrement derrière. Vous l'aurez donc noté, je suis ambidextre et non moins redoutable dans le maniement de mes deux lames courbes. Après tout, j'ai de qui tenir...

Sous ma forme Lycane, je suis une créature imposante comme les miens, mais bien reconnaissable entre tous grâce mon regard violet flamboyant, illuminant cette masse au pelage noir que je suis.


Mon histoires ? Vous commencez sérieusement à m'enquiquiner avec toutes vos questions que je juge déplacées et insistantes. Vous n'avez pas compris que je n'aimais pas parler de moi ? Je ressens de plus en plus l'envie de meurtre, l'appel au sang et l'envie de vous dépecer mais on m'a soumis des directives et j'ai pour ordre de ne pas dériver alors je consens à fournir un dernière effort dans les limites de MON possible.

Ma vie est longue et ma mémoire n'est plus très bonne. En fait, peut être qu'elle l'est mais que je n'ai simplement pas envie de me souvenir de certains détails, ou peut être que je ne veux simplement pas les partager avec vous, peut être est-ce un peu de tout à la fois... Malgré tout, je vais le faire alors mémorisez-la bien, vous ne la réentendrez ou ne la relirez pas de si tôt.
Que puis-je bien vous dire de moi ?

Pour commencer, ma vie a un fondement commun aux vôtre. Mon histoire débute avec un père et une mère. Je ne me souviens plus tellement d'eux ni même de qui ils étaient. Leurs visages et leurs noms ont tout bonnement disparu de ma mémoire. Tout ce dont je me souviens, c'est qu'ils avaient la même couleur de cheveux que moi et que j'ai hérité des yeux de ma mère. Il me semblait que nous manquions de rien mais pour autant que je sache, ils n'étaient pas de bons parents. Ils ne m'aimaient pas comme on aime un enfant et me maltraitaient. Non pas qu'ils me battaient mais tout de même. Tout ce que je peux vous citer sans entrer dans les détails pour que vous compreniez un peu, ce serait par exemple le fait que je participais à leurs ébats, je voyais défiler les amis de mon père et devais être une "gentille fille" avec eux. On m'affamait aussi, m'empêchait de dormir, on m'enfermait dans un coffre ou me noyait pour le plaisir. Je me souviens parfaitement de tous ces supplices qu'ils m'avaient fait subir, mais je ne veux pas entrer dans les détails et les partager avec vous.
Ne connaissant rien du monde extérieur, n'ayant aucun ami à Aetarh, il me semblait que ma vie était des plus normale. Mon enfance se passa donc ainsi, sans aucun événement notable à décrire.

Je devais alors avoir près de seize ans lorsque ma vie commença à changer. Certes, il y avait eu l'adolescence et les changements qu'elle apportait à ma condition de fillette. Des seins volumineux, des courbes plus féminines et tout ce qui faisait que j'étais plus attirante pour les hommes, mais cela n'avait rien changé à mon existence. J'étais toujours un jouet sexuel, la seule différence, c'était qu'on me désirait plus et que parfois même, ils se battaient pour m'avoir.  Le changement ne résidait pas là mais dans une série d’événements qui intervinrent cette année. En effet,  pour assouvir leurs fantasmes, on me faisait quitter la ville et rallier la forêt pour endosser tout un tas de rôles qui les émoustillaient toujours plus encore. Je répugnais à tout ceci, mais je n'avais jamais eu le choix. J'étais une bonne actrice et ils raffolaient de moi, pour mon plus grand damne.
Un jour, lors d'une de ces séances de dépravation odieuse et scénarisée, je découvris une nouvelle sensation. Pour la première fois dans ma vie, j'allais connaitre l'amour si tant est qu'on puisse l'appeler ainsi.
Ces gens dont je ne me souviens plus les visages étaient tous affairés à définir le thème du jour, distribuant les rôles et se changeant pour l'occasion. Ils étaient tellement dans leur monde qu'ils n'avaient pas remarqué que depuis plusieurs temps déjà, nous avions été suivis. Là, tapie dans un bosquet bien garni, se terrait une masse sombre et effrayante. Seules ses prunelles la trahissait par moment. Une bête ? En tout cas, elle n'était pas familière. Je n'avais jamais vu ce genre de regard de bête en chasse qui ne craignais pas les humains. Au contraire, il semblait même qu'elle en raffolait. Je sentais au plus profond de mon être que quelque chose de mal allait se passer, mais pour une quelconque raison, quelque chose m'empêchait de donner le signal d'alarme. Je me contentais de m'éclipser en douce, profitant de l’inattention collective pour me hisser sur une haute branche et surplomber l'assemblée. Il ne fallut que quelques instants de patience pour voir la fameuse créature sortir de sa cache et passer à l'action. Des membres furent arrachés et projetés ça et là, des boyaux extirpés, du sang giclait, des cris s'élevaient et mourraient quasi instantanément. En quelques secondes, tout ceux que j'avais connus avaient disparus à jamais. Leurs vies venaient de s'achever, mes parents y compris et je n'en ressentais aucune émotion, ni joie, ni peine. En fait, si ! De l'excitation. Ce spectacle m'avait grandement plu, nul doute la dessus. Mon cœur battait à tout rompre et je sus pour la première fois de ma vie ce qu'était une poussée d'adrénaline. Aucun des hommes que j'avais eu entre les jambes tout au long de ma misérable courte existence n'avaient sus éveiller en moi pareil plaisir. Je n'avais été qu'un bout de bois simulateur et ils n'avaient jamais rien remarqué.
La bête était en train de se repaître des cadavres et je contemplais silencieusement la scène. Cette créature cauchemardesque qui me fascinait tant finit son repas et sembla chercher un lieu pour se reposer, du moins, c'est ce que je me dis sur le moment à voir sa façon de regarder alentours. Le moment le plus incroyable fut le moment où, alors qu'elle s'en allait, la créature lupine massive se transforma en une jeune femme. Elle était nue, toute nue et son corps était magnifique, à mes yeux parfait, même si elle me faisait dos. Je poussais alors un petit cri d'excitation mêlé d'admiration que j'étouffais aussitôt. En effet, la jeune femme à l'instinct animal se retourna sec et lança un regard carnassier dans ma direction. Collée contre le tronc d'arbre comme si je voulais à tout prix m'y enfoncer et y disparaître, les deux mains fortement pressées sur ma bouche, les yeux grandement écarquilles et le cœur battant à tout rompre, je priais pour qu'elle ne me voit pas et peut être fut-ce vraiment le cas car elle poursuivit son chemin.

Après quelques instants passés ainsi, mes esprits recouvrés, son visage me vint en tête. Elle était belle, plus belle que toutes les femmes que j'avais pu croiser. Une beauté sauvage d'un genre inconnu. Elle était désirable et effrayante à la fois, pour moi, parfaite. Je voulais être comme elle. C'était là ma révélation. Aussi, redescendis-je de mon arbre et me mis-je en quête de cet être légendaire. Je n'avais plus aucun doute, elle était de cette race dont j'avais vaguement entendu parlé et dont certains jouaient le rôle lors de leurs scénarios farfelus qu'ils me faisaient subir. Le lycan et la bergère. Voilà qui me fit frémir en y repensant.
Il ne me fallut guère longtemps pour la retrouver, mais je n'osais pas l'approcher. Elle dormait et je ne voulais pas la déranger. Restant à distance respectable, je la guettais et finis par m'endormir à mon tour. Au réveil, je poursuivis ma surveillance voyeuriste et lorsqu'elle prit la route, n'ayant plus aucune attache, je me mis à la suivre, essayant de me faire la plus discrète possible. J'épiais tous ses faits et gestes, me calant sur son rythme de vie. Ne connaissant rien à la vie sauvage, je me contentais de l'imiter. Je buvais là où elle se désaltérait, me reposait quand elle se reposait et mangeais les reste qu'elle laissais. Oui oui, je m'étais mise à manger de la viande crue et sanguinolente. Pour une raison que j'ignorais alors, je prenais plaisir à me mettre dans sa peau. En fait, ça m'excitait.

Les jours passèrent ainsi, les semaines et peut être même quelques mois. Vint le jour où la lycane disparût subitement de mon champ de vision pour soudain apparaître derrière moi, une lame sous ma gorge.

"Qui es-tu et pourquoi me suis-tu depuis tout ce temps ?

-Je ne suis une jeune orpheline depuis que vous avez massacré mes parents dans la forêt cette fameuse nuit... Mais... Mais n'ayez crainte, je ne cherche pas à me venger, au contraire. Pour moi, vous êtes un modèle, ma sauveuse, une incarnation divine. Je n'aspire qu'à vous ressembler. Je vous en prie, faites de moi une des vôtres et je vous promets de vous servir du mieux que je peux. Je ne sais pas faire grand chose, mais j'apprendrais. Je suis bonne cuisinière et par dessus tout, je suis bonne amante à ce que disaient les amis de mon père et mes parents eux-même. Je saurais assouvir tous vos moindres désirs alors je vous en conjure, ne me tuez pas. "


La belle jeune femme éclata de rire et s'éloigna de moi. Elle se retourna, me lançant un petit sourire puis reprit sa route. J'en fis autant, mais toujours en la suivant et il se passa ainsi plusieurs années. Six années en fait pour être plus précise, durant lesquels j'avais passé plus de temps à la chercher qu'à la suivre. Par moment, je la pistais des jours entier, puis elle disparaissait et je me mettais à la chercher partout. Je récoltais les informations du mieux que je le pouvais, allant parfois jusqu'à vendre mon corps en échange de précieux renseignements qui le plus souvent étaient faux. J'étais naïve et nombre de personnes abusaient de ma crédulité. Malgré tout, je ne baissais pas les bras et poursuivais inlassablement ma quête, prêtant l'oreille à chaque rumeur de lycan dans les environs. Je finissais par la retrouver et tout recommençait à nouveau. Filature, voyeurisme, imitation de ses faits et gestes et hop ! Elle disparaissait de nouveau et je la recherchais.
Il y eut ce matin d'hiver où elle me fit face une fois de plus. Cette fois-ci, elle était fâchée. Je ne comprenais pas ce qui la mettait dans cet état de semi rage. Elle eut des mots durs à mon égard, me faisant comprendre que mon entêtement et mon obstination à vouloir qu'elle fasse de moi un lycane, à la suivre, la chercher et la retrouver, tout ceci était admirable, mais qu'elle en avait marre de se coltiner un boulet. Je l'empêchais de vivre sereinement disait-elle. Elle me dit tout un tas de choses. Peut être avait-elle pleinement raison, mais je ne comprenais rien. Je l'admirais et l'aimais, qu'y avait-il de mal. Je ne voulais que lui être utile, être sienne... Elle finit par me dire que si je voulais vivre, elle ne me laissait que quelques secondes pour déguerpir avant qu'elle ne lâche la bête sur moi. Jamais, plus jamais elle ne voulait revoir mon infâme visage de jeune pucelle niaise devant elle. Horrifiée, blessée par ses mots, meurtrie par son rejet et terrorisée à l'idée de me faire déchiqueter, je pris la fuite. J'étais sur une terre inconnue, bien loin de ma patrie. Je courrais sans savoir où aller. A bout de souffle, je finis par m'arrêter. J'étais arrivée devant une sorte de cabane en plein milieu de la forêt, visiblement un refuge de chasseur. Il n'y avait personne dedans, aussi décidais-je de m'y installer pour la nuit à venir qui s’annonçait des plus froide. J'avais longtemps ressassé tous ses événements dans ma tête. J'avais faim, j'avais froid, j'avais soif, j'étais seule et me sentais seule et abandonnée. J'étais triste et il me fallut un certain temps pour m'endormir.

Mon sommeil cette nuit là, mon dernier sommeil d'humaine, fut écourté assez brutalement. Trop accablée par mes tracas, je m'étais endormie comme une masse d'un sommeil aussi lourd que le plomb, tant et si bien que je n'avais pas remarqué que de nouveaux arrivants avaient fait leur entrée dans ma cachette de fortune. Ce fut tirée par les cheveux que je fut ramenée dans le monde réel. On me souleva ainsi du sol et il fallut un certain temps pour que mes yeux s'habituent à la lumière des torches, mes oreilles aux bruits et à mon cerveau pour s'activer pleinement.  Un homme imposant, brun, les cheveux et la barbe hirsutes, me tenait à bout de bras comme si je n'étais qu'un gibier qu'il exposait à ses comparses. Ces derniers, au nombre de six, me regardaient tous avec un sourire carnassier et un regard mauvais. Ils étaient tous de constitutions diverses et variées, mais n'inspiraient nulle confiance. J'essayais alors de me débattre pour me défaire de l'étreinte de l'homme ours, comme je me le figurais, mais je reçus une droite magistrale, sa droite, énorme, en plein dans l'estomac. Mon souffle fut coupé net et s'en suivie instantanément une autre en plein visage. Une poignée de cheveux me fut arrachée, restant dans la main gauche de mon agresseur tandis que je roulais au sol quelques mètres plus loin, finissant ma course contre le mur, sonnée. L'homme ours prit la parole.

"C't'un bien bon morceau qu'les dieux ont mis sur not'route c'soir les gars ! Il s'rait mal vu d'not' part d'le dénigrer. Un cadeau ça s'refuz pas z'êtes d'accords ?"

Des rires répondirent à ses propos et je pris peur. Je pressentais ce qu'ils allaient me faire. C'était là l'histoire de ma vie. Il reprit la parole.

"T'es v'nue squatter dans not'demeure, nous z'ot' on veut bien t'loger, mais va falloir payer pour not'gentillesse et not'protection.  T'es drôlement bien gaulée alors tu vas d'voir la payer chère car j'pense qu'y a plein de mauvais types qui voudront t'faire du mal alors que nous, on va être bon avec toi, on va t'traiter comme une princesse ma jolie ! D'ailleurs, tiens, v'à un sceptre à ta convenance, prends-en soin ma royale coquine !"

Il s'était avancé vers moi pendant qu'il parlait, tout en déballant son immonde phallus poilu. Il m'avait attrapé par les cheveux et m'avait brutalement contrainte à lever la tête et sous la douleur, ma bouche s'ouvrir pour crier, mais à la place d'un son qui aurait dû en sortir, ce fut sa masculinité fièrement érigée que je sentis s'y engouffrer. De nouveaux éclats de rire, puis bientôt, des gémissements de plaisir. Ils se masturbaient en me regardant contrainte à la fellation sur celui qui devait être leur chef. Il fit un signe de tête et quelques-uns m'approchèrent. Mes vêtements furent déchirés puis je fus sauvagement prise. Un puis deux puis trois, ils m'assaillirent de toute part. Mes orifices furent assaillis, mes mains furent mises à contribution et ma gorge martyrisée. Ils se livrèrent à une ronde infernale et au fond de moi je priais pour que l'on me sauve, que les dieux me prennent en pitié mais rien ne se produisit. J'avais trop peur pour me débattre, peur qu'ils ne me tuent et que je ne puisse plus jamais la revoir, cette magnifique créature qui m'avait tant fait rêver et fantasmer toutes ces années. Mon calvaire sembla s'éterniser. La nuit ne semblait pas vouloir se finir et leur envie semblait intarissable. Tantôt à plusieurs, tantôt seuls, ils me passaient dessus inlassablement. Au bout d'une éternité, je finis par rassembler tout mon courage. Alors que l'homme ours m'obligeait une fois de plus accueillir son immondice au sein dans ma bouche, répétant qu'il voulait s'y déverser et me promettant que j'aurais le droit de boire son divin nectar jour après jour, me signifiant ainsi que je subirai leurs assauts pour les jours à venir, je me mis à repenser à la lycane. Je voulais la revoir plus que tout dussais-je en mourir, mais surtout, je me demandais ce qu'elle penserait en me voyant ainsi soumise, elle qui était si libre et sauvage, et surtout... Que ferait-elle à ma place. Au moment où l'homme aller se déverser en moi, j'ouvris grand les yeux, les plongeant dans les siens, pleins de défi. Ma mâchoire se referma sèchement sur son membre et le sectionna net. Un flot de sang jaillit et le lui crachant à la figure, j'éclatais alors d'un rire dément. J'étais euphorique à l'idée de ce que je venais d'accomplir. La douleur de l'homme, le sang qui m'éclaboussait, ses cris, l’adrénaline, j'étais aux portes de la jouissance. J'étais transportée dans un autre monde. L'ours, lui, était bel et bien resté dans ce monde. Se saisissant d'un poignard qui pendait à la ceinture d'un de ses hommes qui s'étaient accourus auprès de lui, il s'approcha rapidement de moi par derrière, me saisis une fois de plus par les cheveux en tirant ma tête en arrière. Il colla sa bouche à mon oreille et me dit alors :

"T'aurais jamais dû faire ça petite pétasse ! Va t'faire met' dans l'aut' monde pouffiasse !!! "

Mon rire s'enroua, mes yeux s'écarquillèrent. Ma gorge me brûla et bientôt, je ne produisit plus aucun son autre que celui d'une bête égorgée. Je voyais des gerbes de sang jaillir de ma gorge, du sang, il en sortait également de ma bouche et machinalement, j'essayais d'arrêter le flot de mes mains. Tout naïvement et tout aussi désespérément, je me mis à essayer de faire en sorte de réintégrer le sang à mon corps jusqu'à ce que je m'écroule au sol, à bout de force, face contre terre. Le monde se fit de plus en plus flou. Les bruits n'étaient que brouhaha de plus en plus lointain. Une marre rouge se répandait sur le sol à vue d’œil, au fur et à mesure que le froid m'envahissait et que la seule chaleur de mon corps ne me provenait plus que de ce liquide  dans lequel je baignais. On me souleva sans ménagement. Je sentis un froid mordant. On me porta sur une distance indéfinissable et me jeta en pleine neige, nue. Là, j'allais rester et là j'aurais dû à jamais rester. Une forme noire, massive, fut la dernière chose dont je me souvienne de ma vie d'autre fois. Une mâchoire se referma sur moi mais je n'en éprouvais plus aucune douleur et je perdis définitivement connaissance.

Lorsque je revins à moi, j'étais allongée près d'un feu. Une couverture de fortune m'avait été apposée et un bandage me barrait ce cou qui me faisait atrocement mal.  Près de moi, se trouvait une silhouette familière. Il s'agissait de la lycane qui m'avait subjuguée. Je voulu me relever mais une violente douleur à la gorge se fit ressentir et un flot de sang jaillit de ma bouche. J'essayais alors de parler mais je ne parvenais plus à former aucun mot, seulement de petits sons éparses. La panique me submergea alors.

"Calme-toi veux-tu ? Une personne normale aurait déjà dû mourir mais toi, tu as survécu. Je vois que ton obstination est vraiment sans borne, à moins que tu ne sois vraiment chanceuse..."

Sa voix m'apaisa. J'avais plein de question à lui poser mais je ne pouvais plus les formuler. Je n'y arrivais plus. Comme si elle avait deviné mes pensées, elle entama alors un petit monologue. Elle m'expliqua alors qu'elle s'était mise à ma recherche quelques temps après notre séparation forcée. Elle s'était sentie coupable de m'avoir ainsi rejetée et se fiant à son flair, elle m'avait retrouvée dans la neige, agonisante. Se disant que si elle n'avait pas dit ce qu'elle avait dit, je ne serais sans doute pas dans cet état là, connaissant mon envie de devenir lycane, elle m'avait alors mordue, me contaminant ainsi et m'offrant une chance de vivre. Elle avait dû me maîtriser et me contraindre à l'immobilité. Pour elle cela avait été une chose assez pénible car il ne fallait pas qu'elle me blessa davantage, mais elle y était parvenue jusqu'à ce que je reprenne ma forme humaine. De là, j'avais sombré dans un coma de plusieurs jours et elle avait veillé sur moi, laissant mes nouveaux gènes de lycan s'occuper de ma régénération. Maintenant que j'étais réveillée, elle me laissait deux choix : Vivre une vie sous ma nouvelle forme et ce pour l'éternité, ou choisir la mise à mort. Bien entendu, je lui signifiais mon envie de vivre d'un geste de la main, disant "un", comme premier choix, avec mon index. Elle déclara alors qu'elle le savait déjà et éclata de rire, me disant que j'étais un spécimen rare des plus fascinant.

Il se passa plusieurs jours avant que je ne sois totalement remise sur pied. Malgré mes nouveaux gènes, ma guérison ne fut pas totale et une vilaine cicatrice barrait mon cou. Doylana, car je connaissais à présent son prénom, m'avait expliqué que j'avais du être atteinte par une lame argentée et m'avait expliqué les conséquences de ce matériau sur nos métabolismes. Ne voulant plus me voir dans un aussi fâcheux état ni même avoir de regrets, elle avait décidé de m'assister quelques temps afin de m'apprendre quelques rudiments tel que la chasse et l'art de se défendre. Elle m'apprit quelques règles et des choses importantes à savoir sur ce monde.  Au cours de cette période, un lien se créa entre nous. Elle me comprenait parfaitement, palliant sans peine mon manque de mots. Elle parvenait à déchiffrer mes gestes, mes mimiques et autres. N'ayant pas de nom, ou ne voulant pas lui en donner, elle me nomma Violetta en rapport avec mes yeux, ce qui me combla pleinement. J'étais née grâce à elle, j'avais un nom qu'elle m'avait donné et elle me construisait. Qui d'autre pouvait se targuer de tout ceci en parlant de l'être qu'il aimait ? Oui, je l'aimais passionnément, je la désirais ardemment et tout ceci dans le plus grand des secrets, n'osant point le lui avouer. Je lui étais profondément reconnaissante de tout ce qu'elle avait fait et faisait pour moi, aussi me tuais-je à la tâche, me montrant une élève modèle, une servante et une serviteuse hors-pair. J'avais peur de la décevoir, peur qu'elle ne m'abandonne aussi me donnais-je à fond jour après jour pour que jamais elle n'ait envie de se séparer de moi.

Malheureusement, toute bonne chose avait une fin et la fin de notre collaboration était arrivée. Elle m'avait appris tout ce qu'elle jugeait utile de m'apprendre et estimait qu'il était grand temps que je fasse mon chemin. Il fallait que j'explore le monde de par moi-même et que je me construise. Elle me signifia que ce n'était pas un adieu et que nous nous reverrions un jour ou l'autre. A ce moment là, elle voulait que nous nous retrouvions en tant que femmes, en tant que lycanes accomplies et non plus en tant que maître et élève. J'en fus un peu peinée, mais je n'en montrais rien, même si je savais qu'elle lisait en moins comme dans un livre ouvert. Je lui jurais de faire mon chemin et qu'au moment venu, je reviendrai vers elle, plus forte et plus indépendante que jamais, de manière à ne plus être un fardeau mais une compagne de route digne d'elle. Elle me fit alors présent de deux sabres courts à lames courbes que je plaçais à ma ceinture. Je m'inclinais en signe de remerciement et m'apprêtais à partir lorsqu'elle posa ses mains sur mes épaules pour me stopper alors que je lui tournais le dos. Ses mains me quittèrent mais je ne bougeais pas. Elle place un pan de tissus sur ma bouche, l'attachant derrière ma tête et celui-i recouvrit mon mon nez, ma bouche et ma gorge.

"Ainsi, tu n'auras plus à souffrir du regard des gens sur cette vilaine cicatrice sans que tu ne veuilles toi-même l'exposer. Va à présent, écris ton histoire et fait en sorte que je n'aie pas honte d'être celle qui t'a transformée..."

Lorsque je me retournais, elle n'était plus. Les larmes se mirent à couler et je repris mon chemin, laissant mes pieds me guider dans un premier temps, puis mon instinct. Les premiers temps me furent difficiles, mais je finis vite par trouver mes repères. Je faisais des petits boulots de ça et de là, mais rien ne m'enthousiasmait vraiment. Je ne le faisais que pour subsister et pour rien d'autre. Je voyais du Pays, rencontrais de nouvelles personnes, découvrais de nouvelles cultures et de nouveaux horizons. La vie était plutôt agréable même si elle me semblait un peu fade. Il me manquait quelque chose...
Au bout d'une certaine période, je finis par retrouver la trace de mes agresseurs et ma vie prit une toute autre ampleur. Les petits boulots que j'accomplissais avaient enfin une saveur. Grâce à eux, je pouvais collecter de nombreuses informations sur ceux que je m'étais décidée à traquer. Mon enquête fut longue et fastidieuse pour tous les retrouver, mais elle en valut la peine. Ils avaient tous une nouvelle vie depuis ces événements. Ils avaient vieillis de plusieurs années, moi, pas ! Ils s'étaient affaiblis avec l'âge, ou peut être pas. De mon côté, j'étais devenue bien plus forte et bien plus sûr de moi qu'auparavant. J'avais une personnalité à présent. Je lançais ma vengeance en les éliminant les-uns après les autres, laissant libre cours à ma folie destructrice. J'avais pris plaisir à les traquer, les amadouer, les séduire, endossant maintes rôles et maintes tenues, puis au moment où ils croyaient conclure leur dévoiler mon visage. Vous n'imaginerez jamais leurs expressions et moi je ne les oublierai jamais ces mines décomposées de ceux qui voient un revenant. J'avais développé des connaissances en anatomie et je parvenais sans peine à leur sectionner les cordes vocales sans les blesser mortellement, puis je les maintenais en vie et conscient pendant que je leur faisais cas. Ils ne pouvaient pas crier et se Je les avais torturé jusqu'à ce que mort s'en suive, jouissant de leur souffrance comme ils avaient jouis de la mienne. J'avais jouis sur leurs entrailles comme ils avaient jouis en et sur moi. Oui ! J'atteignais l'orgasme en les tuant à petit feu et lorsque c'était fait, je les achevais en les émasculant puis les égorgeant à leur tour. Je disparaissais ensuite sans laisser de trace. Tout ce qu'il subsistait de moi était dans les témoignages des gens à la découverte des corps. Il y avait récurrence dans chaque affaire et très vite j'eus un surnom.  En effet, dans chaque cas, il était établi qu'ils avaient été séduits par une jeune femme, avaient tenté de la charmer et s'en étaient allés avec elle afin de faire leur petite affaire. Personne n'avait jamais entendu de cris de la part de ces homme en dépit de ces carnages indescriptibles dont ils avaient été victimes et de l'horreur sanglante ambiante. Le seul bruit qu'on avait entendu dans chaque cas était une série de rire, certains à faire blêmir le plus hardi des soldats, puis le calme. Lorsqu'au petit matin, on les retrouvait dans les chambres d'auberge, c'était chaotique, à croire qu'un démon avait fait cas d'eux. Cette série de meurtre fut assigné à "La Démoniaque Rieuse".  

Ce surnom me plut grandement et me correspondait vraiment. Ces meurtres m'avaient vraiment marquée. J'avais trouvé cette chose qui me manquait aussi devins-je assassin, vendant mes services aux plus offrants. J'affûtais mes capacités de pistage, de collecte d'information, d'infiltration, mais aussi le maniement de mes armes et mes capacités physiques, poussant mon agilité à son paroxysme. J'étais douée dans mon domaine et très vite, mon nom dans le milieu devint Violetta la Rieuse. Oui, je riais toujours en assassinant mes victimes, plus encore en les torturant, mais je savais aussi être parfaitement silencieuse lorsque c'était une cause stipulée dans le contrat.

Plusieurs années s'écoulèrent encore ainsi jusqu'au jour où je tombais amoureuse d'un jeune homme sur laquelle on avait mis un contrat. Il était beau et charmeur, intelligent et marrant. Ses grands yeux vairons bleus et verts m'avaient troublés tous comme mes yeux violacés avaient le même effet sur lui. J'avais alors décidé de fuir avec lui et nous nous étions installés tous deux dans un endroit reculé de Salvaniàh sous l'égide du roi de Racium. Là, nous vécurent quelques années de bonheur. Tout était merveilleux pour nous. Malgré mon mutisme, il me comprenait. Il était différent des autres hommes que j'avais connu. Même s'il aimait avoir des rapports sexuels avec moi, c'était tout autre chose qu'il aimait chez moi. Cette chose, c'était mon sourire, ce fameux sourire qui se prolonge dans votre regard lorsque vous êtes heureux. Il disait qu'il ne vivait que pour le voir et que sa raison de vivre était mon bonheur.Je tombais enceinte de lui et il me demanda en mariage. Il me dit alors qu'il m'aimait tant qu'il m’accepterait dussais-je même être une Maderas ou un lycane.  Ces mots m'emplirent de joie. Je décidais alors de lui faire part de ma nature mais il éclata de rire, ne me croyant pas. Je le conjurais alors de me croire et pour ce faire, je le lui prouverai. Ne voulant pas lui faire de mal une fois transformée, je lui demandais de m'attacher solidement de manière à ce que je ne puisse pas l'attaquer. Il ne me croyait pas au final, mais aveuglée par mon amour, je croyais que si et lorsqu'il me dit qu'il avait confiance en moi et notre amour mutuel qui m'empêcheraient de lui faire du mal une fois le demon libéré et que donc de simples cordages suffiraient, je me sentis apte à affronter la bête qui était en moi alors que je savais pertinemment qu'elle était indomptable. Il m'attacha alors solidement puis me pendit par les bras à la plus haute poutre de notre étable. Je laissais alors la rage me posséder, mes os craquèrent, se déformèrent et se remodelèrent. Des poils se mirent à pousser à vitesse grand V. Mon nez fit place à un museau, ma bouche à une gueule avancée dangereusement armée car mes dents étaient devenues de puissantes lames meurtrières. Mes ongles étaient des griffes acérées, une queue touffue trônait fièrement derrière moi. Bref ! Je n'avais plus rien d'humain.  Le seul détail reconnaissable, ce qu'il subsistait de Violetta dans cette immense monstre lupin, c'était ses yeux violets au flamboiement intense. L'amour de Feänor s'éteignit aussitôt que ma transformation débuta. A peine cette dernière achevée, il planta sa dague dans mon ventre à plusieurs reprises. Là où la rage aurait dû s'emparer totalement de moi, ce fut la tristesse qui me gagna alors que je retrouvais une forme humaine et que je perdis connaissance. Il me laissa choir ainsi pendue quelques temps puis lorsqu'il me crut morte, il me détacha. Peut être voulait-il se débarrasser de mon corps. Il avait préparé un bûcher. Mes doutes n'en étaient plus. Son amour avait bel et bien disparut, il était déterminé. Au final, il n'était pas différent des autres  hommes. Il s'était servi de moi, s'était amusé avec moi et maintenant que je ne lui plaisais plus, il me jetait de la plus horrible de façons qu'il soit ?  Hors de question !!! La folie s'empara de moi. Cette folie qui, autrefois, était passagère devint chronique à ce moment là. Tout se brisa en moins et jamais plus rien ne serait comme avant. J'étais morte pour la seconde fois. Violetta la Rieuse refit surface. Je me livrais à un carnage sans nom. Crime passionnels ? Peut être... Toujours était-il que si je riais, il n'y avait cette fois là aucun plaisir, aucune joie. Des larmes coulaient de mes joues, mon regard était semi éteint et mes actes déstructurés, désordonnés. Au bout d'un certain temps, je fini par me calmer. J'avais la tête de mon Feänor dans une main et l'autre sur mon ventre dont les plaies s'étaient refermées.  Ce fut à ce moment là que je réalisais que j'avais tout perdu, mon amour, mon enfant, mon avenir, ma joie de vivre, tout ! Ce fut aussi à ce moment là que des gens du villages qui avaient été alertés par les cris, avaient fait leur entrée dans la pièce et me découvrirent dans cette position. Armés de leurs fourches et autres armes ou ustensiles, ils restèrent figés de terreur et de stupeur, ne sachant probablement pas quoi penser. L'un d'eux s'enhardis et me chargea en me traitant de traînée qui devait mourir, mais il était déjà trop tard. La perte de mon enfant et de mon amoureux m'avaient plongée dans une rage folle et destructrice et j'en voulais à la terre entière. La bête avait repris ma place et ma conscience s'évanouit.

Lorsque je revint à moi, la nuit était tombé et tout était silencieux dans le village. J'étais nue, complètement nue et allongée en plein milieu d'une ruelle. Le village avait était saccagé. Des traces de sang partout, des viscères, des membres ça et là, des maisons abîmées voir détruites, effondrées et certaines même en feu. Je me levais et me rendis à mon domicile. Je n'avais nul doute que c'était moi la cause de tout ceci. Tout ce que je voulais, c'était récupérer mes affaires et disparaître de là. Ce fut très rapidement chose faite. Un dernier baiser à Feänor, ou plutôt sa tête arrachée, et je mis le feu à la demeure avant de partir pour de bon sans même un regard en arrière. Seul un rire dément m'accompagnait au fur et à mesure que je déambulais à travers le village et bientôt, je ne fus plus, il ne resta plus rien ni de moi, ni de mon rire.  Les quelques survivants restèrent avec leurs mauvais rêves et leurs traumatismes, craignant sans doute que je resurgisse au détour d'une ruelle ou d'une quelconque ombre, mais jamais plus ils ne me revirent du restant de leurs jours.

Beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts. J'avais 200 ans lorsque j'osais enfin faire face à Doylana. Elle nota tout de suite de profonds changements en moi et lorsque je lui fit part de mon histoire, elle me dit qu'elle la connaissait déjà en partie car elle n'avait jamais été vraiment loin de moi. Elle me fit alors savoir que je n'avais plus besoin de fuir ou de me cacher car elle était là pour moi à présent et que j'avais une famille à présent, un foyer dans lequel rentrer à la fin de chaque voyage. Elle m'accepterait telle que je l'étais avec torts et mes travers, tout comme le reste de la famille à condition d'être fidèle. Mes larmes coulèrent, pour la première fois depuis longtemps, j'étais heureuse et apaisée.

Une nouvelle vie s'offrit à moi. Je faisais désormais partie d'une meute dans laquelle j'essayais de me rendre utile. Je la vis grandir, voyant de nouveau membres arriver comme par exemple la future Béta et d'autres disparaître au fil du temps. Je me fis même quelques amis mais je n'étais pas douée pour la sociabilisation et j'étais assez instable. La folie n'était jamais loin et il suffisait parfois d'un rien pour la déclencher, mais elle était souvent vite maîtrisée, par Doylana ou encore par Tina, la bêta de la meute et accessoirement, celle que je considérais comme ma meilleure amie et la deuxième personne la plus importante pour moi après ma précieuse Alpha. Rien de bien grave n'était alors à déplorer, mais très vite, on se pencha sur mon cas. J'étais certes une alliée fidèle, serviable et aimante mais il y avait aussi cet autre aspect de moi assez imprévisible et les deux femmes à grandes responsabilités ne pourraient pas toujours être là pour me contrôler. Il fut alors décidé d'utiliser à bon escient mes compétences affinées par le passé et on m'attribua un poste à ma mesure. Je devins alors officiellement  une Longue Marcheuse de mon peuple, une sorte de messagère avec diverses attribution. Officieusement, j'avais pour autres attribution espionne et assassin. Par officieusement j'entends par là que cette partie n'était pas communiquée en dehors de la meute. Tous les membres de la meute, eux, connaissaient mes attributions.  Je passais donc le plus clair de mon temps à accomplir des missions diverses et variées hors de la meute et lorsque je restais auprès des miens, je ne restais jamais très loin de Doylana ou Tina, toujours parée à intervenir au besoin, apparaissant et disparaissant telle une ombre sur demande. J'aidais aussi mes frères et sœurs de meute, leur rendant de nombreux services à ma portée et essayant de me rendre utile au mieux, ne voulant pas qu'ils me rejettent ou qu'ils aient peur de moi. En revanche, lorsqu'une menace planait sur notre famille, on pouvait compter sur moi pour la faire disparaître. Tout ce qui est ennemi à ma meute devient par définition mon ennemi et ma folie lui est alors toute destinée. Ainsi allait ma vie.

Cela fait à présent presque 300 ans que j'officie ainsi au sein de ma chère meute et je compte bien en vivre de longues encore. Je les aime tous à leur manière et ma fidélité à celle qui m'a faite n'a pas faiblit, bien au contraire. Chaque jour qui passe renforce tout ceci.  Avis à tous ceux qui voudraient s'en prendre à la meute de Karath, sachez que vous aurez toujours sur votre chemin Violetta la Rieuse et croyez moi... Son fameux rire de hyène démente, vous ne voudriez certainement pas l'entendre car ce qui en découle, nul mot ne peut le décrire. De toute façon, nul être à qui il eut été un jour destiné ne peut en témoigner aujourd'hui... A bonne entendeur !


Pseudo: Yuki, D.-G ou pour les inconditionnels : Ael , Sunaï, Lapinelfe, bouffeur de laitue, Lapin Pervers ! XD
Âge: 27 maintenant. Very Happy
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Dernière édition par Violetta "la Rieuse" le Dim 22 Sep - 3:17, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Sam 21 Sep - 18:04

Bienvenue à toi euh... Future lycanne '-'

C'est avec des gens comme elle qu'on passe pour des monstres nous après è_é (oui je sors u.u)
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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Sam 21 Sep - 19:01

Bienvenue à toi ! Bonne chance pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Sam 21 Sep - 20:07

bienvenue à toi et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Dim 22 Sep - 3:10

Merci pour votre accueil une fois de plus. ^^
J'en profite également pour me servir de ce post afin d’annoncer l'achèvement de ma fiche et ainsi la soumettre à vos jugements constructifs. Bon courage pour la lecture, je pense qu'il vous en faudra pas mal pour le bloc historique ! ^^"
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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Dim 22 Sep - 3:46

Oufff... sacrée lecture pour mon pauvre cerveau du samedi soir (en panne...).
Histoire très intéressante soit dit en passant. J'ai bien aimée Twisted Evil

Je te donne ta première validation :3

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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Dim 22 Sep - 13:00

J'aime beaucoup ce perso Very Happy
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MessageSujet: Re: Violetta la Rieuse   Dim 22 Sep - 14:21

et je te donne la seconde :



Bienvenue sur le fo;)

(Kaë t'as le droit de me taper si j'avais pas le droit XD)
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Violetta la Rieuse

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