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 « Une journée, une vie. » Koan zen

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MessageSujet: « Une journée, une vie. » Koan zen   Dim 18 Aoû - 23:56

Tristan sortit du sommeil après une nuit de repos il s’étira un long moment avant de se masser les épaules, il finit par se lever et se diriger vers ses vêtements en lâchant un long bâillement. Le soleil n’était pas encore levé… Le luthier avait l’habitude de se lever aux aurores, quand il possédait encore son magasin d’instrument il se levait tous les jours très tôt afin d’aller ouvrir sa boutique et de travailler sur ses instruments. Cette fois ci ce n’était plus pour les mêmes raisons qu’il se levait, d’ailleurs il ne se lèverait plus jamais pour s’occuper de sa lutherie. Après avoir sauté dans son pantalon et avalé une ration de la fameuse potion destinée à maitriser de sa rage, il se dirigea vers l’entrainement…

Le lycan se passa le programme de la journée en tête : entrainement avec les novices le matin, après le déjeuner il irait tailler des arcs et des flèches avec le forgeron et au dîner entretien avec les chasseurs de la meute. Il soupira, une longue journée s’annonçait…

Tristan se passait une main dans les cheveux quand il vit le maître d’arme entouré par des enfants, il laissa tomber son bras et regarda l’attroupement stupéfait, NON MAIS QUE QUOI ? C’est une blague ? On voulait qu’il s’entraine avec des gamins ? Mais, mais, mais, un coup trop fort et BAM ils se retrouveraient par terre à l’autre bout de la place ! Et puis, non, mais non ! Il ne peut pas frapper des mioches tout de même, ça serait immoral ! Bon, c’est vrai il ne savait pas se battre et il était là pour apprendre, mais avec des enfants ?! Il comprenait, maintenant, pourquoi tout le monde avait ri quand Doylana avait annoncé qu’il s’entrainerait avec les novices. Il haussa les épaules d’un air boudeur et alla rejoindre le reste du groupe, résigné, si les enfants avaient plutôt l’air heureux de voir un nouveau venu plus âgé qu’eux se joindre au groupe, le maître d’arme, lui, semblait réticent, d’un autre côté lui-même ne devait pas avoir l’air fort réjouit en ayant vu le reste de la classe.

Une fois mêlé au groupe il écouta attentivement ce que le maître d’arme expliquait, d’un air neutre, il regardait celui-ci montrer la façon de se tenir, de faire une prise, etc. Jusqu’à ce qu’il enjoigne Tristan de venir le rejoindre et de se positionner entre lui et les élèves. Le lycan regarda le précepteur d’un air dubitatif avant de s’exécuter. Le maître d’arme clama d’une voix forte et grave ; « Démonstration ! ». A cet instant précis, Tristan regretta d’être là et quelques secondes plus tard il se retrouvait face par terre, à mordre la poussière. Les élèves semblaient partagés entre l’envie de rire et l’admiration qu’ils éprouvaient pour le professeur. Allez savoir pourquoi, le luthier agrippa la cheville de son maître et tira le plus fort possible et d’un coup sec. Si bien qu’après cela ils étaient deux au sol.
Tristan se redressa sans mal et frotta ses mains l’une contre l’autre pour les dépoussiérer en regardant l’homme au sol d’un air mauvais, Non mais ho ! Il ne fallait pas abuser quand même, il n’allait pas se laisser faire sans réagir ! Il reporta on regard sur les enfants qui semblaient tous surpris. Le maître d’arme se releva à son tour en éclatant de rire, une fois debout il gratifia Tristan d’une tape dans le dos en lâchant un ; « Pas si mal, pour un blanc-bec ! ».

Après cet épisode les élèves devaient former des trios, l’exercice consistant à mettre les deux « adversaires » à terre le plus rapidement possible. Le luthier regarda les deux jeunes lycans qui faisaient l’exercice avec lui, Non, mais il ne peut pas faire ça ! Ils risquent d’avoir… Tristan fût brusquement sorti de ses pensées quand une salve de coups biens placés l’envoya au tapis. MAIS QU’EST-CE QU’IL VIENT DE SE PASSER LA ?? Il se redressa, bien décidé à se venger de cet affront, à peine eut-il le temps de mettre les deux enfants de son équipe au sol que tous les autres élèves se jetèrent sur lui en même temps. Une cohue de mômes de différents âges étaient sur lui, il arriva en éjecter une bonne partie, mais à peine touchaient ils le sol, qu’ils revenaient à la charge, et le maître d’arme qui regardait la scène hilare ! Après quelques instant de luttes éreintantes, Tristan se retrouva, encore une fois, cloué au sol avec une armée de gosses, sortie tout droit de l’enfer, qui s’échinait à le garder face contre terre, il se relava péniblement, des enfants agrippés à son dos, à ses jambes et à ses bras. Non, mais on les nourrit avec quoi ces enfants ? Ce ne sont plus des enfants mais de vrais diables ! Il courût plusieurs mètres avec les enfants accrochés à lui et en envoya quelques-uns voler au sol, si au début il craignait de les blesser, il avait vite compris qu’en fait, ils étaient très résistants et ne risquaient pas grand-chose. Des éclats de rire fusaient de tous les côtés tandis que ces vils chenapans continuaient de donner l’assaut sur Tristan, qui, lui-même riait, en essayant de se dépêtrer des « envahisseurs ».

Le maître d’arme, qui semblait avoir retrouvé son calme, demanda le calme et les exercices reprirent dans la discipline. Le reste des exercices se passa sans aucun autre incident. Une fois la fin de l’entrainement arrivée, le luthier était plutôt content de pouvoir faire une pause, même si il s’était plutôt bien amusé.

Tristan avala un solide déjeuner en pensant au travail qu’il allait devoir faire après cela, tailler des arcs et des flèches, il se réjouissait d’avance, il prenait un réel plaisir à travailler le bois, à vrai dire, il excellait dans cet art et rien ne pouvait venir le déconcentré ou le perturbé quand il y était occupé. Son déjeuner fini il se leva et accompagna le forgeron, avant de se mettre au travail ils devisèrent un moment sur les arcs et les flèches, sur le bois à employer pour obtenir les armes de meilleure qualité possible. Une fois mis à la tâche le luthier travailla le bois sans relâche, il façonna quelques arcs et se permit une « petite folie » en les décorant de gravures diverses et variées, il s’attaqua ensuite aux flèches et en fit une plus grande quantité, il éprouvait une certaine sérénité en sculptant ces armes, ces mains faisaient le travailles seules pendant que sa tête rêvassait à d’autres choses, ou qu’il parlait avec le forgeron, pourtant le travail était accompli impeccablement, après plus de quatre siècles à travailler le bois, ça n’avait pas grand-chose d’étonnant. Le forgeron vérifiait souvent la qualité des arcs et des flèches que Tristan confectionnait, du moins, durant les premières heures. Après ce laps de temps il ne regardait même plus les « œuvres » de Tristan, comme si il était déjà convaincu par le travail accomplit.
Les heures avaient défilées à une vitesse fulgurante, les deux hommes étaient tellement pris par leur travail qu’ils n’avaient pas vu le temps s’écouler. Et déjà, il était temps de se repaître après les heures de labeurs.

Il alla manger en compagnie du forgeron qu’il dût laisser retourner vaquer à ses occupations, car il devait s’entretenir avec les chasseurs de la meute. C’est ainsi qu’arriva la séance de « débriefing », il passa quelques instants à écouter ces que les chasseurs avaient à lui dire, ils finirent par comparer leurs expériences de chasse, dans le cas de Tristan il s’agissait uniquement de traques d’humains en guise de vengeance pour faire peur à ceux qui l’avaient rejeté, et comme il s’y attendait, donner la chasse aux humains ou aux animaux, ça n’était pas du tout la même chose… Il écouta attentivement les conseils avisés et les expériences des autres et tenta de s’en empeigner, au final les chasseurs lui proposèrent de les accompagner en chasse afin d’observer et ensuite de lui laisser sa chance. Cette discussion terminée ils parlairent de tout et de rien pendant plusieurs heures, histoire de faire plus amples connaissance avec le nouveau venu de la meute.

A la fin de la journée, c’était épuisé et avec un grand soulagement que Tristan alla retrouver son lit, à peine allongé qu’il se laissa aller dans les bras de Morphée.

Les jours se succédaient et se ressemblaient tous, bien que quelques nuances les différenciaient. Ils étaient à la fois semblables et différents. Chaque matin il buvait ce breuvage afin de pouvoir contrôler sa rage, et d’après l’herboriste, il n’en aurait bientôt plus besoin. Ensuite, Tristan allait s’entrainer, sauf que depuis un moment il ne le faisait plus avec les novices, il travaillait souvent à la forge, tout en ayant de longues discussions avec le forgeron, ça faisait un moment qu’il partait à la chasse avec les chasseurs, bien qu’il y aille toujours en tant qu’observateur, et le soir, quand la meute était rassemblée autour du feu et d’un bon repas, il n’était pas rare qu’on lui demande de jouer de la musique afin d’égayer la soirée.

Il se plaisait dans cet endroit, il n’y avait plus personne pour le mépriser ou avoir peur de lui à cause de sa condition de lycan. Il ne connaissait pas encore tout le monde, mais il s’était déjà fait plusieurs amis.

Cette matinée c’était déroulée comme beaucoup d’autre, il venait de sortir de l’entrainement et le maître d’arme l’avait félicité de ses progrès, il se dirigeait vers la forge en se massant l’épaule droite, endolorie suite à un mauvais coup, une foi arrivée là-bas, le forgeron lui avoua n’avoir rien à lui faire faire et lui proposa de profité de sa journée, Tristan haussa les épaules et décida de profiter du temps qu’il avait devant lui pour une balade en forêt.

Comme toujours il regardait les arbres et la première chose qui lui venait en tête en les voyants c’était les magnifiques instruments qu’on pourrait tirer d’un bois de telle qualité.
Il était tellement aspiré par ses pensées qu’il n’entendit pas que quelqu’un arrivait près de lui.

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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Lun 19 Aoû - 1:46

Tina s'échappa du sommeil pour retrouver la noirceur du jour. Sa vie s'était résumée à du noir. Les rires la sortir de son lit en vitesse, tâtonnant ce qui l'entourait pour retrouver un semblant de vêtement. Lorsque ce fut chose faite, l'aveugle s'échappa de sa tente, gardant un contact avec la surface de cette dernière, ne la lachant qu'au moment de changer de surface. Elle n'était pas une lève tôt, mais elle voulait savoir ce qui pouvait bien amuser les enfants de la meute. Elle s'avançait entre les tentes avant d'arriver là où habituellement les apprentis et les aguerris s’entraîner, bien qu'à des moments différents. Leur rire laissa passer un sourire sur le visage de la miss. La voix du maître d'arme lui parvint elle aussi, leur donnant quelques conseils.

Elle tourna la tête en remarquant une nouvelle odeur, celle de celui qui serait chargé de leur entrainement, et se permit de pouffer. Il devait se demander dans quoi il avait été fourré. Le pauvre... La jeune fille se retourna tout en restant un minimum focalisé sur les bruits du "combat" qui venait de débuter entre le novices et celui qui avait été choisi par l'Alpha en quittant l'endroit.

Elle renifla l'air pour trouver le lieu de son vice... La gourmandise. Tournant sa tête de gauche à droite, elle se fichait bien d'attirer l'attention, son cerveau ayant décidé de se focaliser uniquement sur la cuisine. Fini les bruits des enfants, du grognement des deux adultes, son ouïe avait décidé de faire grève. La lycan avançait prudemment avant d'attraper quelqu'un par la chemise et de lui demander poliment de l'amener là bas à la manière d'une enfant.

Lorsque ce fut chose faite, son compagnon de voyage la quitta assez précipitamment pour retourner aider le reste de la meute pour une raison qui passa par dessus le serre-tête de la miss. C'est en arrachant un morceau de viande et de le mâchonner qu'elle crut distinguer un certain « Démonstration ! ». Peut-être que finalement, il allait sans sortir sans trop de bobo l'assistant du maître d'arme... Peut-être. Elle glissa ses doigts sur la table pour y agripper la potion et de l'avaler aussi sec plus pour la forme en fait.

L'aveugle quitta la table pour se diriger vers la forêt. De nouveau un sourire vint déformer ses lèvres doucement. La fraicheur de l'herbe sur la plante de ses pieds lui fit le plus grand bien. Elle l'entendait s'aplatir sous ses pieds. Elle continua de s'enfoncer dans la forêt, humant toutes les odeurs qu'elle pouvait sentir. Son oreille se redressa soudainement sous le coup d'un bruissement de feuillage. La demoiselle s'arrêta instantanément de bouger, essayant de savoir ce que c'était. Une petite brise apporta l'odeur d'un lapin à ses narines. Elle sourit d'un air carnassier avant de tourner la tête vers sa nouvelle victime. Quel dommage..

Elle s'accroupit doucement, essayant de faire le moins de bruit possible. Chose difficile lorsque l'on ne sait pas quel est le niveau d'audition de sa proie. Elle posa une main sur le sol puis l'autre la rejoignit avant d'avancer à quatre pattes. L'aveugle continuait de renifler l'air en de petites inspirations. Elle devait savoir où le lapin était au moment ou elle allait lancer l'assaut sur le pauvre animal. Elle s'avança par la suite comme un animal vers lui, gardant son regard vide vers la direction où il était.

Encore un peu... Encore... Maintenant ! Elle surgit dans le buisson et attrapa les flancs de la bestiole ainsi que sa tête, l'écrasant sous le coup de la force de la réception. Bon au moins il ne bougeait et donc ne se débattait, pas... C'est déjà ça. Elle le garda en main avant de continuait son escapade tranquillement. Elle tapota sur ses vêtements, ne sachant même pas si ils avaient été tachée par la chute, ou même si elle avait des feuilles ou d'autres choses dans les cheveux. Elle bailla relativement fortement avant de continuer.

Rien ne se passa durant de longues minutes, à moins que ce ne soit des heures qui avaient passées ? Il était vrai que le soleil qui réussissait à ne pas être filtrer par la végétation se faisait beaucoup plus chaud qu'il y a quelques temps. Foutu cécité... Même pas capable de savoir le temps qui avait passé. La brune s'accrocha à un arbre fermement avant de s'y laisser retomber mollement. Elle renifla son trophée, il faudra qu'elle le donne à quelqu'un hors de question de le garder encore longtemps... La miss se permit une petite sieste avant de repartir pour le camp, ou même de poursuivre sa recherche de nourriture.

Lorsqu'elle se réveilla, allongeait dans l'herbe à côté de l'arbre, la tête dans l'herbe elle sut qu'elle avait chuté pendant son sommeil. Elle se redressa doucement et s'essuya la bave qui avait coulé jusqu'à son menton. Tina parut passer de l'état "brouillard, la tête dans l'derch" à "ch'uis où ?!" en quelques secondes, aucune odeur de sang dans les parages, ce n'était donc pas cette nuit là, la fraicheur n'était pas présente non plus, ce qui laissa à la miss l'opportunité de soupire de soulagement. Si on la connaissait, c'était par le fait de savoir qu'elle avait été orpheline petite, qu'elle n'avait jamais rien connu comme l'amour familiale, ou même l'amour tout court, et il semblait qu'elle cherchait à conserver cette facette, fausse autour d'elle. Elle avait déjà suffisamment de remarque du à sa cécité et de sa place dans la hiérarchie des lycans pour ne pas s'en ajouter d'autres, comme la plupart l'était aussi d'une autre manière.

Lorsqu'elle revient au campement, elle déposa son butin dans le coin cuisine avant de s'enfuir et d'aller discuter avec l'Alpha de la meute. Elle passa le reste de son temps à écouter les autres s'entrainer, essayant du mieux qu'elle pouvait de les aider. Et il était plutôt comique de voir une fille haute comme trois pommes reprendre un gaillard qui auraient pu lui broyer le crâne, sans que ce dernier ne semble trop méprisant à son égard. Il fallait dire qu'avant de devenir la Bêta de la meute, elle avait du faire ses preuves. Et petit à petit un lien c'était formés entre les différents membres de la meute comme si il l'acceptait.

Les jours se ressemblaient sans pour autant être identiques. La chasse qu'elle pratiquait seule n'aurait pas pu être suffisante, mais elle se plaisait à pouvoir chasser comme un animal. Elle avait même du écarter un personnage bien trop curieux pour son propre bien.

Elle se surprit même à courir après une biche et de sentir une odeur qui lui était familière, sans savoir trop qui il était. Et l'animal pris en chasse ne lui laissa pas beaucoup de temps pour l'esquive, ne le poussant qu'avec son épaule avant de rouler sur le côté. Elle se redressa alors subitement, se secouant la tête de gauche à droite. La lycan grogna de mécontentement en entendant les sabots de la biche diminuer au fil du temps. Elle frappa du poing avant de se tourner vers la personne, se relevant.

-Je me souviens pas de toi, t'es qui ? Ah mais si. T'es celui qu'était avec les novices. Tristan c'est ça ?

Il était inconcevable de se dire qu'elle se fichait des membres de sa meute, mais il est vrai que les nouveaux on parfois moins de chance pour se faire connaitre par la Bêta. Mais ce n'était pas de leur faute. Elle posa sa main sur sa hanche et posa son index sur son nez.

-Je t'ai reconnu à ton odeur. Je sais pas si tu le sais, mais je vais me présenter, Je suis Tina, la Bêta de la meute. Enchantée si on c'est pas encore rencontré.

"Et tu as laissé filer ma proie..." Mais elle se retint de dire cette phrase, après tout ce n'était pas totalement de sa faute et le biches elle en retrouvera bien à un moment ou a un autre, non ?

Elle sourit avant de s'approcher de lui attendant ses phrases si il y en avait et leva la main vers lui. Chose qui pouvait sembler inhabituelle.

-Dis moi... Est-ce que je peux te voir ?

Question bizarre, mais qui était en fait relativement compréhensible lorsqu'on la connaissait.Ne pouvait donc pas voir, elle avait décidé de voir les gens par le touché, d'où le levé de main. Bien entendu, sa vision s'arrêtait au visage et au cheveux et lui permettait de mettre un visage à sa façon. Mais il fallait l'approbation de la personne qui allait se faire "tripoter" le visage pendant quelques minutes et le fait qu'il comprenne le sous-entendu, bien entendu...
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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Lun 19 Aoû - 2:51

Tristan sursauta quand il fût brusquement tiré de ses pensées, il s’arracha de la contemplation dans laquelle il était plongé et tourna son visage inexpressif vers la personne qui venait de l’interpellé. Il fixa la lycane d’un air neutre, alors qu’à l’intérieur il était abasourdi par ce qu’il entendait, elle le connaissait, et elle l’avait reconnu grâce à son odeur, il se demanda vaguement si il empestait quand il entendit la jeune fille dire ça… Tina, oui il en avait entendu parler, on lui avait dit qu’elle était la bêta, qu’elle était aveugle et plusieurs autres choses positives dont il ne se rappelait plus sur le moment. Il avait déjà dû l’apercevoir au pare avant, mais sans plus, il faut que dire que ces journées étaient chargées. Le fait qu’elle ne soit pas plus haute que trois pommes et qu’elle ait l’air très jeune ne le dérangeait absolument pas, après tout lui-même ne paraissait pas ses 450 ans…En  même temps, il se doutait bien que n’était pas alpha ou bêta d’une meute qui voulait. Il finit par lui répondre avec la plus grande courtoisie.

-« Oui, c’est bien moi, Tristan Sagremor et en effet je m’entrainais avec les novices, avant. Je t’ai déjà aperçue plusieurs fois, mais sans plus, j’ai des journées chargées. Mais on m’a déjà parlé de toi… »

Tristan la regarda fixement, bizarrement, elle lui semblait plus grande dans les maigres souvenir qu’il avait d’elle, mais il n’en dit pas un mot.
Il la vit s’approcher de lui en tendant la main, il recula d’un pas, la faute à de très vieux réflexes qui ont la vie dure… Il se rappela soudainement un des anciens clients qu’il avait dans sa lutherie, un vieillard aveugle, choisissait ses instruments après les avoir caressés et reniflés pendant de longues minutes. Il comprenait qu’elle avait besoin de le toucher pour percevoir un visage… Etant beaucoup plus grand qu’elle, il se mit à genoux pour qu’elle puisse accéder à son visage sans trop de peine, il remarqua alors que Tina était pieds nus, ce qui ne le choqua point, il commençait à s’habituer à voir des gens en petite tenue ou pieds nus, la peur des entailles et la pudeur n’étaient pas très rependus chez les lycans et ce n'était pas très étonnant quand on avait des conaissances sur cette race .


« -Oui, tu peux. »  

Il se laissa faire sans broncher tandis que les petites mains examinaient son visage et ses cheveux, il se demanda vaguement comment avait dû se dérouler l’enfance de Tina, la petite aveugle… Mais à quoi sert de savoir ce genre chose et à quoi sert de ressasser le passé ? Ressasser le passé… Il en était incapable, lui, l’amnésie était son fardeau ou sa bénédiction, cela dépend des points de vues, tout comme a cécité l’était pour Tina. il se redit mentalment qu'il vallai mieux n'avoir aucun souvenir de ce qu'on avait perdu, comme il vallait, sûrement, mieux ne jamais avoir vu, plutôt que perdre la vie. Etre privée d'une chose qu'on a connu ou dont on à souvenance doit être bien plus cruel que d'en être privé depuis sa naissance ou d'en avoir aucun souvenir.

Une bise de vent se leva et vint caresser le visage du lycan, toujours à genoux. Une fine branche ornée d’une feuille alla se poser dans les cheveux de Tina, Tristan l’ôta délicatement de la chevelure sombre de la demoiselle avant de la laisser tomber sur le sol. Lui qui était si arrogant et taquin d'habitude, n'osa pas l'être avec Tina et d'ailleurs i n'en avait nul envie, de peur de la blesser. Si il n'avait pas envie d'être taquin ou arrogant c'est arcequ'il était beaucoup plus amusaant de l'ête avec une hautaine et pour le moment Tina ne l'avait pas étée, et à vrai dire, elle n'avait pas vraiment l'air d'être ce genre de personne.
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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Lun 19 Aoû - 14:35

-« Oui, c’est bien moi, Tristan Sagremor et en effet je m’entrainais avec les novices, avant. Je t’ai déjà aperçue plusieurs fois, mais sans plus, j’ai des journées chargées. Mais on m’a déjà parlé de toi… »

Elle aurait bien aimé lui dire la même chose, mais elle ne pouvait tout simplement pas, ou du moins de cette manière. Elle ne savait rien de lui, préférant découvrir néanmoins les gens autrement que par les "ont dit". Et même avec cela, parfois la rencontre ne se faisait pas et il faut dire que malgré le fait qu'elle est rejoint la meute il y a un moment, elle n'avait pas pu flairer tous le monde. Toutes les odeurs se mélangeaient dans leur camp et difficile de différencier certaines d'entres elles lorsque l'on a pas croiser leur propriétaire.

L'aveugle ne put que pencher la tête lorsqu'elle entendit l'herbe criser en arrière, là où se situait Tristan. Avait-il vraiment reculé ? Avait-il donc peur d'elle ? Non, elle ne pouvait pas faire peur de par son apparence. Qui aurait peur d'une gamine ? Il est vrai qu'elle ne dégageait pas vraiment de bonnes choses, mais pourrait-on en avoir peur ? Peut-être... Ce n'est qu'en le sentant s'abaisser en entendant quelque chose s'appuyer contre le sol qu'elle put comprendre qu'il acceptait.

« -Oui, tu peux. »  

Elle approcha donc sa main dans son visage. Laissant passer ses doigts sur se pommettes, de mémoriser la forme de son nez, de sa bouche et de sa "marque de l'ange". Ses doigts passèrent doucement sur sa peau, lui intimant de fermer les yeux pour passer sur les paupières closes, sur ses sourcils et son front. Une main passait dans ses cheveux pour en apprécier la coiffure et la texture, finissant par passer ses doigts sur la forme de sa mâchoire. Plus l'approfondissement de la "lecture" de son visage se faisait plus elle arrivait à réaliser un portrait de son visage et cela là fit sourire. Au moins il avait compris ce qu'elle voulait dire par voir un visage.

Lorsqu'elle eut fini son examen de son faciès, la miss sentit une brise faisant bouger ses mèches et montrant un peut plus ses yeux blancs, dénués de tout sentiments. La lycan sentit que quelque chose avait été mis puis retiré de ses cheveux. Elle ne bougea cependant pas, laissant le plus grand continuer ce qu'il avait commencé. Elle lui sourit gentiment en le remerciant. Elle se sentait proche de lui, pour une raison qui lui échappait.

-Merci, maintenant je peux te voir, avec certaines différences mais c'est mieux que rien ! Tu peux te relever maintenant, je me doute bien que tu n'est pas de la même taille que moi.

Elle laissa filer un petit rire en attendant. Elle posa également ses mains sur ses hanches, fixant droit devant elle.

-Je suis néanmoins contente que tu tentes d'aider la meute en devenant un combattant et un chasseur. J'ai entendu que tu partais chasser avec les autres. Ca me fait plaisir.

Elle lui tapota le torse, à défaut de trouver l'épaule du premier coup. Elle se retourna avant de faire quelques pas et de se re-retourner. Malheureusement, c'était un endroit qu'elle n'avait jamais pu visiter et une racine vint lui toucher le pied, tombant donc à la renverse en poussant un petit cri. Son corps percuta le sol, sans pour autant se prendre un arbre, à son plus grand soulagement. Elle se gratta l'arrière de la tête en se redressant, un peu étourdie.

-Eh ben... [/color]
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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Lun 19 Aoû - 18:08

Le vent continuait de souffler et faisait tourner des feuilles dans les aires, comme si il les invitait à danser avec lui, au passage il ébouriffa les cheveux des deux lycans. Les feuilles mortes emblaient entamer un ballet de danse tandis que la brise leur donnait le rythme et la souplesse.

Tina eut un bref sourire pendant qu’elle « visionnait » le visage Tristan, il se demanda vaguement ce qui la faisait sourire, mais ne posa pas la question car cela n’avait pas de réelle importance, elle le remercia en lui offrant un nouveau sourire lorsqu’il lui ôta la brindille de ses cheveux.
Le vent avait dégagé les yeux blancs de Tina, Tristan les fixa un moment, on dit que les yeux sont les miroirs de l’âme, il plongea son regard dans la blancheur éclatante des prunelles de la petite aveugle, on n’y discernait aucun sentiment, il jeta alors un regard aux mains de Tina, après tout, elles étaient ses yeux… Celles-ci semblaient avoir été travaillées et malmenées par le temps, pourtant elles étaient restées d’une étonnante douceur, malgré tout ce qu’elles avaient dû toucher ou effleurer au cours de leur longue existence, elles étaient pâles et menues, comme des mains de fée. Tristan s’arracha  la contemplation des mains de Tina et se demanda, si dans ses yeux, à lui, on pouvait voir le gouffre profond et noir, entouré par un mur qui recelait son passé enfoui et perdu. Il secoua un peu la tête de gauche à droite pour chasser ces pensées de son esprit.

Tristan se releva tandis que Tina laissait échapper un petit rire, effectivement, il n’avait pas du tout la même taille qu’elle. Et a vrai dire, la différence se marquait assez fort.

Le lycan fixait la bêta de sa meute en l’écoutant lui dire qu’elle était contente qu’il essaye d’aider la meute, cela n’avait rien d’exceptionnel, il haussa les épaules, geste stupide puisque son interlocutrice ne pouvait le voire, mais après tout une grande partie de la communication passait par la gestuelle et le visuel. De plus Doylana lui avait bien fait comprendre que tout le monde mettait la main à la pâte et qu’il ne devait pas faire exception à la règle s’il voulait s’intégrer correctement au reste de la meute.


-« J’essaye juste de me trouver une place et de m’intégrer le mieux possible… Sans plus. Et je ne chasse pas ecore, enfin, pas vraiment, j'apprend en observant...»

Il se plia un peu quand elle lui tapota le torse, sûrement par erreur, elle venait de le chatouiller en faisant ça. Il la regarda se tourner et se retourner et au moment où elle tomba il s’avança, rapidement pour l’aider à se relever, les feuilles mortes crissaient lorsqu’il marchait dessus, mais elle avait été plus rapide que lui et s’était relevée avant même qu’il ne soit à côté d’elle, l’habitude sûrement.

-« Il n’y a pas de mal ? »

Il la regarda, en même temps, quand on est aveugle, c’est sûr que marcher sans se prendre les pieds dans des racines ou autre ça ne doit pas être des plus évidents et ce n’était sûrement pas très agréable de se faire attaquer de la sorte par des racines sauvages, non, non, non…
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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Lun 19 Aoû - 20:22

-« J’essaye juste de me trouver une place et de m’intégrer le mieux possible… Sans plus. Et je ne chasse pas encore, enfin, pas vraiment, j'apprend en observant...»

Elle entendit l'herbe crisser et se rapprochant alors qu'elle était en train de tomber en arrière, allait-il l'aider ? Surement que oui. Par rapport à d'autre, il n'était certainement pas habitué à la voir tomber comme ça, alors que pour certain, cette fillette ne devait pas avoir besoin d'aide.

-« Il n’y a pas de mal ? »

-Aucun. Pas de bobo ! J'en ai l'habitude et la tête dure.

La lycan regardait néanmoins droit devant elle lorsqu'elle prononça ces mots. Elle sourit une nouvelle fois pour rassurer qu'elle n'avait rien et se releva sans grande peine. Même ses vêtements ne semblaient pas être affectés par sa chute. Elle chassa ensuite de la main de l'air, comme si elle envoyait sa phrase plus loin. Pour elle se genre de chose lui suffisait. Il n'y avait pas besoin d'en faire des tonnes, tant qu'à la fin la personne y soit un minimum pour quelque chose. La jeune fille perdit son semblant de sourire pour être un peu sérieuse.

-Et pour en revenir à tout à l'heure. Pour moi tu es dans la meute, tu fais des efforts pour l'intégrer. Les chasseurs m'ont dit que tu apprenais vite, même si ce n'est que de l'observation. Tes instincts pourront te guider par la suite. Et puis ça viendra avec le temps. Il faut juste ne pas se décourager, les loups ont ça dans le sang.

Un inconnu aurait certainement rit de cette scène, qui a-t-il de valorisant à se faire complimenter d'une fille qui arrive au milieu du torse, voir même un peu plus bas, et qui est aveugle ? Et pourtant c'était ce qui venait de se passer. Mais ce petit discours voulait en quelques mots dire "je suis fière de toi alors me déçois pas". Elle l'était un peu avec tout les nouveaux, les encourageant avec plaisir dans son rôle de Bêta puisqu'ils se dévalorisaient la plupart du temps. Tina montrait à certain moment qu'elle savait féliciter les autres, sans le leur dire directement, se montrant néanmoins plus mature que ce qu'elle voulait bien montrer la plupart du temps. De même qu'elle essayait de faire bien passer la pilule sur le fait d'être lycan, puisque certain ne voyait cela que comme une malédiction. Elle avait du naitre avec. Alors elle avait du s'en accommoder dès le plus jeune âge et pour être totalement franche, c'était pour elle une bénédiction d'être née avec ce genre de chose dans le sang. Ses aptitudes avait vu une forte amélioration. La petite avait pu plus rapidement s'adapter à cette non-vue.

Elle se mit à chercher à l'aide de ses mains quelque chose sur lequel s'appuyer et le trouva en touchant l'écorce d'un arbre et se laissa retomber contre son tronc, les jambes étendues devant elle. Fixant ce qu'elle espérait être Tristan, du moins, dans sa direction.

-Qu'est-ce que tu faisais ici ? Pas pour te réprimander de ne pas t'entrainer hein, juste par pure curiosité. Moi je chassais la biche de tout à l'heure, comme tu as pu le voir.

Elle avait failli rajouté une petite phrase mais c'était retenue, pas la peine de faire comme si elle n'appréciait pas sa cécité, ça lui permettait de ne pas voir certaine choses et c'était parfois tant mieux. Le plus important c'est qu'elle ne pouvait pas se laisser distraire par quelque chose de physique, c'était tout à son avantage, seul l'intérieur de la chose pouvait lui convenir.
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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Lun 19 Aoû - 21:17

Une lueur brillante passa dans les yeux de Tristan, si son visage était inexpressif, comme toujours, intérieurement il souriait, il voulait bien croire qu’elle avait la tête solide, après avoir fait voler plusieurs jeunes lycans sans en blesser aucun il s’était rendu compte qu’il n’était pas si aisé de blesser un lycan.

Tina chassa l’air de sa main pour clore l’incident « attaque de racine sauvage » avant d’annoncer au luthier, sur un ton plus sérieux, que pour elle, il faisait déjà partie intégrante de la meute, qu’on lui avait rapporté qu’il apprenait vite et que surtout il ne fallait pas se décourage. A  cet instant il se rappela ce qu’il avait dit à l’alpha pour rentrer dans la meute, qu’il apprenait vite et arrivait à s’adapter à n’importe quelle situation, c’était tout à fait vrai.

Tristan ne se décourageait pas du tout, il aimait se retrouver avec d’autres personnes de son espèce, apprendre à chasser et à se battre, même si façonner de beaux instruments de musique lui manquait, après tout c’était sa passion, mais il ne désespérait pas de s’y remettre un jour.


-« Je ne me décourage nullement, abandonner ou baisser les bras n’est pas dans mes habitudes. J’ai toujours fini ce que je commençais. »

Elle lui disait qu’il fallait suivre son instinct, s’était aussi un pour ça qu’il était venu vivre parmi ses semblables, loin des humains chétifs et craintifs.

Tristan regarda Tina tâtonner à la recherche de quelque chose sur quoi s’appuyer, elle s’était finalement assise et fixa droit devant elle, en fait, elle fixait le luthier, enfin, une partie de son anatomie située un peu plus bas que son visage, il comprenait qu’elle essayait de « regarder » son interlocuteur, il toussota pour aiguiller les yeux de la jeune fille vers son visage, ne voulant pas lui faire remarquer sa méprise, déjà qu’elle avait la gentillesse de lui parler dans le blanc des yeux. Il venait d’émettre le toussotement quand elle lui posa une nouvelle question à laquelle il s’empressa de répondre.


-« En fait, j’ai été à l’entrainement tôt ce matin, après j’étais sensé aller à la forge pour tailler des arcs et des flèches mais apparemment, on avait rien à me faire faire aujourd’hui, donc du coup j’avais du temps libre, et j’en ai profité pour aller flâner dans les bois. Et je n’ai pas remarqué que tu chassais, j’étais absorbé par mes pensées. –Il se tût un instant avant de reprendre-  Il m’arrive souvent de me perdre dans mes pensées au détriment de ce qui m’entoure »

Tristan posa son regard vers une branche, assez imposante, au sol, il se pencha pour la ramasser et l’examiner, une branche de buis, ce bois très dur donnant des surfaces extrêmement lisses, est l’une des essences les plus employées pour les flûtes, car il permet d'obtenir une sonorité brillante, bien adaptée aux instruments solistes. Il décida de la garder, qui sait peut-être aurait-il le temps de façonner un autre magnifique instrument. Il avait déjà remarqué que cette forêt regorgeait de bois de qualité et la dessus il s’y connaissait !
Il était déjà en train d’imaginer la flûte qu’il allait pouvoir confectionner dans ce buis.

Une bourrasque de vent plus forte que les précédentes le sortit de ses pensées. Est-ce qu’il avait dit qu’il avait souvent tendance à s'égarrer dans ses pensées?

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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Mar 20 Aoû - 10:32

-« Je ne me décourage nullement, abandonner ou baisser les bras n’est pas dans mes habitudes. J’ai toujours fini ce que je commençais. »

-Alors c'est parfait.

Elle redressa son regard en l'entendant tousser. A la base, elle ne voulait que regarder dans sa direction. Tina n'avait pas vraiment voulu essayer de le regarder au visage, puisque pour elle, se n'était pas possible du premier coup.

-« En fait, j’ai été à l’entrainement tôt ce matin, après j’étais sensé aller à la forge pour tailler des arcs et des flèches mais apparemment, on avait rien à me faire faire aujourd’hui, donc du coup j’avais du temps libre, et j’en ai profité pour aller flâner dans les bois. Et je n’ai pas remarqué que tu chassais, j’étais absorbé par mes pensées. –Il se tût un instant avant de reprendre- Il m’arrive souvent de me perdre dans mes pensées au détriment de ce qui m’entoure »

-Il est vrai que je l'ai remarqué d'une façon... Brutale.

Enfin brutale... Il est vrai que cela aurait pu l'être, mais pour des lycans cela se résumait à une grosse bousculade, rien de plus. C'était un des autres avantages à avoir en étant une bête. Du moins pour ce petit accrochage là. N'abusons pas les choses.
Elle entendit les froissement de vêtements de Tristan. La brunette pencha sa tête sur le côté, comme le ferait un animal dans l'incompréhension. Peut-être s'était-il assis, Ou avait tout simplement bougé pour s'étirer.

Elle allait prendre la parole mais une bourrasque de vent plus forte que les précédentes fit irruption entre eux. Elle en profita pour soupirer bruyamment, gonflant ses poumons du mieux qu'elle le pouvait, jusqu'à être coupé par ses bandages qui lui serraient sa poitrine, la cachant et la mettant au même niveau que les autres demoiselles de son âge physique. La lycan finit par souffler tout l'air accumulé.

Son regard ne le quitta pas et elle dégagea les quelques mèches qui lui chatouillaient le nez, la faute d'avoir bouger lors du coup de vent. Elle se gratta l'arrête du nez avant de se redresser. A vrai dire, elle n'aimait pas être inactive, même pour parler. Ce n'était que lorsqu'elle dormait, et encore, et lorsqu'elle réfléchissait dans son coin qu'elle était inactive. La demoiselle s'approcha prudemment, autant éviter de chuter une nouvelle fois et s'arrêta à ce qui lui semblait être la bonne distance.

-Qu'est-ce que tu fais ?

Elle avança sa main et toucha la sienne et quelque chose de plus rugueux. Sa main se déplaça pour voir ce qu'il pouvait bien tenir. L'aveugle l'effleura du bout de ses doigts avec délicatesse. Un morceau de bois ? Pourquoi donc ? Voulait-il l'utiliser à de mauvaises fins ? Non, quand même pas.

-Une branche d'arbre ? Qu'est-ce que tu vas en faire ?... Ah mais attends, t'es pas le musicien qui nous fait des prestations ?

Si elle avait pu voir, elle lui aurait surement demandé de lui montrer comment il faisait, mais sa cécité lui avait privé de ce genre de demande là et elle avait du se contenter d'entendre les bruits lors de la fabrication et de pouvoir y toucher à la fin, lorsque l'oeuvre était finie. Mais elle s'en contentait...

-Dis, tu me montreras ce que tu lui auras fait ?
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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Mar 20 Aoû - 15:43

Evidemment qu’elle avait remarqué que Tristan avait tendance à se perdre dans ses rêveries. Qu’on soit aveugle, sourd ou muet, ce côté pensif de la personnalité du luthier sautait au visage et parfois à des moments incongrus.

Le luthier détourna la tête de sa branche de buis quand Tina s’approcha de lui pour lui demander ce qu’il faisait, elle finit par toucher l’écorce de bois avant de lui demander ce qu’il comptait en faire et de lui demander si c’était bien lui jouait pour la meute de temps en temps. Avant que Tristan n’aie eut le temps de répondre elle lui demanda à ce qu’il lui montre ce qu’il allait en faire. Il sourit avant de lui répondre.


-« Oui, c’est moi, de base, je suis luthier… Et oui je te montrerais quand j’aurais fini. »

Tristan réfléchi à un moyen pour remplacer le tour à bois dont il avait besoin pour effectuer la perce de la future flûte, s’il arrivait à maintenir l’instrument fixement et avec stabilité, il lui suffirait de le percer avec une perce. Des perches comme il en avait besoin, il en avait vu chez le forgeron, lui restait à trouver un moyen de garder le bois droit et totalement immobile pendant qu’il creuserait la perce centrale… Son regard se repose sur Tina…

-« En fait, tu pourrais même m’aider ! Enfin, si tu es d’accord.»

Voilà, il venait de trouver, il ne douta pas que Tina arriverais à tenir le bois fixe pendant qu’il le creuserait… Il regarda le buis, le bois était déjà suffisamment sec pour le travailler, ce qui lui évitait l’étape du séchage ce qui prenait du temps… Une fois que la perce sera faite il lui faudrait encore sculpter le sifflet, l’espèce de bec, qui servirait d’embouchure, ensuite à l’aide d’un tison rougit il devra percer les trous, après avoir défini la tonalité de la flûte et puis après ça il devra la tester et faire les dernières modifications si besoin il y avait, avant de la poncer et de la huiler un peu pour protéger le bois. Bref, rien de bien compliqué, mis à part la perce centrale, mais après un peu plus de quatre siècles à faire ce métier et à travaille le bois ça serait un jeu d’enfant.
En perspective, une jolie petite flûte à six trous se présentait, un pipeau. Certes elle serait moins belle que celles qu’il avait l’habitude de faire dans sa lutherie car il n’avait pas amené tous ces outils avec lui, mais quand on avait de la volonté, rien n’était impossible. De plus elle serait peut-être moins belle mais elle aura un bon son, il en était sur et ne doutait nullement de ses talents de luthier.
Après tout, ce métier lui chevillait au corps de puis sa petite jeunesse, même si il ne s’en souvenait pas à cause de son amnésie.

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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Sam 31 Aoû - 18:55

-« Oui, c’est moi, de base, je suis luthier… Et oui je te montrerais quand j’aurais fini. »

La louve sourit avant de relever une de ses mains.

-Ouais, tu me le montreras...

Tina bougea doucement sa main pour montrer son nouvel "oeil" en continuant de sourire. Elle ne bougea pas d'un poil, se contentant d'écouter les bruits que la forêt pouvait lui donner. Attendant sans doute patiemment qu'il parle, puisque visiblement ce n'était pas ce qu'allait faire la demoiselle. Elle, si elle avait eu la chance de voir, aurait sans doute fait quelque chose comme ça. Un travail de la rue... Peut-être n'aurait-elle jamais pu rencontrer la meute si ça avait été le cas... Elle en eut des sueurs froides. Non elle ne pouvait pas..

-« En fait, tu pourrais même m’aider ! Enfin, si tu es d’accord.»

La "jeune" fille cessa de pensées à de sombres choses et redressa le regard , ou du moins son visage, soudainement plus éclairé comme pour dire "c'est vrai ?!". Elle allait pouvoir aider à une création, sans doute pas grand chose, 'est vrai, mais au moins elle pourrait aider à quelque chose de manuel sans avoir à se faire gentiment écartée pour éviter de se blesser. Ses parents auraient été fiers ! Elle en était sure ! Mais pourtant, ils n'étaient pas là, et devaient vivre beaucoup mieux sans elle, maintenant débarrassé d'un poids mort. Elle soupira donc. Ils avaient été tellement gentil avec leur fille... Et l'aveugle leur avait tourné le dos, pensant que cela les aiderait à avancer et peut-être avoir une nouvelle descendance, parfaitement normale et sans handicap, qu'ils pourraient faire travailler pour aider du mieux qu'il pouvait, sans avoir peur que l'enfant ne se blesse...

-Oui ! Bien sur ! Qu'est-ce que j'aurais à faire ?

Elle joignit ses mains dans son dos. Bien entendu elle ne s'attendait pas à quelque chose de bien grand comme aide, mais si elle le pouvait, pourquoi pas...

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MessageSujet: Re: « Une journée, une vie. » Koan zen   Mar 1 Oct - 20:49

Tristan regarda la beta de sa meute en souriant, ravis par un tel enthousiasme. Il enleva l’écorce du buis, sans grande difficulté, et observa un court instant l’aspect du bois. Il n'avait pas l'habitue qu'on ui propose de l'aide, surtout en ce qui concernait la lutherie, pourtant il ne lui parût pas étrange q'elle le fasse. Peut être qu'au cours de sa "nouvelle" vie il lui semblait plus simple et agréable de tisser des liens avec d'autres personnes, de leur proposer son aide ou encore d'accepter la leur. Il posa le regard sur Tina avant de lui répondre…

-« Il faudrait que tu m’aide à maintenir le bois fixement, pendant que je creuse la perce centrale. Rien de bien compliqué, mais il faut que le bois reste immobile, sinon la perce sera mal accomplie. Il faudra se rendre à la forge pour cela, certains outils dont j’ai besoin s’y trouvent. »

Le luthier n’avait pas vraiment l’habitude que l’on semble s’intéresser à la confection de ses instruments, mis à part ces anciens clients, la plupart des gens semblaient trouver ce travail sans intérêt, voir inutile…   Triste période que celle où les hommes, et les autres espèces, trouve la guerre, la chasse et la bagarre plus importante que l’art musical… Mais bon, en des temps sombres comme ceux-ci, on peut quand même comprendre ce genre de pensée… L’intérêt que portait l'alpha à la lutherie fit sourire Tristan.

L’engouement de Tina lui allait droit au cœur, il espérait qu’elle ne serait pas déçue de ce qu’elle devrait faire.  Même si la perce semblait, de prime abord, une étape simpliste et sans grande difficulté, son exécution se devait d’être parfaite, sinon l’instrument serait raté, et il n’était pas si simple que ça de percer le bois de part en part, surtout quand on n’avait pas le matériel nécessaire à disposition. Mais qu’à cela ne tienne, cette technique fonctionnerait aussi bien qu’un tour à bois, Tristan en était persuadé, comme quoi ; l’ingéniosité pouvait se révéler être le plus formidable des outils.

Il se dirigea directement vers la forge, impatient se mettre à l’ouvrage, oui, il aime ça travailler le bois, après quelques pats il tourna la tête pour s’assurer que Tina suivait, sans elle pas de flûte… Encore une fois il repassait toutes les étapes, nécessaires à la fabrication de l’instrument, dans sa tête. Il arrivait presque à voir l’image du futur instrument et si i se concentrait il pouvait même déjà en entendre la douce mélodie.

il se réjouissait de pouvoir travailler le bois et façonner l'instrument, depuis qu'il était arrivé au campement il ne travaillait le bois que pour faire des bois et des flèches, et l'art de la lutherie lui manquait, avant ses mains lui semblaient inutiles si elles n'étaient pas en train de réaliser un instrument de musique, mais il avait rapidement compris qu'au sein de la meute on avait des choses autrement plus urgentes à aire et il avait été ravi de pouvoir aidé. Pourtant son métier et sa lutherie lui manquaient encore...

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