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 Quand la chasse prend une autre tournure

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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mer 31 Juil - 18:14

Il m'avait entendu, j'avais bien envie de me dire "bien joué" à voix haute mais je m'en abstint. Retournant vers le feu que j'avais fait dans la précipitation pour réchauffer la viande je passais mes mains sur mon corps pour enlever les gouttes qui ruisselaient encore. Être mouillée oui, avoir des gouttes qui coulent sur soit quand le reste du corps est presque sec, non. Assise en tailleur, je pris une part suffisante pour tenir jusqu'au soir que je mis à chauffer. Je tournais mon regard vers le village, il semblait particulièrement isolé et l'idée que des bandits puissent l'attaquer de temps à autres ne me paraissait pas impossible du tout. Le scénario me paraissait idéal: le village ne doit pas être très riche, les bandits pas très compétents armes à la main, la petite prime me permettrait de rester à Racium quelques semaines pour trouver un travail qui paie convenablement. Le seul point noir venait de la situation du village: il n'y avait pas de forêt environnantes, et à moins d'une grotte cachée non loin les bandits auraient leur repaire plus loin, ce qui m'obligerait à continuer seule. Mais ce n'était pas un problème, juste un point noir.


"S'il y a des bandits à la tête mise à prix au village, les massacrer t'intéresserait?"


Je récupérais la viande chauffée et mordais dedans. La question que j'avais posé n'évoquait pas le risque de perdre une journée de voyage, mais il était mercenaire et il devait savoir qu'une traque ne se termine pas forcément en une demi-soirée. Les meilleures traques étant à mon goût celle qui duraient entre 3 et 7 jours quand la proie se sait chassée. C'est comme jouer aux échecs mais en étant au coeur de l'action, on assaille le roi adverse jusqu'à le coincer, puis on le tue. Une traque plus courte signifie généralement l'incompétence de la proie, une plus longue signifie sa propre incompétence ou la dangerosité de la chasse. Le premier cas ne pose pas de problème, le second est jouissif mais peut être lassant si le statut-quo dure trop.


"Ca pourrait servir d'échauffement à notre petit entraînement, et c'est toujours amusant de les voir paniquer lorsqu'il découvre leur faiblesse."


Faire paniquer l'adversaire, lui inspirer la crainte, une folie sanguinaire, ces idées revenaient souvent dans mon esprit. Mon maquillage et mes vêtements avaient été choisi dans ce but. Déstabiliser l'adversaire mentalement pour le déstabiliser dans ses mouvements, puis l'achever. Une suite logique simple que je ne suivais pas tout à fait, j'avais tendance à les massacrer plutôt que les achever. Cela leur laissait le temps de regretter leurs méfaits, parfois j'en laissais en vie, pour laisser courir des rumeurs sur ma violence. Ma renommée était encore faible mais je savais que cela porterait ses fruits d'ici quelques années.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mer 31 Juil - 21:02

La jeune femme était revenu avec dynamisme sans prendre en compte ma remarque, comme animé par une énergie nouvelle. Prenant sa viande elle n'avait pas tardé à évoquer de l'action, elle semblait adorer ça. Au point de s'amuser de la frayeur de ses ennemis, c'était malsain tout ça, malsain mais vrai. Pendant des années j'avais parcouru les plaines, les montagnes et les forêts à la recherches de cibles et beaucoup de fois je m'étais retrouvé face à face à ceux-ci, galvanisé par l'effet de groupe, ils se sentaient imbattable. Mais n'est pas mercenaire qui veut, généralement le bandit ne fait pas le poids, et dans mon cas le fossé était souvent large. Il était au début plaisant de voir la frayeur s'installer avec force dans le regard d'un adversaire quand d'un coup de dague son épée souvent de basse fabrique se retrouvait au sol, en deux moitiés. Mais au fur et à mesure cette joie devient aussi banale que la traque, la chasse était toujours un plaisir pour moi mais quand c'était pour de l'argent ça n'avait pas de substance, je préférais une proie mangeable, déplaçable, de qualité, l'humain n'est pas un bon gibier.

_Cette peur que tu inspire à ton ennemi est jouissive mais j'en suis las ... Malgré tout j'accepte cette proposition, voilà bien longtemps que je n'ai pas chassé de tête et cela va faire quelques jours que je n'ai pas entretenu mes dagues sur le fer d'une armure et la chair d'un inconscient.

Sur ces mots je ramassais mes affaires et parti à la rivière laver ce qui avait transporter la viande.

_Je te laisse finir, à mon tour d'aller voir mon reflet. On repartira juste après en direction du village, donc.


La rivière était fraîche et lavait sans difficulté le sang et la cendre du sanglier. Je pus me rafraîchir et remplir ma gourde d'une eau riche. En revenant, je m'aperçu que comme je l'avais dit, les derniers jours avaient été calme, vraiment. Ces dernières années les plaines étaient moins animés, je ne m'y aventurais plus trop, préférant des coins plus malsain ou l'argent est facile à trouver et le challenge permanent, mais tranquille à ce point, c'était un problème. Je ne serais pas surpris de voir arrivé par derrière une grosse pierre un groupe de bandits aimant faire la loi, surtout qu'accompagné d'une femme, j'étais sans doute moins menaçant à la vu. Qu'est ce que je ferais si ils s'en servaient pour me faire lâcher mon arme ... La réponse n'avait même pas besoin de traverser mon esprit, une joie sadique me fit faiblement sourire.

Sortant de ma bulle je regardais la femme.

_Bon ?

C'était un mot prononcé avec une touche d'impatience, signifiant beaucoup de chose et rendant souvent les choses plus simples et rapide.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 6 Aoû - 14:16

Ce qui ne devait être qu'un bête voyage sans saveur allait se transformer en chasse à l'homme, c'était bien plus intéressant que de chasser un sanglier ou des lapins. Je n'avais qu'une hâte maintenant: arriver à ce village et me mettre en chasse. Mon esprit essayait tant bien que mal de tempérer mes ardeurs, après tout rien ne garantissait la présence de bandits. J'ignorais cette voix décourageante qui m'embêtait et laissais s'éloigner mon compagnon qui allait au ruisseau. Je finissais ma viande et me relevais, mon sac sur l'épaule, l'épée à la taille, il n'y avait plus qu'à courir. Lorsque le lycan revint il me gratifia d'un "Bon?" teinté d'impatience, mon visage afficha quasi-instantanément de l'indignation, JE suis celle qui veut tuer des bandits, c'est moi qui suis impatiente en cet instant. J'utilisa toute ma concentration pour ne pas le lui signifier verbalement.

Je regardais une dernière fois au tour de moi et me mettait en route, quelques minutes me furent nécessaire pour retrouver le rythme que l'on avait avant la pause, le temps de réguler ma course et de réduire au maximum les variations de rythme. Mon regard se posa un instant sur le "vieux" lycan qui m'accompagnait, l'aisance avec laquelle il se déplaçait à cette vitesse me vexait quelques peu, notre rythme était très bon, encore plus si l'on considérait qu'il fallait le maintenir toute la journée, mais cela se sentait qu'il n'y allait pas à fond, qu'il pouvait faire encore plus. Devoir fournir plus d'efforts pour arriver au même résultat que les autres n'avaient rien de nouveau pour moi qui ait grandit avec les Valkyries, mais jamais la différence n'avait semblé aussi importante qu'en ce moment. Je laissais filer les minutes, observant silencieusement cet animal sauvage coincé dans ce corps, essayant d'évaluer ses capacités réelles.


"Tu peux courir beaucoup plus vite?"


La vision de la veille me revenait en tête, lorsqu'il s'était jeté sur le sanglier à une vitesse qui ne m'avait pas permis de réagir, en y repensant, c'était franchement effrayant et il aurait sans doute pu me tuer sans véritable occasion de me défendre. Je visualisais bien la scène: après avoir tué le sanglier il se serait jeté sur moi, surprise par sa vitesse j'aurais bondi en arrière pour gagner du temps et avoir le temps d'organiser ma défense, je réussissais à dévier le premier coup de dague, le second me touchait à la hanche. Je donnais un puissant coup de haut en bas qui lui permettait de se décaler, passer dans mon dos et me trancher la gorge. Quelle connerie de ne pas avoir frappé horizontalement... Il aurait été obligé de reculer et j'aurais pu envisager le harceler de coup, profitant de l'allonge de mon arme pour l'empêcher d'approcher. À tester ce soir lorsque nous nous entraînerons.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 12 Aoû - 19:18

La course reprenait tranquillement. A mes côté la femme prenait tranquillement le rythme adapté, je sentais ses muscles se huiler au grès des mouvements et son souffle prendre cette cadence entraînante et musicale qu'impose un effort d'endurance. Elle était athlétique, son corps le disait.

Elle m'avait posé une question, étrange question d'ailleurs. Je ne savais pas comment la prendre d'ailleurs, était-ce un défis, je ne pensais pas, une réaction envieuse, possible, mais ça ne se ressentait ni dans sa voix, ni dans son attitude, quoi alors... de la curiosité ? je ne pensais pas, mon instinct me disait autre chose. Sortant de cette réflexion, je jugeais la situation et compris que je n'avais rien a perdre à lui révéler ceci.

_En effet, bien plus vite. Pour te faire une idée, je viens du village rebelle, je l'ai quitté voilà deux jours maintenant, et j'ai couru jusqu'à te rencontrer. Mais cette question est étrange, tu dois te douter de mes capacités depuis notre rencontre face au sanglier.

J'avais dis ça sans émettre d’interrogation, affirmant juste l'étrangeté de la situation.

Nous fûmes au villages quelques minutes plus tard, sans se poser de question l'un comme l'autre, nous nous étions séparer pour aller aux deux points principaux où les têtes étaient affiché, la place central et le poste de garde local. J'étais aller voir les gardes, mon apparence n'était pas au première abord un problème mais être entouré de monde pouvait s’avérer risqué ... pour le monde bien évidement.

_Bonjour, monsieur le garde. Je suis mercenaire, auriez vous un gros gibier à me proposer, le genre de gaillard qui pourrait m'amuser un peu si vous voyez ce que je veux dire.

Il me connaissait celui_là, c'était a lui que j'avais eu affaire quelques mois plus tôt pour une affaire somme toute simple, seulement il m'avait demander des preuves, et j'imagine qu'une brochette de 28 têtes avait refroidi l'envie de ce jeune homme de faire le beau devant moi.

_B... Bien sûr, je regarde attendez moi deux secondes.

Des secondes bien longues .. Il était sorti de l’accueil pour aller dans une petite pièce, un ensemble de bruit se faisait entendre, et pas uniquement de papier...
Il revint après 5 minutes, en main un gant ... sans doute, une espèce bizarre de gant alors, en cuir et en fer, luisant de saleté provenant de la forêt. Un étrange objet.

_Voilà, ceci est la seule pièce qui reste de la destruction intégral d'un village voisin, à une heure de route au Sud, ça appartenait au groupe de malfrat, d'après le rescapé qui m'a apporter ceci, c'est une partie de l'armure du chef, tombé au sol par la trahison du second, le reste du corps de cet ancien chef a été brûlé. Je pense que vous serez capable de découvrir le reste du groupe et cette fois-ci pas besoin de preuve, je vous en supplie.

_Je prend le gant ... Je reviendrais une fois les choses au clair.

Je reparti en direction du bord de la ville, là où nous nous étions séparé. J'attendais de voir si elle avait trouvé plus louche ou plus compliqué, ça commençait à m'amuser.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 12 Aoû - 20:36

Je l'envisageais rapide, mais j'avais nettement sous-estimé soit sa vitesse, soit son endurance. J'exagérais, je n'étais pas si loin que cela dans mon estimation, mais de ce que j'avais pu relever depuis la veille, il était capable d'augmenter d'environ 50% la vitesse sans faire de pause et en ne dormant que 6h par nuit.  C'était une supposition, peut-être courait-il plus vite mais en faisant des pauses, ou en dormant plus longtemps, ou au contraire peut-être dormait-il moins mais courrait à un rythme plus léger. Je gardais le silence jusqu'au village où nous nous séparions.

Sur la place centrale je regardais les quelques avis de recherche, la majorité des "bandits" avait plus le profil d'un paysan armé que de brigand mais bon. Rien d'intéressant n'était affiché, peut-être avait-il gardé les vrais morceaux au poste de garde pour ne pas affoler les habitants? Le fait est que j'étais venu jusqu'ici pour rien et cela m'agaçais. Demander à un passant ne servirait probablement à rien. Je retournais à l'entrée et m'assis dans un coin, attendant son retour, j'étais partagé entre la frustration et la déception, mais je n'étais plus très sûre qu'il y ait une différence entre les deux. J'ai couru toute la journée avec l'idée de pouvoir massacrer des brigands, au final je n'avais rien.

Je sortis une pierre à aiguiser de mon sac et m'occupais de mon épée,  attirant les regards malgré moi, des regards mêlant crainte et curiosité, sans doute à cause de mon apparence sauvage, et des regards hautains à mon grand étonnement, comme si être libre et pouvoir choisir ce que l'on voulait faire chaque jour était une honte. Je prenais plus cela comme de la jalousie, après tout j'avais vécu en société, ce n'est pas comme si je n'avais jamais connu les "avantages" qui y étaient liés. Lorsque je relevais la tête le lycan était visible à une vingtaine de mètres, je patientais qu'il soit un peu plus proche pour lui demander:


"Alors? Quelque chose? À part des paysans déguisés en bandit il n'y avait rien de mon côté, ah si, il y avait aussi parfois des paysans qui n'étaient pas déguisés, ils avaient juste des armes en mauvais état."


Une partie de ma frustration avait été libéré lors de cette brève intervention, frappé dans une porte en bois ou sur un idiot au regard hautain m'aurais sans doute permis de me libérer du reste mais je m'en contentais pour le moment. Je replaça la pierre à aiguiser dans mon sac et me relevais, espérant de meilleures nouvelles que celles m'annonçait qu'un dangereux paysan armé 'une faux et dont la plus grande expérience de combat qu'il avait était de faucher du blé, égorger des poules et massacrer des lapins, avec de tels antécédants, il est clair qu'un demi-régiment aurait été le minimum pour envisager se débarasser de cet individu sanguinaire.


Dernière édition par Tyris Flare le Mar 13 Aoû - 1:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 12 Aoû - 20:36

Le membre 'Tyris Flare' a effectué l'action suivante : L\'imprévu

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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 12 Aoû - 22:20

Je m'approchais de Tyris alors qu'elle attendait, une mou très perceptible sur le visage. Ses paroles me firent comprendre que rien n'était exploitable de son côté, dommage. Pour lui enlever sa frustration, je lâcha nonchalamment à ses pieds le gant.

_Voilà la première pièce de notre chasse à cours, c'est un gant qui appartient à l'ancien chef d'un groupe qu'on doit abattre. Ils ont dévasté un village à une heure d'ici au sud, le chef s'est fait doublé par son second mais ils doivent payer. Si on se dépêche un peu, d'ici une vingtaine de minutes nous serons sur place, on avisera la-bas.

Je n'avais pas laisser de choix, sachant pertinemment qu'elle accepterait, étant à l'origine de cette chasse. Je reprenais donc le gant, il servirait, mon odorat pourrait nous aider, bien que je souhaitais d'abord voir comment la dame se débrouillerait pour retrouver les traces. Sans regarder derrière moi j'entrepris de quitter le village au pas, plein sud. Avant de reprendre un peu plus rapidement que pendant la matinée, j'avais hâte, et il fallait également trouver un maximum de traces fraîches.

Nous étions parti depuis quelques minutes seulement que déjà je pouvais sentir le charbon de bois tout juste fait, le feu avait était d'ampleur, et ne devait pas être encore éteint, les choses s'étaient passé très rapidement, nous étions arriver au bon moment pour rendre l'affaire rapide. D'un autre côté ces odeurs gênerais mon odorat dans un cercle de 10 minutes de marche autour de la ville, il nous faudrait trouver des traces pour déterminer leurs directions par un autre moyen.

Passé quinzes minutes, le village, ou ce qu'il en restait, était visible. Un amas de cendre et de feu. La plus part des habitations, en bois, avaient ou étaient en train de brûler. Le centre était déjà ravagé mais la périphérie avait des zones épargnés, les festivités avaient commencer ici. Souriant avec un peu de cynisme et beaucoup d'humeur quant à un tel ravage qui montrait sinon la force au moins l’audace de l'ennemi, je ralenti, m'arrêta et demanda a ma compagnonne.

_Alors ? Que penses tu d'un spectacle pareil ?
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 13 Aoû - 1:47

L'illumination de mon visage se passait de mot et ce n'était pas sa "proposition" qui allait retirer le bonheur de cette nouvelle. La fatigue de la journée s'était totalement envolée durant ces vingt minutes de course, je suivais le lycan sans difficulté et le dépasser me paraissait même possible à ce moment. Lorsque je vis le village, le bonheur fut remplacé par un sourire teinté de sadisme, j'étais maintenant la dominatrice qui allait punir quelques sous-merdes.

"Et bien c'est une bonne chose, ça va me donner l'occasion de leur faire comprendre que la justice peut être très cruelle et injuste, surtout si je suis la justice."

Jouer un rôle n'était pas dans mes habitudes et cela se voyait, l'expression de mon visage laissait plus à penser que j'étais celle qui avait mit le feu au village que celle qui allait le venger, heureusement je n'étais pas devant une foule à convaincre. J'entrais dans le village et me dirigea immédiatement vers la place, les rues étaient suffisamment larges pour ne pas avoir à faire trop attention au feu. Au centre la terre donnait l'impression d'avoir été piétinnée par une horde de sangliers, du moins si les traces de pas n'étaient pas celles de pieds humains. Le cadavre de ce qui était probablement l'ancien chef brûlait au pied d'une maison, sa tête était embrochée sur un pique tout à côté, je l'observais un court instant avant de m'attarder sur les pas qui avaient été effectué près de lui. Probablement les derniers avant de quitter le village, je les suivais jusqu'à ce qu'ils sortent du village.


"Ils sont partit par là."


J'avais crié, ne vérifiant pas s'il m'avait suivi ou non, mes pieds suivaient leur pas qui se dirigeait vers l'ouest, la profondeur des pas laissaient penser qu'ils s'étaient lourdement chargés, sans doute leur camp était-il proche. Sans doute dans un bosquet ou dans une crevasse. J'aurais préféré combattre dans le village pour profiter des larges rues et des bâtisses pour avoir un appui stable mais bon... Les arbres et les parois de la crevasse conviendraient aussi. La piste s'éclaircissait avec le temps et il ne restait que les pas des brigands ce qui permettaient d'augmenter le rythme.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 13 Aoû - 5:30

J'avais devant moi une petite fille dans son bac à sable favori, c'était bizarre. Je ne pouvais que comprendre ce qu'elle ressentait car j'avais moi même était heureux de suivre la trace de moins que rien tueur et violeurs, mais jamais je ne l'aurais exalter autant. Et voir ainsi la femme ne rien cacher, faire preuve d'une énergie forte et teinté d'ingénuité me gênait ... disons plutot qu'a ça place j'aurais eu honte. Mais je ne laissait rien paraître, suivant l'enquêteuses sur une enquête bien roulé, sans piège, pour le moment.

Elle indiqua un chemin, ses réflexions l'avait mené sur des traces de pas partant du cadavre du chef, définissable par l'armure qu'il portait encore, bien que les chaussures manquaient. Je jugeais ses traces valables, mais je voulais m'en assurer, ce n'est pas au loup qu'on apprend a chasser. Je repris donc au centre du village, laissant mon acolyte partir en direction de sa trouvaille.

Sur place je cherchais encore, renifla un coup. Rien a faire, ici mon nez ne serait pas utile. J'observais, donc, vers l'ouest partait les pas profonds qu'avait suivi Tyris, une foule de pas étaient également visible, une foule en fuite. Rien d'autre. Aucunes autres trace, c'était troublant, la foule avait été aiguillé, mais par le feu ou par quelqu'un ?

Avant de suivre les traces, je fis le tour du village. Cela pris quelques minutes, mais mes craintes furent vérifié. Beaucoup de cadavre était visible, dans les maisons principalement, aucun rescapé n'était secourable. Cependant il manquait des corps, beaucoup de corps, et malgré un incendie, il y aurait des traces. Des gens avaient été amené par les bandits, ce qui expliquerait la profondeur des pas et la foule aiguillé pour ceux qui pouvaient marcher.

Je pris cette fois la direction des empreintes, suivant la foule et non les pas profond. Arrivé à deux cents mètres du village les deux groupes se séparaient. C'était mauvais, quelqu'un avait visiblement choisi de prendre la foule et l'amener quelque part, le fait que les empreintes restent dense à ce niveau en était la preuve. Et Tyris courrait presque sur les traces du possible leur...

Il était temps de répondre clairement à sa question avant d'arriver en ville, d'une impulsion je couru la rejoindre, en quelques secondes d'un sprint agréable, j'étais sur elle, du moins, je venais de sauter par dessus celle-ci.

_Pas de précipitation. Depuis combien de temps tu es dans le métier toi. *léger sourire montrant le ton léger de mes paroles*. Discutons si tu veux bien des indices que nous avons avant de retrouver les bandits, il semble qu'il y ait un certain nombre de vies innocentes en jeu dans cette affaire. Raconte moi ce que tu as pu déduire et je donnerais ma version.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 13 Aoû - 12:59

Sérieusement était-ce vraiment nécessaire de comparer nos déductions? Ce n'était qu'une perte de temps car il savait très bien où j'allais. Il avait intérêt à avoir une alternative à ma piste, même si mon égo devait en prendre un coup. Je réorganisais mes pensées pour pouvoir les formuler de manière intelligible, cela s'avéra étonnament difficile étant donné que mon corps ne pensait déjà plus qu'au combat.

"Le groupe s'est séparé parce qu'il y a moins de traces qu'à l'aller mais la majorité est partie par là, soit parce qu'ils ont fait des prisonniers qu'ils emmènent travailler ailleurs, soit parce qu'il y avait deux têtes à l'origine du complot, et dans ce cas il reste possible qu'il y ait des prisonniers. De toute façon en tuant la majorité des brigands le reste ne sera qu'une formalité, on pourrait même envisager de leur faire peur. En leur lançant les têtes de leurs acolytes par exemple, pendant qu'ils mangent, j'imagine bien leur têtes apeurées."

Je reprenais mon sérieux presque péniblement et continuais:

"De toute façon s'il n'y avait pas de prisonniers tu ne m'aurais pas arrêté, si? Et puis on a rien pour négocier avec eux de toute façon donc bon... À moins que tu ne veuilles jouer à l'ombre? Autre chose à signaler?"

Cela ressemblait plus à un monologue qu'à un dialogue, je supposais ses réponses et ne lui laissait pas le temps de répondre, je ne pourrais même pas dire si j'espérais sérieusement gagner du temps comme ça mais qui ne tente rien n'a rien. Et puis en plus j'avais maintenant une super idée pour faire peur à leur chef: la pluie de têtes de subalternes. Ca ressemble presque à un plat gastronomique, si on le prononçait avec un accent de noble évidemment..
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 13 Aoû - 14:15

Les idées de la demoiselle étaient très gratiné, elle avait cerné le problème mais pris parti qu'elle était plus forte. C'était peut être vrai, mais entre être suffisamment fort pour tuer un groupe et suffisamment fort pour le faire et protéger des dizaines de gens, il y a un fossé.

_Un grand nombre de civil dont la vie coûte cher a été amené quelque part, par deux personnes du groupe des brigands à en croire les traces. Nous ne connaissons pas leurs méthodes, nous ne savons pas si ils peuvent communiquer de loin, si ils vont se retrouver, ce qu'ils comptent faire des otages. J'admire ton imagination en terme de massacre mais aujourd'hui, j'aimerais la jouer fine. Une fois la population secouru, on pourra passer au véritable plaisir de la chasse.

J'avais tenté de lui faire comprendre que des vies avaient une valeur marchande non dédaignable. En attendant sa réponse je reniflais, d'ici j'avais encore des problèmes pour discerner quoi que ce soit d'autre que des cendres mais des odeurs étaient perceptible, beaucoup, ressemblantes à celle du gant, et pas loin surtout, du côté de Tyris et du miens, deux groupes, proches.

_Mon odorat discerne quelques choses, ils ne sont pas loins, deux groupes dans les directions des pas, soit ils viennent juste de partir, soit ils sont assez sot pour établir un camp si proche. Je te propose ceci : tu pars du côté des bandits, si tu ne discerne aucun moyen de communiquer, fait en ce que tu veux, nous n'avons pas besoin de ramener de preuve *léger sourire presque machiavélique* sinon tu reviens ici me voir. Si tu n'es pas revenu après dix minutes je me lance à la poursuite des otages à ma manière.

A vrai dire j'aimais autant rentrer dans le tas et admirer l'impuissance que me la jouer discret et admirer la peur de l'inconnu se personnifier et avoir l'apparence pour tout un groupe d'un poignard dans une poitrine, jusqu'à ce que je me dévoile au dernier debout.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 13 Aoû - 15:50

La vie des civils coutaient chers, pour les brigands ! Pour eux un civil tué, c'était de la main d'oeuvre en moins, un esclave en moins, pour nous cela ne changeait rien. La vie des brigands suivait le tracé inverse: vivant ils ne valaient rien, mort ils avaient de la vleur. L'équation était simple et il était peu probable que ce groupe soit près à sacrifier tous les prisonniers, un ou deux peut-être, le temps de voir que c'est inutile pour me faire fléchir.

"On rediscutera ce soir sur l'intérêt de faire attention à sauver les innocents. Je vais voir quels sont ces moyens de communication que tu crains tant. De toute façon ce ne sera sans doute rien de plus qu'un tambour, cor ou cloche récupérée."

Sur ces mots je partais sur la trace des bandits, la plaine dégagée laissait place à un paysage vaguement boisé qui offrait une faible protection. Au sol il n'y avait aucune trace de piège. Je continuais d'avancer, les traces me menèrent jusqu'à une sorte de fort primitif construit à la hâte dans un bosquet peu dense, un peu à l'image du reste de la zone.. De ma position je ne voyais pas s'il y  avait des gardes, je faisais le tour en me cachant là où c'était possible, cherchant un éventuel moyen de communication. Mon jugement sur le camp se conforta, lorsque le vent souffla d'une brise légère j'entendis des cloches au-dessus de moi. En levant la tête je pu admirer des dizaines de cloches, reliées par une corde qu'ils avaient probablement à tirer pour donner l'alerte. Je grimpais à l'arbre et y coupais la corde. Chaque extrémité se vit attacher à une branche différente. Ne sachant à quelle distance se trouvait l'autre groupe, je me rapprochais doucement du camp pour essayer de couper la corde au plus près. Celui qui devait donner l'alerte ne semblait pas vraiment....alerte, peut-être dormait-il, en tout cas il ne faisait absolument pas attention à ce qui se passait au-dehors de leur camp, peut-être le butin était-il partagé? La pallissade ne mesurait que 2 mètres de haut et je décidais d'aller vérifier la disposition intérieure.

Des tentes disposées irrégulièrement, un abri qui ressemblait plus à une grosse tente qu'autre chose, sûrement utilisé pour manger et discuter des prochains raids, deux plateformes surélevées qui faisaient presque le tour complet pour les gardes. Mais visiblement aucun autre moyen de communiquer. Je descendais et retournais vers l'entrée en longeant la pallissade, là encore leur manque de prudence faisait froid dans le dos. Peut-être ne s'attendait-il pas à avoir de la visite aussi tôt? Le fait est que le type posté à l'entrée était légèrement avancé, cela rendait possible d'entrer dans l'enceinte en longeant bêtement la pallissade. Je commençais à me sentir mal pour eux, restait à vérifier s'ils savaient se battre. Epée à la main, je me présentais à lui, il dégaina aussitôt, visiblement mal à l'aise de n'avoir su faire son travail correctement. Je ne sais pas par quelle magie cela était possible mais deux autres brigands vinrent s'ajouter, peut-être espérait-il me faire peur par leur nombres? Je les laissais penser cela en reculant de deux pas, comme si je m'apprêtais à fuir. Celui de droite se jeta sur moi avec son épée, son attaque était très correcte, mais manquait de vitesse. J'esquivais assez facilement d'un autre pas en arrière avant de me propulser vers lui, ma lame pénétra son coeur et je le laissais s'effondrer lorsque je la retirais.

"Vous devriez appeler de l'aide tant que vous le pouvez encore."

D'autres bandits arrivèrent, ils étaient sept maintenant, à l'intérieur il devait en rester à peu près autant, j'entendais les cloches s'agiter en vain. Mes adversaires étaient armés de gourdins cloutés, de hache et d'épées courtes. Cette fois j'étais celle qui attaquait, le nombre les empêcha de bouger correctement et j'eus l'opportunité de trancher la gorge à un possesseur de gourdin. Je reculais à nouveau, d'une centaine de mètres cette fois. Si la défense était problématique pour eux lorsqu'ils étaient entassés à l'entrée, il en était de même pour moi, une épée pouvait sortir de derrière l'un d'eux pour déchirer mon corps, et j'étais plus à l'aise dans un endroit un peu plus dégagé comme ce bosquet. Ils me suivirent et essayèrent de m'encercler, je fonçais alors sur celui qui devait me faire face dans le cercle le menaçant d'un coup d'estoc, lorsqu'il recula pour se mettre hors de portée je bondis et laissa mon genou le frapper à la machoire. Je replaçais mon épée au-dessus de moi et lui causa une grosse entaille à son épaule droite. Le hurlement de douleur qu'il laissa échapper de sa bouche ensanglantée signifiait qu'il ne combattrait plus. Et ce n'était pas avec sa main faible qu'il serait capable de me tenir tête.

À côté de moi ses deux acolytes tentèrent de me frapper, m'obligeant à plonger en avant pour ne pas avoir à subir de lourds dommages. En me relevant je retournais vers eux et les entaillais une première fois au torse d'une attaque nette et puissante puis une deuxième fois au ventre. On ne me laissa pas le temps de les achever puisqu'une hache voulait me fendre le crâne, je stoppais l'attaque avec mon épée et repoussais l'adversaire d'un coup de pied dans le ventre. Je me retournais pour trancher la tête de mon précédent adversaire et profitais de mon élan pour faire le tour complet et arracher une partie du visage de mon nouvel adversaire. Le doute naissait dans leur faibles esprits, en peu de temps 5 d'entre eux avaient été mis hors de combat et leur nombres avait été inutile. C'était maintenant que le jeu allait commencer, ils allaient s'enfuir de manière désordonnée et je n'aurais plus qu'à les cueillir un par un. Ils se montrèrent étonnament synchrone lorsqu'ils se mirent à courir vers leur fort de fortune, je les suivi, plantant mon épée dans le dos de celui que j'avais déjà entaillé au torse et au ventre, je remontais ensuite un autre qui combattait au gourdin, il essaya de me frapper mais un coup de pied suffit à le faire tomber pour qu'il s'empalle sur les clous de son arme, je me contentais de l'achever en lui tranchant la tête. Cela avait laissé le temps aux autres de creuser l'écart mais surtout d'entrer dans le périmètre de tir des deux archers. Ils n'étaient pas là tout à l'heure et je n'avais pas vu d'arc non plus, c'était embêtant parce que cela m'obligeait à m'occuper d'eux avant. Je reculais à nouveau et commençais à faire le tour, mais ces derniers me suivaient, me menaçant toujours de leur flèches. Que faire dans ces cas-là? Attendre le lycan? Ca risquait de durer selon où se trouvait les rescapés. Me fabriquer un bouclier de fortune? Cela pourrait suffir pour pénétrer le camp mais cela ne me protégerait plus une fois dedans.

Je retournais tout de même vers les corps de mes victimes, récupérant leurs armures de cuir que je mettais à deux branches en croix qui servaient de mannequins. J'avais du détacher certains des os que je portais pour que cela tienne. Quand je regardais ma création je trouvais presque leur camp évolué, je pouvais difficilement faire pire comme bouclier mais bon, cela suffirait pour stopper les flèches. Equipée de mon superbe bouclier d'environ 80cm de côté qui pesait pas loin de 15kg, le triple d'un bouclier de bien meilleure facture. Je chargea le camp en me protégeant des flèches qui me venaient dessus. Je contournais le fort, obligeant les archers à se déplacer et surtout à débander leur arcs. Ma vitesse de déplacement étant bien supérieure, je me retrouvais sous eux avant même qu'ils ne le sachent. D'un bond je tranchais la gorge du premier et repéra la position du second qui était complètement affolé lorsqu'il vit où j'étais. Le temps lui manque pour fuir puisque je parvins à lui taillader le dos. Je grimpais à la pallissade et me réceptionnais de l'autre côté, d'un bond je me retrouvais au-dessus du dernier archer qui ne pu voir son crâne être fendu en deux verticalement. Les autres bandits m'encerclèrent, je retournais alors sur la plateforme et attendais de voir s'ils allaient grimper ou faire le tour.

Ce fut le second choix qui fut choisit, la plateforme faisait un peu moins de deux mètres de large et leur offrait la possibilité de m'affronter à 3. Je décidais alors de foncer vers le groupe le plus proche, je lui planta ma lame dans son coeur avant qu'il ne puisse l'éviter et le repoussa d'un coup de pied sur ceux qui montaient derrière lui, cela me ferait gagner un peu de temps pour m'occuper de l'autre côté. Je sprintais jusqu'à eux, le premier chercha à m'embrocher mais une glissade me permit de le faucher et de frapper les 3 autres derrière lui aux genoux. En me retournant je profitais du moment de faiblesse de ceux qui étaient désormais dans mon dos pour achever le premier en laissant ma lame pénétrer la chair de son dos. Je reculais pour évaluer rapidement la situation: de l'autre côté ils se mettaient en chemin, de ce côté il me restait 4 adversaires totalement aptes en plus de ceux qui ne tenaient plus debout. Je frappais ces derniers à leur bras fort pour être définitivement tranquille avec eux avant de sauter de la plateforme. J'allais à la rencontre de ceux qui grimpaient de mon côté et en tuait deux consécutivement suite à une malheureuse chute de tête. Les deux derniers virent les ligaments de leur genoux se faire trancher, ne pouvant plus tenir debout ils tombèrent sur leurs camarades décapités.

Ce côté sécurisé il me restait encore 5 adversaires de l'autre côté, finir ça allait être rapide. Je remontais sur la plateforme une nouvelle fois et leur fonçais dessus, je ne m'embêta pas à les rendre inapte, je prenais appui sur le premier pour pivoter au tour de lui et le décapiter proprement, lançant sa tête encore vivante sur l'un de ses compagnons, les deux derrière lui se firent tailler la gorge pour qu'ils respirent mieux, les pauvres étaient complètement paniqués et semblaient même s'étouffer. Bon ce n'était pas mieux après ma vaine tentative de les aider, mais l'intention était là. Les deux derniers n'offrir pour ainsi dire aucune résistance, si jusqu'à maintenant leur nombres m'avaient forcé à agir méthodiquement, ce n'était désormais plus le cas et je les désarmais puis décapitais presque aussi facilement que s'ils avaient été des pantins en paille.

Je regardais au tour de moi: le sol avait rougit de ce massacre, les quelques uns encore en vie pleuraient de douleur et semblaient demander à être achever. Il est vrai que dans cet état ils ne pourraient probablement plus jamais marcher et donc être utile. Celui au bras à demi-arraché semblait avoir périt suite à l'hémoragie que je lui ai causé. Je nettoya mon épée et la rangea avant de récupérer celle d'un des bandits pour aller achever les derniers. Ils avaient souffert suffisamment longtemps à mon goût, et comme je n'avais pas pensé à en garder un en bon état pour qu'il parle de moi... Tant pis pour cette fois, cela m'avais permit de me défouler. Ne me souvenant pas de si l'on devait se rejoindre quelques part, je sortais du camp et me mis en marche, suivant les petites cloches qui avaient été accroché aux arbres, avec un peu de chance j'arriverai jusqu'à lui.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 19 Aoû - 22:35

La femme était particulièrement irresponsable dans cette situation. Elle ne se souciait guère de l’avis que je pouvais porter et encore moins visiblement des villageois restants. Cela me rendait particulièrement grincheux, elle allait m’entendre et sans doute pas qu’avec ces oreilles.

Mon point de vu sur les humains gardé était particulier, je n’apprécie pas les humains en général, être en leurs compagnie n’est pas un plaisir et je m’en passe sans problème. Mais être un lycan n’est pas la marque d’un être mauvais, je ne souhaite la mort de personne qui ne le mérite pas, bien que ma justice rend cette condition très peu souvent réalisé.

Attendant un éventuel retour que je n’imaginais pas, je tentais de calmer mes ardeurs, reprendre un certain calme qui m’assure ce self-control qui m’a permis des années durant de compter sur mes atouts plutôt que ma forme bestiale, c’était primordiale autant pour m’assurer de mes actions que pour le caractère furtif de ma mission.

L’attente fût courte, j’entendis de mes oreilles puissantes le son de quelques cloches, qui s’arrêtèrent brusquement. Elle avait du couper une partie du système mais le bruit s’était fait entendre. Je n’avais pas le choix, je devais retrouver le groupe des villageois afin de déterminer l’impact de ce son et dans un second temps remplir ma mission.

Ma course s’acheva vite, mes sentiments encore bouillonnant avait accéléré mes pas, certes, mais surtout le campement était proche. J’entendais des enfants pleurer, consolés par des femmes sans doute à l’aide de quelques caresses, ils étaient enfermés. M’approchant encore un peu j’eu le visuel. Le campement était incrusté dans la paroi d’une montagne, en plusieurs étages séparé par des vétustes escaliers en bois. Au sol, tout un tas de cage, prévu sans doute pour du bétail, en fonte, se regroupaient, autour d’un feu où plusieurs banc étaient visibles, vides. Dans ces cages bien évidemment les villageois, séparé sans ménagement, sans logique précise, il fallait que ça rentre …

Au premier pallier un homme, tête vers l’étage supérieur où se trouvait son compagnon. Sur ce pallié se trouvait également une torche neuve et éteinte, un coffre de petite taille en bois, une table et deux chaises. L’étage au dessus présentait rien d’autre qu’une chaise, cet étage servait sans doute pour observer la région et prévenir la moindre attaque. Une grotte était visible au détour d’une avancé de la falaise, petite à l’ouverture, une lumière s’en échappait et un brouhaha de discussions sans doute stériles. Les hommes visibles ne pouvaient être que ceux qui avaient amené les villageois ici, ils étaient aussi costauds l’un que l’autre, avec de armures normales mais visiblement résistantes, dans tout les cas, bruyantes si elles touchaient le sol.

Je me cachais correctement derrière un groupe d’arbustes une fois le visuel en tête, réfléchissant à un plan. La discussion des deux hommes était focalisé sur le coup monté contre l’ancien chef, ils semblaient fier mais n’avaient pas entendu les bêtises de ma comparse du moment, c’était une bonne chose. Mais les choses ne seraient pas facile pour autant, il n’y avait aucun moyen d’approcher sans être vu ni des villageois, bruyant quelque soit la raison, ni des hommes présents. Je n’aurais d’autre choix que d’utiliser la vitesse, et tuer ces malfrats avant qu’ils n’aient le temps de crier au secours et rameuter la troupe délirant dans la caverne.

Je passais à l’action. Sortant mes dagues dans un mouvement rapide, je sprintai jusqu’au premier pallié où l’homme qui s’y trouvait ne trouva pour seul spectacle sa propre gorge ouverte, empêchant le moindre son de sortir. Je sautais sans plus m’attarder sur le premier et planta ma dague dans l’épaule visible entre deux pièces d’armure du second. Ou plutôt j’aurais voulu, vivace, il avait eu le temps de sortir son épée et bloquer le coup alors même que son compagnon n’avait pas remarqué sa blessure. J’étais coincer, le premier tomberais dans les pommes d’ici la prochaine seconde, alertant par sa chute l’ensemble du campement. Il fallait faire vite. Toujours lame contre lame, je poussais mon adversaire par ce biais et d’un seul mouvement de rotation trancha net la tête de l’effronté qui se pensait puissant. Mais le mal était fait le premier tomba à terre, suivi du seconde dans un même bruit de métal donnant l’alarme.

Déjà plusieurs têtes étaient visiblement au détour de la falaise. Une seule chance pour assurer la sécurité des villageois, s’interposer aux cages et tenir la position. D’un bond spectaculaire, je passai du deuxième pallié au premier ennemi visible, plantant son armure de cuir banale directement au niveau de la poitrine. Mouvement de recul de la part du groupe, je pouvais voir les têtes arriver, nombreuses, trop nombreuses, presque toutes aussi moches, du menu fretin. Mes deux dagues dansèrent dans mes mains poursuivies de mes bras et de mon corps souple, la furie était lancée, suivant le précepte simple qu’un combat n’est qu’un mouvement, la fluidité de l’action rendait toute riposte impossible, j’évitais les épées et les dagues comme un tissu évite le vent, ripostait comme une tornade s’abat sur une région. Quelques secondes plus tard mes bras baignaient dans le sang impropre de ces crapules, douze étaient tombé, pour diverses raisons, par le cou, par la poitrine, au travers des yeux la mort était donné. Mais face à moi s’étalait encore un groupe équivalent voir supérieur en nombre que ceux qui jonchaient le sol. Je jetais un œil plein d’agressivité qui ne fut répondu que part des mouvements de violence contre moi, ils avaient du cran au moins.

Pas le temps de respirer, la suite s’annonça sanglante, mais pas sans difficulté, acculé autour d’un groupe bien trop grand, incapable de changer de position si je voulais protéger les cages, je recevais au fur et à mesure que les ennemis tombé des entailles, faibles mais nombreuses, ma régénération pompait mon énergie petit à petit et je m’épuisais. Il n’en restait qu’un, il devait servir d’exutoire et mourir de manière exemplaire. Avant même que je ne le regarde, son pied gauche fit un pas en arrière. Un sourire naquit sur mon visage, un sourire méchant, le genre de sourire qui exprime à lui seul tout ce que je ressens pour le moment, un sourire qui fit crier de peur le jeune homme face à moi, mais il n’allait pas me faire changer d’avis après que ses compagnons m’aient tenu tête ainsi. Une impulsion, seule, me suffit, j’étais désormais mes deux jambes sur son torse, comme un skateur sur sa planche avant qu’elle ne touche le sol. Deux mouvements, mes dagues coupèrent soigneusement les artères les plus grosses au niveau du cou et des jambes. Deux nouveaux mouvements, ses bras se détachèrent du corps. Un dernier mouvement, mes jambes poussèrent, l’homme, toujours à la verticale, partie s’écraser la cage thoracique contre la falaise, ses bras étaient restés sur place. Derrière moi un ensemble de cris et de pleures surgirent comme sortie de nulle part, me sortant de mon état berserk. Le boulot était accompli, quelque soit la situation de la femme, dont j’avais oublié l’existence jusqu’à maintenant.

La femme justement, pendant que je cassais les barreaux de ses cages en fonte, elle me revint à l’esprit. Pas d’inquiétude dans mes sentiments, juste une rancœur sur ses manières. Désormais calmé je n’allais pas la tuer ni même lui en vouloir mais elle allait recevoir ce qu’elle mérite.

Justement à ce moment arrivai la jeune femme, suivant un chemin tout tracé par un fil suspendu. Elle se posta devant moi, observant. Elle tombait bien, d’un mouvement j’étais sur elle, attrapant son bras sans attendre de permission, elle passa de l’état debout à l’état à l’envers au sol à une dizaine de mètres.

« Ca c’est pour ne pas écouter les avis et conseil d’un être qui a huit cent ans d’avance concernant l’art du combat et de la traque. Et c’est de la part d’un lycan qui perd facilement son calme, souviens-t-en. »

Tournant le dos j’allais en direction des villageois, toujours immobiles dans les cages malgré liberté que je leurs avais apporté.

« Ne vous inquiétez pas le massacre est fini, nous sommes mercenaires et n’avons fait cela uniquement pour l’argent, donc filez en direction du village au nord du votre, ils vous accueilleront… Et apportait ça au chef de la garde, ne vous en faite pas il a l’habitude. »

En parlant j’étais allé chercher l’un des bras de mon mannequin d’entrainement anciennement vivant. Une petite trace d’humour noire détendrait à coup sûr le garde qui nous avait embauchés.

J’allais partir récupérer la femme et demander un compte rendu quand une femme s’approcha et m’expliqua dérouté :

« Excusez moi, nous avons était séparé lors de l’exode, des bandits sont partie en direction d’un autre camp, exprimant que leur part du contrat avait était accompli, ils ont pris ma fille avec eux, l’avez-vous trouvé ? Je vous en prix, je paillerais si on me la rend. »

La femme était en larme. Je ne savais pas comment réagir, je tournais la tête d’un air interrogateur vers l’impétueuse.

« Alors, t’as trouvé ça chez les autres gars ? »
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 19 Aoû - 23:23

Il n'était pas de bonne humeur et je ne compris pas pourquoi, les cloches avaient certes un peu sonné, mais cela ne devait pas s'entendre aussi loin. J'étais au sol lorsque je me posais cette question, mon dos me brûlait après cette chute imprévue. Je me relevais et enlevais les petits cailloux qui s'étaient logé dans ma peau. Je retournais vers lui, silencieuse, essayant de comprendre qu'elle a été mon erreur. Il avait rassuré les villageois quant à nos attentions et avait cherché un bras qui avait perdu son propriétaire. C'est à son retour qu'une femme choisit d'intervenir, parlant de sa fille, la pauvre était en pleurs, le lycan me demanda ensuite si j'avais vu une fille à l'autre camp, je répondais négativement d'un mouvement de la main.

"Il n'y a eu aucun cri à aucun moment, à part ceux des bandits. Je les ai mis en confiance jusqu'au bout pour qu'ils n'usent pas de stratagème perfide."

Sur ce coup j'ai pas été très pro à ne pas vérifier toutes les tentes après le massacre, mais à moins qu'elle n'était inconsciente ou invisible depuis la surface je l'aurais remarqué lorsque j'ai fait le tour de "l'édifice". Bien sûr cette réponse ne lui conviendrait pas et il ne serait pas étonnant que je me fasse projeter une nouvelle fois, mon image allait en prendre un coup. J'allais probablement devoir y retourner avec lui même si je restais persuadé qu'il n'y avait personne d'autres. Peut-être aussi que quelques bandits s'étaient enfuis avec elle lorsque je les affrontais loin du camp? C'était le cas le plus probable, mais logiquement ils auraient du venir par ici pour chercher de l'aide. À moins qu'ils n'aient vu que la situation était aussi mauvaise ici.

"Possible qu'ils se soient enfuis lorsque je combattais loin du camp, mais ils auraient du venir par ici. Ils ont probablement changé de direction en voyant qu'ils ne trouveraient pas de renforts ici et déguerpis."

J'avais exposé la conclusion à laquelle j'étais arrivée. Cela signifiait qu'il allait falloir trouver une nouvelle piste et la remonter. Encore fallait-il que ce soit la réalité, mais s'ils avaient une fille avec eux, je les voyais mal tous venir s'empaler sur mon épée sans même la prendre en otage, et la fuite était la solution la plus crédible, même pour de mauvais bandits. J'attendais maintenant sa conclusion et son éventuelle approbation, j'avais déjà oublié l'erreur qui m'avais permit de voler sur dix mètres.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mar 20 Aoû - 18:51

Ecoutant avec un calme nouvellement retrouvé les conclusions et observation de la femme, je réflechissais. En effet si ils n'avaient pas utiliser d'otage pour le combat qui avait eu lieu dans l'autre camp, c'est qu'ils ne pouvaient pas. Deux choix étaient donc possible : soit elle avait fuit avant le combat, soit elle avait été amené ailleurs par un groupe de bandit inconnu. Je me tournais vers la femme.

"Quel est l'âge de votre fille madame ? est-elle pucelle ?"

"Oh !" Ce cri de dépit qui fendait l'environnement sonore était empreint d'une grande inquiétude. "Elle est bien jeune pour ce que vous craignez, elle n'a que 6 ans et bien sur qu'elle encore pure, s'il vous plait retrouvez là"

J'avais les informations nécessaire. Je me tournais vers ma compagnonne.

"Bon et bin on a une piste, à cet âge deux possibilité, soit elle est très mature et à fuit les bandits avant d'arriver au campement, soit elle a n'a pas réussi et a été amené par des bandits que tu n'as pas soupçonné dans un endroit inconnu. Dans les deux cas, on trouvera une piste en fouillant le sol sur leurs passage depuis la séparation des groupes."

Je partais sans m'adresser a nouveau à qui que ce soit, il fallait faire vite, la récompense serait plus grande si on la trouvait vivante.

Lorsque nous arrivâmes au croisement, je me tournais vers la femme qui m'avait suivi sans un mot.

"Il est temps de rattraper ton erreur de jugement et de trouver cette fille, tu gardera cette récompense. Je te suis"

D'un bras je lui montrais le passage. La suite serait de son ressort.


Hrp : je ne fais pas plus parce que je n'ai pas le temps, je pars pour 4 jours à partir de maintenant, à dimanche petite humaine
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Dim 25 Aoû - 14:35

Sérieusement? Ils ont emmené une gamine? Je restais immobile à me demander ce qui n'allait pas avec l'incompétence de ces bandits, que pouvait-il espérer tirer d'une fille de 6 ans? Elle est bien trop jeune pour être utile comme esclave, elle ne peut pas non plus se prostituer. À moins que leur trucs ne soit les petites filles, mais pourquoi n'en emmener qu'une seule? Plus je réfléchissais à ça et plus ma tête me faisait souffrir. Cette bande d'incapables était constitué de véritables déchets incompétants. Lorsque le lycan se mit en route je le suivis silencieusement, j'avais beau essayer de penser à autre chose la fillette me revenait en tête, avec le visage de ma fille. Heureusement le mercenaire avec moi me tira de mes pensées pour m'avertir que nous étions au croisement et que la suite dépendrait de moi. Je laissais échapper un soupir.

"Sérieusement à quoi des incapables pareils peuvent-ils bien penser en emmenant une gamine?"

Je suivais les traces et pu en déduire que la petite était consciente: à plusieurs reprises les pas se dispersaient pour revenir sur la piste initial, sans doute essayait-elle de s'enfuir. Ces interruptions dans le trajet représentait une perte de temps mais elle devait être encore plus grande dans le cas des brigands qui devait réussir à garder la gamine. En arrivant à la lisière de la forêt, la grande plaine qui s'ouvrait devant nous facilita les choses pour localiser les adversaires. À un peu plus d'un kilomètre des ombres s'agitaient, la distance m'empêchait d'affirmer qu'il s'agissait des personnes que nous recherchions mais la plaine était déserte en cette fin de journée et il était peu probable qu'ils aient pu avancer beaucoup plus. Je me tournais vers l'homme âgé qui m'accompagnait (car désormais tu es un vieillard).

"Bon, puisqu'il faut sauver la gamine, je peux pas attaquer de front. Les lycans ça se transforment en loup? Tu pourrais faire diversion pendant que je m'approche."

La plaine avait permis de les retrouver facilement mais empêchait aussi d'attaquer, impossible de s'approcher discrètement. Cela m'agaçait, si j'étais sûre de leurs intentions vis-à-vis de la petite j'aurais pu agir en conséquence, mais le flou était total.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Dim 25 Aoû - 21:46

Elle se chargea comme demandé de suivre la piste. On remarquait qu'elle avait tenté de fuir à plusieurs reprises, cette petite n'était pas commune, aussi jeune elle était pourtant assez fougueuse pour retarder des adultes. Je réfléchissais, cette petite, qu'avait elle d'important, j'avais au départ laissé cette question de côté, deux choses importaient, la vie de la gamine et la récompense. La récompense justement, comment la vieille femme pouvait elle m'offrir une récompense conséquente avec sa maison probablement détruite par les flammes, il n'y avait pas trente-six solutions, la fille était de famille riche, tout simplement, riche et influente sans doute. Le temps de ma réflexion, la piste était arrivé à son terme, au bout d'une plaine, à peine visible, un groupe de deux hommes accompagné d'une silhouette plus petite. Elle et moi étions arrivé à la même conclusion concernant ce groupe.

_Bon... premièrement être lycan ne signifie pas se transformer en loup mais en créature qui y ressemble beaucoup, mais bien plus puissant, mais ce qui doit t’interpeller sur le moment, c'est qu'une fois transformé, nous ne sommes qu'instinct.

Petite pause pendant laquelle, la demoiselle afficha un regard entre l'incompréhension et l'inintérêt. Ce qui recommença à me mettre en colère. Je soufflai et repris :

_Si je me transforme maintenant, aussi bien toi que les trois personnes à l'autre bout de cette plaines ne ressemblerons sans doute plus à grand chose dans les prochaines secondes. Concernant la fille, il semble que tu sois perdu quant à son rôle, ce n'est qu'une supposition mais je pense que c'est la fille d'une famille riche, probablement en vacance dans une famille à la campagne, c'est une monnaie d'échange. Vu que tu as une fille j'espère que tu feras preuve d'empathie envers elle et que nous pourrons la sauver.

Suite à ce discours je me taisais, observant la situation. Nous allions devoir traverser une plaine avant d'atteindre le groupe, et bien que celui ci semble encore très occupé par les bousculades incéssentes de la petite, ils nous repaireraient. Mais que feraient ils une fois conscient de notre existence ? Ils ne connaissaient pas notre force, ni notre vitesse, la fille était précieuse, la tué serait le dernier recours uniquement. Un plan se mis en forme dans ma tête, les chances étaient finalement de notre côté.

_Ecoute moi bien attentivement, nous sommes à un kilomètre de leur position, ils n'avancent pas vite, et la petite les gène beaucoup. La petite est précieuse, ils ne la tuerons qu'en dernier recours, et ils n'auront pas le temps. De plus ils ne savent rien de notre massacres, ils ne seront pas tout de suite sûr de leurs défaite. Nous allons marcher, sur cinq cent mètres nous ne serons pas repéré si on gère bien, je marcherais de front avec toi mais une centaine de mètres vers la droite. Ils te trouveront en premier et resterons fixé sur toi, j'en profiterais pour sprinter et attaquer les deux bandits. Normalement il n'y aura pas d’embûches. Qu'en penses-tu ?
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 26 Aoû - 13:31

Bon et bien j'aurais appris quelque chose aujourd'hui: un loup-garou n'est pas un loup, et surtout, il perdait le contrôle. Là tout de suite ça me plaisait moins, affronter un groupe de bandits seule ne m'effrayait pas, mais un lycan s'était autre chose. Il émit ensuite l'hypothèse que la fille était l'héritière d'une riche famille. Ca me semblait cohérent et j'approuvais d'un mouvement de la tête. Une moue vexée désapprouvait par contre sa dernière phrase.

"Les enfants sont innocents, les adultes non. Et je n'ai laissé aucun bandit souffrir plus de 3 minutes. Et puis nous sommes là pour la sauver, avant notre but était de tuer les bandits."

Il s'était mis à fixer les bandits, cherchait-il un plan? Si j'avais été seule je les aurais simplement suivi en attendant la nuit, éventuellement je me serais faite passer pour une voyageuse blessée. Généralement les hommes cédaient facilement face à mon corps, au minimum venaient-ils voir mes affaires, si j'avais quelque chose de valeurs avec moi. À part leur vies je n'ai pas souvenir eu quoique ce soit ayant une valeur à leurs yeux dans ces moments-là.
Le plan qu'il m'exposa était correct, en fait son seul véritable avantage tenait du fait qu'il n'y avait pas à attendre la nuit pour agir, ce qui n'était pas plus mal.

"Ca me va, c'est mieux que d'attendre la nuit pour agir."

Je me mis en marche, me contentant de remonter doucement mais sûrement les bandits. L'écart diminuait doucement, mes yeux ne quittaient pas les kidnappeurs. Le lycan était bien capable de mener à bien son plan lui-même, moi je me contentais d'avancer, en attendant qu'ils me remarquent. Ensuite je n'aurais qu'à assister à leur éxécution. Finalement ça pouvait être reposant le travail de groupe. Surtout quand les actes de chacun étaient suffisamment indépendant pour ne pas se gêner les uns les autres.

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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Ven 30 Aoû - 16:20

Les dès étaient jeté, le plan que j'avais mis en place prenait application. J'avancé doucement, 100 mètres à droites de Tyris, suivant ses pas, cachant un maximum ma présence. Elle marchait droit, silencieuse également, pour être repéré au dernier moment uniquement. Devant, le groupe qui constitué notre cible était à l'arrêt en train visiblement de ligoter, enfin, l'enfant, ils auraient tout de même pu y penser plus tôt ... L'herbe haute nous aidé et la plaine nous désavantageais, les deux camps menaient jeux-égaux pour cette bataille, enfin ... c'est ce qu'on aurait pu croire.

L'heure était venu, elle était à approximativement 400 mètres quand elle fut repéré par les bandits, qui comme prévu ne prirent pas la jeune femme marchant dans la plaine comme une menace, parfait. A moi de jouer maintenant.

500 mètres, c'était la distance à parcourir, en course silencieuse, d'abord tout droit puis une fois à leurs hauteur 100 mètres sur la gauche pour les rencontrer.

35 secondes, le temps qu'il me fallu, montre en main, pour parcourir la distance sans être vu jusqu'à l'ultime seconde.

Ces quelques secondes passèrent comme au ralenti, une course d'abord droite rivé sur un point invisible, je ne regardais pas mes cibles, préférant me concentré sur le bruit que je provoquais. Puis les derniers 100 mètres, face à ma cible, les deux bougres attendaient paisiblement la demoiselle pour lui demander ce qu'elle voulait, l'un à côté de l'autre, de ma vue ils étaient aligné l'un derrière l'autre, parfait. Un saut, à environ 10 mètres de l'objectif me propulsa pour la seconde fatidique directement sur le premier, ne dédaignant même pas sortir mes armes contre de telles raclures ne prenant aucune sécurité face à une menace, même jolie, je lançais mon poing dans sa tête, incliné légèrement vers le haut, et profitant de ma lancé attrapa le second à l'aide de la tête du premier. Ce coup de poing, tout de même magistralement rempli de force propulsa les deux abrutits quelques mètres plus loin, regardant mon poing je remarquais que le premier devait avoir un certain nombre de fracture du crâne, suffisante pour le tuer. Je m'approchais toujours dans l'élan de l'action vers le second et le voyant encore respirant, administra le coup de poing nécessaire à l’extinction de sa pauvre existence. Les jeux sont fait.

L'action n'avait pas duré une minute dans son intégralité, je doutais que l'enfant n'est le moindre souvenir de l'action funeste et je préféré lui éviter cette mémoire aussi j'attendais la femme, qui avait fait son boulot et pouvait maintenant rejoindre la petite et faire son boulot de ... femme.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Dim 15 Sep - 20:00

Dès l'instant où il se prit sa dernière impulsion je couru vers la fille, le temps d'arriver les deux hommes avaient déjà été tués aux poings, la violence du coup avait été impressionante. En arrivant je m'accroupi devant la petite et la rassura, lui expliquant que nous étions là pour la sauver et la ramener chez sa servante où je ne sais quel rôle pouvait avoir la femme. Elle ne semblait pas complètement rassurée mais cela suffisait à ce qu'elle accepte de nous suivre.

"Tu peux marcher?"

La réponse arriva d'un mouvement de la tête. Je lui montrais le chemin et me mis en marche, ses jambes semblaient prêtes à l'abandonner après la dure lutte qu'elle avait mené et il n'y avait probablement que sa fierté qui lui donnait la force de marcher. Je me tournais vers celui qui avait éxécuté les deux hommes.

"Mission accomplie, on fait quoi ensuite? Il n'est pas assez tard pour ne plus rien faire et il est trop tard pour pouvoir avancer significativement. Je serais d'avis à ce que l'on dorme dans le village mais si tu as une autre idée..."

Le chemin parcouru en courant paraissait beaucoup plus long maintenant que l'on marchait, un vent frais soufflait dans l'étendue verte et annonçait la fin de la journée. Dormir dehors serait agréable, mais un lit de temps en temps était encore meilleur. Et puis nous n'avions plus rien à manger, chasser maintenant serait possible mais demanderait tout de même de trouver une proie puis de la préparer. Et puis nous avions sauver les villageois, sans doute était-il possible de négocier le gîte en plus de la récompense.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 16 Sep - 12:19


Tyris s’occupa comme prévu de l’enfant, qui malgré sa méfiance, ne sembla pas trop souffrir des images que j’aurais pu lui offrir, c’était une chose de moins à garder dans le palmarès des bavures maladroite d’un lycan peu à l’aise avec les enfants. Nous commençâmes à avancer en direction du retour, je restais silencieux et en retrait, ne sachant plus ou me mettre, les enfants m’intimidaient.  Ces … trucs, frêles, fragile, un coup de vent les tueraient, quelque chose d’aussi fragile devait rester en dehors de mon entourage, moi qui de par ma force est un danger même en restant passif.

La guerrière posa alors une question pertinente sur le reste de la journée.

_ A mon avis, le temps de recevoir louanges, remerciement et grand-mère trop protectrice, la nuit tombera bien vite. Je n’aime pas trop l’idée de dormir en ville, cependant si tu souhaites un lit pour la nuit, je peux faire un effort.

Je préférais largement un bon campement, loin du bruit des habitants, du confinement d’une maison et de la menace du racisme envers ma race, cependant j’avais en ma compagnie une demoiselle de jeune âge et je fis pour une fois l’effort. Ça me rappela le passage à l’auberge au village précédent, avec Doylana et son groupe. Là ça avait été drôle, les dérives étaient rafraichissante et une ambiance comme celle-ci me permis de me sociabiliser avec des gens qui me ressemble, et c’était rare pour un solitaire de race crainte.

Elle ne répondit pas pendant le reste du trajet, occupé avec la fille. Elle apparaissait comme une femme attentive,  prenant garde à ce que l’enfant soit dans les meilleures conditions, compte tenu des évènements. Je voyais là un spectacle unique, ce genre d’attention n’a jamais existé dans mon peuple d’origine aussi loin que je m’en souvienne, du moment où j’étais au campement de d’Orlyën.

Nous arrivâmes au village près de deux heures plus tard. Même en prenant un chemin direct, la route était longue si on devait suivre le rythme d’une enfant, même en la portant sur la moitié du temps. Là les choses changèrent, le calme fut rompu, la foule qui s’était regroupé sur la place principale. Alors même que nous étions à 20 mètres du village, le bruit qu’ils faisaient était déjà ennuyeux. Mon « ami » le garde couru dans ma direction et commença vociférer avant même de s’arrêter à notre hauteur.

_Mais où étiez-vous, les gens que vous avez orienté sont là depuis plusieurs heures et je ne vous voyez pas arriver ? /Il semblait joyeux mais contrarié/ Et je vous en pris /une lueur de crainte apparu dans son regard/ arrêtez de m’envoyer les pièces détachés comme preuve, c’est dégoutant, d’autant plus que vous avez chargé une jolie jeune femme de me l’apportait. Elle pensait que j’avais demandé cette preuve ! /colère cette fois/ Et ma réputation dans tout ça !

Voyant mon regard complètement désintéressé, filant vers un morceau de ciel qui d’un coup devenait passionnant, il reprit rapidement.

_Bon bon, ça va, venez avec moi il faut qu’on s’occupe de ce qui vous intéresse. /petit regard sur sa droite/ Je vois que vous avez deux filles avec vous, une trouvaille durant la mission ?

Il ne semblait pas au courant de la demande que nous avions reçu, ni même de la compagnie que j’avais eu durant cette quête. Je me tournais d’un air las vers Tyris, lui faisant comprendre par mes yeux pleins de dépit que je ne souhaitais pas m’étaler en discours et réclamais son aide.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 16 Sep - 17:49

Avais-je vraiment envie d'un lit? Je n'en étais pas sûre, mais manger à l'oeil était trop tentant pour refuser, bien sûr si l'offre devait ne pas venir il n'y aurait aucune raison de rester, de toute façon je n'aurais pas d'argent à dépenser. La récompense devait me servir à envoyer une lettre à ma fille, éventuellement acheter du matériel lorsque je serai proche d'Arphano, mais certainement pas pour dormir dans une auberge au confort dispensable.

Lorsque nous arrivâmes au village, le garde semblait plus paniqué que heureux de voir les villageois sain et sauf. Lorsqu'il se calma en une demi-seconde il me remarqua et pensa que j'étais une "trouvaille", j'hésitais entre le frapper et l'ignorer mais le regard de mon coéquipier me motiva à lui répondre correctement.

"On s'est partagé le travail, j'en ai tué une vingtaine et lui s'est occupé des restes. La petite avait été emmené ailleurs par deux de ces incompétents."

Dire que le lycan s'est occupé des restes n'étaient pas faux, mais dire qu'il s'est occupé du reste aurait sans doute été plus proche de la vérité, mais il m'avait "obligé" à répondre à ce garde, ça valait bien une petite satisfaction. Je laissais apparaître ensuite un sourire teinté de sadisme et de moquerie quand j'ajoutais:

"Et si vous voulez des preuves, il y a un camp dans la forêt avec 20 cadavres qui ont eu le temps de souffrir pour la plupart, je peux vous cherchez les têtes, vous arriverez peut-être à en identifier l'un où l'autre."

C'était gratuit mais voir un garde dégoûté par quelques morceaux humains me paraissait tellement ridicule que je me devais de remuer le couteau dans la plaie. En tout cas il n'était pas dur de savoir pourquoi il n'était pas dans un autre corps de l'armée. Je jetais un oeil aux villageois et repéra celle qui nous avait chargé de retrouver la petite, je dis alors au multicentenaire d'aller avec le garde et que je m'occuperais de la récompense de la petite que j'emmenais avec moi. Sa nourrice me semblait plus soulagée pour sa propre vie que pour la gamine elle-même, sans doute les conséquences du style de vie des châteaux. La petite elle semblait vraiment heureuse, sa longue lutte lui aura permit de conserver sa liberté et elle avait sans doute compris inconsciemment qu'elle avait eu de la chance.

"Désolé d'avoir tarder, on pouvait pas courir avec elle.
-Vous l'avez sauvée je vous suis déjà infiniment reconnaissante, combien voulez-vous? Votre prix sera le mien.
-Qui est-elle?"

La femme semblait troublée par ma question et hésita un instant.

"Elle est Guenièvre, fille de Léodagan, un haut dignitaire du royaume.
-Dans ce cas je pense que 10 000 daris feront l'affaire, soit 5 000 par personne. (Aucune idée de si c'est beaucoup ou pas vu qu'on a pas d'échelle, je vais demander ça et éditer éventuellement, dans l'idée ça doit représenter environ 10 ans de salaire pour un travailleur qui n'est pas asservi, soit 5 ans par personne)
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Mer 18 Sep - 11:13

Et voilà qu’après m’avoir laissé « les restes » elle m’envoi bosser, elle est gentille mais elle a bien de la chance que j’ai suffisamment  vécu pour ne pas réagir à ces enfantillages… Je l’écoutai donc sans dire un mot, j’avais de toute façon à voir avec le garde.
Je me retrouvais donc seul dans le bâtiment du garde, où il m’invita a prendre un remontant bien de la campagne pour régler les modalités et expliquer un peu la situation. A force de recevoir des ordres de l’autorité, on apprend que l’administratif derrière est lourd et que nous avons la partie la plus simple et la plus dangereuse du travail, après quoi un rapport est envoyé, enregistré. En pensant à ça, je m’imaginais le nombre d’archive portant le nom de « patte écarlate » présent dans les bâtiments royaux, après tant d’année de mercenariat, ils devaient bien me connaitre, et autant pour les avoir aidé que pour avoir mené des actions en leur encontre, selon les aléa des missions, c’était drôle de s’en rendre compte.
_Bon, je vois que vous êtes revenu vivant, votre compagnie vous a visiblement aidé. Vous connaissez la procédure, malgré l’heure tardive, il y a des formalités à remplir. Je me débrouillerais pour vous offrir repas et repos pour la nuit, ce n’est là qu’un juste retour pour vos service /petit rire nerveux/. Donc, expliquez-moi d’abord, racontez moi l’aventure, et pas trop vite, que je puisse noter ça le plus précisément possible.
S’en suivi une explication brève et las de ma part, racontant les détails de l’enquêtes, ce que j’en pensais, compte tenu de mon expérience, sans oublier d’appuyer sur quelques détails concernant la mâchoire de certains, ou les côtes de quelques autres, qui eurent pour effet de dégouter le fonctionnaire pour ma plus grande joie.
_D’accord, c’est assez intéressant, une bande capable de s’organiser suffisamment comme celle-ci, après avoir tué le chef, c’est inquiétant, vous savez tout comme moi que cela signifie qu’ils ont gagné en organisation, en intelligence. Personnellement ça me fait peur, il faudra tenter d’établir des corrélations mais il est possible qu’il ne s’agisse qu’un groupe parmi d’autres qui graviteraient autour d’un noyau comment, si vous voyez ce que je veux dire.
Cet homme n’avait pas envie de prononcer l’évidence.
_Une mafia, j’en suis conscient, moi, ça ne me dérange pas, ça fait du boulot, pour vous par contre, il serait intéressant de creuser et de déterminer en quoi le saccage d’un village serait utile à un groupe organisé, je ne pense pas que cette fille soit réellement un argument suffisant.
La référence à la fille était bien évidemment celle que nous avions ramenée.
_Bien sûr, je vais faire le nécessaire, si vous vous tenez au courant des nouvelles, vous en saurez l’aboutissant bien assez tôt. Bon ce n’est pas tout mais comme vous la journée a été longue, je vous propose un repas chez l’un des villageois, il tient une petite auberge, après quoi vous pourrez y dormir.
_Nous verrons bien, allons dehors, Tyris doit maintenant nous attendre, nous déciderons en sa compagnie.
Il était effectivement bien plus tard que tout à l’heure, le rapport avait duré, maintenant tout le monde était sur le point de dormir, de mon côté mon ventre criait famine.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Dim 22 Sep - 14:05

Les négociations ne durèrent guère, mon prix de base était certes trop élevé mais quelques solides arguments tel que: je peux la reprendre et demander une rançon si vous refusez m'aidèrent à obtenir assez facilement l'équivalent de 2 ans de salaire pour chacun. Avec ça je serai tranquille pour un bon moment. L'argent devait être récupérer au château à Racium, cela me convenait puisque nous allions dans cette direction.

Les villageois me proposèrent ensuite de rester pour la soirée, j'acceptais aisément et me retrouvais avec eux à l'auberge locale. Les questions sur les brigands affluèrent en nombres, sans compter celles sur le combat et sur notre force "surhumaine". C'était quelque chose que je n'aimais pas franchement, me faire harceler de questions me donnait l'impression d'être une attraction de foire, mais les pintes de bières m'aidèrent à me prendre au jeu. La première version du combat était très sobre, la deuxième version était un peu plus impressionante, la troisième était sanglante, des détails que je n'avais pas remarqué sur le coup me revenait à l'esprit et apportait une bonne dose de sauvagerie au massacre.

Lorsque le repas fut servit les questions se firent un peu plus rare, cela me permit de regagner mes esprits et surtout de nourrir un corps qui ne s'était même pas rendu compte de sa faim. À la fin du repas, Urr'hean n'était toujours pas revenu et les paysans quittaient l'auberge pour aller dormir. Je demandais à l'aubergiste de rester pour préparer un repas à son arrivée et sortait pour aller en direction du poste de la milice. L'air frais me fit du bien et je me rendis compte à quel point l'on suffoquait dans l'auberge. Il est vrai que ma place n'était pas la meilleure: entouré de dizaines de villageois et de leurs bières, même si je n'avais rien bu mon odeur aurait suffit à me faire mentir.

Lorsque je fus devant le poste, je m'adossa à un mur proche, je n'avais pas envie de retourner dans un endroit fermé, pas tout de suite. Les quelques minutes à patienter la venue du lycan me permirent d'apprécier le calme auquel je n'avais pas eu droit ses dernières heures.
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MessageSujet: Re: Quand la chasse prend une autre tournure   Lun 23 Sep - 11:46

A ma sortie, Tyris était effectivement là, dans un état assez différent de tout à l’heure, elle avait visiblement déjà visité avec soin la taverne dans lequel je me rendais en compagnie du garde. Ayant elle-même mangé et bu, elle ne verrait sans doute aucun inconvénient à ce que je fasse de même, avec pour chance en plus la tranquillité qu’apportait une horde de villageois fatigués d’une journée trop longue et qui dormaient aussi paisiblement que j’appréciais leurs absence.
Suivant le garde on se retrouva rapidement dans l’auberge où un plat digne d’un héros m’attendait dans un  coin de la pièce. Une dame vient à notre rencontre et me remercia avec beaucoup trop  de gentillesse avant de me proposer de m’assoir et de profiter de ce repas. Elle voulut poser des questions, sous le regard attentif du garde et de Tyris, l’un pour avoir une version moins formelle, l’autre sans doute pour savoir comment j’allais m’en sortir. Mais un grognement sortant de ma bouche à moitié pleine fit comprendre à tout le monde que je n’avais rien à rajouter.
Le repas fut alors calme, pendant que Tyris laissait son regard courir un peu partout, le garde et moi mangions dans un silence calme et représentatif de la saveur des aliments, la soirée était parfaite, calme, rempli de bonne chose, et sans mission nous attendant le lendemain. Du moins c’est ce que je pensais avant que le garde ressorte son air grave et n’ouvre encore la bouche pour parler.
_ « patte écarlate », j’aimerais vous demander une chose. Je suis conscient que vous avez fini votre mission et que vous voulez continuer votre route, et je ne l’empêcherais pour rien au monde /cette dernière sentence avait eu le gout de la peur, ce qui me fit sourire largement alors que j’arrachais au moins 300 grammes de viande d’un os redevenu impeccablement blanc/ Ce que je souhaite vous demander de sera qu’un petit … bonus qui m’arrangera et vous rendra encore un peu plus riche.
Petite pause de sa part, interrogative, mais voyant que je ne soufflais mot, il pris son courage à deux mains et repris.
_ Voyez j’ai dans l’idée de finaliser ce soir le document concernant votre action, et quelqu’un doit l’amener à Racium, cependant le dernier coursier et mort, et les cinq précédent aussi. Il ne sera cependant jamais autorisé à un fonctionnaire de donner un document officiel à un mercenaire, aussi … serviable et fiable soit il…
Ce qu’il souhaitait ne m’intéressait pas du tout, cependant la façon dont il graissait ses paroles de compliments complètement hypocrite m’amusait beaucoup. Cet homme n’avait pas le talent d’un orateur mais c’était pourtant le seul talent qui lui permettait d’avoir ce qu’il souhaitait, compte tenu de la faiblesse de ses autres capacités. Aussi je voulu m’amuser un peu, et en me la jouant un peu, je m’assis alors dans une posture de roi sur son trône, jambes sur les accoudoirs, cuisse dodu à la main, l’autre soutenant avec lassitude ma tête. Je pris la parole :
_Et vous voudriez qu’on apporte quelqu’un avec nous qui aurait le droit de toucher à ces documents ? et qu’on le protège ? C’est assez onéreux comme service vous savez ?
La réalité était que je n’avais ni d’intérêt pour la mission, ni pour l’argent, ce que je voulais c’était ne pas perdre de temps.
_J’en suis conscient, croyez-moi, c’est pour cela que je vous demande ça comme un service voyez ? Un coursier reçoit une prime pour tout document qu’il apporte, c’est son salaire en quelque sorte, et elle se rallonge autant que la distance est longue, quel que soit le temps pris pour le trajet. Et j’ai la chance d’avoir en ma possession le cachet d’une ville située par-delà la grande forêt au nord, vous comprenez ?
A d’accord, voyez-vous cela, nous avions affaire à un abrutit dénué de charisme mais qui réussissait à se faire de l’argent assez facilement en doublant les trajets, l’administration de ce pays était véritablement doué d’incapable. Sachant cela, je changeais d’attitude, reprenant ma  position normal, c’est d’un air grave et menaçant que je pris la parole :
_Ecoutez moi bien, vos magouille, je n’en ai rien à faire, si vous voulez que je ramène des documents, il n’y a pas trente-six solutions, c’est moi qui les apportent, et sans boulet à trainer. Si vous voulez que ces documents arrivent, vous payez maintenant, vous trouvez un moyen pour que je puisse amener moi-même ses documents et tout se passera bien, dans le cas contraire, vous ne verrais pas l’ombre d’une subvention revenir de racium en faveur de vos nombreux et honnêtes habitants.
L’air dépité et horrifié du garde suffit, il avait compris, dès demain j’aurais sans doute une lettre cachetée dans un étui de riche facture, et nous pourrions partir.
La nuit était avancé quand nous quittâmes l’auberge, je me tournais alors vers Tyris.
_Bon, je n’ai aucune envie de m’attarder mais une mission subsidiaire nous oblige à attendre le matin. Cependant je ne dormirais pas en ville, j’en ai soupé. Soit tu me suis à quelques pas d’ici et tu dors au calme, soit tu dors dans l’auberge et on se retrouve demain.
Sur ces mots, je partis en marchant, observant la lune ayant déjà effectué la moitié de son chemin dans la nuit. La dernière discussion m’avait énervé plus que de raison, il me fallait du calme.
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