Partagez | 
 

 Le voyage est un retour vers l'essentiel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Sam 20 Avr - 20:49

Le campement des lycans semblait loin, cela faisait des années que je n'avais pas quitté notre village, trop occupée à tout réorganiser pour que ce dernier est une indépendance.
La meute s'était agrandie ces derniers temps. Les lycans des quatre coins d'Adariel venaient rejoindre les Karath. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser fièrement que c'était un peu grâce à moi et mes sacrifices!Les seuls points noirs étaient l'organisation -que j'avais confiée à Naïsha, notre vieille herboriste et Mengör, mon fidèle second le temps de mon départ- dont je prenais soin tous les jours afin de "placer" les nouveaux et les herboristes débordés par le nombre de potions à préparer.
Même loin d'elle, ma meute m'obsédait.

Lancée à toute vitesse dans la forêt, une silhouette aux cheveux d'ambres m'extirpa de mes pensées. Un corps torse nu et musclé se dressait devant moi, abîmé par la route, il était sali de tâches marrons que je distinguais parfaitement, je reconnaissais les cicatrices sous ces dernières. Il s'agissait de Mereth, un de mes meilleurs guerriers, il était également entraîneur au sein de la meute. Je préférais éviter les métamorphoses et les dégâts de ces dernières, c'est pour cela que le campement disposait d'entrainement quotidien et de guerrier depuis un siècle ou deux.
Il avait les traits fermes, renfermés dans un espace qui m'était encore inconnu après toutes ces années. Ses prunelles d'un jaune ravissant me scrutaient calmement pendant que ses lèvres claires et nues articulaient, lentement.

Je clignais des yeux et me remis dans la réalité avant de m'efforcer à comprendre ces mots.

_Doylana, vos guerriers sont usés. Une halte pour la fin d'après-midi et la nuit serait la bienvenue. Voilà des jours que nous marchons, la forêt d'Orlyën est presque terminée, il ne nous restera alors qu'une seule journée de marche si nous partons aux aurores.

Encore interpellée par mes problèmes, inquiète pour les Karaths pendant mon absence. Je me mordillais nerveusement la lèvre qui devint vite rougeâtre avant de saigner. J’acquiesçais péniblement.

_ Très bien, vous deux, trouvez un point d'eau. Mereth, tu te charges des chiens, pour notre dîner. Je vais faire un tour et déterminer un périmètre de sécurité. Les Arani sont vicieuses, je veux être sûre que cet endroit ne nous posera pas de problème cette nuit.

Je commençais à marcher avant de faire demi-tours et saisir une laisse de cuir dévorée par le temps, au bout duquel était assis sagement un berger allemand, les poils emmêlés par les trajets et les branchages.

_ Je prends Derk avec moi, il a plus de flair pour le danger. Je vous laisse les rottweilers, ils adorent chasser.


Je glissais une caresse attentionné vers Paden, le premier chien, sa différence résidait dans une petite tâche en forme de coeur au dessus de l'oeil droit, il m'accueillit avec une léchouille sur la main avant que je ne la pose sur Roban, le second rottweilers, moins démonstratifn qui se contenta de remuer la queue, le regard pétillants.
Un sourire doux sur les lèvres je jetais un regard dur vers mes guerriers.

_Je compte sur vous pour qu'il n'arrive rien à ces bêtes.

Mon amour pour les animaux n'avait jamais été un secret au campement. Je prenais en charge le dressage des chiens dés leur plus jeune âge, pour en faire des chiens de gardes, des chasseurs ou encore des chiens d'attaques ou de défense utiles pour notre petit nid.

J'enlevais la laisse de Derk qui se secoua joyeusement avant de lui ordonner de rester au pied. Agité, l'animal obtempéra tout de même pour me suivre, sa patte au niveau de ma cuisse.
Je m'enfonçais entre les arbres et les buissons. Parsemant mon corps pâle, caché sous un bandeau de cuir au niveau de la poitrine et short, de griffures qui cicatrisaient tout de suite.
Ma tresse brune se coinça violemment une ou deux fois dans des branches tortueuses, sous mes chuchotement râleurs et plaignants, si bien que je décidais de la garder fermement dans ma main droite, guettant la moindre brindille susceptible de m'arracher une mèche brune.

Instinctivement, je recherchais les zones d'ombres et les lieux étroits, au grand plaisir de Derk, amusé par ce terrain incertains. Ils étaient plus pratiques pour épier et repérer les prédateurs. Bien que la plupart des animaux s'éloignaient en notre présence de Lycan, des créatures comme les Arani restaient pour notre chair juteuse et constamment chaude. Elles n'étaient malheureusement pas seules. Nous nous dirigions vers les terres mortes, où les orcs prenaient leur petit déjeuner et les chimeiras aimaient également s'y aventurer.
S'il était rare d'en croiser en forêt, je préférais m'en persuader.
Je guettais, terrais dans mes ombres et les recoins, la moindre toile, la moindre trace de pas, guidée par mon instinct presque infaillible, et Derk, le meilleur de mes chiens.

HRP: Si tu te pose des questions sur les bestioles sauvages > Le bestiaire
Et sur les animaux que tu peux avoir gratos, ici > Les innés
S'il y a le moindre le soucis, tu mp Smile
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Dim 21 Avr - 0:46

Je pestais ... voilà près d'une journée et demi que je courrais, non que la fatigue m'avait atteint, l'endurance d'un lycan et suffisante pour courir plusieurs jours sans soucis, si le danger est loin, mais plutôt que les désagrément du voyage commençais à se faire nombreux.

Déjà en partant, la mission qui m'avait été confié était de partir à la recherche d'une personne, afin de lui divulguer des informations, contenu dans une lettre minuscule caché dans un pli de mes vêtements, c'était une mission somme toute banal, un peu trop, sans ce maudit besoin d'argent pour se trouver des vêtements et du matériel, je n'aurais pas accepter, d'autant plus que je devais traverser la moitié de la carte.

Ensuite les ennuies réels, j'étais tombé successivement sur un groupe de bandits, nombreux les bougres, en passant par mégarde un peu trop près d'Aetarh, puis sur une fois la forêt atteinte, un groupe d'aranis m'avait trouvé, leurs nombre était impressionnant, même connaissant la race, et j'avais du jouer de la dague pour m'en sortir, et maintenant je sentais planer une menace ....


J'avais pris soin de ne pas m'approcher du campement des autres loup, depuis les incidents survenu lors de mon premier siècle de vie, je n'y étais pas retourné, j'avais eu cependant vent que les choses avait pris des mesures différentes, sans comprendre pourquoi, on avait vu le campement prendre de l'ampleur, les violences ce sont de plus en plus apaisé en périphérie de la forêt. Je n'y voyais rien de bon, en effet, c'était sans doute une réorganisation qui avait causé se changement, or un groupe de sanguinaires organiser, ça ne pouvais rien donner de bien.

J'avais couru donc, tout ce chemin, dans mes pensées, le passé m'avait repris et je revoyais des scènes de mon court et désagréable séjour parmi les "miens", je courrais toujours lorsque je voyageais, souvent perdu dans mes pensées mais mes sens toujours en éveille, pour une vie de mercenaire, la moindre erreur peut-être fatale, et voyager seul dans cette forêt n'arrangeait rien. Cependant, j'aimais bien la forêt, le proximité avec la nature était à son maximum, les arbres semblait chanter au grès du vent et surtout il était agréable de courir dans une étendu si grande et pourtant si étroite, sur un terrain tout ce qu'il y a de moins plat, et en dehors d'aujourd'hui, j'aimais bien me frotter à une bête du coin, ça faisait de l'action, et surtout ... à manger.

La journée arrivait à son terme, les couleurs du jour laissait lentement place aux couleurs plus sombres et plus apaisantes de la nuit, la forêt déjà sombre se retrouverait bientôt plongé dans une semi-obscurité malsaine. J'avais ralenti, j'avais le sentiment de n'être pas seul, quelque chose n'était pas loin, tout au long de l'après midi je m'en étais approché.

Ça y est, j'avais compris, ce sentiment particulier, je le connaissait bien, il y avait des lycans dans le coin. Voilà près de 100 ans que je n'en avait pas rencontré, ce sentiment provenait d'une odeur, une odeur de force, une odeur bestiale, violente. Je m'arrêta, que devais-je faire ? Est ce que je devais approcher et aller à la rencontre de mes pairs ou plutôt me méfier et partir en contournant ceux-ci? Tranchant la pomme en deux et voyant le soleil partir dans la cime des arbres, je décida de faire une feu à l'endroit même où je me trouvais.

Je parti donc établir un périmètre, comme à l'accoutumé, posant de ci de là des branchages bien solides qui émettraient un son suffisamment fort pour quiconque toucherait ceux-ci, secouant les arbres sur 30 mètres pour vérifier que j'étais seul dans le coin et finalement partant un peu plus loin chercher des branchages secs pour un feu, ainsi que des pierres pour l'entourer.

Le rituel terminé, me voilà assis, seul près du feu, une jambe d'arani solitaire, récupérée dans l'un des arbres, me nourrissant silencieusement tandis que je pensais à ce que j'allais m'acheter avec cette maudite prime qui me faisait faire 500 kilomètres, heureusement, j'étais payé par le receveur.

Soudain un bruit, un de mes pièges était entré en action, quelqu'un n'était pas loin, je tendis l'oreille, on pouvait entendre deux respirations, l'une plus ample que l'autre, deux odeurs était perceptible également, l'une reconnu rapidement, un chien, ils étaient très facilement reconnaissable, quant à l'autre ... j'avais la sensation que c'était un lycan et pourtant il y avait quelque chose de différent, plus profond, plus fort mais moins violent, une femme peut-être? non ce n'est pas bien moins violente qu'un homme parmi les lycans.

Ni une, ni deux, je me faufilais avec souplesse et sans un bruit entre les arbres, prenant de la hauteur pour observer l'arrivée de ces êtres, une fois une bonne place acquise, je m'immobilisais. Si c'était ce qu'il pensait, le lycan l'avait senti aussi, et venait en connaissance de cause, un ancien ennemi ? une nouvelle tête ? un petit curieux tout jeune ? il allait vite voir. Si cette personne m'avait senti, pourquoi n'avait-elle pas pris garde au piège, voulait elle me prévenir ? Par prudence, je restais cacher jusqu'à la voir.

Ma surprise fut de taille de découvrir se baladant comme si de rien n'étais une jolie femme, pas imposante pour un sous par sa taille. Elle avait de cheveux bruns, long, qui pendait sur les bord d'un visage serein, rien ne laissait paraître qu'elle l'avait senti, au niveau vestimentaire c'était simple, léger, montrant des formes qui devait lui valoir des compliments. La lycane se baladait donc, avec une certaine souplesse, usant des atouts de sa race, si elle ne laissait rien paraître, je savais qu'elle me cherchait. Elle était accompagné d'un chien, une brave bête visiblement, au aguets quand à elle.

Elle s'approchait, inexorablement, elle avait découvert le feu, sans difficulté, quelle idée de faire un feu me diriez vous, et bien moi je vous le dis, je ne craint pas les habitant de cette forêt, en signifiant ma présence par ce feu, qui a également d'autres vertus, je leurs démontre, peu de gens sont assez bête pour croire à un novice qui ne sait pas comment fonctionne la survie. Elle arriva proche de sa cachette, directement, je sortie, il valait mieux se montrer et discuter que se faire trouver et s'expliquer, avec souplesse et sans geste brusque, j'apparu à sa vue, la regarda de plus près, sondant dans ses yeux se qui pourrait paraître de son esprit, avant de poser une question, je pu voir un message oculaire : "je ne mort pas si tu es amical, mais gare à tes fesses si tu tente quoi que ce soit"

-Bonjour demoiselle, il est rare de trouver quelqu'un dans cette forêt, puis-je vous demandez qui vous êtes ? et par la même occasion pourquoi êtes vous de vous même venu à ma rencontre ?

Nous nous méfions visiblement tout les deux, je sentais que les débuts allait être tendu, contre toute éventualité, j'ai analysé les possibles échappatoires ainsi que les autres détails du milieu dans lequel nous nous trouvions, je sentais également ma dague prête à l'action, ça me rassurait un peu.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Dim 21 Avr - 9:03

Je marchais calmement depuis une heure ou deux, le soleil disparaissait lentement, contrairement à mon instinct, qui me criait une direction, une présence que confirma Derk par un grognement sourd.
Je lui jetais un regard attendrit avant de lui gratter l'oreille pour avancer, lentement, les sens en alerte.
Je n'avais pas pris toutes les armes, je ne disposais que d'un seul de mes sabres, d'une dague cachée sous mon short, avec laquelle j'étais peu agile.
Je m'étais également équipée d'un tout nouveau jouet; une pelote de cuir dissimulée dans mes cheveux contenait deux ou trois mini couteau, pratique dans certaines situation.

La brume s'aventurait dans la forêt, elle se glissait, entre les arbres et leurs racines, entre mes pieds et les pattes de Derk... Elle pouvait paraître terrifiante pour la plupart des humanoïdes, mais pour moi, elle était rassurante, douce, paisible...
Mes guerriers devaient commencer à s'inquiéter de mon absence. Il devait avoir depuis longtemps trouver un point d'eau et monter le campement. Je n'aurais aucune difficulté à les trouver. Comme je n'en aurais aucune pour cette présence qui me perturbait, elle n'était pas totalement animal, mais pas totalement humaine. Cette odeur m'était familière, je l'adorais en tant ordinaire; l'odeur de mon peuple.
Derk me confirma de nouveau la chose en pliant les oreilles la queue entre les pattes. Il s'agissait d'un lycan, hors mes hommes étaient derrière moi, à l'est. Je passais ma langue sur ma canine avant de me diriger paisiblement vers le feu, toujours allumé.
L’odeur était fraîche, il était là, à m'observer. Surement une habitude chez les gens de notre race.
Je ne m'inquiétais pas, grâce à deux raisons; mon agilité à me battre et ma puissance hors norme métamorphosée, en dernier recours bien sûr.

Je me postais vers le feu, mes jambes plantées dans un sol terreux qui salissait mes bottes, le visage clos, je dégustais la chaleur du feu sur mes mollets, qui remontait vers mes cuisses comme une caresse chaude.
Toujours aux aguets, je glissais quelques coups d'oeil autours de moi alors Derk se baladait dans une ronde de 5 mètres, peu inquiet par une odeur de Lycan, qu'il côtoyait tous les jours avec mon peuple.

Il était sortit depuis quelques secondes, avec ses magnifiques prunelles glaciales, qui pouvaient sans doute concurrencer les miennes bleu-grise. On pouvait déjà y lire la méfiance que je détenais envers les solitaires. Je préférais qu'il ne m'approche pas trop, ce qui me fit faire un pas en arrière, non de peur ou d'angoisse, mais par sécurité en cas d'éventuel combat.
Sa voix, grave, retentissait dans la forêt alors que je le scrutais, curieusement. Il paraissait géant face à mon petit mètre soixante cinq. Mes iris glissaient sur un corps visiblement musclé, peut être même méchamment abîmé par endroit. L'idée de sourire me traversa l'esprit lorsque je me rendis compte qu'il portait une chemise. Chose que je n'avais pas vu sur un homme depuis des siècles.
Je lançais un regard alertant vers mon interlocuteur avant de me décider à répondre, mes mains occupées par des mèches brunes hasardeuses.

_ Bonsoir, monsieur. Je suis votre rencontre pour être certaine que mon campement, à quelques mètres de vous, ne soit pas en danger.

Je préférais ne pas décliner mon identité en premier lieu. Mes prunelles dans les siennes, j'essayais de le sonder, de comprendre se regard aussi dur que le mien, de m'y glisser afin d'avoir la certitude que mes hommes ne serait pas réveillé cette nuit pas des crocs meurtriers.

_ Il est rare de voir un homme seul, dans cette forêt. Les Arani sont nombreuses et peu aimables. Mais je vois qu'elle vous ont servi de déjeuner...

Je faisais une mine dégoûtée à la simple idée de devoir manger une de ces bêtes monstrueuses. Le visage d'une de ces dernières dans mes pensées me fit toucher une cicatrice sur mon omoplate, souvenir d'un bataille sanglante, donc mon corps avait peiner à se remettre.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Dim 21 Avr - 11:23

Nous étions maintenant face à face, à distance raisonnable, si un combat débutait, il n'y aurais pas de coup bas dans la première seconde. Son visage était fermé, imperméable même, mais son regard en disait beaucoup, et je pouvais voir que de son côté, elle sondait le mien aussi. Ces yeux montrait un aplomb très fort, d'un regard cette dame devait pouvoir en intimider beaucoup. Me parcourant de haut en bas sans aucune réaction, mis à part quelque chose dans le regard, au passage du torse, que je ne pris pas en compte, elle pris à son tour la parole.

_ Bonsoir, monsieur. Je suis votre rencontre pour être certaine que mon campement, à quelques mètres de vous, ne soit pas en danger.

Elle avait le ton calme, elle savait ce qu'elle voulait, j'étais secrètement content de parler avec une personne qui n'était pas intimidé ou dégoûté de me voir, mais je ne montrait rien. Ses paroles m'avait appris plusieurs choses, premièrement, ce n'était pas une menace dans l'instant présent, sauf si elle cachait son jeu, soyons méfiant, deuxième chose, elle n'était pas seul, elle parlait d'un campement non loin, voilà donc pourquoi je ne ressentait pas la même violence dans son odeur que dans celle que j'avais ressenti dans l'après midi. Et enfin, elle était méfiante, et surtout chargé de vérifier les alentours, donc suffisamment forte pour combattre en cas de pépin, du moins le temps que ces compagnons arrivent.

Elle repris la parole, me confirmant sont aplomb et apportant une interrogation attendu.

_ Il est rare de voir un homme seul, dans cette forêt. Les Arani sont nombreuses et peu aimables. Mais je vois qu'elle vous ont servi de déjeuner...

Un faible sourire vint se figer sur ma bouche, seul, en danger, par les aranis, il ne fallait tout de même pas me sous-estimer, j'avais vu bien pire, certains marques sur mon corps me le rappelle. Mon sourire fut aussitôt accompagné d'un apaisement des sourcils, nous que je ne me méfiait plus, mais pour éviter de faire par se sourire un grimace horrible qui m'avait valu la fuite de beaucoup de commanditaire par le passé, autant rester aimable face à cette nouvelle tête.
Par ailleurs, le dégoût provoquait par la vu de mon repas ne me surpris pas, cependant, fier de mon savoir, il fallait une explication.

_Je comprend ta venu, donc, si tu n'es pas venu dans le but d’annihiler toute menace, y compris moi, je n'ai rien contre, sache que ton groupe ne risque rien, je ne me frotte jamais sans raison à ce qui ne me veulent rien, ne me rapportent rien, et ne se mange pas. Tu dis qu'il est rare de voir quelqu'un se promener seul, c'est la vie que j'ai choisi, par ailleurs, tu n'es pas sans connaitre les aspect de notre race, des aranis ne sont dangereuse pour nous que si la surprise les épaules, or, je sais rester prudent. Par ailleurs, leur chair n'est finalement pas mauvaise, au fil du temps, je la mange pour ses vertu, cette chair empoisonné à faible dose permet de s'immuniser contre beaucoup de poisons animal.

Il était rare que je parle autant, mais la situation demandait un comportement diplomatique, pour diminuer cette impression de bavardage, je m'étais mis à marcher paisiblement, en faisait de lents aller retour, ne m'approchant pas de mon interlocuteur.

_Dis moi si je dois m'éloigner pour ce soir, pour ne pas être une menace, je n'ai aucune envie de créer un conflit avec une meute, cependant mon petit coin est aménagé maintenant, sans danger et presque chaleureux, je n'ai pas vraiment envie de le quitter, je ne vous ferais rien, comme tu le vois, je me transforme que très rarement et jamais sans raison et de façon irréfléchi.

Cette révélation avait plusieurs but : rester courtois, faire comprendre que je n'allais pas me laisser faire, et faire comprendre que je n'étais pas un louveteau sorti du lit. J'attendais sa réponse en m’asseyant, d'un air las, me grattant le haut du crâne, son comportement ne semblait pas agressif, j'avais fin, n'ayant eu le temps de terminer ma proie, et au moindre mouvement, je serais sur elle, qu'elle le veuille ou non, donc pas d’inquiétude.


Dernière édition par Urr'hean "patte écarlate" le Dim 21 Avr - 20:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Dim 21 Avr - 20:15

Contre toute attente, il n'avait pas l'air menaçant. Il semblait robuste, débrouillard et surtout, il devait inquiété bon nombre de gens qu'il rencontrait. Un point qui me plaisait énormément.
Il marchait en long et en large calmement, sous les pupilles rageuses du berger allemand qui ne voulait que faire un steak de ces cuisses musclés. Je le calmais d'un ordre simple et ferme, sans quitter mon regard de ce solitaire. Il ne me laissait pas indifférente. J'étais persuadée de son efficacité et je réfléchissais à une éventuelle venue dans le meute et à son rôle... Déformation professionnelle sans doute. Je le laissais parler, un peu évasive cependant. Je réfléchissais beaucoup, comme toujours. Heureusement pour moi, ma capacité de femme me permettait de faire plusieurs choses à la fois, sans pour autant quitter mon visage clos et doux à la fois. Des siècles d'expériences pouvaient s'avérer très utiles lorsqu'on savait travailler ces qualités humaines et les pousser aux bouts de leurs capacités.

L'idée que les Arani puissent servirent ne m'avait jamais effleurer, un point que je devrais sans doute travailler à mon retour au campement. Une pensée brillante, folle mais brillante. Si leur viande était bénéfique et qu'on pouvait les dévorer, leur toile et leur solidité serait accessible pour de meilleures armes. Un concept qui me redonna le sourire, ce qui me rendit physiquement beaucoup plus amicale et séductrice.

Il ne comptait visiblement ne rien faire à mes guerriers, un point qui me fit sourire d'avantage. Il était courtois et raisonnable; digne d'un des meilleurs guerriers.
Lentement, mes épaisses lèvres roses se dénouèrent pour articuler:

_ A présent que tout danger semble écarter, si nous faisions les présentations? Je suis Doylana Katell.

Je me mordis la lèvre avant de poursuivre, peu sûre de mon coup, mais confiante en mes capacités.

_ Je suis L'Alpha de la meute Karath qui se situe un peu plus au sud du pays. Comme tu peux le constater, nous sommes pacifistes... Enfin, en général.

Je lui adressais un sourire douteux que tous les lycans connaissaient, car après tout, le danger n'était jamais loin et la rage était une vieille amie qui ne nous quittait plus. Depuis mes 700ans je pouvais gérer ma rage et je n'avais donc presque plus besoin de potions, j'en prenais par précaution lors des voyages et des moments de stress, qui étaient courant en ce moment.

Il était désormais assis, une position que j'adoptais à un mètre de lui, pour lui prouver mon habilité à rester calme et réfléchie. Je paraissais confiante et amicale, mais mes méninges ne cessait de travailler. Un boucan qui m'empêcher de dormir généralement, même mes chiens à mes côtés. Un problème qui se résolvait également par des potions.

_ Je ne te demande en rien de changer de campement. Si tu veux passer une nuit au calme, je te souhaite même vivement de te rapprocher du notre afin de passer la nuit tranquille. Nos chiens sont merveilleux pour prévenir les attaques et mes hommes très réactifs.

Je me pinçais les lèvres avant de tourner la tête pour fixer l'horizon qui me paraissait bien sombre avant de parler de nouveau.

_ Et ils sont très fidèles, ils ne trahissent jamais mes ordres ou mes règles. Les traites sont très sévèrement punis chez les Karaths. On ne peut se permettre aucun débordement en tant que lycan.

Un dernier point qui me paraissait monstrueusement injuste, mais que je ne pouvais nier. En tant que femme, que je rebellais contre cette inégalité, en tant que Chef, je l'appliquais pour le bien de tous. Je ne souhaitais pas revenir aux siècles sanguinaires du lycan à qui j'avais arraché la gorge à ma première métamorphose.
Je me perdais de nouveau dans mes pensées, prises d'assauts par de sinistres images , de mes erreurs passées comme de mes décisions ratées, de mes meurtres injustes que je punissais désormais, des secondes chances que je ne pouvais parfois pas accorder.
Mon rôle pesait énormément sur ma vie et mes épaules. Ce voyage était en fait le bienvenue. Je ressentais mes nerfs à fleur de peau depuis mon départ, un conter coups qui me faisait prendre consciente de beaucoups de choses.
Je revenais soudainement au moment présent, en fixant de nouveau mon regard dans celui du solitaire avant d'inscrire sur mes lèvres un sourire plaisants et chaleureux.

_ Alors, quel est ton nom, solitaire?

Je priais pour qu'il ne me déçoive pas. Et plus encore, qu'il ne me mette pas en rage.
Je croisais les doigts et surveillant Derk du coin de l’œil, qui en faisait autant tout en papillonnant joyeusement autours de nous.
La nuit s'avançait paisiblement et je me motivais déjà a devoir rejoindre le campement.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Dim 21 Avr - 21:38

Elle avait visiblement repris un poil de sympathie après mon discours, bon point, une atmosphère toujours méfiante, mais plus calme c'était posé. Je commençais à me sentir un peu plus léger, si tout se passait sans accro, je n'aurais pas à combattre cette nuit, je m'en félicitais, le calme, au moins pour ma première nuit depuis que j'ai quitté la ville ou j'étais aller commercer. Elle pris la parole.

Elle souhaitait que l'on se présente, je n'y avait pas pensé du tout, la vie loin des gens m'avait à nouveau rendu socialement assez médiocre, mais c'était ce que j'étais, au final. Elle s'appelais donc Doylana, j'avais déjà entendu ce nom, je ne me souvenais plus où, mais pour que je l'entende, il fallait soit qu'elle soit une guerrière reconnu dans le monde hors de la forêt soit que ...

Avant que je finalise ma pensé, elle confirma mes craintes, c'était l'alpha de cette maudite meute. Moi qui me balançais d'avant en arrière en jouer a couper des tiges de fleurs bleus, j'avais ralentit la cadence, me stoppant presque, mes souvenirs revenait d'une époque trop lointaine, mon regard déjà électrique devint foudre, tuant du regard tout ce que je pouvais voir, pour ne pas chiffonner mon interlocuteur, qui devait comme je le pensais déjà être très doué dans les arts du combat, je préférais fixer le feu. Inconsciemment je serrais les dents. L'atmosphère se fut plus lourde, elle devait le ressentir autant que lui. Le fait qu'elle se dise pacifiste aurait pu me faire rire, mais ma colère était là, contenu par les siècles de vie mais présente et annihilant une partie de mes facultés à apprécier le moment présent.

Je risqua un regard sur elle, elle avait un visage encore plus serein, comme pour adoucir mes sentiments, je serra le poing gauche sur mon poignet droit, m'ouvrant la partie inférieur de celui-ci. Elle s'assit, j'en conclu que malgré sa fonction, elle n'était pas venu pour moi, ni pour me battre, pour me calmer je me mis à fixer à l'horizon la lune qui montait paisiblement, était-il déjà si tard ?

Elle repris la parole pour répondre enfin à ma questions, et pour me jeter dans la foulée la pire question qui aurait pu être posé. Oui, je pouvais rester ici, et elle en plus elle m'invitait voir le reste de son expédition, pour plus de "sécurité". Malgré moi je souris, pas un sourire très sain, mes yeux toujours tranchant dans le vif du paysage. Je pris une longue inspiration, fermant les yeux, j’apaisais les muscles de mon front, diminua le rythme cardiaque qui me tapait la tempe, rouvris les yeux, calme, j'avais retrouvé un visage presque amical, j'étais près à exprimer ce qu'il se devait selon moi se révéler.

Encore une fois, le temps que j'avais pris a répondre lui avait permis de placer une autre question, évidemment, qui étais-je. Je remarqua alors que plusieurs fois de suite, elle s'était mordu la lèvre, pratique particulièrement intrigante, malgré mes années de vie, je ne comprenais pas cette pratique, elles étaient jolies ses lèvres, mais pas au point de les manger, du moins pas littéralement ...
Sur cette interrogation, j'entrepris de répondre.

_Et bien commençons par les présentations, alors ... Je suis Urr'hean, je n'ai pas de nom de famille à te donner, juste un surnom qui me sert comme tel : "patte écarlate".

je marqua un silence, soucieux de la réaction de son compagnon forcé du soir, puis me dit que finalement, j'allais continuer, le pire était a venir, pour passer une bonne soirée, il me faudrait montrer des talents politiques.

_Tu es donc l'alpha de la meute, hein ? Poste important ... Tu aurais tué ton prédécesseur, et accepter cette position, se devant de canaliser un troupeau de bête parmi les plus féroce et les moins discipliné qui soit, il y a du courage la dedans. Je te respecte pour ce poste, et parce que du peu que j'ai vu, tu as les épaules pour, cependant tu m'annonce que vous êtes pacifiques. Sache que j'ai déjà eu l'occasion, il y a très longtemps, de passer du temps avec ta meute, et ce n'est pour ainsi dire pas une chose que j'aime à me souvenir, la violence que vous aviez fait preuve, se culte du sang, l'anarchie totale qui régnait alors m'avait donné des envies de meurtres. Pour te passer les détails, j'ai combattu pour y entrer, comme la tradition l'exigeait, mais j'ai du également au bout d'une semaine combattre pour partir, le droit à l'erreur dont tu parles était pris mot pour mot, au premier signe de ma part de quitter la meute, je fut pris en embuscade par tes compères.
Si tu accepte mes ressenti et me prouve que la meute à changer, j'accepte de m'approcher de ton campement car toi, tu me semble mesurée, intelligente, si tes compères avaient eu un dixième de ce tempérament il y a 800 ans, je n'aurais peut-être pas cette vie solitaire aujourd'hui.


J'avais parlé calmement, sans aucune violence, sans aucun sursaut de voie, en tâchant même de ne pas mettre en place la moindre menace, mais ce n'était pas un langage que je maîtrisais, si elle acceptais calmement mes paroles, la moitié du test que j'avais évoqué serait validé pour moi. Au fond de moi j'étais curieux, en 800 ans, combien la meute avait elle changé, y avait il eu beaucoup de mort, est ce que, comme à l'époque, les trois-quart serait des infecté et non des natifs, beaucoup de question qui me poussait à accepter sous certaines conditions son invitation fort dangereuse.

Je me levais, avec cette excitation j'avais besoin de bouger, je faisais maintenant des cercles long d'un pas rapide, me rongeant la peau au bord des ongles taillé en griffes naturellement, l'une de mes fiertés. J'attendais sa réponse, au aguets.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Lun 22 Avr - 18:35

Il semblait crispé par mes propos, ce qui ne m'étonnait pas vraiment. Les ébats macabres de la meute avant mon arrivée était inscrit dans le monde.
Une raison sans doute pour que les humains nous haïssent à ce point. Une raison valable puisque j'avais moi même porté le poids de cette haine durant des siècles de fuite lâches et inutiles.
Je me mordais discrètement la langue, j'évitais tout mouvement brusque et stoppais même mes gestes machinaux dans mes mèches ténébreuses. Mes yeux gris aux allures bleues se posaient délicatement sur le solitaire, sans méchanceté, elles couvaient même un calme hors du commun. Habituée aux situations délicates, mon caractère s'était adapté aux relations humaines compliquées.

Je paraissais figée, un visage clos pourtant emprunt de douceur scrutait le lycan sans le moindre battement de cil. Seul le vent s'acharnait à perturber cette statue de chair en secouant mes cheveux, comme pour rappeler que le temps ne pouvait pas s'arrêter, même l'espace d'une seconde. Il se décida enfin à répondre et je m'accrochais à ces mots comme une Arani à sa toile.
Il paraissait bien seul et il me faisait presque peine. Mais qui étais-je pour juger? Moi qui n'avait jamais connue l'amour, tant en humaine qu'en Lycan, à l'époque trop jeune et maintenant trop occupée.
J'avais peine de ce que j'étais. Une pensée qui me remit les idées en place ainsi qu'un poignard dans le coeur. Je chassais ces vilaines rêveries d'un geste machinal devant mes yeux avant de l'écouter attentivement.
Il avait comme je le craignais un passé avec ma meute. Une histoire que je redoutais, mais que j'étais prête à changer. Car même si nous restions Lycans, nous étions humains aussi, et c'était cette part d'humanité que je souhaitais conserver, c'est pour ça que les Karaths ne se métamorphosaient jamais et que les entraînements étaient importants.

Après l'envie de massacre, il était anxieux. Il faisait les cents pas dans un cercle sans fin qui me donnait un tournis nauséabonde. Je secouais la tête pour fixer Derk, couché devant moi pour poursuivre convenablement.

_Urr'hean... C'est joli et peu commun. Ca me plait.

Je plantais ma canine de nouveau dans un coin de mes lèvres, signe de réflexion avant d'ouvrir la bouche, rougit par ces dernières.

_ Je te demande de me laisser te prouver les changements de la meute. Je te propose de prendre tes affaires et de nous rejoindre pour la nuit. Nous nous dirigeons vers le territoire Elfiques, ainsi, tu auras le temps de te faire une opinion et puis les Arani dans cette forêt sont nombreuses. Tu pourras manger autant que tu veux!

Ma phrase s'était clouée par un sourire plaisantin et sincère. Devant son éventuelle hésitation, je décidais de faire avec lui un point sur les nouvelles organisations de mon peuple.

_ J'ai réorganisé la meute. Cela m'a pris quelques nombreuses années. Le temps de faire disparaître les traites et placer correctement les familles et les hommes afin d'atteindre une auto défense et une discipline utile à tous. Mes guerriers ont des entraînements quotidien afin que nous puissions nous défendre sans les dégâts carnassiers de nos formes métamorphosée. Mais ce n'est pas tout. Tous les membres de la meute ont les bases de combats en cas de problèmes. Nos herboristes travaille d'arrache pied afin de produire de al potion pour tout le monde afin d'éviter les débordements de rage et les combats à la mort.
J'ai en revanche préféré garder le combat pour l'entrée dans la meute, en métamorphose ou en arme, ça me permet de juger plus facilement l'acceptation. Mon poste ne me permet aucun débordement, aucune faute, aucun meurtrier.


Je me levais pour m'étirer péniblement avant d'indiquer à Derk de venir au pied. Je regardais furtivement la lune qui commençait à apparaître avant de reposer mon regard dans le sien.

_ La décision t'appartient. Je dois quant à moi rejoindre mes hommes où ils seront trop inquiet pour se reposer.

Je félicitais mon chien de sa patiente en lui tendant un morceau de viande séchée avant de me retournée et de glisser un clin d'oeil rassurant et amusant à mon interlocuteur.

_ Après tout, je ne suis qu'une femme seule en forêt.

Une blague de bon gout qui faisait rire bon nombre d'entre nous. Un Alpha disposait de plus de force que deux lycans réunis. Il n'était en rien quelqu'un inapte à se balader seul, même ce lycan se trouvait être une femme d'un petit mètre soixante cinq et de cinquante kilos.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Lun 22 Avr - 19:49

Son regard c'était un instant figé, suffisamment long pour que je m'en rende compte, trop court pour me faire afficher la moindre réaction, elle avait passé sa main devant ces yeux et avait repris son visage serein, mes paroles l'avaient touché, plus que je ne l'aurais voulu, mais qu'importe, on ne retourne pas en arrière. Elle avait senti mon état mental, qui ne l'aurait pas senti, j'avais sans doute du dégager une aura qui aurait tuer un troupeau d'arani si elle avait été matérielle, elle repris la parole avec tact, me félicitant sur un nom, c'était un bien commun de donner son avis sur le nom des autres, habitude bizarre sachant que la plus part du temps, on ne l'a pas choisi soit même...

Je calmais mes foulées, reprenant une allure tranquille tandis que mon interlocutrice secouait la tête, malmené par mes gesticulations nerveuses. J'avais retrouvé mon calme habituel, j'attendais la suite de ses réponses. Qui vinrent rapidement, elle m'invitait à tester par moi même son groupe en en faisant parti le temps d'un voyage, l'idée était bonne, dangereuse pour moi cependant, face à des guerriers de la meute Karath, seul, je ne pouvais pas m'enfuir indemne, surtout en présence de l'alpha. Elle continua sur une boutade qui me rappela l'action en cours avant d'être approché, je me stoppa doucement, observa rapidement les alentours et cibla le feu. Passant à 1 mètre de mes invités, je parti récupérer la fin de mon dîner, moyen efficace pour réfléchir, mon appétit me donnait les idées claires. Je n'en proposa pas a la demoiselle qui semblait dégoutté à l'idée même de voir ce tas de chair comestible et mordis dedans.

Elle repris en expliquant les réformes qu'elle avait effectuées. Je me doutais bien que les changements serait nombreux, mais à ce point, elle avait organisé à la façon d'un camp de combattant la meute, en faisait un lieu de discipline et d'ordre, un monde parfait pour contenir des Lycans, il en fallait entre les jambes pour oser proposer ça a des lycans sans crainte de révolte, enfin ... visiblement pas forcement, je souris de ma poursuite amusante de pensée avant de reprendre mon repas en réfléchissant.

Son offre me tentais, je risquais beaucoup, mais seulement si elle me mentait, or ça n'en avait pas l'air ... et puis pourquoi une alpha chercherait elle a piéger un vieux lycan solitaire mangeur de monstruosités, mon choix semblait fait au fond de mon esprit, je ne combattis pas plus ce verdict, suivant comme à mon habitude mon instinct.

Elle se leva et après des étirements, rappela son chien et pris le chemin inverse de celui qu'elle avait pris en venant, m'invitant habillement à la rejoindre avant de lancer la phrase la plus drôle qui pouvait sortir d'une personne comme elle, solitaire et en danger, hein ? j'en doutais fortement. Cette dernière prise de parole qu'elle m'adressa avant de rebrousser chemin me fit émettre une forte respiration, début de ricanement.

Sans plus tarder et sans un bruit, je jetais la carcasse encore chaude de mon arini et émettant un rot discret, éteignit le feu avant de la suivre à pas de loup.

HRP : désolé je sens que mes écritures sont assez confuses, ça du clavier comme de ma tête, sans ordre bien précis ^^'
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Lun 22 Avr - 20:24

Un sourire aux lèvres et d'un pas soutenue, je traversais la barrière d'arbres qui me séparait de mon campement. Un sourire aux coins des lèvres, j'étais presque sûre qu'il se joindrait à nous. Par curiosité plus que par bonne volonté, mais c'était un bon début.
Je riais discrètement de la réactions de mes hommes. Je voyais déjà leur visage déformé par une moue aussi surprise que mécontente.
Un craquement de branches secoua les oreilles de Derk. J'étais suivie, et par la bonne personne. Il avait pris sa décision en finissant de dîner maladroitement une viande odorante et incomestible pour moi.

_ Je suis heureuse que tu es décidée de venir. Tu verras, ils ne mordent pas.

Je riais de nouveau, joyeusement, tintant la nuit d'une douceur et d'un gaieté qui manquait beaucoup ici.

_ Désolée, mauvais jeux de mots.

Je plaçais mes pieds habilement sur le sol instables tout en contemplant les étoiles, heureuse d'être mon monde. La nuit et les étoiles étaient mon berceau depuis toujours. Mes seuls bons souvenirs d'enfances résidaient dans la douceur du crépuscule et de la nuit.

_ Je suis surprise de croiser un lycan solitaire plus vieux que moi dans les parages.

Je comprenais assez vite que tenter de faire la conversation ne servirait à rien, alors je pressais le pas en esquivant les branches. J'espérais qu'il s'en prenne une et se mette à grogner, une action qui me faisait toujours rire comme une enfant. Un masque sincère de bonheur que je n'affichais pas souvent. Trop occupée à garder mon masque d'Alpha sans faille.

Le feu du campement commençait à me chatouiller les narines, j'entendais déjà mes chiens aboyer. J'imaginais mes hommes saisir leurs armes par simple précaution.
Je me mettais à trottiner puis à courir pour défouler Derk avant d'arriver. Je ne m'en faisais pas pour mon invité, son flair le guiderait facilement à moi.
J’apercevais désormais mes rottweilers s'agiter, prêt à sauter si leur laisse ne les retenaient pas. Derk partit à toute vitesse pour rejoindre ses amis avant de s'approcher des guerriers, appâter par le repas qui trônait au dessus du feu.

Une fois devant le feu, je distinguais les sourires accueillant de mes hommes, le plus âgé désigna la viande cuite mise de côté pour moi.

_ Nous avons réussi à trouver du bon gibier, ta couche est également prête. Si tu souhaite te laver, il y a une rivière parfaitement saine juste derrière ses arbres.

il s'appelait Taran. Il était abimé, devenu lycan à l'âge de cinquante six ans, il avait conserver sa forme et sa souplesse, qu'il avait mis au profit de la meute pour faire de mes enfants des hommes capables de combattre des dragons. Un effort dont je lui étais reconnaissante.

_ Merci Taran, je vous ai moi aussi ramener une surprise.

Ils se mirent à chercher des yeux, d'abord sur moi, puis sur les côtés avant de se perdre dans les hauteurs. Des regards et des geste improbables qui me firent rire doucement.
Une branche craqua juste derrière moi. Poings sur les hanches je jetais un coup d'oeil derrière moi en me dirigeant vers mes chiens pour les calmer.

_ La voilà justement.

HRP: C'est pas grave, je m'y retrouve donc c'est le principal. en revanche tu fais beaucoups de fautes d'inatention parfois ^^
rien de grave, ca ne me gêne pas, mais je suis admin, donc obligée de te le
dire u.u
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Lun 22 Avr - 21:35

Nous marchions sur un sentier presque tracé, sans doute son premier passage avait il écarté les branches et les fougères qui traînaient. Pour qu'elle puisse m'entendre, je ne me déplacé pas furtivement, c'était reposant en soit. Elle m'avait d'ailleurs remarqué et tenta la discussion, seulement ma contemplation du paysage s'ajoutant à ma réflexion intense, sur ce qui allait venir ne me permettait pas de prendre le temps de répondre, on aurait le temps de faire plus ample connaissance une fois la nuit passée.
Beaucoup de choses tournaient dans ma tête, à commencer par une tentative d'imagination de la rencontre qui allait suivre, comment était le camp, combien étaient-ils, serait-ils suffisamment sensés pour m'accepter sans avoir a faire la scène que je venais de faire, car une seule suffisait, parler ainsi enchaîné par les lois de la diplomatie m'épuisait.

Elle partie devant en accélérant le pas, je ne la suivi pas, pas pressé pour un sous de rejoindre le groupe qui m'attendait, elle aurait le temps d'annoncer ma venu comme ça. Je ralenti même, non pas que j'étais si réticent, mais pour profiter de la nuit qui s'installait, des derniers moment de solitudes que j'allais pouvoir saisir avant les présentations, la nuit était calme, la forêt me paraissait étonnement amicale, comme si elle savait que je la quittais, et voulait me garder, après tout, la forêt est notre mère à nous.

J'arrivais suffisamment proche pour ressentir faiblement la chaleur du campement, je déglutit une dernière fois, me redressa, laissait ma carrure discrètement carrée refaire surface, faisait craquer mon dos qui s'était endormi dans l'entrevu tout juste terminé. Une dernière et longue respiration lasse et je me dévoilais enfin.

Face à moi se tenaient un certain nombre de regard mi-retissant, mi-surpris, ils passaient machinalement de leurs leader à moi avec ce regard passablement drôle, l'incompréhension était à son comble, des murmures se firent faiblement entendre.
"c'est qui celui-là"
"où a-t-elle fouillé pour nous ramener ce bougre"

Malgré cela, ils ne bougeaient pas, plus dociles que les chiens, ils n'avaient montré aucun signe d’agressivité excessive, la surprise sans doute, où un alpha très charismatique. Je regardais le visage de Doylana et cela confirma ma pensée, elle était la cause de cette discipline.

Ils étaient tous autour d'un festin, du beau gibier ferme et juteux qui m'aurait donné faim si les conditions avaient été différentes. Un silence assez malsain s'était établi, le visage de la lycane était toujours avenant, les autres se fixaient maintenant sur moi, attendant sans doute que je prenne la parole. Ce que je fis sans demander confirmation.

_Bonjour ...

Aucun mouvement, le vent même semblait s'être figé. Décidant pour la cause et en fonction des conditions actuelles de prendre les devant, je continua :

_Je m'appelle Urr'hean, je suis un solitaire qui passe dans le coin, Doylana m'a rejoint alors que je mangeais à deux pas d'ici et m'a invité a me joindre à vous sur une partie de votre trajet...

J'avais préféré utilisé son prénom, je n'étais pas spécialement friand des titres et des grades, pour moi une personne gagnait du respect par les actes, la façon d'être ou d’interagir et non par les titres. Je ne savais pas trop comment terminer ma phrase, une formule de politesse écrasée était hors de question, bien que seul, je ne voulais pas être traité comme inférieur, mais comme ce que j'étais, c'est à dire un invité, mais d'un autre côté, et encore plus dans cette situation, il fallait que je suis courtois. Je fini donc :

_Elle m'a amenait à vous pour me permettre de voir l'évolution de la meute depuis que je l'ai quitté, il y a près de 800 ans, à l'époque, un certain Geaupiras était l'alpha, si mes souvenirs ne faillissent pas. Pour qu'on me fasse changer d'avis, à vrai dire. J'espère passer un moment agréable durant le peu de route que nous allons avoir en commun.

Je me tue, je savais pas si j'en avais dit assez, ni si je n'en avais trop dit, ce genre de situation, même dans un cadre amical m'avait toujours déconcerté, me retrouve ainsi avec autant de têtes face à moi me décontenançait.

Voyant le peu de réaction, je tournais la tête vers Doylana, demandant du regard et d'un air lasse de l'aide pour expliquer la situation.


HRP : Si tu parles de l'orthographe, je vais me relire plus posément, j'ai pas eu beaucoup de temps pour le faire ces derniers jours ^^' si il s'agit d'erreurs sur l'histoire, prévient moi, je ne suis qu'en apprentissage.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mar 23 Avr - 10:31

Je lancais un regard ferme à mes guerriers qui se questionnaient sur la venue de quelque chose. A leur grand surprise il s'agissait d'un homme imposant qui dégageait l'aura connue des lycans. Un sourire aux coins des lèvres, je le laissais faire les présentations maladroitement, occupant mes chiens de caresses et d'ordre en tout genre.
Mes trois hommes se contentaient de chuchoter et de lancer des regards en va et vient entre Urr'hean et moi. Une incompréhension et des gestes que j'adorais. Ils étaient amusant.
Taran avait cesser de manger, le roux, Marlon était assis et attendait ma réaction, quant au plus jeune, Jaïvar, il n'osait plus bouger ou parler sans mon accord.
Je soufflai devant ces quatre regards et me décidai à poursuivre les présentations.

_ Vous n'avez pas connus l'ancien Alpha. Moi non plus d'ailleurs, je ne l'ai vu que le temps de lui arracher la traché. La meute était réputée pour ces actes macabres et sanguinolant. Ils se métamorphosaient à longueur de journée pour décimer des villages entier, d'où l'invasion de lycans il y a 800 ans. Je lui ai proposer de constater lui même les valeurs que nous respections à présent. Nous se sommes peut être pas les meilleurs hôtes, mais il reste notre inviter.

Sur ces derniers mots, je lançais un regard qui empêchait tout contradiction, si bien que mes hommes refermèrent la bouche pour faire un signe affirmatif du menton. Je m'installais autours du feu et sortir une gourde en terre cuite donc le contenu se déversa dans quatre bol. L'odeur était perceptible par tous, amer et peu agréable. Je tendais les bols à mes hommes avant d'en tendre un au solitaire pour repartir m'en faire un.

_ Il s'agit d'une potion mise au point par nos herboristes. Elle limite les métamorphoses et donc les catastrophes. Boit, tu ne te sentiras pas différent.

J’engloutissais mon bol avant de me mettre à manger et de lui faire signe de s'installer à côté de moi. Je lui proposais un bout de viande qu'il refuserait certainement après le dîner peu goûteu qu'il venait d'engouffrer. A cette idée, mon appetit se coupa et je grimaçais en jetant ma viande à mes chiens sous le regard désapprobateur de Mikel, sûrement celui qui avait du chasser ce gibier. Il garda cependant ces pensées pour lui alors que je dressais pour m'étirer.
Je contemplais la lune et ses soeurs avant de me diriger vers un énorme chêne.

_ Je vais me laver un peu dans la rivière, un rocher la sépare en deux si tu souhaites me suivre Urr'hean. Mikel, éteins le feu, ne laisse aucune braise. Taran, place les chiens à notre façon vers le campement. Vous avez l'autorisation de vous coucher pour prendre des forces ensuite. Si vote sommeil est difficile, il y a une fiole dans mes affaires, prenez en trois gouttes seulement.

J'insistais lourdement sur ce dernier point avant de m'engouffrer dans l'obscurité paisible de la foret, dix mètres plus loin, les reflets argentés de la rivière semblait bercer l'air d'une douce musique.
Je déposais mon sabre, ma dague et mon morceau de cuir dissimulé dans mes cheveux sur la rive. Mon short glissa sur mes chevilles et mon débardeur de cuir passa par dessus mes épaules.
La nudité était confortable, je fermais les yeux et respirais à plein poumons avant de glisser lentement dans l'eau. De petites bulles frappaient la surface de l'eau, suivi d'un ombre fine et très courte. Des greaupoidaus, ils étaient curieux et ne tarderaient pas à venir me voir. Je pensais à mon enfance auprès de mon ami Tanquin, un pincement violent se fit ressentir dans mon coeur, je soufflais péniblement avant de défaire ma tresse et plonger pour observer un peu le monde marin. Je rejoignais rejoignais le rocher pour poser m'y blottir et attendre, parfaitement détendue, pour la première fois depuis des jours.

HRP: Je parlais de l'orthographe. Mais j'en fait aussi, ne t'en fais pas.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mar 23 Avr - 12:15

La présentation était déroutante, aussi bien dans un camp que dans l’autre, nous n’étions pas habituer à de telles situations, les lycans assis, au nombre de trois, était toujours aussi surpris et attendait la réaction de leur Alpha. Il y avait un roux, un jeune et un autre d’apparence plus ancienne, sans doute mordu tardivement.
La voie de Doylana s’éleva enfin, elle expliqua plus précisément la situation, expliquant à ces camarades pendus à ses lèvres qui était l’ancien alpha. Cette présentation était réaliste, dénonçant correctement les agissements de l’ancienne meute, j’aimais entendre cette explication, elle m’avait compris sur ce point, de plus, la meute présente ici était trop jeune pour l’avoir connu, ça m’arrangeait. Les présentations furent clôturées par une recommandation de sa part à son groupe, me plaçant comme invité, tout de suite accepté par ceux-ci, les choses s’annonçaient mieux que ce que je craignais. Je me détendis un peu, mon visage paraissait maintenant calme, plus ouvert, si il fallait discuter, je serais maintenant apte. Et je ne doutais pas du souhait de Doylana d’en savoir plus, et puis ça me permettrait d’en apprendre également sur le fonctionnement de la meute désormais.
Soudain, elle reprit la parole, après avoir tendu à ces compagnons et moi-même des bols contenant une mixture particulièrement pauvre au gout, elle expliqua qu’il fallait en boire, pour calmer les métamorphoses. J’étais surpris, ils buvaient des breuvages pour se calmer, étonnant, moi, j’avais du lutter pendant près de 50 ans pour pouvoir contrôler ma colère, 50 durant lesquels la vie ne fut pas simple, 50 ans durant lesquels j’ai investi un lieu ténébreux, des montagnes sombres, où je ne serais dérangé que par des entités malveillantes, 50 ans envie durant lesquels je me remémorais volontairement des événements me mettant en rage, jusqu’à ne plus avoir à ces images qu’une accélération relative du rythme cardiaque. A la réflexion, ça paraissait normal finalement, tout le monde n’a pas l’envie de gaspiller un demi-siècle pour contenir un des plus grands traits qui font d’un lycan ce qu’il est. Et puis un médicament est finalement une sécurité plus rassurante. Dans le souci de ne pas causer plus de désagrément cette nuit, je bus sans discuter, pas terrible au gout en effet, mais j’avais vu pire.
Doylana s’assis après avoir bu elle-même le remède, m’invitant à faire de même à ces côtés, elle prit un peu de viande avant de regarder celui-ci d’un air dégoutté et le jeta aux chien, sous le regard désapprobateur d’un des guerriers. L’aurais-je dégoutté à ce point ? Il faudrait qu’on discute de certaines expériences qu’il est bon de connaitre, ça pourrait lui être utile.

N’ayant plus gout à manger, elle se lever et expliqua qu’elle allait se baigner, tout en donnant les directives pour terminer la nuit, pas d’autre gardien que les chiens, surprenant au premier abord, mais compréhensible, pas besoin, au final. Elle m’avait invité à prendre une partie du point d’eau pour faire moi aussi un brin de toilette, la surprise réussi même à me faire lever les sourcils, des années de solitudes m’avait fait oublier les détails de la vie commune, mais j’avais quand même affaire à une femme, si le lac était configuré pour permettre à chacun d’avoir un coin privé, j’avais quand même imaginé plus de pudeur dans l’attitude de la lycane, mais qu’importe …

Alors qu’elle s’était éloignée, je me levai et fit moi-même le cours voyage menant à mon côté du point d’eau, retirant avec méthode mes lanières qui maintenaient dans mon dos deux dagues courbées et joliment ouvragées, des dagues qui ne me quittaient jamais, mes meilleurs amis si l’on peut dire, puis ma chemise et enfin mon pantalon, ne gardant même pas mon bracelet de force, je plongeai dans l’eau froide.

Ce bain guérissait mes écorchures mentales, toutes ces plaies qui s’étaient rouvertes dans la soirée semblaient se ressouder par les soins délicats qu’apportait l’eau éclairé paisiblement par les rayons de l’astre de la nuit. Mes muscles se détendaient tandis que je m’approchais du fond de ce cours d'eau, je restais ici, totalement immergé, plusieurs minutes, les yeux fermés, ne pensant plus à rien.

Mais comme tous, j’ai des besoins, et l’oxygène me manquait, je dis donc remonter à la surface, rouvrant les yeux, je vis la lune me faire face, et devant, en ombre chinoise, Doylana semblait méditer. Je me posai dos contre la paroi du rocher, m’assis dans l’eau, la laissant courir sur mes jambes, croisa les bras.

Après une profonde respiration, je troubla le calme de la nuit pour demander :

_Tu semblais surprise de voir un Lycan plus vieux que toi, désormais, le calme et la quiétude et de retour, veux-tu que je te raconte mon histoire ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mar 23 Avr - 19:21

Il n'avait pas trop tarder à me rejoindre. Surprise je souriait en entendant ses pas alourdis dans l'eau. Je pensais que sa réflexion se ferait sur une plus longue durée. Après tout, nous n'étions pas inviter tous les jours à prendre un bain avec un Alpha, surtout si celui ci était une femme plutôt convoitée par certains membres de la meute.
Les minutes s'écoulèrent calmement avant qu'il ne décide de prendre la parole. Décidément, cette homme m'étonnait, il agissait souvent en contradiction avec ce qu'il pouvait dégager. Je réfléchissais quelques minutes avant de vouloir éclaircir un point.

_ Tu sembles prêt à t'ouvrir un peu à moi. Laisse moi te faire un résumé de mon passé avant. Je ne veux pas que tu découvres ou penses par la suite que cette histoire ne valait pas la peine d'être contée à mon égard.

Je fixais la lune, son reflet illuminé mon regard d'une tristesse sublime que la couleur de mes yeux ne faisait que raviver. Je souriais tristement en pensant à mon enfance et à mes parents.

_ Je suis née dans un petit village aux alentours D'aetarh, je suis fille de Deena et de Karem. Je ne me souviens presque plus de leur visage, les siècles ont effacés de nombreux souvenirs. Une nécessité pour noter santé sans doute. Mon village se dégradait d'année en année, les lycans venaient de s'installer aux abords de la forêt et ils s'attaquaient à nos troupeaux. Avant de s'en prendre au notre. Un soir d'été, ma famille à était dévorée, je ne sais pas par quel miracle ou par quelle malédiction je m'en suis sortie. La fièvre m'avait presque condamnée quand je me suis levée pour voir les cadavre encore chaud. Et puis, Geaupiras est passé devant moi, je n'étais pas encore métamorphosée que je lui dévorée déjà la gorge.

Les images assaillaient mon esprit. Des scènes de violence que nul ne souhaitait connaitre dans sa vie, des dessins peints de sang qui intègre vos pupilles pour vous poursuivre dans votre sommeil. Les pires horreur en une seule espèce. Je fermais les yeux et inspirait lentement avant de poursuivre.

_ Je ne te dis pas ca pour avoir ta sympathie ou ta pitié. Je veux juste que tu comprennes que je n'ai jamais été soumise à cet homme et que jamais je n'ai autorisé ces actes auprès de la meute. J'ai été absente durant des siècles de débauches, de haine et d'erreur. J'ai eu la deuxième chance que je n'accorde généralement pas au sein de notre peuple. Tous les jours, je me maudis de devoir prendre des décisions qui vont jouer sur la vie d'un homme ou d'une famille.. Mais j'ai un équilibre à préserver afin de le chaos ne renaisse pas. Et cet équilibre ne tient qu'à un fil. Il est fragile et depuis quelques temps, il ne cesse de se tendre. J'espère que se voyage l'empêchera de se briser et m'évitera de devoir tuer.

Je contournais un peu le rocher afin de pouvoir distinguer son ombre. Il semblait recroquevillé, je prenais soin de ne pas laisser ma poitrine sortir de l'eau et je me postais à un mètre de lui, sur sa gauche. Une main délicate dénoua mes cheveux, une autre caressa mon épaule rougit par le rocher.

_ Je déteste ne pas voir mes interlocuteurs. Si mon comportement te gêne je suis prête à retourner à l'autre bout du rocher.

Je pouvais comprendre qu'un solitaire qui se faisait subitement approché par une femme, nue de surcroît pouvait être un peu chamboulé. Mais dans la meute, la nudité n'était pas un mal, elle était naturelle lors des rituels, parfois certains membres se contentaient même du minimum en cas de visite. Mais personne n'était réellement habillé au campement.

_Tu connais un bout de mon histoire maintenant. Desires-tu toujours me confier un bout de la tienne?

Je posais sur lui un regard tendre, compréhensif dont aucune haine n'échappait. Mon masque de marbre s'était posé avec mes armes aux bords de la rivière. J'étais Doylana, et non l'Alpha.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mar 23 Avr - 20:42

Comme je m'y attendait, elle voulu d'abord compter sa propre histoire, du moins le peu qu'elle voulait me confier, cette invitation à la baignade n'était à mes yeux qu'un prétexte depuis le début pour discuter, pour retirer la distance que je mettais avec tout ceux que je pouvais rencontrer, les lycans plus que les autres. Je fermais les yeux en écoutant.

Elle n'était pas de parents lycans, elle l'était devenu, rendant sa force encore plus exceptionnelle, et son maintient presque incroyable, cette partie de la race est généralement la plus instable mentalement. Mais elle avait enduré beaucoup, la vie l'avait forgé plus qu'elle ne forge une personne normale, elle avait traversé des aventures bien difficiles, à commencer par la perte de ses parents, puis directement après, du moins je l'imaginais, elle du subir de force le rôle d'alpha, comme le voulait la tradition. Comme lui, elle avait combattu sa fureur après de longues années dont les souvenirs sont les plus dure, échappant à la partie humaine de son être. Maintenant, elle menait la meute fermement, et n'aimais pas exécuter la loi de façon aussi impartiale, pourtant un mal nécessaire, c'était le propre d'un bon chef. Elle finit cette partie de l'histoire en indiquant des détails plus inquiétant, la meute avait un équilibre relatif, ceci était normal, mais cet équilibre diminuait, sont voyage en direction du territoire elfique était la résultante de ce constat. Je me demandais ce qu'elle trouverais la bas, des alchimistes plus compétent, des charmeurs, de l'enseignement ? ça paraissait possible, du soutient dans tout les cas, pour qu'elle se déplace d'elle même, du soutient parmi les grands.

Mon étonnement fut de taille, je tressailli même en la voyant glisser lentement de mon côté du rocher, son regard sur moi, presque totalement immergé, non que je m'imaginais des choses, mais ça me mettait mal à l'aise, je n'avais pas l'habitude d'être en compagnie de quelqu'un, encore moins d'une fille, encore moins nue dans une rivière au clair de lune, refermant les yeux une seconde, j'émis un souffle qui me soulagea de ce soudain malaise. Elle repris en m'indiquant qu'elle préférait discuter en voyant son interlocuteur, me proposant de retourner de mon côté si j'étais gêné, ce qui n'était plus le cas, et enfin me proposant de raconter ma part de l'histoire.

Faiblement, je pris la parole, mettant de l'ordre dans mes pensées pour pouvoir retransmettre l'information dans le bon sens, chose qui n'était pas aisé chez moi pour une vie si longue.

_Ça ira, je me fais petit à petit au fait de ne plus être seul, d'habitude, je suis solitaire autant par envie, que par besoin et par obligation, une vie comme une autre ...

_D'aussi loin que je m'en souvienne j'ai toujours était lycan, les premiers souvenirs que j'ai sont ceux d'un village lycan archaïque, vénérant des dieux désormais oublié et pratiquant des rites très violent, j'avais mes parents la-bas, du moins une mère, mon père s'était attaqué à l'alpha et avait subit ses assauts fatals sans en revenir, étant l'un des premiers lycan né ainsi, j'avais une force plus évolué, et un tempérament plus contrôlé, cela me rendait différent et donc, pas accepté. J'ai été attaqué par un groupe de fanatique avant que l'alpha ne vienne me chercher, bien que déjà un exécutant dans la meute, j'avais 11 ans, et un groupe aussi nombreux m'avait forcé à fuir... Je te passe les détails mais après une période assez courte mais qui fut très importante dans le déroulement de ma vie, j'ai atterri seul, en dehors d'une forêt inconnu, sans vêtements et blessé par une fuite en forêt, les muscles et les os douloureux, j'avais perdu la mémoire, et je ne l'ai toujours pas retrouvé. Ce n'est que vers mes 20 ans que j'avais quitté le continent d'où je viens pour arriver sur celui sur lequel nous sommes maintenant, et c'est la que j'ai pris contact avec la horde, soucieux de me mêler au miens, l'instinct prenant le dessus sur la raison.

Je marquais un temps d'arrêt, je me revoyais arriver dans cette maudite meute, les images arrivaient en condensé, il fallait que j'ordonne tout cela pour reprendre :

_J'avais était amené directement vers l'alpha, usant de ma force de l'époque pour soumettre les louveteaux qui gardait le chemin principal accédant au campement, Geaupiras était un homme grand, fort, et charismatique, mais également violent et sans cœur, il me proposa comme le voulais la coutume de me faire combattre pour apprécier ma force. J'ai combattu son deuxième lieutenant, son bras gauche en quelque sorte, ici aussi, peu était les lycans qui maîtrisaient leur état. Le combat s'était déroulait dans une sorte d’arène, dès le début, conscient de la protection, je m'étais transformé pour combattre, le combat avait selon les dire de celle qui m'avait soigné très rapide, mon adversaire n'avait pas eu le temps de se concentrer pour se transformé à son tour. Un poste me fut donnée, dans la milice, un groupe de combattant qui régulait le campement. C'était alors très désorganisé, mis à part une force de frappe proche de l'alpha, il n'y avait rien, pas de quartier, pas de maison, quelques feu continus éparpillé sur un terrain nu, et il fallait beaucoup combattre pour survivre. Au bout d'une semaine a peine, les ordres qu'on me donnait m'agaçait, autant pour l'autorité qu'on m'imposait que pour le manque de sagesse des ordres proféré, j'avais donc quitté le bracelet en peau qui me reconnaissait membre de la milice, et quitté le campement, ou plutôt essayé, Geaupiras lui même m'attendait, entouré de 10 lycans, 5 s'était transformé, les autres ne se contrôlait pas assez, Geaupiras en faisait partie. J'avais moi même pris ma forme de loup et a la fin de la transformation, j'étais loin, décidé à ne plus revenir.
Je te passe beaucoup de détail, mon récit est déjà trop long, mais sache que ma réticence envers toute forme de contacte avec cette meute ne viens pas de nul par, tu en as visiblement fait les frais a moindre mesure ... si l'on peut dire...



Je me tue, j'avais beaucoup parlé, ça ne me ressemblait pas du tout, mais les explications était nécessaire, surtout après son récit. Décroisant les bras, je m'enfonça dans l'eau courante de la rivière, ne laissant dépasser que mon visage, à partir du nez, je ne savais pas trop comment continuer la scène qui se jouait, j'avais dis ce que j'avais à dire, et je n'attendais pas de réponse.


HRP : mon personnage est en effet contradictoire, je ne peux malheureusement pas interpréter un personnage fictif assez loin de moi pour qu'il ne le soit pas ^^' faisons comme si c'était fait exprès :p
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mar 23 Avr - 21:26

Son histoire était marquante. Je n'arrivais à me mettre dans la tête l'image d'un homme charismatique. Je l'avais toujours imaginé cauchemardesque, à l'image de son âme.

_ Quelques uns de l'ancienne meute sont toujours présent chez les Karaths. Ils ont un passé plus ou moins en rapport avec le tiens. La peur les tenait. Ils n'étaient pas là par choix.

Je posais une main amicale sur son épaule complètement immergée par l'eau. Je regardais les étoiles et je dessinais sur mes lèvres un bref sourire.

_J'ai toujours eu la croyance imbécile que les dieux nous venaient en aide un jour. tout n'est pas fait par hasard. Les souffrances sont utiles à forger de grands hommes, solides, prêt à affronter le monde et diriger les autres dans sa voie.

Je m’allongeais dans l'eau, sur le ventre, laissant mes lèvres caresser la surface un instant avant de poursuivre.

_ Je pense que tes souvenirs, ou du moins ceux que tu as, sont précieux. Ils font de toi ce que tu es aujourd'hui. Aussi horrible soient-ils.

Je commençais à me diriger doucement vers la rive. L'eau se faisait rare et j'hésitais à me lever en tenue d'Eve. Je me retournais, toujours sous l'eau.

_ Je t'apportais plus d'informations en marchant demain. Mes hommes te confieront surement des choses qu'ils ne disent pas à un Alpha. tu pourras te forger un avis propre. La route va être longue, il nous faut du repos.

Je me levais enfin, sûre qu'il détournerait le regard, pour atteindre la rive et enfiler mon short.

_ Ah, autre chose. La nudité est commune chez nous, il faudra t'y faire.

Il valait mieux que je le tienne informer tout de suite. La civilisation lycans était très spéciale, encore plus quand il s'agissait des vêtements.
J'enfilais mon débardeur court et replaçais mes armes avant de me fondre dans la nuit. Derk, Paden et Roban, qui avaient éveillé mes hommes. Ils ouvrèrent tous un oeil curieux avant de se rendormir. Je saisissais un de mes bol pour y faire couler une eau clair et pur, dans laquelle je mis trois gouttes colorées.
Un somnifère doux qui n'empêchait pas l'éveil en cas de soucis. Il apaisait juste le sommeil et le rendait plus réparateur.

Je faisais un bol identique et le glissais prêt des affaires d'Urr'hean. Il comprendrait le message, et il savait dorénavant que je n'étais pas là pour l'empoisonner.
Je me glissais entre deux couches de tissus qui burent les dernières gouttes d'eau présent sur mon corps. Sur le dos, je contemplais les étoiles, en attendant que le remède face son effet.
Je pensais à ma meute, je me demandais comment tout se passait là bas. Si mes ordres étaient respectés. Puis vint la pensée d'acheter quelques montures pour les excursions de ce genre.
Le retour de Loneleih se finirait surement par un crochet vers Racium. J'avais économisé suffisamment pour quelques bêtes. Et un investissement de se genre n'était pas négligeable, il était aussi pratique que rentable. Je me ferais surement le plaisir de prendre un Artic.
Je voyais mes pensées s'emmêle désormais, mes paupières se faisaient lourdes.
J'entendis au loin le craquement de quelques branches, signe que le solitaire revenait tranquillement, ce qui me soulagea un instant, avant de sombrer dans mes cauchemars.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mar 23 Avr - 22:02

Elle m'avait écoutait calmement. Une fois mon récit terminé, elle pris la parole pour donner une précision : il y avait encore quelques lycans assez vieux pour avoir été présent, des survivants je dirais, qui ont pu malgré la situation être épargné par l'ancien alpha, ça ne m'étonna pas quand elle annonça que ces lycans avait vécu dans la peur pendant son "règne", c'était le cas de la majorité des lycans, c'était sa façon de faire, cependant, ça m'étonnait plus qu'ils soient capable de vivre désormais sans débordement.
Elle lui expliqua ensuite que les souvenirs était précieux, elle ne pouvais pas savoir a quel point ils le sont, pour un lycan déjà, le fait de ne pas se souvenir de ses métamorphoses est désagréable, mais pour moi qui avait perdu un passage clé de mon enfance, c'était horrible, j'étais en quête de ce passé, même 800 ans après. Cette pensée me fit baisser les yeux, un éclat de tristesse dans le regard, que je fis tout de suite disparaître.
Elle commença a partir, non sans lâcher que la nudité n'était pas un tabou chez les lycans, j'en souris, je le savais, j'étais juste plus habitué à la proximité des gens, et la nudité offrait malgré tout une proximité encore plus grande, je m'habituerais sans doute rapidement à la compagnie, j'avais d'ailleurs plutôt intérêt pour passer un voyage agréable.

Je sortie à mon tour, récupérant mes habits et mes armes, jetant tout de même un œil a ma chemise pour vérifier la présence du micro-message qui m'avait amené ici. J'arriva au campement, tous étaient couchés, même elle, elle m'avait laisser un bol, sans doute un somnifère pour dormir. Je soupirais, avec le régime alimentaire, fort bénéfique contre les poisons que j'avais de force adopté, l'homéopathie ne risquerait pas de fonctionner sur moi, c'était la première fois que ça aurais pu être utile. Je bus tout de même, de bonne foie avec mes hôtes, et me coucha, sur ma chemise toujours pas enfilé, elle avait raison, demain et les jours qui suivrait, j'aurais l'occasion d'en apprendre d'avantage, l'heure était au sommeil. La nuit repris ses droits ...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mer 24 Avr - 9:16

La nuit avait été mouvementée pour ma part. Je revivais inlassablement la même nuit sanglante. Le scénario était toujours différent, mais la violence et l'odeur des corps détruit ne changeaient pas. La fameuse nuit de me métamorphose.
L'aurore jetait ses premiers rayons de lumière sur la foret, la brume épaisse disparaissait peu à peu et la fraîcheur embaumait le camp. Un humain aurait eu froid à cette heure du matin, mais les lycans avait eux, toujours chaud.
Un rayon frappa doucement mes paupières closes pour les ouvrir sur le monde réel. Mes hommes et le solitaire dormaient toujours. Il n'était pas encore l'heure pour eux.

Je rassemblais mes armes et je partais en foret, un petit déjeuner vitaminé leur ferait du bien. La viande n'était pas le seul aliment indispensable aux lycans. La foret était paisible, rien ne troublait le calme a part mes pas. Je me dirigeais vers un buisson recouvert de baies noir aux reflets bordeaux. Bourrée de vitamines, elles étaient parfaites pour les voyages. Je remplissais mon sac de cuir généreusement avant de poursuivre mon périple matinale. Plus se trouvait quelques arbres fruitiers, pris quelques pommes, utile pour tenir au ventre.
Je faisais demi tours pas un autre trajet, je cherchais des racines comestibles souvent utilisées dans les remèdes; Au bout de quelques minutes, j'aperçus un arbre ancien, au tronc et à la hauteur disproportionné, je l'avais trouvé.
Je creusais à main nue et sortait ma dague pour prendre quelques racines épaisses.

Une fois au campement, je ravivais le feu et plaçais une marmite dessus. Une fois l'eau bouillie je plaçais mes racines nettoyées et les plantes pour la potion. Une odeur désagréable s'en dégagea en très peu de temps, grimaçant, je mettais quelques baies pour qu'une odeur plus sucrée s'en dégage. Elle ne tarderait pas à éveillé le reste du campement sommaire que nous avions établie pour la nuit. Je nettoyais les pommes et les disposais correctement dans chaque bol afin qu'elle ne reprenne pas la terre, puis, je décidais de mes couper en morceau avant de verser le contenue de la marmite.

Je distribuais la viande séchée à mes chiens, heureux de me voir leur accorder cette attention précieuse. Après quelques caresses, je décidais d'éveiller les belles aux bois dormant. la potion avait refroidie et était prête à être mangée. Elle ne serait cependant pas aussi fade et amer qu'a l'origine, elle ressemblait plus à une salade fruit colorée et appétissante.

_ Debout tout le monde, il est temps de se préparer et reprendre la route. Nous avons presque terminé notre marche dans la forêt.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Mer 24 Avr - 11:17

La nuit avait été longue, le sommeil m’avait pris rapidement, la fatigue provoquait par cette sociabilité soudaine aidant, mais comme à mon habitude, je ne dormais que d’un œil, les phases de sommeils et de semi-éveil s’alternait, je ne fis aucun rêve cette nuit là, phénomène normal, voilà bien longtemps que j’étais hors de porté des rêves, mais parfois pas des cauchemar … Je m’étais éveillé finalement assez tôt, la rosée encore présente tombait goutte après goutte sur ma peau, je n’avais pas envie de bougeait, gardant les yeux fermés, j’écoutais…

L’aube était calme, les créatures nocturnes étaient déjà retournés dans leurs trou, ne laissant que les oiseaux chantant et les nombreux insectes s’affairant à des tâches diverses, cette zone de la forêt, proche de l’orée, n’était pas la plus dangereuse, le campement avait bien été placé. Des bruits d’eau me firent comprendre que quelqu’un s’affairait déjà à cuisiner, une odeur d’abord assez infecte, puis plus fruité flottait dans l’air, annonçant bientôt le petit déjeuner.
J’étais immobile, sur le dos, j’ouvris faiblement les yeux, laissant la lumière me caresser lentement la paupière, malmenant ma vue et m’offrant un spectacle lumineux et vers, le journée devait commencer, prenant mon courage à deux mains …

_ Debout tout le monde, il est temps de se préparer et reprendre la route. Nous avons presque terminé notre marche dans la forêt.

Elle avait devancé mon élan de courage, je me levais presque frustré de ce constat, mais d’humeur presque bonne, la journée allait être dure encore, je devrais côtoyer encore plus d’être que je n’ai réellement fait le jour précédent. Tout le monde avait fait de même, nous étions tous levé, rapidement sortie des bras de Morphée, près à affronter la journée, une impression de connexion avec le groupe m’étonna, nous étions visiblement suffisamment semblable pour permettre un lien, malgré les tourments et les aventures, nous étions des lycans.

On me tendit un bol, plein de liquide, de la même odeur que l’air ambiant, je bus sagement, encore une fois, remerciant d’un mot l’hôte, nous étions tout de même le matin, des bêtes jusqu’au réveil complet, c’était un trait de caractère tout aussi humain que lycan.

Le camp s’ébranla, ils s’affairaient à ranger les affaires étalé sur un petit périmètre, le petit déjeuner avait été rapide, tant mieux. Je rangeais de mon côté le petit sac que j’avais, rien de bien important n’était dedans, une gourde en peau de vache, un gobelet en corne d’un demi litre, diverses peau pour l’entretient de mes lames, une chemise de rechange, parfois … nécessaire.

Nous partîmes, la forêt était accueillante ce matin, le soleil présent, le ciel sans nuage, personne ne parlait, sortant encore du sommeil, l’air endormi. Une journée commençait, je soufflais d’ennui, allait-on marcher ou courir ? Un voyage à la marche ne m’enchanterait pas beaucoup…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Ven 26 Avr - 17:06

Je pris mon petit déjeuner rapidement, comme le reste des guerriers. Je fus étonnée de constater que le solitaire était parfaitement calé à notre rythme. Il rassemblait ses affaires rapidement, quoi que peu nombreuses et nous fîmes de même. Mon sac était en revanche lourd, pleins de gourdes, d'herbes médicinales, de couteaux, de bols, de viandes séchées et vêtements de rechanges... Au cas ou. Mes hommes transportaient les équipements comme les couches et leurs armes, il savaient également deux ou trois pantalon de rechange.
Je jetais un oeil à mes chiens avant de leur ordonner de s'asseoir, je les détachais tranquillement en ajoutant un "pas bougé" que personne n'aurait oser contre-dire. Ils ne bronchaient pas. Jusqu'à ce que je leur ordonne le faire, il partirent en courant, joyeux de pouvoir se défouler, manquant de renverser plusieurs fois mes guerriers qui se contentaient de bougonner en gesticulant pour s'en débarrasser. Je riais en les voyant faire. Mes bêtes étaient une des seules joies que m'avait offert la vie. Ils nous traçaient un chemin dans les herbes et les branches avant de revenir, n'oubliant pas qu'ils devaient nous protéger avant tout.
Je jetais un coup d’œil vers le solitaire qui semblait perdus dans ses pensées, très vite, le rythme s’accéléra, ce qui ne sembla pas lui déplaire. Je comprenais son envie de courir, mais si je faisais ça à mes guerriers, ils seraient épuisés avant midi. Et puis nos bagages étaient lourds à cause du voyage prévu. Je soufflait avant de regarder le plus costaud de mes guerriers, après tout j'avais le sac le plus pesant depuis le début de l'aventure.

_ Taran, tu penses pouvoir prendre mon sac?

Il haussa les sourcils, moi qui ne demandait jamais rien sur mes affaires personnelles, puis il acquiesça avec un grand sourire, touchée par une femme qui lui tendait son sac. Je levais les yeux au ciel avant de rejoindre notre inviter en trottinant.

_ Une balade a un rythme plus adapter te tenterait-il?

Sans attendre la réponse, je partais devant en courant, lentement d'abord puis de plus en plus vite. L'euphorie m'envahissait, provoquant une vague de chaleur agréable et rassurante. Cette sensation était spéciale, seuls les lycans en bénéficiait. C'était un gout de liberté, une rapidité hors du commun et un jeu que nous adorions, suivie par Derk, je jetais un coup d'eil en arrière, un sourire amusée pendue aux lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Ven 26 Avr - 18:58

Nous marchions à bon rythme, ce n'était pas pour me déplaire, mes craintes n'avaient pas été fondés concernant ce détail. Ils avaient des sacs assez lourd, un rythme plus grand les aurait épuisé en une journée tout au plus, Doylana portait le plus lourd, un symbole j'imagine, mais peut être pas uniquement.

Je la vis s'approcher d'un des ses hommes, visiblement sont second en quelque sorte, lui donnant son sac, qu'il avait accepté avec fierté. Elle s'approcha de moi, me proposant une balade rythmé, je ne pu retenir un sourire qu'elle ne vis pas, elle n'avait pas attendu ma réponse pour s'élancer.

Commençant ma course à 4 pattes, pour me propulser plus facilement, je la suivi sans peine, nous courions de plus en plus vite, nous étions encore dans la forêt, autour de nous les arbres défilés, bolides dangereux qui ne s'écarterait pas pour nous laisser la voie, mais nous jouions avec, parfois esquivant de justesse par jeu. Nous changions de direction pour ne pas trop s'éloigner du groupe, traçant dans la forêt un large slalom, mon coeur s'était accéléré, reprenant un rythme normal, mon corps reprenait de la vivacité, mes forces grandissait a mesure que nous accélérions. Nous étions de formes dans la forêt, des jets de couleurs qui filait entre les feuilles, l'un sombre à cause de mes vêtement, et l'autre clair a cause ... du manque de vêtement. C'était un plaisir, courir seul était reposant, courir à deux était revigorant.

Après près de deux heures de course, nous avions distancer le groupe de loin, ceux-ci n'aurait pas suivi avec leurs fardeaux, et ils n'avaient pas besoin d'elle pour s'orienter. Nous étions arrivé en lisière de la forêt, une frontière bien visible, un mur sombre d'arbres et de divers buissons était visible à tout en longueur, presque rectiligne, que nous regardions vers la droite ou la gauche, cette frontière végétale était présente. Je la regarda un coup, la voyant souriante et pas essoufflé, elle était rapide et endurante, mais a quel point ?

Je lui lança un regard compétiteur, avec elle, je n'avais plus de timide, du moins suffisamment peu pour me permettre de la mettre au défis ainsi, et amorçant ma course de la même façon que précédemment, je partis comme une flèche, en ligne droite en direction du groupe qui avançait à son rythme, guidé par mon odorat, serait elle capable d'aller aussi vite que moi? étant spécialiste de vitesse dans mes combats comme dans mes déplacements, j'en doutais un peu, mais elle avait des ressources, et je ne savais pas encore tout, elle pourrait me surprendre, sur cette pensée, j'accélérais à nouveau...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Ven 26 Avr - 20:31

Les plaines mortes semblaient s'être approchées. Avec la vitesse nous étions arrivée à son terme en deux heures à peine, mes hommes devaient être loin derrière et Derk avait abandonné depuis longtemps, quelque peu dessus.
Je profitais du paysage, je ne l'avais jamais vue, cette plaine. Rien se semblait y vivre, elle était magnifiquement déserte. Cette absence de vie ne m’effrayait pas, je la trouvais apaisante. Presque rassurée, j'en avais oublié les risque probable de Chimeiras et D'Arani.

Des prunelles bleues de plantèrent sur moi, sans comprendre, je faisais un rictus mêlée d'incompréhension, les joues rosées par l'effort qui ne m'avait pourtant pas fatigué. Le solitaire se plia pour prendre son impulsion avant de partir comme une flèche.

Une branche sembla s'écraser plus loin, je me retournais inquiète, les sourcils froncés avant de partir à toute vitesse, plus amusée du tout, les sens en alerte pour rejoindre mon compagnon de jeux. Arrivée à sa hauteur, je mettais ma main sur mon bras.

_ Les autres vont avoir des soucis, il faut qu'on y retourne.

Une nouvelle qu'il ne devait pas comprendre, mais mes sens ne m'avaient jamais trahis. Je faisais un demi tour rapide et bâclé, avant de repartir plus vite encore. Ma course deviendrait néfaste et usante, je poussais mes capacité au maximum pour rejoindre mes hommes et mes bêtes.
Je savais qu'Urr'hean suivrait sans problème, mais je ne savais pas sur quelle distance. Les arbres me semblaient soudainement dangereux, comme des traites, les bras tendus vers nous.
Perdue dans mes pensées, je ne vis pas l'obstacle. Quelque chose de dur me frappa au ventre, la violence fut telle que je senties quelques choses se briser, des deux parties avant de décoller pour m'écraser douloureusement quelques mètres plus loin. Un cris s'évada de la forêt, encore sonnée, je sentais mon corps remettre douloureusement les os en place. Je serrais des dents, tant contre la douleur que la métamorphose.
Mes prunelles grises se jetèrent sur ce fameux obstacles, qui n'étaient rien d'autre qu'un immense humanoïde recouvert de plaque de métal. Il était hideux, digne des pires cauchemars, une image qui me frappa nette.
Je n'avais jamais vu une telle créature, mais je savais, grâce aux long marcheurs, qui elles étaient. Ce qui ressemblait à sa monture frappa ses puissantes pattes, le sol trembla et je la vis foncer. Contrariée, je bondissais sur un arbre pour partir à un mètre et saisir mes sabres.

Des yeux noirs, perçant me scrutaient péniblement. C'était trop tard, il m'avait vu et voulait ma peau. Il voulait notre peau.
La métamorphose me sembla une bonne idée,mais je ne voulais pas mettre Urr'hean en danger, car je ne pouvais pas le reconnaître. Mon sac loin de moi, je n'avais rien pour permettre quoi que ce soit en tant que monstre.
Je grognais et courais pour porter un premier coup sur une des pattes avant de la monture qui se mit à fléchir avant de s'étaler sur la terre sèche en couinant maladroitement, un sang odorant se déversait dans la forêt, je portais ma main contre ma bouche, prise de haut le coeur devant la souffrance et surtout l'odeur de la bête.
Je craignais le pire pour mes guerriers, je priais pour qu'il ne l'est pas croisé. Et j'espérais que le solitaire soit aussi bon guerrier que sprinter, ou je n'aurais d'autre choix que de devenir géante et blanche, pour le détruire. Pour tout détruire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Sam 27 Avr - 2:31

Elle m'avait rattrapé, le regard inquiet, m’indiquant implicitement de la suivre, l’inquiétude ma gagna également, j'avais compris que son groupe était en danger, et ce qui me gênait le plus pour le moment, c'est que faisant parti de la bande et parce que, tout de même, ils avaient eu la gentillesse de l’excepter, il faudrait sans aucun doute se battre.
La course avait pris une autre dimension, bestiale, instinctive, violente, pas une course qui se prolonge au long d'une journée, mais une course à l'épuisement, grattant la moindre seconde, le moindre millimètre pour arriver a tant.
Doylana fut percuté par une masse énorme, je n'eu pas le réflexe de m'arrêter et dû par un saut suivi d'un rattrapage pied contre un tronc d'arbre faire volte face. Immense était le terme, une créature monstrueuse, faite de métal, armé d'une lance et nous surmontant grâce à un cheval qui semblait ne faire qu'un avec ça personne, il avait une silhouette humaine, mais ça n'en était pas un, c'était la première fois que j'en rencontrait un, le combat allait être difficile, la métamorphose était a éviter, on s’entre-tuerait une fois le combat terminer, mais aurions nous le choix ?

L'impact avait été violent, Doylana n'avait pu retenir un cri, un bruit de craquement c'était fait ressentir, je me remis à ces côté, empoignant mes deux dagues, près à attaquer, à défendre, à combattre pour ma vie, attendant qu'elle reprenne pied pour tenter une attaque en groupe.

Elle se ressaisi rapidement, le temps de voir le cavalier bondir vers elle, par chance il ne m'avait pas cerné. Elle attaqua, touchant la monture aux jambes, celle-ci tomba, criant de douleur, sensible, pas comme son maître. Le sang coula, une odeur immonde en sorti également.

Je ne pensais plus qu'au combat, voyant la monture à terre, je sauta en direction du cavalier, à terre lui aussi, en train de se relever, frappa à 4 reprises, un seul mouvement, mes lames firent un bruit pure d'un métal en touchant un autre, avant d'esquiver in-extremis un coup de sa lance, je pu voir sur son coup 4 marques distinctes, des rayures sur du métal?! L'attaque de front ne servirait à rien, il fallait trouver une zone dépourvu de protection, proche d'un point vital, et si possible planter sa la jusqu'à la garde.

Le Rataneche, car tel était le nom de cette créature, debout maintenant, me regarda, le temps d'un souffle, je compris qu'a ces yeux, j'étais une proie, nous étions désormais face à face, Doylana et moi, face a cette créature, nous n'avions plus l'effet de surprise en notre faveur.Le cheval, ou ce qui y ressemblait, tentait de se relever, si elle réussissait, au moins elle irait moins vite. Il fallait tenter quelque chose avant qu'il ne nous attaquer, garde l'offensif pour trouver un point vulnérable, espérant qu'elle me suivrait, d'une impulsion je le contournais par la gauche, puis d'un autre le fonça dessus, il n'était pas retourné que j'étais sur lui, frappant 2 fois avant de devoir éviter promptement un coup de poing cette fois, on poing qui faisait ma tête humain, hérissé de pics, mortelle. Sur son flanc n'était apparu que des rayures encore une fois. Une idée me vint, point faible ou pas, telle était la question, mais frapper toujours au même endroit pourrait il nous permettre de traverser se mur d'acier ? Mes entailles étaient profonde de quelques millimètres, après quelques nouvelles tentative, il faudra essayer.
Je reparti à l'assaut, l'ennemie avait été diverti et avait détourné les yeux, frappant le dos a plusieurs reprises, toujours rien, la créature fit volte face. Son bras tendu me percuta aux côtes flottantes, je fus éjecté contre un arme, une dizaine de mètre plus loin, perdant mon souffle par la même occasion. Ne me préoccupant pas de mes côtes, salement touché mais pas cassées, je me relevais, près à continuer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Sam 27 Avr - 16:29

Je voyais Urr'hean sauter et placer des coups mortelles qui ne faisait que égratigner le métal. Je tiquais, consciente que la tâche ne serait pas aisée. J'étais cependant surprise de le voir aussi bon combattant que sprinter. Mes muscles chauffaient péniblement et je devais lutter pour ne pas me métamorphoser. La douleur attisait la rage et mes os se mettaient péniblement en place après la chute.

_ Il nous faut un point faible!

Je hurlais, les méninges en surchauffe pour trouver une idée. Je revoyais les longs marcheurs qui s'en était sorti presque indemne parler de leur combat. Les Ratanèches... Que disait-il déjà? Leur monture, quelque chose à propos de leur monture...
Une idée me traversa l'esprit, cingla toutes les autres pour tendre mes cordes vocales à leurs maximum. Je me jetais en avant pour lancer mes sabres sur la monture agonisant toujours à terre.

_ La monture! Frappe la monture!

Sans attendre, je perçais le cou de la bête dans râle presque inhumain avant d'éviter deux ou trois coup de lance pour finir par me prendre le quatrième dans l'épaule. Je râlais en jetant mes sabres en direction de l'humanoïde de métal. Un bruit fendit l'air et quelques étincelles éclairaient son visage monstrueux et ses yeux noirs creux. Je grimaçais alors que les tissus de ma peau commençaient déjà à se ressouder.

Je prenais du recul avant de fondre de nouveau sur l'animal pour tenter d'en venir à bout.

_Cette sale bête est costaud!

Chose compréhensible si elle était liée à son maître intouchable. Je soufflais en m'acharnant péniblement, un de mes sabre trancha un oeil, l'autre la trachée et le sang se déversait sans que la monture ne rende son dernier souffle.
Je restais abasourdie devant ce dessin macabre. Les idées commençaient à se faire rare, si bien que je ne pus éviter un choc, dont j'ignorais la provenance, qui me mit rapidement à terre dans un fracas d'os terrifiant.
Je serrais les poings et patientais quelques secondes, à quelques mètres du combat pour contenir l'animal en moi, qui ne demander qu'à briser cette immonde plaque de métal géante. Une quantité étonnante de sang coulait le long de mon corps, plus à la monture qu'à moi, mais le mine était présent. Mon nez s'était brisé et je le remettais en place en grognant avant de repartir, plus obstinée que jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Sam 27 Avr - 18:53

Elle avait hurlé, annonçant qu'il fallait chercher un point faible, on était d'accord la dessus, et maintenant a quelque mètres du combats, je n'en voyait pas, la bête était un mur d'acier, même en tentant de transpercer la cuirasse, cela prendrait beaucoup de temps et nous ne ressortirions pas sans quelques blessure, ce monstre était vif !
Elle se battait avec un aplomb de guerrière, ne laissant que peu de temps à son adversaire pour suivre le mouvement, mais celui-ci ne s'en formalisait pas, conscient de sa défense, il ne parait pas mais attaquait avec force. Elle avait crié une seconde instruction, le cheval, se focaliser sur le cheval, sans chercher a comprendre et déracinant l'arbre dans une impulsion meurtrière je fonçais sur celui-ci, en train de tenter de se relever, toujours, mes deux lames le cueillir au cou, ouvrant des plais s'ajoutant a celle que venait d'effectuer Doylana, continuant tout droit pour ne pas m'exposer à la lance qui fusait dans ma direction, je fis demi-tour en utilisant une de mes dagues planter au sol comme appuie et reparti à l'assaut, un sourire vint sur mon visage, lui donnant un air effrayant, l'air d'une bête près à tuer et à apprécier le combat, j'avais compris, le cheval était lié à son maître, ce n'était qu'un seul est même être, et lui, était moins protégé. Cette fois ci je visais le cœur, le cou à moitié ouvert n'avait pas suffit, le cœur pourrait peut-être fonctionner. Passant en dessous de l’équidé, je planta l'une de mes lames jusqu'à la garde, et la ressorti rouge, avant de m'échapper, le cheval était retombé au moment précis où j'étais sorti, titubant, hurlant mais vivant, il avait un regard de haine que je pu apercevoir également sur ma droite, évitant la lame d'une lance mais frappé par la garde, me jetant sans ménagement au sol.
Il n'y avait pas une seconde de disponible à l'immobilité, le monstre ne laissait aucune fenêtre pour cela, négociant deux lycans avec facilité, ne se souciant que peut de son canasson mal en point, après tout il ne ressentait pas la douleur. Encore sonné par le coup, je m'éloignais pour reprendre un esprit clair, Doylana s'était retiré, a quelques pas de là, elle devait comme moi lutter contre son démon intérieur qui lui disait de sortir, et avec raison, cependant les dégats colatéraux étaient trop lourd, en dernier recours uniquement.
La créature avançait vers moi, furtivement, je pu appercevoir sa montures, vivante, malgré le sang qu'elle avait perdu malgré un coup qui aurait tué n'importe quelle être doté d'un coeur.

_Pourquoi donc cette bête est elle encore capable de se lever !


J'avais crié, sans m'en rendre compte, l'énervement me gagnait. Le monstre fit voler la lame de sa lance dans ma directement, bondissant sur la gauche, j'esquivais celle-ci, profitant de cette occasion pour attaquer le guerrier de d'acier, instinctivement. Au moment de la retombé de mon saut, je compris une chose surprenante, sont acier c'était ramoli.

Créant un nouveau, en établissant une distance de sécurité avec le monstre, j'énonça :

_Sa défense ramoli, le cheval est bel et bien lier a lui, il n'est plus invulnérable, nous avons une chance !


Me plaçant proche d'elle, qui avait repris le combat, près à m'élancer a nouveau dans une bataille difficile, mais désormais avec une issus positive envisageable.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   Sam 27 Avr - 20:25

Il se déplaçait à mes côtés, vivement avec la même grâce qu'un félin. De loin, il s'agissait presque d'un jeu parfait. Nous ressemblions à une mélodie parfaitement orchestrer.
La monture était le nouveau sur ses quatre pattes.

_ J'ai vu juste! Propulse moi!

De nouveau la créature à une hauteur démesurée, il n'y avait pas d'autre choix que de fonctionner en "couple".
Je lui jetais un regard entendu avant de placer mon pied sur un arbre pour atterrir au creux des mains puissantes du solitaire. Ses bras musclés se soulevèrent difficilement, mais suffisamment. Je dépliais mes genoux pour me rattraper maladroitement à un morceau de métal. J'essayais un premier coup qui ressemblait plus ou moins à une baffe. Je grognais en essuyant le sang pour tenter de grimper plus haut.
J'avais l'étrange sensation d'être minuscule. Ce qui ne m'était pas arrivé depuis des siècles.

_ Occupe cette fichue créature!

Je comptais sur lui pour attirer son attention, il fallait que je monte plus haut.

_ La monture! A deux nous avons une chance!

Sans lui , je n'en serais pas sortie indemne. Je m'accrochais, mes doigts s'égratignaient pour se guérir aussitôt. Une faculté importante contre une telle créature. Je remerciais brièvement ma malédiction avant de poursuivre mon ascension. Mes bottes glissaient péniblement sur la carapace, je plaçais ma dague entre mes dents et mes sabres dans mon dos.
Moins encombrée, je progressais évitant de nombreuses attaques qui me faisaient parfois descendre ce que j'avais déjà gravis. Je serrais inlassablement des dents, la lame commençait à déchirer mes joues, une douleur que je ne sentis pas à cause de la rage que j'étais occupée à contenir.
je jetais quelques coups d’œil en bas, incapable de distinguer quoi que ce soit, bien trop secouée par cette immonde sauvage.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Le voyage est un retour vers l'essentiel   

Revenir en haut Aller en bas
 

Le voyage est un retour vers l'essentiel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant

 Sujets similaires

-
» Retour vers son coeur.
» Le retour vers le bercail.
» Lapangel. Le lapin pas crétin [ Fini, à valider)
» Le voyage du non-retour
» [retour vers le 17 mars] Don't worry about a thing...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Adariel: un monde magique ::  :: Archives-