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 Et si la joie n'était plus ?

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MessageSujet: Et si la joie n'était plus ?   Dim 24 Fév - 22:26

Et si la joie n'était plus ?


« Toute vie a sa joie ; toute joie a sa loi. »




Ce matin là, je m'étais obligé avec grande peine à sorir de chez moi. La perte de ma mère était encore toute ressente. En fait, à dire vrai, elle datait d'une semaine jour pour jour. Depuis sa disparition, je n'avais nullement eu l'envie de quoi que ce soit. J'étais resté cloîtré dans ma demeure, refusant de voir qui que ce soit, délaissant mes activités et toutes autres responsabilités. Je n'avais plus eu envie de rien, si ce n'avait été simplement de perdre moi aussi la vie, mais je n'en avais pas le droit, ma fierté et mes principes, ainsi que l'éducation dispensée par mes défunts parents, me l'interdisaient. Je devais vivre, leur survivre et perpétrer leur nom et leur mémoire à travers les âges.

J'avais longuement hésité, mais il le fallait bien. Sortir était la meilleure des choses à faire, je ne devais pas rester enfermé et éloigné du monde elfique. J'avais des responsabilités, autant en tant que chef de famille, que de général et maître d'armes royal. Malgré tout, je n'étais pas décidé à m'en soucier pour cette journée, non, loin de là. Ma première étape, ce serait tout d'abord de prendre un bain de foule et pour cela, quoi de mieux que de profiter du marché du village ?

Petit déjeuner, habillage sobre et hop ! Me voila parti, déambulant dans les rues et ruelles qui m'emmèneraient vers le lieu fatidique. C'était une matinée ensoleillé et la température était des plus agréable. Il ne faisait ni chaud, ni froid, juste assez doux pour nous donner l'envie de profiter de ce bon début de journée et ne plus avoir envie de rentrer, le temps idéal pour une petite balade de plaisance. A peine franchis le seuil de mon domicile, que j'avais été aveuglé par le soleil. Enfermés une semaine entière, mes yeux grisés avaient perdu toute habitude à la luminosité et il m'avait fallut quelques temps avant de pouvoir aller plus loin. Au fil de mes pas, je me sentais revivre, même si le chagrin pesait sur mon coeur meurtri. Chaque pas loin de chez moi me coûtait, mais je me devais de continuer d'avancer. Pour ce faire, je tentais de me distraire de toute manière possible qui s'offrait à moi. Au moment où j'arrivais au marché, mon attention avait toute entièrement centrée sur des oiseaux volant dans le ciel. Je les avais suivi et sans m'en rendre compte, ils m'avaient guidés là où je désirais me rendre. Ce ne fut que lorsque j'entendis des marchands à la criée que je revins à moi.

Le temps passa et il devait être près de midi à présent. J'avais passé toute ma matinée à déambuler de stands en stands, mais je n'avais rien acheté. Je ne me souvenais quasiment même plus de ce que j'avais vu. En fait, ce que j'avais le plus regardé, c'était les gens. Leur gaieté m'avait fait envie. Des enfants avec leurs mères, des jeunes elfes adolescents avec leurs pères, des couples amoureux de tous âges, des groupes d'amis féminins, masculins ou mixtes, tout un tas de gens différents qui semblaient tous si heureux de vivre. Ils avaient tous quelqu'un et moi, je n'avais personne. J'avais Thalion me direz-vous, ce qui est tout à fait juste, mais il n'en reste pas moins un aigle et non un elfe. Je ne pourrais jamais avoir de grandes conversations avec lui, jamais nous ne pourrions nous prendre dans nos bras, rigoler ensemble de tout et de rien et partager des activités communes d'elfes.

Un banc s'offrit à mon regard perdu. Comme moi, il était seul au milieu de tous. Il faisait face à une fontaine, abandonné de tous, tous passant de part et d'autre de lui, sans jamais lui adresser le moindre regard. Je me dirigeais alors vers lui, avec la ferme intention de passer quelques temps en sa compagnie, à contempler les badauds et la magnifique fontaine. Assis dessus, je m'étais adossé au dossier, les bras écartés, la nuque posée sur le dessus du dossier, la tête penchée en arrière et les yeux plongés dans l'immensité céleste lointaine. Je me rendais à présent compte combien j'étais petit et seul. Je n'avais pas masse d'amis, mais j'en avais tout de même. Pourtant, nous n'étions pas le genre d'amis que ce que j'avais bien pu croiser tout cette matinée durant. Non, nous étions de ceux qui ne se voyaient que lorsqu'ils se croisaient ou lorsque quelque chose l'imposait, en aucun cas de ceux qui sortaient juste pour sortir. Les yeux à présent clos, je me disais que moi aussi je souhaitais avoir ce genre d'amis, des amis francs et sincères, de ceux que l'on peut voir n'importe quand et sans nul motif valable autre que le simple fait d'avoir envie de voir quelqu'un, aussi bien pour faire un tas de chose ou que rien.

" Hmpfff... "

Je soupirais alors. La journée s'annonçait longue et peu passionnante au final. J'aurais peut être dû rester dans ma grande demeure nouvellement héritée...
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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Mar 26 Fév - 17:36

Une nouvelle journée pointa le bout de son nez. La jeune femme se redressa sur son lit, encore dans le brouillard. Elle ne se sentait pas bien depuis quelques temps et lorsqu'elle se passa la main sur le visage, elle le sentit humide, signe que sa nuit n'avait pas été des plus joyeuses. La demoiselle se mit à soupirer. Ca lui arrivait souvent depuis quelques temps, alors que la date tant attendue s'approchait à grand pas. Son esprit le rappelait inconsciemment à son corps, mais la jeune femme ne voulait néanmoins pas le montrer, que cela l'attristait.Elle entreprit de se lever, puis de prendre le chemin de la salle d'eau, pour se débarbouiller. L'elfe n'avait gardé qu'une légère rougeur aux yeux, ainsi qu'un léger mal de crâne.

Lorsque la demoiselle réapparut, elle n'avait plus vraiment l'air d'une femme, mais d'un homme aux allures androgynes. Elle soufflait pour évacuer son stress naissant. Son père n'avait jamais fait dans la dentelle, et cela se ressentait lors de ses entrainements avec lui.

-Aller Eressëa ! Du nerf !

Pendant une bonne heure, il dû l'obliger à se battre, et lui apprendre encore quelques ficelles. Entendre ce nom lui donnait à chaque fois l'impression d'un coup de poignard. Et lui, il ne voyait rien...
Galadriel arrêta un échange contre son père et rebroussa chemin, sous les protestations de ce dernier. Quitte à devoir se faire réprimander le soir pour avoir quitter l'endroit avant la fin, autant en profiter un maximum, non ?
Retour à la salle d'eau, la voilà donc perdre toute sa crasse et se rhabiller comme à son habitude. Pas de diadème aujourd'hui, juste sa frange. La rendant d'ailleurs encore plus jeune.

Se glissant discrètement en dehors de sa demeure, la demoiselle donnait l'impression d'être une kunoichi s'échappant de sa prison. Lorsqu'elle put enfin reprendre une démarche normale en étant sure de ne pas se faire héler par quelqu'un, ses lèvres formèrent un joli sourire. Ce qu'elle aimait ce moment là... Pouvoir voir la population pleine de vie. Cela lui gonfla le coeur de joie. Certains riaient, d'autres parlaient joyeusement. Des groupes d'enfants semblaient s'amuser aux chevaliers, un groupe courut vers elle et lui attrapèrent la main pour la diriger on ne sait où. Rouge de gêne face à cette situation, elle ne put que se laisser guider par ses cadets. Lorsqu'ils la lachèrent, elle se retrouva devant la fontaine, alors que les petits se remettaient à se battre doucement. L'un d'eux s'agenouilla devant elle et lui promis de la protéger quand il sera grand, parce qu'il deviendra chevalier et qu'il protégera les prêtresses. La prêtresse sourit devant cette déclaration et lui caressa les cheveux, avant de le laisser jouer avec les autres.

Sur le banc, une tête lui sembla familière. Elle pencha la tête sur le côté, pensive. Oui, il était venu quelques fois au temple, elle avait pu échanger quelques formalités avec lui et il venait de perdre sa mère, si elle se souvenait bien. L'elfe s'approcha donc du banc et pencha la tête en avant, se retrouvant au dessus de son visage, bien qu'à une limite respectable.

-Cela fait un moment que je ne vous ai vu au Temple, Eldaliëndil. Je croyais que vous vous étiez perdu, ou que vous aviez décidé de ne plus venir...

Se redressant, elle contourna l'appui pour s'y installer. Elle laissa son dos prendre appuie sur le dossier et ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir.

-Qu'est-ce qui ne va pas ?

Simple question dont elle pensait connaitre la réponse. Il avait l'air ailleurs. Elle, elle ne voulait que l'aider. Si il voulait parler, qu'il le fasse, sinon ils changeront de sujet, ou laisseront le silence parler pour eux. L'elfe aux cheveux blonds ne le forcerait pas à lui raconter sa vie, mais si cela pouvait le soulager un peu... Son regard se laissa aller sur les différentes personnes présentes sur la place, allant du plus jeune au plus vieux, s'arrêtant sur des détails anodins, lui laissant le temps de réfléchir à la question, de peser le pour et le contre.

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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Dim 10 Mar - 23:30

Une voix assez familière venait de retentir tout près de moi, s’inquiétant de mon bien être d'après ce que je comprenais. Cette voix me disait quelque chose, c'était une voix que j'appréciais, celle d'une personne aimable avec laquelle j'avais à plusieurs reprises échangé. Malgré tout, je n'ouvris pas de suite les yeux, ni même ne parlais. Restant dans la même position et sans frémir ne serait-ce qu'un peu, j'avais écouté ses propos et deviné ses mouvements. Elle devait à présent être assise à quelques centimètres de moi. Eldaliëndil ? Je reconnaissais bien là ses manières et un fin sourire à peine perceptible vint s'accrocher à mon visage. Il n'y avait qu'une personne qui pouvait ainsi m'appeler. M'appeler par mon nom de famille sans aucune marque distinctive tout en connaissant ma place dans cette société, cela ne pouvait être qu'elle.

J'avais prolongé ce blanc qu'elle avait laissé, laissant passer de nombreuses et longues secondes avant de bouger. Je tournais alors la tête vers elle, ouvrant alors les yeux. Comme je m'y attendais, la voix était bien celle d'un être familier, une prêtresse que je connaissais depuis un certain temps déjà. A sa vue, mon sourire s'affirma, se précisant visiblement pour dévoiler mes dents blanches.

" Prêtresse Galadriel... Quel plaisir de vous revoir, et plus grande surprise que de vous croiser, vous, ici, si loin du temple, en pleine foule. J'en aurais presque oublié que vous aussi puissiez avoir une vie à vous... "

Pendant un court instant, mon regard se perdit dans un lointain indéfinissable. Ses paroles me revenaient en mémoire. Un nouveau blanc s'installait alors que mon visage perdait tout éclat et s'assombrissait. Les démons qui m'avaient hantés tous ces derniers jours revenaient me taquiner l'esprit. Que devais-je lui répondre ? Elle était une prêtresse, un être dévoué aux dieux et face à mes actuelles pensées du moment sur les divinité et tout ce qui s'en suit, je me demandais quelle serait sa réaction. Devais-je éviter de lui répondre, contourner ses questionnements et faire la sourde oreille de manière assez impolie ? Lui mentir et ainsi flatter ses oreilles, charmantes soit dit au passage, cela pouvait-être une solution envisageable, mais était-ce moral de mentir ainsi à une prêtresse quelle qu'elle soit ? Non, loin de moi tout ceci, même si ces idées et d'autres encore avaient germées dans mon esprit. En faite, la seule qui arrêta mon attention avait était la dernière à m'avoir profondément marqué, à savoir ma sincère et profonde envie d'avoir des amis, des vrais. A ces êtres si spéciaux, nous ne mentions jamais, non jamais. A ces êtres si spéciaux, toujours nous nous confiions, oui toujours, peu importe la chose, sa gravité et son importance, toujours nous souhaitions partager nos joies et nos peines avec eux. C'était fort de ce raisonnement que j'allais entreprendre ma réponse.

" Perdu... Oui, je crois que c'est le mot qui convient à la situation. Ma foi s'est perdue, tout comme j'ai perdu ma mère. Mon âme aussi semble s'être égarée, ma joie, mes rêves, mes envies, tout ce qu'il y a de plus positif en fait. Perdu, tout est perdu en moi... Je ne viens plus au temple de mon plein gré car je ne pense pas qu'honorer des dieux mesquins soit une chose qui me passionne actuellement. Je ne les ai jamais trahis, j'ai toujours fait ce que l'on me demandait, essayant d'être une personne digne comme me l'ont appris mes parents. J'ai été pieux, venant les prier à de nombreuses reprises, m'en remettant à leurs bonnes grâces tout au long de ma vie, tout ça pour quoi ? Ils n'ont pas écoutés mes prières et voilà où j'en suis désormais. Je suis seul, si seul désormais... Pourquoi ? Qu'ai-je fait de mal ? Pourquoi ne m'ont-ils pas exaucé ne fut-ce qu'une seule de mes prières ? Pourquoi devrai-je continuer à les louer, eux qui n'ont que faire de mon existence ? S'ils ne me considèrent pas, je ne pense pas que me perdre les atteigne vraiment, il y a beaucoup d'elfes après tout. "

Les paroles que j'avais prononcé étaient plus qu’éloquentes. Elles auraient même pu être assez anodines si seulement elles avaient été prononcées par une personne quelconque à une autre personne toute aussi quelconque, mais ce n'était pas le cas. Ces mots étaient tombés dans les oreilles elfiques d'une prêtresse, une fidèle représentante des dieux et prononcées par le Général des elfes et fidèle serviteur de la famille royale, chef de la grande famille ou clan Eldaliëndil. Comment réagirait-elle ? Je n'en savais rien, mais tout ce que je savais, c'était que j'avais été honnête avec elle. Je m'étais ouvert à elle comme je ne l'avais encore presque jamais fait. C'était ainsi que procédaient les amis et ce faisant, je verrai donc bien si j'avais eu raison de le faire ou non. Avoir une amie prêtresse, ce n'était guère déplaisant en y songeant bien... Les yeux rivés sur ses lèvres, j'attendais une éventuelle réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Jeu 14 Mar - 21:46

Un léger soupire s'échappa de ses lèvres. Une réflexion qui revenait souvent sur le tapis lorsqu'elle croisait des gens. Les prêtresses ont bien une vie en dehors de leur séjour au temple, sinon elle ne serait pas la pour en parler, non ? Bon elle avait autre chose à faire qu'argumenter sur sa vie privée. Elle l'écouta d'une oreille attentive, baissant la tête et fixant le sol tout du loin. La blonde aussi avait vu un membre qui lui était cher disparaitre pour retrouver les dieux... Sa moitié qu'elle disait. Erëssa...

Elle prit une grande inspiration, elle n'allait tout de même pas se mettre à pleurer comme une cruche devant tout ce monde, ni seule à seul face à lui. Hors de question. Elle pivota la tête pour le regarder, essayant de sourire un minimum. Sa main vint à s'approcher de l'épaule du chef de l'armée en un geste compatissant, mais se ravisa au dernier moment et se reposa doucement sur son genou.

-Les dieux ont des raisons qui nous échappent lorsqu'ils reprennent les êtres qui nous sont chères si jeunes et parfois si violemment... Mais malheureusement, nous ne pouvons aller contre leur choix. Ils écoutent vos prières, soyez en sur Eldalïendil, mais ils ne répondent pas à toutes leurs demandes... Et j'en suis sincèrement désolée, pour vous comme à tous ceux qui le subissent...Elle posa son doigt sur son torse, là où devait se situer si coeur. elle le tapota ensuite avant de reprendreJe ne connais que trop bien cette douleur, cette souffrance qui vous ronge, cette impuissance face aux évènements qui surviennent. Pourtant, je continues J'en suis moi-même victime pour tout avouer... Ma... Moitié m'a quittée beaucoup trop rapidement... Et mon père également...

Sa moitié... Elle ne réalisait pas qu'on pouvait penser à son amant, pour elle, c'était son jumeau, la personne qui avait partagé le ventre de sa mère pendant 9 mois, qui avait partagé certains moments de sa vie, avec qui elle avait un lien, invisible. Sans lui, la prêtresse avait perdu un peu de sa joie, de son entrain d'avant. Puis son père, ayant perdu la raison, l'existence de la jeune fille avait été perdue pour reprendre celle de son défunt frère, du moins dans l'esprit de son géniteur.

La jeune femme se redressa pour se lever, se mettant face à lui dans un bruissement de vêtement. Souriante, elle reprit :

-Je n'ai pas l'intention de vous rejeter parce que vous n'avez plus foi en les êtres auxquelles moi je crois. Et je n'ai pas envie de vous forcer à quoi que ce soit non plus. Cela me fais même agréablement plaisir de savoir que vous êtes capable de me dévoiler ce genre de choses, que vous me fassiez confiance à ce point, merci.

Attrapant ses propres mains et les montant dans le ciel pour s'étirer, la jeune fille se rassit par la suite.

-Voulez-vous vous baladez ? Où rester ici ? pour parler ou ne rien faire, qu'importe...

Son regard dévia sur celui du jeune elfe, attendant une réponse, balançant les jambes dans le vide.

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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Lun 18 Mar - 1:11

Elle avait sourit puis avait entamé une tirade entrecoupée de pauses et de gestes. Je l'avais observée tout le long durant, comme on observait un acteur en pleine performance lors d'une de ses représentation théâtrale. Elle me fascinait littéralement, me subjuguait. Lorsque je dis "elle", je parle bien évidemment de Galadriel. J'avais noté une petite pointe de tristesse en elle à un moment donné, mais elle l'avait balayée si vite que je ne voulus pas me risquer à la bousculer un peu.

La blondinette avait parlé, répondant avec une infinie sagesse à mes propos. Sa vision des choses m'avait surpris, autant que son ouverture et sa largesse d'esprit, alors qu'elle semblait pourtant encore jeune pour une elfe. En tout cas, de moins point de vue, elle l'était bel et bien, à n'en pas douter. J'étais son aîné mais je ne parvenais pas à me considérer comme telle en ce moment précis. Au contraire, je me sentais écrasé soudainement par sa verve. J'en vint même à me dire que les prêtresses n'étaient pas des personnes qui tombaient là par hasard et que ce trait devait leur être commun. Un profond respect venait de naître à leur égard, mais bien plus encore à son égard à elle.
J'avais bu ses paroles comme le ferait un élève de celles de son maître. Lorsqu'elle parla de sa moitié, je tiquais. Avait-elle été mariée ? Était-elle déjà veuve, si jeune, elle qui semblait être à peine sortie de l'adolescence ? Quel lourd passé pouvait bine se cacher derrière cette représentante des dieux aux allures si candides ? Et son père ? L'avait-elle perdu lui aussi ? Était-elle une orpheline paternelle comme moi ? Était-elle tout simplement orpheline comme moi ? Cela peut paraître étrange à certain, mais je ressentis à cet instant précis, un sentiment bien particulier. En effet, un mélange de compassion et de joie me transperça le coeur, le corps et l'âme de part en part. J'avais de la pitié pour elle car ce n'était pas joyeux ce qu'elle racontait, mais la joie, ce n'était pas pour son malheur, non. En fait, ce que je ressentais, c'était plutôt une certaine joie de trouer quelqu'un qui me comprenait ou me comprendrait parce qu'ayant vécu les mêmes épreuves que moi, mais encore fallait-il que j'eus parfaitement compris ses dires. Je n'osais cependant pas relever.

Galadriel s'était subitement redressée, me faisant ainsi face et avait repris la parole en souriant. Ses propos me firent plaisir, me réchauffant cette petite chose palpitante qui ne battait presque plus dans ma poitrine depuis quelques temps déjà. Un sourire naquit sur mes lèvres qui étaient restées closes tout du long. Je sentais le sang pulser dans mes veines. Étais-je sur le point de me faire une amie ? Était-ce ainsi que cela se passait ? Je ressentais une certaine excitation et un certain enthousiasme, mais j'essayais tant bien que mal de conserver un stoïcisme relatif. Elle semblait avoir apprécié mon attitude et j'en étais heureux. M'inquiéter de sa réaction n'avait donc pas été réellement justifié. Je me perdis un court instant dans mon esprit et lorsque je revins à moi, mon interlocutrice était de nouveau assise à mes côtés, balançant ses pieds en attendant ma réponse à sa dernière question.

" Pourquoi pas ? Marcher ne pourra que nous être bénéfique. La journée est plutôt plaisante et il y avait fort longtemps que je n'avais plus mis pied en dehors de chez moi. Autant en profiter un peu, cela nous permettra de faire plus amples connaissances... "

Un sourire était ancré sur mes lèvres, plein de sincérité et de vie. C'était bien là l'effet qu'elle me procurait. Nous n'avions pas fait grand chose, pas non plus énormément parlé, mais pourtant, sa présence m'était réconfortante. Me redressant, je lui fis à mon tour face et lui tendis la main en invitation à la prendre afin de l'aider à se mettre sur pied, mais de manière fort courtoise et galante, comme tout homme digne de ce nom le ferait à une dame.

" Je serai plus qu'honoré d'être votre hôte pour cette promenade ma chère prêtresse. "

Je m'inclinais avec déférence pour appuyer mes propos.

" Une envie particulière ou préférez-vous laisser nos pieds nous guider à leur guise ? "

Je n'avais pas rebondi sur tout ce qu'elle avait dit. A vrai dire, je comptais bien développer tout ceci au cours de la promenade...
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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Mar 19 Mar - 2:01

Encore un instant de silence qui s'installait entre eux. Un moment où la jeune femme put encore observer les gens qui passaient à côté d'eux, comme si les deux jeunes personnes étaient invisibles. Cela ne gêna pourtant pas la jeune femme, n'aimant pas être le centre d'attention. Finalement, il coupa l'instant stérile, acceptant sa proposition et arrachant par la même occasion un petit sourire à la demoiselle, bien moins présent sur elle que sur le jeune homme. Cela eu pour effet de la rassurer, changeant son attitude presque blasée par une nettement plus joyeuse.

Il se redressa, le regarde de la blondinette suivant ses mouvements. Clignant à plusieurs reprises, hébétée, elle se mit à fixer bêtement la main tendue pendant quelques secondes, avant de se reprendre et d'avancer la sienne, ne posant que sa dernière phalange sur son homologue, se relevant doucement. Lorsque ce fut chose faite, la demoiselle la retira rapidement. Ce n'était pas par soucis d'être vu en public tenir la main à quelqu'un, alors qu'elle était prêtresse, non. Ce n'était qu'habitude.

-Il aurait fallu venir me voir plus tôt, cela m'aurait fait plaisir d'engager la conversation avec vous, Eldaliëndil. Maintenant, si vous vous ennuyez, ou que votre esprit vous amène à broyer du noir ou à avoir de sombre penser, approchez-vous du temple et demandez à me voir.

Elle se tenait droite devant lui, redressant la tête pour pouvoir le regarder, alors que ses joues rosissaient légèrement.

-Ne dites pas cela, il n'y a aucun honneur à marcher avec moi, je suis une elfe comme les autres, ce n'est qu'un titre, rien de plus ! Alors relevez-vous, ça me gêne !

Soupirant, la jeune femme porta sa main sur sa joue, glissant un "laissons les pas nous guider...". Elle essayait de reprendre une couleur normale, avançant puis l'attendant après quelques pas franchis. Ses mains se joignirent dans son dos, fixant se qui l'entouraient. Elle ne semblait cependant pas habituée à toute l'animation des rues, à tout ces gens rassemblés au même endroit et à tout ce bruit également. C'est comme si l'elfe redécouvrait sa ville. L'habitude de son terrain d'entrainement, vide ou rempli de bruit métallique en pleine action ou bien du temple, la plupart du temps calme.
Les gens se tournaient par moment vers eux, sans aucune raison si ce n'est le sourire constant de la demoiselle.

-Si vous voulez parler de quoi que ce soit qui vous tracasse, vous rend triste ou autre, allez y, ca vous fera du bien, à moins que vous souhaitiez que vous ne vouliez des éclaircissements sur un quelconque sujet...

A croire que le jeune homme lui avait donné la causette aujourd'hui, mais elle voulait vraiment l'aider, le voir souriant, comme lorsqu'il venait prier au temple, pas comme il état avant de la voir, renfermé, seul. La jeune blonde voulait qu'il se libère d'un poids qui devait lui peser depuis la mort de ses proches. Et maintenant qu'elle était au courant, ferait tout, ou presque pour l'aider, comme une amie le ferait pour rendre le sourire à un proche.
Elle continuait de marcher, sa natte ondulant au rythme de ses pas, tapant doucement sur ses hanches pour mieux y revenir, elle attendait toujours ses réponses. La donzelle restait à une distance respectable de lui, une bonne vingtaine de centimètres, ne laissant aucun vêtements la toucher, ou le toucher, restant dans sa petite bulle privée.
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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Lun 23 Sep - 0:39

Un sourire que je ne pus réprimer se dessina sur mon visage alors que j'observais silencieusement la prêtresse. Tandis que nous déambulions lentement, ses faits et gestes, je les détaillaient secrètement. Elle avait un air naif et inscouciant. Une certaine candeur se dégageait d'elle et elle inspirait confiance. Elle donnait l'air d'une petite soeur ou d'une bonne amie, d'une elfe que l'on avait envie de protéger, d'une personne avec laquelle on voulait passer du temps afin que son apparente joie de vivre ne déteignent sur nous. Recevoir et partager. Mais en croisant son regard, il me sembla qu'il y avait une face cachée à tout ceci. Une partie plus sombre qu'elle masquait à sa manière, mais après tout, chacun de nous n'avait-il pas sa part d'ombre, de démons sommeillant au plus profond de nos cœurs et de nos âmes ?

A force de la croiser au temple, j'en avais totalement oublié qu'elle pouvait vraiment avoir une vie hors de ce dernier. Force était de me rappeler mon erreur et cela ne me déplaisait guère. Comme je vous l'ai dit plus haut, en ce lieu, elle me donnait l'impression d'être ma petite soeur ou même ma meilleure amie. De plus, elle était encore plus jolie que je n'avais pu le constater auparavant. Je remarquais vraiment pour la première fois sa féminité à ce moment précis, comme si de par sa condition, mon esprit l'avait asexuée. Me rendant compte que mon esprit vagabondait, je secouais vivement la tête, portant mon poing droit à ma bouche, les joues rosées, je m'éclaircis la voix et repris une stature plus... Noble...

" Pardonnez-moi de n'être point venu vers vous afin de vous faire part plus tôt de mes tracas, mais je ne voulais vraiment pas vous importuner. Vous êtes une prêtresse et il me semblait que vous n'aviez pas que cela à faire que de jouer les confidentes pour un banal elfe... Par contre, je maintien ce que j'ai dit. C'est pour moi un véritable honneur pour moi que de marcher à vos côtés. Une elfe banale dîtes-vous ? Eh bien d'accord, oublions votre rang, mais malgré cela, vous restez spéciale pour moi..."

Mon teint rosit de nouveau. Je marquais un temps d'hésitation. Mon coeur battait plus rapidement et plus fort à l'idée des mots que je m'apprêtais à prononcer. Pour bon nombre de personnes, ils n'étaient que pure banalité, mais pour moi, c'était déjà beaucoup. Prenant une profonde inspiration, je poursuivis.

" Vous... Vous... Comment dire ? Eh bien... Pour moi... Vous êtes un peu comme une amie... Enfin non ! Euh si ! Enfin... Pas un peu, ce n'est pas ce que je voulais dire mais... Je vous considère comme une précieuse amie, peut être même ma meilleure amie. Vous m'apportez bien plus que vous ne l'imaginez simplement par votre simple présence. Vous avez toujours les mots pour me réconforter et même de simples discussions avec vous m'emplissent toujours de bonheur. "

Les paroles que j'avais prononcé étaient sorties de ma bouche d'elles-même, pourtant, je n'en eus guère honte. Au contraire, j'en éprouvais même une certaine fierté. C'était la première fois de ma vie que je me déclarais ainsi, la première fois que j'exprimais des sentiments profonds à quelqu'un d'autre que ma famille. Je passais alors devant elle, m'arrêtant en lui faisant face. Je plongeais mes yeux dans les siens et risquais de nouveaux mots, enhardi par mon exploit personnel.[/b]

" Accepteriez-vous mon amitié sincère ? M’accepteriez-vous comme votre ami et confident ? "

Je redoutais sa réponse. Mon cœur battait tant que j'avais l'impression qu'il se déplaçait entre mon cerveau et mes oreilles. Qu'est ce qui m'avait pris ? De tous les chemins de discussion possible que nous avions ouverts, pourquoi avait-il fallut que choisisse de créer le mien, et quel mien ?! Il était trop tard pour faire marche arrière. Je restais ainsi posté, pendu à ses lèvres, remettant mon cœur, s'il m'est permis de parler ainsi, entre ses mains.

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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Lun 23 Sep - 23:47

La jeune elfe continuait de regarder les habitants s'affairer dans les rues, certains se laissant avoir par une boutique, d'autres continuant leur chemin. Elle aimait vraiment lorsque cet endroit était calme et plein de vie. A vrai dire, lorsqu'elle quittait le temple, c'était pour rester dehors à voir la ville s'endormir doucement. Rester chez elle, c'était se plonger dans une certaine dépression quant à l'absence de joie et même d'amour qu'il y avait dans ces lieux. Mais elle fut quelque peu retirée de ses pensées assez sombre en entendant le général tousser pour s'éclaircir la voix. Galadriel retourna son regard vers son compagnon.

" Pardonnez-moi de n'être point venu vers vous afin de vous faire part plus tôt de mes tracas, mais je ne voulais vraiment pas vous importuner. Vous êtes une prêtresse et il me semblait que vous n'aviez pas que cela à faire que de jouer les confidentes pour un banal elfe... Par contre, je maintien ce que j'ai dit. C'est pour moi un véritable honneur pour moi que de marcher à vos côtés. Une elfe banale dîtes-vous ? Eh bien d'accord, oublions votre rang, mais malgré cela, vous restez spéciale pour moi..."

L'elfe aux cheveux blonds sourit puis écarquilla les yeux, légèrement. Ca devait bien être l'une des premières fois qu'on lui faisait ce genre de déclaration. La dernière fois avait dû être son frère avant de mourir. Son coeur se mit à battre relativement fort. Ils s'étaient aimés comme les jumeaux qu'ils étaient, mais il n'avait jamais voulu le lui dire en face, bien que cela ne se voyait. Cela lui mit les larmes aux yeux. Elle ouvrit légèrement la bouche, comme pour parler, mais la referma juste après n'entendant aucun son se former dans sa gorge.

" Vous... Vous... Comment dire ? Eh bien... Pour moi... Vous êtes un peu comme une amie... Enfin non ! Euh si ! Enfin... Pas un peu, ce n'est pas ce que je voulais dire mais... Je vous considère comme une précieuse amie, peut être même ma meilleure amie. Vous m'apportez bien plus que vous ne l'imaginez simplement par votre simple présence. Vous avez toujours les mots pour me réconforter et même de simples discussions avec vous m'emplissent toujours de bonheur. "

Elle papillonna des paupières pour faire partir les semblants de larmes qui allaient d'une seconde à l'autre couler sur ses joues. La prêtresse ne s'attendait vraiment pas à cela, pensant simplement discuter avec le général comme le feraient deux personnes banales. Visiblement, il avait choisi ce moment là pour faire part de son amitié pour l'elfette. Elle passa ses doigts sous ses yeux, évitant qu'une goutte salée ne coule. Le général en profita pour passer devant elle, celle-ci redressa les yeux pour le regarder, comme il semblait le faire sur elle.

" Accepteriez-vous mon amitié sincère ? M’accepteriez-vous comme votre ami et confident ? "

Elle ne put qu'hoqueter devant cela et baissa la tête en posant une main sur son visage. Certaines têtes aux oreilles pointues tournèrent leur tête devant le spectacle, bien que personne ne vint voir ce qui pouvait bien se tramer.

-Excusez-moi, un souvenir qui vient de refaire surface... Je... C'était comme revenir quelques années dans le passé, bien que les paroles ne soient pas les mêmes, l'émotion était là... Ca m'a pris d'un coup. Mais... Oui, j'accepte.

C'était un peu se relacher que d'avouer cette petite chose. A vrai dire, peu avait eu vent du décès, ou alors n'avait pas fait le rapprochement avec la petite tête blonde. Tous la pensaient fille unique et légèrement guerrière sur les bords. Mais cela n'avait été le fruit que de la mort d'une personne. Il fallait dire que l'elfe n'avait jamais essayé de dire le contraire surement pour ne pas se montrer vulnérable, mais ça lui allait.

-Avez-vous connu... Eressëa ? C'était mon... Jumeau. Ma... Moitié.

Elle semblait peiner à demander et répondre cela. Galadriel serra d'ailleurs ses mains l'une contre l'autre en baissant la tête, se sentant piteuse et honteuse. Honteuse de se montrer dans une aussi mauvaise passe alors qu'elle était d'habitude celle qui aidait les autres. Elle hoqueta de nouveau et soupira un coup. C'était un bon début pour les confidences non ?
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MessageSujet: Re: Et si la joie n'était plus ?   Mer 25 Sep - 19:47

Là où, normalement, d'autres auraient sauté de joie, mon sentiment ne fut que des plus mitigé, partagé entre la joie, la détresse, la gêne, la honte et tout un tas d'autres ressentis. En effet la prêtresse avait répondu positivement à ma demande quelque peu imprévue, ce qui me faisait grandement plaisir, mais de voir sa mine se décomposer au fur et à mesure, me mettait mal à l'aise. Il semblait que j'avais réveillé ce petit démon tourmenteur que j'avais cru percevoir dans son regard quelques instants auparavant.

Alors que je ne savais que dire, restant immobile et assez perplexe devant Galadriel, cette dernière reprit la parole. Elle me demanda si j'avais connu un dénommé Eressëa. Comme une évidence, un visage s'imposa à ma mémoire, un visage que je connaissais bien, un peu trop même. Mais était-ce le même dont elle parlait ? En la regardant de plus près, je ne pouvais guère plus en douter. Elle avait dit jumeau et il était clair qu'ils se ressemblaient. A dire vrai, je l'avais toujours su ou pressenti, comme vous le voulez, mais je n'avais jamais osé aborder le sujet avec elle, de peur de la froisser ou d'éveiller de mauvaises choses. A en juger par sa présente réaction, je me dis alors que j'avais bien fait de ne rien dire. J'aurais même continué dans cette voie, mais là, elle abordait le sujet d'elle même. Ainsi fait, je ne pouvais plus faire marche arrière, dos au mur, il ne me restait plus qu'à mettre les pieds dans le plat et c'est ce que je fis.

" Pardonnez-moi d'avoir réveillé d'anciens démons enfouis en vous je vous prie, là n'était pas le but de la manœuvre. Pour répondre à votre question, en toute franchise, oui j'ai connu un Eressëa, un jeune elfe à l'avenir prometteur, un soldat talentueux de première. Eressëa Gil-Galad. Était-il votre frère ? "

Mon ton était des plus doux. La douleur liée à la perte d'un être cher, je ne la connaissais que trop bien et elle était même encore assez fraîche pour, tellement même, que j'y étais en cet instant précis. Voir la jeune prêtresse habituellement enjouée, si triste, me provoqua un pincement au cœur. Elle qui écoutait les gens parler de leur peine et qui les aidait au mieux, elle se retrouvait cette fois de l'autre côté de la barrière.

" Ne... Ne vous forcez point à vous ouvrir à moi. Je ne veux pas vous blesser outre mesure, mais sachez que si vraiment vous désirez poursuivre le sujet, je me ferai honneur à vous écouter, discuter et à vous soutenir du mieux que je le peux..."

Le temps semblait ralentir autour de moi. Je ne savais plus trop quoi faire, ni même où me mettre. Je n'étais pas très doué pour les relations pseudo intimes. Gérer des hommes, il n'y avait pas de problème, je savais faire, mais les peines de cœur, c'était une autre chose. Je n'allait pas fuir la situation, bien au contraire. Je l'affronterais et ferais de mon mieux pour parvenir à apaiser la peine de celle qui avait accepté si généreusement mon amitié. [/b]


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