Partagez | 
 

 Elseria Brynhildr

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: Elseria Brynhildr   Jeu 14 Fév - 7:02











Elseria Brynhildr
100 ans . Elfe .Villageoise . Apprentie herboriste . Plaines du renouveau . Bisexuelle .



Très nature, d'un contact facile avec les gens et très extravertie, elle est du genre curieuse et impressionnable : toujours intelligente et pleine d'esprit, sa maladresse viendra souvent gâcher le tout. Presque toujours souriante, il lui arrive souvent, trop souvent selon certains, de pleurer de joie ou d'émotions autre que la peine ou la tristesse. Sa légèreté de cœur et d'esprit semblent la mettre hors d'atteinte des contrariétés de la vie et son optimisme contagieux la rend très attachante.
Sous ses allures de jeune elfe forte et souriante, elle camoufle en vérité un passé qui lui est insupportable ; un passé qu'elle a roulé en boule dans un coin de son esprit et qu'elle souhaite bannir de ses pensées comme si il s'agissait d'un démon.
Très sensible et têtue, dés qu'elle a prit une décision, il est extrêmement difficile de l'en détourner. Elle est capable d'une grande empathie et ressent en elle même les états d'esprits des gens autour d'elle.
Elfe à la personnalité complexe, elle n'a de cesse d'encourager et d'aider ceux de son entourage, souhaitant avant tout leur donner confiance en eux, puis en elle afin d'être appréciée. Souffrant d'un manque affectif évidant, elle cache un secret dont elle n'a sans doute elle-même pas totalement conscience : elle se voue à elle-même une haine sans borne.



Vivant hors des forêts dans les vastes plaines du renouveau, jouant et travaillant depuis toute petite en extérieur, sous le soleil et le ciel bleu de la région, elle possède une peau plutôt bronzée par rapport aux autres membres de sa race. Couleur qui s'harmonise magnifiquement avec ses très longs cheveux roux, encore rare parmi les elfes, dont elle prend grand soin.
Ses oreilles sont plutôt longues ; ce qui est un signe de sagesse selon ce que lui a affirmé son arrière grand-mère, jamais démenti par le reste de la famille. Son petit nez lui donne un air un peu enfantin malgré ses 100 ans, ce qui ne lui plait pas beaucoup : il est d'ailleurs amusant de le lui faire remarquer afin d'admirer ses grimaces boudeuses. Car si il est une autre particularité physique notable, c'est l'expressivité de son visage : celui-ci étant bien dessiné et lisse, comme tous les elfes, il laisse paraitre avec aisance la moindre émotions qui s'exprimerait sur le visage d'Elseria.
Ses jolis lèvres aux couleurs chaudes ajoutent à son charme et à la force de ses expressions du visage ; le tout mis en valeur par ses grand et beaux yeux verts. Aussi verts que le feuillage des arbres un après-midi d'été.
Est-il encore besoin de préciser que ses formes sont généreuses quoi que soigneusement proportionnées et particulièrement attirantes ; comme celle de toute femme elfe qui se respecte.
Côté vêtements, elle a adopté un style léger lui permettant de ne pas avoir trop chaud pendant ses journées passées au soleil. Pour le haut ; elle porte un simple gilet de cuir teinté en vert, sans manche, doublé de lin et fabriqué sur-mesure, enfilé directement sur sa poitrine nue et laissant à l'air son nombril. Pour le bas, elle se contente généralement d'une courte jupe lui arrivant à mi-cuisses, ainsi que de dessous en coton de la meilleure qualité... C'est une demoiselle tout de même !
Elle porte aux avant bras des canons de laine afin d'essuyer ses mains ou sa sueur, mais aussi pour le côté esthétique. Pour les longues randonnée ou les voyages, elle prend une grande cape mordorée qu'elle garde sur ses épaules.
Elle aime se balader pieds nus en règle générale, mais enfile tout de même une paire de bottes fines lorsqu'il s'agit de s'aventurer hors du village.



Le soleil s'était levée dans un ciel parfaitement clair ce matin la, et Elseria, dés qu'elle sentit la caresse de ses rayon sur son visage, ouvrit grand ses beaux yeux verts, un sourire se dessinant déjà sur ses lèvres brillantes. Aujourd’hui était le jour de ses 100 ans : un jour particulièrement important pour un elfe de son village. Vivre à l'écart de la cité avait plusieurs avantages et inconvénients ; mais parmi les bons côté, il y avait l'apparition, au fil des siècles, de coutumes et de traditions différentes.
En effet, dans la famille Brynhildr, on pensait que c'était dans l'année de ses 100 à 101 ans que se décidait le destin du jeune homme ou, dans ce cas, de la jeune femme en question.
La tradition voulait que la reine de la fête s'éveille en même temps que le soleil, tandis que tous les autres membres du village s'était levés en pleine nuit afin de préparer pâtisseries et autres plats savoureux, ainsi que quelques distractions et jeux typiquement elfiques. C'était une véritable fête qui n'arrivait qu'une fois dans la vie d'une elfe ; et c'est pourquoi ce matin la, Elseria s'habilla en toute hâte avant de descendre de sa chambre jusque dans la salle commune ou sa famille l'attendait avec une multitudes de présents, de compliments, de friandises et d'embrassades. Elle se laissa bien évidemment submerger par la joie et laissa des larmes couler sur ses joues tandis qu'elle sautait en tout sens afin de recevoir ces effusions d'affection et de cadeaux qui la comblait de toutes parts. Elle se demanda un instant si elle n'allait pas mourir de bonheur, ou même si il existait une chose dans la vie apportant une telle explosion de plaisir et d’euphorie... En fait elle avait bien une idée, mais l'évoquée serait mal placé.

Au bout d'un moment, ne tenant plus en place d’excitation à l'idée que la fête n'allait pas tarder à commencer, elle fila au dehors, pieds nus, afin de courir et de courir encore, à en perdre halène, dans les vastes étendues d'herbe verte et tendre. Quel bonheur elle ressentait : elle riait et pleurait en même temps, ne parvenant pas à contenir le flot d'énergie positive qui déferlait en elle.
Elle ne faisait qu'un avec la puissance du soleil qui brillait aussi intensément qu'elle était heureuse, elle ne faisait qu'un avec le ciel infiniment bleu, aussi vaste que sa joie de vivre. Elle ne faisait qu'un avec le vent, aussi libre que lui et aussi vive, aussi éveillée que la plus clair des brises d'été. Elle se laissa alors tomber en arrière, reprenant son souffle sur le matelas de verdure rafraichissant, un sourire sur les lèvres, les joues humides de larmes de joie.
Soudain, elle sentit une présence familière auprès d'elle ; trois de ses meilleures amies étaient venues la rejoindre, presque aussi souriantes qu'elle, prêtent à servir une autre coutume du village pour les 100 ans d'Elseria, réservé aux demoiselles.

"Les filles ! Ça me fait tellement plaisir que ce soit vous !"

Sa voix était clair et empreinte de toute ses émotions, colorée comme à son habitudes des tons les plus frais.
Il y avait parmi ses amies une blonde aux cheveux longs, sa petite sœur, blonde aussi, coiffée à la garçonne, et une dernière, la plus âgée de la bande, aux cheveux mi-long de couleur argentée.
La grand sœur blonde tira alors son amie par le bras et la fit se lever avec un sourire mutin, prenant la parole sur un ton non moins enjoué que celui d'Elseria.

"Hihihihi ! Allé, viens, tu te doutais bien que ce serait nous pourtant !"

Toute les quatre se dirigèrent alors vers les bords du lac de l'éternel, dans un endroit bien particulier ou un petit coin d'eau était entouré d'arbre et de buisson, bordé par une berge de sable gris et fin idéal pour se baigner l'été.
L'elfe se laissa alors déshabiller sans rien dire par ses amies qui la conduisirent dans l'eau avant de se dévêtir elle-même et de la rejoindre afin de la laver ; lui appliquant de nombreux onguent bénéfiques pour la peau et usant d'essences parfumés subtiles et rares afin d'en oindre ses cheveux. La plupart de ces produits, Elseria avait travaillé à leur création entant qu'apprentie, mais jamais elle n'avait eu le droit d'en garder pour son usage personnel : mais aujourd'hui était jour de fête, et le mal était largement réparé !
Pendant que le trio était affairé à préparer leur amie et à la faire belle, elles discutaient avec elle de tout et de rien : de secrets de beauté, des garçons du village, ainsi que d'autre choses dont les elfes de leur âge parlent dans l'intimité.
Ce moment de délice ou tous les êtres qui vous sont le plus cher étaient au petit soin pour vous, l'elfe désormais centenaire se demandait si elle méritait tant de bonheur. Comme à son habitude, elle pleura de nouveau, accompagné des rires enjôleurs de ses amies qui évidemment s'y attendaient.

Quelques heures plus tard, alors que midi approchait, elle redescendirent au village ou Elseria fut acclamée et fêtée par tous : accueillie avec un grand banquet des plus beaux produits que la terre avait donnée ces derniers jours.
Et tous festoyèrent dans la liesse. Les rires, les cris de joie, les poèmes, chansons et autres histoires drôles fusaient, et chacun était en joie, si ce n'est complétement heureux.
Puis en fin de journée, tous les jeunes elfes mâle du village réalisaient des exploits acrobatiques et autres tours de forces afin d’impressionner la reine de la fête ; attirant ainsi son attention et, espéraient-il, ses tendres sentiments.
Puis, le père d'Elseria se leva soudain de son siège, comme pour faire une déclaration, et pointa du doigt l'entrée du village, situé non loin de la place centrale ou le banquet se déroulait.

"Oh ! Regardez vous tous, un voyageur étranger semble-t-il ! Ma fille, fait lui l'honneur de l'inviter à notre table !"

En ce moment de liesse générale, la méfiance été devenue un défaut presque inexistant, et l'esprit de partage et d'hospitalité perçait des sommets.
Elseria se leva donc avec un grand sourire et partit à la rencontre de l'étranger, toute excité de voir à quoi il ressemblait. De toute sa vie, elle n'avait jamais côtoyé de près un membre d'une autre race que la sienne, et inviter à sa fête ce qui de loin avait l'air d'être un humain, serait particulièrement palpitant et singulier.
Dés qu'elle put enfin le distinguer, elle ralenti le pas, inspectant son allure et sa silhouette, houssant un sourcil inquiet.
Un grand homme habillé de cuir noir, avec une épée à sa ceinture, le visage renfermé et caché par une capuche avançait doucement sur le sentier de terre battue : il se dégageait de lui une aura inquiétante ne collant pas du tout avec l'ambiance générale. Il semblait comme imperméable à toute la liesse qui se déchainait pourtant à quelques mètres de là.
Il était vrai que les humains tuaient des animaux pour se vêtir de cuir et même pour les dévorer, et qu'il avait tendance à se montrer plus belliqueux que sage et plus agressifs que pacifiques. Mais Elseria faisant fi de ces préjugés, elle le rejoignit sur le sentier et lui fit un magnifique sourire plein de joie de vivre.

"Bien le bonjour voyageur ! Peu importe d’où tu viens ou qui tu es, mais nous fêtons un évènement incroyable au village ! J'ai cent ans aujourd'hui ! Laisse ton arme et viens te joindre à nous ! Je suis sûre que tu aurais plein d'histoire à nous raconter !"

L'homme en face d'elle s'arrêta et pencha la tête de côté, comme surpris par de tels propos. Puis un semblant de sourire se dessina sur ses lèvres jusque la figées dans une moue maussade.

"Félicitation, j’espère vivre aussi longtemps. Mais je suis pas la pour faire la fête, je dois me dépêcher de partir vers le nord."

Ce disant, il fit un pas de côté et passa son chemin, contournant simplement Elseria, que ce soit dans ses propos ou dans ses gestes. L'elfe avait froid tout d'un coup, alors que le soleil n'était pas complétement tombé. Cet homme était tellement... Elle n'aurait su trouver les mots ; mais il avait réalisé l'exploit d'être insensible à une grande fête ainsi qu'aux charmes des elfes qui pourtant été réputé parmi les humains... Tout cela pour continuer sa route ?
Elle était déçue, forcément. Mais elle ne comprenait pas. Ce voyage ne devait pas être si important pour qu'il s'en aille tout de suite. Elle le rattrapa en trottinant et lui saisit le bras. Souriant de nouveau, souhaitant sincèrement partager avec l'étranger ce moment si particulier pour elle.

"Monsieur ! Je vous en prie faites halte ! Je vous assure que vous n'aurez pas à le regretter !
Et puisque vous semblez être armé, sans doute savez-vous tenir un arc ! Nous ferons un concours de tire, comme le veut la tradition, au crépuscule entre tous les garçons du village, et le gagnant recevra un baiser de la reine de la fête ! Je vous autoriserais à participer !"

Elle arbora un sourire mutin et joyeux, se désignant elle-même d'une main pointée sur sa poitrine. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de s'en vouloir d'avoir dit cela pour le faire rester. Après tout, il n'était qu'un humain et ne pourrait jamais espérait tirer aussi bien à l'arc qu'un elfe.
L’étranger dégagea son bras de la main de l'elfe et répondit sur le même ton neutre et gris :

"J'ai jamais tenu d'arc de ma vie. Et le prix ne m’intéresse pas."

Piquée au vif, Elseria adopta une mine renfrognée et boudeuse, suivant l'humain qui avait reprit sa route.

"Jamais tenu un arc ? Mais comment faites-vous alors ? Vous foncez dans la bataille avec votre seul ép- HEY ! Comment ça pas intéressé ?!"

L'étranger avait accéléré le pas et elle trottinait maintenant pour marcher à sa hauteur.

"J'utilise une arbalète, maintenant laisse moi."

Ayant traversé le petit village en marchant à vive allure, le mystérieux humain avançait maintenant en dehors de celui-ci, en direction du nord. Se rendait-il à la capitale ?

"Un Arbre à lettres ...?"

Méconnaissante des divers ustensiles guerriers en vigueur dans le monde, Elseria resta coite un moment avant de regagner sa place à la table du banquet, près de son père qui la questionna alors.

"Hé bien alors ? Ce voyageur serait-il trop timide ?"

La jeune elfe haussa les épaules et singea une moue triste.

"Il n'a même pas été intéressé par le prix du concours de tir à l'arc !"

Son père rit alors franchement avant de caresser les cheveux de sa fille.

"Alors plus rien ne pourra le retenir ! Tiens, apporte lui donc une bouteille de vin de fraise pour son voyage, pendant que nous rangerons la table et préparerons ce fameux concours !"

Il sourit et mit entre les mains de sa fille une amphore du fameux vin, enveloppé dans un tissu. Elseria se dépêcha alors d'apporter tout cela au voyageur, courant à moitié pour être sûre de l rattraper. Elle était contente quelque part, d'avoir une bonne excuse pour lui adresser de nouveau la parole. Elle l'aperçu alors de loin, en compagnie d'un grand oiseau cette fois-ci, comment cela ce faisait-il ?
Elle trottina vers lui pour le rejoindre et guetta ses faits et gestes.

"Il à l'air angoissé... Il n'arrête pas de crier que c'est urgent..."

Oui, les elfes sont familiers avec les animaux, et a fortiori Elseria qui en plus de cela possède un don d'empathie. D'ailleurs, elle ne ressentait toujours rien émanant du mystérieux inconnu, aucun sentiment, ni chaud ni froid, et cela la troublait vraiment.
L'homme au visage caché pris alors quelque-chose de la patte de l'oiseau et le renvoya d'un geste du bras, celui-ci volant désormais en direction de Lonëneilh.
L'humain déplia alors ce qui semblait être un papier et le froissa aussitôt avec violence. Puis, tournant toujours le dos à l'elfe il lui adressa la parole.

"J'ai eu un ordre de mission de Lonëneih il y a quelques jours. Et maintenant, il me disent que ma cible se dirige par ici, selon leurs forestiers..."

Elseria ne savait pas trop comment prendre la nouvelle. Cela avait l'air grave. Elle se risqua alors à une petite question posée d'une voix étouffée par le doute.

"Et... C'est quoi la cible ?..."

"Jassa..."

Soudainement, sans prévenir, un violent coup de tonnerre déchira le silence, faisant trembler la terre et soulevant de terribles cris de paniques.
L'inconnu en noirs attrapa alors la jeune elfe par le poignée et la jeta sans ménagement au sol, hors du sentier. Celle-ci ne broncha pas tout de suite, tenant toujours l'amphore de vin contre elle. Mais quand elle ouvrit la bouche pour protester, elle prit soudain conscience de son intention, juste avant qu'il ne reprenne la parole.

"Reste la quoi qu'il arrive !!"

Puis il disparut en direction du village, comme une ombre à travers la nuit.
Elseria pleurait : de peur cette fois-ci, et d'angoisse. Quel était ce bruit terrorisant tout à l'heure ? Et pourquoi ses cris de frayeurs raisonnaient-il encore depuis le village ? Et plus l'elfe repensait au nom que le voyageur avait prononcé, plus son angoisse grandissait et s'emparait d'elle.
Jassa. Ou avait-elle déjà entendu ce nom ? Et pourquoi lui inspirait-il une telle terreur ?

Plus loin dans le village, tous avait déjà été massacrés par le Destructeur, et celui-ci s'affairait à détruire toute les constructions, en proie à une rage profonde et ancestrale. Le pire ennemi qu'ai jamais eu à affronter l'homme en noir.
Lorsque ce dernier arriva, il détourna l'attention du démon en le frappant de son épée, celui-ci ayant alors riposté d'un coup de poing direct dans la poitrine du pauvre homme qui fit un vol plané de plusieurs mètres. Il avait plusieurs cottes cassées mais se redressa, armant sur son arbalète d'étrange carreaux ou étaient attaché des tubes de verre contenant de l'eau pure.
Car voyant qu'il ne pourrait jamais gagner ce combat, l'étranger tentait maintenant de faire fuir le démon, exploitant son point faible au maximum, l'attirant vers le lac de l'éternel tout proche. Mais Jassa n'était pas dupe, et du haut de ses ailes, il put voir le lac par dessus la forêt et fit immédiatement demi-tour, s'éloignant vers l'est en lançant un cri perçant.
L'homme en noir courut alors à sa suite, lui lançant moult insultes et provocations, tentant même de l'atteindre avec ses carreaux. Mais rien n'y fit.

Elseria se relevait à peine, parvenant peu à peu à apprivoiser sa peur, trouvant le courage d'aller jusqu'au village ou les choses semblaient s'être calmées.
Mais lorsqu'elle arriva, elle ne vit que le chaos. Les ruines. La mort. Et au milieu de tout cela, un homme dont la cape avait été arrachée.
Il avait l'air jeune finalement. Son corps portait les marques de cents années de guerres et ses yeux aussi verts que ceux de l'elfe brillaient d'une toute autre lueur : la soif inextinguible de la vengeance. Seul être vivant se tenant debout dans ce tableau de destruction, l'inconnu était semblable à un démon sortit tout droit des entrailles de la terre. Alors comment se faisait-il ? Comment cela se pouvait ? Pourquoi avait-il risqué sa vie pour protéger ce village et chasser Jassa ? Comment pouvait-il ne serait-ce que tenir encore debout ?
Tremblant de tous ses membres, Elseria s'approcha de lui et tenta de lui saisir le bras.

"M-m-monsieur..."

Mais à peine eut-elle tiré sur un pli de sa manche qu'il tomba en arrière, ses yeux se fermant dans le même mouvement, heurtant le sol poussiéreux dans un grand bruit métallique.
L'elfe inspecta alors, par réflexe, le corps de l'humain. Il portait un épais gilet de cuir rembourré ainsi qu'une cotte de maille en argent pardessus un plastron de cuir durcit. Quel genre d'impact violent avait-il bien pu lui briser des cottes ?
Puis l'elfe s'éloigna de l'homme et contempla son village, ce qui restait de ses amis, de sa famille...

Deux jours durant, sans discontinuer, elle pleura et pleura, encaissant crises d'angoisses sur crises d'angoisses, ne parvenant pas à dormir ne serait-ce qu'une minute. Elle visita à plusieurs reprises les rivages de la folie sans jamais y accoster réellement, s’accrochant à sa raison tant qu'elle le pouvait.

Au terme de ces deux jours pendant lesquels l'humain était inconscient, un indicible démons était née. Scellé dans l'âme d'Elseria et enchâssé au plus profond de son esprit, il demeurait la ; attendant le jour ou il pourrait consumer son hôte de l’intérieur.
L'elfe avait reprit ses esprits, avait accepté les évènements comme des faits réels et inaltérables, et avait réussit à faire son deuil. Une telle sagesse, l'homme en noir ne l'avait pas eu. Pourtant il avait vécu la même histoire.

Et lorsque celui-ci se réveilla, ce fut dans une chambre sans dessus-dessous, avec le toit à moitié défoncé, des bandages et des onguents appliqués sur tout son corps. Quelqu'un l'avait complétement déshabillé et placé la. Ses affaires étaient soigneusement pliées aux pieds du lit.
Puis soudain Elseria passa la porte de la chambre : elle ne souriait pas, mais ne semblait pas non plus en proie à la détresse. Et lorsqu'elle s'approcha de l'humain pour voir comment il allait, un sourire sincère se dessina finalement sur ses lèvres, et elle ne put s'empêcher de prendre l'humain dans ses bras, pleurant de soulagement.

"Oh ! J'ai cru que vous alliez mourir monsieur ! J'ai cru que j'allais... Restée seule ici !"

L'inconnu la repoussa alors, peut être un peu plus violemment qu'il ne l'aurait voulu, mais ne s'excusa nullement.

"Merci pour tes soins. Mais je dois partir maintenant."

Il sortit alors du lit sans aucune délicatesse, faisant souffrir ses blessures qu'il ignora. Enfilant tout d'abord ses vêtements, jetant un regard sévère à l'elfe. Celle-ci était en proie au doute, ne sachant comment réagir.

"Oui... Désolé j'ai dû vous déshabiller pour vous soigner."

L'humain grogna et enfila le reste de son armure, il avait l'air encore plus maussade maintenant. Que devait-elle faire ? Elseria ne pouvait pas, non, ne voulait pas le laisser partir, pas comme ça. Pas dans cet état. C'était hors de question ! Elle s'emporta légèrement :

"Allons ! Ne faites pas l'enfant ! Je vous ai laissé votre caleçon !"

L'homme s'immobilisa, apparemment, il ne s'attendait pas à une telle réaction.
L'elfe se tue alors, ayant un peu peur d'en avoir trop fait.
Puis l'étranger répondit simplement.

"C'est sûr que par rapport à vos 100 ans, je suis effectivement un enfant..."

Elle ne s'y attendait pas vraiment à celle-la.
Mais elle prit de nouveau la parole, sur un ton sérieux et décidé.

"Monsieur ! Laissez moi venir avec vous !"

"Non."

"Quoi ?!"

Quelle rapidité ! L'étranger était particulièrement expéditif. Elle qui pensait qu'il lui serait reconnaissant de l'avoir soigné.
En fait, c'était à elle d'être reconnaissante. Cet homme lui avait sauvé la vie et avait affronté un terrifiant monstre, réussissant à le faire fuir...
Des larmes lui montèrent aux yeux.

"Je vous en prie ! Je n'ai nul part ou aller, tout mon village à été décimé !"

"Et alors ? Le mien aussi, et j'avais 16 ans, pas un siècle. Et je me débrouille très bien seul."

Elseria eu un hoquet de surprise. Lui aussi avait vécu cela ? Alors pourquoi ? Pourquoi refuser sa compagnie ?
Elle lui attrapa le bras et dit d'une voix tremblante :

"S-s'il vous plait... Je ferait tout... Tout ce que... Tout ce que vous voudrez..."

Elle regretta ces mots au moment ou elle les avait prononcés, mais elle n'avait pas le choix, elle ne voulait pas restée seule. Et même si pour cela elle devait exécuter les ordres d'un humain à l'esprit tordu et mal placé...
Ce dernier sembla hésité un moment puis fit mine de réfléchir.
Elseria pensa alors qu'il dirait non, dans un élan sarcastique propre à sa race.

"Comment tu t'appelle ?"

Elle sourit, redressant subitement la tête :

"Elseria Monsieur !"

Elle attendit alors sa prochaine réaction, redoutant le pire.

"Bien, je m'appelle Dáinsleif...
Fait bien tout ce que je te dit et je t'apprendrais mon métier."

"Votre métier ?..."

Elle avait imaginé beaucoup de choses, mais être enrôlée de force entant qu'apprentie ne faisait pas partie de ce qu'elle avait craint. En fait, c'était peut être même la meilleure perspective.
Dáinsleif répondit alors, et sa réponse résonna longtemps aux oreilles de l'elfes, et sans doute résonne-t-elle encore aujourd'hui.

"Chasseur de démons."

Elle se jeta alors dans les bras de l'humain et fondit en larmes, sans aucune retenue.

"Merci... Merci... Merci...!"

"Aïe ! Qu'est ce qui te prend ? J'ai encore mal aux cottes !"

"Je sais pas... Je suis désolée... Snif, merci !"

Elseria avait déjà franchit le premier cap : surmonter l'effroyable évènement qui avait changé le cour de sa vie. Mais deviendrait-elle vraiment comme ce Dáinsleif à l'avenir ? Trouverait-elle un autre moyen de lutter contre les démons ? Et franchirait-elle un jour le dernier cap ? Celui que même l'humain n'avait pas franchit : Affronter son propre démons.

Pseudo: Elseria
Âge: 22 ans
Fréquence de connexion: régulière
Un petit commentaire: C'est cool !
Code du règlement:
Spoiler:
 

© Copyright 2011 - Fiche de présentation :
LYLINEE

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Elseria Brynhildr   Jeu 14 Fév - 11:17

Voilà donc le fameux DC!

Et bien, je n'ai pas grand chose à dire, je me suis faite un plaisir à lire cette "petite" fiche Smile
J'adore ton style d'écriture, c'est très fluide.

Tu as évidement mon OUI.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Elseria Brynhildr   Jeu 14 Fév - 17:02

Et bien rebienvenue alors vu que c'est un DC ^^
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Elseria Brynhildr   Jeu 14 Fév - 17:15

Merci !

Ce personnage me trottait dans la tête depuis un certain temps, et je suis content d'avoir pu enfin lui donner vie.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Elseria Brynhildr   Jeu 14 Fév - 17:27

Histoire très détaillé, j'ai bien aimé le fait que tu intègre ton deuxième personnage dans ton histoire.
Je crois que c'est plus compliquer pour rien de vouloir RP avec les deux persos dans un même RP, mais bon je dis n'importe quoi.
Pour moi ton histoire respect mes demandes, les descriptions sont bien.

C'est un oui pour moi aussi
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Elseria Brynhildr   

Revenir en haut Aller en bas
 

Elseria Brynhildr

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Adariel: un monde magique ::  :: Archives-