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 "Les morts ne racontent pas d'histoire"

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MessageSujet: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 0:12

Envoûtée par un profond sentiment de nostalgie, Lilith, avait ressenti l’irrépressible besoin de venir se recueillir sur les restes de son ancienne maison et de son enfance…

Cette petite masure se tenait, autrefois, à l’écart du village, elle était entourée par un paysage qui semblait lugubre, austère, froid et terrifiant pour beaucoup de personnes, mais pour Lilith, il n’était rien de tout cela, certes il la rendait un peu triste, mais pour elle ce n’était que beauté incomprise et poésie. Elle avait toujours prit plaisir à se promener et jouer dans les parages.

Elle contemplait les ruines de la maison, qui se résumaient à un amoncellement de pierres, de planches et de gravats. La nature reprenait ses droits sur cette parcelle de terre qui lui fût un jour arrachée de force. Les pierres étaient, en partie, recouvertes de mousse tandis que des hautes herbes s’épanouissaient dans les interstices les séparant. Des petits buissons poussaient de part et d’autre du tas de pierre, alors que des fleurs sauvages semblaient se chercher une place au sommet des roches.
Ces ruines étaient tout ce qui restait d’une vie emplie d’amour et de tendresse, elles étaient l’ultime témoignage de l’existence de cette famille, qui une nuit fût brisée.

Lilith observait les plantes et les roches se mêler avec un pincement de cœur, elle se réconforta, tant bien que mal, en se disant que ses parents étaient morts ensemble et que le lieu où ils reposaient étaient d’une beauté sauvage.

Elle s’accroupit et ramassa un caillou qu’elle faisait tourner et retourner, machinalement, dans sa main droite, tout en se remémorant les rares souvenirs de son enfance. Elle esquissa un mouvement afin de jeter le caillou, mais elle se ravisa, elle posa son regard sur la pierre et décida de la garder en souvenir, en rappel de son ancienne vie, de ses parents et de la tâche qu’elle s’était fixée…

La vengeance, elle ne savait ni quand ni comment, mais elle y arriverait. Rien ne pourrait jamais la détourner de ce but, c'était inévitable pour elle. Le pardon n'était pas une solution qu'elle pouvait admettre, pas dans ce cas ci, et si elle allait devoir laisser éclater toute sa rage et sa haine pour atteindre son but, elle n'hésiterait pas , pas une seule seconde. Elle était prête à parcourir le monde entier et fouiller chaque maisons, grottes, montagnes et forêts si il le fallait.

Elle se redressa doucement, le vent soufflait et faisait voler des mèches de sa chevelure flamboyante, Lilith était calme, paisible, comme hypnotisée par la vision de son passé, on aurait pu croire que rien n’aurait su la déconcentrer, la sortir de son recueillement. Se trouver présentement à cet endroit lui procurait de puissantes sensations, du remord, du chagrin, de la haine, tout cela se mélangeait dans son âme et venait l’obscurcir.
Elle arracha son regard et ses pensées des ruines et tourna le dos, encore une fois, à sa maison, le cœur en peine, elle se mit en route vers une destination sombre et lugubre qui n’était autre que la vengeance. Elle garda la pierre ramassée, serrée dans sa main, comme un talisman.

Maintenant qu’elle venait de quitter son recueillement, elle porta son attention sur les lieux qui l’entouraient, elle n’appréciait pas être surprise et elle venait de laisser un long moment aux personnes qui auraient voulu la prendre au dépourvu…
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 1:04

Après de nombreuses années d’absence, Gwendoloena était revenue sur les lieux de son enfance…
Elle marchait dans les ombres d’un épais brouillard… Elle ne se souvenait pas que les paysages de son enfance aient pu être aussi froids. Mais elle aimait bien, après tout, cela s’accordait à ce qu’elle était devenue…

D’ailleurs, elle ne savait pas pourquoi elle était revenue. Cela devait maintenant faire trois siècles qu’elle errait sans but dans tout Adariel.
Elle avait tant espérer mourir… Mais son vœu ne s’était jamais exaucé… A ce jour elle ignorait toujours pourquoi elle ne s’était pas donné la mort…
Chaque jour, à chaque pas qu’elle faisait, à chaque son qu’elle entendait, à chaque ombre qui disparaissait, elle croyait entendre Sa voix, sentir Sa présence, voir Son sourire…
Et cela lui était devenu insupportable…

A quoi peut bien servir l’éternité si c’est pour la passer seule ?

Toute à ses pensée, Gwen n’avait pas contrôlé la direction que ses pas prenait. Elle était désormais à l’écart de la ville sur un petit sentier qui semblait ne mener nulle part. Mais elle continua d’avancer.

Elle ne savait pas où elle allait mais après tout, cela ne l’avait jamais vraiment dérangée.
Plus elle avançait, plus le brouillard devant elle se dissipait. Elle put bientôt discerner quelques ruines et…

Une tâche rouge dans un paysage si sombre lui semblait bien anormale. Habituée à se dissimuler dans l’ombre, Gwen retrouva ses vieilles habitudes, elle s’accroupit et, silencieuse comme la brume, s’approcha…

C’était une femme. Plutôt jolie au premier abord mais elle semblait méfiante, on aurait dit qu’elle cherchait quelque chose, ou plutôt, quelqu’un… Mais ce n’était pas possible, elle ne pouvait pas l’avoir sentie venir…
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 2:16

Lilith crut d’abord entendre un bruit, elle regarda brièvement autour d’elle, tout en observant le vent faire danser les feuilles et les branchages qui entouraient le sentier, elle tendit l’oreille mais n’entendait aucun bruit. Tout était silencieux, mis à part les feuilles qui voletaient.
Elle continua d’avancer en redoublant d’attention, qui sait, peut-être que le pyromane (très prochainement relégué au rang de cadavre) était venu, lui aussi, admirer les traces de son « œuvre ».

Elle se sentit épiée, et n’apprécia pas du tout cette sensation, elle rangea la pierre ramassée dans une poche et ralentit son allure. Elle scruta tout autour d’elle et prêta l’attention au moindre bruit, elle huma l’air à la recherche d’une odeur inconnue.

Elle était prête à bondir, tel un fauve sur sa proie, elle tourna lentement sur elle, tous ses sens en alerte, elle resta sur le qui-vive un long moment.
Soudainement elle sentit la présence, elle respira plus lentement, et se concentra de plus belle, elle finit par sentir une légère odeur, bien trop faible que pour être celle d’un humain apeuré ou d’un lycan excité par la chasse. Vampire, elfe, gnome,monstre? Elle ne connaissait pas l'odeur et ne distinguait pas assez bien pour pouvoir se faire une idée de ce qui l'attendait.

Elle continua à pivoter sur elle-même, le vent brouillait la piste de l’odeur, elle misa tout sur sa vue et son ouïe.
Elle finit par entrapercevoir une masse, quelqu’un était tapi dans l’ombre et s’approchait d'elle, elle fixa du regard la personne qui s’avançait prudemment et d’un pat étonnement silencieux.

Lilith ne détourna pas son regard une seconde et avança de plus en plus lentement, car la méfiance était mère de toutes les prudences, elle tenait à faire savoir à celle (ou celui) qui se trouvait là, qu’elle l’avait remarqué et qu’elle était prête à en découdre si il le fallait.

La jeune vampire remarqua que la personne de qui s’approchait était soit, drôlement petite soit accroupie. Elle hésita à avancer encore plus, car si cette personne était effectivement accroupie l’élan qu’elle aurait en se relevant pouvait lui donner l’avantage.
Lilith réfléchit un bref instant avant de lancer avec insistance et détermination :


« Je vous vois, sortez-de là et approchez doucement »

Certes ce n’était pas la plus polie des formulations du monde, mais dans de telles circonstances, vous seriez poli vous ?

Lilith vit alors que, effectivement la personne était bien accroupie et qu’il s’agissait d’une femme, incroyablement belle qui plus est. Ne perdant pas son aplomb elle laissa son regard bleu turquoise braqué sur la jeune femme.
Elle se méfiait toujours, elle avait appris à ne pas se fier aux apparences, de plus n’était-elle pas un exemple parfait pour démontrer que ce qui pouvait sembler doux, fragile et faible était parfois tout le contraire ?
Elle ne tenait pas vraiment à se jeter à l'assaut d'une adversaire inconnue qui pouvait se montrer plus forte qu'elle.

Plus méfiante que jamais, Lilith attendait une réponse ou autre, qui, elle l’espérait, ne serait pas trop agressive…
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 3:11

Comment avait-elle pu la repérer aussi facilement ?

Gwen se savait extrêmement silencieuse, elle savait utiliser le vent pour masquer son odeur, elle savait danser avec les ombres et se fondre dans les moindres décors. Elle savait cacher son corps au regard des passants dans des étendues désertiques.

Le temps lui avait appris à se cacher aux yeux les plus avisé, aux oreilles les plus fines ainsi qu’aux odorats les plus sensibles. Même un lycan excité par la chasse ne pouvait sentir sa présence alors sacrebleu comment cette femme aurait-elle put la sentir venir !

Gwen respira profondément, et ouvrit grand ses oreilles.
Une odeur de sang frais flottait sur cette femme et pourtant, aucune odeur animale n’émanait d’elle. Le bruit des pas de cette rousse était tellement étouffé qu’il était évident qu’elle faisait montre de prudence et qu’elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre…
Gwendoloena entrouvrit la bouche et des effluves de sang humain vinrent lui chatouiller les papilles.
Aucun doute possible pour elle, cette jolie rousse était un vampire.

Un sourire carnassier s’étira sur les lèvres rouges de la jeune femme au regard d’acier. Impossible qu’il s’agisse d’un vampire aussi âgé qu’elle. Elle était trop peu sûre d’elle, trop méfiante, trop sur ses gardes.
Et puis surtout, si elle avait été plus âgée, elle lui aurait déjà sauté à la gorge.

Elle laissa échappé un petit rire sarcastique et se tapis un peu plus dans l’ombre jusqu’à disparaitre complètement. Elle tira une lame de sous ses jupes et se prépara à bondir.

On ne pouvait pas lui manquer de respect à ce point.
D’accord, c’est elle qui s’était approché silencieusement de la jeune vampire. Encore d’accord, c’est elle aussi qui pouvait paraitre en position de chasse. Mais que son corps soit percé de centaine de dagues d’argent si elle laissait quelqu’un lui donner des ordres !

Non, elle ne comptait pas lui faire de mal, juste lui donner une bonne leçon. Et peut-être aussi la peur de sa vie.

D’un coup d’œil expert exercé par les longues années d’expérience, elle évalua la distance qu’il lui faudrait parcourir, saisi du regard un chemin dans l’ombre qu’il lui faudrait tracer pour se situer dans le dos de son adversaire et se lança.

Plus rapide que le vent, sans même un craquement de branche ni un bruissement de feuille, sans que celle qui lui avait tant manqué de respect puisse voir venir quoi que ce soit, elle se redressa et bondit dans le dos de son adversaire.

En quelques secondes seulement, la jeune rousse était mise à genoux, les deux bras immobilisés dans son dos, tenus par la poigne de fer de Gwendoloena. Une dague sous la gorge.
Si elle essayait de se débattre, elle se déboiterait certainement une épaule ou risquerait de se blesser sur la dague maintenue fermement sur sa carotide, Gwen savait qu’elle l’avait prise comme un lapin dans un collet.
La chasse l’excitait toujours autant mais elle était bien déterminé à ne pas faire de mal à cette petite. Une telle souffrance émanait de son regard qu’elle se reconnaissait un peu dans cette jolie roussette.

« N’essaye pas de te débattre, cela ne mènerai à rien… Je suis plus vieille que toi, cela se sent à ton inquiétude. Je ne vais pas te demander la lune, je veux juste que tu… Que tu t’excuses, oui c’est ça. On n’a pas idée de donné des ordres aux gens. Si tu avais demandé gentiment cela se serait certainement mieux passé… »
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 14:50

Lilith fixait toujours la vampire quand celle-ci disparut pratiquement de son champ de vision en émettant un petit rire glaciale et rauque. Elle soupira en grimaçant, ça n’augurait rien de bon, elle avait présumé des forces de son attaquante, car oui elle allait sans aucun doute se faire prendre au dépourvu, ce qu’elle détestait par-dessus tout.

En moins de temps qu’il n’en faut que pour le dire, Lilith se retrouva à genoux, les bras immobilisés dans le dos et comble du désespoir elle sentait la lame, dure et froide, d’une dague appuyée sous sa gorge. Elle écouta sagement les paroles que proférait la vampire plus âgée qu’elle.

Lilith avait vu juste, l’élan de son adversaire lui avait effectivement permis de prendre le dessus. Elle ressentit une irrésistible envie de rire, cela peut certes, paraître choquant dans une telle situation, mais chaque personne à sa propre manière de réagir sous la pression. Elle ravala son rire tant bien que mal et analysa la situation. Elle n'était pas prête à admettre la défaite, pas aussi facilement, si il fallait qu'elle soit vaincue, ça serait dignement, avec un temps soi peu de classe et d'élégance, c'était sûrement de la vanité et de l'orgueil mal placé, mais elle était comme ça.

Une pierre était enfoncée dans le sol et lui meurtrissait le genou droit, son assaillante était de toute évidence sûre d’elle, trop sûre même, c’est ce qui allait pouvoir aider Lilith à se sortir de cette mauvaise passe. Elle feignit son impuissance et son immobilité en réfléchissant le plus rapidement possible, elle ne pouvait pas se permettre d’esquisser le moindre mouvement qui l’obligerait à avancer sa tête ni utiliser ses bras, et ses mollets se trouvaient entre les jambes de sa, redoutable, adversaire.
La pierre sous son genou la ramena brutalement à la situation présente. En quellques secondes son plan de riposte était prêt être accompli.

Elle sourit un bref instant, recula son torse de quelques précieux, et salvateurs, petits centimètres, son genou droit glissa du caillou tandis qu’elle tendait sa jambe droite en l’envoyant dans l’intérieure du genou de son aînée. Elle profita du déséquilibre momentané qu’elle venait de provoquer chez la vampire aux yeux d’acier, et se jeta de toute ses forces contre elle, tout en décochant un formidable coup de pied de puissance inégalée dans la dague qui s’envola loin de la mêlée.

Avec rapidité, souplesse et grâce Lilith fit un bond éblouissant qui la propulsa un peu plus loin sur ses deux jambes. Elle se redressa de tout son long et fit volte-face. Elle darda son regard turquoise sur l’autre vampire qui lui semblait ébahie et stupéfaite, si c’était effectivement de la stupéfaction elle allait en profiter. Elle chargea l’assaillante et lui décocha le coup d’épaule le plus puissant dont elle était capable, elle l’observa chuter.

Lilith s’avança calmement vers sa digne adversaire et lui tendit la main pour l’aider à se relever, en signe de paix et enfin de conclure ce charmant petit affrontement, tout en lâchant :


« J’aurais certes pu parler moins hardiment, je le concède, et je m’en excuse, mais a-t-on idée d’épier et de surprendre les gens ainsi ? »

Lilith venait de tendre la main et de présenter des excuses de la manière la plus humble possible, mais comme dit plus haut elle désirait mettre fin à ce conflit afin de pouvoir poursuivre son but le plus vite possible.

Son regard était toujours portée sur l’autre vampire, elle e dit vaguement qu’elle aurait beaucoup à apprendre de quelqu’un plus âgée qu’elle, surtout d’une vampire.

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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 15:32

Gwen regarda la jeune vampire avec des yeux ébahit…
Elle s’était littéralement retrouvée sur les fesses ! Elle avait du mal à comprendre. Qu’est-ce qui, dans sa position, sa poigne ou même sa façon de se tenir, avait bien pu donner l’avantage à cette belle rousse ?

Jeune, peut-être, mais visiblement pas sans ressource.

Au moins, elle avait la présence d’esprit de s’excuser. Mais tant de hardiesse, de force et de courage chez un jeune vampire l’étonnait.
Ça devait certainement venir de se reflet de peine qui flottait dans ses beaux iris turquoise.
Tout comme elle, la vampire avait dû passer à travers de lourdes épreuves et, Gwendoloena était bien placé pour le savoir, ça forgeait le caractère. Mais aussi la force physique car bien souvent, les personnes ayant souffert aiguisaient leur esprit de vengeance.

Oui, cela devait être ça. Quelqu’un avait dû beaucoup faire souffrir cette jolie rousse et cette dernière avait certainement juré de se venger.

Gwen saisit la main élégante qu’on lui tendait et se releva avec toute la grâce et la superbe dont il lui était possible de faire preuve dans se genre de situation…

« Excuse acceptée… »

Elle épousseta sa robe et poussa un soupir en constatant un accro dans sa jupe.

« A mon tour je suis navrée. Je sais que je n’aurai dû vous épier de la sorte. Mais voyez-vous, lorsque l’on passe trois siècle à se déplacer dans l’ombre, l’on prend de bien mauvaise habitude… »

Gwen recula d’un pas pour jauger la vampire.
Des vêtements d’une coupe simple et d’une teinte sombre, elle avait tout d’une jeune femme qui ne voulait pas se faire repérer. S’il n’y avait eu ses cheveux aussi flamboyants, Gwen ne l’aurait certainement pas remarquée…

Elle contourna la jeune vampire pour aller ramasser sa dague qui avait volé au loin. La lame aiguisée s’était planté sans difficulté dans la terre noire et meuble. Gwen se baissa sans crainte pour la récupérer et écarta ses jupes afin de la fixer sur sa cuisse fuselée.

Elle revint sur ses pas et tandis sa main aux ongles parfaitement manucuré à la jeune femme.

« Je me nome Gwendoloena Imprecatio. Et je suis ravie de faire la connaissance d’une jeune vampire aussi hardie et courageuse que toi.»


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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 16:17

Lilith observait tout en analysant Gwendoloena, elle faisait de même pour ces paroles, quand on sait faire attention aux moindres détails, même les plus insignifiants, ils se montrent très vite révélateurs et sont parfois plus claires et lourds de sens que de longs discours.

La jeune vampire était sûre d’une chose, Gwendoloena était la personne avec la plus grande estime de soi et le plus de confiance en elle qu’elle ait jamais croisée, et d’après le soupir poussé quand elle remarqua l’accro dans sa jupe et ses mains parfaitement manucurées, elle devait être assez fière de son apparence, prendre soin d’elle et devait maîtriser l’art de la séduction.

Lilith ne parvenait pas à détacher son regard de son aînée, quelque chose émoustillait sa curiosité dans cette femme… Il était, bien entendu, inenvisageable de poser des questions afin d’atténuer cette curiosité malsaine. Lilith aimait son intimité et garder ses secrets pour elle et de ce fait elle n’était pas encline à questionner et à fouiller dans le passer des gens. Le regard de l’aînée dégageait quelque chose de sombre et triste, mais elle n’aurait su dire quoi.


Elle supposa qu’en trois siècles d’errances, Gwendoloena avait dû voir et vivre beaucoup de drames. Mais pourtant Lilith était persuadé que ce qui assombrissait ce regard était antécédent à ces trois siècles.

Lilith serra, chaleureusement, la main de Gwendoloena dans la sienne en souriant, un peu flattée d’être qualifiée de hardi et courageuse.

Non, elle n’était pas courageuse, si elle l’avait été un tant soit peu, il y a des décennies, elle serait entrée dans cette maison en feu et aurait cherché à sauver la vie de ses parents.

Elle répondit à Gwendolonena d’une voix dénuée de toute émotion et cristalline :


« Lilith Verdammnis, enchantée »

Elle sourit un peu plus ce qui illumina son visage, avant de reprendre :

« Je te pardonne, les mauvaises habitudes ont la vie dure, à ce qu’on dit »

Lilith était bien placée pour savoir que certaines habitudes, manies ou peurs pouvaient mettre du temps à s’effacer, depuis cette fameuse nuit elle avait peur du feu, elle n’osait pas s’approcher de bougie ou de flamme à moins d’un mètre et quand elle voyait une trop grosse flamme elle restait paralysée de peur en la fixant. Sa phobie du feu devait être plus handicapante que la manie de se cacher dans l’ombre, surtout quand on vit exclusivement la nuit.

Une fine brise de vent frais vint balayer sa chevelure rousse, elle jeta un ultime regard aux ruines, de son ancienne maison, qui étaient éloignées et finit par détourner ses yeux de se passer qui revnait la hantée trop souvent.

Lilith leva les yeux au ciel, certaines étoiles commençaient à disparaitre, il restait seulement quelques heures avant la levée du jour. Elle redirigea son regard vers Gwendoloena et lui fit part de son observation. Mieux ne valait plus trop trainer…
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 17:07

Après que Lilith lui eut fait remarquer que le jour ne tarderai pas à se lever, Gwen leva les yeux au ciel.

Il était magnifique.

Les étoiles semblaient avoir été jetées là sans soucis de symétrie par une main d’enfant mais lorsque l’on regardait un peu mieux, ou lorsqu’on possédait l’excellente vision d’un vampire, on pouvait observer qu’en réalité elles se rejoignaient en petit groupe lumineux formant des dessins plus que fantaisiste.

La lune, belle, majestueuse dans ses habits de taffetas blanc et gris semblait la plus belle des reines et commandait à toute son armée de soldats de lumière.
Mais cette nuit encore, la lune n’avait pas gagné la bataille est ses courageuses troupes allaient disparaitre dans la lumière agressive du soleil.

Le soleil. Ce roi sans cœur ni beauté qui régissait le monde selon son bon vouloir. Qui brûlait les yeux, la peau, le corps des insouciants vampires qui n’avait pas la présence d’esprit de se cacher de ses rayons.

Le ciel commençait déjà à prendre des tons violet et rose, chassant le bleu sombre de la nuit.
La peau de Gwen commençait déjà à chauffer, mais elle savait qu’elle avait encore quelque minute avant de ressentir la familière douleur cuisante que cet ennemi doré aimait tant lui affligé.

Elle jeta un regard alentour.

Rien.

Une étendue quasi désertique.
Quelques arbres et quelques buissons parmi lesquels elle s’était fondue pour arriver jusqu’à Lilith sans se faire voir.
Mais l’ombre qu’ils prodigueraient serait bien trop faible pour les protéger du soleil.

La ville ça ne valait même pas la peine d’y penser.
Elle était bien trop loin et le temps qu’elles parviennent jusque-là elles auraient surement rôtis.

Ne restait qu’une seule solution. Les ruines devant lesquelles elles se tenaient.

Gwen pouvait observer que si tout semblait avoir été rasé, il y avait apparemment une trappe au niveau du sol. Certainement un accès à une cave. Là, dans les fondations même d’une ancienne maison, elles seraient à l’abri du soleil, dans l’ombre et l’humidité, elles ne risqueraient rien.

« Tu as raison. Mais il est trop tard pour tenter de rejoindre la ville ? Je ne vois qu’une solution »

Et elle pointa la trappe du doigt.

« Viens »

Dit-elle à Lilith en avançant.



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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 17:58

Lilith suivi le regard de Gwendoloena qui avait successivement regardé le ciel, les alentours et les ruines, elle remarqua la trappe au niveau du sol, bizarre, elle ne se souvenait pas de cette trappe, elle se remémora l’intérieur de la masure, il y avait un tapis autrefois à cet emplacement et sur ce tapis un lourd meuble de bois…

Elle avait vécue toute son enfance dans cette maison et ignorait l’existence de cette trappe…

Elle vit le doigt de Gwendoloena pointer cette trappe, ce doigt tendu dans la direction de ruines la mettait étrangement mal à l’aise… Lilith regarda tout autour d’elle, paniquée, certes il n’y avait aucun endroit pour se cacher du soleil et il était vain d’espérer pouvoir atteindre la ville ou le village le plus proche avant la venue du jour…
Mais se rendait-elle compte de ce qu’elle demandait à Lilith? Non, elle ne pouvait pas, elle ne connaissait rien de son histoire, rien du lien qui unissait Lilith à ces ruines.

Lilith tressaillait, elle sentit une boule se former au fond de son estomac et sa gorge se nouer, non, elle ne pouvait décemment pas s’aventurer dans ces ruines, là où les corps sans vie et calcinés de ses parents devaient sûrement reposer.
Elle avait envie de courir, de bouger, de gifler Gwendoloena, de pleurer et de hurler, mais elle ne put rien faire de tout ça, elle était paralysée par l’effroi. Elle revoyait la maison brûler, elle entendait, encore une fois, les hurlements d’agonie de ses défunts parents…

Elle avisa de nouveau la trappe, et à cet instant une idée lui traversa la tête, et si jamais ces parents avaient réussis à se mettre à l’abri des flammes grâce à cette trappe ? C’était peu probable, si ils avaient effectivement réussis à sauver leur vie, pourquoi ne pas s’être montrés à leur unique fille.

Lilith regarda successivement la trappe, Gwendoloena et le ciel, elle le fit à plusieurs reprises.

Elle fixa Gwendoloena qui avançait vers cette trappe, elle inspira profondément pour garder son calme et essayer de prendre la meilleure décision. Qui était évidemment celle de rester en vie, si elle venait à mourir jamais elle ne pourrait venger ses parents.

Le teint livide, le regard hagard qui commençait à s’embrumer Lilith emboîta le pas de Gwendoloena.

Elle était prise de violentes nausées mais ne dit rien quand bien même elle aurait voulu parler elle en aurait été incapable. Cette fois elle n’avait pas le choix elle allait devoir affronter les fantômes de son passé qu’elle aurait tant voulu pouvoir enterrer.

Machinalement, elle fit l'un des gestes des plus lourds de sens et des plus vieux dans l'histoire de l'humanité (et des vampires) elle saisit la main de Gwendoloena pour se donner du courage. Temps pis si elle se mettait à jour ou si elle choquait son aînée, mais sans cela elle se savait incapable de franchir es ruines...
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 29 Jan - 20:53

Dáinsleif prenait plus de la moitié de ses missions dans les tavernes et autres auberges ou le peuple se réunissait le soir pour boire, festoyer et oublier ses problèmes. Mais en règle générale, les missions de grande importance impliquant quelque chose de plus délicat que de se débarrasser simplement de quelques monstres, il ne les trouvait pas, cas c'est elles qui venaient le trouver.
Mais cette nuit la, les choses avaient pris une tournure inattendue ; car c'était un homme au visage masqué qui l'attendait dans sa taverne préférée, à la table ou il avait l'habitude de s'asseoir, une chope de bière posée devant lui.
Le chasseur discuta longuement avec l'étranger ; ce dernier laissant un maximum de mystère sur son identité, ce qui était plutôt courant dans des missions dangereuses impliquant de tuer. Mais la, il s'agissait seulement de retrouver une femme du nom de Verdammnis et de s'assurer qu'elle allait bien. Et si tel n'était pas le cas, il devrait l'aidée quelle que soit les circonstances, selon les mots de l'homme masqué.
Une bien étrange mission en perspective ; le genre de mission qui cache quelque chose. Mais après tout, Dáinsleif devait s'y attendre, un homme masqué qui vous demande quelque chose à forcément des tas de trucs à cacher. Et en premier lieu, il n'avait pas toucher à son verre, même après avoir beaucoup parlé, et avait refusé de rencontrer le chasseur à nouveau le lendemain matin, tenant à lui faire un premier versement tout de suite.
De plus, le point de départ de sa mission se trouvait ni plus ni moins que dans la citer des vampires, près d'un emplacement spécifique ou se trouvaient des ruines qui, parait-il pourraient contenir de précieux indices.
Oh, bien-sûr il avait une idée très précise de la nature de sa mission mais, après tout, pourquoi pas ?
Il s'était donc mis en route pour un long voyage ; rêvant à la deuxième bourse bien remplie qui lui avait été promise à son retour. Il redoutait et attendais avec impatience de voir ce qu'il croiserait en chemin.

Après un très long trajet sans trop d'embuches, il arriva finalement au bord des frontière de Temian, citée vampirique à la réputation oscillant entre le glauque et le morbide. Mais bizarrement, le chasseur appréciait le décor : de la brume, des arbres, pas de vent, un terrain humide et obscure même en pleine journée. Le terrain de chasse idéal pour qui aime voir couler le sang des démons.
Il sortit alors la carte que lui avait donné l'homme au masque : celle-ci était gravée avec beaucoup de gout et de détails sur une peau tannée à la perfection ; un objet très précieux en soi. Il chassa alors l'idée que cette chose put être gravés sur une peau humaine, même si lui-même ne connaissait pas de bête offrant un cuir aussi particulier. Et après tout, quel importance ? Un mort est mort et se moque bien de ce qu'on peut faire de ses restes.
Il replia alors soigneusement la carte et se mis en marcha, faisant courir sa mains gauches sur son armure et sa ceinture, vérifiant à nouveau qu'il avait sur lui tout ce dont il aurait besoin.
Sa précieuse arbalète, un silex, un grattoir, six carreaux d'argent, dix carreaux de fer, son épée courte argentée, sa cotte de maille argentée elle aussi, trois couteaux, un grand pot de térébenthine, un flacon de venin d'Aranï, un stock de viande séchée et deux pièges à loup.
Un équipement plutôt classique au final, surtout pour une mission aussi périlleuse. Mais il devait voyager le plus léger possible afin de pouvoir être efficace dans ses déplacements et pouvoir passer inaperçu.

En chemin il croisa quelques créatures inoffensives ainsi que d'autres, plus dangereuses, qu'il put contourner, parfois non sans difficultés.
Il approchait de son but, et le soleil n'était pas encore couché, ce qui lui permettrait d'arriver dans la citée en toute sécurité. Cependant, il ne voulait prendre aucun risque et jeta un œil sur sa carte : il y avait près des ruines un bout de forêt qui pourrait être sujette au brouillard en cette fin de journée, l'endroit idéal pour arriver furtivement.
Il se mit alors en route et passa par la foret : celle-ci était étrangement calme par rapport au reste de la zone dans laquelle se trouvait la cité. Dáinsleif, du haut de ses nombreuses expériences, savait qu'un endroit trop calme qui devrait normalement regorger de vie signifiait dans la plupart des cas l'omniprésence de prédateurs, généralement silencieux. Voilà bien ce qu'il avait le plus en horreur, les Aranïs. Non contente d'être cruelles et vicieuses, ces abominations se payaient le luxe d'être d'une mocheté sans nom.
Il avançait donc avec une extrême prudence, tout ses muscles crispés, près à réagir à n'importe quel moment. Puis, au bout de cinq minutes de marche, il s'immobilisa avant de bien observer autour de lui... Rien d'autre que le silence, et des arbres morts. Par de terre retournée, pas de trace de toile, rien n'indiquant la présence des horreur à huit pattes.
Il s'arrêta donc près d'un arbre et détacha sa ceinture, s’apprêtant à pisser contre le tronc mort et pourrit de l'arbre. Cela faisait déjà une heure qu'il se retenait, et il ne put réprimer un gémissement de bien-être. Comme l'ont se sentait léger après s'être soulagé. C'était les petits plaisirs de la vie.
Réarrangeant alors sa tenue, il fut surpris par un léger bruit venant du bois mort devant lui : un bruit irrégulier et très étrangement familier. Il se pencha alors avec appréhension et vit quelque chose qui lui fit serrer les dents, regrettant de s'être arrêté finalement. Des œufs d’araignée d'une taille abominable était entassés la dedans. C'était impensable pourtant, les œufs n'était jamais laissé sans protection, il le savait très bien, alors pourquoi ?
Il entendit alors un bruit un peu plus sourd provenant de derrière lui, puis un sur sa droite, puis encore un autre sur sa gauche.


"Merde !"

Il courut alors droit devant lui, les yeux grand ouverts, aux aguets, sortant deux carreaux d'aciers sur lesquels il appliqua une bonne dose de térébenthine. Ces créature la, il avait l'habitude de leur tomber dessus au bon moment, pas de se faire piéger par elles. Mais pourquoi des œufs ici ?
Il arma son arbalète et s'arrêta brutalement, éclaboussant de boue la toile fraiche qui s'étendait devant lui, dressée à la hâte ; s'était donc réellement un piège !
Il se retourna alors, surpris par le bruit le plus désagréable qui soit : le silence.
Il avait en face de lui trois Aranï immobiles à en être effrayantes, maigres et malades, agitant leurs mandibules de la manière la plus dégoutante possible.
C'était donc cela. Ces démons étaient affamé et avait pondu leur œufs dans un endroit sans protection afin de piéger ceux qui voudraient s'en emparé. Les situations de crise rendaient les gens plus créatifs, et il en était donc de même pour les monstres sans cervelle.
Il pointa son arme vers la créature du milieu, plus petite et plus faible que les autres : la femelle qui avait certainement pondu les œufs. Cela aurait été une humaine qu'il aurait eu pitié d'elle.
Il fit alors craquer son silex contre son grattoir d'acier de sa main libre et la pointe du carreau s'embrasa férocement, faisant sursauté les créatures qui devinrent alors plus agressives.
Mais comme à son habitude, sans aucune hésitation, il décocha son premier carreaux et la femelle le reçu en pleine tête ; brûlant de l’intérieur en poussant un cri suraigu mêlé de gargouillis immondes.
Un des Aranï mâle se jeta alors sur lui ; trop proche pour être tuer d'un carreaux d'arbalète, Dáinsleif dégaina son épée et, dans un même mouvement, trancha la tête du démon, repoussant le reste de son corps d'un coup de pied.
C'était un vieil ami à lui qui lui avait enseigné cela : si l'on dégaine son épée correctement, elle part bien plus vite de son fourreau qu'une flèche de son arc ; ce qui en plus de surprendre, permet de frapper un grand coup.
L'aranï restant sembla hésiter une seconde avant de se lancer à l'assaut et effectua plusieurs feintes et autre rugissement face au chasseur. Celui-ci étant particulièrement impressionné par la manière dont ces créatures s'adaptaient à de nouvelles situations. Il se dit alors que ce serait bien si un jour, un érudit étudiait l'évolution des espèces selon l'endroit ou elles vivent...
La bestiole ne se décidant toujours pas à attaquer, le chasseur cibla de manière ostentatoire son abdomen velu avec son deuxième carreaux enflammé. Il écarquilla alors les yeux et cria en faisant trembler tout son corps.


"YAAH !"

Le monstre, croyant recevoir le carreaux mortel, se déporta très vivement vers la droite, perdant légèrement l'équilibre dans sa précipitation. Dáinsleif en profita donc pour tirer véritablement son carreau, frappant le démon en pleine gorge. La térébenthine était véritablement un outil magique, le préféré du chasseur. Car elle se mêlait aux fluides corporels tout en s’enflammant mieux encore que de l'huile, brûlant la victime de l’intérieur. Cependant, elle était à utiliser avec précaution car très dangereuse et coutait de plus très cher.
Se décrispant légèrement, Dáinsleif approcha du cadavre de la femelle dont la tête était encore en flammes et y flanqua un grand coup de pied : celle-ci, calcinée, se détacha facilement du corps et alla s'écraser en plein contre la grande toile qui lui barrait la route, la consumant rapidement.
Ce pourrait être un jeu amusant ; frapper dans un objet rond afin d'atteindre un filet.
Le chasseur de pensa même pas à récupérer ses carreaux. Le sang et les sucs des Aranï étaient très corrosifs, et la térébenthine n'était pas très bonne non plus pour le fer des pointes. Il avança donc vers la sortie des bois, toujours aux aguets, s'approchant de son point d'arriver.

Une fois arrivé aux ruines après quelques minutes de marche rapide, il s'aperçut que le soleil ne tarderait pas à se coucher. Il grogna alors et examina les lieux autours de lui. Cet endroit semblait avoir été dévasté par le temps et les flammes depuis très longtemps déjà. Il marchait parmi les décombres en observant les débris qui jonchaient le sol.
Puis quelque chose attira son attention ; un coin du sol de forme carré qui n'avait pas la même couleur que le reste. Il donna des coups de botte et dégagea ce qui semblaient être de très vieux débris pourris et calcinés : lesquels cachaient une trappe en bonne état si l'on comparait au reste. Il sourit alors et se dit qu'il aurait peut être un endroit pour passer la nuit finalement.
Il souleva alors la trappe et s'engouffra dans un genre de large tunnel. De petites ouvertures avaient certainement été pratiqués pour aérer l'endroit, car l'odeur de renfermé était assez faible. Cela dit, la luminosité était nulle.
Dáinsleif sortit alors son silex et son grattoir et produisit une série d'étincelles afin d'éclairer les lieux par intermittence, juste le temps de repérer un objet pouvant faire office de torche. L’éclat d'une étincelle révéla alors de vieille torche sur les murs, ainsi que quelques ossements le long du couloir. Allez savoir pourquoi, le chasseur n'en fut pas vraiment surpris. Après tout, un tunnel dans la cité des vampires aurait pu contenir quelque chose de plus glauque encore.

Contrairement à la surface ; l'endroit était très sec, et le bois dont été fait les torches serait parfait pour faire un bon feu. Le peux de combustible restant à l’intérieur servirait à faire partir la première flambée. Il s'appliqua donc, à l’aveuglette, à rassembler les torches et à les démonter précautionneusement, s'installant assez loin de l'entrée pour ne pas être surpris trop vite si quelqu'un venait.
Il fit alors partir le petit feu de camp et s'adossa à la paroi de pierre avant de s'asseoir sur le sol, complétement épuisé par son précédent voyage, il s'endormit assez vite, dans un sommeil réparateur peuplé de rêve incohérents, relatant des fragment de sa vie...

Bien plus tard, il se réveillait doucement ; se remémorant petit à petit ou il était et quelle était sa mission. Il ne savait pas si il faisait jour ou encore nuit, mais il lui avait semblé être rentré dans le tunnel avant que le soleil ne se couche, ce qui était très tôt. Puis, il entendit un en direction de l'entrée, se qui le fit se redresser et armer son arbalète... De carreaux d'argent cette fois-ci.
Il était prêt à toute éventualité.
Soudain, il se sentit stupide de ne pas avoir posé de piège à loup avant de s'endormir. La fatigue l'avait-elle rendue négligent ? Peut être.
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mer 30 Jan - 1:11

[Lancé une petite musique d’ambiance si cela vous dis, je me suis dit qu’il n’était peut-être pas une mauvaise idée de vous proposer la lecture de mes textes avec la musique qui rythme le déplacement de mes doigts sur le clavier en fonction du genre de scène que j’écris. http://www.youtube.com/watch?v=s_evk_N0ARE ]


Lorsque Lilith la rattrapa et saisi sa main, Gwendoloena s’étonna.

Elle ne s’était pas attendue à un tel geste. Oh bien sur elle avait remarqué que sa jeune consœur avait été fort troublée par les ruines ainsi que la trappe, mais elle ne s’attendait pas à sentir sa main tremblante et fébrile dans la sienne.

Quelque chose devait l’effrayer, ou peut être bien lui faire revivre de bien mauvais souvenir, mais elle ne voulait pas s’immiscer dans sa vie privée.
Si les deux jeunes femmes partageaient leur chemin assez longtemps, peut être Lilith se confierait-elle, mais Gwen en doutait.
Elle ne savait pas pourquoi, mais quelque chose chez cette jolie rousse lui donnait envie de la protéger.

Ce n’était pas son courage, ce n’était pas sa hardiesse. Ce n’était pas non plus sa fougue au combat ni son intelligence.
C’était un petit quelque chose qui brulait au fond de son corps fragile et qui donnait cette petite étincelle de rage et de folie à ses yeux à la couleur si inhabituelle.

Gwendoloena se reconnaissait un peu en elle.

Fragile mais indomptable. Fière mais humble. Belle et dangereuse.

Elles étaient pareilles mais diamétralement opposée.

Les épreuves qu’elles avaient toutes deux traversée les avait modelé, transformer. Pour faire de l’une un monstre sanguinaire et sans cœur et de l’autre une créature fragile mais pleine d’ambition.

Gwendoloena sourit, elle se voyait en Lilith. Elle se revoyait un peu après Sa mort…
Elle avait été fragile, elle avait eu peur, elle avait souffert comme personne ne pourrait jamais l’imaginer. Elle avait voulu disparaitre, elle avait voulu mourir et pire que tout elle aurait voulu ne jamais L’avoir rencontré…

Et puis les choses avaient changé. Une fois que Gwen n’eut plus de larmes pour pleurer, elle était devenue dure et froide. Elle avait tué par plaisir et était devenue la reine des glaces sans cœur qu’Il aurait détesté…

Elle ne voulait pas qu’une chose pareille arrive à Lilith. Qu’elle le veuille ou non, elle allait prendre la jeune vampire sous son ailes et allait lui réapprendre à sourire avec le cœur. Il était peut-être trop tard pour elle, mais pour Lilith, rien n’était encore perdu.

Elle serra la main de Lilith, qui semblait si frêle dans la sienne, elle ne savait pas pour quoi celle-ci tremblait, mais elle avait envie de lui communiquer sa force, son courage, elle voulait lui dire « Je suis là n’ai pas peur. »
Mais les lèvres de Gwen restaient scellées. Elle ne pouvait rien faire d’autre que serré cette petite main douce au creux de la sienne.
*Tout ira bien maintenant tu verras !* Hurlait son cœur.
Mais elle ne disait rien.

[ Couper la première musique si elle n’est pas finie et lancer celle-ci si le cœur vous en dis ^^ http://www.youtube.com/watch?v=VoaUYcwEpSw ]

Soudain Gwen s’arrêta…

Une odeur qui n’avait pas sa place en ce lieu vint lui chatouiller les narines.
Elles n’étaient pas seules.

« Nous ne sommes pas seule. Attend moi ici s’il te plait, je vais voir. »

Sans vérifier si Lilith l’écoutait, elle s’accroupit au sol et commença à se déplacer de sa démarche féline et furtive.
Plus elle approchait de la trappe, plus l’odeur devenait forte.

Qu’est-ce que cela pouvait bien être ?

Elle connaissait cette odeur, c’était celle d’un être humain, mais tellement d’autres effluves y était mêlée que ça ne devait pas être un humain comme les autres.

Ca y est, elle était devant la trappe. Le plus silencieusement possible, elle entreprit de l’ouvrir. Mais elle ne pourrait empêcher le bois vétuste d’annoncer sa présence. Dans le meilleure des cas, il ne ferait que grincer, mais cela serait amplement suffisant pour annoncer à celui ou celle qui avait trouvé refuge dans ce souterrain qu’il n’allait bientôt plus être seul.
Gwen ne savait que trop bien la méfiance qui régnait dans ces contrées. Un voyageur seul se tenait toujours sur ses gardes, alors si en plus il s’agissait d’un humain !
Et d’ailleurs, un humain sur la Terre des vampires n’avait pas beaucoup de raison d’être... Soit il cherchait quelqu’un, soit il se cachait de quelqu’un.

Gwen ne pouvais pas rester là à réfléchir sans agir. Le soleil commençait déjà à la bruler, même si ce n’était qu’une morsure infime. Elle pouvait tenir, mais elle ne savait pas comment Lilith réagirai au rayons.

Alors le plus lentement possible, elle ouvrit la trappe.

Devant elle, un large tunnel s’ouvrait, au fond du tunnel, les cendres rougeoyantes du reste d’un feu de camps. Et un éclat brillant.
Il y avait bien quelqu’un ici, mais il était beaucoup trop dangereux de faire demi-tour.

Après tout, deux vampires ne devait pas avoir grand-chose à craindre d’un humain seul, alors, elle fit signe à Lilith de la rejoindre et s’engouffra à l’ombre salvatrice.

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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mer 30 Jan - 11:57

Lilith sentit la main de Gwendoloena se serrer autour de la sienne, pourquoi ce simple geste cette petite attention lui donnait-elle tant de courage et l’apaisait-elle à ce point ? Parfois les plus petits gestes valent beaucoup mieux que toutes les paroles du monde en guise de réconfort…

Lilith leva les yeux vers son aînée, en la contemplant, elle se dit que Gwendoloena devait la comprendre et se rendre compte que quelque chose devait la mettre mal à l’aise dans ces ruines, intérieurement la vampire était reconnaissante qu’on ne lui pose pas de question. Elle détestait perdre la face devant les gens et là elle venait de montrer sa vulnérabilité à une vampire qu’elle ne connaissait pratiquement pas, il était hors de question de se laisser aller plus loin.

Lilith s’enferma alors dans un mutisme complet alors qu’elle revivait des scènes du passé.

Elles avançaient vers la trappe, une odeur vint titiller le nez de Lilith tandis que Gwendoloena s’arrêta et laissa Lilith en arrière pour aller voir ce qui se cachait sous la trappe.

Lilith se concentra sur l’odeur pour ne pas penser à autre choses, c’était une odeur d’humain, par contre de nombreuses effluves accompagnait ce parfums, certaines étaient d’une puanteur horrible.

Les yeux de Lilith se glacèrent au moment où Gwendoloena ouvrit la trappe, cette odeur…
Ce n’était pas une des odeurs principales, juste une espèce de fin filament qui venait compléter le tout, pourtant Lilith la reconnaissait elle l’avait sentie, une nuit, il y a longtemps et elle n’avait jamais su dire ce que c’était.
Mais quelle était cette odeur ? Où l’avait-elle sentie la première fois ?
Ça lui revenait en mémoire, le feu, les hurlements, l’angoisse et cette odeur…

Lilith regarda la trappe ouverte d’un regard noir, toute trace de panique, de doute ou de tristesse venait de quitter son être, à la place la rage et la haine montaient en elle.
Sa respiration se fit plu bruyante et saccadée, son regard perdit toute trace d’innocence et se fit sombre, froid et dur.

Le soleil commençait à se lever, la peau de Lilith chauffait, pourtant elle restait debout à fixer cette trappe…

Gwendoloena lui fit signe d’avancer…

Lilith se concentrait sur cette fichue odeur, ce n’était pas celle de l’humain, mais c’était celle de quelque chose qu’il
transportait ou avec laquelle il avait été en contact, maintenant que la trappe était grande ouverte elle sentit aussi l’odeur du feu et de la chaire brûlée.
Lilith huma l’air, l’odeur de chair brûlée ne venait pas de la trappe mais émanait d’elle, elle tourna son regard vers le ciel, le soleil…
Mais combien de temps était-elle restée bloquée sur cette odeur ?

D’un pas souple et rapide elle fonça vers le souterrain et y sauta en fermant la trappe derrière elle d’un seul geste.
Elle se redressa et regarda tout autour d’elle, les braises d’un feu étaient encore rouges et chaudes, une ombre et un reflet brillant, cette odeur était plus forte qu’à l’extérieur, il y avait des ossements Lilith sentit ses boyaux se retourner.

Grave dilemme, se préoccuper des ossements ou de cette odeur ? Les ossements pouvaient encore attendre, ils n’allaient pas bouger, par contre ça n’était pas si sûre pour la source de cette odeur.

Le regard de Lilith passa du brasier à l’éclat brillant puis à Gwendoloena, ses yeux s’ouvrirent en grand quand elle saisit Gwendoloena par l’épaule et l’attira brutalement en arrière, loin de cette chose au reflet argenté.

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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mer 30 Jan - 20:13

Dáinsleif, dans sa carrière de chasseur, avait dormit dans de nombreux endroits improbables et c'était quelques fois réveillé nez à nez avec une situation délicate. Mais dormir dans un sous-terrain en compagnie d'une joyeuse bande de squelettes malmenés par le temps et les flammes et se faire réveiller par un vampire, cela, il n'y aurait jamais songé.
Il avait dormi comme un bébé et, pour une fois, s'était réveillé sans trop de mal et en relative bonne forme.
Mais pour l'heure il était aux aguets, fixant l'obscurité à laquelle il s'était habituée, seulement éclairée par les braises rougeoyante qui subsistaient de son feu de camp de la veille.
Entendant la trappe s'ouvrir avec délicatesse, suivit d'un feulement imperceptible, il comprit alors qu'il avait affaire à un ou deux vampires, trois maximum ; car ils étaient bien les seuls à faire preuve de tant de discrétion dans un endroit si peu praticable. Quoi que le fait de se trouver en plein dans leur capitale était aussi un indice particulièrement conséquent.
Le chasseur analysa alors la situation comme il savait si bien le faire : un tunnel étroit et rectiligne tel que celui-ci ne permettait pas une grande liberté de mouvement, il était donc avantagé par son arbalète à coup double. De plus, si il venait de se réveiller, cela voudrait dire que le soleil ne tarderais pas non plus. Alors que faisaient donc des vampires dehors à cette heure-ci et comment ce faisait-il qu'ils étaient tombés par hasard sur la trappe, décidant finalement de s'y cacher ? Trop de coïncidence niant la coïncidence, Dáinsleif espéra alors que les personnes qu'il verrait auraient un quelconque rapport avec la famille Verdammnis.
Et d'ailleurs, en parlant de voir, il tâtonna le sol du bout de sa botte afin de trouver quelques reste de torche et débris de bois à pousser vers les braises ardentes ; celles-ci se chargeant ensuite de faire repartir le feu.

Soudain, une flamme naissante projeta sa lumière dans l'obscure tunnel et révéla deux silhouettes féminines, dont une rousse. Cette dernière semblait avoir tirer son amie en arrière, ayant certainement repéré le chasseur de visu.
D'ailleurs, nul doute qu'elles devaient avoir senti son odeur depuis l’extérieur, malgré les rémanences parfumées de la mort, de la terre et du vieux bois brûlé.
L’œil du chasseur s'ouvrit grand, se crispa, sa pupille dilatée au maximum afin de mieux voir dans la pénombre tandis que les flammes grandissaient, le sortant à son tour de l'ombre. Il fixait les vampiresses avec une intensité incroyable, cherchant à percer leurs secrets.
La rousse semblait la plus alarmée, car elle marchait derrière et avait arrêtée son amie dés qu'elle eut aperçu Dáinsleif ; l'expression sur son visage laissait penser qu'elle n'aimait pas être ici. L'autre aux cheveux foncées semblait plus expérimenté, moins effrayée, voir même trop sûr d'elle ; un trait inhérent à quasiment toute la races... Elles étaient toutes deux de très belles femmes, comme dans les livres : belles, subtiles, tentatrices, mortelles et insidieuses. Tout pour plaire en somme.
Le chasseur afficha un sourire satisfait ; il n'était pas mécontent de se retrouver en compagnie de belles femmes et non de vieilles Aranïs défraichies. Comme quoi, il y avait toujours une justice.
A travers tout cela, ses yeux qui, prétendait-il, ne le trompait jamais, lui fit déduire que ces femmes n'était pas de vulgaires démons.
Aucunes d'elles ne semblait avoir le potentiel de faire le mal par simple plaisir ou par égoïsme.
Cependant, il ne baissa pas son arbalète pour si peu, fixant la dame à la tignasse rousse. Elle collait bien à la description qui lui avait été faite, et elle se trouvait de plus précisément dans les ruines indiquées par le mystérieux employeur. Si c'était bien elle, alors c'était la chance de sa vie : lui qui avait peur de rester bloquer ici un bout de temps.
Il prit alors la parole comme si de rien n'était, apostrophant les deux dames vampires.


"N'ayez pas peur. C'est uniquement à vous de me dire si j'aurais besoin de décocher mes carreaux d'argent ou pas."

Le feu à ses pieds commençait à reprendre du volume tandis qu'il fixait les deux vampires avec curiosité. Il était vraiment très curieux de savoir comment et pourquoi elle s'étaient retrouvée ici, et surtout si la rouquine était bien la fille qu'il recherchait. C'était vraiment à se demander pourquoi son employeur s'était donné la peine de taire le fait qu'elle soit une vampire... Ou alors était-ce seulement pour ne pas alarmé un badaud entendant leur conversation.
Mais peu lui importait ; il avait juste hâte de pouvoir toucher la somme promise après avoir seulement affronté trois Aranïs presque mourantes. D'ailleurs, lui s'y était habitué, mais il repensa soudain à la force avec laquelle les deux vampiresses devaient sentir son odeur. Et toujours sans cesser de les tenir en joue, il s'exprima sur un ton à la limite de l'excuse.


"Hmm, désolé pour l'odeur, mais j'ai dû m'en débarrasser de trois en passant par les bois."

Il fit un pas en avant, puis un deuxième, suivit d'un troisième et s'immobilisa.

"Je suis en mission pacifique. Et comme je l'ai dit tout à l'heure, je n'attaquerais pas à moins de devoir me défendre. Et je suis convaincu que vous n'êtes pas étrangère à la résolution de mon enquête."

Il leur adressa alors un sourire laissant transparaitre son contentement. Le genre de sourire que l'on adresse généralement à un tavernier qui déclare offrir une tournée en votre honneur.
L'adrénaline qui coulait dans ses veines lui faisait un bien fou, réveillant tous ses sens engourdit, affutant ses réflexes, et lui procurant un bien-être semblant venir d'un autre monde. C'était la sa drogue, celle dont il ne pouvait se passer sous peine de déprimer d’inaction.
Il observait particulièrement le visage de la plus jeune vampire ; se remémorant la description qui lui avait été faite par son employeur. Tout collait parfaitement, c'était vraiment trop beau pour être vrai. Le hasard fait parfois si bien les choses. A moins qu'il n'existe un destin. Dáinsleif n'aimait pas croire en le destin ; une notion ne laissant aucune place à l'initiative ou à la surprise.
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Jeu 31 Jan - 12:40

Gwendoloena n’avait pas vraiment apprécié de se faire attirer en arrière de la sorte. Surtout que dans sa surprise, elle avait vainement tenté de se retenir au mur à présent, sous ses ongles fins et tranchants comme des lames, se tenaient une ligne de terre sale.

Elle pardonna bien volontiers à Lilith en remarquant la lueur de détresse dans son regard. Mais elle se demandait quand même pourquoi avoir peur d’un simple humain ? Alors qu’il serait si facile de lui briser la nuque…

Ca ne devait pas être lui qui l’effrayait… Cela devait être autre chose, mais quoi ?

Elle regarda furtivement autour d’elle après ce qui aurait pu effrayer la jolie rousse.
Serais-ce les ossements ? Certainement, pas, les vampires sont habitués à côtoyer la mort. Et même parfois, la mort est-elle bien plus fraiche que des cadavres aussi bien décomposé, aussi bien nettoyé par le temps et les bêtes.
Ça devait être les braises dans ce cas. Ll’homme les avait ravivé était à présent devenue un magnifique feu dansant au grès du vent. D’ailleurs, il était bien étrange de trouver un courant d’air en cet endroit. Surtout que la trappe avait été violemment fermée par Lilith.

Bref, elle réfléchirait à tout ça une autre fois.

Quand il prit la parole, Gwen l’écouta dédaigneusement déblatérer en prenant grand soin d’enlevé la crasse qui c’était vicieusement glissée sous ses ongles.

"Je suis en mission pacifique. Et comme je l'ai dit tout à l'heure, je n'attaquerais pas à moins de devoir me défendre. Et je suis convaincu que vous n'êtes pas étrangère à la résolution de mon enquête."

Gwen tourna brusquement la tête.

« Tant que vous nous tiendrez en joue avec cette arme mortelle, il y a de forte chance que vous soyez forcé de vous défendre. »

Elle se glissa devant Lilith en signe de protection.

« De plus, je ne vois vraiment pas en quoi nous pourrions vous être utile à quoi que ce soit. »

Elle montra les crocs en voyant l’arbalète de cet homme toujours fixé sur elles. Elle l’avait prévenu non ? Et elle estimait surtout lui avoir laissé suffisamment de temps pour désarmer et poser son arme.

« Non d’un cratère, il me semble vous avoir demandé de baisser votre arme. Je vous conseille fortement de m’écouter sinon je ne réponds plus de rien ! »

Elle ignorait pour quoi, mais elle commençait à avoir peur. Non pas pour elle, mais pour la jolie rousse tremblante derrière elle.
Elle s’avait que si elle attaquait dans cet étroit couloir elle y perdrait la vie, mais si cet homme décidait de ne pas l’écouter, elle n’aurait plus vraiment le choix.

**Plutôt lui que nous** se disait-elle…

Machinalement, elle porta sa main sous ses jupes pour saisir l’une de ses nombreuse dague et feula, préventivement.

« Si vous décidez de poser votre armes, nous pourrons discuter calmement, ou nous vous laisserons sortir à la faveur du jour si cela vous chante. »
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Jeu 31 Jan - 22:49

Lilith regarda furtivement Gwendoloena, apparemment celle-ci n’avait pas appréciée d’être tirée vers l’arrière, pourtant elle n’avait pas l’air d’en vouloir à la jeune vampire. Que dire de plus, Lilith était par nature méfiante, elle savait par expérience qu’être un vampire n’assurait pas toujours la victoire, et l’éclat d’argent ne lui avait pas semblé très positif et maintenant qu’elle voyait que c’était, en fait, des carreaux en argent elle se dit qu’elle avait bien eu raison de faire ça.

Par contre elle ne voyait pas vraiment en quoi elles pouvaient aider ce manant qui la regardait d’une manière qui ne lui plaisait guère. Elle se dit en elle-même que l’attitude de cet humain venait vraiment contredire ses paroles, c’est facile de dire qu’on est pacifiste en braquant une arbalète sur les gens… Non, ils ne devaient pas avoir la même notion du mot « pacifiste ».

Comble du désespoir, le tapis de braises rouges et brûlantes était maintenant devenu un feu dansant aux flammes désespérément trop grandes et trop chaudes pour Lilith. Elle se recula un peu et essaya de cacher son malaise tant bien que mal. Elle avait vraiment horreur de ça, elle sentait la chaleur des flammes lui lécher le visage. Déjà en tant que vampire, le feu n’était pas vraiment son allié, mais en plus, ajouté à ça ses parents ayant étés brûlés vifs et vous obtiendrez une profonde phobie…

Elle resta un moment concentrée sur cette incandescente source de chaleur qui l’hypnotisait et en même temps la terrorisait.

Elle s’enferma quelques secondes dans son for intérieur, en essayant de ne pas penser à cette fichue situation, ne pas penser qu’elle se trouvait dans un tunnel en dessous de la maison de son enfance, ne pas penser à cette odeur (qu’elle n’arrivait toujours pas à identifier)qu’elle avait senti cette faste nuit , ne pas songer à ce maudit feu ; fruit de ses angoisses et à ne pas penser non plus à ce bougre qui les tenait en joue elle et Gwendoloena.

Ca y est, après un bref laps de temps Lilith avait réussi à se calmer, elle rouvrit les yeux et les posa sur l’humain qui se tenait en face d’elle, elle le fixa d’un regard dur et froid. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il prétendait qu’elles pourraient l’aider dans sa mission, et puis au fond, elles n’en avaient rien à faire de sa quête…
Il pouvait bien chercher toutes les réponses qu’il voulait, elle ne voyait pas pourquoi elle aurait dû l’aider…
A moins que… Un service contre un service, cette odeur, qui ressemblait un peu à celle de pin, en plus forte et plus irritante, elle voulait vraiment savoir ce que c’était… Seulement le problème c’est qu’elle ne savait pas comment vraiment décrire cette odeur, et que les carreaux d’argent et les flammes la narguaient.

Les flammes, de ce maudit feu, grandissaient encore, elle ferma les yeux, dérangée par la lumière, elle aurait bien reculé d’un pas ou deux, mais hors de question de montrer sa peur…


Elle rouvrit les yeux, l’humain souri… Elle, fixa ses iris turquoises sur cette arbalète, elle émit un grognement sonore, assez effrayant, elle fût étonnée que ce bruit vienne d’elle…


« SANG DIEU ! Baissez cette fichue arbalète !! »

Lilith commençait à ne plus contrôler ses nerfs, trop d’émotions en une seule nuit, elle ne se savait pas capable de ressentir autant de chose et de passer d’une extrémité à l’autre aussi vite. D’ailleurs, bizarrement, l’étranger commençait à éveiller son intérêt, combien d’humains seraient confiants face à deux vampires ? (même si l’une des deux n’était pas vraiment dans son état normal)

Elle vit Gwendoloena porter sa main sous ses jupes, haaaaa c’était nicht gut ça… Lilith le savait pour en avoir la désagréable expérience plus tôt dans la nuit…

Lilith jeta un regard en biais à sa consœur, elle n’était pas vraiment encline à laisser partir cet homme, premièrement il avait titillé sa curiosité et deuxièmement elle tenait vraiment à savoir d’où venait cette odeur qui l’intriguait depuis un moment déjà… C’était la première piste sérieuse qu’elle avait depuis la mort de ses parents. Mais en même temps elle n’avait pas vraiment envie d’expliquer à deux étrangers, enfin, l’une moins que l’autre, le pourquoi du comment de cette question qui semblerait sûrement absurde…

Soit elle reporta de nouveau son regard vers Gwendoloena en guettant ses réactions à venir…

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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Ven 1 Fév - 1:44

Dáinsleif ne s'attendait pas vraiment à un accueil très chaleureux de la part des deux vampires, mais la première au cheveux sombres s'était particulièrement montrée sur la défensive. Elle avait les nerf fragiles en cet instant, elle se laissait emporter, ne réfléchissant plus vraiment aux conséquences, du moins semblait-il. Tout cela était signe de fatigue ; et quand un animal sauvage se trouve vulnérable il devient particulièrement féroce, entant que chasseur, il le savait très bien.
La rousse avait un comportement parfaitement singulier, surtout pour une membre de la race des vampires : elle semblait en proie à une angoisse bien plus profonde que la simple rencontre d'un potentiel danger alors qu'elle se trouvait en mauvaise posture... Les lieux eux-même semblaient la rendre anxieuse : l'expression de son visage, les mouvement de ses yeux et le ton de sa voix laissé paraitre une peur plutôt bien ancrée.
Mais tandis que la plus âgée se faisait menaçante, portant sa main sous ses jupes afin d'en tirer une quelconque dague, le chasseur baissa finalement son arme vers le sol. Il se demandait bien à quoi cela servait de cacher des armes dans des endroits aussi improbables si c'était pour en dévoiler l'emplacement de manière aussi ostentatoire. D'ailleurs, cela lui rappelait l'histoire d'une courtisane qui avait essayé de le tué simplement pour sa bourse ; il avait dû retirer deux aiguillons d'acier de son épaule gauche. La bougresse les ayant caché ni plus ni moins que dans ses cheveux, sous forme de barrette.
Dáinsleif reprit alors une expression neutre et, sans ranger son arbalète pointée vers le sol, pris la parole en accompagnant ses propos d'un haussement de sourcils et d'un geste de sa main libre. Au timbre de sa voix on aurait su dire si il était ironique ou non, et sans doute lui-même ne le savait-il même pas.


"Pardon mesdames, je manque à la politesse. Je suis chasseur de démons, quel qu'ils soient et d’où qu'ils viennent. Et j'ai osé vous menacer, j'en suis navré, car je vous avait pris pour deux vampiresses susceptible de me vider de mon sang."

Il fit un nouveau sourire, flottant lui aussi entre l'ironie et la franchise.
Il désigna discrètement du doigt, sans impolitesse, la vampire aux cheveux sombres qui se tenait en avant, reprenant la parole sur un ton de conversation lambda. Comme si il ne venait pas de menacer deux vampiresses dans un vieux souterrain rempli d'ossement perdu quelque part dans Temian.


"Mais vous soulevez un point important ma Dame."

Il fit quelques pas sur le côté et piétina le feu de camp jusqu'à ce qu'il n'en reste que l'équivalent d'une torche qu'il accrocha à un des emplacements vides près du mur. Un nouveau haussement de sourcil et un petit geste de la main lui suffirent à signifier qu'il garderait simplement le strict nécessaire pour y voir correctement. Puis il reprit.

"L'on m'a envoyé en mission ici pour retrouver quelqu'un... Et a part ce lieux dans lequel nous sommes et la description physique de la personne, je n'ai aucun autre indice. Mon employeur n'ayant même pas voulu me révéler ne serait-ce que son prénom... Et je ne pense pas que l'on puisse se balader dans de vieilles ruines alors que le soleil se lève bientôt sans une raison particulière. C'est ce qui me fait penser que vous n'êtes pas étrangères à ma mission."

Laissant le temps aux deux vampiresses de bien comprendre et éventuellement de répondre, il en profita pour retirer soigneusement les carreaux de son arbalète et en désarmé les deux rangs avant de la ranger.
Il ramassa alors un vieux crane qui trainait près de sa botte et le porta à hauteur de son regard.


"Chut...! Ne me dites rien mes Dames... Ce crane me le dira surement mieux que vous !"

Il examina alors l'ossement, particulièrement bien conservé si l'on tient compte du fait que l'endroit doit être en ruine depuis des années. Les formes de la mâchoire inférieure laissaient supposer un homme, les canines encore visible révélaient sa nature vampirique et les traces de brûlures, sans aucune autre marque de fractures ou autre coup violent, lui donna bien des indices. Trouver des informations en examinant les traces, les corps, ou même parfois les déjections des animaux était une des qualités du chasseur ; mais quand il s'agissait d'humanoïde, les choses devenait d'autant plus faciles qu'il en était un lui-même. Le mieux placé pour les comprendre et les écouter.


"Hm... Il me raconte une bien triste histoire. Il jeta un bref coup d'œil aux deux vampiresses. Il me raconte qu'il fut un homme autrefois, vivant dans la belle bâtisse que devaient être ces ruines dans le passé... Il me raconte l'histoire d'un regrettable incendie, qu'il a d’ailleurs essayé de fuir par les sous-terrains. En vain malheureusement.
Ile me dit également une chose qui semble évidente... Son regard se porta sur la vampire rousse. Il me dit que si il existe au moins un survivant à ce drame, alors revenir ici devrait être pour lui un bien pénible calvaire."


Il laissa alors retomber le crane sur le sol, non pas comme un déchet dont on se débarrasse, mais plutôt comme à une chose à laquelle on rend sa liberté. Dáinsleif n'était pas vraiment un humain comme les autres, et ses mots et gestes étaient parfois très décalé par rapport à l'idée que l'on pouvait se faire d'un comportement humain normal.
Il ne souriait plus à présent ; par respect pour Dame Verdammnis qui semblait au bord des larmes, si tant est que les vampires eussent pu pleurer, il n'en savait rien. Il s'adressa alors à elle sur un ton clairement diplomate, plongeant ses yeux verts foncées dans ceux, bien plus lumineux, de la vampire.


"Dame Verdammnis, un homme masqué m'a grassement payé pour vous retrouver et m'assurer que tout était au mieux pour vous. Et que si tel n’était pas le cas, je devrait faire en sorte de m'occuper des démons qui vous hantent."


Laissant à la survivante le temps de réagir, il tourna la tête vers l'autre plus âgée et lui servit un charmant sourire.

"Si vous voulez passer la journée cachées ici, je m'occuperais de veiller à votre sécurité...
Mais ne m’imaginez pas trop sympathique ; ce serait un mensonge."


Il commençait à comprendre maintenant. Un drame avait eu lieu, un incendie, criminel ou non, et la vampire rousse devant lui était une survivante que l'homme masqué savait être en désarroi. Un masque pour cacher de graves brûlures ? Pour que Dáinsleif ne puisse pas le décrire à la Dame et qu'ainsi elle sache de qui il s'agit ? Tout cela n'était que détails sans importances pour lui. Mais la Dame Verdammnis était hanté par de vieux démons depuis très longtemps maintenant, et le chasseur prendrait un plaisir presque enfantin à les traquer et à les supprimer. Un sourire étrange se dessina sur ses lèvres malgré lui...
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Ven 1 Fév - 21:55

Le chasseur reprit la parole sur un ton qui n’était vraiment pas au goût de Lilith. Et voilà, un chasseur de démon… Quelle idée réjouissante que celle d’être enfermée dans un souterrain avec un homme qui chasse les créatures et les monstres, quand on est un vampire !!! Il n’y a pas mieux comme perspective pour passer une bonne journée… Déjà que la nuit n’avait pas été de tout repos…

Elle ne détacha pas son regard de lui lorsqu’il fit quelques pas sur le côté et qu’il éteignit le feu, il garda néanmoins une torche, Lilith fût soulagée qu’il place la cette source de terreur loin d’elle et qu’il ait étouffé la plus grosse. Et elle le fût encore plus quand elle comprit qu’il allait se contenter de cette plus petite flamme, probablement, le reste de la journée…

L’humain expliqua ce qu’il faisait dans ce souterrain, il ramassa un crâne au sol qu’il examina et commença à dire tout ce que le crâne lui révélait. Lilith pâlit, bien qu’elle soit déjà assez pale de base, son sang se glaça en elle. Elle avait l’impression qu’on fouillait dans son passer intime, qu’on découvrait les moindre de ses secrets pour les étaler au grand jour, s’en était trop, elle ne pouvait en supporter plus, elle avait envie de se saisir du crâne et de le fracasser avec force contre la tête de cet homme. Non, mais pour qui il se prenait ?!

Elle le vit lâcher le crâne, des larmes de rage noyaient ses yeux… Il se trompait, elle n’était pas une survivante, le mot « survivante » impliquait qu’elle se trouvait dans la maison. Or c’était tout le contraire c’est ça qui la peinait et l'enrageait le plus, elle avait regardé sa maison brûlée avec ses parents dedans sans rien faire, elle n’avait pas bougé d’un pouce.
La culpabilité naquit au fond d’elle, elle en voulait profondément à cet étranger de fouiller son passer et de tirer ces conclusions, même si elles étaient à peux près justes…

Il finit par parler de l’homme qui l’avait payé pour la retrouver, elle se méfia encore plus, elle ne connaissait personne en dehors de ses parents qui pouvaient se soucier d’elle, qui aurait donc put vouloir s’assurer qu’elle était en vie ? Et pourquoi ? Non, personne ne payait une somme pour de simples informations et réconcilier quelqu’un, qu’on ne connait pas, ou à peine, avec son passé. Soit ce quelqu’un était un bon Samaritain, ce qui serait étrange, soit cette personne voulait la garder en vie pour le moment, oui, pour le moment.

Maintenant il parlait de leur sécurité, non, mais pour qui il se prenait ? Comme si deux vampires avaient besoin d’un garde du corps, humain qui plus est, c’était vraiment insultant.
Il la regarda de nouveau et souri… ce fût la goutte qui fait déborder le vase.

Lilith se jeta sur lui et le rua de coups, qu’il arrête de sourire… Elle voulait lui faire ravaler ces paroles, son sourire, lui faire regretter d’avoir fouillé dans son passer, lui rendre en pire ce qu’il venait de lui faire subir.

Elle s’acharnait, aveuglée par ses larmes, ses gestes étaient flous et moins précis car elle ne prenait pas le temps de calculer où elle frappait, elle continuait de frapper encore et encore, jusqu’à ce qu’elle soit épuisée par ce trop plein d’émotion…

Elle se recula et essuya son visage d’un geste de bras, elle jeta un dernier regard noir au chasseur avant de s’adresser à lui.


« Si vous tenez tant à rester, faites selon votre bon plaisir… Mais laissez moi tranquille, et ne vous mêlez plus de mes affaires »

Après ce brusque accès de colère Lilith ne pensait même plus à l’odeur qui aurait pu la mettre sur la piste de ceux qui avaient tué ces parents… Mais qu’elle importance au fond ? Même sans cela elle finirait bien par trouver… Et puis maintenant il était hors de question de lui demander quoi que ce soit….
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Sam 2 Fév - 18:15

"Dame Verdammnis, un homme masqué m'a grassement payé pour vous retrouver et m'assurer que tout était au mieux pour vous. Et que si tel n’était pas le cas, je devrais faire en sorte de m'occuper des démons qui vous hantent."

Tiens donc, quelqu’un cherchait sa petite protégée… Au vu du regard méfiant de Lilith, Gwen doutait fort que cela arrange cette dernière. De plus elle avait l’air pleine de rage et des larmes semblait lui brûler les yeux…

Cela commençait à faire beaucoup… D’abord, il les menaçait avec des flèches d’argent. Ensuite, il osait s’adresser à elles avec ironie, ce qui, avouons-le, n’est peut-être pas la chose la plus intelligente à faire lorsqu’on s’adresse à deux vampires au cœur de leur cité et qu’on est un humain de pacotille. Mais ça, Gwen pouvais gérer. Mais alors qu’on mette la petite dans cet état ! D’accord, elle allait devoir avoir une conversation avec Lilith. D’accord aussi, elle ne la connaissait que depuis cette nuit. Mais elle avait décidé de la prendre sous son aile et par conséquent, il n’était pas question de laisser un chasseur stupide et malodorant la mettre dans des états pareils…

Gwen serra un peu plus sa dague dans sa main. Elle se tâtait encore… L’égorger tout de suite, ou attendre encore un peu ?

"Si vous voulez passer la journée cachées ici, je m'occuperais de veiller à votre sécurité...
Mais ne m’imaginez pas trop sympathique ; ce serait un mensonge."


Gwen éclatât d’un rire doux et cristallin, pourtant dénué de toute émotion.
Elle cessa brusquement de rire et darda ses yeux froids dans ceux du chasseur.

« Vous êtes sérieux ? »

Comme si des vampires avaient besoin de l’aide d’humains. C’était un comble.

**Bonjour, je suis un humain, tout seul à Temian, j’ai des carreaux d’argents et comme je suis le plus fort, le plus beau, le plus intelligent, je viens vous offrir ma protection, comme ça, vous les vampires, vous qui êtes si haut placé dans la magnifique chaine alimentaire de la vie, vous aller m’aduler parce que j’empêcherai à tout le monde de vous faire du mal. Mais attention hein, le jour où j’en ai marre de voir votre tête je vous tue.**

Elle le trouve arrogant de seulement penser une seule seconde qu’elles aient besoin de son aide.

« Et vous avez l’audace de nous insulter… »

Ca y est, sa décision était prise.
Elle allait le découper en lamelle très fines et le donnerai à manger aux charognards, mais avant, elle allait l’émasculer, juste histoire de remettre son orgueil de mâle à sa place. Ensuite elle allait l’éventrer avec délicatesse et le ligoter avec ses propres boyaux avant de lui briser tous les os uns par uns. Si elle avait beaucoup de chance, il serait encore en vie et elle pourrait finir de s’amuser en lui arrachant les yeux de leurs orbites et en lui faisant gober.

Mais avant qu’elle n’ait pu esquisser un geste, Lilith se jetait sur le malotru. Gwen fut incapable de la freiner.

Elle regardait la jolie rousse le ruer de coups. Cela manquait cruellement de finesse à son gout, elle allait devoir lui apprendre beaucoup, refaire presque entièrement son éducation…

« Si vous tenez tant à rester, faites selon votre bon plaisir… Mais laissez moi tranquille, et ne vous mêlez plus de mes affaires »

Qu’elle était gentille cette petite, elle lui laissait la vie sauve… De toute façon, il était étonnant qu’il soit arrivé en ce lieu en si bon état, il n’en serait certainement pas de même pour le retour. Avec un peu de chance, il se ferait tuer par une créature hantant les contrées sauvages qui les entouraient ou alors il se ferait grignoter par un vampire affamé.

« Je crois que ce sous-sol est trop grand pour nous trois petit. Et il me semble que Lilith vous à donner votre réponse. »

Elle prit la jeune vampire par les épaules dans un geste qui se voulait maternel et rassurant mais qui servait surtout à l’écarter subtilement de l’homme toujours à terre.

« Je ne vous tuerai pas car je n’ai rien contre vous et que j’ai déjà mangé, mais je vais vous priez de sortir. Il fait jour, vous pouvez retourner d’où vous venez sans crainte. Mais je vous préviens. Si vous revenez nous importuner, je ne serai pas si clémente.»
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Dim 3 Fév - 13:44

Dáinsleif s'attendait à toute sortes de réactions de la part de cette Verdammnis. Et il attendait donc de voir ce qu'elle ferait ; si elle allait faciliter sa mission ou pas.
Puis, contre toutes attentes, elle se précipita sur lui avec un visage rempli de colère. Le chasseur ne broncha pas d'un pouce.
Il avait l'habitude que des créatures assoiffées de sang lui saute dessus ; il avait l'habitude qu'on essaie de le tuer et il était un grand garçon capable de se défendre. Mais la, quelque chose manquait dans l'impulsion de la vampiresse, quelque chose d'essentiel qui fit que le chasseur ne se défendit pas du tout. Elle lui envoya alors un coup de poing au visage ; et ne cherchant même pas à garder son équilibre, il tomba au sol. La Dame lui administra une autre série de coups rageur tandis qu'il se contentait de pas réagir.
Une telle réaction éveillait quelque chose dans les souvenir de Dáinsleif ; il avait déjà ressenti ce qu'elle ressentait en ce moment, sauf que lui n'avait personne sur qui rejeter toute sa tristesse... Non, c'était faux, il était devenu chasseur de démon justement pour cela : évacuer sa frustration par rapport à la destruction de son village et l'assassinat de toute sa familles.
Et tandis qu'il recevait un derniers coups au visage, son attitude changea complétement. De base, il est vrai, il n'aimait pas les vampires. Instables, prétentieux, faisant peu de cas d'autrui, buveurs de sang et hautain... Qui étaient-il sinon des démons ?
Ils étaient maudits, et la était toute la différence. Certains subissaient leur état, d'autre étaient née ainsi et n'était pas foncièrement mauvais ; puis d'autres encore prenait un malin plaisir au vampirisme et au sentiments de supériorité que cela apportait.
Son regard glissa vers la vampire aux cheveux sombres.
Puis il soupira tandis que la rouquine le sommait de les laisser tranquille toute les deux. Au moins, cette dernière faisait preuve d'un certain savoir vivre comparer à l'autre qui semblait se comporter comme une princesse.
Le chasseur restait toujours à terre et s’imagina, tentant de deviner et parodier les pensées de la suceuse de sang :


*Regardez moi, je suis une vampire magnifique, mortelle, froide, distante et tellement dangereuse. Craignez moi mais admirez moi quand même ! Je vous suis tellement supérieure ! Et je meprise tellement les autres races que je risque de me réveiller avec un carreau d'argent en travers de la gorge un beau soir !*

Sérieusement ? Comment pouvait on oublier si vite avoir perdu une guerre contre les humains dans le passé ?
Un sourire faillit se dessiner sur ses lèvres, mais il le réprima, il s'était attiré suffisamment d'ennuis pour les prochaines 24 heures.
Et tandis qu'il l'écoutait dire, sans la regarder, que finalement elle ne le tuerait pas car elle n'avait rien contre lui, il se dit que finalement, lui non-plus. Comment cette situation avait-elle démarrée déjà ? A quel moment avait-il déclenché un tel comportement chez ces deux créatures nocturnes ?
Les menacer d'une arbalète était serte une mauvaise idée ; mais il était un humain face à deux vampires, à quoi s'attendaient-elles bon sang ? Était-ce son numéro de lecture d'ossement qui avait installé ce malaise ? Peut-être remarque, lui qui avait espéré ainsi démontrer son talent et gagner l'intérêt de la Verdammnis, sans doute l'avait-il offusquée.
De toute manière, il ne comprendrait jamais rien aux vampires... Ni aux femmes d'ailleurs. Mais alors des femmes vampires... Le challenge était beaucoup trop élevé.
Il se redressa alors doucement et essuya le sang qui lui coulait de la lèvre et du nez.
Le ton de sa voix avait radicalement changé, il était maintenant plat et neutre ; ni distant ni froid ni hautain, juste neutre.


"Bon. Je m'en vais alors.
Mais je ne peux pas décevoir mon employeur, alors je vais enquêter sur les ruines la-haut."


Il se tourna alors vers la vampire rousse. Il ne comprenait pas pourquoi elle refusait son intervention. Mais il était un mercenaire, pas un homme de vertus. Et si elle disait non, alors il n'insisterait pas. Mais tout de même... Elle avait vécu exactement le même traumatisme que lui... Il s'avança vers la sortie du tunnel sans regarder les deux dames et se retourna arrivé près de la trappe, tâtonnant pour trouver les barreaux de l'échelle. Puis il posa une main dessus et se retourna finalement, sa voix perdant un peu de sa neutralité anormale.

"N'y voyez aucune prétention, mais je comprends votre sentiment par rapport à votre passé. Aussi, voulez-vous que je vous laisse un rapport écrit sur ce que j'ai pu découvrir en enquêtant dans ces ruines ?"

Ses yeux brillaient de compréhension tandis qu'il comparait ses souvenirs avec l'incident qui avait eu lieu ici il y a longtemps. Savoir toute sa famille morte tandis que l'on est vivant, sans savoir ni pourquoi ni qui. La détresse, le traumatisme, puis la solution que l'ont trouve pour le surmonter...
Cela ne lui ressemblait pourtant pas, de s'attarder sur un cas simplement par sympathie. Mais il savait que si il ne le faisait pas, cela le hanterait encore longtemps.
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 5 Fév - 15:04

Lilith avait observée Gwendoloena et le chasseur discuter, si on pouvait appeler ça discuter… Elle regardait maintenant l’humain qui s’avançait vers la sortie, il se retourna vers elle et lui dit qu’il comprenait ce qu’elle ressentait et qu’il voulait bien lui rendre un rapport sur ce qu’il trouverait en examinant les ruines. Lilith se tût un instant, ses yeux turquoises toujours posés sur l’homme, elle finit par éclater de rire, un rire aux teintes cristallines. Elle ne savait pas trop pourquoi cela la faisait rire… Une question lui vint à l’esprit « Comment ? ». Comment pouvait-il savoir ce que ça faisait d’entendre et de voir son unique famille brûlée vive ? Comment pouvait-il se douter de la culpabilité et du remord qui l’envahissait ? Elle finit par arrêter de rire, après un cours moment de silence elle lui répondit :

« Je ne suis pas sûre que vous puissiez comprendre… Quand à ce qu’il s’est passé la haut, quelqu’un à bouté le feu à la maison alors que les deux tiers de ses habitants se trouvaient à l’intérieur… Si ça vous aide, cette nuit-là il y avait une odeur, l’odeur d’une chose avec laquelle vous avez dû être en contact ou d’une chose que vous transportez, mais je ne sais pas ce que c’est… »

Lilith n’aimait pas parler de ça, elle n’aimait pas que les gens sachent ce qui s’était passé, elle ne voulait pas qu’on la prenne en pitié ou qu’on la juge. Mais elle ne voulait surtout pas qu’on l’aide à accomplir sa vengeance… Mais vu que toutes les personnes présentes dans ce sous-terrain étaient au courant de cet incendie, grâce au chasseur, elle ne voyait pas l’utilité de se taire plus longtemps… Elle reprit :

« Non, je ne veux ni rapport, ni aide, c’est à moi de trouver les responsables de cet acte et c’est aussi à moi qu’appartient la tâche de leurs faire justice… »

Elle repensa brièvement à ce mystérieux employeur, que quelqu’un paye pour qu’on lui vienne en aide l’irritait au plus haut point, elle n’avait jamais rien demandé à personne. De plus elle ne connaissait pratiquement personne en dehors de ses parents à l’époque de l’incendie, donc elle ne voyait pas qui pouvait vouloir l’aidée, ni pourquoi. Elle regarda dans le vide un moment, ne sachant trop quoi penser à ce sujet, elle entortilla machinalement une mèche de cheveux autour de son doigts tandis qu’elle réfléchissait… Elle regarda de nouveau l’humain.

« Vous devriez rendre l’argent qu’on vous a offert et passer votre chemin… »

Elle n’était pas vraiment curieuse, elle n’avait pas spécialement envie de savoir qui était l’homme mystérieux qui avait payé le casseur, à quoi cela lui aurait servi ?
Elle regarda Gwendoloena, sans rien dire, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi cette dernière s’était énervée et était prête à la défendre alors qu’elles ne se connaissaient seulement depuis cette nuit.
Le chasseur pouvait rester si il le voulait, ça ne faisait ni chaud, ni froid à Lilith, mais vu que Gwendoloena venait de s’y opposer farouchement, elle se doutait qu’il n’allait plus rester bien longtemps avec elles…

Lilith regarda tout autour d'elle, elle avisa un coin qui avait l'air plutôt confortable, elle alla s'y asseoir, elle était fatiguée, épuisée, exténuée... Dormir lui ferait le plus grand bien, bizarrement les fortes émotions vous fatiguent toujours, et cette nuit et cette matinée en avaient été emplies pour elle. Elle se cala confortablement contre un mur et mit ses mains sur son ventre tout en penchant la tête en arrière, elle inspira une grande fois avant de rabaisser on visage. Elle reporta finalement son attention sur le deux autres, elle se demanda vaguement si le chasseur allait en effet partir et si Gwendoloena allait restée renfrognée encore longtemps à cause de cet homme.
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 5 Fév - 17:53

Gwendoloena sentit son cœur se serrer quand Lilith raconta un petit bout de son histoire.

Elle devait bien connaitre les gens qui avaient péri par les flammes dans cette maison. Amis, amant, parents. Ce ne pouvait être que ça.

Elle comprit aussitôt le stress et la confusion de la jeune vampire quand elle l’avait poussé à pénétrer dans les ruines. Elle saisit également son malaise une fois dans le souterrain. Elle devait se demander si les squelettes n’avaient pas, à une époque, appartenu à un être qui lui était cher…
Et pour qu’elle sache combien de personne se trouvaient dans la maison lorsqu’elle s’était embrasée, ainsi que l’odeur qui était dans l’air à ce moment, elle devait avoir assisté au massacre et n’avait certainement rien pu faire. Aussi, lorsqu’on regarde brûlé une maison sans pouvoir venir en aide aux êtres chers qui sont piégés à l’intérieur, doit on en garder de profondes cicatrices au creux de son cœur…

Gwen se sentit plus proches de la jeune femme en comprenant que, bien que différentes, les épreuves qu’elles avaient traversées étaient étrangement semblable.

Elle garda ses yeux fixé sur le chasseur jusqu’à ce qu’elle soit sûre qu’il soit sorti du souterrain puis, viens s’asseoir au côté de Lilith.

Elle poussa un soupir. Elle ne savait pas comment engagé la conversation. Comment lui expliqué qu’elle la comprenait et que désormais elle n’était plus seule… Mais elle séchait...

« Tu sais… » comença-t-elle.

Mais ça ne devais pas commencer comme ça. Un ‘’tu sais’’ se voulait moralisateur et elle ne voulait pas se donner des airs de mentor devant la jeune vampire. Elle voulait juste que cette dernière se sente en confiance.

Gwen aurait aimé alléger son fardeau. Elle sait à quel point il est dur de vivre avec comme seule idée en tête un ‘’Et si j’avais…’’
Malheureusement, avec des ‘’Et si’’, on mettrait Temian en bouteille avec la plus haute tour du palais impériale comme bouchon.

« Je ne vais pas te dire que je te comprend, car chaque douleur est différente et chacun accepte la douleur à sa façon. »

Elle sentit la jolie rousse à côté d’elle redresser très légèrement la tête, ce qui était bon signe.

« Je ne vais pas te dire ce que tu dois faire, ou penser. Je ne vais pas te donner un remède miracle contre la douleur. Non, je vais juste te raconter une histoire. Mon histoire… »

Elle espérait que la jolie rousse l’écouterai jusqu’au bout. Elle espérait qu’au moins, elle ne s’endormirait pas en cours de récit car elle avait l’air épuisé…

« Mon histoire commence par une petite fille qui n’a pas connu sa mère parce que celle-ci l’a abandonné. Alors, la petite fille s’est accrochée à son père. Il lui a appris tout ce qu’elle sait mais un jour, lui aussi l’a abandonné. Alors, prenant son courage à deux mains, la petite fille, qui était devenue une jeune femme, se mit en route pour retrouver cette figure paternelle qui lui avait tourné le dos. Elle le chercha longtemps, mais en vain… Un jour, pendant ses recherches, la jeune femme se mit en danger. Elle n’avait pas fait attention au soleil qui se levait et sa peau commença à brûler… Et c’est là qu’Il est apparu… Il a fait barrage de son corps pour la protéger du soleil et lui sauva la vie. »


Gwen essuya les larmes qui coulaient abondement le long de ses joues d’albâtre. Les souvenirs que cette histoire faisait remonter en elle n’étaient pas tous de mauvais souvenir, mais même les bons souvenirs lui faisaient l’effet d’une rivière d’argent coulant dans ses veines… S’était la première fois qu’elle racontait cette histoire et cela lui faisait encore le même effet qu’à l’époque où elle l’avait vécue…

Beaucoup pensent que les vampires sont des monstres dépourvus du moindre sentiment, mais c’est faux. Les vampires sont peut-être pour beaucoup des meurtriers mais, leur douleur est souvent décuplée par rapport à celle des autres peuples… Et lorsqu’un vampire pleure, ce n’est pas parce qu’il s’est fait mal en tombant, ce n’est pas parce que sa petite copine l’a largué, ce n’est pas parce qu’il n’arrive pas à obtenir ce qu’il veut… C’est parce que son cœur saigne… Mais qu’il saigne vraiment, au propre et pas au figuré…

En essuyant la dernière perle scintillante qui coulait le long de sa joue, elle reprit son récit.

« La petite fille, tu l’as compris, c’était moi. Au début je l’ai détesté. Et puis j’en suis tombée éperdument amoureuse. De cet amour qui te crie ‘’C’est lui !’’. Quand la seule pensée que tu as en ouvrant les yeux, c’est la certitude que tu vas voir son visage, son sourire… »

Elle fut à nouveau obligée de s’arrêter car tous son corps était secoué de sanglot et de tremblement. Elle n’aurait pas dû raconter son histoire, mais elle le devait à Lilith. Elle lui devait parce que cette dernière s’était certainement crue seule durant toute sa vie et Gwen ne voulait plus qu’elle soit seule. Elle voulait qu’elle lui fasse confiance. Elle voulait la protéger.

« C’est étrange mais je suis persuadé qu’Il t’aurait beaucoup apprécié. »

Elle serra les dents afin de pouvoir raconter la partie la plus dure et la plus douloureuse de son récit…

« On s’est aimé longtemps… Mais un soir, mon père, que j’avais complètement oublié à surgit lors d’une soirée et il L’a tué… Mon père avait osé le tuer Lui qui donnait un sens à ma vie. Alors je lui ai arraché le cœur. »

Au fur et à mesure de son récit, Gwendoloena avait serré les poings. Enfonçant à chaque lettre un peu plus ses ongles tranchants dans la chair tendre de ses paumes… Elle ouvrit les mains et de voir ses doigts pleins de sang lui rappela la façon dont elle L’avait vengé. Elle sourit d’un sourire malsain…

« Ce que mon histoire ne raconte pas, c’est la folie, la démence qui viennent après ces évènements… J’ai disparut, nul ne savait où j’étais et je doute d’en avoir moi-même été consciente… Je sais juste que je suis devenue une tueuse, que j’ai risqué ma vie à chaque instant. Après trois longs siècles d’absences, j’ai décidé de revenir foulé le sol qui m’avait vu naitre… Et je suis tombée sur toi… »
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 5 Fév - 19:14

Spoiler:
 
Dáinsleif était familier de toute sortes de démons : Les vrais, ceux
qui tuent et qui font le mal, et les démons intérieurs. Ces derniers
étant d’insidieux et puissant maux profondément logés dans l'âme de leur
victime.
Et a vrai dire, le chasseur était plus doué avec les
premiers que les seconds. C'est pourquoi il ne comprenait pas le
comportement la Verdammnis. Il était déjà agrippé à l'échelle rouillée
lorsqu'elle lui servit son rire abominablement hautain : quelle maudites
prétentieuse était-elle donc pour offrir tant de mépris face à une aide
gratuite tombée du ciel ? Pour quelqu'un qui prétendait être malheureux
elle rejetait bien vite et bien méchamment les mains qui lui étaient
tendues. Bêcheuse, hypocrite et hautaine ; c'était la le standard
parfait du type de personne que le chasseur prenait plaisir à torturer
puis enterré vivant jusqu'à ce que mort s'en suive.
Il avait tant de
frustration et de colère d'avoir à faire à d'aussi sombrement crétine
créature qu'il patienta quelque secondes avant de regagner la surface,
histoire de voir ce qu'elles pourraient bien dire à présent qu'elles
s'étaient débarrassées de l'horrible importun qui avait eu
l'outrecuidance de proposer son aide.


"..."

Il
avait voulut dire quelque chose mais avait serré les dents pour s'en
empêcher. Le sang froid étant la principale règle d'or dans le métier,
il ne voulait en aucun cas s'échauffer la bile pour un duo de caricature
de vampiresse.
D'ailleurs, en laissant cela de côté, de quel odeur
étrange parlait-elle ? Dáinsleif n'avait rien sur lui pouvant dégagé une
odeur particulière. A part bien-sûr les éclaboussures d'Aranï. Mais vu
la manière dont ces bestioles semblait sévir dans la forêt toute proche,
cela l'aurait étonné que la dame ne reconnaisse pas leur odeur.
Haussant
les épaules, il s'apprêtait à rejoindre la surface en escaladant les
quelques barreaux de fer lorsqu'il entendit l'autre vampiresse aux
cheveux sombres raconter son histoire à son amie. Elle aussi avait vécu
un truc pareil ? C'était un véritable conciliabule de génocidés dans ce
sous-terrain.
Entendant la chute de l'histoire, le chasseur roula des
yeux et escalada l'échelle de fer, poussant d'un coup la trappe qui
laissa passer un rideau de lumière matinale dans le petit carré de
l'ouverture.
Dáinsleif plissa les yeux ; lui qui s'était habitué à l'obscurité la en bas, cette lumière même faible lui filait la migraine.
Il cligna encore des yeux afin d'en chasser les lucioles et jeta un dernier regard vers l'étrange duo vampirique.


"Au fait, puisqu'on en est la, moi mon village s'est fait rasé par des orcs quand j'étais môme.
Mais
plus sérieusement, je vais devoir être obligé de blesser votre fierté
de grande fille persuadé de pouvoir se débrouiller toute seule ; car
maintenant j'ai la net impression que mon employeur veut en réalité ma
mort. Et pour avoir les informations dont j'ai besoin je vais devoir
démêler cette affaire d'incendie."


Si c'était bien
ce à quoi il pensait, alors ce mec était le pire de tous les tordus au
monde. Utiliser une fille instable et suffisamment cruche pour refuser
de l'aide afin d'attirer un chasseur dans un piège était... Oui, tordu.

Il y avait énormément de personnes qui pourraient vouloir la mort
de Dáinsleif, et pour des centaines de raisons différentes. Et en
général, si ces personnes étaient de véritables démons.
En fait,
c'était le comportement de la rouquine ainsi que son histoire qui avait
mis la puce à l'oreille du chasseur. Elle ne connaissait apparemment
aucune personne qui voudrait l'aider et voyait le mercenaire comme une
sorte d'intrus venu l'aider à faire ce qu'elle estimait très bien
pouvoir faire seule. On parle souvent de la bêtise humaine, mais du côté
des vampires, certains records sont à homologuer.
Il regagna alors la surface et referma la trappe afin de ne plus entendre les déblatérations ineptes des deux bêcheuses.
Comme le silence d'un petit matin était apaisant après toutes ces effusions de sottises.
Le
chasseur commença alors son travail et fouilla chaque recoin des ruines
: cherchant d'abord à savoir d’où était partit l'incendie, comment il
s'était répandu et si il était crédible que des survivants aient pu
s'enfuir. par le sous-sol.
Il avait déjà pas mal d'informations et
déjà même une idée sur le développement des évènements ; mais si il
trouvait des preuves, alors ce serait encore bien mieux pour lui.
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Mar 5 Fév - 20:39

Lilith redressa la tête lorsque Gwendoloena vint s’asseoir à côté d’elle, elle écouta son histoire jusqu’au bout, elle avait vu une larme couler sur la joue de son aînée mais elle n’avait rien dit, ses yeux étaient toujours fixé sur la vampire quand le chasseur pris la parole, elle ne dit rien elle regarda partir, non il ne blessait pas sa fierté…
Lilith se replongea quelques instants dans son passé, elle revoyait sa mère qui lui brossai les cheveux en chantonnant ou la façon qu’elle avait de prendre sa fille dans ses bras quand celle-ci pleurait, elle revoyait son père lui sourire et jouer avec elle…Son père, c’était l’océan, la foudre, la forêt, les jeux, les aventures et la force, sa mère, elle, était le creux dans les racines des arbres, le point d’encrage, ce lieu où vous vous sentez en paix et en sécurité. Elle regarda Gwendoloena et fût peinée pour elle qui n’avait pas eu de mère, elle regarda aussi la trappe par laquelle venait de s’engouffrer le chasseur. Tout le monde à son lot de malheurs dans le monde… Les orcs sont des créatures teigneuses et cruelles, quant aux autres êtres peuplant cette terre, il n’y avait aucune espèce pour rattraper les autres. En 210 ans, Lilith avait appris que la méchanceté et la cruauté gratuite était un fardeau omniprésent dans ce monde.

Soudainement, elle avait envie de parler, elle qui d’habitude gardait tout en elle…

« J’ai vu la maison brûler… Je n’ai pas bougé d’un pouce alors que j’entendais les hurlements et que je sentais la chaire brûler. C’étaient mes parents, je n’avais personne d’autre et pourtant je n’ai rien fait pour les aider… »

Elle passa ses bras autour des épaules de Gwen et lui caressa les cheveux, comme sa mère lui faisait souvent quand elle était triste.

Elle repensa à ce que lui avait dit l’humain, si lui aussi avait vécu un tel drame, pourquoi ne comprenait-il pas que le fait de vouloir trouver qui avait mis le feu à la maison de son enfance n’était pas de la fierté, mais un besoin qui se faisait sentir au fond des tripes de Lilith, ses parents étaient tout pour elle, ils lui avaient tout donné, tout appris, il était donc normal qu’elle mette tout en œuvre pour les venger.

Elle se demanda ce que ses parents penseraient d’elle si ils la voyaient, aujourd’hui, mais elle se força à penser à autre chose, il n’est pas bon de faire revenir les fantômes du passé trop souvent.
Lilith sourit en pensant à la fin de l’histoire de Gwendoloena : « Je suis tombée sur toi », elle l’avait dit comme si tout se finissait là, elle regarda Gwen et lui dit en souriant :


« La fin de ton histoire n’est pas si mal. »

Elle sourit de plus belle en pensant au chasseur, diantre, mais quelle image les deux vampiresses avaient-elles donnée? A la place de cet homme elle aurait fui depuis longtemps ce duo de folles furieuses…

« Tu imagines l’impression qu’on a dû donner à ce pauvre bougre ? »

Lilith regarda dans le vague, elle était fatiguée par cette nuit et cette matinée riche en émotion, elle se demanda brièvement si le chasseur trouverait qui avait fait brûler la maison. Elle regarda Gwen et lui dit qu’elle était fatiguée, elle s’allongea et ferma les yeux, la journée devait être bien avancée, il ne lui restait sûrement pas beaucoup de longues heures ensoleillées à dormir…
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Lun 11 Fév - 0:22

Gwen n’avait pas calculé que l’humain était encore là… Elle aurait dû pourtant, mais elle avait baissé sa garde et n’avait pas prêté attention aux odeurs…

Ce qu’elle avait révélé ne lui était pas destiner mais après tout, si lui aussi avait tant souffert, il n’avait aucune raison d’utiliser ce qu’il avait appris contre elle.

Elle sentit les bras de Lilith se poser sur elle. Elle avait voulu la consoler et c’était maintenant la jolie rousse qui devait l’aider et lui remonter le moral.

Gwen avait horreur de se mettre à nu, mais elle avait eu raison de le faire. On dit souvent que les âmes tourmentées se rassemblent pour souffrir entre elle, mais ce n’était peut-être pas un hasard si ils c’étaient tous retrouvé en cet endroit. Lilith était sans aucun doute venue se recueillir sur le dernier lieu qui lui rappelait ses parents, l’humain, dont elle ignorait toujours le nom, quelle impolitesse que de ne pas se présenter devant des Dames, était à la recherche de Lilith… Elle, elle n’avait aucune raison d’être là, mais elle s’était laissé guider par son instinct sans savoir où elle se rendait, et il devait bien avoir une raison à cela. Peut-être devait-elle trouver Lilith et la prendre sous son aile, ou peut-être que c’est Lilith qui était destiné à l'aider, ou alors un échange de bon procédé…

« La fin de ton histoire n’est pas si mal. »

Oui, la fin de l’histoire de Gwen se terminait quand même sur une note positive, elle avait trouvé une jeune vampire, pleine de fougue et de courage, une jolie rousse qui pourrait peut-être devenir son amie qui sait ? En tout cas, la route était déjà tracée et les jeunes vampires n’avaient plus qu’à la suivre.

« Tu imagines l’impression qu’on a dû donner à ce pauvre bougre ? »

Gwen sourit franchement et s’autorisa même un petit rire. Oui, cette jeune femme avait un don, le don de faire sortir la lune de derrière les nuages afin d’éclairer les nuits.

« Il a dû nous prendre pour deux folles furieuses. »

Gwen avait envie de croire qu’elle pouvait enfin faire confiance à quelqu’un, mais elle avait tant été trahie…

Après tout c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière, et Gwen se trouvait depuis plusieurs siècles plongée dans une nuit sans lune. Il était tant de croire que le céleste rayon lunaire pouvait à nouveau éclairer sa route.

« Je lui dois des excuses je pense. »

Elle se leva, déterminée.

Certes, le soleil n’était certainement pas encore couché, mais sa fierté et son orgueil la poussait à sortir voir l’humain quand même. Elle supporterai suffisamment longtemps l’astre du jour que pour faire ce qu’elle avait à faire.

Elle sourit à Lilith en se dirigeant vers la trappe.

« Je ne serai pas longue ne t’inquiète pas. »

Et elle ouvrit la trappe pour sortir en plein jour.
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MessageSujet: Re: "Les morts ne racontent pas d'histoire"   Lun 11 Fév - 2:46

A la surface, Dáinsleif travaillait très dure dans les ruines du vieux manoir : inspecter chaque pierres, chaque recoin des lieux et en tirer des conclusions logiques était extrêmement long et fastidieux. De plus, l'ancienneté ne rendait pas les choses faciles, et la végétation avait déjà commencée à grignoter pas mal de surface ; tant et si bien que le chasseur avait parfois dû désherber afin de pouvoir examiner certains points.
Au bout d'un certain temps, la conviction qu'il s'agissait d'un incendie criminel évolua en certitude absolue : les quelques décombres évoquant des cheminées ne se trouvaient pas aux endroits ou le feu avait démarré. De plus, les rares vestiges de bois pourris qu'il avait retrouvé semblait avoir été imbibé d'huile vu la manière dont ils avaient brûlés.
En ce qui concernait le mystérieux employeur, le chasseur réfléchit un instant.
Pourquoi ce type cachait-il son visage finalement ? Pourquoi ne pas donner de nom ? Et comment pouvait il connaitre les habitudes de Dáinsleif, l'attendant dans sa taverne préférée à sa propre table ? En fait, il avait une vague idée de ce que voulait cette personne : le tuer. Pour quelle raison ? Il l'ignorait.
Mais la plus grosse question restait en suspend : pourquoi utiliser la survivante Verdammnis pour arriver à ses fins ? Ce n'était quand même pas par hasard ; car le mystérieux commanditaire en savait beaucoup trop sur l'affaire.
Il avait beau tourner et retourner la question dans sa tête, il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, quoi qu'un net sentiment de malaise s'était emparé de lui depuis qu'il avait commencé les recherches.
La fin de journée approchait et il eu une pensé pour les deux dame qui devait dormir juste sous ses pieds. Puis il se mis à mâcher avec avidité un des bout de viande séché qu'il affectionne tant et qu'il transporte toujours avec lui entant que ration de survie.
Soudain, lorsque le soleil disparu derrière un gros nuage gris, il vit apparaitre une silhouette à travers les arbres. D'instinct, il se cacha derrière un monceau de débris et scruta, attentif. Cette silhouette était celle de son employeur, mais que faisait il ici ? Il portait une très large cape à capuche et son fameux masque de bois finement travaillé.
Puis, tout à coup, il s'immobilisa et sembla humer l'air ; Dáinsleif était repéré. Il sortit alors de sa cachette avec une certaine nonchalance et passa brièvement une main sur son arbalète, encore chargée de deux carreaux d'argent.
La voix de l'homme masqué se fit alors entendre :


-"Quoi ? La gamine ne t'as pas tué ?!"

Le chasseur n'en croyait pas ses oreilles. La façon de parler de l'homme avait complétement changé, sa voix était plus brute, moins retenue, elle lui rappelait quelqu'un...
L'inconnu ôta alors son masque et dévoila un visage rongé, à vif, et rouge comme le feu. Dáinsleif s'écria alors :

-"Stan ?! C'est pas possible !"

L'homme en question serra les dents et grogna, sortant une hache de derrière son dos avec une facilité inédite.

-"Je m'appelle, Stanyslas !"

Le chasseur voyait parfaitement clair à présent. Ce bon vieux Stan était devenu vampire, et avait voulu se venger de lui en l'envoyant sur une mission pacifique ou il se ferait surement tuer par celle qu'il aurait dû sauver. Malin. Mais c'était sans compter sur les progrès qu'il avait fait depuis toutes ces années.
Il dégaina son arbalète de la main gauche ainsi que son épée, se mettant doucement en posture de combat.


-"Comment va depuis le temps ? J'avais quoi ? 18 ans ? Et j'ai brûlé ta tête de porc avec de la chaux il me semble... Tu terrorisait un village à toi tout seul, tuant les hommes, violant les femmes et gardant les enfants comme esclaves... Finalement ta frustration de n'être qu'une merde collée sous ma botte et allée jusqu'à te faire faire vampire ?"

Ayant parlé jusque la sur un ton plutôt mesuré, il passa subitement au plus profond dégout.

"Je vais te tuer pour de bon, et tu arrêteras de salir ce monde de ta présence... Mais d'abord dis moi comment tu as su pour la famille Verdammnis !"

Le vampire Stanyslas eut un léger rire, serrant les dents et faisant craquer sa nuque assez violemment, dans un geste nerveux.
Ses doigts se resserrèrent autour de sa hache et il s'avança doucement en répondant à son vieil ennemi :


-"Ouais... C'est ça... Toujours aussi beau parleur ! Je reviens de l'enfer pour te fermer ton clap-merde Dáin !
T'as peut-être eut de la chance la dernière fois, mais la j'ai des pouvoirs ! Et je vais t'enfoncer le crane espèce de puceau !"


Un bruit de courant d'air surnaturel se fit entendre et Dáinsleif, qui le connaissait bien, fis un grand bond sur le côté, légèrement en avant en tendant la lame de son épée derrière lui.
Stanyslas fracassa alors le sol de sa hache et se retrouva avec une lame sous la gorge.

"Comment tu fais ça bordel ?!"

Le chasseur avait un air terriblement sérieux. Concentré afin de ne pas faire la moindre erreur.

-"Se déplacer à très grande vitesse comme le font les vampires est un procédé prévisible si on sait l'anticiper. De plus, ça nécessite une maitrise et une finesse que tu n'as pas...
Maintenant réponds moi ! L'incendie !!"


Ses yeux brûlaient de savoir ; cet homme avait fait tellement de mal autour de lui qu'il en était devenu l'un des pires démons qu'il ai jamais affronté. Un dément pour qui rien ne compte d'autre que de combler ses désirs capricieux et bestiaux. Tout chez lui était la quintessence de ce que le chasseur détestait le plus au monde.

-"Regardez le avec ses jolis mots...
Je sais c'que tu te dis, et c'est justement le vampire qui m'a transformé qui m'a raconté l'histoire, j'ai fait que l'utiliser contre toi ! Maintenant crèves !"


Ne redoutant pas le moins du monde la coupure, le vampire attrapa la lame sous sa gorge avec sa main de libre et la lança, Dáinsleif avec, en direction d'un vieux mur.
Le choc étourdit le chasseur et il toussa quelques goutes de sang avant de se remettre ; observant la réaction de Stan. sans doute ne savait il pas que l'argent était un métal nocifs pour les créatures des ténèbres. Il tenait sa main comme si elle lui brûlait, et lançait un flot continu de jurons tous plus imagés les uns que les autres. Soudain, un changement d'éclairage alerta Dáinsleif. Il sourit alors et cria à son adversaire :


-"Hey ! Le soleil se montre !"

Maintenant qu'il avait compris, le chasseur voulait en finir. Ce fou furieux avait réclamé qu'on le transforme en vampire et avait apprit l'histoire des Verdammnis ; ce qui lui donna ensuite l'idée de tendre un piège au chasseur... C'était un dément. Et Dáinsleif s'en voulait horriblement de ne pas l'avoir tué lors de leur première rencontre, il se maudissait même. Quel mal avait il bien pu faire encore ? Affublé de pouvoir vampiriques.
Mu par un réflexe instinctif, Stanyslas partit se mettre à l'ombre sous un arbre, tandis que le chasseur fit un grand bond en avant afin de se rapprocher de lui ; décochant un premier carreaux qui cloua son bras gauche à une branche basse, lui faisant lâcher sa hache.
La brûlure de l'argent ne se fit pas attendre et le vampire hurla tandis qu'un deuxième carreaux cloua son bras droit au tronc.
Rengainant son arbalète, le chasseur de démon brandit son épée et s'approcha petit à petit du pauvre fou.


-"Putain ! M'approche pas ! T'es quoi toi ? Espèce de monstre...! Putain ça brûle !!!"

Il se débattait comme un diable ; mais en journée, blessé par de l'argent et cloué à un arbre, il ne pouvait que se vider de son sang.
Dáinsleif appréciait le spectacle avec un plaisir coupable non dissimulé.
Puis il étala une généreuse dose de térébenthine sur sa lame, faisant craquer son silex afin de l'embraser. Son épée de feu s'approcha alors du vampire, comme une lame de rétribution qui allait bientôt apporter la douleur de la punition bien méritée.

"Arrête ! Arrête j'te dis ! Je vais te découper !"

Le chasseur ne dit rien, se contentant de crever l’œil gauche de Stanyslas avec la pointe de sa lame, écoutant se dernier qui s'écorchait la gorge à force de hurler de douleur. Ce malade avait bien comprit que Dáinsleif ne resterait pas en pleine nuit dans ces ruines, et il s'était aventuré de jour jusqu'ici en espérant le voir mort, assassiné par la rouquine, ou, à défaut, le tuer lui-même... Quelle folie.
Mais les carreaux d'argent finiraient bien par se déchausser et libérer le vampire ; et même dans un aussi sale état, le chasseur ne pouvait pas se permettre de le laisser se dégager.
Son regard dériva alors vers la trappe ou il avait cru entendre du bruit pendant le combat : il crut alors apercevoir la tête de la vampire aux cheveux sombres. Depuis quand regardait-elle ? Peu importait maintenant.
Il enfonça finalement sa lame en plein cœur du monstre et celui-ci prit feu de l’intérieur à cause de la térébenthine qui se propageait dans son sang et du soleil qui refaisait surface pile à ce moment la.
Les hurlements de douleur étaient maintenant devenu inaudibles tant ils essayaient d'exprimer une souffrance trop insupportable et trop indescriptible pour eux.
Dáinsleif se délecta de cette douleur, juste courroux infligé au nom de toute les victimes de ce démon. Il avait l'impression de se sentir mieux, il avait l'impression qu'il existait vraiment une justice dans ce monde. Et que la justice était tranchante, brûlant, et faite d'argent...
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